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Anne-Laure

Anne-Laure
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Passionnée de culture en général et notamment de cinéma. J’apprécie autant découvrir et parler de grands classiques, de films « à succès » ou de petites pépites (presque) inconnues, de toute époque et de tout genre, avec sans doute un amour plus particulier pour le cinéma d’animation. Les découvertes, leur transmission et leur partage m'intéressent plus que tout et j'aime me dire que je peux y contribuer.

Sortie DVD : L’Odyssée Interstellaire

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Pays : France
Année : 2018
Réalisateurs : Vincent Amouroux et Alex Barry

 

« C’est l’histoire d’une épopée extraordinaire. Celle que l’homme fera probablement au cours du siècle prochain : un voyage entre les étoiles, vers de nouvelles planètes aux confins de l’univers. A ce jour, les astronomes ont découvert plus de 3000 exoplanètes. Et si certaines d’entre elles abritaient la vie ? A la NASA, à l’ESA, au CNES, la plus grande exploration de tous les temps a déjà commencé. Mais il faudra attendre plusieurs générations pour qu’elle devienne réalité. Documentaire scientifique d’anticipation L’odysée interstellaire se propose de faire ce voyage dans le cosmos à la découverte de ces nouvelles planètes et de la vie qui pourrait s’y trouver.
Un voyage dans l’univers qui va également nous apprendre beaucoup sur nous-même et les origines de la vie sur Terre.
L’Odyssée interstellaire se propose d’imaginer ce voyage à des années-lumière de notre Terre, à la rencontre du cosmos et de la vie qui pourrait s’y trouver. »

Édité par Arte, L’odyssée intersellaire est une série documentaire d’astrophysique, divisée en quatre épisodes de 50 minutes : Chasseurs de planètes, En route vers les étoiles, À la recherche d’une vie extraterrestre, Premier contact.

En se centrant sur la « conquête spatiale », ce documentaire réalisé par Vincent Amouroux et Alex Barry établit les pistes de réponses à l’éternelle question qui taraude l’humanité depuis qu’elle a pris conscience de sa propre existence dans l’Univers : Sommes-nous seuls ? Les conditions propices à l’émergence de la vie ne se sont-elles produites qu’une seule et unique fois ?

À travers quatre épisodes, nous partons donc à la découverte de cette épopée aux aspects science-fictionnels (mais pourtant bien envisageable) aux « confins de l’univers », à la recherche de Minerva B, cette cousine de la Terre, lointaine, encore inatteignable, et dont la connaissance effective ne pourrait nous parvenir que longtemps après les premiers voyages effectués. Car l’immensité des distances aura forcément un impact sur la temporalité. Ainsi, les premiers scientifiques à avoir travailler sur de tels projets ne pourront en observer les résultats.
Cette entreprise incroyable, dépassant forcément l’échelle humaine et nécessitant des moyens scientifiques et technologiques presque inimaginables, pourrait dès lors sembler « tirer des plans sur la comète », mais grâce à l’intervention d’experts internationaux de par le monde et aux images des stations spatiales, réelles ou reproduites, ce documentaire n’est pas seulement passionnant, mais aussi particulièrement pédagogique.
Accessible sans être simpliste, il permet à chacun de comprendre et d’en apprendre davantage sur les dernières avancées et sur les futures possibilités de la conquête spatiale ainsi que sur l’univers toujours mystérieux, à la fois attirant et effrayant.

 

Alors que le réchauffement climatique devient de plus en plus perceptible et que d’autres experts tirent la sonnette d’alarme, espérons que l’humanité cesse son autodestruction, afin qu’un jour, si le signal d’une autre forme de vie parvient jusqu’à la Terre, quelqu’un puisse effectivement le recevoir …

Le Daim – Quentin Dupieux

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Réalisateur : Quentin Dupieux
Origine : France
Genre : Comédie
Avec : Jean Dujardin, Adèle Haenel
Durée : 1h17
Sortie : 19 juin 2019

Quentin Dupieux figure probablement parmi les réalisateurs français les plus appréciés, ses œuvres pourraient être décrites comme étant à mi-chemin entre le surréalisme et l’absurde, tout en jouant sur les limites que permet le médium cinématographique lui-même. En effet, de manière claire ou en prenant des chemins moins directs, Quentin Dupieux ne livre pas que des « comédies », mais aussi une forme de discours sur le cinéma, sur son irréalité, en jouant fréquemment sur le vrai et le faux.

Aussi, connaissant l’attrait et les prédispositions du réalisateur pour les histoires auxquelles tout un chacun n’aurait pas songé, c’est à la fois, et paradoxalement, avec et sans étonnement que l’on découvre le synopsis, particulièrement court (mais efficace),  de ce fameux « Daim » :

Georges, 44 ans, et son blouson, 100% daim, ont un projet.

Nous tâcherons de ne pas trop révéler ce qui concerne l’intrigue dans cette critique, de manière à conserver l’intérêt de surprise que « revêtent » les péripéties de ce fameux blouson, 100% daim.

Nous pouvons toutefois dire que c’est avec un amusement certain que l’on suit Georges et son blouson, grâce à l’humour propre aux réalisations de Dupieux, des situations presque irréelles se créent, à mesure que des personnalités atypiques se dévoilent. L’on apprécie également le personnage interprété par Adèle Haenel, Denise, jeune naïve, prête à tout pour réaliser ses rêves. Le film réduit son nombre de personnages principaux à un stricte minimum : deux, permettant ainsi de faire évoluer leur relation mais aussi la psychologie de chacun. Et, qu’il s’agisse d’Adèle Haenel ou de Jean Dujardin, l’un et l’autre donne vie à leur caractère de manière convaincante.

