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Jeremie ziza

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Jérémie Ziza (Rédacteur le coin des critiques ciné) Salut à tous, moi c’est Jérémie. Ayant terminé récemment mes études de littérature, je suis actuellement en recherche d’emploi. Je vais innover moi aussi : je suis passionné par le cinéma. Et cette passion, je l’a doit aussi à mon père qui m’a fait découvrir beaucoup de petits bijoux à l’âge d’à peine 7 ans. J’ai commencé par les films avec Arnold Schwarzenegger , Jackie Chan, Sylvester Stallone et puis ca c’est étendu en allant en direction des films du genre fantastique et de science fiction. Tout y est passé : E.T, Jurassic Park, Indiana Jones et aussi mais surtout Star Wars. Les années ont passées, j’ai étendu mon registre en regardant des films de tout genre « films indépendant, comédie, horreur, romance, thriller, biopic, animation » . Tout y est passé. On peut dire que j’ai des gouts diverses et variés, du moment que ca m’émeut. Quand je suis face à un film où les personnages sont attachants, où l’histoire est bien travaillée et aussi mais surtout que la musique me fait vibrer, le film a déjà gagné mon cœur. Du Coté des réalisateurs que j’aime le plus, je citerais déjà trois réalisateurs qui ont enchantés mon enfance : Steven Spielberg, James Cameron et George Lucas. Coté Français, Luc Besson a lui aussi réussi à me faire ressentir des tonnes d’émotions, que ce soit avec « Léon ou bien Le cinquième élément » . Du coté des mes acteurs préférés, j’en ai beaucoup mais celui qui est plus ou moins la pièce maitresse de ma pyramide des acteurs que j’affectionne, c’est Arnold Schwarzenegger. J’ai grandi avec ses films, je continue encore à les regarder même si en toute objectivité et en ayant l’œil critique, certains ne volent pas haut du coté scénario. Pour les autres, je suis un très grand fan de Sylvester Stallone, Jackie Chan, Tom Cruise, Jean Reno, Mel Gibson, Harrison Ford, Johnny Depp, Jim Carrey, Ben Stiller, Robert Downey Jr et bien d’autres. Du coté actrice, j’ai un très grand penchant pour Sandra Bullock, Charlize Theron, Nathalie Portman, Shailene Woodley, Keira Knightley, Ellen Page. Pour terminer j’ai aussi des films que j’appelle « mes films de chevets et dont je ne pourrai jamais me séparer » : Terminator 2, Les Indiana Jones, Les Star Wars, la trilogie de Retour vers le futur, Gremlins, Edward aux mains d’argent, Forrest Gump, Dark Knight « j’ai oublié de vous dire, j’adore les films de super héros », The Crow, Hook, la saga des Rocky. Je préfère m’arrêter là, on y passerait la journée. En attendant de peut être un jour devenir critique de films, je me joins à l’équipe de Le Coin des Critiques Ciné et en vous donnant une analyse des films que j’ai pu voir, mais aussi mon témoignage, mon ressentit et en parsemant tout cela de photos. Salut à tous et n’oubliez pas d’aller au ciné !

Star Wars Episode 5: L’Empire contre attaque d’Irvin Kershner

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star wars empire posterL’HISTOIRE

Après la bataille de Yavin, les rebelles ont réussi à détruire l’étoile noire. Cependant, l’Empire continu de traquer les rebelles en envoyant des droides sondes qui pourront retrouver leur trace et surtout trouver Luke Skywalker. Les droides vont réussir à trouver la base rebelle situé sur la planète glaciale Hoth. Une terrible bataille va avoir lieu mais fort heureusement, Luke, Han solo, Chewbacca et les autres vont réussir à s’enfuir. Obi wan Kenobi quand à lui n’a pas totalement disparu. Son esprit est encore là et il guide Luke sur la planète Dagoba afin de rencontrer Yoda. Quant à eux, l’équipe du Faucon Millenium mené par Han solo se dirige sur la planète Bespin »la cité des nuages » gouvernée par l’ancien ami de Han : Lando Calrissian.

INFOS SUR LE FILM

Réalisé par Irvin Kershner
Avec Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher
Genre : Science fiction, Fantastique, Aventure
Nationalité : Américain
Durée du film : 2h05 environ

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TOUS LES INGRÉDIENTS DU CHEF D’OEUVRE

La réalisation est impeccable, le film n’a pas pris une ride même si, au jour d’aujourd’hui, les effets spéciaux ont évolués. Le scénario est des plus travaillé avec deux intrigues qui iront au final dans la même direction. Impossible de s’ennuyer avec tout le suspense, l’humour s’installant d’un personnage à un autre.

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Dans cet opus, il s’y passe beaucoup de choses. La bataille de Hoth est l’une des meilleures batailles de la trilogie Star wars. Des escadrons, des air speeders, des speeders des neiges, des x-wings, et encore pleins d’autres vaisseaux seront présents à l’appel lors de cette scène époustouflante. Cette bataille entre les rebelles et les Stormtroopers »soldats de l’Empire » est longue et passionnante. On retiendra une excellente stratégie de combat menée par Luke Skywalker contre Vador et des musiques de John Williams toujours autant jouissives.

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Ce film est aussi le premier où une histoire d’amour va avoir lieu : celle entre Han solo et la princesse Leia. Histoire qui ira pas à pas. Attirance non révélées entre les personnages qui font mine de se détester mutuellement. Ce film est aussi marqué par l’apparition d’une étrange créature : Yoda. D’autres personnages feront leur entrée. Une petite apparition de Boba Fett le célèbre chasseur de prime et fils de Jango Fett »voir Star wars la guerre des clones ». Ce film marque beaucoup de changement radicaux et une réelle évolution des personnages ainsi que de l’histoire qui commençait à poser ses bases dans le premier épisode « La guerre des étoiles ».

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L’ensemble du film est sombre et tragique et termine assez mal pour une fois. Il y a aussi beaucoup d’humour dû à l’acteur Harrison Ford et ses dialogues tordants ainsi que Chewbacca et son sale caractère. On sent une grande amitié entre Han Solo, Leia, Luke, C3PO, R2D2 et Chewbacca. Han Solo gagne en grandeur et éprouve maintenant un sentiment de fidélité avec Luke. Il s’humanise mais gardera son incroyable charisme et sa cool attitude. Luke quand à lui est plus réfléchi. Son apprentissage avec Yoda le changera. Il deviendra plus responsable, plus assagi, plus patient « même si il aura encore du chemin à faire de ce coté ». Leia de son coté s’affirme encore plus et nous montre qu’elle a passé le cap de la princesse, demoiselle en détresse. Son rôle de leader de la rébellion prend encore plus d’ampleur. Le réalisateur accentue bien sur cette grande famille soudée. L’empire contre attaque marquera aussi l’occasion de voir pour la première fois L’empereur Palpatine » celui responsable du basculement vers le coté obscur d’Anakin Skywalker».

LA RENCONTRE LUKE ET DARK VADOR

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Cet épisode qui fait suite directement à La guerre des étoiles « ou Un nouvel espoir » va encore plus loin que ce dernier. Encore plus rebondissements, encore plus de suspense, de nouveaux personnages charismatiques et attachants, mais surtout des moments clés faisant de Star Wars un vrai mythe. Ne parlons même pas du retournement de situation à la fin du film qui a marqué de nombreux esprits. Remarquable, impensable. Ils ne s’étaient jamais vus face à face. Dans cet épisode, la rencontre arrive enfin. Luke rencontre pour la première fois Dark Vador et va apprendre un terrible secret à savoir que Dark Vador, celui que Luke et les rebelles combattent. Qui se cache derrière le masque ? Qui est vraiment Vador ? Imaginez la réaction de Luke lorsque la révélation changera totalement le destin du jeune homme. Le combat entre ses deux hommes est plus poussé et plus dynamique que l’affrontement entre Obi Wan et Vador dans l’opus précédent. Quand à la chorégraphie du combat, rien à dire, excellente en tout point. Un lieu d’affrontement sombre avec des effets de fumées rendant ce passage rempli de danger et oppressant pour notre héros. Ajoutons en plus de cela la musique de John Williams qui l’accompagne et nous avons là l’une des scènes les plus cultes de l’épisode. On notera cependant que Luke a encore un peu de mal à maitriser ses pouvoirs de jedi et peut difficilement rivaliser avec Vador qui lui a une maitrise totale de ces pouvoirs. Une des scènes culte que l’on retiendra du film.

LA RENCONTRE ENTRE LUKE ET YODA

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Sur le système Dagoba »la planète des marécages », vit Yoda, un ancien maitre jedi vivant en ermite depuis sa défaite contre Dark Sidious alias l’empereur Palpatine. Luke Skywalker le rencontrera et commencera à suivre l’enseignement de Yoda afin de devenir comme son père l’avait été autrefois, un chevalier Jedi. Entrainement qui ne sera pas de tout repos où Il en apprendra plus sur la force, sur son père mais aussi sur le grand pouvoir qu’il possède. Il devra aussi affronter ses peurs. On peut clairement voir dans le film que Yoda est une marionnette et cela aurait été ridicule de le voir se battre ou manier le sabre laser. Cependant on peut le voir utiliser la force afin de faire léviter les objets qui l’entoure. Son doublage ainsi que son petit caractère apportent une grosse touche d’humour à ce film très sombre. Coté caractère, Yoda a tout du grand père « George Lucas a même eu l’idée de reprendre les yeux d’Albert Einstein afin de lui donner un air sage et intelligent ». Sage mais bougon avec un coté spirituel. Niveau taille, il est très petit, de la même taille que R2 D2. On pourrait presque le comparer à un animal de compagnie à câliner. Mais, comme il le dit si bien « est-ce par ma taille que tu peux me juger ? Et bien tu ne le dois pas ». On le comprend très vite en voyant que sous cette petite taille se cache un être puissant « qui forme de futurs jedis depuis 800 ans » et qui possède aussi beaucoup de savoir. Seulement les jedis ont un domaine de prédilection : la technique. Yoda est plus spirituel mais c’est quand même le meilleur guerrier de l’ordre des jedis.

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Il apprendra à Luke à ressentir la force. Un personnage qui deviendra attachant très vite. C’est Frank Oz, connu pour son travail sur Le Muppet Show, qui s’occupera de l’animation de la marionnette mais aussi de sa voix. Pour que le marionnettiste trouve un moyen de bouger sa marionnette, il eu l’idée de le faire marcher avec un canne afin d’avoir un point d’appuie pour la manier. Coté dialecte « qui fait tout le charme du personnage », Yoda inverse les mots. Ses phrases ne paraissent pas si incompréhensibles qu’on le pense et sont surtout remplies de sagesses, inspirantes, et philosophiques. Pour parler comme Yoda, c’est simple : D’abord l’objet, ensuite le sujet et pour finir le verbe. Vous pourrez aussi visiter l’habitat de Yoda « il y a du changement comparé au confort qu’il avait lorsqu’il vivait sur la planète Coruscant »: une petite hutte tout à fait minuscule pour un humain mais d’une bonne taille pour notre créature. Situé sur les bords d’un lagon permettant à Yoda d’y récupérer de l’eau. A l’intérieur, ça laisse à désirer niveau aménagement. Dans cette hutte, Yoda y prépare des potions et de quoi se nourrir avec ce qu’il trouve sur cette planète dont il en étudie l’écosystème. Difficile de trouver cette petite maison bâtie au pied d’un vieil arbre.

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CONCLUSION

Un des meilleurs films de science fiction jamais fait et que tout bon fan de cinéma se doit de voir et posséder dans sa dvdthèque. Dans cet opus, nos protagonistes seront séparés. Ce qui permettra d’alterner l’intrigue et varier les plaisirs. On passe d’un personnage à un autre ce qui permet d’installer une autre forme de suspense pour notre film. Un classique du genre, des personnages attachants, un maquillage époustouflant des nombreux extraterrestres et créatures loufoques présents dans cette suite, des droides plus convaincants avec une gestuelle plus précise et plus crédible, des batailles excellentes et intenses, des musiques entrainantes, un son et des décors magnifiques, effets spéciaux impressionnants, des dialogues bien écrits, un Dark Vador plus terrifiant et machiavélique que jamais, des répliques et des scènes désormais cultes, des révélations surprenantes avec LA révélation la plus culte de l’histoire du cinéma. Une fois de plus, nous voyagerons avec des planètes toutes plus différentes les unes des autres. Dagobah, la planète marécage, Hoth, la planète enneigée, ou bien la planète Bespin, où vit Lando Calrissian, meilleur ami de Han Solo et vivant dans une cité plus connu sous le nom de Cité des nuages. Cet épisode prolonge le plaisir ressentis dans La guerre des étoiles et l’enrichit par la même occasion. De plus, les détails matériels comme les vaisseaux, les paysages presque peints à la main, les accessoires utilisés par tel ou tel personnage ou bien la galaxie et ses planètes, pourrait presque nous donner l’impression de nous éloigner du monde réel tout en y gardant des éléments. Du space opéra pur et dur. Sans conteste LE film à voir et à revoir. Un des meilleurs et des plus brillants de la saga Star Wars.

Absolutely anything de Terry Jones

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affiche absolutelyRésumé du film

Neil Clarke est un type lambda, enseignant dans un lycée et amoureux de sa voisine du dessous qui ne prête même pas attention à lui. Dans l’espace, un conseil d’extraterrestres se réunit afin de sélectionner sur Terre un être humain qui se verra conférer le pouvoir absolu : réaliser tout ce qu’il veut. Ce test a pour but de tester la capacité aux hommes de reconnaitre le bien du mal. C’est Neil qui hérite de ce pouvoir dont il apprendra très vite à utiliser. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il aura le destin de la planète entre ses mains. S’il utilise son nouveau don à mauvais escient, les extraterrestres anéantiront la Terre.

