Date de sortie 16/09/1981
Durée (01h55)
Titre original Raiders of the Lost Ark
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Harrison Ford , Karen Allen , I Paul Freeman ,...
Depuis 2023
Format 60 min
Genre Action, Aventure, Science Fiction
Créée par Chris Black, Matt Fraction
Avec Anna Sawai, Kiersey Clemons, Ren Watabe
Nationalités U.S.A., Japon
Musique Leopold Ross
Synopsis
Le destin...
Date de sortie : 6 août 1986 (Japon),
15 août 1987 (Amérique du Nord),
16 janvier 1988 (Europe)
Développeur : Nintendo
Concepteur : Saturo Okada
Genre : Plates-formes /...
Date de sortie 16/09/1981
Durée (01h55)
Titre original Raiders of the Lost Ark
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Harrison Ford , Karen Allen , I Paul Freeman ,...
Depuis 2023
Format 60 min
Genre Action, Aventure, Science Fiction
Créée par Chris Black, Matt Fraction
Avec Anna Sawai, Kiersey Clemons, Ren Watabe
Nationalités U.S.A., Japon
Musique Leopold Ross
Synopsis
Le destin...
Date de sortie : 6 août 1986 (Japon),
15 août 1987 (Amérique du Nord),
16 janvier 1988 (Europe)
Développeur : Nintendo
Concepteur : Saturo Okada
Genre : Plates-formes /...
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…
Date de sortie : 12 février 2020 (1h 33min) Réalisateur : Stéphane Demoustier Acteurs principaux : Melissa Guers, Roschdy Zem, Chiara Mastroianni, Anne Mercier, Anaïs Demoustier Genre : Drame judiciaire Nationalité : Français Compositrice : Carla Pallone
Une montée en tension musicale dès les premiers instants.
Drame judiciaire réalisé par Stéphane Demoustier (Terre Battue, Allons Enfants), La Fille au Bracelet se concentre sur le procès d’une adolescente de dix-huit ans, accusée d’avoir tué sa meilleure amie lors d’une fête donnée chez cette dernière deux ans plus tôt. Dans la même veine que le film argentin Acusada ou encore qu’Apparence Trompeuse revenant sur l’affaire Amanda Knox, le scénario a pour personnage principal Lise Bataille, brillamment interprétée par Melissa Guers, dont c’est le premier rôle au cinéma. Après quelques semaines en détention durant son instruction, Lise est soumise à la liberté surveillée, un bracelet électronique attaché à ses chevilles. Débutant sur une heureuse scène de vacances en famille, La Fille au Bracelet lance annonce d’emblée la couleur tandis que deux policiers viennent chercher la jeune fille de seize ans pour l’interroger.
Impuissants, les parents se rendent compte que leur fille n’est pas tout à fait celle qu’ils croyaient.Neutre comme il se doit, le président mène les débats d’un air bienveillant.
Le parti pris du film est de faire vivre le procès au spectateur comme s’il était lui-même juré, ignorant si l’accusée est coupable ou innocente, son opinion étant remise en cause durant l’évolution des débats. Joué par Roschdy Zem (Les Hommes du Feu, Le Jeu, Roubaix une Lumière), le père de Lise est très présent et déterminant dans l’autorité bienveillante proche de la jeune fille. Plus discrète et intervenant plus tard sous les traits de Chiara Mastroianni (Non ma Fille tu n’iras pas Danser, Les Bien-Aimés, Chambre 212), Céline Bataille apporte une once d’humanité touchante dans la défense de sa fille. Tourné au palais de justice de Nantes, le film se concentre essentiellement sur le procès, le spectateur ne quittant la salle d’audience que pour quelques séquences à l’extérieur faisant avancer l’intrigue à leur façon. Le juge y est incarné par Pascal-Pierre Garbarini, avocat à Paris.
« Jules, c’est quoi ce couteau ? »Du haut du banc de l’accusée, Lise fait acte de présence avec un stoïcisme notable.
Captivant grâce à une réalisation impeccable magnifiée par la tension provoquée par les violons de Carla Pallone, La Fille au Bracelet s’étend moins sur le meurtre que sur le mutisme de cette adolescente que personne ne semble cerner. Inconséquente, d’apparence presque innocente, son visage impassible et la fragilité enfouie derrière son masque d’indifférence provoquent toujours plus de doute, d’autant que les pièces à conviction ne tendent que vers elle. Refusant d’entrer dans le rôle qu’on attend d’une accusée, Lise assiste à son procès dans une indifférence très marquée. Elle se contente de répondre à des questions simples et ne se défend brièvement que lorsqu’elle se sent injustement attaquée. Interprétée par Anaïs Demoustier (Hellphone, Quai d’Orsay, Les Malheurs de Sophie), l’avocate générale tente en effet de la déboussoler par des questions incisives cherchant à faire éclater la vérité qu’elle imagine.
« Mademoiselle Bataille excelle en matière de dissimulation : elle a su se taire quand elle ne voulait pas s’exposer, elle a su faire parler ses proches quand elle avait besoin d’une parole à son secours. Mademoiselle Bataille avait annoncé son crime : elle avait distillé la peur chez la victime. »
« Que savons-nous des adolescents de seize ans, dix-sept ans, voire dix-huit ans ? Que savons-nous de leurs codes, de la relation qu’ils entretiennent avec leur corps ? Que savons-nous de leurs désirs, de leurs fantasmes, peut-être même de leurs blessures, de leurs chagrins ? Que savons-nous de leurs amitiés, de leurs amours ? »
À travers une histoire de vidéo dévoilant une pratique sexuelle postée sur Internet sans l’accord de l’intéressée, l’accusatrice s’accorde la liberté d’une leçon de morale visant à pointer du doigt des pratiques qui ne sont pourtant pas pénalement répréhensibles. Contestés par l’avocate de Lise, ces propos montrent qu’au-delà d’un simple procès pour meurtre, le film interroge surtout le fossé des générations en mettant en scène des adultes qui jugent des adolescents. À la suite des interventions percutantes des avocats et aux regrets exprimés par Lise, la dernière séquence montrant qu’elle s’attache son collier là où se trouvait le bracelet s’avère lourd de sens quant aux deux interprétations possibles que l’on peut en faire. Et c’est bien là toute la force du long métrage, car si l’acquittement prouve une chose, c’est bien qu’aucune preuve tangible n’a permis de faire condamner l’accusée. Mais s’il paraît plus que clair qu’elle se sent coupable, rien n’est pourtant moins sûr.