L’on regrette toutefois certaines touches humoristiques qui ne nous ont pas semblé réussies, flirtant parfois avec une sorte de moquerie, aux dépens des personnages, et presque gênante. Néanmoins, Le Daimfait figure d’œuvre originale (comme tous les films de Dupieux, en somme) dans le paysage de la comédie française actuelle, si l’on ne rit pas vraiment, l’on sourit souvent devant les situations absurdes et inattendues que crée ce blouson.

Sortie DVD et Blu-ray : 16 Levers de Soleil de Pierre-Emmanuel Le Goff

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Réalisateur : Pierre-Emmanuel Le Goff
Genre : Documentaire
Durée : 1h57
Musique : Guillaume Perret

Édité et distribué par La Vingt-cinquième Heure, 16 Levers de Soleil, documentaire réalisé par Pierre-Emmanuel Le Goff, est sorti en combo DVD et Blu-Ray (accompagné d’un livret de 30 pages) le 4 juin dernier, ainsi qu’en VOD.

 

S’envoler pour l’espace. C’est ce rêve que Thomas Pesquet a réalisé en décollant depuis la base de Baïkonour. A 450 kilomètres de la Terre, durant ces six mois où le monde semble basculer dans l’inconnu, un dialogue se tisse entre l’astronaute et l’œuvre visionnaire de Saint Exupéry qu’il a emportée dans la station spatiale.

 

Bien plus qu’un « documentaire sur l’espace » qui abreuverait son spectateur de concepts et de notions scientifiques d’astrophysique, 16 levers de soleil est un film poétique, contemplatif, voire onirique et méditatif.
En effet, en alternant entre des images de la station où se trouvent les astronautes et de magnifiques vues de la Terre, c’est une réelle communication qui se crée entre deux « mondes », l’un permettant d’obtenir une vision inhabituelle de l’autre.
Le but poursuivi par Thomas Pesquet, accompagné de l’œuvre de Saint-Exupéry, est clairement défini dès le début du film : « Faire grandir les Hommes par la force du rêve ». Aussi, les images incroyables de notre monde, sous différentes perspectives, voire à l’envers, sont véritablement impressionnantes et invitent à rêver.
À la beauté visuelle incomparable de notre monde, s’ajoutent en adéquation les magnifiques musiques composées par le saxophoniste Guillaume Perret, qui a créé ses compositions en y intégrant notamment le Chant de planètes (une série de fréquences enregistrées par des capteurs).

Tels des « Petits Princes », les spectateurs sont invités à un voyage spatial, visuel et musical durant (presque) deux heures, en apesanteur, qui permet de découvrir les merveilles de notre univers, de loin, à l’heure où les problèmes pullulent lorsque l’on s’en approche. Le temps d’un instant, nous nous retrouvons comme hors du temps, et pourtant totalement immergés dedans. L’espace et ses mystères ne finiront jamais de nous fasciner.

 

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Greta de Neil Jordan

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Origine : États-Unis
Casting : Isabelle Huppert, Chloë Grace Moretz, Maika Monroe
Durée : 1h38
Sortie : 12 juin 2019
Genre : Thriller

Synopsis

Quand Frances trouve un sac à main égaré dans le métro de New York, elle trouve naturel de le rapporter à sa propriétaire. C’est ainsi qu’elle rencontre Greta, veuve esseulée aussi excentrique que mystérieuse. L’une ne demandant qu’à se faire une amie et l’autre fragilisée par la mort récente de sa mère, les deux femmes vont vite se lier d’amitié comblant ainsi les manques de leurs existences. Mais Frances n’aurait-elle pas mordu trop vite à l’hameçon ?

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Si le synopsis de Greta ne semble pas particulièrement original et ne présage rien de foncièrement inattendu, il peut néanmoins faire espérer un bon thriller, servi par des actrices de talent.

La première partie nous présente essentiellement le personnage interprété par Chloé Grace Moretz (actrice fort appréciée, mais qui ne semble pas toujours avoir la possibilité de donner à voir l’étendue de son talent, faut de films convaincants). Frances est une jeune femme qui vient de s’installer à New-York (dans l’appartement d’une de ses amie, cadeau de son père, (on n’a pas tous la même vie)), gentille et un peu naïve, elle devient la cible parfaite de Greta. Une ambiance malsaine et inquiétante s’instaure au fil de leurs rencontres, le spectateur commence à s’interroger pour démêler le faux du vrai et tente de comprendre le personnage énigmatique et effrayant interprété par Isabelle Huppert.

Malheureusement, passé cette première partie que l’on pourrait qualifier « d’introduction », l’on s’éloigne progressivement (et malheureusement) de nos espérances. En effet, à force de faux rebondissements plus illogiques qu’inattendus, le film finit par souffrir de gros problèmes de rythme extrêmement dommageables. Aussi, le film accumule les incohérences, vraisemblablement par paresse d’écriture. Le spectateur a ainsi l’impression à plusieurs reprises que le film lui dit « c’est bon comme ça, ne réfléchissons pas trop ». Contrairement à la bande-annonce, nous ne souhaitons pas trop en « divulgâcher », mais disons seulement que l’intrigue se voit ainsi simplifiée, en évacuant des points pourtant centraux. Cette schématisation à outrance engendre un autre problème : l’anticipation de presque chaque élément de la part du spectateur, qui risque bien de finir par s’ennuyer devant un film qui semblait somme toute prometteur.

Restent toutefois Isabelle Huppert, très convaincante dans son rôle de vieille dame pas si gentille ni innocente et Chloë Grace Moretz, tout aussi douée dans son rôle de jeune femme fraîchement débarquée dans une ville inconnue, et qui se fie trop facilement à tout le monde.

Sans être totalement mauvais, Greta est un film dont on sort déçu, se disant qu’il aurait pu être réussi. Il permet néanmoins de passer un moment qui n’est pas désagréable, sans vraiment s’effrayer ni se prendre la tête… mais sans non plus être témoin d’une œuvre qui fera date.

