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Orel

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Orel Durden (Créateur du site ,rédacteur en chef) Passionné ,cinéphile ,cinévore depuis petit ma passion pour le cinéma est immense mon réalisateur favori Steven Spielberg mon film culte de sa filmo E.T je ne m’en lasse pas ainsi que Jaws .Mon film culte préféré Fight Club de Fincher mon deuxuième réalisateur favori ,dont Zodiac s’ajoute a mes favoris de sa filmographie .Les films comme Alien de Ridley Scott ,Elephant de Gus Van Sant ,Into the Wild de Sean Penn ou encore Requiem for a dream de Aronofsky sont les oeuvres auquel je ne me lasse pas .Sinon si je devais ,dire deux film de Hitchcock ça serait « Psychose »et « les oiseaux » tout simplement des chef d’oeuvres .J’espère que ce site vous satisfait ,merci a vous et vive le cinéma .

Spaceman de Johan Renck

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Date de sortie 01/03/2024 Sur Netflix
Titre original Spaceman
Réalisé par Johan Renck
Avec Adam Sandler , Carey Mulligan , Paul Dano , Kunal Nayyar
Genre Science-fiction
Nationalité États-Unis
Musique Max Richter

 

Synopsis

Envoyé aux confins de la galaxie pour recueillir une mystérieuse poussière, un astronaute voit sa vie sur Terre se désagréger. Il s’en remet alors à la seule voix capable de l’aider à en recoller les morceaux, une voix appartenant à une créature vieille comme le monde qui rôde dans l’ombre de son vaisseau.

Spaceman est un film qui ne laisse pas indifférent, car il possède tellement de belles choses. C’est un film contemplatif, mais pas que… Il parle de solitude et c’est à travers ces images qu’on la ressent. Spaceman est un film de Johan Renck il n’avait fait qu’un seul film avant celui-là, puis après la réalisation de quelques épisodes de séries télé comme Breaking Bad par exemple. Dans ce film c’est Adam Sandler dans le rôle principal, il interprète un astronaute parti depuis plus de six mois dans l’espace afin de recueillir les poussières d’un mystérieux nuage violet visible depuis la terre. Ce n’est pas la première fois que le comédien joue dans un rôle à contre-emploi, et cela fait du bien de le voir interpréter des rôles tel que celui-ci, car il est touchant et montre qu’il a beaucoup de potentiel en livrant des prestations dramatiques. Le film est aussi l’adaptation du livre de Jaroslav Kalfar, que le scénariste Colby Day adapte avec beaucoup de maîtrise en laissant beaucoup d’interrogations.

La république Tchèque a envoyé l’un de leurs astronautes dans l’espace, afin de récolter une étrange poussière provenant d’un nuage violet visible depuis la terre. La république Tchèque ne sont pas les seuls, à vouloir récolter cette poussière, car les chinois sont aussi dans la course. Cela fait plus de six mois, que Jakub est a bord de son vaisseau absolument seul, sur terre il y a Lenka la femme qu’il aime mais cette dernière ne supporte pas le fait qu’il soit parti. Jakub découvre caché, dans les entrailles de son vaisseau une créature qui existe depuis la nuit des temps et qui parle son langage. Cette créature ressemblant a une araignée géante, ne veut aucun mal à l’astronaute elle veut le comprendre, mais Jakup est tout de même effrayer par cette chose. Tandis que Jakup tente communiquer avec sa femme, il ressent la solitude de plus en plus l’envahir. Lenka a rompu avec lui via un message vidéo, mais son équipe sur terre l’a intercepté avant qu’il ne le reçoive, car ils ont peur que cela ne perturbe son travail. Cependant, Turna la responsable de mission va à la rencontre de Lenka afin de comprendre sa décision. A bord de son vaisseau Jakub confie à Hanus la créature sa vie, cette dernière entre dans son esprit et voit ce qu’à vécut Jakub avec Lenka. Si Jakub est seul, elle l’est aussi et en plus elle est enceinte. Au fil des jours Hanus devient l’ami de Jakub, mais malgré ça l’astronaute ressent toujours cette solitude puis il a ce regret qui l’envahit celui d’être parti laissant seule celle qu’il aime.

Entre film métaphysique et film onirique le film Johan Renck laisse perplexe, puis on se sent tellement proche de ce personnage seul qui se confie à une créature. Cette créature est-elle d’ailleurs réelle ? C’est bien la question que l’on se pose durant le film c’est à nous spectateurs d’en décider au final. Le film est lent afin de nous faire mieux ressentir la solitude de Jakub, la mise en scène de Johan Renck est bien là pour nous la faire ressentir. Le film possède aussi des séquences sur terre, ou l’on voit Lenka qui est enceinte et qui ne peut plus attendre le retour de Jakub. Ils ne faut pas voir Spaceman, comme un simple film de science-fiction car il est bien plus que ça.

Il est évident que le thème principalement abordé est la solitude, à travers le personnage de Jakub mais aussi Lenka. Cet amour qui les distance est en train de s’effondrer, car elle ne peut plus l’attendre. Il est parti alors qu’il l’aimait, mais il le regrette à présent mais est-il trop tard ? C’est à travers de nombreuses séquences qu’on peut se poser des questions, sur ce que voit réellement Jakub. Le film ne veut nous en dire le moins possible, car c’est à nous spectateurs de faire notre propre interprétation de ce que nous voyons à l’écran. On retiendra beaucoup de séquences comme la toute dernière, poétique et onirique. Colby Day le scénariste nous laisse songeur avec ce film, il y a des questionnements sur beaucoup de choses mais aborder toujours avec beauté. Adam Sandler livre probablement sa meilleure prestation, Carey Mulligan joue Lenka la femme de Jakub. Paul Dano est la voix d’Hanus, la créature. On pourra aussi retenir les prestations d’Isabella Rossellini ou encore Kunal Nayyar qui joue Peter. Nous laissant perplexe le film de Johan Renck, reste une oeuvre complexe mais agréable.

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L’Arme Fatale 2 de Richard Donner

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Date de sortie
02/08/1989 Au cinéma
Durée(01h54)
Titre original Lethal Weapon 2
Réalisé parRichard Donner
Avec Mel Gibson , Danny Glover , Joe Pesci , Joss Ackland , Derrick O’Connor , Patsy Kensit , Darlene Love , Steve Kahan , Mark Rolston , Jenette Goldstein , Dean Norris , Juney Smith , Nestor Serrano , Philip Suriano , Grand L. Bush , Allan Dean Moore , I Jack McGee , Mary Ellen Trainor , Traci Wolfe , Ebonie Smith , Damon Hines , Tony Carreiro , Sherman Howard , Pat Skipper , Jim Piddock , David Marciano , Tommy Hinkley , Lionel Douglass , James Oliver , Marian Collier
Genre Action, Comédie
Nationalité États-Unis

 

Synopsis

Le duo improbable de policiers est de retour ! Martin Riggs et Roger Murtaugh doivent protéger un ancien bandit qui a accepté de témoigner pour faire arrêter des dealers. Au fil de l’enquête et grâce aux renseignements de leur source, une piste les mène jusqu’au consulat d’Afrique du Sud où, une fois encore, leurs méthodes peu conventionnelles risquent de déplaire…

483699.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx L'arme fatale 2 Lethal weapon 2 1989 réal : Richard Donner Mel Gibson Danny Glover COLLECTION CHRISTOPHEL

Richard Donner remet le couvert, en mettant en scène notre duo de flics préférés Martin Riggs et Roger Murtaugh et quelle joie de les revoir, dans cette suite tout aussi bien que le premier. Cette suite vient deux ans après le premier film, entre les deux, Richard Donner dirige Bill Murray dans Fantômes en Fête, un film assez méconnu. Dans cette suite des nouveaux méchants qui vont passer un sale quart d’heure, fallait pas les chercher, car les voici de retour, avec Joe Pesci en prime, petit nouveau nouveau venu dans la saga avec une prestation comique, mais que vaut ce deuxième opus au final?

