Date de sortie : 22 décembre 1999 (Amérique du Nord), 15 mars 2000 (France)
Réalisateur : Miloš Forman
Acteurs principaux : Jim Carrey, Danny DeVito, Courtney Love, Paul Giamatti, Vincent Schiavelli, Peter Bonerz, Jerry Lawler
Genre : Comédie dramatique
Nationalité : Anglo-germano-américano-japonais
Compositeur : R.E.M.
Scénaristes : Scott Alexander et Larry Karaszewski
Sociétés de production : Universal Pictures, Mutual Film Company, Jersey Films et Cinehaus
Budget : 52
millions de dollars

Un homme de spectacle atypique !

En pleine reconversion dans la comédie dramatique à la fin des années 90 avec les cultissimes Disjoncté et The Truman Show, Jim Carrey passe sous l’objectif de Miloš Forman (Vol Au-Dessus d’un Nid de Coucou, Amadeus, Valmont) dans un biopic sur la vie du comique américain Andy Kaufman. Un personnage particulier cherchant à se démarquer des gags conventionnels sur scène, sorte de mise en abyme de Jim Carrey lui-même à cette période. Alors qu’il dupe tout le monde en troquant son homme étranger avec une belle imitation d’Elvis Presley, Kaufman attire l’attention de son futur agent George Shapiro, joué par Danny DeVito (Batman Returns, LA Confidential, Virgin Suicides).

Un comédien de grand talent.
Danny DeVito, toujours dans les bons coups.

Alors que ce dernier lui décroche le rôle du mécanicien Latka Gravas dans la série Taxi, aux côtés de DeVito lui-même et de Christopher Lloyd (Retour vers le Futur, Qui veut la Peau de Roger Rabbit, La Famille Addams), Kaufman surprend encore son public en s’associant au chanteur Tony Clifton, qu’il incarne en réalité sur scène en accord avec son partenaire créatif Bob Zmuda, sous les traits de Paul Giamatti (Donnie Brasco, Il faut Sauver le Soldat Ryan, La Planète des Singes). Alors qu’il multiplie les émissions entre Saturday Night Live ou encore Fridays sur ABC, dont le directeur est interprété par l’iconique Vincent Schiavelli (Taking Off, Ghost, Demain ne Meurt Jamais), Kaufman se lance dans le catch auprès du lutteur professionnel Jerry Lawler, incarné par lui-même. Après avoir entamé une relation avec la lutteuse Lynne Marguiles, incarnée par la chanteuse Courtney Love, un cancer du poumon lui est diagnostiqué, aboutissant à un final tragique.

Une frontière entre fiction et réalité qui s’amenuise.
Un artiste unique en son genre.

Man on the Moon se révèle alors bien plus qu’un simple biopic : c’est une plongée vertigineuse dans l’art de la performance, où la frontière entre réalité et fiction tend à s’effacer. Miloš Forman, avec une mise en scène à la fois tendre et décalée, capture l’essence d’un artiste inclassable, obsédé par l’idée de bousculer les attentes du public, quitte à se perdre dans ses propres illusions. Entre rire et mélancolie, le film interroge la quête d’authenticité dans un monde où tout n’est que spectacle et laisse une impression durable, comme un rêve éveillé dont on ne sort pas tout à fait indemne. Une œuvre à part, aussi particulière que son sujet, qui résonne longtemps après le générique.


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Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

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