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Festival de Cannes 2019 : Le Palmarès

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C’est donc terminé pour cette 72èmeédition du festival de Cannes. Nous vous proposons dans cet article de revenir sur les récompenses qui ont été décernées aux films concourant en compétition officielle et dans la catégorie « un certain regard ».

Compétition officielle

La Palme d’or revient au très apprécié « Parasite » du réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho.
Après Okja il y a deux ans, le réalisateur repart cette fois avec la récompense suprême. Nous vous le prédisions dans nos articles de « récapitulatifs » (ici, et là), Parasite faisait partie des trois favoris (avec Portrait d’une jeune fille en feu et Une vie cachée – ce dernier ne remporte par ailleurs absolument rien).

Le prix d’interprétation masculine revient à Antonio Banderas dans « Douleur et Gloire » du réalisateur espagnol Pedro Almodovar. Il s’agit là du seul film de la compétition que nous avons pu voir jusqu’à présent, et il est vrai qu’Antonio Banderas excelle dans son rôle de réalisateur en « fin de parcours », faisant le bilan sur lui-même, sa vie et son parcours, en se remémorant son enfance, ses premiers émois et ses amours.

Le prix de l’interprétation féminine revient à Emily Beecham dans « Little Joe », film qui n’avait toutefois pas fait l’unanimité, mais qui, sous bien des aspects, nous paraît fort intriguant.

Le Grand Prix revient à Atlantique de Mati Diop.

Le prix du jury a été remis ex-aequo à « Les Misérables » de Ladj Ly et à « Bacurau » de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles.

Le prix de la mise à scène a été décerné aux frères Dardenne pour « Le jeune Ahmed »

Le prix du scénario a été remis au très apprécié des critiques « Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma. C’est avec une certaine déception qu’une partie de la presse a assisté à cette – seule – remise de récompense pour ce film que certains voyaient déjà couronné de la Palme.

Une Mention spéciale du jury a été attribuée à « It Must Be Heaven » d’Elia Suleiman

La Caméra d’or, qui récompense le meilleur premier film, a été remise à « Nuestras madres » de Cesar Diaz

Voilà donc un palmarès assez varié ; de l’Amérique du Sud, à l’Asie, à l’Afrique, en passant par l’Europe, bien qu’assez étonnant.
C’est en effet avec un étonnement certain que le nouveau film de Terrence Malick « une vie cachée » ne s’est vue remettre aucune récompense, malgré les retours proprement dithyrambiques des critiques.
« Portrait de la jeune fille en feu », pourtant également particulièrement apprécié de la presse ne se sera donc vu remettre qu’un prix.
Et c’est finalement, tout de même, le troisième film « le plus apprécié » de la compétition, Parasitequi se voit auréolé de la Palme, image d’une société et de la « lutte des classes », comme souvent dans la filmographie du cinéaste.
C’est sans trop d’étonnement, en revanche (au vu des remous qu’a causés sa projection), que Mektoub, My love – Intermezzoest un grand absent des récompenses de la sélection officielle en compétition.

 

 Un certain regard

En ce qui concerne à présent la catégorie un certain regard, le « prix un certain regard » a été remis à « La Vie invisible d’Euridice Gusmao«  de Karim Aïnouz.

Le prix du jury a été attribué au film galicien « Viendra le feu » d’Olivier Laxe.

Le Prix d’interprétation a été remis à Chiara Mastroianni pour Chambre 212 de Christophe Honoré

Le Prix de la mise en scène a été décerné à Kantemir Balagov pour Beanpole (Une grande fille)

Le Prix spécial du jury revient quant à lui au film « choc » et assez peu apprécié, pourtant, Liberté d’Albert Serra

Le jury a remis deux Coups de cœur (Ex-aequo) : l’un pour La femme de mon frère de Monia Chokri et l’autre pour The Climb de Michael Angelo Covino

Enfin, la Mention spéciale du jury revient à Jeanne de Bruno Dumont

L’on constate en conclusion de ces deux compétitions qu’il y a sans doute eu une volonté de récompenser des films à vocation « sociale », bien qu’il soit également vrai que nombre de films simplement sélectionnés pourraient entrer dans cette catégorie. Problèmes de quartier, problèmes de classes, difficultés d’intégrations, religions, tensions politiques, climat … le monde va mal et le cinéma s’en ressent, les récompenses et festivals aussi.

Voilà qui achève finalement ces deux semaines de festival que nous n’avons pu suivre que de loin. Nous ne manquerons toutefois pas de voir les films sélectionnés et/ou récompensés lors de leur sortie en salle ou en vidéo, et de vous faire part de nos avis.

Cannes comme si on y était : Dernier récapitulatif

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Sélection officielle

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Grosse attente des festivaliers, des cinéphiles et de toute personne appréciant de temps en temps le cinéma, Once Upon in Hollywood, le nouveau film de Quentin Tarantino, a finalement été présenté à Cannes. Un casting incroyable (on rappelle : Brad Pitt, Leonardo DiCaprio, Margot Robbie, Al Pacino…) et un réalisateur incontournable de l’époque contemporaine, rien d’étonnant à ce que les places aient été rares et qu’il y ait eu quelques déçus. Qu’en est-il, si l’on se base sur les réactions post-projection ? Comme tout film de Tarantino, il y a des convaincus, profondément, et sans doute sont-ils plus nombreux. Certaines voix s’élèvent toutefois, tentant de fournir une vision un peu plus balancée du métrage. Aussi, il a été demandé aux spectateurs de garder le secret sur la fin, pour éviter tout « divulgâchage ». Le film sort officiellement le 14 août, et nul doute qu’il ameutera les foules.

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Les Siffleurs, (la Gomera, en version originale), film roumain réalisé par Corneliu Porumboiu, moins attendu, ou tout du moins, moins plébiscité, était lui aussi présenté en sélection officielle. Histoire de police, de mafia, de langage secret et d’amour, sous fond de comédie, nul doute que l’on a ici affaire à une réalisation originale et intrigante. Les réactions sont en demi-teintes, certains appréciant ce parti pris étonnant, d’autres lui reprochant un manque de cohérence, ou faisant montre d’un poli désintérêt.