Date de sortie : 7 mars 1991 (Arcade),
10 juin 1992 (Super Famicom) Développeur : Capcom Concepteur : Yoshiki Okamoto
Genre : Versus Fighting Nationalité : Japonais Compositrice : Yoko Shimomura
Système d’origine : Arcade CPS1
7 mars 1991 : une date qui fait sens pour tout gamer qui se respecte. C’était il y a 35 ans en salle d’arcade, près de quatre années après un premier épisode qui avait posé les bases malgré une jouabilité désastreuse, et à peine plus d’un an à la suite d’un certain Street Fighter ’89 devenu le nouveau mètre étalon du beat’em up sous le nom de Final Fight. Une expérience dont Capcom a su tirer profit pour imposer la révolution du versus fighting grâce à une jouabilité digne de ce nom et à pas moins de huit personnages jouables, du jamais vu pour l’époque. L’organisation Shadowlaw, dirigée par le mystérieux M. Bison, envoie en effet une invitation aux meilleurs combattants des quatre coins du monde pour participer au tournoi qu’il organise à des fins personnelles.
On retrouve ainsi un Ryu fortifié accompagné de son ami Ken, avec exactement les mêmes coups spéciaux que dans le premier opus : Hado-Ken, Sho-Ryu-Ken et Tatsumaki. S’ajoutent à eux le sumotori Edmond Honda, qui représente le Japon traditionnel en voulant prouver la valeur de son art avec ses puissants coups de poing pour compenser sa lenteur, le monstrueux Blanka capable de générer de l’électricité, le catcheur Zangief dont la palette de coups s’inspire de ceux de Mike Haggar de Final Fight, ainsi que le bonze Dhalsim, redoutable hindou cracheur de flammes et capable d’allonger ses membres. Personnages-clé du scénario, le colonel William Guile cherche à venger un de ses anciens camarades tués par Bison, tandis que l’agent d’Interpol Chun Li vient dédommager l’assassinat de son père des mains de l’effroyable dictateur. Particulièrement audacieux, le choix d’une femme parmi les personnages jouables renforce considérablement la modernité du jeu.
Un character select devenu mythique !
Si Street Fighter II est aussi mythique, c’est également pour ses quatre boss combattables uniquement après avoir vaincu tous les autres. Avant de faire face à Bison, il faut en effet en découdre avec Balrog, un boxeur fortement inspiré de Mike Tyson, le matador Vega muni d’un masque froid protégeant son visage et de longues griffes d’acier à la main gauche, ainsi que le terrible Sagat, bien décidé à se venger de Ryu, qui lui avait laissé une immense cicatrice sur le torse. La difficulté du jeu est assez corsée, mais bien équilibrée pour que le tout donne envie de retenter sa chance après une défaite. Reconnaître les techniques de chaque adversaire et essayer de les battre avec différents personnages s’avère alors être la clé de la victoire. Aussi futiles que puissent paraître les cinématiques de fin, elles font tout de même office de récompense pour un joueur parvenant à terminer l’arcade à un certain niveau de difficulté, en plus de commencer à enrichir le background de la saga.
Fort de son immense succès, et avant même son adaptation sur Super Nintendo, Street Fighter II obtient un premier upgrade le 17 avril 1992, intitulé Champion Edition. Jusqu’alors simple fantasme des fans, les quatre boss deviennent réellement contrôlables, passant alors le nombre de personnages jouables à douze. Outre une vitesse légèrement supérieure, des avatars affinés, des arènes aux couleurs plus sombres et la possibilité d’affronter son double, les coups spéciaux commencent eux aussi à évoluer. Ryu se démarque alors de Ken avec une légère amélioration du Hado-Ken, tandis que ce dernier gagne en portée pour son Dragon Punch. Street Fighter II’ Champion Edition est ensuite porté sur PC-Engine, puis sur Mega Drive dans une version permettant également de jouer à Street Fighter II’ Hyper Fighting, deuxième upgrade sorti le 17 décembre 1992.
Un casting en hausse de 50% !
Rapidement adaptée sur Super Nintendo sous le nom de Street Fighter II Turbo Hyper Fighting, cette itération donne aussi la possibilité de jouer à la Champion Edition en sélectionnant le mode normal, écopant à la fois de la même chute de framerate que The World Warrior en version PAL. Aux côtés d’une vitesse de jeu largement revue à la hausse, cette nouvelle version enrichit la palette de coups spéciaux des personnages, multipliant ainsi les possibilités en combat. Innovations aériennes tout d’abord, Ryu et Ken pouvant désormais effectuer leur Tatsumaki en hauteur, tout comme Honda et Blanka écopent d’une charge à la verticale. Outre une prise aérienne pour Guile, Chun Li gagne une boule de feu et Dhalsim peut se téléporter sur quatre points de l’écran. L’IA s’adapte naturellement à ces ajouts afin de devenir plus coriace avec l’augmentation de la vitesse de jeu.