L'arme fatale 2 Lethal weapon 2 1989 réal : Richard Donner Mel Gibson COLLECTION CHRISTOPHEL

Les suites sont souvent synonymes de mauvais films, mais il y a des exceptions comme la trilogie retour vers le futur par exemple, et quelques autres. Ce deuxième opus reste a égalité avec le premier tout aussi bon. Cette fois le duo Riggs/Murtaugh font face à des dealers et doivent protéger leur source. Quelque peu maladroit, Léo Getz un petit bandit acceptant de témoigner contre les dealers. On ne peut passer à côté du personnage de Léo Getz, c’est impossible, il volerait presque la vedette à notre duo. On retiendra d’ailleurs son : « Ok oK oK » qu’il lâche le long du film, un personnage comique qui donne un plus au film. Quant à Mel Gibson et Danny Glover toujours parfaits dans leurs rôles, avec leurs méthodes, qui ne peuvent plaire à tout le monde. Après avoir fait face dans le premier à d’ anciens agents des forces spéciales, les voici confrontés cette fois a des trafiquants de drogue, encore de la drogue me direz vous car oui dans le premier ces anciens agents des forces spéciales étaient devenus des trafiquants. Ici Richard Donner ne tombe pas dans le déjà vu tout de même, mais on peut dire que le scénariste y est pour quelque chose aussi. Richard Donner filme notre duo favori et ils sont toujours les mêmes, avec des scènes d’actions assurément bien fichues et convaincantes. Une mise en scène dont Richard Donner a le secret, ou comme tout le premier, il mélange action et humour ce qui offre un cocktail explosif. Les méchants en prennent pour leur grade et la scène finale est splendide.

L'arme fatale 2 Lethal weapon 2 1989 réal : Richard Donner Mel Gibson Danny Glover COLLECTION CHRISTOPHEL arme-fatale-2-1989-14-g

Shane Black qui avait scénarisé le premier film, et nous revient au scénario entouré de Jeffrey Boam et Warren Murphy , le résultat n’est donc pas du tout décevant car la construction du scénario est pleine de nouvelles situations, en retrouvant le charme et les ingrédients du succès du premier film. Shane Black et ses acolytes intègrent une petite histoire d’amour entre Martin et Rika Van Den Haas une femme que Martin rencontre lors de son enquête. Le film également nous donne des réponses par rapport à la mort de la femme de Martin, décédée dans un accident de voiture, un accident qui est en rapport avec l’enquête actuelle. Comme le premier film, de bonnes idéestrès bien exploité et un succès aussi tout comme le premier et bien sûr ce succès aura une suite.

Ce qu’on retiendra aussi dans cette écriture, c’est le trauma de Murtaugh qui a tué un gamin, qui était un ami de son fils. Ce trauma éloignera le policier de sa famille et de son ami. Il est d’ailleurs étonnant de voir Murtaugh développer de cette manière, car on ressent très bien ce trauma. Shane Black a su toujours mettre en valeur la complicité entre Murtaugh et Riggs, bien présente déjà dans le premier. Cette complicité prend plus d’importance, dans cette suite et la séquence finale le rappel très bien. Cependant, l’humour est toujours présent car personne n’oubliera la scène des toilettes avec Roger piégé sur sa cuvette, une scène devenue culte. Pour le casting ici toujours Mel Gibson et Danny Glover,qui nous livrent de bonnes prestations comme dit plus haut, en petit nouveau Joe Pesci, un petit bandit qui devient la source d’information de Martin et Roger et leur ami par la même occasion, même si les méchants sont moins marquants que le premier, il s’en sortent bien et sont très convaincants. On notera aussi la présence féminine de Patsy Kensit qui aura une courte histoire d’amour avec Martin. Pour ce deuxième opus de la saga Richard Donner, remet le couvert sans nous offrir la même soupe et livre du coup un cocktail d’actions et humour qui sont purement une réussite.

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Les sorties cinéma du 06 mars

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Bolero
6 mars 2024 | Biopic, Musical
De Anne Fontaine
Avec Raphaël Personnaz, Doria Tillier, Jeanne Balibar
En 1928, alors que Paris vit au rythme des années folles, la danseuse Ida Rubinstein commande à Maurice Ravel la musique de son prochain ballet. Tétanisé et en panne d’inspiration, le compositeur feuillette les pages de sa vie – les échecs de ses débuts, la fracture de la Grande Guerre, l’amour impossible qu’il éprouve pour sa muse Misia Sert… Ravel va alors plonger au plus profond de lui-même pour créer son oeuvre universelle, le Bolero.

Les Carnets de Siegfried
6 mars 2024 | Biopic, Drame, Historique
De Terence Davies
Avec Jack Lowden, Simon Russell Beale, Thom Ashley
En 1914, le jeune Siegfried Sassoon, poète en devenir, est enrôlé dans l’armée britannique. De retour du front, révolté par ce qu’il a vu, il devient objecteur de conscience. Ses pamphlets pacifistes lui valent une mise au ban par sa hiérarchie, mais aussi une forme de reconnaissance artistique, lui ouvrant les portes d’une nouvelle vie mondaine. Mais dans cette société du paraître, Siegfried se perd, tiraillé entre les diktats de la conformité et ses désirs de liberté.

La Vie de ma mère
6 mars 2024 | Comédie dramatique
De Julien Carpentier
Avec Agnès Jaoui, William Lebghil, Salif Cissé
Pierre, 33 ans, fleuriste à succès, voit sa vie basculer lorsque sa mère, Judith, fantasque et excessive, débarque dans sa vie après deux ans sans se voir. Pierre n’a qu’une idée, reprendre le cours normal de sa vie, mais rien ne se passe comme prévu. Leurs retrouvailles, aussi inattendues qu’explosives, vont transformer Pierre et Judith à jamais.

Comme un fils
6 mars 2024 | Drame
De Nicolas Boukhrief
Avec Vincent Lindon, Karole Rocher, Stefan Virgil Stoica
Jacques Romand est un professeur qui a perdu sa vocation. Témoin d’une agression dans une épicerie de quartier, il permet l’arrestation de l’un des voleurs : Victor, 14 ans. Mais en découvrant le sort de ce gamin déscolarisé que l’on force à voler pour survivre, Jacques va tout mettre en œuvre pour venir en aide à ce jeune parti sur de si mauvais rails. Quitte à affronter ceux qui l’exploitent. En luttant contre les réticences mêmes de Victor pour tenter de lui offrir un avenir meilleur, Jacques va changer son propre destin…

La Salle des profs
6 mars 2024 | Drame
De İlker Çatak
Avec Leonie Benesch, Michael Klammer, Rafael Stachowiak
Alors qu’une série de vols a lieu en salle des profs, Carla Nowak mène l’enquête dans le collège où elle enseigne. Très vite, tout l’établissement est ébranlé par ses découvertes.