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Parasite, avec le dernier Tarantino, était sans doute la plus grosse attente de cette édition du festival. Réalisé par le très apprécié Bong Joon-ho (Memories of Murder, Okja, Mother, Snowpiercer…), le film, entre drame et thriller, évoque l’histoire d’une famille dont tous les membres sont au chômage, confrontés à une riche famille voisine. Un jour, le fils parvient à se faire « engager » pour donner des cours d’anglais chez l’autre famille. C’est donc la société contemporaine et ses dérives qui est ici touchée et l’on constate forcément qu’il s’agit là d’un thème récurrent dans la filmographie de l’auteur. Au niveau des réactions, c’est presque à l’unanimité que le film a été salué. Et avec Portrait de la Jeune fille en feu, Once Upon in Hollywood et Une vie cachée, il semble de plus en plus compliqué de deviner quelle pourrait être la Palme cette année.

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Xavier Dolan (Momy, Tom à la Ferme, les Amours Imaginaires, Lawrence Anyway…) est lui aussi de retour sur la Croisette avec un nouveau film : Matthias et Maxime. Film particulièrement émouvant portant sur l’amour et ses choix qui entraînent, bien souvent, des difficultés, il a vraisemblablement conquis le public cannois d’une belle manière. Traitant, comme à l’accoutumée dans la filmographie du réalisateur, de la quête de soi et de la recherche d’une identité et de l’acceptation, de soi-même par les autres et inversement, il est probable que le réalisateur convainque une fois encore le jury.

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Roubaix, une lumière, histoire policière réalisée par le Français Arnaud Desplechin a, quant à lui, reçu un accueil un peu plus mitigé, sans pour autant faire d’esclandre contrairement au film dont nous vous parlons juste après …

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Mektoub my Love – Intermezzo,suite de Mektoub my Love – Canto Unoa également été présenté. Abdellatif Kechiche est un réalisateur qui ne fait pas vraiment l’unanimité, lauréat de la Palme d’or pour La Vie d’Adèle, film qui avait déjà soulevé quelques débats, que ce soit pour le film lui-même ou pour des retours du tournage, l’on aurait tendance à dire que les gens « adorent ou détestent ». Celui-ci ne fait pas exception. De nombreuses, très nombreuses, voix s’élèvent pour décrier le réalisateur et son film (ne l’ayant pas vu et n’ayant vu aucun de ses films, nous ne nous prononcerons pas), qui serait voyeur et lamentable. Paraitrait-il même que les acteurs et actrices n’aient pas été totalement respectés, un peu à l’image des scandales qui ont entourés La vie d’Adèle, avec des scènes de sexe non simulées. Le réalisateur a rapidement quitté la salle après la projection.

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Le Traitre (Il traditore), film italien et histoire de mafia dans les années 1980. Si le sujet ne semble pas particulièrement original ou innovant, le film a reçu un très bon accueil, et plus particulièrement en ce qui concerne l’interprétation du personnage principal : Pierfrancesco Favino.

Un certain regard

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Dans la section « un certain regard », a été présenté le film La Fameuse Invasion des ours en Sicile, adaptation du livre (presque : la fameuse invasion de la Sicile par les ours) éponyme de Dino Buzzati. Le film d’animation est réalisé par Lorenzo Mattotti et de par sa bande-annonce, il nous paraît particulièrement beau. Côté critiques post-vision, c’est en effet ce qui ressort : un très beau film aux couleurs magnifiques. Certains reprochent néanmoins un scénario un poil confus ou simpliste. Le film sera en compétition au Festival d’Annecy d’ici peu, et l’on espère pouvoir le voir bientôt en sortie officielle (prévue pour le 9 octobre en France, pour le moment).

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O que arde (Ce qui brûle), Viendra le feuou Fire will come, film galicien était lui aussi présenté dans cette même section. Réalisé par Olivier Laxe, dont c’est le troisième film présenté au festival, le métrage prend place dans un village de Galice espagnole, là où revient un ancien condamné pour feu criminel… jusqu’à ce que le feu vienne dévaster la région. Amour de la nature, réinsertion dans la vie et beauté des paysages, tels sont les éléments qui reviennent dans les critiques et qui ponctuent le film de Laxe, qui sans nul doute a été apprécié.

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En terre de Crimée (Evge), de Nariman Aliev, film ukrainien revenant sur les récents évènements qui ont mené à l’annexion de la Crimée par la Russie. On avait déjà vu Donbass, l’an passé, qui portait sur le même sujet. Comme beaucoup de films frontalement politiques, il a trouvé ses défenseurs et ses détracteurs.

 

Quinzaine des réalisateurs

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De la Finlande, provient Dogs don’t wear pants, réalisé par J.-P. Valkeapää. Entre drame et thriller, le réalisateur nous conte l’histoire d’un homme inconsolable après avoir perdu sa femme, jusqu’à ce qu’il rencontre Mona. Écrit ainsi, le synopsis semble particulièrement commun et peu intéressant. En réalité, le film est une histoire de deuil sous fond de … jeux sadomasochistes. Aussi, il n’est pas étonnant de voir des réactions plutôt opposées, certains y trouvant une originalité bienvenue et bien exécutée, d’autres lui reprochant une volonté de choquer inutile, d’autres encore trouvant une certaine exagération qui nuirait au sujet. Intriguant néanmoins, selon nous.

Sortie DVD Les Tombeaux sans noms (Arte Editions)

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Réalisateur : Rithy Panh
Origine : Cambodge, France
Musique : Marc Marder
Aussi appelé : Graves without a name
Année : 2018

Durée : 1h56

Édité par Arte, le DVD du dernier documentaire du réalisateur Rithy Panh, Les tombeaux sans noms, est sorti ce mois-ci. Coproduction française et cambodgienne, le film remonte le passé, pour effectuer un nécessaire travail de mémoire pour les victimes du régime du Pol Pot. L’image manquante, son précédent film portait également sur ce sujet et avait remporté le Prix une Certain Regard au 66èmefestival de Cannes.