La cultissime jaquette occidentale, qui est aussi celle du pack avec la Super Nintendo.Une affiche stylée mettant en avant tous les personnages.
Travaillant d’arrache-pied pour sortir la version ultime de son jeu, Capcom voit dans un premier temps ses ambitions à la baisse pour concurrencer l’arrivée imminente de Fatal Fury Special. Le 14 septembre 1993, Super Street Fighter II inaugure le CP System II avec une nouvelle introduction impressionnante durant laquelle Ryu envoie un Hado-Ken en plein écran sous une musique surpuissante respirant l’esprit de la saga. Sous-titré The New Challengers, ce troisième upgrade apporte principalement, comme son nom l’indique, quatre nouveaux personnages aux styles et à la nationalité plus exotiques. On trouve ainsi le Hongkongais Fei Long, sosie parfait de Bruce Lee à l’instar de Liu Kang dans Mortal Kombat, de Dragon dans World Heroes ou encore de Law dans le futur Tekken. Le Jamaïcain Dee Jay pratique un kickboxing rythmé par la musique tandis que le Mexicain Thunder Hawk est un lutteur à la carrure impressionnante cherchant à se venger de Shadawlaw, qui a détruit son village et fait subir un lavage de cerveau à sa femme Julia (la légende raconte qu’elle serait jouable dans Street Fighter Alpha 3).
De nouveaux avatars au charisme étincelant.Sur Mega Drive, la couverture maîtrise l’art du teasing.
Une deuxième héroïne fait son apparition en la personne de Cammy, une jeune et séduisante agent secret britannique à l’allure militaire et souffrant d’amnésie, ce qui lui procure une place assez importante dans le scénario. Outre une forte hausse de charisme des avatars, des musiques remixées, des décors recolorés, huit palettes de couleurs différentes pour les costumes et des fins retravaillées, les coups spéciaux évoluent encore et toujours, à commencer par le Hado-Ken bien plus impressionnant de Ryu et du Dragon Punch enflammé de Ken. Certains personnages obtiennent de nouveaux types de charge (Blanka, Balrog, Vega, Bison) tandis que Zangief devient bien plus plaisant à manier grâce à de nouvelles prises super stylées. Les combos sont désormais clairement renseignés et comptabilisés par des points. Porté sur Mega Drive et Super Nintendo, le jeu se voit enrichi d’un mode Group Battle proposant plusieurs combats à la suite en versus (en réalité déjà présent dans Street Fighter II’ Champion Edition sur Mega Drive), et surtout d’un excellent mode tournoi (issu de la Tournament Edition de l’arcade) qui permet de s’affronter jusqu’à huit joueurs avec un classement précis prenant en compte les poules des perdants.
Un énorme SUPER annonciateur de nombreuses améliorations.Un design bien discutable pour cette affiche qui respire le nanar des années 80.
Le 8 mars 1994 marque la sortie de la version la plus aboutie du jeu, sous le nom de Super Street Fighter II X Grand Master Challenge au Japon. Après une nouvelle intro montrant Chun Li et Cammy avec son niveau en arrière-plan en plus du même Ryu qui jette une flamme à l’écran sous une musique plus subtile, le joueur a le choix entre trois vitesses, celle de base étant déjà plus rapide que dans la précédente version. Un rééquilibrage est réalisé sur l’ensemble du casting (Honda reste par exemple immobile durant ses mille poings et ces derniers ne durent que quelques secondes) tandis que les coups spéciaux se font toujours plus nombreux. Ken voit notamment ses coups de pied s’affiner pour être plus proches de son style, Dhalsim obtient une yoga flame vers la diagonale haut avant, Chun Li et Dee Jay gagnent une charge verticale aux pieds tandis que Balrog peut terminer ses charges horizontales par un balayage au poing ou une feinte au crochet. Déjà présent dans Art of Fighting et Fatal Fury 2, le système de furies permet de porter un impact surpuissant basé sur un coup spécial du personnage, moyennant le remplissage d’une jauge et la réussite d’une manipulation complexe, comme deux quarts de tour à la suite ou une charge alambiquée.
Hedge l’a dit : si la PS1 a inventé quelque chose, c’est bien les chargements !
L’ombre mystérieuse de l’introduction dévoile aussi un nouveau personnage d’importance, jouable via un code et combattable en arrivant face à Bison sous certaines conditions. Basé sur le gameplay et l’animation de Ryu, le redoutable Akuma ajoute à ses coups une téléportation horizontale à deux vitesses vers l’avant et l’arrière, ainsi qu’une boule de feu en l’air qui va vers la diagonale bas avant. S’il ne possède pas encore de furie, on peut en avoir un aperçu avec le redoutable Shun Goku Satsu qu’il assène à Bison. Si 2X n’a eu aucune adaptation sur les consoles 16-bit, il a tout de même été porté sur 3DO, Amiga CD-32 et même PC. Il sort également dans la compilation Street Fighter Collection sur Saturn et PlayStation en 1997, qui souffre de nombreux chargements et d’une forte lenteur en PAL. Outre une ressortie sur les Dreamcast japonaises, un portage a lieu sur Game Boy Advance en 2001, avec une interface plus épurée, des musiques remixées, des avatars plus modernes et la possibilité de débloquer Akuma et Shin Akuma, une variante encore plus consumée par le Satsui no Hado, en cumulant des points.
L’art de repenser les jaquettes à chaque nouvelle réédition.Retour aux sources pour cette 15th Anniversary Edition !