Holly
6 mars 2024 | Drame
De Fien Troch
Avec Cathalina Geraerts, Felix Heremans, Greet Verstraete
Holly est perçue comme une fille étrange par ses camarades de classe jusqu’au jour où se révèle son don de soulager les gens de leur chagrin. Dès lors, son énergie cathartique est recherchée par tous. Mais la frontière entre aide et abus va bientôt s’estomper. Sainte ou sorcière? Le destin étonnant d’une héroïne sanctifiée malgré elle.

HLM Pussy
6 mars 2024 | Drame
De Nora El Hourch
Avec Leah Aubert, Médina Diarra, Salma Takaline
Amina, Djeneba et Zineb, trois adolescentes inséparables, postent sur les réseaux sociaux une vidéo mettant en cause l’agresseur de l’une d’entre elles. Elles devront choisir entre sauver leur amitié ou céder face aux pressions.

Inchallah un fils
6 mars 2024 | Drame
De Amjad Al Rasheed
Avec Mouna Hawa, Seleena Rababah, Haitham Omari
Jordanie, de nos jours. Après la mort soudaine de son mari, Nawal, 30 ans, doit se battre pour sa part d’héritage, afin de sauver sa fille et sa maison, dans une société où avoir un fils changerait la donne.

Imaginary
6 mars 2024 | Epouvante-horreur, Thriller
De Jeff Wadlow
Avec DeWanda Wise, Betty Buckley, Tom Payne (II)
Lorsque Jessica retourne dans sa maison d’enfance avec sa famille, sa plus jeune belle-fille Alice développe un attachement étrange pour un ours en peluche qu’elle a trouvé dans le sous-sol et nommé Chauncey. Tout commence par des jeux innocents, mais le comportement d’Alice devient de plus en plus inquiétant. Jessica comprend alors que Chauncey est bien plus qu’un simple jouet…

14 jours pour aller mieux
6 mars 2024 | Comédie
De Edouard Pluvieux
Avec Maxime Gasteuil, Romain Lancry, Zabou Breitman
Maxime, cadre ambitieux et cartésien, ne pense qu’à sa carrière et à son futur mariage avec Nadège, la fille de son patron. Au bord du burn-out, seul à ne pas s’en rendre compte, il se retrouve embarqué par son futur beau-frère Romain au beau milieu de son pire cauchemar… Un stage de bien-être encadré par Clara et Luc, un couple de « clairvoyants », avec des stagiaires plus lunaires les uns que les autres.14 jours pour aller mieux, au cours desquels ses principes et préjugés vont être soumis au régime zénitude et bienveillance !

Mustang de Deniz Gamze Ergüven

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Date de sortie 17 juin 2015 (1h 33min)
De Deniz Gamze Ergüven
Avec Güneş Nezihe Şensoy, Doğa Zeynep Doğuşlu, Elit İşcan, Tuğba Sunguroğlu, İlayda Akdoğan, Nihal Koldaş, Ayberk Pekcan, Bahar Kerimoğlu …
Genre Drame
Nationalités Turc, Français, Allemand
Musique Warren Ellis

La vérité a l’écran

Synopsis

C’est le début de l’été.
Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues.
La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger.
Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

 

La réalisatrice Franco-Turque Deniz Gamze Ergüven réalise avec Mustang son tout premier film. Elle y relate la vie de cinq adolescentes confrontées au mariage forcé, coutume de leur pays. Un film Turc, une première pour ma part et je reste surpris par ce film et son sujet qui reste tabou et d’actualité. Le film permet d’en apprendre un peu plus sur ce pays et sa culture. Un film qui permet de découvrir le talent de sa réalisatrice à travers son premier film. Pas si facile quand on réalise son premier film, et pourtant cela est une réussite : la réalisatrice est bien partie pour continuer. Le film se voit obtenir des récompenses, dont une sélection a la quinzaine des réalisateurs à Cannes, puis aux Césars comme meilleur film, meilleurs costumes, meilleure photographie et meilleur son. Des prix vraiment mérités, quand on voit la qualité du long-métrage, Toutes les récompenses qu’a reçu le film prouvent que la réalisatrice a un énorme potentiel, elle maîtrise le sujet comme il faut. Un film qui mérite d’être vu, car on y voit un talent derrière et devant la caméra par ces actrices débutantes, qui assurent dans leurs rôles. Mustang est sorti en 2015, mais pourquoi faut -il le voir ?

 

Cinq soeurs orphelines sont élevées par leur grand -mère, dans un village de Turquie bien éloigné d’Istanbul. Le dernier jour de l’année scolaire, elles se rendent à la plage et jouent avec les garçons : juchées sur les épaules des garçons, elles s’affrontent pour se faire tomber à l’eau toutes habillées. Ce jeu innocent (pas dans ce pays) aura des répercutions. En effet, les ragots du village arrivent vite aux oreilles de leur grand -mère et leur oncle Erol, jugeant ce genre de jeux obscènes. Les filles sont punies une par une par la grand -mère. L’oncle Erol reproche à la grand- mère d’être trop laxiste sur leur éducation. Peu à peu, les murs sont rehaussés, pour les empêcher de fuir. Puis viendra le jour où les filles sont confrontées à leurs mariages forcés. La première sera Sonay, l’aînée de la famille, qui fait un scandale préférant épouser son petit ami. Puis les jours suivants, une autre est mariée avec un homme qu’elle n’aime pas. L’oncle Erol, quant à lui, abuse et viole l’une des soeurs non mariée, sauf Lale, la benjamine. Ces soeurs, très liées, vont faire face à un destin difficile, vivant dans une maison aux allure de prison, où elles sont privées de tout : ordinateur, téléphone etc… Tout cela pour éviter qu’elles soient souillés, comme dit leur Oncle Erol. Prisonnières d’un destin qu’elles ne désirent pas, elles sont enfermées par un oncle autoritaire à cheval sur la morale et la religion, qui se croit en plus en droit de les violer. Un film assez révoltant, qui montre une certaine réalité dans ce pays, avec des coutumes aussi révoltantes. La réalisatrice Deniz Gamze Ergüven offre une mise en scène soignée, mettant en scène des jeunes filles face à un destin qu’elles ne veulent pas. On a envie qu’elle échappe à cette vie qu’elles doivent subir, où elles sont privées de toute liberté. Le film nous fait aussi découvrir un peu ce pays qu’est la Turquie, notamment à travers le football féminin. Le film relate brièvement des faits réels, sans s’attarder dessus. Plus que ça, on y voit les cinq soeurs participer comme supporters au match sans que leur oncle n’es donné son accord. Un film qui doit être vu, traitant d’un sujet peu abordé au cinéma. Le film s’intéresse évidemment aux adolescentes qui ont tout leur intérêt. Lale, la benjamine, observe ses soeurs qui, trop privées de leur liberté, font des choix qui les condamnent. Elles sont attirées par des garçons de leur âge, elles sont dans l’âge de la révolte, mais pas l’âge le plus facile de leur passage à l’âge adulte, surtout dans leur pays. Porté pas des jeunes actrices formidables, Mustang est un film qui révèle des talents qui livrent des prestations impressionnantes.