Plus exactement, c’est la mort – et les morts – qui imprègnent Les Tombeaux sans noms.

« Quatre décennies après avoir été déporté par les Khmers rouges avec ma famille dans la province de Battambang, je suis retourné sur les lieux de leur disparition. Nous étions onze en quittant Phnom Penh. Seuls deux d’entre nous ont survécu. Je voulais faire un film pour capter l’invisible présence des morts sans sépulture et combattre l’oubli qui empêche leurs âmes errantes de trouver le repos. 

J’ai fait ce voyage pour m’asseoir avec les morts. Et pour parler avec eux dans les pagodes, au bord des routes et des fleuves. Aujourd’hui, en grattant la terre, on trouve des ossements, des tissus de couleur déchirés. D’une rizière à l’autre, d’un chantier à l’autre, dans les années khmères rouges, nous avons cassé des cailloux, creusé la terre, arraché des racines. À la saison sèche, le sol était coupant et brûlait sous nos pieds. L’enfant se souvient de tout : les travaux forcés, la famine, les séparations… et tout au bout la mort. Je suis retourné régulièrement dans ces lieux. Je n’ai pas trouvé de trace des tombes de mon père et de mes neveux. Ni des fosses communes où furent ensevelies ma mère et mes sœurs ? Il faut tendre la main vers l’autre monde. Les morts nous cherchent et nous attendent.

Bien sûr, certains voyages font peur. On les repousse. On en rêve…Chercher les âmes, c’est les inviter à revenir, sans jamais s’effrayer. Il y a tant de morts qui se cherchent une sépulture, une pensée, peut-être un geste ou un regard. Je vous invite à ce voyage. » Rithy Panh

“La mort est un vent qui repose parfois avec une telle douceur”

C’est par cette citation, ou presque, que s’ouvre le documentaire de Rity Panh.

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La mort, le manque et le vide qu’elle laisse sont au cœur du métrage, qui s’attache autant à montrer la quête d’un individu à la recherche des membres de sa famille décédés, qu’à démontrer l’ampleur d’une période particulièrement sombre de l’histoire. Pourtant encore assez mal connu en Occident, entre 1975 et 1979 ce sont des centaines de milliers de morts que le régime instauré par les khmers rouges au Cambodge aura causées.

Les familles ont été séparées, et, à tous et toutes, un travail dur et épuisant a été imposé. Les morts, les « opposants », ceux qui refusaient de se soumettre, ou simplement ceux qui ne survivaient plus dans d’invivables conditions, ont été camouflés, abandonnés, sans sépulture, et sans que leur nom soit retenu. Les sols sont remplis d’ossements, tandis que leurs âmes errent, à la recherche de leurs parents.

C’est dans ce voyage de recherche et de reconstitution d’une mémoire, d’un passé, que Rithy Panh emmène le spectateur, afin de donner vie à l’invisible, de pallier le manque laissé par ceux qui ne sont plus là. La mémoire est une chose bien étrange et sur laquelle l’on n’a pas toujours totalement prise. Parfois, les souvenirs sont fugaces, enfouis, ou trop difficiles à revivre, trop lointains pour ne pas être flous.

Aussi, pour parvenir à recréer cette mémoire et à la transmettre, le réalisateur use des procédés tantôt classiques, tantôt originaux. Une série d’intervenants, survivants du régime, sont interviewés, en toute simplicité. Ils expliquent leurs propres souvenirs, qui rejoignent de nombreux autres, et leurs propres pensées : « Il ne pourrait y avoir de véritable égalité que si la Terre était aussi plate que la surface d’un tambour », nous dit l’un.
À d’autres instants, ce sont des rituels religieux de communion ou de communication avec les âmes des disparus qui nous sont montrés. Et toujours, partout, les sublimes images sont ponctuées de photographies, de figurines, comme autant de symboles d’êtres disparus, que l’on ne peut oublier et qui s’intègrent dans l’environnement spécifique du métrage.

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Le cinéaste fait le choix de l’art, du documentaire, pour, grâce à ces représentations symboliques figurées, démontrer l’individualité des victimes tout en évoquant l’ampleur tragique de ces évènements et de leurs conséquences sur l’ensemble d’une population.

Les tombeaux sans noms a été récompensé par le prix de la meilleure photographie au festival de Namur, et l’on ne peut de fait que s’émerveiller par l’utilisation des paysages, des arbres, des pierres, des éléments ajoutés aux décors, qui évoquent et expliquent bien davantage que ne le feraient des voix surexplicatives.

Pourtant, si, comme nous l’avons dit, la mort parcoure le film, elle ne le fait pas d’une manière frontalement violente. Une forme de distance s’opère, pour signifier non pas un détachement, bien au contraire, mais une plus vaste représentation d’une mémoire qui n’est pas qu’individuelle. Une ambivalence se crée alors, entre l’apparente douceur qui émane de certains plans, de cette recherche d’un passé, notamment par la spiritualité, et les paroles effectivement prononcées par les différents intervenants, évocations terribles d’une violence incroyable. Le film tisse ainsi une recherche bien complexe, avec différents niveaux d’implications et différentes routes. Ce sont justement ces divers aspects, ces différents « niveaux de lecture » qui en font toute la réussite.

Rithy Panh parvient, en opérant ce travail de mémoire, à créer une œuvre multiple : à la fois terrible, émouvante, instructive, éminemment poétique et d’une rare beauté visuelle ; un documentaire profondément artistique, une quête de paix, que l’on ne peut que vous recommander de voir.