Infos sur le film

Réalisé par Terry Jones
Avec Simon Pegg, Kate Beckinsale, Sanjeev Bhaskar, Rob Diggle
Genre : Comédie, Science fiction
Nationalité : Britannique, Américain
Durée du film : 1h35 environ

ab aliensLes Monty Python sont de retour

18 ans d’absence, les Monty Python » du film Sacré Graal », célèbre groupe d’humoristes Britanniques se retrouvent pour réaliser Absolutely anything, sorte de remake Britannique du film Bruce tout puissant. Il s’inspire surtout du film de H.G Wells : L’homme qui pouvait accomplir des miracles. Ambiance potache, humour déjanté à l’Anglaise et bon enfant, Absolutely anything avait un synopsis qui donnait matière à en faire quelque chose de décalé et hilarant. Certes son histoire n’est pas bien originale surtout lorsque l’on voit certaines similitudes avec Bruce tout puissant « avec Jim Carrey » qui se voyait obtenir les pouvoirs de dieu afin de vous s’il utilisait son don égoïstement ou pour aider autrui. Dans Absolutely anything, notre héros n’obtient pas ses pouvoirs par dieu mais par un conseil d’extraterrestres ayant interceptés une sonde envoyée par les humains en 1973 et contenant la plaque de Pioneer « message de l’humanité gravé sur une plaque et étant destiné à une vie extraterrestre ». Message considéré comme une déclaration de guerre, les aliens décident de détruire la Terre et ses habitants. Mais, avant cela, ils décident de faire un test. Sélectionner un être humain tiré au hasard et sachant faire la différence entre le bien et le mal. Neil Clarke, un professeur d’Anglais solitaire, est sélectionné et se voit conférer le pouvoir absolu de réaliser tout ce qu’il souhaite d’un simple geste de la main. Pendant une semaine, Neil pourra utiliser se pouvoir. Ce qu’il ignore c’est que le destin de la Terre est entre ses mains. Un seul faux pas de sa part et la planète sera détruite. Comme nous le savons tous, au début, Neil se servira de son pouvoir pour attirer l’attention de sa voisine dont il est éperdument amoureux.

debut pouvoirUn Bruce tout puissant à la sauce Britannique

Comme pour le film avec Jim Carrey, Absolutely anything a plus ou moins le même acheminement que ce dernier. Notre héros est un homme simple, maladroit, véritable loser. C’est un professeur d’Anglais qui a bien du mal à se faire respecter par ses élèves dont il préfère ne même plus s’occuper. Il est aussi la tête de turc du principal qui ne voit pas d’un bon œil les retards répétés de Neil. Neil est un homme plutôt bien qui vit seul avec son chien dans un petit appartement. Sa vie n’est qu’une routine. Il a des envies : pouvoir parvenir à finir d’écrire son roman et réussir à attirer l’attention de Catherine, une critique littéraire qui habite juste à coté de chez lui. Seulement Neil n’est pas le genre d’homme à attirer les femmes. Sa vie changera totalement lorsqu’il obtiendra le pouvoir de faire ce qui lui chante. Nous le savons tous, il utilisera au départ son pouvoir égoïstement et de façon enfantine.

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Avoir un beau corps, faire parler son chien, pouvoir voir à travers les murs et ainsi pour observer sa voisine en petite tenue, etc… .Très vite, il y a déjà une réflexion que l’on pourrait se faire sur notre histoire : comme pour le génie de la lampe d’Aladdin « dans notre film, les pouvoirs de Neil sont illimités » ou bien le film Endiablé, il faut toujours faire attention quand on formule un désir sous peine d’avoir des regrets ou des conséquences désastreuses. Le film nous montre aussi que même avec des pouvoirs extraordinaires, l’humain restera toujours égoïste. Le problème avec notre film c’est au niveau de son écriture. Les gags sont drôles « Neil ressuscitant par maladresse tous les morts provoquant une vraie panique dans Londres », les situations délirantes (comme Ray, le collègue de Neil, étant au courant des pouvoirs de son ami et lui demander qu’il fasse que la professeur de sport dont il est amoureux s’intéresse à lui. Au final, la jeune femme verra en Ray une sorte de dieu qu’elle vénèrera lors de cultes lui étant entièrement destiné. C’est très drôle, absurde mais très drôle) mais on y voit quelque chose de paresseux. Les Monty Python nous avaient habitués à faire mieux. On en attendait peut être trop. Résultat le film est un peu trop gentillet et manque cruellement d’originalité.

robin dog abLe dernier rôle de Robin Williams

Le film marque surtout par le dernier rôle de l’acteur Robin Williams, tenant la voix du chien de Neil, Dennis. C’est là que le film est parvenu à remonter dans mon estime. D’une part parce qu’il y a cet excellent travail sur cette relation entre le maitre et le chien mais aussi cette magnifique réflexion sur la fidélité et l’amour qu’un chien a pour son maitre. Alors oui, les premiers mots du chien, nous le savons tous, seront très limités « biscuits, sonnette, j’ai un besoin irrésistible de me frotter contre ta jambe ou bien les insultes sur les chats rodant autour de l’immeuble ». Heureusement, Neil aura la bonne idée de faire en sorte que Dennis est des pensées rationnelles.

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Dès le début, avant même qu’il obtienne la parole, Dennis est celui en qui se confie Neil. Quand on vit seul dans son appartement et que l’on comme seule compagnie un animal, difficile de rester muet. Neil aime son chien tout comme son chien l’aime. Un chien soumis à son maitre et ne vivant que pour le rendre heureux. Il est du coup, heureux de voir son maitre heureux. L’humour présent lorsque Dennis parle commencera petit à petit à laisser place à quelque chose de plus touchant. Ce qui permettra à notre film d’allé dans une autre direction que celle qu’il devait normalement prendre. C’est là qu’il deviendra original et balayera les multiples clichés de la première demi heure. Nous aurons droit à des moments tendres et d’autre adorables (Neil mangeant à table avec son chien) . Par ailleurs le mystère des chatouillis au ventre des chiens est enfin résolu. Les chiens aiment t-ils vraiment ça? Coté voix, comme d’habitude, Robin Williams c’est amusé et ca se ressent. Williams arrive vraiment à capter les pensées d’un chien « pas difficile certains diront » mais il a cette justesse dans la manière de dire les choses mais aussi du coté de la gestuelle et des mimiques du chien. Au final, l’acteur tire sa révérence d’une façon humoristique et touchante. Chapeau l’artiste.

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Un humour inégal mais pas mauvais pour autant

Notre héros est maladroit, quelque peu stupide, un peu la caricature du loser. Les gags s’enchainent et évitent de tomber dans la lourdeur. Un autre personnage apporte encore plus d’absurdité aux scènes : Grant, joué par l’acteur Rob Gribble « vu dernièrement dans Dumb et Dumber De » qui joue le rôle de l’ex petit de Catherine « interprété par la ravissante Kate Beckinsale » qui cherche par tous les moyens de séduire de nouveau celle qu’il aime. Elle est catégorique, elle ne veut plus de lui. Lui n’entends que ce qu’il veut entendre. Il n’hésitera pas à se ridiculiser dans ses actes pour pouvoir gagner son cœur « acheter un appartement et une voiture hors de prix, la suivre partout où elle va ». Nous avons du coup droit, comme l’acteur est Américain d’avoir deux types d’humour : humour à l’Anglaise et humour à l’Américaine. Certaines blagues sont pour certaines faciles, d’autres ne provoquant pas l’effet escompté : nous faire rire. J’en attendais plus de Simon Pegg qui, le jour précédent la projection, m’avait beaucoup fait rire dans le nouveau Mission Impossible. Là, on a l’impression qu’il a fait le minimum requis et c’est dommage. On adhère ou on n’adhère pas, le film risque de diviser. Mais là où il réussit quand même son pari c’est du coté de son histoire qui, même si elle aurait pu être plus exploitée demeure intéressante. Nous avons deux histoires en parallèle : Neil utilisant ses pouvoirs sur Terre et les extraterrestres l’observant de l’espace. Du coté des voix des extraterrestres, on retrouve donc les Monty Python qui enchainent les moqueries sur les êtres humains. Visuellement, les aliens sont une réussite. Leurs silhouettes, leurs textures presque recouvertes de bave, leurs drôles de têtes, on aurait presque l’impression qu’elles sont sorties de la trilogie de Men in black.

dog savePour conclure

J’ai beaucoup ri, certes pas autant que la bande annonce ne me faisait l’espérer mais bien ri. Absolutely anything est surtout, comme pour le film La nuit au musée 3, plus touchant que drôle. Un film se tournant vers le film hommage à Robin Williams qui nous a quitté il y a un an de cela. Humour peut être un peu trop puéril, peut être pas assez original, un peu trop simpliste, n’exploitant pas assez son potentiel, il peut cependant se reposer sur cette belle réflexion sur la fidélité du chien pour son maitre. Simon Pegg en loser sympathique et attachant n’exploite pas assez son talent d’humoriste et Kate Beckinsale n’apporte pas vraiment grand-chose à l’histoire. En somme, le Bruce tout puissant du pauvre qui reprend presque traits pour traits la même ligne scénaristique de son homologue. Heureusement, nous avons quand même droit à certains gags vraiment drôles et originaux, une musique d’introduction bien trouvée et des extraterrestres réussis bien qu’on est connu mieux au niveau des dialogues .On attendait mieux de la part des Monty Python. Un film léger, décalé, gentillet, moyen mais sympathique. Il ne rentrera pas dans les annales mais demeure néanmoins un bon divertissement avec une bonne idée de départ, qui, s’il elle avait été mieux travaillée, aurait fait de se film une comédie déjantée culte.

Mission Impossible Rogue Nation de Christopher McQuarrie

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Après avoir réussi la mission où il devait intercepter un gaz toxique vendu à des terroristes, l’agent Ethan Hunt « Tom Cruise » pense pouvoir démontrer l’existence du Syndicat, une organisation sans scrupule « l’anti mission impossible » qui compte établir un nouvel ordre mondial en multipliant les attaques terroristes de plus en plus violentes et en détruisant le système qui les a formés. En parallèle l’agent Brandt « Jeremy Renner » et le directeur de la CIA, Alan Hunley, paraissent devant la commission du gouvernement américain pour étudier le cas de l’équipe Mission Impossible. Hunley parvient à ce que Mission Impossible soit dissoute et ses agents intégrés au sein de la CIA. Pendant ce temps, Ethan qui avait été capturé par le Syndicat, parvient à s’échapper grâce à Iisa Frost, une agente désavouée et, continue à pourchasser le Syndicat tout en étant traqué par la CIA.

Infos sur le film

Réalisé par Chsritopher McQuarrie
Avec Tom Cruise, Rebbecca Ferguson, Simon Pegg, Jeremy Renner, Ving Rhames, Alec Baldwin
Genre : Action, Espionnage
Nationalité : Américain
Durée du film : 2h15 environ

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Une équipe d’hommes virils pour ce nouvel opus. De gauche à droite: Jeremy Renner, Tom Cruise, Simon Pegg, Ving Rhames

5ème épisode pour Mission Impossible

Des suites, on en a eu. La plupart du temps, la magie des premiers films se dissipe, laissant place à un film n’ayant plus vraiment la saveur de ce que l’on avait pu voir à ses débuts. Mais, depuis quelques temps, certaines franchises réussissent l’impensable : améliorer sa qualité au fil des années. Après un Fast and furious 7 qui nous prouvait qu’on pouvait allé toujours plus loin du coté du spectacle mais toujours plus haut du coté de la qualité, une autre franchise nous prouve elle aussi que les suites de films peuvent être d’une grande qualité. Dernier Mission impossible en date : Mission Impossible Protocole fantôme. Vrai claque. Crédible, authentique « Tom Cruise qui n’a pas besoin de doublure cascade pour chacun de ses films », un film d’une parfaite efficacité. Sort cette semaine le cinquième épisode de la franchise et après une bande annonce toujours autant alléchante, un petit tour par la case ciné dès sa sortie était obligatoire. J’aurai presque envie de vous dire d’investir dans une carte illimitée pour le cinéma. Après Le petit prince, Les minions, Ant man, Terminator Genisys, La rage au ventre, voici Mission Impossible Rogue Nation. En une seule scène ( l’introduction ), le film nous prouve une fois de plus que l’on va assister à un pur spectacle. Une ambiance digne de la série, de l’action plus qu’efficace, du dynamisme, une histoire des plus intéressantes et en prime, un générique mêlant le thème de la série et des images très brèves et furtives de ce que nous verrons. De quoi presque faire passer notre film pour une série télévisée actuelle. Vous voulez voir Tom Cruise vous prouver une fois de plus qu’il est le Jackie Chan Américain?

cas avionTom Cruise : le Jackie Chan Américain

Vingt ans qu’il est dans la peau de cet agent surentrainé, vingt ans qu’il nous épate. Je ne sais pas jusqu’où Tom Cruise ira dans ses cascades. Des préparations toujours intensives avant chaque cascades, repoussant presque ses limites, l’acteur frôlant la mort à chacune d’elles, rien ne semble l’arrêté. Et s’il n’avait pas de limites ? Dernièrement, l’acteur escaladait la plus haute tour du monde : celle de Dubai dans Mission Impossible Protocole fantôme. Cette fois, l’acteur fait encore plus fort en s’accrochant à un Airbus à 400 m du sol. C’est en Octobre 2014 qu’une vidéo créé l’euphorie du coté des fans. En effet, dans cette vidéo se déroulant sur une base de la Royal Air Force, les clichés nous montraient Tom Cruise, harnaché à l’appareil volant à 300km/h, à 800 mètres d’altitude et par deux degrés Celsius du coté de la température. Equipé de lentilles spéciales développées pour l’occasion et pour protéger ses yeux de la force du vent mais aussi de débris pouvant entrer en contact avec la rétine de l’acteur. Cruise devait être aux aguets, tout comme le pilote de l’Airbus. Une préparation minutieuse pour cette scène. Pendant le tournage, l’acteur c’est vraiment mis en danger pour cette scène qui aurait pu lui couter la vie. Mais l’envie d’offrir aux spectateurs quelque chose d’authentique, sans le moindre effet spécial mais aussi réaliser une cascade qu’il rêvait depuis enfant était grande pour l’acteur.

cruise cascadeA l’écran, cette sensation de vertige « comme pour la cascade sur la tour de Dubai » est flagrante. Une cascade moins longue mais tout aussi impressionnante qui vous laissera bouche bée. Comme si cela ne suffisait pas, toutes les autres cascades ( poursuite à moto par exemple, combats au corps à corps nerveux ou encore une autre cascade encore plus risquée et qui mettra vos nerfs à rude épreuve ) sont toutes réalisées par Tom Cruise lui-même qui n’a jamais besoin de doublure pour ses cascades. La cinquantaine bien tassée, rien ne semble arrêté l’acteur toujours aussi dynamique et toujours demandeur de sensation forte. Que nous réservera le sixième opus ? Voici la vidéo de cette périlleuse cascade en avion.

Un pur film d’espionnage presque à l’ancienne

debutCe qui change dans ce nouveau Mission Impossible c’est la réalisation. Exit Brad Bird qui nous offrait déjà avec Protocole fantome un film de qualité, c’est le réalisateur Christopher McQuarrie, qui croisait déjà Tom Cruise dans l’excellent Jack Reacher qui se retrouve embarqué pour ce nouveau Mission impossible. Une fois de plus, encore un réalisateur qui sait filmer et qui sait aussi de quoi il parle. Un film d’espionnage presque à l’ancienne. Tous les ingrédients sont là. Du suspense, de la corruption, des phases d’infiltration, la mise au point de la mission avec toutes les possibilités qu’il peut y avoir, les gadgets high tech ultra sophistiqués, Mission Impossible ferait presque passer son film pour un dérivé des films James Bond. D’ailleurs, les références aux James Bond se font nombreuses. Son ambiance par exemple ou bien cette utilisation d’une musique enchanteresse accompagnant l’arrivée de notre Ethan Hunt girl comme seul les James Bond étaient capables de faire.

rebeccaAprès Emmanuelle Béart et Kristin Scott Thomas pour le premier Mission Impossible, après Thandie Newton dans Mission Impossible 2 , après Michelle Monaghan, Keri Russell et Maggie Q dans Mission Impossible 3 et après Léa Seydoux « qui ira jouer les James Bond girl dans Spectre »et Paula Patton dans Mission Impossible Protocole Fantôme, voici Rebecca Ferguson qui jouera le rôle de Iisa Frost, une agent Britannique qui semble mener un double jeu et ce dès sa première rencontre avec Ethan qu’elle sauve. La jeune femme travaille-t-elle pour le Syndicat ? Est-elle un agent infiltré ? Amie ou ennemie ? Impossible de connaitre son identité et un jeu et notre réalisateur laissera planer le doute tout au long de notre film. Rebecca Ferguson change la donne dans notre franchise. Pas vraiment une plastique de rêve, une femme simple, un visage simple et sans maquillage mais un très bon charisme, une souplesse incroyable, une maitrise du combat rapproché et des armes impressionnante. Une vraie machine à tuer qui montrera cependant une femme vulnérable. On pourrait penser à un chat lorsqu’elle se déplace et s’agrippe à ses adversaires qui sont pour la plupart, de grands gaillards. Une athlète d’exception. Tout ce que Tom Cruise tentait, Rebecca tentait aussi. Peu de doublure cascade pour l’actrice. Pas vraiment de Love Story avec Ethan, bien qu’une attirance dès leur première rencontre est flagrante. Une sorte d’amour platonique qui change beaucoup de ce que l’on peut voir dans un James Bond.