Pour les quinze ans de la saga, une nouvelle version voit le jour sous le nom d’Hyper Street Fighter II, également présent dans la compilation Street Fighter Anniversary sur PlayStation 2 et Xbox, qu’il partage avec Street Fighter III Third Strike. Cette mouture a la particularité de mettre à disposition les différentes versions des seize personnages, de The World Warrior à 2X. Si les combattants des versions les plus anciennes ont fatalement moins de coups, ils frappent bien plus fort pour compenser. En 2008, le jeu obtient également un remake sobrement nommé Super Street Fighter II Turbo HD Remix sur Xbox Live Arcade et PlayStation Network, accompagné de graphismes redessinés en haute définition mais en conservant les musiques à l’identique. Il est depuis disponible en physique sur la compilation Capcom Digital Collection de la Xbox 360. Les nouveaux graphismes n’atteignant pas le charme du jeu d’origine en plus de bouleverser les hitbox, il est possible de jouer avec les sprites de 1994 mais en conservant les nouveaux décors.
Avec toutes ces rééditions, il fallait bien passer par la case remake.Le retour du roi sur console Nintendo !
Il faut ensuite attendre le trentième anniversaire de la saga pour voir apparaître une dernière version en exclusivité Switch. Intitulée Ultra Street Fighter II The Final Challengers, elle ajoute deux personnages inédits au sein de Street Fighter II : Evil Ryu, version maléfique du personnage principal, et, plus étonnant, le Violent Ken créé à l’occasion du cross-over SNK versus Capcom SVC Chaos. Plus pratique que dans HD Remix, on peut librement switcher entre les versions old school et remaster pour les graphismes et les musiques. Le mode en ligne est un gros atout de cette nouvelle version avec un système de classement et des requêtes de combat tandis que le mode arcade fait office de salle d’attente. Un dramatic battle fait son apparition afin de jouer à deux, aux côtés d’un autre joueur ou d’une IA, face à Evil Ryu, Violent Ken, Bison et Shin Akuma. Les deux personnages partagent la même barre de vie et un seul KO mène au game over, ce qui apporte un challenge intéressant malgré la pauvreté du contenu. Un dernier mode sympathique s’intitule la Voie du Hado et consiste à battre des sbires de Bison qui viennent vers l’écran en vue à la première personne en effectuant les coups spéciaux de Ryu via la détection de mouvement, le tout sur le moteur graphique de Street Fighter IV. Assez rudimentaire et pas toujours très maniable, il reste agréable le long de ses cinq stages avec sa possibilité de personnaliser les statistiques de Ryu via des points d’expérience. En 2018, les principales versions de Street Fighter II sont de nouveaux jouables dans Street Fighter 30th Anniversary Collection sur PlayStation 4, Xbox One et Switch.
La magnifique édition de Pix’n Love.Un magnifique album d’images détaillant les coups de chaque personnage.
L’influence de Street Fighter II est telle qu’il a été de nombreuses fois copié par la concurrence avec l’explosion du genre dans les années 1990, à commencer par SNK et ses Fatal Fury et Art of Fighting, aboutissant rapidement à la naissance de son concurrent principal : The King of Fighters. En 1994, Street Fighter II est même adapté en long métrage animé faisant le lien avec le futur Street Fighter Alpha, puis l’année suivante en une superbe série animée de vingt-neuf épisodes exploitant les personnages de manière plus poussée. Après une parodie remarquée dans l’adaptation cinématographique de Nicky Larson où Jackie Chan revêt de costume de Chun Li,un film d’anthologie voit également le jour fin 1994, mettant en vedettes Guile et Bison sous les traits de Jean-Claude Van Damme et Raul Julia dans un scénario à l’américaine bien plus réaliste et militaire. Avec un tel héritage encore très présent aujourd’hui, comment ne pas considérer Street Fighter II comme le meilleur jeu de combat de tous les temps ?
Des adaptations de qualité, signe de la grande popularité de la licence.
Date de sortie : 22 octobre 2020 (HBO Max) Réalisateur : Robert Zemeckis Acteurs principaux : Anne Hathaway, Octavia Spencer, Stanley Tucci Genre : Fantastique Nationalité : Américain Compositeur : Alan Silvestri
Un enfant, une grand-mère qui n’y ressemble pas, et une petite souris.
Deuxième adaptation cinématographique du roman éponyme de Roald Dahl, Sacrées Sorcières nous mène en Alabama durant les années 1960, dans une petite ville de campagne où le jeune Bruno vit avec une grand-mère pas comme les autres, sous les traits de l’excentrique Octavia Spencer (Snowpiercer, La Forme de l’Eau). Les sorcières sévissant en ces lieux maudits, elle l’emmène alors dans un luxueux hôtel sans se douter que la Grandissime Sorcière, interprétée par Anne Hathaway (Interstellar, Alice de l’Autre Côté du Miroir, Ocean’s 8), y réunit ses semblables afin d’élaborer un plan visant à exterminer les enfants.
Anne Hathaway, toujours à fond dans ses rôles de méchantes.Goûtez ce doux breuvage…
Un scénario bien léger pour le brillant Robert Zemeckis (The Walk, Alliés, Bienvenue à Marwen) qui, malgré tout, parvient à s’amuser avec des effets spéciaux particulièrement macabres. Entre la bouche de la sorcière qui s’élargit pour laisser place à de longues dents à la manière de Mileena de Mortal Kombat, ses bras qui s’allongent de manière difforme façon Silent Hill et les sortes de bulles de furoncle qui apparaissent lors d’une des transformations en souris, la technique s’impose comme le réel point fort du film en permettant de le démarquer un instant du simple conte fantastique.
Un rendu appréciable pour les souris, dans la lignée d’un Stuart Little.Quelques plans effrayants qui démarquent le film du simple conte pour enfants.