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Le DVD édité par Arte comprend également un supplément constitué par deux entretiens, l’un avec Rithy Panh qui permet de comprendre mieux comment se situe ce film dans son oeuvre, de même que son propre cheminement personnel, et l’autre avec le compositeur de la musique du film, Marc Marder, qui explique sa manière de travailler sur le film et les choix opérés pour créer une adéquation avec la thématique.

Cannes comme si on y était : 2ème récapitulatif

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Nous continuons notre récapitulatif du festival de Cannes dans cette deuxième partie. Du bon, du moins bon, apparemment, de tous genres et de toutes régions … Nous reprenons ici certaines projections qui ont eu lieu dans le cadre de la compétition officielle et d’un Certain Regard, de la Semaine de la Critique et de la Quinzaine des Réalisateurs. Ceci n’est pas exhaustif mais permet une vision d’ensemble.

En compétition officielle

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Little Joe, film autrichien de Jessica Hausner, était présenté en compétition officielle, et donc en lice pour la Palme d’Or. Conte étrange, entre drame, science-fiction et botanique, et où les réalités se mêlent, le film parait sans nul doute intéressant, mais ne semble pas avoir enivré les festivaliers à l’unanimité.

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Le Lac aux Oies sauvages, réalisé par Diao Yi’nan, raconte l’histoire dramatique d’un homme et d’une femme qui se lancent dans une chasse à l’homme. Nul doute qu’on y retrouve quelques éléments de Black Coal, précédent film du réalisateur. S’il semble particulièrement joli, tout comme son titre, son scénario de gangsters chinois sous fond de corruption et d’image plus ou moins positive d’un pays et de ses travers ne semblent pas renouveler le genre.

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Portrait de la Jeune fille en feu, nouveau film de la réalisatrice Céline Sciamma (Tomboy, Naissance des pieuvres, Bande de filles…) raconte l’histoire de deux femmes (Noémie Merlant et Adèle Haenel) à la fin du 18èmesiècle, l’une ayant quitté un couvent, l’autre artiste-peintre, censée réaliser le portrait de mariage de la première. Indéniablement, il s’agit ici du film en compétition officielle qui a suscité le plus de réactions (très) positives, et certains le voient déjà répartir avec la palme.

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Douleur et Gloire, qui est déjà visible au cinéma depuis quelques jours, est lui aussi présenté en compétition officielle. Le nouveau film du grand réalisateur espagnol Pedro Almodovar semble pour une fois avoir convaincu même les plus réfractaires à son style. En évoquant le passé, les souvenirs, l’art et le cinéma, le film semble en effet avoir touché beaucoup de monde.

1717663.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx-1450x800-cLes Frères Dardenne étaient eux-aussi, et une nouvelle fois, en tant que grands habitués du Festival de Cannes, présents pour présenter leur nouveau film, Le Jeune Ahmed. Connus pour leur réalisations réalistes et sociales, celui-ci ne semble pas faire défaut à un style déjà bien ancré dans leur cinématographie. Il raconte l’histoire d’un jeune adolescent, Ahmed, qui a bien du mal à faire le tri entre ses choix de vie et ceux de sa religion, perçue par son imam. Selon les critiques, les réalisateurs parviennent à ne pas se perdre dans leur sujet, en l’évoquant d’une belle manière, sans tomber dans les potentiels pièges qu’un thème aussi compliqué pourrait causer.

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Autre grand réalisateur habitué du festival, et connu pour ses « films sociaux », Ken Loach présentait Sorry we missed you. L’on se souvient que son précédent film, I, Daniel Blake, vainqueur de la Palme d’Or, n’avait pas été au goût de tous, certains l’accusant d’exagération, voire de misérabilisme. Traitant ici du monde de travail dans la société moderne, des difficultés de gagner sa vie et de se sentir véritablement libre et indépendant, sans dettes et sans crainte du jour qui vient, le film semble avoir plus plu que son prédécesseur.

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Atlantique, film sénégalais de Mati Diop, est également à classer dans la case « réalisme social ». Toutefois, il s’en éloigne quelque peu en y introduisant des touches de fantastiques ou de mystère. Si le film ne semble pas avoir particulièrement ameuter les foules (après tout, il s’agit d’un premier film de fiction, après plusieurs courts-métrages et documentaires…), il nous paraît détenir des éléments qui le rendent original et nous ne manquerons pas de le voir si l’occasion nous en est donnée.

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Une vie cachée de Terrence Malick, qui avait remporté la Palme avec The Three of Life, était probablement l’un des plus attendus de la compétition. Réalisateur adoré ou incompris, son cinéma ne laisse que rarement indifférent. Nous nous situons du côté des appréciateurs, à quelques exceptions près. Une vie cachée prend place durant la seconde Guerre Mondiale et nous montre l’histoire d’un homme qui refuse de se battre aux côtés des Nazis. Entre biopic, guerre et ode à la liberté, le film semble être un excellent candidat pour diverses récompenses.

Un certain regard

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Toujours en sélection officielle, mais pour la catégorie Un Certain Regard, Bruno Dumont présentait son nouveau film : Jeanne. Celui-ci fait suite à son précédent : Jeannette, qui racontait, tout en chansons, l’enfance de Jeanne d’Arc. Ce dernier avait suscité des réactions diamétralement opposées, certains le jugeant particulièrement original et inventif, d’autres n’y voyant que du grotesque. Cette « suite », plus épurée, semble avoir un peu « calmé » les foules qui l’ont plutôt apprécié.

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Nina Wu, film de Midi Z à qui l’on doit déjà Adieu Mandaley, revient sur la difficulté du métier d’actrice, et d’y parvenir, dans un monde où le cinéma est régi par les hommes. Suivant logiquement l’affaire Weinstein et le mouvement #Metoo qui en découla, le film du réalisateur birman semble s’ancrer à la fois dans l’actualité tout en proposant de nouveaux points de vue.