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L’alchimie entre Rebecca et Tom Cruise est excellente. On sent se respect mutuel et cette attirance qui ne sera jamais dévoilée entre les deux personnages.

Casting de choc

Hormis Tom Cruise que l’on retrouve avec plaisir et qui nous l’a jouerait presque fugitif dans la première partie du film, certains personnages font leur grand retour.

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Simon Pegg, qui a toujours été depuis le troisième opus le comique de l’histoire continue sur sa lancée mais gagne de l’importance dans ce nouvel opus. Lui qui se plaignait de ne jamais être sur le terrain verra son souhait exaucé.

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Le grand retour que tout le monde attendait : Luther « incarné par le massif Ving Rhames » revient après avoir quelque peu déserté la franchise depuis le 3ème film en y faisant que de brèves apparitions dans ses suites.

jeremy

Jeremy Renner, alias l’agent Brandt, nouveau de l’équipe depuis Protocole fantôme revient lui aussi mais avec un rôle moins physique que dans le prédécesseur. Cette fois, il est en quelque sorte l’agent de liaison d’Ethan.

solomone laneRogue Nation réussie enfin à nous trouver LE méchant charismatique que nous attendions tous : Solomon Lane « incarné par Sean Harris » qui se révélera être une vraie menace pour Ethan Hunt. Hunt a enfin un adversaire de taille qui se révèlera être son parfait Némésis. Ancien agent qui se trouve être l’homme à la tête du Syndicat. Syndicat qui, nous l’apprendrons, a infiltré le gouvernement. Une clé usb « qu’Ethan et son équipe rechercherons » contiendrait le registre de cette organisation. Une clé qui pourrait donc l’éliminer et que Lane essayera de mettre sous la main par tous les moyens. Un méchant charismatique, presque inexpressif, terrifiant, un faciès à vous glacer le sang, une voix calme et presque inquiétante, il est parfait. Seul point négatif, on aurait aimé qu’il soit plus développé.

alex baldwinAutre nouveau de la bande : Alec Baldwin qui incarne le directeur de la CIA qui n’accepte pas les agissements de Mission Impossible et parviendra même à la faire dissoudre. Un personnage très intéressant et qui aura son importance dans le film. Baldwin est pour une fois, bien plus charismatique que tout ce qu’il nous avait montré dernièrement. Il aurait presque des allures du personnage de Jack Ryan (il l’avait déjà incarné dans A la poursuite d’Octobre jour) dans les romans de Tom Clancy « l’équipe du film s’en est d’ailleurs inspiré ». Tom Cruise qui est en tête d’affiche ne fera heureusement pas d’ombre à tout ce casting de choc.

Tous les ingrédients nécessaires pour vous divertir sont là

Rogue Nation est une suite directe de Protocole fantôme qui se terminait avec Ethan Hunt, préparant son équipe à enquêter sur le Syndicat. Un suspense incessant, de l’aventure, de l’action, très peu de temps morts, Mission Impossible évolue de films en films et ne cesse d’impressionner de par ses cascades toutes plus spectaculaires et haletantes les unes des autres mais aussi pour son histoire, plus poussée, plus intéressante. Que dire aussi de l’humour tenant lui aussi une place importante dans notre film sans pour autant le rendre comique.

humour scene
cascade voiture« Accroches-toi! »

Il y a un vrai travail sur ca, comme pour le reste, les dialogues, répliques, gags sont vraiment travaillés et évitent de décrédibiliser le film. Que ce soit Simon Pegg jouant le rôle de Benji »un des agents de Mission Impossible » voir même Tom Cruise lui-même,  »’l’humour fait toujours mouche et nous montre surtout à travers lui que nos protagonistes, même s’ils sont surentrainés, sont humains et peuvent avoir des faiblesses. Une réalisation différente pour chaque films ce qui permet à chacun d’eux d’avoir sa propre identité créative, sa propre ambiance »’. Ce qui ne change pas c’est son mélange d’action spectaculaire et d’espionnage comme seuls les James Bond savaient faire. Coté tournage, le film a laissé tombé le digital pour retourner à cette bonne vieille pellicule. Ce qui donne au film un coté classique. Parlons musique qui va mettre vos oreilles en émois ! Le thème de la série est une fois de plus de retour et remixé de façon a ressemble presque traits pour traits à celui de la série. Thème que l’on entend dès les premières minutes de film et fait vibrer la salle. Aux platines, après Dany Elfman, Hans Zimmer et Michael Giacchino, c’est au tour de Joe Kraemer de s’occuper de la musique du film. Une musique qui en scotchera plus d’uns et apportera encore plus d’intensivité aux scènes. Le compositeur jouerait presque avec elle. De la tension, de la bravoure, du suspense, Kraemer sait utiliser la musique à bon escient. Une musique qui évoluera au fil du film et qui, petit à petit aura encore plus son importance. Elle aurait presque à des moments des allures de musique symphonique.

fight sceneConclusion

En définitif, Rogue Nation est un film d’une grande qualité visuelle mais aussi scénaristique. Le film fait même honneur à la série de 1966 en mettant la menace de l’organisation Le Syndicat en menace pour cet épisode. Les acteurs sont excellents et en vraie symbiose, la mise en scène et les cascades extraordinaire, les gadgets High Tech de retour, l’histoire prenante, cette petite touche d’humour pour nous décrisper, ce suspense insoutenable, jusqu’où ira cette franchise ? La qualité est de plus en plus brillante. En plus des références à James Bond , nous aurons aussi des clin d’œil à la franchise des Mission Impossible avec de nombreuses surprises.

A présent, à vous de jouer : Votre mission, si toutefois vous l’acceptez, consistera à allé au cinéma le plus proche pour assisté à la projection de Mission Impossible Rogue Nation et passer un bon moment. Vous pouvez choisir autant de membres dans votre équipe que vous voulez mais il vous faut absolument voir ce film dans les 3 semaines à venir. Comme toujours, si l’un ou l’une des membres de votre groupe était pris ou tué pendant la séance, l’agence niera avoir connaissance de votre activité. Ce message ne s’autodétruira pas dans 5 secondes.

Les 4 fantastiques de Josh Trank

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poster 4Résumé du film

Reed Richards travaille depuis son enfance sur une machine lui permettant de se téléporter. Projet qu’il ne parviendra jamais à aboutir. Alors qu’il participait à un concours d’invention dans son lycée où il voulait montrer sa machine à téléportation, Reed est repéré par le Docteur Franklin Storm et sa fille Susan. Le docteur Storm propose à Reed d’intégrer sa fondation et l’aider à finir son téléporteur. Rejoint par son ami d’enfance Ben Grimm, de Victor Dosmahev et du fils du docteur Storm : Johnny, toute cette petite équipe mettent leur talent commun pour finir la machine. Après avoir réussi avec succès à envoyer un singe dans une autre dimension, ils sont trahis par la fondation voulant vendre l’invention de Reed à l’armée. Le soir même, Reed et son équipe décident d’utiliser les premiers le téléporteur. Mais le voyage se déroule mal, de multiples explosions ont lieu là om Reed et son équipe atterrit. Ils subissent chacun des transformations physiques irréversibles changeant leur vie à jamais. Dotés pour chacun de nouvelles aptitudes, ils devront apprendre à les maitriser et peut être même, s’en servir pour empêcher une menace approchant de la Terre.

Infos sur le film

Réalisé par Josh Trank
Avec Miles Teller, Kate Mara, Michael B. Jordan, Jamie Bell
Genre : Action, Fantastique
Nationalité : Américain
Durée du film : 1h40 environ

FRIENPas aussi mauvais que je le pensais

Comme il était si bien dit dans le générique de la série Arnold et Willy, il faut de tout pour faire un monde. Phrase qui devrait être apprise par cœur et retenue par tout le monde. C’est un fait, dans le monde du cinéma, nous aurons toujours des avis différent les uns que les autres. Que ce soit du coté des spectateurs ou bien de la presse, chacun à sa propre sensibilité, chacun à son propre ressentis, chacun interprète ce qu’il voit et entend à l’écran d’une manière complètement différente d’une personne à une autre. Cette année, nous sommes arrivés à une ère que l’on pourrait appeler « l’ère vintage ». Les films des années 80 qui ont bouleversés le cinéma font leur come back dans les salles de cinéma. Certains sont des suites, d’autres des reboot.

2005
2015La différence est énorme entre les deux versions.

Perte d’imagination ? Ou bien plutôt nouvelle vision de ces films avec une approche différente et coïncidente avec notre époque ? Personne ne le sait et là encore, chacun interprète cela à sa manière. Comme beaucoup le savent, depuis quelques années, les comics Américains ont vu leur adaptation cinématographique prendre une place très importante dans le monde du cinéma. Un trop plein de films chaque années et, pourtant, qu’elle merveilleuse idée de décliner les histoires des multiples super héros ayant chacun leur propre bande dessinée. Quoi de mieux que de donner au spectateur cette curieuse envie, après avoir vu par exemple Avenger, de se mettre à la lecture de la bande dessinée ? Cet été sort dans nos salles Les 4 fantastiques. Après un passage au cinéma en 2005 puis dans la suite 2 ans plus tard, les 4 fantastiques subit cette année une cure de jouvence. On efface totalement la version de 2005 pour nous offrir un film bien différent sur beaucoup de points de ce qu’avait été les 4 fantastiques de 2005. Nous avons eu un remaniement de Spiderman avec The Amazing Spiderman, un autre de Batman et encore un pour Superman. Notre époque à changée depuis la sortie de ses films. Nos envies ont changées. L’ère est au super héros sombre, moins torturé et dépressif.Changement de ton, changement de mise en scène, changement d’ambiance, ces films balayent le coté kitch de leur homologue et laisse place à quelque chose de plus crédible, plus réaliste avec notamment cette réflexion sur la différence mais aussi sur cette question : comment serait perçu quelqu’un ayant des pouvoirs extraordinaires ? Menace ou espoir ? Mais aussi, que ferait le gouvernement s’il prenait connaissance de l’existence de ces êtres ? Voir, qu’en ferait-il s’il mettait la main sur eux ? Questions auxquelles Les 4 fantastiques répondra.

 

 

4 fantas
Une exploration dans une autre dimension où, à cause d’un accident grave, nos protagonistes verront leur destin changer à jamais.

Une ambiance différente d’un film de super héros lambda

Je ne le voyais pas du tout d’un mauvais œil, encore moins après avoir vu la première bande annonce du film. Je ne voyais aucun point positif à lui trouver. Peut être êtes-ce le fait de voir un énième reboot. J’ai retenu une bonne leçon en allant quand même voir le film. Les bandes annonces peuvent être remaniées, détournées. Ce qui, du coup, change totalement la vision que l’on peut avoir d’un film. J’avoue avoir eu beaucoup de préjugés pour ce film. Des personnages plus jeunes, le personnage de « la chose » ressemblant plus au mangeur de pierre du film L’histoire sans fin que de son personnage dans le comics « ou bien dans la version 2005 », une ambiance un peu trop sombre, des costumes peu fidèles, bref, rien de positif. Et pourtant, en l’espace de seulement 10minutes de film, c’est autre chose que j’ai pu voir. L’ambiance du film est un excellent mix de film indépendant et de science fiction. C’est à se demander même si on regarde un film de super héros. Une manière très originale d’aborder le thème de super héros pour ce film. Cette fois, contrairement aux quatre fantastiques de 2005, notre histoire prend une tournure différente.

              INVENTION  ben grim

johnny  susan

Tout d’abord nos protagonistes sont âgés d’une vingtaine d’année. Pour les fans du comic book, c’est quelque peu déstabilisant et pourtant, il y a tellement d’univers différent pour nos héros que ce n’est pas si déstabilisant que ca. Scientifiques à cet âge ? Pourquoi pas, bons nombres de jeunes hommes et jeunes femmes ont déjà un très gros potentiel. Autre point négatif qui ne plait pas aux fans, une ethnie différente dans la famille Storm. Johnny est noir, Susan est blanche. Tout est expliqué dans le film. Johnny Storm a toujours été blanc, c’est un fait mais, à ce moment là, pourquoi dans les films Marvel, Nick Fury est noir ? Dans les comics, il est blanc « même si dans certaines version il est noir ». Tout comme Perry White dans Superman et dernièrement, Jimmy Olsen dans la série Supergirl. Nous sommes à une époque où il y a un peu plus de diversité dans le monde, dans les cultures, pourquoi ne pas changer un personnage ? Pourquoi ne pas du coup lui donner une nouvelle dimension ? Quel intérêt de reprendre trait pour trait les personnages et les histoires contés dans les comics ? Pourquoi ne pas faire de l’inédit tout en gardant les bases ? Nous sommes à une époque où le coté kitch des super héros a laissé place à une ambiance plus sombre pour nos héros en collant depuis l’arrivée de Batman Begins. Les 4 fantastiques ne déroge pas à la règle mais apporte un gros plus.

4 THE FANTASTIC FOUR

Cette fois, la transformation de nos personnages en super héros se fera de manière plus torturée, plus impressionnante, plus choquante et du coup plus réaliste. Nous y voyons toute la détresse et la souffrance de cette transformation. Et si tout ceci pouvait arriver un jour futur ?