La réalisatrice Deniz Gamze Ergüven est au scénario du film, accompagnée d’Alice Winocour. Les deux femmes s’intéressent principalement aux traitement des personnages, et bien entendu aux jeunes filles. On y voit un développement maîtrisé dans l’écriture, où les jeunes filles évoluent dans un milieu où elles n’ont aucune liberté. Elles ont un âge où elles ne veulent plus se laisser faire, mais leur oncle violeur est à cheval sur des règles strictes qui ne leur laissent aucune liberté. Dans ce scénario, on retrouve les coutumes, la culture de ce pays, et, en quelques sortes, la façon de vivre dans ces petits villages reculés. On notera également le développement des personnages sur chacune des adolescentes, destinées à être mariées de force. Mustang propose un cinéma très intéressant avec un sujet peu abordé au cinéma. La réalisatrice montre une vision de son pays que nous ne connaissons forcément pas. Disposant d’une très belle photographie, le film surprend aussi par ses aspect techniques, ce qui n’en fait pas un simple film. Le film est porté par des jeunes actrices talentueuses qui, espérons le, feront carrière par la suite. Il est intéressant de citer le nom de ces dernières : Güneş Nezihe Şensoy jouant la benjamine, İlayda Akdoğan, Tuğba Sunguroğlu, Elit İşcan et Doğa Zeynep Doğuşlu. Le talent est là ! Et ces jeunes actrices le prouvent. Mustang est intéressant dans son contexte, et la réalisatrice livre une réalisation très maîtrisée. C’est une oeuvre à découvrir rapidement, si ce n’est déjà fait.

Relecture:David

Bande annonce

Dune : Deuxième Partie de Denis Villeneuve

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Date de sortie 28/02/2024 Au cinéma
Durée(02h46)
Titre original Dune: Part Two
Réalisé par Denis Villeneuve
Avec Timothée Chalamet , Zendaya , Rebecca Ferguson , Josh Brolin , Austin Butler , Florence Pugh , Dave Bautista , Christopher Walken , Stephen McKinley Henderson , Léa Seydoux , Stellan Skarsgård , Charlotte Rampling , Javier Bardem , Tim Blake Nelson , Molly Mcowan , Rex Adams , Ana Cilas , Rand Faris , Laura Mizere , Cecile Sinclair , Tracy Coogan , Anton Saunders , Tony Cook , Alan Mehdizadeh , Souheila Yacoub , Sebastian Faure , Imola Gáspár , Tara Breathnach , Fouad Humaidan , Hassan Najib , Omar Elbooz , Tim Hilborne , Italo Amerighi
Genre Science-fiction
Nationalité États-Unis, Canada
Musique Hans Zimmer

 

Synopsis

Paul Atréides se rallie à Chani et aux Fremen tout en préparant sa revanche contre ceux qui ont détruit sa famille. Alors qu’il doit faire un choix entre l’amour de sa vie et le destin de la galaxie, il devra néanmoins tout faire pour empêcher un terrible futur que lui seul peut prédire.

Probablement l’un des films les plus attendus cette année, alors que le film devait sortir en novembre dernier la sortie fut repoussée en mars 2024, puis avancé finalement fin février. Un film attendu parce que Dune première partie promettait de belles choses, mais aussi parce que Denis Villeneuve est de retour derrière la caméra pour cette suite. Le réalisateur n’en a pas fini avec Dune puisqu’il réalisera la suite, mais ça ne sera pour tout de suite il faudra donc être patient. Le casting de la deuxième partie accueille des nouveaux comme Florence Pugh ou Christopher Walken mais pas que … Visuellement le film est encore somptueux disposant d’un scénario encore plus riche, la première partie de Dune avait posé les bases et maintenant que c’est chose faite la guerre peut commencer.

Paul Atréides et sa mère ont rejoint les Fremen, l’amour que Paul porte pour Chani ne fait que grandir. La mère de Paul quant à elle est enceinte et c’est une fille, et cette dernière aura un grand rôle à jouer dans le futur. Si le peuple Fremen se méfie de Paul et sa mère, pour Stilgar Paul est l’élu est il a un rôle important a jouer. La mère de Paul est choisie pour être la nouvelle révérende mère, mais pour le devenir elle doit boire le poison des vers des sables. Si cette dernière est hésitante au début, elle finit par accepter c’est après l’avoir ingéré qu’elle devient une autre femme dont il faut se méfier. Le bébé qu’elle porte évolue très vite, et a travers le ventre de sa mère elle tente de guider Paul dans sa destinée. De leur côté les Harkonnen sont loin d’en avoir fini avec les Fremen, ces derniers tentent de nouvelles attaques sur le territoire, des attaques qui se soldent par des échecs ce qui attise la colère du Baron Harkonnen.

De son côté l’empereur Shaddam et sa fille la princesse Irulan Corrino, sont au courant que Paul Atréides est en vie et cela complique un peu leurs plans. Malgré l’amour que Paul porte pour Chani, Paul doit faire des choix qui auront des conséquences sur le futur et pourrait mettre en péril sa relation avec celle qu’il aime. Il y a tant de mots pour qualifié ce que représente Dune : Deuxième partie, une réalisation qui est encore plus riche grâce a la maîtrise que détient Denis Villeneuve. Sa mise en scène somptueuse offre des plans de toute beauté d’Arrakis, avec des scènes contemplatives dont il a le secret. Il y a certaines séquences aussi en noir et blanc elles sont justifiées , et très bien mise en valeur et cela renforce la beauté du long-métrage.

Tandis que la première partie de Dune avait posé le premier édifice, la suite tellement attendue promettait du spectacle et nous sommes servis. La première partie nous présenté Paul Atréides qui ignorait encore qui il allait devenir. Dans cette deuxième partie au scénario : Denis Villeneuve, Jon Spaihts et Craig Mazin où Paul a rejoint cette fois-ci les Fremen et doit livrer plusieurs batailles contre les Harkonnen, c’est aussi pour lui une quête de vengeance pour venger la mort de son père. L’amour est aussi un symbole important du film, tout d’abord par la relation entre Chani et Paul, une romance qui sera mise en péril par les choix de Paul. Mais il y a aussi la haine, qui est une évidence, cette haine se ressent surtout par le personnage de Paul, les choix qu’il fait sont souvent guidés par la haine. Paul est aussi perçu comme un élu, celui qui apportera la paix, Silgard croit beaucoup en lui. Si Paul évolue de manière importante, sa mère aussi car elle devient la révérende Mère, elle a le pouvoir de manipulé qui elle veut a sa guise, ce qui est sûr c’est qu’elle n’est plus la même femme. Sa future progéniture lui parle, et elle tente de guider son frère. Les Harkonnen représentent très bien la puissance qu’ils sont, malgré tout les Fremen savent se battre aussi même mieux que ces derniers.

On ne pourra qu’être surpris, par des révélations concernant Paul et sa mère, et cela renforcera encore plus la haine que porte Paul envers les Harkonnen. Les vers des sables sont encore plus présents, car désormais Paul sait les chevaucher, après un apprentissage compliqué. Les scènes avec les vers sont donc encore plus impressionnantes, car ils sont plus nombreux et impliqué dans la bataille. Timothée Chalamet est toujours aussi brillant, dans le rôle de Paul Atréides, Zendaya joue Chani peu présente dans la première partie, ici les scénaristes la développent parfaitement bien, même s’il reste de nombreuses choses a aborder sur elle. Rebecca Ferguson joue Lady Jessica, la mère de Paul qui évolue de manière vraiment importante. Josh Brolin, reprend son rôle Gurney ayant un temps de présence plus important. Christopher Walken rejoint le casting, il interprète l’empereur Shaddam lié avec les Harkonnen. Florence Pugh joue la fille de l’empereur, Austin Butler joue Feyd-Rautha Harkonnen et Léa Seydoux peu présente joue Lady Margot. On ne peut oublier le Baron que joue Stellan Skarsgard ou encore Javier Bardem qui interprète Stilgar. Hans Zimmer signe toujours la musique, on l’on retrouve des thèmes de la première partie mais aussi des nouveaux tout aussi épiques. Dune : Deuxième partie est en tout cas bien parti, pour être le film de l’année et pour pouvoir découvrir la suite, il faudra s’armer de patience.