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Adam, film marocain réalisé par Maryam Touzani, est une histoire de rencontre entre deux femmes dans une société qui ne fait pas grand-chose pour les aider, ensemble, elles entameront le chemin de réapprentissage de la vie. La projection du film s’est achevée par une standing-ovation, démonstration de l’appréciation d’un public, visiblement ravi par le premier long-métrage de la réalisatrice. Celle-ci n’est toutefois pas étrangère au monde du cinéma, ayant été actrice pour plusieurs films. Décrit comme particulièrement émouvant, nous esperons pouvoir le voir sous peu.

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Du côté de l’Algérie cette fois, nous vient Papicha de Mounia Meddour, dont c’est également le premier long-métrage de fiction. Le film parcoure la vie de « jeunes filles libres dans l’Algérie des années 1990 ». La liberté est donc l’élément central de l’œuvre et permet de donner un regard sur des événements que la plupart d’entre nous connaît probablement peu. Film au discours féministe et puissante ode à la liberté, et bien que certains y voient un certain manichéisme, il a été apprécié pour son thème et ses actrices talentueuses.

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Port Authority est le premier long-métrage de la réalisatrice Danielle Lessovitz. Il s’attache à aborder la question de l’acceptation de l’autre et des différences, en racontant l’histoire d’un jeune homme qui, débarquant à New York, découvre la communauté queer et tombe amoureux d’une jeune femme trans, Wye. Selon les retours, si le film permet effectivement une mise en valeur nécessaire de minorités trop peu visibles à l’écran et au cinéma, et encore plus dans les festivals internationaux tels que Cannes, tout en démontrant une quête d’identité, il témoigne toutefois d’un certain manque de mesure et d’ambivalence. Imparfait, mais intéressant, en somme.

Semaine de la critique

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Deuxième film d’animation visible au festival et dont nous parlons (après les Hirondelles de Kaboul dont nous parlions dans notre précédent article sur le sujet), J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin, était particulièrement attendu par les fans du genre (reste à savoir s’ils sont vraiment nombreux à Cannes…). Le film présente l’histoire d’une main tranchée qui s’évade à la recherche de son propriétaire, et, ce faisant, se remémore son existence. Au vu des retours positifs, le film est vraisemblablement une réussite et nous espérons pouvoir le voir rapidement. La sortie française est prévue pour novembre prochain.

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A white, white day de Hlynur Palmason, est « le film islandais » de la compétition. Petit pays de 300 000 habitants, les créations de ses réalisateurs n’en sont pas moins visibles lors de festivals internationaux, et souvent appréciées, malgré une fréquente grande froideur (l’on pense notamment à Béliersde Grímur Hákonarson). Le film est présenté comme une « histoire de deuil, de vengeance et d’amour inconditionnel » et le moins que l’on puisse dire, est qu’il ne paraît pas fortement joyeux. Côté réactions de critiques, l’on constate un fait fréquent dans le cinéma islandais : la très bonne utilisation du paysage environnement pour visualiser les émotions des personnages. Décrit tantôt comme émouvant, tantôt comme film à l’humour, ou plutôt au ton, étonnant, la réalisation de Hlynur Palmason nous intrigue et nous espérons pouvoir le voir sur nos écrans.

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Vivarium, présenté en semaine de la critique également, met en scène Imogen Poots et Jesse Eisenberg pour un film de science-fiction. Prenant place dans un futur proche, un couple cherche à acheter une nouvelle maison qu’ils visitent… jusqu’à s’y retrouver pris au piège. Le synopsis ne paraît pas particulièrement novateur dans le genre, entre huis clos et « escape game » et le film ne semble effectivement pas avoir suscité un engouement important, sans pour autant avoir été la cible de critiques virulentes.

 

Quinzaine des réalisateurs

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First Love, de Takashi Miike (Audition), était présenté lors de la Quinzaine des Réalisateurs. Si le réalisateur est particulièrement prolifique, ses dernières œuvres sont loin de faire l’unanimité. Ce film semble, enfin, signer un retour réussi de son auteur. Histoire mêlant l’ambiance nocturne tokyoïte, au monde policier, à celui des call-girls ou encore des yakuzas… Mélangeant le dramatique, à la violence et à l’humour, le film a beaucoup plus.

1219831-zombi-child3jpgZombi Child, de Bertrand Bonnello, était lui aussi présenté dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs. Du réalisateur, l’on avait déjà pu voir Nocturama il y a quelques années. Bonnello continue ici d’explorer la thématique de la jeunesse, au travers d’une histoire de zombies. Film de genre apparemment ambitieux, il n’aura toutefois pas pu contenter tout le monde ; les réactions recueillies à la suite de la projection sont assez diverses. Personnellement, cette œuvre étrange et multiple nous intrigue et nous ne manquerons pas de lui donner sa chance.

D42BEbNXoAI7s_OThe Lighthouse de Robert Eggers (à qui l’on doit le très bon The Witch, film d’horreur médiéval), avec Robert Pattinson (qui fera certainement un excellent Batman) et Willem Dafoe, a lui, su conquérir le cœur des festivaliers, car l’essentiel des retours est extrêmement positif. Une île éloignée, un phare, l’Angleterre de la fin du 19èmesiècle… il n’est pas à douter que tous les éléments sont réunis pour produire un film voguant entre le fantastique, le mystérieux et l’horreur. Une immense attente personnelle ! 

 

Cannes comme si on y était : premier récapitulatif

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Depuis le 14 mai, un des plus grands festivals de cinéma a commencé : le Festival de Cannes. Et, sur la Croisette pendant près de deux semaines, les plus grands réalisateurs et les plus grandes réalisatrices côtoieront les professionnels du cinéma. Aussi, à défaut de pouvoir être sur place, nous vous proposerons, tout au long du festival, quelques récapitulatifs revenant sur le temps forts et moins forts.