JOHNNY STORM LA CHOSE

Moins d’action mais plus réaliste et plus sincère

4 SCREENMoins d’action, moins d’effets spéciaux « même si le réalisateur se rattrape dans la dernière demi heure de film », on s’attarde surtout sur la psychologie des personnages et leur relation les uns avec les autres, leur personnalité. D’excellents acteurs et actrices qui n’en font pas des tonnes. Que ce soit Miles Tiller « Divergente 1 et 2 » qui interprète un Reed Richards ambitieux, sérieux mais solitaire, Michael B.Jordan incarne un Johnny Storm rebelle mais énergique « bien différent de l’interprétation de Chris Evans », Kate Mara interprète une Susan Storm studieuse et Jamie Bell « Billy Eliott » joue le rôle de Ben Grimm, meilleur ami de Reed depuis l’enfance et l’ayant toujours aidé et encouragé dans l’acheminement de son invention. On n’oubliera pas non plus l’excellent Toby Kebell « Victor » qui livre une très bonne prestation et déborde de charisme en apportant en plus une nouvelle dimension au personnage du docteur Fatalis. Tout comme Ant man, le film n’a aucune prétentieux que ce soit du coté de la mise en scène que du jeu de nos acteurs. Un autre bon point, nos personnages sont attachants. Pour Reed Richards « Monsieur Fantastique » et Ben Grimm « La chose », nous les suivons dès leur plus jeune âge et on nous raconte comment ils se sont rencontrés, comment ils sont devenus de grands amis. Il règne dans notre film quelque chose de gentillet, comme j’ai pu le ressentir pour Ant man. Alors oui, cette nouvelle version des Quatre fantastiques est à l’opposé complet de l’ancienne version.

fireUne ambiance sombre, des personnages jeunes mais bien plus mature que ceux de la version de 2005, plus impressionnant et aussi, l’apparition d’hémoglobine. J’en rassure certains, ce n’est pas une boucherie mais le film est destiné à un public plus adulte qu’enfant. Petit hic, le film fait la même erreur que ces prédécesseurs : il est trop court. Quand on sait en plus que le film est supposé être la base de cette nouvelle franchise « à l’heure où je vous parle, la sortie d’une suite est compromise suite aux critiques négatives et au score plus que médiocre au box office », c’est assez mince. J’aurai aimé une histoire plus exploitée, des personnages peut être un peu mieux travaillés même s’ils demeurent bien plus attachants que l’on été leur version antérieur. Un bon point pour le début de notre film qui commence d’une manière intéressante qui ne sera pas sans rappeler les films : Les goonies, E.T ou plus récemment Echo. Coté maquillage et costumes, c’est plutôt réussi avec un design plus sombre et moins kitch que ce que nous avons pu voir dans le passé. Quand à la musique, composée par Philipp Glass et Marco Beltrami « Wolverine le combat de l’immortel, Scream, Terminator 3 » , nous sommes transportés avec notamment le thème principal du film très héroïque et d’autres morceaux envoutants et entrainants.

fatalisEn conclusion

On le lit partout, Les 4 fantastiques est un total échec. Une fois de plus, je ne partage absolument pas cet avis. Faisons nous notre propre opinion, apprenons à ne pas suivre ses bruits de couloirs qui voudraient nous formater à leur image. Ne soyons surtout pas influencé par des personnes qui semblent perdre leur sensibilité. Car oui, dans Les 4 fantastiques, il sera beaucoup question de jouer avec ca en vous faisant vous attacher aux personnages, en vous montrant que, même s’ils sont intelligents et brillants, ils ont des peurs et des inquiétudes comme nous. On laisse tomber le film de super héros où tout explose de partout et on vous montre un film humain. Cette version de 2015 est plus sincère, plus mature « alors que le casting est plus jeune », plus crédible, plus scientifique, plus sérieux « très peu d’humour d’ailleurs», moins grand guignolesque que la version 2005 « même si bonne pour l’époque » et surtout plus réaliste. Si vous vous attendiez à avoir une copie conforme aux comics des 4 fantastiques, oui, le film sera décevant. Mais, quelle serait l’intérêt de montrer quelque chose que vous connaissez déjà ? Ne serais pas mieux de vous offrir quelque chose de différent ? Là est tout le problème de nombreuses critiques de fans haineux qui déversent leur déception immense sur un film qui parait pourtant d’une bonne intention.

J'avoue, je suis un peu déçu de voir que La chose n'est pas de pantalon.
Cette nouvelle équipe a de la classe même si, je l’avoue, je suis un peu déçu de voir que La chose n’est pas de pantalon.

Le film reprend quelques éléments du comics mais il essaye de nous offrir quelque chose de moins fantastique. Là où le film m’a plus impressionné c’est du coté de son méchant principal : Le docteur Fatalis qui, dans cette nouvelle version est plus imposant, plus terrifiant, plus menaçant et bien moins caricatural que sa version de 2005. Autre point positif : pas d’histoire d’amour entre Reed Richards et Susan Storm « contrairement à l’ancienne version » , même si on peut voir une attirance entre les deux personnages. Du coté négatif, le rythme peut paraitre lent, les personnages peuvent sembler médiocre du coté de leur écriture, on peut trouver le rythme du film irrégulier, le personnage de Ben Grimm mit de coté, on peut aussi avoir la sensation de ne pas avoir devant un film de super héros. Même s’il manque ce petit quelque chose de plus abouti, Les 4 fantastiques reste une surprise à l’ambiance aussi originale et gentillette que l’a été un autre très bon film de super héros : Ant man. Et s’il y avait un vent de renouveau dans le monde des super héros ?

Batman Begins de Christopher Nolan

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affiche batRésumé du film

A l’âge de 8 ans, en sortant d’un théâtre, le jeune Bruce Wayne assiste impuissant au meurtre de ses parents. Traumatisé, hanté par cet acte, il grandit, obsédé par la vengeance. Il erre à travers le monde, toujours en ne cherchant qu’une seule chose : un moyen de combattre l’injustice et ses propres peurs. C’est alors qu’il rencontre Ra’s al Ghul, dirigeant d’une secte de guerries ninja appelée La ligue des ombres. Ra’s se charge de son entrainement. De retour à Gotham, Bruce se charge de la gestion de l’entreprise de ses parents dont il est l’héritier. Et, dans son manoir, avec l’aide de son majordome Alfred, installe dans les sous sol sa base où il travaille sur ses nouveaux gadgets, sa tenue afin de prendre l’identité secrète d’un justicier luttant contre le crime : Batman.

Infos sur le film

Réalisé par Christopher Nolan

Avec Christian Bale, Michael Caine, Katie Holmes, Morgan Freeman, Liam Neeson

Genre : Action, Aventure, Thriller

Nationalité : Américain

Durée du film : 2h 20 environ

all movies
De gauche à droit: Batman le film « 1966 », Batman « 1989 », Batman le défi « 1992 », Batman Forever « 1995 », Batman et Robin « 1997 », Batman Begins « 2005 », Dark Knight « 2008 », Dark knight Rises « 2012 »

Comment est né le mythe ?

Contrairement aux Batman version Tim Burton et ceux « dont on se passera très bien de Joel Schumacher » qui ne nous avaient jamais vraiment raconté en détail la naissance de l’homme chauve souris, le réalisateur Christopher Nolan, lui, décide d’explorer cette période en nous racontant comment le jeune Bruce Wayne est devenu le chevalier noir, Batman. Batman Begins a des points plus que positifs et si on compare cette nouvelle relecture aux derniers Batman « Batman Forever et Batman et Robin », il fait l’unanimité. Cette nouvelle trilogie se veut totalement différente des versions précédentes. On laisse tomber le coté comics, on laisse tomber l’ambiance gothique et on laisse place à un film plus réaliste et plus sombre. Le réalisateur met aussi l’accentuation sur ce vent de corruption qui inonde la ville de Gotham. Que ce soit les politiciens, les business man voir même les forces de police, bon nombres sont corrompus. Mais le réalisateur ne s’arrête pas là et explore aussi la psychologie de nos protagonistes à commencer par Bruce Wayne. Un personnage au passé sombre et surtout hanté par une vraie tragédie à laquelle il a assisté quand il était enfant. 2heures 20 de film, de quoi permettre au réalisateur ne poser tranquillement les bases de notre histoire, s’attarder sur pas mal de point important sur notre héros mais aussi sur la criminalité dans les rues de Gotham.

Comment tout a commencé

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Notre film commence chez les Wayne où Bruce, âgé de 8 ans, joue dans son jardin avec Rachel, son amie qui est aussi la fille de la femme de ménage des Wayne. Bruce tombe accidentellement dans un puits où il est attaqué par des chauves souris « ce qui développera en lui une vraie phobie pour ces créatures ».

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6 Puis nous faisons un saut dans le temps. Bruce est âgé d’une trentaine d’années et se trouve dans une prison en Asie. Là bas, il y rencontre Henry Ducard qui lui fait une offre : rejoindre la ligue des ombres, une secte de guerriers ninja dirigée par Ra’s Al Ghul. Ra’s Al Ghul c’est fait comme devoir de restaurer la justice par tous les moyens, quitte à assassiner. Bruce commence son entrainement, perfectionne son habileté, s’entraine aux arts martiaux, apprend à se camoufler, apprend aussi à dominer ses propres peurs. Pendant son entrainement, nous avons le droit à des flashback nous montrant pourquoi il a décidé de combattre l’injustice.

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Nous retournons ensuite dans le temps présent. Pour mettre fin à son initiation, Bruce doit mettre à mort un simple voleur. C’est à partir de là que nous comprendrons pourquoi Batman ne commet jamais de meurtre.

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Après être parvenu à s’enfuir, Bruce est de retour à Gotham, bien décidé à mettre à profil tout ce qu’il a apprit. Avec l’aide d’Alfred, son majordome qui est devenu une sorte de père de substitution, Bruce installe une base secrète située dans les sous sol de son manoir.

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Pour pouvoir combattre le crime, Bruce devra avoir un équipement. Ca tombe bien, dans son entreprise « dont il en a héritier la direction », une section recherche où bon nombre de prototypes militaire sont gardés, il rencontre Lucius Fox »le chef de la division scientifique de cet étage ». Bruce se procure une combinaison protectrice, un équipement, des gadgets et aussi un véhicule blindé. Après la préparation de tout son attirail, Bruce doit trouver un symbole, quelque chose de terrifiant. Quoi de mieux que de faire partager à ses ennemis sa peur pour les chauve souris ? A partir de là, Bruce Wayne passe du statut de playboy le jour à justicier la nuit. Il devient Batman.

                  bruce babatman

                  Riche playboy le jour, justicier la nuit

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14Une très jolie introduction pour notre début de film même si, accompagné d’une musique épique et cette succession de séquences et qui en vient rapidement au fait, on aurait l’impression de voir une bande annonce de 20minutes. Mais qu’importe, c’est d’une grande qualité et c’est pour le moins, original. Passé 40 minutes, notre film reprend un rythme d’intrigue normal. Après nous avoir conté l’histoire du jeune Bruce Wayne « de la tragédie qui a fait basculer sa vie lorsqu’il était encore enfant à sa décision de s’exiler et parcourir le monde en essayant de comprendre le monde criminel », nous revenons dans cette ville très sombre qu’est Gotham. Une ville où la corruption et la criminalité est a tous les coins de rues. La peur est omniprésente. Quelqu’un doit faire bouger les choses. C’est là que Bruce rentre en scène. Il sait ce qu’il doit faire pour combattre le crime et parvient même à avoir un allier digne de confiance dans la police de Gotham : l’inspecteur Jim Gordon « qui rencontra le jeune Bruce lors de la mort de ses parents ». Dès la première apparition de Batman, c’est une véritable claque. Enfin un Batman digne de ce que l’on peut lire dans les comics. On met de coté tout ce qui faisait presque « vomir » les aficionados de la chauve souris » dans Batman forever et Batman et Robin » et nous fait découvrir, en plus de la nouvelle approche du personnage, un nouveau costume plus réaliste, plus sombre et plus fidèle à la bd.

intérieur masque batmanNous avons toujours l’apparence d’un costume de chauve souris avec sa cape «cape fonctionnant grâce à un courant électrique émanant des gants et permettant de planer mais aussi étourdir ses ennemis », son masque en forme de chauve souris « équipé à l’intérieur d’une vision nocturne, ultra violet, vision thermique, mais aussi un communicateur intégré dans les oreilles afin d’être en contact avec Alfred ou ses alliés, il peut aussi capter les fréquences radios de la police », ses gants.

costume batComme tout super héros qui se respecte, le symbole est important afin de reconnaitre chaque super héros « Le S de Superman, l’éclair de Flash, la lanterne verte pour Green Lantern ». Sur la poitrine de Batman est donc dessinée une chauve souris. Ce qui est intéressant c’est que la préparation de l’équipement de Batman, qui ira de son costume à sa ceinture multi fonction, tout est détaillé afin de nous montrer comment tout a été conçu et préparé. Plus c’est long, plus c’est bon, c’est le cas de le dire. Mais ce n’est pas tout, il y a du changement du coté de la voix de Batman. Une voix très grave, menaçante, venant presque d’outre tombe. Dès cette simple et toute première réplique, qui marquera à jamais les fans et non fans « je suis Batman », cette voix gronde dans nos oreilles. Batman est vraiment menaçant et ne fera pas dans la dentelle pour éradiquer la criminalité.

Un casting de rêve

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On ne pouvait pas rêver mieux du coté du casting de notre film. Les acteurs choisis sont très ressemblant aux personnages du comic book. Christian Bale est parfaitement crédible aussi bien dans le rôle de Bruce Wayne que de celui de Batman. Un playboy véritable philanthrope, séducteur et débordant d’arrogance contrairement à son homologue Batman. Quand il est Batman, Bruce est quelqu’un d’autre. On pourrait presque se dire qu’il frôle la schizophrénie. Bruce Wayne n’existe plus lorsqu’il est Batman.

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Michael Caine dans le rôle d’Alfred Pennyworth. L’acteur joue lui aussi à la perfection. Un majordome qui travaille depuis des années pour la famille des Wayne, dévoué, il s’occupa de Bruce lorsque le jeune homme perdit ses parents. Il est un ami, un allié pour Bruce et l’aidera dans son combat contre le crime. Mais on ne s’arrêtera pas là en nous montrant aussi qu’Alfred est la voix de la raison et essayera d’ouvrir l’esprit de Bruce obnubilé par la vengeance de la mort de ses parents.

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Morgan Freeman dans le rôle de Lucius Fox. Rôle sur mesure pour l’acteur qui tient un rôle important. Il travaille à l’entreprise Wayne et c’est lui qui conçoit les gadgets de Batman. De plus, physiquement, l’acteur ressemble vraiment au personnage du comics.

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Liam Neeson dans le rôle d’Henri Ducard. Un homme qui a été marié à une femme mais qui lui a été enlevé et comme Bruce, il a été forcé d’apprendre que certains sont dénués de moralité, il faut les combattre sans hésitation, sans pitié. C’est lui qui enseignera les arts martiaux à Bruce, il lui apprendra aussi à se servir de sa colère pour décupler sa force mais qui pourrait le mener à sa perte s’il l’a laissait le guider.

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Cillian Murphy dans le rôle de Jonathan Crane. Crane est un psychiatre de l’asile d’Arkham où y est internés la plupart des criminels psychopathes de Gotham. Crane pourrait bien mener un double jeu.

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Gary Oldman dans le rôle de l’inspecteur Gordon. Membre de la police de Gotham City. Un de seuls policier encore droit et digne de confiance. Il acceptera l’aide de Batman qu’il croit fiable et qui croit que Batman essaye d’aider les forces de police. Rôle parfait pour Oldman qui tient lui aussi un rôle important dans notre film.