 

Bande annonce

En mars sur Netflix

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Photo d'illustration du logo de Netflix. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic

Les films

Spaceman (1er mars)
Baby Driver (1er mars)
Hannah Gadby’s Gender Agenda (5 mars)
10 jours sans maman (6 mars)
La demoiselle et le dragon (8 mars)
Boîte noire (13 mars)
Irish wish (15 mars)
The Amazing Spider-Man (15 mars)
The Amazing Spider-Man : Le destin d’un héros (15 mars)
Spider-Man: Far From Home (15 mars)
Spider-Man: New Generation (15 mars)
La prochaine fois je viserai le cœur (15 mars)
Bodies bodies bodies (19 mars)
Shirley (22 mars)
Le salaire de la peur (29 mars)

Les séries

Furies (1er mars)
Blood and water – saison 4 (1er mars)
Supersex (6 mars)
The Gentlemen (7 mars)
The Signal (7 mars)
En verre et contre tous (8 mars)
Young Royals – saison finale (11 mars)
Bandidos (13 mars)
Ahiru no sora (14 mars)
Chicken Nugget (15 mars)
Monk – l’intégrale (15 mars)
100% physique ! Sous terre – saison 2 (19 mars)
Le problème à 3 corps (21 mars)

Les documentaires

Le programme : sectes, mensonges et enlèvements (6 mars)
Turning point : l’arme nucléaire et la Guerre Froide (12 mars)
Outreau : un cauchemar français (15 mars)

Les sorties cinéma du 28 février

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Dune : Deuxième Partie
28 février 2024 | Drame, Science Fiction
De Denis Villeneuve
Avec Timothée Chalamet, Zendaya, Rebecca Ferguson
Dans DUNE : DEUXIÈME PARTIE, Paul Atreides s’unit à Chani et aux Fremen pour mener la révolte contre ceux qui ont anéanti sa famille. Hanté par de sombres prémonitions, il se trouve confronté au plus grand des dilemmes : choisir entre l’amour de sa vie et le destin de l’univers.

La Mère de tous les mensonges
28 février 2024 | Documentaire
De Asmae El Moudir
Casablanca. La jeune cinéaste Asmae El Moudir cherche à démêler les mensonges qui se transmettent dans sa famille. Grâce à une maquette du quartier de son enfance et à des figurines de chacun de ses proches, elle rejoue sa propre histoire.

Black Tea
28 février 2024 | Drame, Romance
De Abderrahmane Sissako
Avec Nina Melo, Han Chang, Wu Ke-Xi
Aya, une jeune femme ivoirienne d’une trentaine d’années, émigre en Chine, où elle travaille dans une boutique d’export de thé avec Cai, un Chinois de 45 ans. Aya et Cai tombent amoureux mais leur histoire survivra-t-elle aux tumultes de leurs passés et aux préjugés ?

Madame de Sévigné
28 février 2024 | Drame, Historique
De Isabelle Brocard
Avec Karin Viard, Ana Girardot, Cédric Kahn
Milieu du XVIIème siècle, la marquise de Sévigné veut faire de sa fille une femme brillante et indépendante, à son image. Mais plus elle tente d’avoir une emprise sur le destin de la jeune femme, plus celle-ci se rebelle. Mère et fille expérimentent alors les tourments d’une relation fusionnelle et dévastatrice. De ce ravage, va naître une œuvre majeure de la littérature française.

Satoshi
28 février 2024 | Drame
De Jumpei Matsumoto
Avec Taketo Tanaka, Koyuki, Lily Franky
Satoshi est aveugle depuis ses 9 ans. Sa vie bascule une seconde fois à 18 ans, lorsqu’il perd l’audition. Accompagné par sa mère, Satoshi va réapprendre à vivre et s’évertuer à découvrir un nouveau sens à sa vie.

Il n’y a pas d’ombre dans le désert
28 février 2024 | Drame
De Yossi Aviram
Avec Valeria Bruni Tedeschi, Yona Rozenkier, Germaine Unikovsky
À Tel Aviv, Ori croise par hasard Anna, une écrivaine française, lors du procès d’un ancien Nazi. Il est bouleversé de reconnaître cette femme dont le souvenir le hante depuis qu’ils se sont follement aimés à Turin, 20 ans plus tôt. Mais Anna soutient qu’ils ne se sont jamais rencontrés.

Rien ni personne
28 février 2024 | Drame, Thriller
De Gallien Guibert
Avec Paul Hamy, Suliane Brahim, Françoise Lebrun
Orphelin de naissance, Jean décide d’abandonner femme et enfant en croyant les protéger de sa double-vie délinquante, mais sa cavale va le ramener à la paternité qu’il fuyait.

Revivre
28 février 2024 | Documentaire
De Karim Dridi
Jour et nuit, deux couples de parents entourent leurs enfants de soin et d’attention, dans l’attente d’un don d’organe. Leur soutien, allié à l’extraordinaire dévouement des soignants, est vital sur le chemin de la guérison. Une célébration de l’espoir, de la résilience et de l’engagement !

Tombés du camion
28 février 2024 | Comédie dramatique
De Philippe Pollet-Villard
Avec Patrick Timsit, Valérie Bonneton, Saaden Sada Balius
Lorsque son chalutier tombe en panne, Stan, vieux marin bourru, peine à trouver sa place sur la terre ferme. Françoise, sa femme, et ses deux fils gendarmes, ont l’habitude de son mauvais caractère et de ses petites embrouilles, mais ses ennuis prennent une autre ampleur quand il rentre à la maison avec Bahman, 10 ans, trouvé dans un carton volé…

Débâcle
28 février 2024 | Drame
De Veerle Baetens
Avec Charlotte De Bruyne, Rosa Marchant, Amber Metdepenningen
De nombreuses années après cet été où tout a basculé, Eva retourne pour la première fois dans son village natal avec un énorme bloc de glace dans son coffre, bien déterminée à affronter son passé.

Dans la mêlée
28 février 2024 | Drame, Romance
De Matt Carter (II)
Avec Alexander Lincoln, Alexander King, Pearse Egan
Les tensions sont vives dans un club de rugby gay de Londres : l’équipe est à court d’argent et divisée. Lors d’une arrosée, deux joueurs de l’équipe, tout aussi attachés l’un à l’autre, s’engagent sans le savoir dans une liaison adultère. Les deux hommes doivent dissimuler leurs sentiments grandissants en conciliant leurs propres vulnérabilités et les démonstrations de machisme sur le terrain. Ou risquer de détruire le club qu’ils affectionnent.