La narration est rythmée par les mélodies entraînantes d’Alan Silvestri, toujours fidèle au réalisateur, auxquelles s’ajoutent plusieurs musiques d’époque comme « Reach Out I’ll Be There » des Four Tops, « It’s Your Thing » des Isley Brothers et « We Are Family » réinterprétée par Samantha Jade. Résolument grand public mais fonctionnant relativement bien pour ce qu’il propose, on ne peut reprocher au film que la VF surfaite de son antagoniste principale, qui en rajoute toujours plus au cas où on n’aurait pas compris qui est la grande méchante. Un film plaisant qui vaut surtout pour sa vision particulière des sorcières.
Date de sortie : 12 janvier 2021 (digital), 26 janvier 2021 (physique) Réalisateur : Sam Liu Doubleurs principaux : Emmanuel Jacomy, Jean-Philippe Puymartin, Annie Milon, Gilles Morvan, Philippe Ariotti Genre : Animation, super-héros Nationalité : Américain Compositeur : Joachim Horsley
« – Et vous êtes ? – Dragon. Richard Dragon ! »
Émancipée du DC Cinematic Universe, Warner s’attaque à un mélange entre l’univers de Batman et les films de kung-fu tout droit tirés de la Blaxploitation des années 1970. Après une introduction très largement connotée James Bond jusqu’à son générique particulièrement stylé, le jeune Bruce Wayne se remémore ses entraînements aux arts martiaux tandis que Richard Dragon, alter ego de Bruce Lee, vient lui demander de l’aide concernant une menace venant tout droit de leur vécu commun. Le passé alterne alors efficacement avec le présent, entre apprentissage du combat en équipe, enquêtes et courses poursuites sur route.
Les valeurs du respect à travers le combat parfaitement retranscrites.
Une confrontation plutôt marquante.
Le film fait d’autant plus référence à Opération Dragon que le personnage de Ben Turner ressemble fortement à l’illustre Jim Kelly à la coupe afro, si ce n’est qu’il a un caractère bien plus trempé. Si la musique disco vient renforcer cette ambiance très seventies, le long métrage ressemble moins à un Batman qu’à un Mortal Kombat (lui-même inspiré du film de Robert Clouse), avec de nombreuses mises en scène de combats et une violence assez marquée. Richard Dragon est d’ailleurs doublé en VO par Mark Dacascos, familier des adaptations autour des arts martiaux comme Double Dragon et Crying Freeman.
« Et puis un jour, qui sait peut-être, la pierre se brisera. Mais le parcours qui vous y conduira rendra votre esprit aussi indomptable que cette pierre. »
« Vivez de peu et avec humilité comme le serpent. »
Si Batman passe davantage au second plan en devenant un personnage de soutien, le background de Bruce Wayne est de qualité en faisant directement référence à ses entraînements des comics, déjà réinterprétés dans Batman Begins. Il est même un instant la cible de Turner, qui ne voit en lui qu’un riche privilégié ayant toujours facilement obtenu ce qu’il voulait, à l’occasion d’une provocation menant à un affrontement des plus instructifs. Shiva limite quant à elle le manichéisme avec son contrôle du crime organisé et ses combats clandestins, tandis qu’O Sensei rappelle la sagesse des plus grands maîtres d’arts martiaux. Ses antagonistes et sa narration contribuent d’autant plus à en faire un Batman particulier des plus réussis.
Date de sortie : 19 décembre 1980 (États-Unis),
25 mars 1981 (France) Réalisateur : Martin Scorsese Acteurs principaux : Robert De Niro, Cathy Moriarty, Joe Pesci Genre : Drame, biopic Nationalité : Américain Compositeur : Robbie Robertson
Une intro mélancolique sous les violons de Robbie Robertson.
Toujours épaulé par Robert De Niro après des classiques comme Mean Streets, Taxi Driver et New York New York, Martin Scorsese compte bien remonter la pente après les échecs commerciaux de ses précédents films et se lance dans la biographie du boxeur Jake LaMotta, surnommé le Raging Bull en raison de la puissance et de l’ardeur dont il fait preuve sur le ring. Contemporain des premiers Rocky, il s’en démarque fortement par la dimension dramatique de sa narration et son usage du noir et blanc pour mieux retranscrire le contexte des années 1940. Né de parents juifs et italiens lui valant plusieurs fois des insultes comme « rital » et « youpin », LaMotta est dépeint comme un mâle dominant représentatif de l’époque aux manières négligées et autres accès de violence envers sa femme.
Un duo d’anthologie que l’on retrouvera dans plusieurs autres films.Quinze ans, vraiment !?
Séducteur dans l’âme conformément à ses origines, il va rapidement séduire la jeune Vickie, premier rôle au cinéma de Cathy Moriarty, quinze ans avant sa prestation dans Casper. Si la candeur de son âge semble bien exagérée, elle dégage un charme certain et apporte de la féminité dans cet univers volontairement machiste. Raging Bull marque également la première interprétation majeure de Joe Pesci en tant que frère de LaMotta, qui rejouera pour Scorsese dans Les Affranchis, Casino et The Irishman. Leur complicité parsemée de dialogues cultes se mêle habilement au monde de la boxe avec la dégénérescence des bas quartiers new-yorkais en toile de fond. N’excédant pas dix minutes sur la totalité du film, les nombreuses scènes de combat sont filmées depuis l’intérieur du ring à la manière d’un participant direct afin d’offrir un dynamisme particulier et d’insister sur la tension par l’usage astucieux du ralenti.
Des plans vertigineux.Un véritable parrain de la mafia.
