Date de sortie : 2 juillet 1980 (États-Unis), 24 septembre 1980 (France)
Réalisateurs : Jim Abrahams, David et Jerry Zucker
Acteurs principaux : Robert Hays, Julie Hagerty, Lloyd Bridges, Leslie Nielsen, Robert Stack, Peter Graves, Kareem Abdul-Jabbar, Stephen Stucker
Genre : Comédie
Nationalité : Américain
Compositeur : Elmer Bernstein
Scénaristes : Jim Abrahams, David et Jerry Zucker
Sociétés de production : Paramount Pictures et Howard W. Koch Productions

Un aéroport particulièrement sécurisé.

Parodie décomplexée du film catastrophe À l’Heure Zéro sorti plus de vingt ans auparavant, Y a-t-il un Pilote dans l’Avion ? est une comédie cultissime du début des années 1980 réalisée par Jim Abrahams, David et Jerry Zucker au sein du collectif ZAZ. Pour son premier rôle au cinéma, Robert Hays (Starman, Super Héros Movie) incarne Ted Striker, ancien commandant d’escadrille ayant une peur pathologique de piloter depuis qu’il a perdu six hommes pendant la guerre. Il se précipite toutefois à bord d’un vol en direction de Chicago pour retrouver son amour de jeunesse Elaine Dickinson, devenue hôtesse de l’air sous les traits de Julie Hagerty (Comédie Érotique d’une Nuit d’Été, Beyond Therapy, U-Turn), qui effectue elle aussi ses débuts au cinéma. Entre romance ringarde et intoxication alimentaire intempestive, le voyage promet de ne pas être de tout repos.

Une romance au ridicule parfaitement maîtrisé !
Une parodie on ne peut plus d’époque.

Véritable enchaînement de gags tous aussi absurdes les uns que les autres, de clins d’œil et de parodies d’autres films, Y a-t-il un Pilote dans l’Avion ? annonce d’emblée la couleur avec la dérive d’un avion qui perce les nuages comme un aileron de requin dépassant de l’eau avant de filer vers le spectateur sous le thème musical des Dents de la Mer. Le casting se veut riche et varié avec la présence d’acteurs comme Peter Graves (le présentateur télé dans Les Valeurs de la Famille Addams), Lloyd Bridges (Le Train sifflera Trois Fois, Cousins, Hot Shots), Robert Stack (Paris brûle-t-il, 1941, Baseketball) et Jonathan Banks (Gremlins, Le Flic de Beverly Hills, Breaking Bad). On trouve également le basketteur Kareem Abdul-Jabbar, célèbre pour avoir affronté Bruce Lee dans Le Jeu de la Mort deux ans auparavant, ainsi que Leslie Nielsen, dont la carrière se tourne alors vers l’interprétation de personnages sérieux inconscients de l’absurdité de leur environnement.

Des gags comme seules les années 80 savent le faire.
« Il est vrai que l’un des membres de l’équipage est souffrant […] mais les deux autres pilotes se portent à merveille. Ils sont actuellement aux commandes, toujours fidèles à la ferveur mystique qui les anime ! »

Ted est très drôle dans sa dégaine de vieux looser et dans les flashbacks qui montrent les bons moments passés avec Elaine avant que son devoir de soldat ne compromette leur relation. Leur rencontre constitue une véritable parodie de La Fièvre du Samedi Soir dans un bar où Ted imite John Travolta habillé en marin pendant que deux filles se tapent dessus en cassant tout sur leur passage dans l’indifférence générale. Omniprésents, les gags vont d’un black qui nettoie la vitre du cockpit de l’avion juste avant le décollage au billet de Ted qui émet de la fumée car il a demandé une place dans l’espace fumeur, en passant par Roger qui répond plusieurs fois « Hein ? » quand le pilote répond « Roger ! » pour annoncer sa réception d’un message lors d’une communication radio.

– « Roger ! » – « Hein ? » – « Roger ! » – « Hein ? »
Bientôt la fin du voyage !

Le comique de répétition fait également mouche entre le message de l’aéroport qui se répète à l’infini, les prosélytes de l’église de la conscience inconsciente qui harcèlent les passants, Ted qui se montre incapable de boire sans tout se renverser sur lui et le docteur Rumack qui lui répète plusieurs fois qu’il compte sur lui pour faire atterrir l’avion. Les situations absurdes sont aussi loin d’être en reste entre la fille qui dort avec un cheval, Ted qui transpire aussi abondamment que s’il était sous la douche, les passagers qui tentent de se suicider dès que ce dernier leur raconte son histoire ou encore le nez de Leslie Nielsen qui s’allonge façon Pinocchio quand il explique à tout le monde qu’il n’y a pas de raison de s’affoler. Un grand classique du genre ayant inspiré de nombreuses comédies à venir, dont l’iconique saga des Y a-t-il un Flic.


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Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

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