Somewhere de Sofia Coppola

De Sofia Coppola
Avec Stephen Dorff, Elle Fanning, Chris Pontius, Michelle Monaghan, Ellie Kemper, Alden Ehrenreich …
Genre Comédie dramatique
Nationalité Américain
Musique : Phoenix

 

Entre père et fille

Synopsis

Johnny Marco, auteur à la réputation sulfureuse vit à l’hôtel du Château Marmont à Los Angeles. Il va recevoir une visite inattendue : sa fille de 11 ans.

 

 

Sofia Coppola, avec cette réalisation, s’intéresse à la relation entre un père complètement paumé et sa fille. A l’affiche, on peut retrouver le sous-estimé Stephen Dorff qui a trouvé ici un rôle à la hauteur de son talent, jusqu’alors cantonné à des rôles peu intéressants. Elle Fanning, qui suit le parcours de sa grande soeur, voit sa carrière se lancer avec ce film, une soeur qu’on croyait perdu mais qui finalement revient en force dans des films d’auteur qui lui vont très bien. Somewhere n’est sans doute pas le meilleur film de Sofia Coppola mais il reste une jolie histoire entre un père et sa fille. Ce n’est pas seulement bien filmé car il y a bien plus que ça. On pourra être séduit… ou pas par ces longs plans fixes qui traduise l’exaspération d’un père qui se trouve au bout du rouleau et le fait que sa vie est assez minable malgré le fait qu’il soit doté de ressources économiques avantageuses. La seule chose qui peut manquer a un père est sa fille. Quand il est loin d’elle, il souffre ; un ressenti pas forcément visible à l’écran dans un premier temps mais dont il se rendra compte. Ce film de Sofia Coppola rejoint en partie sa filmographie, comme un certains Lost in Translation (à l’heure actuelle son meilleur film). Une relation père/fille et la solitude, voilà en gros de quoi parle Somewhere. Puis Les Proies sortie en 2017, est le remake d’un film avec Eastwood, avec cette fois-ci encore Elle Fanning ou bien Kirsten Dunst, on revient cependant sur un de ses films, peut-être bien le plus sous-estimé de sa carrière, un film qui a pourtant bien plus à dire qu’il n’y paraît.

 

La solitude voilà ce qui est dépeint par le film dans ses premières minutes. Johnny Marco est un acteur divorcé, il voyage à droite à gauche pour des rôles ou pour faire des photos. Pendant un long séjour, il loge à l’hôtel du Château Marmont de Los-Angeles. Ses journées se résument à regarder des filles se dandiner dans sa chambre et à les fixer tout en s’endormant, une vie bien monotone au sein de cet hôtel, jusqu’à ce que débarque sa fille de 11 ans (Cléo). La petite blondinette va mettre un peu de piment dans sa vie, le père se sent clairement moins seule en sa présence. Il est assez maladroit car ce n’est pas vraiment un bon père il faut dire, il ne s’est jamais vraiment occuper d’elle. Au fil des jours on découvre que Johnny est content d’avoir sa fille à ses côté, il l’emmène à ses cours de patinage, ils font des partie de jeux-vidéo, sa fille fait la cuisine et ils partagent plein de bon moment. Malgré ces bons moments, Johnny s’aperçoit qu’il ne connaît pas sa fille comme il le devrait. C’est au départ de sa fille que Johnny prend vraiment conscience que sa vie est assez minable, et qu’il a raté une partie de la vie de sa fille. Ainsi il se retrouve face à la solitude quand Cléo part en colo d’été et essaye de devenir quelqu’un de mieux en cuisinant des trucs simples comme des pâtes qu’il déguste seul. Une scène poignante : quand il est au téléphone avec son ex-femme en pleurs, prenant vraiment conscience de ce qu’il est. La visite de sa fille lui a ouvert les yeux sur sa vie. La conversation avec son ex-femme au téléphone sont des excuses en quelque sorte sur son comportement. Comédien qui se fout de tout, sa fille, sa femme intéressée par les coucheries d’un soir, l’alcool et les strip-teaseuses. Sofia Coppola livre un film sur un être solitaire, un peu comme dans Lost In Translation, où deux personnages étaient seuls dans Tokyo puis ont fini par se rencontrer. Le traitement de Somewhere est clairement différent puisqu’il aborde aussi une relation père/fille qui se traduit en quelque sorte comme des retrouvailles. La mise en scène de Sofia Coppola est touchante, on s’attache beaucoup à ses deux personnages principaux. La réalisatrice s’attarde sur pas mal de longs plans fixes, notamment la scène ou Johnny regarde des filles faire de la danse dans sa chambre, ou bien la caméra suivant la voiture de Johnny. Certains pourraient trouver ça ennuyant, pourtant ces long plan fixe traduisent parfaitement la solitude du personnage de Johnny. Ce n’est pas le meilleur film de la réalisatrice mais Somewhere reste un film très intéressant dans sa carrière.

 

A l’écriture du scénario, on retrouve aussi Sofia Coppola. La réalisatrice se concentre beaucoup sur le développement des personnages comme à chaque fois dans ses films. Nous avons le personnage de Johnny, un père solitaire, qui essaye d’être un bon père, puis sa fille Cléo qui débarque dans sa vie, sa jeune fille de 11 ans. Deux personnages très touchants que Sofia Coppola met très bien en avant. La réalisatrice retranscrit bien à l’écran cette complicité, et puis cette solitude que ressent le père. Une écriture qui brille dans ces sujets abordés où Sofia Coppola maîtrise. Au casting on retrouve un étonnant Stephen Dorff dans le rôle de Johnny acteur à la vie monotone qui reçoit la visite de sa fille. Sa fille est interprétée par Elle Fanning, qui depuis a parcouru du chemin, un film qui lui aura ouvert des portes. Elle y joue Cléo, la fille de Johnny. On peut voir également à l’écran : Chris Pontius qui est un ami de Johnny un rôle très secondaire, avec très peu d’importance. Sans tomber dans les clichés, Sofia Coppola nous livre un film magnifique avec une mise en scène au rythme assez lent qui ne plaira pas à tout le monde, ça reste cependant très plaisant et beau avec une très belle scène finale.

Relecture : Maxime

Bande annonce

Orel

Orel Durden (Créateur du site ,rédacteur en chef) Passionné ,cinéphile ,cinévore depuis petit ma passion pour le cinéma est immense mon réalisateur favori Steven Spielberg mon film culte de sa filmo E.T je ne m’en lasse pas ainsi que Jaws .Mon film culte préféré Fight Club de Fincher mon deuxuième réalisateur favori ,dont Zodiac s’ajoute a mes favoris de sa filmographie .Les films comme Alien de Ridley Scott ,Elephant de Gus Van Sant ,Into the Wild de Sean Penn ou encore Requiem for a dream de Aronofsky sont les oeuvres auquel je ne me lasse pas .Sinon si je devais ,dire deux film de Hitchcock ça serait « Psychose »et « les oiseaux » tout simplement des chef d’oeuvres .J’espère que ce site vous satisfait ,merci a vous et vive le cinéma .

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