Ayant obtenu le titre de champion du monde des poids moyens, Jake LaMotta voit alors sa vie privée s’écrouler petit à petit tandis que la passion pour sa femme laisse de plus en plus place à une jalousie maladive qui accentue sa violence. Proche d’un Scarface, il subit alors le divorce et tente vainement de se reconvertir en gérant de boîte de nuit avant de s’en prendre à son propre frère par paranoïa excessive. Une descente aux enfers qui a valu l’oscar du meilleur acteur à Robert De Niro, qui avait dû prendre trente kilos en quatre mois afin de ressembler au futur de son personnage alors délaissé par l’âge et la fin de sa carrière de boxeur.
« Y’a un sommet que tu atteins et ensuite, tu descends schuss. »
Date de sortie : 21 novembre 2017 (1h 45min) Réalisateurs : Lee Unkrich et Adrian Molina Doubleurs français : Andrea Santamaria, Ary Abittan, Bernard Gabay, Evelyne Grandjean Genre : Animation, fantastique Nationalité : Américain Compositeur : Michael Giacchino
L’autel famiial sur lequel sont exposées les photos des ancêtres.
Baigné par la culture mexicaine autour de la musique et du jour des morts, Coco se veut une œuvre très touchante grâce à son scénario axé sur les valeurs de la mémoire familiale. Il met en scène le jeune Miguel, passionné de guitare qui se sent incompris dans sa famille où la musique est taboue depuis plusieurs générations sous prétexte qu’elle serait de mauvais augure. Sur les traces de son idole Ernesto de la Cruz, célèbre guitariste acclamé pour ses chansons comme « De bons conseils » et « Le monde es mi familia », il est propulsé dans le Pays des Morts en tentant de s’emparer de sa guitare.
Le pont de feuilles permettant de relier les deux mondes lors de la Fête des Morts.Une direction artistique éblouissante.
Haut en couleurs et avec une atmosphère sombre et squelettique différente de celle de L’Étrange Noël de Monsieur Jack, cet univers abrite les défunts et Miguel y rencontre certains de ses ancêtres. Le concept veut que chaque mort puisse profiter d’une seconde vie tant qu’une personne vivante l’a encore en mémoire, une photo étant le meilleur moyen de traverser les générations. Miguel doit également obtenir la bénédiction d’un membre de sa famille avec les conditions de son choix pour retourner dans le monde des vivants. Se liant d’amitié avec le filou Héctor, il va découvrir la douloureuse histoire qui se cache derrière celle de sa propre famille.
Un scénario surprenant qui remet en question le concept même de notoriété.
D’abord plutôt convenu dans son déroulement, le scénario prend son envol grâce à un retournement de situation captivant dévoilant la supercherie d’Ernesto de la Cruz, sa devise consistant à « être prêt à faire tous les sacrifices nécessaires pour saisir une opportunité » prenant alors un sens sordide d’une redoutable efficacité. Un excellent méchant au service d’une narration irréprochable qui replace l’importance d’Héctor et de Mamá Coco, déjà très attachante quand elle tentait de se souvenir de son père. Au cœur du scénario, la musique prend une ampleur de plus en plus forte avec des versions bien plus tristes de l’émouvante « Ne m’oublie pas ». Rarement Pixar n’avait atteint un tel niveau !
Date de sortie : 11 décembre 1992 (États-Unis), 15 décembre 1993 (France) Réalisateur : Brian Henson Acteurs / doubleurs principaux : Michael Caine, Edgar Gibry, Michel Elias, Richard Darbois Genre : Comédie / drame, musical Nationalité : Américain Compositeur : Miles Goodman
« Bonjour Monsieur Sans Cœur, Monsieur Sans Scrupule ! »
Neuf années après le superbe Noël de Mickey plaçant Balthazar Picsou dans le rôle d’Ebenezer Scrooge, le vieil avare est de retour dans un film en prises de vue réelles réalisé par Brian Henson (fils de Jim Henson, le créateur des Muppets), mettant ces derniers en scène dans une nouvelle adaptation du conte Un Chant de Noël de Charles Dickens. Il est interprété par le charismatique Michael Caine, connu pour de très nombreux rôles au cinéma depuis les années 1950, dont Hannah et ses Sœurs de Woody Allen, des années avant une reconnaissance du grand public pour son rôle d’Alfred Pennyworth dans la trilogie The Dark Knight. Dès les premières paroles de la chanson d’introduction « Monsieur Scrooge », il est question d’un homme odieux dont le manque d’humanité n’a d’égal que son avarice, ce à quoi il répond régulièrement un froid « Balivernes ! ».
Une belle animation des personnages du Muppet Show.
Usurier employeur de Kermit la Grenouille, il ne cesse en effet de rabaisser ses semblables en n’en voyant que par l’argent et les heures de travail. C’est pourquoi durant la nuit de Noël, les fantômes de ses anciens associés, Jacob et Robert Marley, viennent le hanter afin qu’il se rachète s’il ne veut pas porter de lourdes chaînes une fois dans l’au-delà. Pourvu d’une très bonne animation des Muppets et d’une VF portée par des doubleurs de renom comme Edgar Gibry, Michel Elias et Richard Darbois, le film se regarde aisément comme une comédie de Noël saupoudrée d’un dramatique insistant sur la remise en question de Scrooge. Parsemé de chansons telles que « Marley & Marley » et « La Chanson du Cœur », Noël chez les Muppets retranscrit efficacement le propos du conte originel à travers les souvenirs relatés.