 

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En ouverture, les chanceux festivaliers ont pu voir le nouveau film de Jim Jarmusch :  The Dead don’t die. Les zombies ne semblent pas avoir fait l’unanimité puisque de nombreuses critiques négatives se sont déjà faites entendre. Le réalisateur est un habitué et souvent apprécié. Pourtant, cette nouvelle « comédie » où l’on peut notamment voir Bill Murray et Adam Driver, n’a pas été au goût de tous, certains la trouvant même grotesque… Le film est d’ailleurs sorti au même instant partout en France et est toujours (heureusement) visible en salle. Nous vous communiquerons donc notre avis le plus vite possible, dès que nous aurons vu le film.

 

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Un autre film, présenté lui en compétition officielle, qui a déjà fait beaucoup parler de lui est Les Misérables de Ladj Ly. Décrit comme « une plongée dans la banlieue » et un « électrochoc », le film, qui s’inspire de faits réels, a énormément plu et semble d’ores et déjà être pressenti, ou tout du moins être un bon candidat, pour la récompense ultime.

 

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Le Daim, nouvelle réalisation de Quentin Dupieux à qui l’on doit Réalité, a lui aussi, semble-t-il été fort apprécié. Ce dernier a fait l’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs et est déjà noyé sous les qualificatifs tous plus positifs les uns que les autres. Comédie horrifique où jouent notamment Jean Dujardin et Adèle Haenel, nous ne pouvons que l’attendre avec impatience.

 

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Autre film que nous attendons avec impatience, Bacurau est réalisé par les Brésiliens Kleber Mendonça Filho (qui présentait le très beau Aquarius il y a quelques années) et Juliano Dornelles. Celui-ci semble avoir attiré un peu moins les foules que les films précédemment cités, mais pas les critiques positives. Décrit comme extrêmement violent, et allant à l’encontre du régime instauré par Bolsonaro, tout en mettant les spectateurs face à l’urgence climatique. Forcément intriguant, voici une de nos autres grandes attentes pour les mois à venir.

 

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Beanpole (Une Grande Fille / Dylda) a également pu être vu dans la section « un certain regard ». Réalisé par Kantemir Balagov (à qui l’on doit aussi Tesnota), le film aborde la seconde guerre mondiale et la vie de deux femmes.

 

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And then we danced de Levan Akin, film issu d’une coproduction entre la Géorgie et la Suède et portant sur les rôles et choix qui incombent, selon les normes sociétales imposées, aux hommes et aux femmes, a lui été présenté dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs. Déclinant son sujet à travers la thématique de la danse et prenant place dans la société géorgienne conservatrice, ce premier film semble avoir été plutôt bien reçu.

 

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Présenté également dans la sélection « Un Certain Regard », les Hirondelles de Kaboul est un film d’animation, adapté d’un livre de Yasmina Khadra, réalisé par Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec. Prenant place en Afghanistan durant la période des Talibans, celui-ci semble avoir plu, autant pour son sujet fort et interpellant que pour ses choix esthétiques.

Voilà qui conclut notre première aperçu – récapitulatif du Festival de Cannes, à dans quelques jours pour la suite !

BIFFF 2019 : Bilan et Palmarès

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Pour ce dernier article au sujet du BIFFF 2019, nous vous proposons de revenir sur le festival et nos coups de cœur personnels, ainsi que de vous faire part du palmarès officiel.

Nous avons pu y découvrir de nombreux films, entraînés par la bonne ambiance, les 16 séances initialement prévues se sont transformées en 23, et c’est avec joie que nous avons parcouru les couloirs et les salles du Palais des beaux-arts. De la comédie, de la science-fiction, de l’horreur, du fantastique, du dystopique, du thriller … de nombreux styles qui furent autant d’ingrédients qui ont permis un festival totalement réussi. À travers ceux-ci, nous avons également pu visiter quatre continents, et pas moins de seize pays ! La diversité était donc bien au rendez-vous de cette 37èmeédition !

Plus particulièrement, nous avons été charmés par l’inventivité, la maîtrise et l’humour de One Cut of the Dead de Sinichiro Ueda (on rappelle que le film sort cette semaine en France, si vous pouvez y aller, n’y coupez pas…), par la folie psychédélique, l’univers merveilleusement cauchemardesque et les couleurs de Braid de Mitzi Peirone, par les incroyables rebondissement et le suspense haletant de l’enquête de Cut Off de Christian Alvart, par l’utilisation de l’insomnie à des fins horrifiques dans You Shall not Sleep de Gustavo Hernandez et par la déclinaison du thème du deuil avec originalité et réussite dans Stray de Olga Gorodetskaya. Voilà donc pour ce qui est de notre « top 5 » personnel, qui parcourt, sans l’avoir pourtant prédit, les genres cinématographiques autant que les zones géographiques.

Également restés dans nos mémoires pour une longue durée et dont l’on espère une carrière fructueuse aux réalisateurs et réalisatrices, nous souhaitons (re)mentionner : Achoura, Aniara, Zoo, Aurora, The Golem, The Unseen et Level 16.

Et, en ce qui concerne les lauréats de festival…  Voici le palmarès :

Compétition thriller : Door Lock de Kwon Lee
Mention spéciale pour Brother’s Nest de Clayton Jacobson

Prix de la critique : The Pool de Ping Lumprapleng

Compétition 7thorbit : Werewolf de Adrian Panek
Mention spéciale pour Cities of Last things de Wi Ding Ho

Compétition Mélies: I’m back de Luca Mineiro

Prix du public: One cut of the dead de Sinichiro Ueda

Compétition internationale:

Prix spécial de Steve Johnson pour The Pool de Ping Lumprapleng

Corbeau d’argent pour Extraordinary de Mike Ahern et Enda Loughman

Corbeau d’argent pour Freaks by Adam B. Stein et Zach Lipovsky

Corbeau d’or pour Little Monsters de Abe Forsythe

 

Voilà qui conclut donc nos compte-rendus et avis pour cette année. Désormais, une seule chose à faire : attendre l’année prochaine avec impatience !