De Frédéric Beigbeder

Avec Gaspard Proust, Audrey Fleurot, Anamaria Vartolomei, Jonathan Lambert.

L'idéal 1

Après avoir vu le très bon The Neon Demon de Nicolas Winding Refn, j’étais friand de pouvoir me replonger dans l’univers de la beauté. Ayant bien aimé « L’amour dure 3 ans », j’étais en toute confiance, impatient de retrouver le héros de « 99 francs » (réalisé par Jan Kounen, dont j’avais particulièrement apprécié le sketch coupé dans les Infidèles). Mais passons toutes ces références ! Le film commence plutôt bien, il y a du rythme : Beigbeder propose une réalisation punchy avec des effets chic et choc. Rien d’original, mais ça fonctionne plutôt bien. Le spectateur est immédiatement immergé dans l’univers de la mode et fait rapidement connaissance avec le trio de personnages principaux :

_ Octave Parango, le héros de 99 francs, fait son retour. Autrefois campé par Jean Dujardin, c’est ici Gaspard Proust qui s’y colle.

_ Audrey Fleurot incarne Valentine Winfeld, une working girl dans toute sa splendeur et sans aucune nuance : froide, débordée, focus sur son travail.

_ Jonathan Lambert se travestit en Carine Wang, la grande patronne sans cœur de la célèbre marque de cosmétique « L’idéal ».

L'idéal 3

La première demi-heure s’écoule, l’élément perturbateur survient, avec une irrévérence toute modérée… Les dialogues sont très irréguliers, certains s’amuseront de quelques petites vannes, pendant que d’autres crieront au loup machiste. Peu à peu l’histoire s’enlise, les acteurs tournent à vide, en surjouant de plus en plus. Mention spéciale à Audrey Fleurot et Jonathan Lambert qui finissent par devenir vraiment agaçants.

L'idéal 2

Gêné par le manque d’épaisseur, j’ai décroché progressivement, trouvant la dernière demi-heure aussi longue que lourde. Une caricature de comédie à la française, avec une pointe de cynisme très policée. Limite on pourrait porter plainte contre l’affiche du film pour publicité mensongère (ou alors, c’est ça le vrai message de Beigbeder : spectateur, j’ai fait un film aussi faux que ce que je dénonce).  Peut-être que celles et ceux qui ont aimé le livre de Beigbeder « Au secours pardon » dont est issu ce film apprécieront. Le film attirera un public curieux grâce à son côté racoleur. Les autres passeront sans doute leur chemin.


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City Zen
Nicolas, 37 ans, du Nord de la France. Professeur des écoles. Je suis un cinéphile éclectique qui peut alterner entre blockbusters, films d’auteur, films français, américains, petits films étrangers, classiques du cinéma. J’aime quand les films ont de la matière : matière à discussion, à interprétation, à observation, à réflexion… Quelques films que j’adore pour cerner un peu mes goûts : Matrix, Mommy, Timbuktu, la Cité de la Peur, Mission Cléopâtre, Ennemy, Seven, Fight Club, Usual Suspect, Truman Show, Demain, Big fish, La Haine, La Vie est belle, Django, Rubber, Shutter Island...

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