Eureka
28 février 2024 | Drame
De Lisandro Alonso
Avec Viggo Mortensen, Chiara Mastroianni, Alaina Clifford
Un voyage dans le temps et l’espace, entre 1870 et 2019, entre les Etats-Unis, le Mexique et la forêt amazonienne, à la découverte de la culture amérindienne. Pour faire le lien entre les époques et les continents, le récit est porté par Eureka, femme devenue oiseau migrateur…

Maximum Overdrive de Stephen King

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Date de sortie 2 décembre 1999 en DVD (1h 37min)
De Stephen King
Avec Emilio Estevez, Pat Hingle, Laura Harrington, Yeardley Smith, John Short, J.C Quinn…
Genres Epouvante-horreur, Science fiction, Thriller
Nationalité Américain
Musique AC/DC

La révolte des machines

Synopsis

Dans une petite ville, les machines deviennent soudain autonomes et prennent en chasse leurs propréiataires humains.

Maximum Overdrive, est à ce jour la seule réalisation de Stephen King ou il adapte une de ses nouvelles portant le nom de Trucks. L’auteur le plus reconnu en matière d’épouvante (principalement) à part quelques exceptions a connu bon nombre de ses ouvrages adaptés au cinéma ou à la télévision. De It à Christine en passant par Shining de Kubrick, que l’auteur déteste ou bien encore Carrie et Dreamcatcher. Je ne vous cacherai pas, que bon nombre de ses adaptations sont souvent des ratages, même les séries comme Under the dôme ou The Mist qui sont totalement a côté de la plaque. Les longs-métrages, les plus marquants restent The Mist, les évadés, la ligne verte ou encore Misery des succès, qui séduisent encore le public. Avec Maximum Overdrive sortie en 1987, un an après la nouvelle le film est produit par le producteur italien Dino de Lorentis. Un film qui ne fut pas un succès, et c’est peut-être bien pour cette raison qu’il ne fit pas de retour derrière la caméra. Mais pour lui ce fut une période désastreuse, même si aujourd’hui ce n’est pas un classique il reste un film sympathique avec des scènes jouissives car c’est parfois gore mais c’est aussi comique. Le film est un quasi-nanar, mais ce film est un régal car on prend son pied, en tout cas moi ce fut un moment plutôt agréable.

L’oeuvre de Stephen King, met en scène les machines qui pètent les plombs voitures, appareil électrique ce sont surtout les camions qui se révoltent. Une révolte, des machines dues à la terre qui a traversé la queue d’une comète et puis ce fut le réveil des machines. Les tondeuses à gazon, distributeur de banque qui insulte les clients, distributeur de boissons qui attaque les humains. Puis tous les véhicules, se mettent à attaquer les humains. L’histoire se situera principalement, dans une station-service où beaucoup de chauffeurs routiers s’arrêtent. Bill Robinson, est un ex-taulard beau gosse travaillant à la station, tenu par le gérant Hendershot qui traîte ses employés comme des moins que rien. Une femme s’arrête, a la station avec un homme qui l’avait pris en stop un vendeur de livres. Les clients sont bientôt vite attaqués, par les camions et ne peuvent se risquer à sortir. Les camions se mettent, ont tourné autour de la station. Un couple de jeune marié, prend des risques pour ce réfugié dans la station. Les engins sont incontrôlables, et tant que la terre ne sera pas sortie de la queue de la comète le cauchemar ne sera pas terminé. Maximum Overdrive dispose d’une scène particulièrement gore, ou un gamin se retrouve écrasé par un rouleau compresseur une scène qui restera la plus horrifique du film. Le reste du film se concentrera essentiellement, sur les camions séquestrants, le petit groupe réfugié dans la station. Le film dispose, des pires clichés qui puisse exister, mais ça fait rire car l’ex-taulard, tombe amoureux de Brett (la jolie femme) si rapidement. Il y a aussi des réactions, tellement stupides, de la part des personnages, sachant pertinemment que leurs actes les conduiront à une mort certaines. De nombreuses scènes sont donc comiques, tellement qu’elle frôle le ridicule, mais Stephen King voulait-il faire rire? Pourtant la mise en scène, n’est pas mauvaise pour autant l’attaque des machines est plutôt efficace, et offre vraiment des séquences intéressantes. La scène des camions qui séquestre le groupe, l’attaque de la tondeuse ou au début le distributeur de boissons qui attaque un homme lui éjectant des canettes de soda sur lui finissant par le tué. Parce que si Maximum Overdrive fut considéré comme un mauvais film a l’époque, et même encore par certain aujourd’hui il est loin de l’être. Il peut être considéré comme un excellent nanar, pour beaucoup ou pour un film honnête dans le genre. Le film n’aura pas fait de Stephen King, un réalisateur et n’aura pas été une expérience concluante, mais ça ne l’aura pas empêché d’écrire de bon ouvrage par la suite.

Stephen King, signe aussi le scénario de sa nouvelle. Il écrit des personnages, et ne prend pas vraiment le temps de les développer alors qu’il le fait si bien dans ses livres. Après tout y avait-il besoin, d’en faire plus dans l’écriture? On voit clairement, que Stephen King en a fait le strict minimum et puis finalement ça fonctionne quand même. Cependant on voit que l’auteur, s’éclate à faire prendre vie a ces engins qui attaquent les humains. On peut y voir aussi l’humain, qui n’a plus aucun contrôle sur ce qu’il contrôle d’habitude, car les machines ont en quelque sorte une conscience et peuvent communiquer. La musique d’AC/DC, donne du crédit au film et quand une victime se fait tuer, une note ressemblant à celle de Psychose retentit. Non le film ne fait fais pas peur, mais reste convaincant sur de nombreuses séquences, et si le scénario ne casse pas des briques il reste au moins distrayant dans sa mise en scène. Au casting Émilio Estevez tient le rôle principal, avec Laura Harrington qui joue la femme qui succombe au charme de Bill. Les prestations restent comiques dans l’ensemble, car c’est loin d’être du grand jeu d’acteur. Maximum Overdrive c’est soi une comédie horrifique, ou alors un nanar réussi? à vous de voir.

Bande annonce

Monarch : Legacy of Monsters Bilan de la première saison

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Titre original Monarch : Legacy of Monsters
Nationalité États-Unis
Sur Apple TV+ (2023)
Genre Catastrophe, Fantastique
Avec Anna Sawai , Kiersey Clemons , Joe Tippett , Elisa Lasowski , Ren Watabe , Kurt Russell , Wyatt Russell , Mari Yamamoto , Anders Holm
Créé par Matt Fraction , Chris Black
Produit par Chris Black , Matt Fraction , Joby Harold , Tory Tunnell , Hir
Musique Leopold Ross

 

Synopsis

Deux frères et sœurs partent sur les traces de leur père pour découvrir les liens de leur famille avec l’organisation secrète connue sous le nom de Monarch. Des indices les conduisent dans le monde des monstres et au final dans le monde parallèle de l’officier de l’armée Lee Shaw, se déroulant dans les années 1950 et un demi-siècle plus tard où Monarch est menacé par le savoir de Shaw. Cette saga dramatique – qui s’étend sur trois générations – révèle des secrets enfouis et la façon dont des événements épiques et bouleversants peuvent se répercuter dans nos vies.

