Date de sortie : 10 octobre 1980 (Espagne et Amérique du Nord), 8 avril 1981 (France)
Réalisateur : David Lynch
Acteurs principaux : Anthony Hopkins, John Hurt, Anne Bancroft, John Gielgud, Wendy Hiller, Freddie Jones, Phoebe Nicholls
Genre : Drame biographique
Nationalité : Américain
Compositeurs : Peter Ivers et David Lynch
Scénariste : David Lynch
Société de production : Brooksfilms
Budget : 5 millions de dollars

Un suspense conservé pendant plusieurs minutes.

Trois ans après le très expérimental Eraserhead, David Lynch commence à obtenir une renommée internationale avec Elephant Man, drame biographique adapté des mémoires de Frederick Treves, chirurgien de renom interprété dans le film par Anthony Hopkins (Le Bounty, Le Silence des Agneaux, Dracula). Ce dernier s’intéresse de près au cas de John Merrick, homme servant de phénomène de foire sous les traits de John Hurt (Midnight Express, Alien Le Huitième Passager, La Folle Histoire du Monde), surnommé « l’homme-éléphant » pour ses nombreuses difformités congénitales.

Anthony Hopkins dans un rôle mémorable.
Une première apparition qui fait son effet.

En l’examinant avec l’accord de son propriétaire Bytes incarné par Freddie Jones (Firefox L’Arme Absolue, Dune, L’Histoire sans Fin 3), Treves découvre un homme de vingt-et-un ans au visage monstrueux tellement effrayé qu’il ne semble pas pouvoir s’exprimer oralement. Soutenu par le directeur de l’hôpital Sir Carr Gomm, joué par John Gielgud (Le Crime de l’Orient-Express, Caligula, Gandhi), il héberge Merrick dans une chambre individuelle pour l’étudier plus en détail et tenter de le comprendre. Il est alors humanisé et mis en confiance par la comédienne Madge Kendal, interprétée par Anne Bancroft (Trente Minutes de Sursis, Jésus de Nazareth, Malice).

Une amitié naissante à l’opposé de la violence subie.
Un plan iconique au moment de l’opéra.

Tourné en noir et blanc à l’instar d’Eraserhead, Elephant Man comporte des plans assez lumineux là où ceux de son prédécesseur s’avèrent beaucoup plus sombres. Pour provoquer l’empathie du spectateur, David Lynch montre régulièrement le visage de John Merrick en gros plan, ses prothèses étant réalisées à partir de mousses en latex posées en deux couches. Mettant également en scène une violence physique et morale non sans rappeler des œuvres comme Le Bossu de Notre-Dame, le film place la dignité humaine au cœur de son propos, avec un protagoniste émouvant au destin tragique à l’image du Pingouin dans Batman Returns. Nommé huit fois aux Oscars de 1981, il n’obtient aucun prix mais engendre la création de l’Oscar des meilleurs maquillages à partir de l’année suivante. Un grand classique !

« Rien ne meurt jamais. »


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Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

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