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Tom Wilkinson dans le rôle de Carmine Falcone : Le parrain de la mafia à Gotham City. Il tient presque la totalité des juges et des forces de police dans ses poches. Il est le responsable de la mort des parents de Bruce qui cherchera par tous les moyens à mettre fin à son règne. Sur de lui, corrompu jusqu’à la moelle, il travaille en collaboration avec Jonathan Crane qui lui sert à libérer ses hommes de mains internés à l’asile d’Arkham.

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Katie Holmes dans le rôle de Rachel. Personnage qui n’existe pas dans les comics mais qui a été créé tout spécialement pour le film. Rachel est une amie d’enfance de Bruce. C’est celle qui en quelque sorte a inspiré se dernier à devenir Batman. Elle est l’assistante du procureur. L’actrice remplie sa part du marché mais coté charisme, on repassera. Un personnage utile au début mais dont on se passerait bien de ses services par la suite. Dommage.

De l’action, du spectacle et un Batman de rêve

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Le film a des défauts. Défauts qui seront tous rectifiés dans sa suite qui est un véritable chef d’œuvre du film d’action mais aussi des super héros. Le film est très bien construit, tous les personnages sont travaillés comme il faut. Rien n’est laissé au hasard. Surtout pas la naissance de Batman qui ne montrera son museau qu’à partir d’une heure de film. Dans Batman Begins, la psychologie tient un rôle important, tout comme l’ambiance sombre et réaliste de notre film. Batman a certes des multiples gadgets, il n’en demeure pas moins vulnérables aux attaques physiques et psychologiques de ses ennemis « surtout de l’épouvantail, grand méchant de notre film qui sera aussi accompagné de Ra’s al Ghul ». Est mit aussi en avant la force et l’intelligence de Batman qui est un vrai détective.

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Que serait Batman sans sa Batmobile ? Batmobile qui tient un rôle important dans notre film avec notamment une séquence de course poursuite avec la police dans les rues sombres de Gotham. Car oui, tout comme Superman dans Man of steel, un homme qui se cache derrière un masque est forcément louche. Batman est donc une menace pour la police qui y voit d’un mauvais œil le fait de marcher sur ses plates bandes. Du coté combats au corps à corps, mémé si les chorégraphies sont excellentes, brutales et crédibles, il y a ce soucis de la caméra placée trop prêt de nos personnages. Additionné au fait que la plupart du temps, notre intrigue se passe la nuit dans des rues peu éclairées, il sera très difficile de discerner les séquences « visibles quand même ». Mais, rassurez vous, ce problème sera lui aussi réglé dans la suite avec Dark Knight. Du coté musique, c’est un sans faute. Une musique qui est de taille avec un thème vibrant, symphonique, qui gronde aussi bien dans nos oreilles que dans notre tête. Un vrai souffle épique pour ce thème qui sera accompagné de scènes extrêmement dynamique et tellement intense que vous en redemanderez. Mais ca ne sera pas tout. D’autres musiques plus calmes, plus bouleversantes seront au rendez vous. Le moins que l’on puisse dire c’est que la musique de Batman Begins tient un rôle plus qu’important dans notre film, lui apportant un souffle incroyable. Une bo à se procurer d’urgence ! Rajoutons à tout cela des personnages attachants, des punch lines de Batman tout simplement délirantes, de l’action bien dosée, des combats fluides, des scènes spectaculaires, de magnifiques répliques, un jeu d’ombres et de lumières impeccable, une ambiance frôlant l’excellence et une histoire détaillée et très intéressante. Du vrai et du pur Batman qu’on redemande. Ca tombe bien, sa suite, Dark Knight est encore plus puissante et réussie que celui là.

Carrie La vengeance, de Kimberly Peirce

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carrie afficheRésumé du film

Carrie est une adolescente lycéenne très timide et rejetée par tous les autres élèves. Surprotégée par sa mère qui est une croyante très pieuse, elle n’a pas une vie comme les autres filles de son âge. Lors du cours de sport, elle subit une moquerie qui va du coup, réveiller en elle un étrange pouvoir : la télékinésie. Cette dernière va apprendre à maitriser se pouvoir et s’en servir à son avantage.

Infos sur le film

Réalisé par Kimberly Peirce
Avec Chloé Grace Moretz, Julianne Moore, Judy Greer
Genre: Epouvante, Horreur
Film Américain
Durée du film: 1h40 environ
Film interdit aux moins de 12 ans

4Nouvelle version de Carrie au cinéma

Carrie c’est un film qui a eu droit à plusieurs versions : D’abord le roman écrit par Stephen King en 1974 « son tout premier roman », puis après sa version cinéma intitulée Carrie au bal du diable réalisé par Brian De palma. En 1999, une suite est aussi sortie. Cette fois réalisé par Katt Shea. En 2002, la version téléfilm sort sur le petit écran. Un remake de Carrie au bal du diable. Puis, onze ans plus tard, Carrie est de retour dans un nouveau remake plus moderne. Porté par un très bon casting, Carrie n’est cependant qu’une copie quasi conforme de ses prédécesseurs. Faut-il le voir pour autant ?

Une promotion intéressante et originale

Le studio Sony a eu une excellente idée pour faire la promotion de son film. Le principe, effrayer bon nombre de personnes grace à une caméra cachée dans laquelle une jeune femme est prise de panique dans un café, se met à crier d’une telle puissance que les objets au mur commencent à tomber. La caméra cachée met surtout l’accentuation sur le pouvoir de télékinésie de la jeune fille « tout comme dans le film ». Résultat 100% terrifiant pour les clients du café. Voici les images:

A voir ou pas ?

1Je vous dirais bien oui. Le casting est déjà le premier élément qui fait qu’il faut voir le film. Chloé Grace Moretz que certains et certaines ont pu voir dans les films Kick Ass interprète donc le rôle de Carrie White. Une adolescente qui n’a pas du tout la vie facile. Rejeté par tous, surprotégée par une mère pieuse et qui a des principes très bizarres, Carrie est totalement renfermée sur elle-même. On a de la peine pour elle pendant tout le film. On finit par comprendre pourquoi la suite des évènements sera bouleversante. Quand on pousse à bout quelqu’un, les conséquences peuvent être grave. Surtout quand on s’appelle Carrie White et que l’on a découvert qu’on possédait le don de télékinésie « le pouvoir de faire léviter, bouger les objets ».

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Julianne Moore incarne quand à elle la mère de Carrie. L’actrice est incroyable. Folle, dangereuse, trop protectrice envers sa fille, Margaret White a accouchée de Carrie dans des circonstances très particulière. Elle n’était pas au courant qu’elle était enceinte » ne me demandez pas pourquoi ni si c’est logique», elle a accouchée seule dans sa chambre » moment un peu ridicule du film où l’enfant n’a…pas de cordon ombilical ! », Elle a vu en son enfant comme un péché et a voulu tuer l’enfant. Heureusement ca n’a pas été le cas mais des années plus tard, on voit que d’un coté elle aime sa fille, mais de l’autre, elle voit en sa fille un démon. Imaginez la stupéfaction de la mère quand elle s’apercevra que sa fille à un pouvoir surnaturel. Même si le film a été décliné en plusieurs formats, que certains connaissent par cœur l’histoire, cette version est vraiment très bonne de part son casting comme je le disais mais aussi par ses effets spéciaux bien ficelés. La version de 1976 a fait son temps, une petite cure de rajeunissement n’était donc pas à rejeter.

3Très psychologique

C’est surtout le coté psychologique de la relation entre Carrie et sa mère qui donne tout son intérêt à cette relecture du film. Dès l’introduction, on voit le coté dérangeant et le rapport malfaisant entre la mère et la fille. Une mère qui s’inflige des sévices corporels dès que quelque chose la dérange, qui oblige sa fille à expier ces péchés « je ne savais pas qu’avoir ses règles était un péché mais passons» en l’enfermant dans un placard. Et, quand se n’est pas à la maison, c’est au lycée que Carrie subit des violences psychologiques. Être timide et solitaire n’est jamais très bon pour un étudiant. Carrie n’échappe pas à la règle de bizutage « version longue durée » et subit les pires méchancetés qui puissent exister. A titre d’exemple, Carrie qui a l’âge de 16 ans, n’a pas eu une mère qui lui a appris les choses de la vie comme par exemple les premières règles. Du coup, quand Carrie va prendre sa douche après son cours de sport elle est sous le choc et prend peur en voyant qu’elle perd du sang. Elle se met du coup à hurler, cherche de l’aide. Se n’est pas de l’aide qu’elle recevra. Ces camarades s’empressent de la filmer avec leur portable en lui jetant des tampons hygiéniques. Super sympa. Carrie est vous l’aurez deviné, la tête de turc de tout le lycée. Elle peut heureusement compter sur sa professeur de sport qui est très proche d’elle et qui se voit un peu en elle. Un peu comme la mère qu’elle n’a pas.

Le calme avant la tempête
Le calme avant la tempête

Un drame horrifique très sombre

Carrie se veut être un film très sombre. Loin d’être trop sanglant, il est plutôt dérangeant et injuste. Dérangeant pour les diverses moqueries que Carrie va écoper. Jusqu’à la moquerie de trop. Injuste dans le sens où Carrie n’arrive pas à se défendre fasse à tous les malheurs qui lui arrivent pendant tout le film. On en vient à se demander jusqu’à où ca va aller. Nous avons donc un drame horrifique. On voit une grande amélioration technologique en matière d’effets spéciaux qui sont très réussis. Même si le final va nous montrer la facette sombre de Carrie, on ne peut que finalement avoir une partie de nous qui se dit que c’est tout bonnement un retour des choses. On est du coup au début du film très attaché à cette jeune femme qui essaye de se faire une place dans notre société. Chloé Moretz est très crédible dans son rôle. Une voix douce, calme, pas une once de méchanceté. Elle refoule totalement ses émotions jusqu’à ce que ca finisse par exploser et faire de sérieux ravages. Elle n’arrive pas à surmonter toutes les haines qu’on déverse sur elle. Une chose que l’on peut voir couramment même encore à notre époque. Une première partie du film donc assez calme niveau horreur mais pas la deuxième partie. Deuxième partie qui vous montrera les conséquences de tous les refoulements de Carrie qui ne rêvait que d’une vie normale et voulait aller au bal de promo de son lycée.

endVous n’oublierez jamais son nom

De bonnes musiques sur un ton très horrifique et angoissant. Ca colle parfaitement au film. Pas trop caricatural du coté mentalité des lycéens. On vit avec son temps, les mentalités ont changées et évoluées mais…pas dans le bon sens.Enfermés dans leur ordinateur, portable ou réseau sociaux, intolérants. Je ne fais pas une généralité mais il y en a de plus en plus. Des petites incohérences, certains personnages un peu débiles mais le film ce veut être divertissant. C’est quelque fois maladroit « je mets au défie quiconque me trouvera un film horrifique pour ado qui est crédible et avec des héros intelligents », le scénario est simpliste, mais la réalisation est bonne. Beaucoup de clin d’œil à la version de 1976. Au final Carrie n’est pas le film de l’année, reprend pratiquement tout de son original, mais c’est un très bon divertissement avec un personnage principal auquel on s’attache, que l’on veut protéger et auquel on s’identifie. Pour ceux que ca intéresse, je vous recommande néanmoins de regarder la version de 76 voir meme sa suite: Carrie 2 La haine, se plaçant comme la suite du film mais avec un nouveau personnage fort intéressant.

Ant man de Peyton Reed

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poster ant manRésumé du film

Scott Lang est un petit escroc se retrouve reconverti en super héros malgré lui. Grace au professeur Henry Pym, Scott endosse une combinaison ayant le pouvoir de le rétrécir de la taille d’une fourmi tout en multipliant sa force. Scott va devoir apprendre à utiliser cette combinaison et se comporter comme un véritable héros en aidant le Docteur Henry Pym à protéger le secret de la combinaison. Henry et Scott devront mettre au point un audacieux cambriolage qui pourrait sauver le monde d’une redoutable menace.

Infos sur le film

Réalisé par Peyton Reed
Avec Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas
Genre : Action, Science fiction
Nationalité : Américain
Durée du film : 2 heures environ

Promo parodique plutot comique pour Ant man

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Vous aimez les super héros ? Vous avez aimé le film Chérie j’ai rétréci les gosses ? Vous adorerez Ant man

ant man comicsOn ne va pas se mentir, les films Marvel ne se comptent même plus sur le bout des doigts tant ils sont nombreux. Même si je voue une passion pour les films de super héros, en toute objectivité, beaucoup se ressemblent. Mais  »’en voyant Les gardiens de la galaxie, j’ai pu m’apercevoir que Marvel essayait d’innover en nous offrant un autre univers même s’il fait toujours parti des films Marvel. Pour Ant man, une nouvelle surprise de plus, un autre univers, une autre ambiance, des personnages différents, tout diffère de ce que l’on a pu voir récemment dans ses films de super héros »’. Ant man se démarque totalement de tout ce que vous avez pu voir. Ant man est un film comportant très peu de personnages principaux et secondaires. Petit comité donc. Un espace plus confiné, une ambiance bonne enfant tout en gardant sa maturité et du coup, permettre à des spectateurs de différents âges d’apprécier le film. On pourrait reprocher à Ant man son rythme. Certains pourraient le trouver lent « même si l’action est au rendez vous »ou d’autres pourraient le trouver un peu trop scientifique. Ce qui est très positif dans ce film c’est son coté comique tout en sachant garder son sérieux quand il le faut. Ant man est de plus un personnage peu connu « sauf pour les fans de comics Marvel » et son histoire est assez originale.

scott ant manCe qu’on pourrait reprocher au film

Je ne dis aucunement que Ant man est un film mauvais mais il comporte cependant pas mal de lacunes qui font que certaines personnes risquent de ne pas l’apprécier à sa juste valeur. On commence avec une introduction un peu longuette avec la mise en place de notre histoire qui met un peu trop de temps si on la compare aux autres films Marvel. Il y a aussi la bande son du film qui n’est pas assez mise en valeur « là où pourtant Marvel est assez bon ». Pour Ant man, difficile de garder à l’esprit les musiques du film. On relève malgré tout une ambiance très latino-mexicaine assez sympathique et qui donne un coté convivial au film. Après, il faut aimer. D’ailleurs, pour son ambiance, on aurait presque l’impression d’avoir l’esprit des films Ocean’s Eleven mais version super héros. Le problème d’Ant man réside dans son rythme. Les scènes d’action ont beau être brillamment réalisées, le film manque cruellement de rythme qui risquent d’en faire décrocher certaines et certains très rapidement. Pour les fans du comics, le premier Ant man est censé être Hank Pym mais Marvel a préféré choisir la deuxième personne qui incarnera Ant man, un personnage du nom de Scott Lang, un électrotechnicien qui devra commettre un cambriolage afin de sauver sa fille. Il s’emparera du costume d’Ant man du scientifique Henry Pym. Henry Pym qui était censé « dans Avengers l’ère d’Ultron » d’être le créateur d’Ultron lui-même. Afin de ne pas avoir un trop plein de tête pensantes et de scientifiques dans les Avengers « déjà Bruce Banner et Tony Stark », l’équipe du film a préféré porter son choix sur Scott Lang. Henry Pym n’est cependant pas aux abonnés absents puisqu’il tient un rôle très important dans notre film. Mais, au lieu d’être âgé d’une trentaine d’années, l’équipe du film a préféré le vieillir. Pour les fans de comics, c’est déstabilisant, pour les autres ca ne changera rien. Ant man marque aussi la fin de la phase 2 de Marvel avant une phase 3 totalement différente de ce que l’on a pu voir depuis la phase une. Pour cela aussi on pourrait avoir des reproches à faire. Beaucoup d’histoires auraient pu être racontées, les évènements sont un peu trop précipités. Ant man est un film normal, le plus réaliste des films Marvel, les explosions sont peu nombreuses et une ambiance totalement différente de tout ce que l’on a pu voir depuis la mise en chantier de cette « flopée » de films Marvel. Le réalisateur c’est surtout focalisé sur l’aspect comique. C’est drôle, les dialogues et gags sont bien écrits et l’humour prend plus de place que l’action. Là encore c’est quitte ou double. Ou vous aimez Marvel pour ses explosions et ses scènes d’action spectaculaires et vous serez déçu par Ant man, ou vous acceptez que Marvel fasse autre chose et serez assez surpris par le film.

doucheFourmillant de bonnes idées

Coté effets spéciaux, c’est une vraie claque, la réussite du film « aussi grosse que ne l’a été celle des Gardiens de la galaxie » et c’est surtout un travail très minutieux auquel nous assistons. L’équipe du film a mit le paquet en nous montrant l’habilité d’Ant man à changer de taille « une taille normale à celle d’une fourmi ». On n’en fait pas des tonnes mais on vous en montre suffisamment pour vous scotcher au fauteuil. On retrouve les ingrédients qui ont fait le succès des films « Chérie j’ai rétréci les gosses ou bien l’aventure intérieure voir même L’homme qui rétrécit ». Scott, en changeant de taille, va évoluer dans un monde où il est aussi minuscule qu’un insecte. Qui dit minuscule dit danger. D’une simple douche en passant par une rencontre avec un rat, ou bien d’ une piste de danse où il ne fait pas bon pour un insecte de s’y balader parmi les hommes tapant du pied sur le sol en dansant, Scott va vivre un véritable cauchemar.