C’est en 2014 que le MonsterVerse fut lancé, avec le film Godzilla de Gareth Edwards, il y a déjà dix ans film qui éclipse la version de Roland Emmerich car Edwards respecte plus l’essence de ce qu’est réellement le monstre. Puis il eut Kong : Skull Island en 2017, qui se déroule avant le film de Gareth Edwards, un film ou on découvre un Kong qui n’a même pas encore atteint sa taille adulte. En 2019 c’est Michael Dougherty qui réalise Godzilla II King of Monsters, moins réussi que celui d’Edwards le film parvient à livrer des séquences impressionnantes mêmes iconiques parfois. Godzilla vs Kong a su livrer des scènes intéressantes, mais il reste globalement très moyen à voir pour la suite qui sort cette année. Les films ne se sont jamais penchés plus que ça sur Monarch, même si cette entreprise était représentée dans les films mais sans plus développer plus que ça. L’idée d’en faire une série est donc loin d’être une mauvaise idée, qui rassemble a l’écran Kurt et Wyatt Russell ils jouent le même personnage à des époques différentes. La série se déroule principalement en 2015 après les évènements de Godzilla le film de Gareth Edwards, mais le film revient aussi bien des années avant lors de la création de Monarch. La série possède des épisodes intéressants, mais le souci c’est que cette dernière prend son temps et peut-être même un peu trop.

Nous sommes en 2015 Cate Randa est une jeune enseignante de San-Francisco, qui a vécu le jour G ce jour où Godzilla a détruit une partie de la ville en combattant les Muto. Un jour, dont la jeune femme a du mal a se remettre, car elle a perdu des proches. Son père a disparu, mais plus tard elle rencontre Kentaro qui se révèle être son demi-frère, et tous les deux sont persuadés que leur père est vivant et se mettent à sa recherche. Cate et Kentaro ne seront pas seuls, puisqu’ils seront accompagnés par May une connaissance de Kentaro dont les relations se sont affectées avec le temps. Le père de Kentaro et Cate étant en lien avec Monarch, ils décident de se renseigner auprès d’un certain Lee Shaw un ancien colonel de l’armée américaine détenu dans une sorte de maison de retraite pour détenu de l’armée, depuis bien longtemps. Les trois jeunes gens ont besoin de lui et l’aide donc à s’échapper de cet endroit, ce n’est pas sans difficulté que Lee et les trois jeunes gens arrivent à s’échapper. Ils commencent alors un périple ou Kentaro et Cate découvrent que leur père est bien vivant, et que ce dernier traque les titans.

La série revient alors dans le passé, avec Lee Shaw plus jeune qui travaille avec Bill Randa et Keiko dont Lee a des sentiments pour elle. Même si elle aussi a des sentiments pour lui, elle tombera amoureuse de Bill Randa et auront un fils. Bill, Keiko et Lee feront la rencontre de titans dont Godzilla, puis ils assisteront à la naissance de Monarch dont Lee sera à l’origine. Pour une série télé le budget de Monarch est assez conséquent, il faut dire aussi que Apple TV est derrière le projet donc… La série arrive à nous offrir donc des scènes spectaculaires, surtout les apparitions de Godzilla, même s’il y a un budget important derrière certains FX manque de maîtrise parfois pourtant. Cette première saison comporte dix épisodes avec cinq réalisateurs, qui réalisent plusieurs épisodes on y retrouve Andy Goddard, Julian Holmes, Matt Shakman, Hiromi Kamata et Mairzee Almas. Des épisodes plus ou moins bien, car il faut admettre que la première partie de la saison, reste assez ennuyeuse où l’on se demande quand la série va vraiment prendre de l’intérêt.

A l’écriture du scénario on retrouve sept scénaristes comme Chris Black et Matt Fraction. Chris Black est le créateur et showrunner de la série, quant à Matt Fraction il est également producteur. A leurs côtés les scénaristes Al Letson, Milla Bell-Hart, Andrew Colville, Mariko Tamaki et Karl Taro Greenfeld. Les éléments concernant Godzilla sont pris en compte, car les évènements de la série se produisent après le film. Il est parfois difficile de cerné tous les personnages au coeur de l’histoire, car il y en a trop, et il faut admettre qu’on s’emmêle par rapport aux liens familiaux. Des liens familiaux qu’on arrive mieux a saisir, en fin de saison. La série s’intéresse a deux époques dans les années 50 puis a notre époque en 2015, juste après le jour G. Dans les années 50 nous découvrons donc un Lee Shaw jeune qui travaille avec Keiko et Bill Randa. La série est surtout proche de notre époque où l’on suit trois jeunes gens, un frère et une soeur qui ne se connaissait pas mais qui ont le même père. Puis il y a May, qui ne s’appelle pas vraiment May, qui cache un bien lourd secret.

C’est donc dans ces derniers épisodes que la série, prend le plus d’intérêt car c’est là que l’on découvre ce monde parallèle que l’on avait pu voir en partie dans le film Godzilla vs Kong. Monde parallèle qui sera surtout abordé dans les deux derniers épisodes, mais on est loin d’avoir toutes les réponses. Au casting Kurt Russell et Wyatt Russell le père et le fils interprètent le même personnage, qui est celui de Lee Shaw il y a la version Shaw dans les années 50 et celui du présent. On a du mal a saisir vraiment les intentions du personnage, car ses actions sont parfois étranges. Il reste toutefois un personnage intéressant, auquel on s’attache. Kiersey Clemons joue May, personnage qui possède de nombreux secrets. Anna Swai et Ren Watabe jouent Cate et Kentaro, qui ont le même père, eux qui ne se connaissaient pas vont partir a la recherche de leur père, tandis que Cate vit encore avec le traumatisme du jour G a San-Francisco.

Reste a savoir si maintenant la série sera renouvelé, sachant que cette dernière a été créée pour plusieurs saisons mais c’est une série couteuse donc … Au vu de la fin de la saison, de toute manière si les audiences sont bonnes elle sera reconduite mais pas probablement pour maintenant en tout cas pas cette année. Le MonsterVerse continue quant à lui au cinéma avec Godzilla x Kong : The New Empire dans les salles en avril prochain. Imparfaite sur bien des aspect Monarch : Legacy Of Monsters, est une série bancale et brouillon sur le développement de ses personnages qui sont beaucoup trop nombreux. Des épisodes s’attardent sur des détails sans importance, une première partie de saison peu intéressante et convaincante, tandis que la deuxième captive un peu plus. Une série qui a bien des efforts a faire, si elle continue car il va falloir convaincre de nombreux téléspectateurs tout de même.

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Piranhas de Joe Dante

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Date de sortie 03/08/1978
Durée(01h34)
Titre original Piranha
Réalisé par Joe Dante
Avec Bradford Dillman , Heather Menzies , I Kevin McCarthy , Keenan Wynn , I Dick Miller , Barbara Steele , Belinda Balaski , Melody Thomas Scott , Bruce Gordon (II) , I Barry Brown , Paul Bartel , Shannon Collins , I Shawn Nelson , Richard Deacon , Janie Squire , Roger Richman , Bill Smillie , Guich Koock …
Genre Science-fiction, Comédie, Horreur
Nationalité États-Unis

Synopsis

Les deux jeunes campeurs qu’elle recherche, l’enquêtrice Maggie McKeown les retrouve à l’état de squelettes dans le bassin expérimental d’un site militaire désaffecté. En le vidant, elle et Paul Crogan, un solitaire porté sur la bouteille, ignorent qu’ils lâchent dans la rivière une nuée de piranhas génétiquement modifiés pour, quelques années plus tôt, servir la cause des États-Unis pendant la guerre du Vietnam. Plus féroces et affamés que jamais, les dents aussi tranchantes que des lames de rasoir, les petits monstres remontent le fil de l’eau jusqu’à la base de loisirs de Lost River dont les baigneurs sont loin de se douter qu’ils sont à leur menu.