« Nous, Marley et Marley, avides et cupides. On tond les pauvres, on vole les vieux et on ignore les pouilleux. Pour faire les corps, nous sommes très forts, et on sème la panique ! »« Est-ce qu’on peut influencer le destin ? Est-il possible d’avoir une deuxième chance ? »
Les esprits des Noëls passés, présents et futurs interviennent ainsi un à un pour faire comprendre l’étendue de sa cruauté à Scrooge. Sous la forme d’une fée translucide, d’un homme jovial et d’une mystérieuse silhouette capuchonnée qui rappelle La Mort, ils constituent des entités fantastiques mémorables dans les valeurs propices à la période de Noël qu’ils cherchent à faire passer. La naïveté des Muppets tranche radicalement de la froideur de Michael Caine, qui interprète un Scrooge rigide et détestable avant de trembler devant les fantômes et de finalement regretter ses actes passés. Parmi les nombreuses adaptations du conte de Dickens, Noël chez les Muppets fait partie des plus cultes et des plus singulières grâce à sa réalisation si particulière.
Date de sortie : 17 décembre 1980 (1h 43min) Réalisateur : Claude Pinoteau Acteurs principaux : Sophie Marceau, Claude Brasseur, Brigitte Fossey, Denise Grey Genre : Comédie romantique Nationalité : Français Compositeur : Vladimir Cosma
Des tenues vestimentaires qui respirent les années 80 !
Comédie romantique réalisée par Claude Pinoteau (La Gifle, Le Grand Escogriffe, L’Homme en Colère), La Boum fait partie, à l’instar des Sous-Doués, des comédies françaises cultes de l’année 1980. Tourné dans le cinquième arrondissement de Paris, il traite des difficultés d’aimer avec une véritable portée générationnelle à travers la vie d’adolescents qui connaissent leurs premières amours. Il est notamment connu pour avoir lancé la carrière de la jeune Sophie Marceau, des années avant des films comme L’Étudiante, Braveheart et Le Monde ne Suffit Pas. Elle y joue le rôle de Vic, une ado de treize ans qui rentre en quatrième dans un nouveau collège à l’instar de son amie Pénélope. Joués par Claude Brasseur (Les Seins de Glace, Un Éléphant ça trompe énormément, La Guerre des Polices) et Brigitte Fossey (Jeux Interdits, Les Valseuses, L’Homme qui aimait les Femmes), ses parents ont bien du mal à communiquer avec elle, trop occupés par leur carrière et leurs soucis de couple.
Une complicité de première importance.Malgré son tee-shirt Mickey, Samantha compte bien montrer qu’elle n’est plus une enfant.
Son arrière-grand-mère Poupette, interprétée par Denise Grey (Madame Adélaïde de Bonnefamille dans Les Aristochats), adopte un caractère enjoué qui la rend très drôle et bien plus ouverte d’esprit malgré le fossé des générations. Apparu dans les années 1950 et fortement symbolisé par les premiers émois amoureux et les slows durant les décennies suivantes, le phénomène de « boum » est omniprésent et s’impose dès les premières minutes comme l’événement incontournable du film. Le mal-être adolescent est efficacement interprété par Vic, qui accuse ses parents de ne plus savoir s’occuper d’elle depuis qu’ils réfutent l’idée de la conduire à sa première boum. L’humour apporte une certaine légèreté dans de nombreuses situations, entre Vic qui défile avec plusieurs tenues, Pénélope qui applique des paillettes sur ses boutons pour ne pas qu’on les voie et sa petite sœur Samantha qui fait toujours comme si elle avait le même âge.
Les téléphones filaires, une époque lointaine !
En parallèle, son père se retrouve piégé par son ancienne maîtresse, jouée par Dominique Lavanant (Diabolo Menthe, Les Bronzés, Inspecteur la Bavure), qui menace de contacter sa femme s’il ne lui accorde pas une nuit d’adieu. Les parents de Vic remettent alors leur couple en question après plusieurs excès, le professeur d’allemand venant s’en mêler dans des séquences humoristiques venant dédramatiser la mélancolie du thème. Cet humour autour des profs se retrouvent aussi à travers la présence de Jean-Pierre Castaldi au tout début du film. De son côté, Vic vit une relation amoureuse secrète avec Mathieu, rencontré à la boum, puis cherche à le rendre jaloux sur les conseils de son arrière-grand-mère. Le fossé générationnel s’exprime également par des expressions comme « sortir avec quelqu’un », qui n’a plus vraiment le même sens qu’au début du XXème siècle.
« Dreams are my reality… »Une scène de vengeance typique des comédies françaises.
Si le film a si fortement marqué son temps, c’est aussi pour les compositions musicales de Vladimir Cosma (Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine, La Zizanie, Inspecteur la Bavure), ainsi que l’intégration de chansons comme « Swingin’ Around » de The Cruisers. La plus mémorable restant « Reality » interprétée par Richard Sanderson, qui chante également l’émouvante « Go On Forever » tandis que Vic s’éprend d’un autre garçon afin de marquer l’instabilité sentimentale tangible lors d’un tel âge. Un final marqué par un arrêt sur image annonçant une suite qui arrive deux ans plus tard.
Date de sortie : 11 février 1998 (1h 07min) Réalisateur : Boyd Kirkland Doubleurs : Richard Darbois, Brigitte Berges, Jean-Claude Sachot, Frédéric Cerdal Genre : Animation, super-héros Nationalité : Américain Compositeur : Michael McCuistion
Quoi de mieux que des petits fours après deux ou trois mandales dans les rues de Gotham ?
Tandis que la série animée touche à sa fin, Warner Bros. commande à Bruce Timm un nouveau long métrage animé pour accompagner la sortie de Batman & Robin en reprenant les mêmes personnages. L’antagoniste Mister Freeze est alors choisi pour approfondir son histoire, qui tenait jusque-là sur seulement deux épisodes. Prévu pour sortir en 1997, Batman & Mister Freeze Sub-Zero sort finalement l’année suivante pour ne pas subir la réputation nanardesque du film de Joel Schumacher. Malgré sa sortie bien après The New Batman Adventures, il conserve la direction artistique de 1992 mais y applique des images de synthèse sur de nombreux passages. Assez réussi pour l’époque, ce rendu hybride souffre néanmoins d’un vieillissement conséquent, les scènes d’action en véhicule respirant davantage la mode technique que l’impressionnant.