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On nous surprend du coup avec des interactions aussi amusantes que terrifiantes avec des objets, décors, situations quotidiennes vus depuis les yeux de Scott ayant la taille d’une fourmi. Non seulement c’est beau mais en plus ca parait tellement réaliste qu’il est difficile de savoir si les scènes ont été tournées sur fond vert ou plutôt avec des décors agrandis. On a cette sensation de rétrécir nous aussi. Même du coté des bruitages, le travail est excellent. Tout est amplifié a faire passer les humains pour des géants. Ce qui nous permettra du coup d’y réfléchir à deux fois avant de marcher sur un insecte ! Ant man « l’homme fourmi » a de plus la capacité de communiquer avec différentes races de fourmis qui ont chacune, des capacités différentes qui l’aideront dans ses missions. L’occasion du coup de tomber dans de la tendresse avec des fourmis « qui ont toutes un prénom » et qui deviendront de véritables amies pour notre héros. Ant man n’a pas de super pouvoir. Tout comme Iron man, il a une combinaison et il deviendra du coup un super héros malgré lui. Là, il y a du coup tout un acheminement avant d’en arriver à là. C’est d’ailleurs pour ca que l’on pourra reprocher au film son rythme lent. Autre point positif, la scène d’introduction où l’on y voit un Michael Douglas rajeunit grâce à un lifting numérique. Bluffant, l’acteur semble n’être âgé que d’une quarantaine d’années. En y voyant de plus près, il est presque impossible de croire que l’image est truquée.

ant man trou dehors                                                         ant man fight

Des personnages attachants et peu nombreux

paulDans notre film, il y a aussi un excellent travail sur ses personnages. A commencer par Scott Lang, incarné par l’acteur Paul Rudd que nous voyons dès le début en prison. Ce n’est pas un milliardaire, ce n’est pas un dieu, c’est seulement un homme simple qui a des problèmes comme un humain lambda. Scott est un cambrioleur de génie qui arrive à ouvrir n’importe quel coffre. Parce qu’en sortant de prison, on lui colle l’étiquette d’ancien détenu, Scott n’arrive pas à garder son travail, a de plus beaucoup de mal à subvenir aux besoins de sa fille « il est divorcé et sa femme c’est remariée avec, comme par hasard, un policier » et décide du coup à retrouver ses vieux démons. Lors d’un cambriolage, il volera une étrange combinaison. C’est à partir de là que tout changera pour lui. Là où tous les supers héros avant lui étaient plus ou moins bien dans leurs bottes, Scott, lui, est hésitant et mettra du temps avant d’embrasser sa destinée de super héros. Scott ne saura pas tout de suite utiliser correctement sa combinaison et devra s’entrainer à passer d’une taille normale à une taille minuscule en une fraction de seconde. Il devra aussi maitriser ses mouvements lors des combats au corps à corps. La fourmi étant capable de soulever 10 000 fois la taille de leur poids, Ant man sera aussi bien puissant en taille normale qu’en taille d’insecte. Il devra aussi faire preuve de dextérité. Ce qui lui sera très utile lors de son combat avec le grand méchant de l’histoire.

henry ant manHenry Pym est incarné par Monsieur Michael Douglas qui fait son entrée dans un film de super héros. Un rôle bien différent de tout ce que l’on a pu voir de l’acteur. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il se débrouille comme un chef en incarnant ce scientifique, noble, classe mais brisé par son passé. Un personnage qui est loin de faire de la figuration dans le film. Henry a une fille, Hope, qui ne voit pas très souvent et avec qui sa relation c’est envenimée suite à un évènement tragique. Nous apprenons lors de la scène d’ouverture qu’Henry a travaillé dans le passé pour le Shield « agence d’espionnage de l’univers des super héros ». Mais suite, à un désaccord avec le Shield qui visait à utiliser l’invention d’Henry sans son consentement, Pym décida de quitter le Shield. Seulement, un le Shield récupéra des composants de l’invention d’Henry. Des années plus tard, Darren CrossVieux, sage, il deviendra le mentor de Scott et lui apprendra à utiliser la combinaison qu’il utilisait jadis.

Evangeline Lilly « de la série Lost » incarne Hope Van Dyne, la fille d’Henry. Une jeune femme froide, forte tête, qui intériorise tout et qui rien n’effraie. Elle garde beaucoup de rancœur envers son père et, par vengeance, fit tout pour que son père perde l’entreprise familiale Pym Tech. Entreprise qui sera reprise par Darren Cross, le nouveau directeur de l’entreprise. La jeune femme, en voyant que Cross n’est pas celui qu’il prétendait être, s’alliera de nouveau avec son père pour contrer les plans diaboliques de Cross. Un personnage charismatique et à l’opposé total de la demoiselle en détresse.

luis ant man

Michael Pena« The shield, Collision, World Trade Center » joue quand à lui le rôle de Luis, meilleur ami de Scott. Un jeune latino toujours à coté de la plaque et vraie caricature du gangster mexicain. Il enchaine les pitreries et ne manquera donc pas de vous faire rire aux éclats.

darren ant manCorrey Stoll incarne le grand méchant du film Darren Cross. Ancien protégé d’Henry Pym et nouveau directeur de Pym Tech, Cross essaye de retrouver la formule de l’invention d’Henry et la revendre aux pires ennemis bien connus de l’univers Marvel. Il est prêt à tout pour avoir une influence sur le monde et mettra tout en œuvre pour parvenir à ses fins. Malheureusement le personnage manque de charisme, manque de machiavélisme, manque de profondeur. Un méchant quelque peu banal mais qui nous réserve quelques lots de surprises quand même. Nous le savons cependant tous, le méchant suprême de l’univers Marvel, c’est Loki !

Conclusion fourmillante

ant man mignonUne histoire posée, un film qui n’a aucune prétention. Des qualités mais aussi des défauts. A commencer par sa dynamique. On tente à des moments d’accélérer son rythme mais pourtant ca reste mou. Même du coté des scènes de combat « très minimes » ca reste lent. La faute à une manière de filmer qui manque de dynamisme alors que l’idée est pourtant bien là. Oui c’est beau, oui c’est spectaculaire mais ca manque de punch et d’intensité que Marvel avait pourtant l’habitude de réussir. On pourrait presque penser que le réalisateur ne veut pas prendre de risque.

ant man fourmLe film tombe dans une sagesse un peu trop frustrante pour nous spectateurs. Pourtant le film ne demande qu’à exploser et ca se perçoit quand même. Même du coté humour, qui est quand même réussit, on aurait espéré quelque chose de plus poussé. Pourtant, l’acteur Paul Rudd nous avait habitués à mieux dans les différentes comédies dans lesquelles il a pu jouer. Même lui est bien trop sage dans notre film. Après, c’est un film tout public et destiné surtout aux enfants. C’est quelque peu décevant mais pas mauvais avec l’excellent trio Paul Rudd/ Evangeline Lilly et Michael Douglas qui respire la sincérité et la convivialité familiale. Dans l’ensemble, Ant man, même si son histoire ne casse pas trop pattes à une fourmi « j’espère que vous avez compris mon jeu de mot bien pourri » est un film de super héros à l’ambiance familiale et comique qui fait surtout dans l’originalité. Des effets spéciaux impressionnants, des références et des apparitions aux personnages de l’univers Marvel qui risque de faire plaisir à bon nombre d’entre eux, des scènes d’action intéressantes et fun, bref on en voulait quand même un peu plus. Ca sera surement mieux la prochaine fois !

ant man promo
La promo du film est vraiment originale avec un thème parfaitement exploité. Malheureusement ce n’était pas en région parisienne.

La rage au ventre d’Antoine Fuqua

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La-rage-au-ventre-Affiche-BDRésumé du film

Orphelin, tout comme sa femme, parti de rien, Billy a parcourut un long chemin avant de devenir un champion de boxe chez les mi-poids lourds. Une vraie furie sur le ring qui prend un malin plaisir à déstabiliser ses adversaires en les provoquant et encaissant de nombreux coups qui risqueraient de compromettre sa carrière et ruiner sa santé. Devenu un grand boxer, Billy à une vie de rêve : une ravissante femme qu’il aime à la folie, sa petite fille , ses amis d’enfance qui travaillent pour lui, son manager, sa maison, sa voiture et ses vêtements de luxe, couronné de succès sur le ring et hors ring. Mais un jour, sa vie va basculer lorsqu’une violente tragédie chamboulera tout. Sa femme est tuée accidentellement sous ses yeux. A partir de là, tout s’enchainera pour Billy. La perte de sa fortune, la perte de son titre, suspendu pendant plusieurs mois suite à un coup porté sur un arbitre, la perte de la garde de sa fille, son manager qui l’abandonne, Billy sombre dans l’autodestruction. Alors qu’il est totalement dévasté par ce qui lui arrive, Billy va devoir livrer son plus grand combat : se battre contre lui-même, regagner le droit de garder sa fille et retrouver le succès sur le ring.

Infos sur le film

Réalisé par Antoine Fuqua
Avec Jake Gyllenhaal, Forest Withaker, Rachel McAdams,
Genre : Drame
Nationalité : Américain
Durée du film : 2h05 environ

rage père filleUn drame signé Antoine Fuqua

Il y a des films comme ca qui vous prennent tellement au cœur que vous aimeriez que tout le monde ressente ce que vous avez ressentis. Je me doutais en voyant la bande annonce que le film allait être bon mais là, La rage au ventre est encore meilleur que ce que j’avais imaginé. L’acteur caméléon Jake Gyllenhall qui nous avait déjà sidérés dans Nightcall remet le couvert avec ce film sur le thème de la boxe. Une performance impressionnante, une transformation impressionnante, un rôle aux antipodes de tout ce que l’on a pu voir de cet acteur. Aux commandes du film : Antoine Fuqua à qui l’on doit dernièrement l’excellent Equalizer ou bien Training day. Le réalisateur passionné, impliqué, qui sait toujours de quoi il parle et qui arrive parfaitement à exploiter le thème de son film en nous montrant à quel point un drame peut détruire un homme.

Un film de boxe impressionnant et émouvant

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, La rage au ventre est une pure réussite. Que d’émotion et ce dès la début. Ca faisais quand même depuis 2011 avec Warrior que l’on n’avait pas eu un film de boxe d’une aussi grande qualité visuelle, mise en scène, musical « sauf les quelques morceaux de rap » et surtout du coté des acteurs et actrices. Malgré son coté assez violent se cache une ode à la rédemption. Un homme qui avait tout et qui va finir par tout perdre mais vais apprendre à se relever, apprendre de ses erreurs. Jake Gyllenhall est une fois de plus magistral et son duo avec Forest Whitaker devrait même être récompensé. Que dire d’une séquence filmée en plan large, au ralentis et montrant toute la puissance de frappe des boxeurs et qui nous montre en détail à quel point tout nos muscle vibrent au choc du coup et à la chute qui suit. Jamais je n’oublierais cette scène qui m’a presque donné cette envie de me lever et d’applaudir ce travail. Au sujet justement de la mise en scène et la manière de filmer les matchs de boxe, rien à dire, le réalisateur sait vraiment montrer les choses sous divers angles. Cette manière de filmer à coté de l’épaule du boxer qui est de dos afin de nous montrer ses mouvements rapides lorsqu’il doit éviter les coups de son adversaire, ou bien encore filmer de face le boxer qui frappe son adversaire et qui nous donne l’illusion que c’est le spectateur qui encaisse les coups apporte une nouvelle dimension pour un film sur la boxe.

jake rageNouvelle transformation impressionnante pour Gyllenhaal

Jake Gyllenhaal est vraiment habité par son personnage. Au début, c’est un homme habité par la haine « surement parce qu’il a vécu étant enfant » lorsqu’il fait face à ses adversaires. Il ne mesure absolument pas la gravité de la situation en poussant son corps toujours plus loin et accumulant de nombreuses blessures lors de ses combats. Hors du ring, c’est un homme blessé, toujours sur le point d’exploser de rage ou de pleure, qui, même s’il a une vie de rêve, une famille qu’il aime a encore les cicatrices du passé. Un personnage qui s’autodétruit de plus en plus dès la mort de sa femme qui était tout pour lui et qui a toujours trouvé les mots pour l’empêcher de faire des erreurs. Il y a aussi le fait qu’à cause de se drame, Billy n’arrive plus à s’occuper de sa fille et devient irresponsable. Rongé par la vengeance et par la perte de sa femme. Quand il perdra aussi la garde de sa fille, il devra faire un choix : ou sombrer encore plus bas ou se battre pour remonter la pente. Nous le verrons brisé, nous le verrons poussé tellement à bout que l’on finira par se demander ce qu’il adviendra de lui. Mais nous le verrons aussi se battre pour s’en sortir, se battre contre ses démons, apprendre à maitriser sa colère, apprendre à maitriser son langage. Grace à un nouvel entraineur « Forest Whitaker », Billy évoluera, apprendra à devenir meilleur. Physiquement, Gyllenhaal est méconnaissable. Tatoué, les cheveux rasés, barbe de 3 jours, une masse musculaire impressionnante. 2heures de musculation par jours 7 jours sur 7 pendant 6 mois, un entrainement intensif de boxe, l’acteur s’entrainait jusqu’à vomir. Le réalisateur Antoine Fuqua qui est toujours très proche de son équipe et dialogue beaucoup avec les acteurs a poussé Jake Gyllenhaal dans ses retranchements. L’acteur n’a même pas eu besoin de doublure pendant les scènes de boxes. Résultats, l’acteur a pris beaucoup de coups, d’uppercuts dans les cotes, a été sonné pour de vrai. L’acteur ne c’est jamais arrêté, n’a jamais abandonné, est allé jusqu’au bout. Comme le personnage qu’il interprète finalement. Résultat : 7 kilos de masse musculaire pour l’acteur qui avait déjà perdu 15 kilo pour son personnage dans le film Nightcall. Pour les plus intéressés, voici une vidéo de l’entrainement de l’acteur.

