Dans la peau de John Malkovich de Spike Jonze

Date de sortie 8 décembre 1999 (1h 52min)
De Spike Jonze
Avec John Cusack, Cameron Diaz, John Malkovich, Catherine Keener, Charlie Sheen, Orson Bean, David Fincher…
Genres Fantastique, Comédie
Nationalité Américain
Musique Carter Burwell

 

Quand Malkovich est une attraction…

 

Synopsis

Craig Schwartz est marionnettiste de rue, mais ne parvient pas à vivre de son art. Lotte, son épouse, s’intéresse beaucoup plus à ses animaux qu’à lui. Devant leurs difficultes financières, le jeune homme trouve un emploi au septième étage du building de l’entreprise Lester. En classant des dossiers, Craig découvre une porte dérobée et l’emprunte. Celle-ci le conduit pour quinze minutes à l’intérieur de John Malkovich. Cette prodigieuse découverte va lui permettre de changer de vie.

Dans la peau de John Malkovich, c’est le peremier film de Spike Jonze sortie en 1999. C’est lui qui réalisa bien plus tard en 2013, le film Her avec Joaquin Phoenix. Mais pour un premier avec Dans la peau de John Malkovich, Spike Jonze fait fort, et pour un premier film il remporta même des prix la preuve que parfois l’ambition paye. Car dans son premier film, il y en a de l’ambition ce n’est pas ce qui manque. Fin des années 90, encore une époque où les producteurs n’ont peur de rien, et ose produire des choses originales. Spike Jonze à sa patte et un peu de folie, ce qui se ressent dans son premier film on y voit beaucoup de choses, et c’est très intéressant. Dans son film, des personnages ont la possibilité de se glisser dans le corps de John Malkovich, pourquoi lui? On ne sait pas trop à vrai dire, en tout cas John Malkovich est au centre de cette étrange histoire. L’humour est bien présent dans ce film, parce que oui c’est quand même Spike Jonze, mais il y a aussi de l’émotion et des thèmes forts. Puis il faut dire, que film dispose d’un sacré casting, ou encore à cette époque John Cusack et Cameron Diaz avaient une certaine notoriété.

Craig Schwartz voudait bien vivre de sa passion de marionnettiste de rue mais il n’y arrive pas. Craig vit avec sa femme dans un appartement, où elle héberge des animaux dont elle prend soin plus que son mari. Elle s’occupe même d’un chimpanzé. Il est temps pour Craig de trouver un emploi, ou cette fois il pourra gagner de l’argent, il trouve une offre sur le journal pour travailler chez Lester Corp, afin de faire du classement de dossiers. Il passe un entretien et Lester l’engage, puis Craig fait connaissance avec Maxine une collègue de travail, et sent une attirance pour elle, il est sous le charme. Un jour alors qu’il classe des dossiers, un document tombe derrière un meuble et en déplaçant le meuble, il découvre une petite porte. Il l’ouvre et s’aventure, à l’intérieur et se retrouve projeté dans la peau de l’acteur John Malkovich, puis quinze minutes plus tard il est expulsé du corps. Il en parle à sa femme, qui a du mal a le croire mais elle essaye tout de même, de retour quinze minutes après elle veut y retourner. La femme de Craig est accro, à cette expérience puis plus tard il monte un business avec Maxine, pour que des gens mal dans leur peau se glissent dans la peau du comédien. Très vite John Malkovich n’a plus le contrôle de son propre corps, si convoité.

Dans ce long-métrage, John Malkovich est une sorte d’attraction pour des gens mal dans leurs peaux. Le réalisateur aborde, dans une approche intéressante la dépendance car ce projeté dans la peau du comédien devient une drogue pour les protagonistes. Ce film est très particulier, et ne manque pas d’originalité, car il est très inventif et ne cesse du surprendre avec des séquences inoubliables. La mise en scène, de Spike Jonze, est pleine d’idées et c’est un régal pour les yeux. Pourquoi s’être intéressé à John Malkovich? Je l’ignore, mais ce n’est pas un mauvais choix et puis il y à des risques réels pris dans ce film, que ce soit dans le récit ou la réalisation. Le film est ambitieux et ça se voit, on découvre un John Malkovitch qui n’a plus le contrôle de son corps, que Craig finira par prendre totalement contrôle. Ce film est a classé vraiment dans un genre a part, car le délire et la complexité de certaines séquences en font un long-métrage unique. Puis dans le film il y a aussi, cette étrange relation qu’entretien Lotte (la femme de Craig) avec Maxine, ou d’ailleurs Maxine n’est attirée par Lotte que quand cette dernière, est dans le corps de Malkovich.

Craig est un gars, qui a peu de confiance en lui et ce glissé dans le corps de Malkovich va pouvoir lui permettre de vivre de sa passion. Prendre le contrôle du corps d’un autre, si bien que Craig devient un personnage qu’on n’apprécie de moins en moins. Toutes ces idées on les doit à Charlie Kaufman, scénariste d’Eternal Sushine of the Spotless mind par exemple, c’est un peu farfelu mais pas trop mais c’est clairement inventif. Les personnages sont superbement bien écrits, Craig change radicalement au fil du long-métrage en devenant Malkovich et ira jusqu’à mettre sa femme en cage. Même Lotte son épouse, deviens rapidement accro à cette expérience. En ce qui concerne Maxine, la collègue de Craig elle se révèle être une garce et manipulatrice. Tous les personnages sont intéressants, et ont à même de l’empathie pour eux surtout Craig et Lotte.

Le film en plus d’aborder la dépendance, se penche sur l’humain, et ce besoin qu’il a d’être quelqu’un d’autre pour se sentir mieux. Charlie Kaufman aborde tout ça, merveilleusement bien et décrit toutes les séquences très bien. Le casting est brillant, avec un John Cusack surprenant et une Cameron Diaz, qui aussi livre une de ses meilleures prestations. On retiendra bien évidemment John Malkovich, qui joue lui-même mais qui a sans doute l’exercice le plus difficile, a interprété puisqu’il doit jouer son rôle mais avec a l’intérieur de lui divers personnages. Il y a aussi Catherine Keener, qui joue sans doute l’un de ses meilleurs rôles elle interprète Maxine. On pourra aussi voir des caméos de Brad Pitt, Sean Penn, David Fincher ou encore Winona Ryder. Dans la peau de John Malkovich, est un film comme on n’en produirait plus aujourd’hui, fin des années 90 ou le cinéma pouvait encore prendre des risques, car ça se fait rare à présent. Un Spike Jonze, qui fait partie de l’un des meilleurs, de sa filmographie.

Bande annonce

Orel
Orel Durden (Créateur du site ,rédacteur en chef) Passionné ,cinéphile ,cinévore depuis petit ma passion pour le cinéma est immense mon réalisateur favori Steven Spielberg mon film culte de sa filmo E.T je ne m’en lasse pas ainsi que Jaws .Mon film culte préféré Fight Club de Fincher mon deuxuième réalisateur favori ,dont Zodiac s’ajoute a mes favoris de sa filmographie .Les films comme Alien de Ridley Scott ,Elephant de Gus Van Sant ,Into the Wild de Sean Penn ou encore Requiem for a dream de Aronofsky sont les oeuvres auquel je ne me lasse pas .Sinon si je devais ,dire deux film de Hitchcock ça serait « Psychose »et « les oiseaux » tout simplement des chef d’oeuvres .J’espère que ce site vous satisfait ,merci a vous et vive le cinéma .

Laisser un commentaire