Heureux malgré l’absence de remède pour sa femme, Freeze redevient criminel lorsqu’elle se trouve de nouveau menacée.Accompagné par deux ours polaires, Freeze signe définitivement sa perte de foi en l’humanité.
Le scénario prend place quelques temps après « La Cité Congelée », Victor Fries menant une vie paisible en Arctique avant qu’un sous-marin vienne accidentellement briser la capsule dans laquelle repose sa femme. De nouveau désespéré, il choisit de faire appel à un ancien collègue peu scrupuleux pour la sauver. Seule une transplantation pouvant la guérir, et Nora étant d’un groupe sanguin très rare, il n’existe aucune personne compatible dans le coma. Prêt à tout pour arriver à ses fins, Freeze doit alors kidnapper une donneuse vivante, Barbara Gordon étant la seule à répondre aux critères. Batman et Robin partent alors à sa recherche, sans savoir que c’est elle qui se cache sous le costume de Batgirl.
Prise au piège, Barbara comprend qu’elle devra redoubler d’effort pour s’en sortir.Tenant de faire croire à une simple transfusion sanguine, la crédibilité de Freeze ne dure pas bien longtemps.
Relativement classique dans son déroulement, Sub-Zero trouve toutefois les mêmes qualités que la série dont il est issu, entre représentation comique (Batgirl qui se bat pendant que son père parle d’elle comme une fille calme et douce) et situation singulière qui oblige Barbara à s’en sortir alors qu’elle est encore en tenue de soirée. Outre le flirt qui continue de s’imposer entre Dick et elle-même, Batman & Mister Freeze Sub-Zero multiplie combats et explosions tandis que Victor Fries jongle entre rage et tristesse. Dorénavant doublé par Jean-Claude Sachot (alors que la voix de Patrick Osmond lui allait si bien), l’empathie qu’il suscite se veut plus limitée tellement il agit de manière bien plus irréfléchie qu’il ne devrait.
Toujours là pour sauver quiconque est dans le besoin.
Plutôt rapide, l’épilogue dévoile tout de même que Nora Fries est finalement guérie grâce à une transplantation et au système de cryogénisation de son mari. Si Victor ne peut se décider à aller à sa rencontre à cause de tout ce qu’il a commis, il apprend la nouvelle avec une émotion qui parvient à lui faire couler une larme à travers la fenêtre du foyer qu’il espionne. Une fin touchante qui conclut efficacement l’histoire du personnage, avant un retour remarqué dans l’épisode « Coup de Froid » de The New Batman Adventures (malencontreusement diffusé avant le film en France), puis dans « Le Fléau » de Batman la Relève, qui poussent bien plus loin le champ des possibles.
Date de sortie : 4 octobre 1997 (1h 01min) Réalisateur : Toshihiko Masuda Doubleurs : Richard Darbois, Emmanuel Jacomy, Alain Dorval, Véronique Augereau Genre : Animation, super-héros Nationalité : Américain Compositeur : Michael McCuistion
Toujours le mot pour rire !
Compilation de trois épisodes de la série télévisée Superman L’Ange de Métropolis, Batman / Superman World’s Finest marque la première rencontre animée des deux super-héros légendaires de DC Comics dans un scénario où ils ne se connaissent pas encore. En quête d’argent, le Joker imagine en effet un plan diabolique à la croisée de Gotham City et de Métropolis. Accompagnée de sa fidèle Harley Quinn, il dérobe une statue faite de kryptonite afin de la revendre un milliard de dollars à Lex Luthor, mettant Batman et Superman face à leurs plus redoutables ennemis respectifs. Leurs premiers échanges ne sont d’ailleurs pas de tout repos tandis que Batman projette Superman au loin afin d’interroger lui-même un sbire du Joker, provoquant sa riposte avant de se faire maîtriser par un éclat de kryptonite.
Superman face à sa plus grande faiblesse.Une relation inattendue qui laisse présupposer pas mal de choses.
Plus que les confrontations pour sauver Métropolis d’une destruction certaine, la relation entre les personnages principaux apporte une complexité intéressante au scénario, à commencer par l’étrange romance qui se crée entre Bruce Wayne et Loïs Lane, comme s’il cherchait juste à lui soutirer des informations. Un triangle amoureux surprenant se dessine alors entre Bruce, Loïs et Clark, ce dernier ressentant alors une certaine méfiance à l’égard de Bruce, notamment quand il découvre que c’est lui qui se cache sous le costume de Batman. La coopération entre les deux héros se veut alors de bonne guerre, s’amusant alors de voir Loïs amoureuse de Bruce et de Superman, touten étant indifférente à Clark et à Batman.
La combinaison bloque la kryptonite, pas l’acide…Des affrontements toujours aussi tordants !
Proche de celle de la première série animée Batman, la direction artistique fait efficacement le lien entre la série animée Superman et The New Batman Adventures, dont les premiers épisodes sont diffusés à la même période. L’animation est aussi fluide que les combats sont dynamiques, entre coups de feu incessants et explosions à tout-va. L’humour vient même se mêler à certaines de ces séquences avec la rivalité entre Harley et Mercy Graves, qui se battent au premier plan pendant que le Joker négocie avec Luthor. Réuni en un seul long métrage à l’occasion d’une sortie en VHS puis DVD, Batman / Superman World’s Finest entame alors efficacement le DC Animated Universe en tant que premier cross-over entre deux personnages phare.