               training jake 2 training jake

http://www.dailymail.co.uk/femail/article-3162977/Six-hours-boxing-2-000-sit-ups-DAY-Jake-Gyllenhaal-s-intense-Southpaw-workout-revealed-new-video.html#v-4356693576001

Un combat qui se jouera hors du ring

Du coté de la musique du film c’est de la pure émotion concentrée. D’une part parce c’est l’avant dernier film du très grand compositeur James Horner récemment décédé et d’une autre part parce que la musique est parfaite pour illustrer la détresse du personnage et sa quête de rédemption, mais aussi pour son utilisation dans la dynamique des combats de boxes. A noté aussi pas mal de morceaux de rap « qui m’a quelque peu refroidi de par son utilisation trop poussée » qui ne devraient pas plaire à tout le monde ( Notorious Big, 50 cent « qui joue a un rôle important dans le film », Eminem et plein d’autres ). Le film pourrait avoir un air de déjà-vu « Rocky, Raging Bull, Warrior, « qui reposent toujours sur cette quête d’allé plus loin et de faire face à la tragédie.

rage ventreMais là où La rage au ventre pourrait se démarquer c’est du coté de la qualité de mise en scène des combats de boxe. Plus question de faire durée plus de 2 round les combats, la violence des coups portés est tellement puissance, qu’un KO est si vite arrivé. Plus bourrin, plus sanglant, plus impressionnant qu’un Rocky « même s’il reste pour moi le meilleur film de boxe de tous les temps », le film se veut beaucoup plus crédible que tout ce que l’on a pu voir en matière de boxe au cinéma. De plus, cette quête de rédemption, ce coté très sombre du personnage principal qui finira par s’éclaircir petit à petit est très bien acheminer. C’est maitrisé et il y a cette très belle moralité très bien développée. Mais il y a aussi cette relation père / fille à la fois touchante et tragique. Un père proche de sa fille mais qui suite à la mort de sa femme, et la perte de sa garde, va voir sa fille s’éloignée plus ou moins de lui. Il fera tout pour regagner son cœur. Une alchimie parfaite entre les deux acteurs.

Des acteurs et actrices impliqués
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OOna Laurence, interprète Leila Hope, la fille de Billy.

L’actrice OOna Laurence, interprétant Leila Hope, sa fille, est d’ailleurs très talentueuse pour son âge et nous montre deux facettes de sa personnalité « une fille adorable et très studieuse au début et une rebelle brisée qui s’endurcit par la suite ». Elle va plus ou moins vivre ce que ses parents ont vécus à son âge.

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Forest Whitaker interprète Tick Wills, un ancien boxeur reconverti en entraineur de boxe.

Du coté de Forest Whitaker c’est une fois de plus un sans faute avec un rôle d’ancien boxeur devenu entraineur capable de donner le meilleur a un homme brisé. Un homme a qui l’a vie n’a pas fait de cadeau aussi mais qui a décidé de se servir de ce mal pour aider son prochain en enseignant la boxe et aidant de jeunes garçons de milieux défavoriser. De plus, les dialogues sont des plus touchants.

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Rachel McAdams campe le rôle de Maureen Hope, la femme de Billy

De son coté Rachel McAdams qui campe le rôle de Maureen Hope, la femme de Billy, nous montre une bonne épouse de boxeur qui a peur pour la santé de son mari mais qui ne le lâche pas pour autant. Un look très bling bling mais une mentalité bien différente de son accoutrement. Une belle surprise même si l’actrice sera moins présente à l’écran que le reste du casting.

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50 cent interprète Jordan Mains, le manager de Billy Hope

50 cent alias Curtis James interprète le rôle du manager de Billy Hope: Jordan Mains. Un homme bon, faisant presque parti de la famille des Hope au début du film mais qui va montrer une image bien plus sombre et détestable. Un business man qui ne pense qu’à l’argent et rien de plus. L’acteur livre une fois de plus une très bonne prestation même si on a pu voir mieux dans sa filmographie.

naomie
Naomie Harris incarne Angela Rivera une assistante sociale

Naomie Harris « la nouvelle Moneypenny de James Bond » incarne Angela Rivera une assistante sociale qui sera en charge du dossier de Billy Hope. Une femme compatissante.

rage 3Pour conclure

La rage au ventre dégage une vraie âme, une vraie émotion au travers des images et de ses personnages qui vivent une vraie tragédie tous autant qu’ils sont. Que vous soyez fans, amateurs ou non de films de boxe, La rage au ventre mérite d’être vu pour son histoire et ce coté tellement humain qui se fait de plus en plus rare au cinéma. Un film qui donne à réfléchir sur la face sombre qui sommeil en chacun de nous « à cause de blessures du passé voir du présent ». Comment y faire face ? Comment allé de l’avant quand tout va mal ? Une excellente idée que de nous montrer que notre personnage principal va devoir livrer son plus grand combat mais cette fois-ci, hors du ring. Des acteurs excellents et sincères, une musique à l’image de son histoire « même si comme je le disais les morceaux de rap gâchent un peu les scènes », une psychologie des personnages très intéressante, des personnages secondaires qui ne sont pas mis de coté, la prestation incroyable de Jake Gyllenhaal, une histoire captivante d’un boxeur déchu qui essaye de remonter la pente et apprendre de ses erreurs, une relation père/ fille qui devrait en toucher plus d’uns, des combats de boxe brillamment chorégraphiés, dynamiques, parfaitement maitrisés et d’un réalisme fou « quand on sait en plus qu’ils ont été filmés en entier sans pause afin de nous faire ressentir l’épuisement des acteurs », un scénario classique mais qui est cependant à ne pas louper. Du grand cinéma.

Pixels de Chris Colombus

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affiche pixelsRésumé du film

En 1982, la Nasa envoie une capsule témoin « contenant des images de notre culture dont des vidéos d’anciens jeux » dans l’espace avec l’espoir de contacter une forme de vie extraterrestre. Le message ayant été mal interprété et pris pour une déclaration de guerre, une puissance alien envoie des jeux vidéo à l’assaut de la Terre. Une équipe de passionnés de jeux vidéo qui avait écumé les salles de jeux dans les années 80 se met en place pour stopper les aliens et sauver, en vrai cette fois, notre planète.

Infos sur le film

Réalisé par Chris Colombus
Avec Adame Sandler, Kevin James, Michelle Monaghan, Peter Dinklage
Nationalité : Américain
Genre : Comédie, Action , Science fiction
Durée du film : 1h45 environ

pixels attaqueQuand les personnages de jeux vidéos menacent la Terre

Pour certains et certaines, Adam Sandler rime avec nanard. Très peu de critiques positives pour ces films « à l’exception de l’excellent Punch Drunk Love » et un succès au box office très mauvais en France mais meilleur aux Etats Unis. Même si on qualifie son humour de puéril voir même de « minable », Sandler continue sa carrière de comique en essayant de nous offrir des comédies destinées à muscler nos zygomatiques. Après s’être essayé de nouveau au doublage avec l’excellent film d’animation « Hôtel Transylvanie », l’acteur fait son retour sur grand écran cet été avec Pixel, un film pour le moins original où il est question d’extraterrestres menaçant la terre avec des versions vivantes de nos propres jeux vidéo. Les fans de rétro gaming attendaient avec impatience le film après une bande annonce pour le moins alléchante. A la réalisation : Chris Colombus, le réalisateur qui a enchanté notre enfance avec « scénariste de Gremlins, réalisateur de Maman j’ai raté l’avion 1 et 2, Madame Doubtfire, Harry Potter et pleins d’autres ». Peut-on espérer avoir du coup un film de qualité drôle, original et comportant bon nombre de références aux jeux vidéos ?

pixels pac manForgeons-nous notre propre opinion

Des critiques positives du coté de la presse, des critiques positives du coté des spectateurs, le film est-il bon pour autant ? Une fois de plus, les gouts et les couleurs divergent de personnes en personnes. J’en attendais peut être un peu trop pour Pixels, j’attendais une trame scénaristique peut être un peu trop spécifique, de l’inventivité de la part de Chris Colombus qui a toujours eu une excellente créativité et aussi et surtout un thème plus poussé que pour le film Les mondes de Ralph « qui comportait quand même pas mal de références ». Pour ma part, le film est une grosse déception. Après une introduction avec une ambiance années 80 « qui n’était pas sans rappeler le mythique, le culte, l’iconique Les Goonies », nous racontant l’histoire des jeunes Sam et Will découvrant pour la première fois les bornes d’arcades dans une grande salle de jeu vidéo. Sam développe un vrai don pour les jeux vidéo. Pac man, Donkey Kong, Space Invaders, n’ont aucuns secrets pour le jeune homme qui devient champion du jeu Pac-man. Lors d’un concours auquel Sam participe, la Nasa envoie une capsule témoin »contenant des images de la culture et de la vie terrienne » dans l’espace avec l’espoir de contacter une forme de vie extraterrestre. Cette capsule contenait aussi des images de jeux vidéo rétro. Le tout devait être un message de paix. Des années plus tard, Sam et son ami Will vont devoir cette fois sauver le monde pour de vrai. Le message envoyé dans l’espace ayant été intercepté par les extraterrestres est pris pour une déclaration de guerre.

pixels game
Q bert le héros du jeu vidéo du même nom tiens le rôle du petit animal de compagnie aussi gentil que mignon. Un personnage qui lui est très bien exploité.

Les aliens prennent l’apparence des personnages de jeu vidéo et partent à l’assaut sur Terre. Will, qui est devenu président des Etats Unis fait appel à ses amis pour empêcher la destruction de notre planète. Assistés par le lieutenant colonel Violet Van Patten qui leur fournira des armes uniques permettant de détruire les répliques réelles de jeu vidéo, Sam et ses amis tentent de stopper la menace alien. Une menace d’un genre inédit qui promettait du coup d’avoir un vrai hommage au rétro gaming. Malheureusement, même si le début du film nous mettait tout de suite dans l’ambiance, la suite, elle, tombe dans une comédie sans peu de saveur. Sans pour autant s’éloigner de son thème principal « le rétro gaming », le film à du mal à jongler entre le coté comique de l’histoire et les références aux jeux vidéo des années 80. L’invasion aliens tombe comme un cheveu sur la soupe, l’histoire très mal développée, l’humour est quand à lui quelque peu inégal et tombe à des moments dans l’humour lourd. Pourtant tout n’est pas négatif dans le film. Les références sont nombreuses mais très mal placées.

pixels-équipeUn casting bon mais aussi très mauvais

Autant Adam Sandler , Michelle Monaghan et Peter Dinklage « Games of thrones et Nip Tuck » sont attachants et drôles, autant pour Kevin James mais aussi et SURTOUT l’acteur Josh Gad « qui interprète Ludlow Lamonsoff, un ancien ami de Sam et Will » sont exaspérants de bêtises. Ces deux acteurs sont le maillon faible du film qui ne méritait pas ca. Des personnages qui n’apportent rien à l’histoire « pourtant Kevin James interprète le président », frôlent l’humour hystérique, balancent des répliques censées être drôles mais qui s’y on y réfléchit bien, ne le sont pas. Commençons par le commencement.

willKevin James interprète le rôle de Will Cooper, meilleur ami de Sam depuis l’enfance. Will est devenu président des Etats Unis. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’acteur a vraiment cet aura pour interpréter le président. Mais malheureusement son personnage est quelque peu irresponsable et n’a pas tenu ses engagements promis à la population. Résultat, dès le début, nous apprenons qu’il a atteint un record d’impopularité et subit moqueries de bons nombres de la population qui le prend pour un vrai clown « clin d’œil à George W. Bush ou François Hollande ? ». Quand en plus on voit que Will fait rentré son ami Sam à la maison blanche qui est presque devenue une cour de récréation, qu’il salit plus son image en montrant à quel point c’est un président irresponsable et maladroit, il y a de quoi avoir peur. Ca aurait pu être drôle et au final, ca ne l’ai pas vraiment.

ludlowJosh Gad interprète Ludlow Lamonsoff , un personnage qui en connait pas mal sur les jeux vidéos mais aussi qui est un véritable fan de tout ce qui touche les secrets que le gouvernement cache. Il idolâtre Lady Lisa, une héroïne de jeu vidéo, guerrière à la plastique de rêve envers laquelle il voue un véritable culte. Il est d’ailleurs persuadé que ce personnage existe dans la vie réelle et rêve de s’enfuir avec elle lorsqu’il la rencontrera. Même si dès sa première apparition on aurait pu espérer rire aux éclats en voyant le coté geek maladroit du personnage, l’acteur pousse le bouchon un peu trop loin en poussant plus ou moins son personnage dans le précipice. Il surjoue, en fait des tonnes, devient caricatural et fini par devenir navrant. Vous l’aurez compris, l’humour de ce film est potache et parfois un peu lourd.

pixels centipedeDu coté d’ Adam Sandler, c’est un peu la surprise du film. L’acteur habitué aux rôles de looser attardé « mais quand même intelligent » joue cette fois Sam Brenner, un homme banal comme vous et moi, un homme qui était un pro aux jeux vidéo étant enfant et qui va se retrouver comme le seul espoir de survie de notre planète. Il jettera son dévolu sur Violet qu’il tentera de séduire mais la jeune femme, étant d’une autre classe, le rejettera sans cesse, le trouvant répugnant. Mais, il ne faut pas se fier aux apparences. Un ancien champion de jeux vidéo reconverti en installateur de home cinéma. Les choses ne se sont pas passées comme il l’espérait. Sam n’a jamais été bon qu’à une chose : jouer aux jeux vidéo. Un talent qu’il devra utiliser lors de l’invasion alien. Sandler est un personnage simple et qui ne fait pas du tout acteur Hollywoodien « c’est d’ailleurs pour cette raison que ces films ont du succès là bas ».

violet van patten Michelle Monaghan quand à elle joue le rôle de Violet Van Patten, une jeune mère de famille venant de divorcer et qui rencontrera Sam alors qu’il installait chez elle son équipement télévisuel. Une femme forte, intelligente et qui a beaucoup de répartie. Pas mal de tensions entre elle et Sam seront à prévoir. Mais nous saurons tous pourquoi dès le début.

eddie plant Peter Dinklage interprète Eddie Plant, ancien champion de Donkey Kong qui ressemble beaucoup physiquement et mentalement à un homme des années 80. Coté look, Eddie porte une coupe du mulet et un blouson en jean sans manches. Eddie est depuis qu’il est petit, l’ennemi juré de Sam et Will. Enfants, il était champion de jeux vidéo, avait la grosse tête et n’hésitait pas à rappeler à tous qu’il était le meilleur. Quand est-il d’aujourd’hui ? Peter Dinklage est vraiment drôle et nous prouve qu’il a un vrai talent de comique en incarnant un personnage aussi détestable qu’attachant. Arrogant, prétentieux alors qu’il a un look has been, un personnage qui deviendra culte.