 

L’Avis d’Orel

Le cinéma de genre Joe Dante le connaît bien, même s’il n’a pas fait que ça, il y a contribué tout de même avec sa touche. Piranhas est son premier vrai long-métrage, a suivi après Hurlements, Les Gremlins, Les Gremlins 2 ou encore L’aventure intérieure. Piranhas est sortie deux ans après Les dents de la mer, et on aura même le droit à une référence au film au début du film ou une jeune femme joue au jeu d’arcade Jaws. Si Jaws est une référence, Piranhas l’est également, poussant à en faire des remakes et suite qui ne sont pas forcément à la hauteur. Aux effets spéciaux on a quand même Phil Tippett, ce n’est pas n’importe qui. Dans Piranhas ce ne sont pas de simples piranhas, car ces derniers sont génétiquement modifiés et vont semer la panique dans les eaux d’une petite ville. Quand on regarde le film de Joe Dante, on peut s’empêcher de penser au Jaws de Steven Spielberg et c’est bien normal car le réalisateur s’en inspire aussi.

Deux jeunes touristes découvrent un ancien site militaire, sans savoir où ils se trouvent ils entrent malgré l’accès interdit, et ils décident de se baigner dans le bassin. La baignade sera de courte durée, quand les deux jeunes gens sont dévorés sauvagement, dans les eaux du bassin. Quelques jours plus tard, l’enquêtrice Maggie McKeow est chargée de se rendre sur les lieux afin de retrouver ces deux jeunes gens. Durant ses recherches elle arrive chez Paul Grogan, un homme qui vit dans un chalet et qui boit un peu trop, la visite de cette jeune femme ne lui plaît guère. Elle lui pose quelques questions, et lui demande de la conduire a cet ancien site militaire. Sur les lieux elle casse le cadenas et entre sur le site suivi de Paul, c’est près du bassin qu’elle trouve le pendentif de la jeune femme disparu. Ils décident alors d’entrer dans le bâtiment et découvrent que des expériences s’y déroulent, elle trouve alors le dispositif pour vider le bassin afin de voir si les corps sont au fond.

 

Elle est alors subitement agressée par un homme, qui n’est autre que le scientifique qui vit dans ce laboratoire le Dr Robert Hoak. Une confrontation s’engage quand Paul arrive pour aider Maggie, mais ils arrivent à neutraliser le Dr Robert Hoak. Cependant, le bassin a eu le temps de se vider ou des restes de squelettes sont au fond, mais le Dr en panique les prévient qu’ils n’auraient pas dû faire ça, car ils ont libéré des piranhas génétiquement modifiés dans les eaux de la ville. Il ne faudra pas longtemps à ces piranhas pour attaquer ceux qui se trouvent sur leur chemin. Si Paul et Maggie sont sceptiques au début ils vont vite comprendre les conséquences, de cette libération ils veulent alors prévenir les personnes mais l’armée veut les faire taire. Rapidement les morts s’accumulent, et les piranhas se dirigent vers la colonie de vacances où se trouve la fille de Paul ainsi que la base de loisirs Lost River, il se prépare alors un massacre aquatique. Toujours avec sa touche habituelle Joe Dante séduit dans sa mise en scène, les séquences horrifiques sont très convaincantes car le réalisateur retranscrit tout ça parfaitement. Si les piranhas sont une véritable menace, ils ne sont pas les seuls.

Richard Robinson et John Sayles sont à l’écriture du long-métrage, ils abordent très bien les faits car les piranhas sont issus d’expérience scientifique, menée par l’armée lors de la guerre du Viêtnam. L’armée est donc la menace car ce sont eux qui ont conçu ces choses, car ces piranhas ont en plus la capacité de vivre dans n’importe quelles eaux. Le colonel de l’armée et cette femme médecin de l’armée savent très bien ce qui se passe, et il faut faire taire Paul et Maggie qui savent. Le traitement de ces deux personnages est d’ailleurs bien aborder, car leur rencontre va les conduire à faire équipe. On voit que Paul est un homme aussi blessé, par la perte de sa femme sa fille est tout ce qui lui reste et malgré son addiction a la boisson il reste touchant.

Les scénaristes montrent bien les vrais responsables. Si on ne voit pas parfaitement les piranhas, on sait qu’ils sont là quand même. Quand ces derniers sont proches, il y a un étrange son et alors ils dévorent le ou les victimes avec une telle sauvagerie. Braford Dillman joue Paul Grogan, Heather Menzies interprète Maggie l’enquêtrice, Kevin McCarthy joue le Dr Robert Hoak. Dick Miller le comédien fétiche de Joe Dante, interprète le propriétaire de la base de loisirs qui rappelle un peu le maire dans Les dents de la mer où ce dernier ne voulait rien entendre, dans ce film il est en plus manipulé par l’armée. Si les dents de la mer est une référence dans le genre, Piranhas l’est aussi même si l’impact est moins important toujours est-il que c’est un film qui a du mordant.

L’avis de Nicolas

Qui aurait pur croire qu’un film comme Piranhas de Joe Dante puisse être aussi sérieux et terrifiant ? Il est vrai que les films Piranhas sont surtout perçus comme des films qui se rapprochent du nanar ou du cynisme comique du remake d’Alexandre Aja.

Mais en vérité, le premier volet s’inscrit dans la lignée des grands films de panique écologique de son époque. De ce postulat d’une expérience militaire qui a mal tournée et infeste un petit patelin américain, on pense tout de suite à La Nuit des Fous vivants ou La Nuit des Morts Vivants de George Romero. En s’inscrivant dans cette continuité traumatique, Dante, met en scène son enfer. A partir d’un minimalisme horrifique il compose des scénettes qui permettent d’installer l’effroi avec une facilité déconcertante. C’est avec quelques plans sur de l’eau, du sang, des cris ou encore des marionnettes que le film n’a pas à rougir face à Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hopper ou encore Les Dents de la Mère de Steven Spielberg.

L’action se situe dans un cadre resserré dont s’empare totalement le cinéaste. Les lacs se transforment en charnier créant une angoisse insoutenable. Dante a également l’intelligence d’insérer un enjeu moral et personnel qui est lié au protagoniste masculin, un père qui souhaite retrouver sa fille menacée par l’invasion des piranhas mutants.

Le film de Joe Dante est donc un film d’horreur savamment orchestré qui utilisent l’entièreté des éléments du cadre pour produire un effroi provenant d’une époque qui perd confiance envers les institutions. Les militaires qui tentent d’aider la population sont d’ailleurs très mal perçu et inefficace.

Nous vous conseillons donc fortement de découvrir ce premier volet qui a beaucoup de mordant et ne perd jamais ses objectifs dramaturgiques

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Détails du Blu-Ray

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.85:1
Classé ‏ : ‎ 12 ans et plus
Réalisateur ‏ : ‎ Joe Dante
Format ‏ : ‎ Couleur, PAL, Cinémascope
Durée ‏ : ‎ 1 heure et 34 minutes
Date de sortie ‏ : ‎ 16 novembre 2023
Acteurs ‏ : ‎ Bradford Dillman, Heather Menzies, Kevin McCarthy, Keenan Wynn, Barbara Steele
Sous-titres : ‏ : ‎ Français
Langue ‏ : ‎ Français (PCM Stéréo), Anglais (PCM Stéréo)
Studio ‏ : ‎ BQHL Éditions