Là où on ne peut rien reprocher au film c’est sur son aspect visuel avec des effets spéciaux impressionnants. De plus, il a fallu au studio de négocier avec les studios de jeux vidéo pour obtenir l’autorisation d’utiliser leurs héros dans un seul et même film. Pour Donkey Kong par exemple, Nintendo a été très pointilleux au niveau de l’image que représentait le héros. Au final, rien que pour cette scène, le film est à voir. Imaginez un peu le jeu vidéo Donkey Kong grandeur nature ?

iwatani Autre point positif, le créateur de Pac-Man : Toru Iwatani fait une apparition dans le film en jouant son propre rôle et qui devra tenter de calmer « son fils » déambulant dans les rues de New York et mangeant tout sur son passage. Une scène mythique ! Le film met aussi l’accent sur le coté associal des jeunes fans de jeux vidéo. A l’instar des années 80 où les jeunes sortaient de chez eux pour jouer sur des bornes d’arcade dans les salles de jeux vidéo, y retrouvaient des amis et écoutaient de la musique, à notre époque, tout cela est révolu. Les salles d’arcade ont pour la plupart disparu au profil des consoles de salon. On peut aussi applaudir les acteurs et actrices devant jouer face à des personnages en image de synthèse. Scènes qui ne sont pas toujours faciles à jouer. A noter aussi l’apparition de plusieurs personnalités que beaucoup devraient reconnaitre.

donkey kongConclusion

2015 est vraiment une année nostalgique « voir nostalGeek ». Le retour des icônes des films des années 80, le look vestimentaire, la musique, nous sommes tous à fond dans les années 80. Quoi de mieux que de faire un tour du coté des jeux vidéo et en apprendre un peu plus sur leur début ? Certains se remémoreront avec plaisir des jeux mythiques qu’on ne peut oublier « Tétris, Pac-man, Donkey Kong « mais aussi des jeux actuels « Last of us par exemple ». Le film est un curieux mélange entre Ghosbusters « pour sa chasse contre les aliens », Tron » pour parallèle entre l’univers réel et l’univers informatique » mais aussi Star Trek « pour certains éléments du scénario ». Tout était parti d’un court métrage réalisé il y a cinq ans par le français Patrick Jean. Au tour des studios Columbia Pictures « associés quand même à Patrick Jean » de proposer une version longue de ce court métrage où le monde est envahi par des personnages issus de jeux vidéo des années 80.

adamPour une fois Adam Sandler n’en fait pas des tonnes et parait même à des moments un peu trop sage voir même effacé du film mais Kevin James et Josh Gad ne sont pas loin et arrivent à lasser le spectateur au bout d’un moment. Rajoutons le fait que notre thème n’est pas été poussé jusqu’au bout, que le film se perd quelque peu en tombant parfois dans le hors sujet. Pour ce qui est de l’ambiance, de la musique, c’est du pur film des années 80 avec des ingrédients des films de notre époque.

fightUne très bonne bande son « notamment We Will Rock you du groupe Queen » qui donne du peps aux scènes. Le film en soi n’est pas mauvais et part plutôt d’une bonne intention mais il a des défauts. Oui le film méritait peut être un meilleur traitement de son histoire et un casting comportant des acteurs à l’humour égal mais ce qu’on ne peut pas lui reprocher c’est bien sur son originalité et ses effets spéciaux d’une très grande qualité « l’équipe du film est parvenue à imiter à la perfection les déplacements et l’aspect visuel des personnages de ses jeux d’arcade ». Malheureusement qualité visuelle ne rime pas forcément avec qualité du film pour autant et le plus gros reproche que l’on pourrait faire à Pixels c’est de se perdre entre la comédie potache et son thème principal qui se retrouve presque effacé à plusieurs moments. Divertissant, une assez bonne comédie familiale, les geeks, nerds et fans de comédies devraient peut être y trouver leur compte. Le film arrive aussi à multiplier les références aux films, séries, émissions, musiques des années 80. Avouons le aussi, c’est assez comique de voir des joueurs de jeux vidéo montrer tout leur talent dans la vie réelle. Pas mauvais, pas vantard, mais pas aussi bon que l’on aurait espéré.

Les minions de Pierre Coffin et Kyle Balda

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minion afficheRésumé du film

Ils n’étaient au départ que de simples organismes monocellulaire de couleur jaunâtre. Vivant sur notre planète depuis plus longtemps que l’être humain, les Minions ont évolués au cour des âges. Ils sont tous différents mais ont tous le même objectif : servir le maitre le plus moche et méchant qui puisse exister. Seulement, à cause de leur maladresse, les disparitions répétitives de leurs maitres ont plongés les Minions dans une profonde dépression. Un jour, Kevin, un des Minions les plus évolué décide de partir à la recherche d’un nouveau maitre malfaisant. En compagnie de Bob, un petit Minion, et de Stuart, un Minion adolescent et rebelle, le trio se lance dans un palpitant voyage en quête de leur nouveau boss.

minionInfos sur le film

Réalisé par Pierre Coffin et Kyle Balda
Avec les voix de Sandra Bullock, Jon Hamm, Michael Keaton
Genre : Animation, Comédie
Nationalité : Américain
Durée du film : 1h30 environ

Les Minions nous envahissent !

Après l’invasion des lapins crétins, c’est au tour des Minions d’envahir les magasins avec de nombreux produits dérivés « des peluches, des figurines, des bandes dessinées, des vêtements, des emballages de colis, des jeux de société, des bonbons, des boissons, même des tubes de colle, des mouchoirs, des lave vitres, on les voit partout » mais aussi d’envahir les écrans. Contrairement aux lapins crétins qui ont envahis il y a quelques temps le petit écran, les Minions, eux, envahissent le grand écran avec un film leur étant directement destiné. L’action du film se situe de nombreuses années avant qu’ils ne deviennent les assistants du pas si terrible Gru. Comment les Minions sont nés ? Que c’est-il passer avant leur rencontre avec Gru ? Un film qui répondra à ces deux questions. Nous avions droit il y a quelques temps de cela la folie Lapins crétins, cette année marque la folie des Minions. Les enfants hurlent leurs noms, les adultes suivent plus ou moins le mouvement, véritable phénomène et, nous le savons bien, véritable carton au cinéma en seulement une journée. Le film est il bon ou est- il simplement un carton qui n’avait pas vraiment lieu d’être ?

      minions lapins

Les Minions et les lapins crétins : une similitude ?

Force est de constater que quand on connait les lapins crétins et les Minions, on pourrait voir beaucoup de similitudes entre les créatures. La même personnalité, le même type de gaffes et de gags. Les Minions sont un peu plus évolués que les lapins crétins qui sont, comme vous le savez tous, vraiment crétins. Les Minions ont été créés des années après les lapins crétins, du coup, on pourrait presque crier au plagiat. Les deux sont des enfants hyperactifs mais les lapins crétins sont carrément plus hystériques et psychopathes que les Minions qui ont une folie plus douce. Une personnalité bien différente même si leur physique se ressemble « gros yeux et le coté mignon ». Rajoutons à cela le fait que les Minions sont un peu plus civilisés que les lapins crétins et sont aussi un peu plus respectueux des cultures humaines. Les deux univers se ressemblent et se rejoignent mais ne sont pas des copies. De plus, les lapins crétins sont plus des personnages destinés aux adultes alors que les Minions, sont plus destinés à un public plus jeune. Mais là où il y a de la ressemblance, il y a cependant de la différence entre les deux races. Les Minions ont un dialecte un peu plus poussé qui celui des lapins crétins qui est un langage que seul les lapins peuvent comprendre. Le langage des Minions est un peu plus poussé et plus compréhensible pour nous, les humains. Il ressemble à un curieux mélange d’Espagnol, d’Italien, d’Allemand, d’Anglais et de mots inventés. Leur façon de parler ressemblant cependant beaucoup à de l’hispanique. On arrive du coup à comprendre ce qu’ils disent et les situations dans lesquelles ils se trouvent nous aident encore plus. Un dialecte qui est de l’improvisation totale. A quand le Minion en deuxième langue ?

minion beachUn peu enfantin mais drôle quand même

Les Minions n’avaient pas laissés les enfants et les adultes indifférent lorsqu’ils sont apparus dans l’excellent Moi, moche et méchant. Puis, dans la suite de Moi, moche et méchant, les Minions ont pris un peu plus d’ampleur. Un véritable succès qui conduisit les studios Illumination Entertainment à se lancer dans la production d’un film étant entièrement consacré à ses petites créatures jaunes. Des personnages secondaires qui, comme pour le chat potté dans Shrek, prennent le pouvoir dans un film leur étant uniquement destiné. 4 ans après l’annonce, les Minions arrivent sur nos écrans. Dès les premières séances, il fallait s’en douter, c’est l’invasion des enfants « accompagnés par les parents ». On en viendrait presque à y voir une similitude avec les Gremlins qui allaient voir au cinéma Blanche neige et les sept nains. Après les bandes annonces et cette bonne technique marketing pour vendre des produits dérivés des Minions, le film commence.

homme préhistoriqueDépart tonitruant pour les Minions avec les 45 premières minutes qui sont aussi inventives qu’hilarantes. Le film commence en nous faisant assister à la naissance des Minions « avec une ingénieuse animation » et en nous les montrant évoluant à travers les âges où nous les voyons assister les plus grands méchants de l’histoire « Les dinosaures, Napoléon Bonaparte, Dracula et bien d’autres ». Non seulement c’est drôle « à cause aux maladresses des Minions qui entrainent la mort de ses méchants » mais en plus les gags sont inventifs.

minion bonaparteL’animation est fabuleuse avec une gestuelle crédible et presque réaliste des personnages avec en plus, une réalisation impressionnante pour un film d’animation. Après des siècles à avoir servis les plus grands méchants de l’histoire, les Minions se retrouvent au chômage. Sans maitre, ils sombrent dans la dépression et s’isolent du monde en parant en Antarctique. Mais Kevin, un Minion un peu plus évolué que les autres Minions, décide de prendre les choses en main. Il emmène deux de ses amis, Bob et Stuart à Orlando afin d’assister à la convention des méchants et ainsi, trouver un nouvel employeur. L’occasion de voir une très belle référence au Comic con « rassemblement de fans de comics, de films de super héros et de science fiction » mais cette fois avec comme thème unique : les méchants et s’appelle ironiquement « Vilain con ».

2Un pur esprit cartoonesque

Humour cartoonesque à la Tex avery, naïveté des Minions qui ont une mentalité d’enfant, rythme effréné, parodies de films, haut en couleur, inventif, de l’aventure, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer. Mais il y a un hic. Au bout de 45 minutes, le film sombre dans la redite. Les gags ne font plus rire et on commence à sentir l’ennui gagner nos esprits. L’intrigue se passant à Londres, l’humour British fait son apparition et risque d’en refroidir quelques uns. Heureusement, passé un petit quart d’heure, le film reprend vie et continue sur la lancée qu’il avait prise dès son début pour nous faire rire et nous en mettre plein la vue. On a vraiment évité le pire. Le mieux dans ce film d’animation ce n’est que le coté comique qui est attrayant, nous avons aussi droit à avoir 3 protagonistes attachants : Kevin, Bob et Stuart. 3 Minions totalement différents.

kevin
Kevin est le chef du groupe, est plus évolué, plus sage.
stuart dragueur
Stuart est l’adolescent dans toute sa splendeur. Rebelle, insouciant, ne se sépare jamais de sa guitare et un vrai bourreau des cœurs.
Bob quand à lui est le plus petit, ne se sépare jamais de Tim, son ours en peluche. Un vrai bébé qui fera fondre le cœur de pas mal de spectateurs.
Bob quand à lui est le plus petit, ne se sépare jamais de Tim, son ours en peluche. Un vrai bébé qui fera fondre le cœur de pas mal de spectateurs.

Scarlet et Herb OverkillQue tout le monde se rassure, les autres Minions répondront eux aussi présent même s’ils tiennent une place moins importante que Kevin, Bob et Stuart. Les pitreries et les situations cocasses dans lesquelles seront impliqué les Minions seront légion. Un petit point négatif est à noté : l’apparition de Scarlet Overkill « la grande méchante du film » doublée en français par l’actrice Marion Cotillard et assistée par son mari Guillaume Canet qui double Herb Overkill l’assistant et mari de Scarlet. Deux personnages s’inspirant des bandits Bonnie et Clyde. Un doublage qui ne respire pas beaucoup la sincérité et fait dans l’exagération « à croire qu’elle les collectionne depuis sa piètre performance dans Dark knight Rises et beaucoup d’autres films ». Deux personnages qui gâchent du coup une bonne partie du film. Quand est ce que les studios auront la motivation de faire passer des castings à de vrais doubleurs de métier et non à des célébrités qui ne savent pas prendre les bonnes intonations ?

                       Minions bob vilain con bob stuar kevin Para terminar

Même si on pourrait regretter la publicité et la promotion un peu trop massive pour le film, les Minions n’en demeure pas moins un excellent film d’animation haut en couleur et hilarant. On en attendait peut être un peu plus du coté de l’histoire un peu mince mais le film est très divertissant, sympathique, très drôle et attachant. Rajoutons en plus de cela une bande originale « reprise par les Minions » qui rend notre histoire entrainante avec du David Bowie, du Jimi Hendrix, du Queen et encore d’autres tubes à découvrir. Une ambiance années 60 très bien représentée, un voyage qui part de l’Antarctique à la grande ville de New York.

en route pour new yorkOn prend les points positifs et humoristiques des deux premiers Moi, moche et méchant et on fait du film Les Minions un excellent divertissement familial même s’il y a quelques lacunes qui gâchent un poil le film « le doublage, l’histoire un peu maigre, de la redites dans les gags en milieu de film, une scène en fin de générique pas vraiment intéressante et où l’utilisation de la 3d est enfin utile ». Des clins d’œil aux films cultes, des clins d’œil à la culture pop « notamment les Beattles traversant la rue Londonienne d’Abbey Road », un humour plus mature tout en gardant l’esprit bon enfant, des multiples rebondissements et surprises, un peu de cinéma muet au début du film, des répliques que bon nombre d’enfants et d’adultes ressortiront en sortant de la salle, du fun « notamment sur cette recherche du méchant qui sera le patron des Minions », une ambiance festive, de la joie, de la bonne humeur, un film plaisant, que demander de plus ? Si vous voulez passer un bon moment, allez voir les Minions.