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Jeremie ziza

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Jérémie Ziza (Rédacteur le coin des critiques ciné) Salut à tous, moi c’est Jérémie. Ayant terminé récemment mes études de littérature, je suis actuellement en recherche d’emploi. Je vais innover moi aussi : je suis passionné par le cinéma. Et cette passion, je l’a doit aussi à mon père qui m’a fait découvrir beaucoup de petits bijoux à l’âge d’à peine 7 ans. J’ai commencé par les films avec Arnold Schwarzenegger , Jackie Chan, Sylvester Stallone et puis ca c’est étendu en allant en direction des films du genre fantastique et de science fiction. Tout y est passé : E.T, Jurassic Park, Indiana Jones et aussi mais surtout Star Wars. Les années ont passées, j’ai étendu mon registre en regardant des films de tout genre « films indépendant, comédie, horreur, romance, thriller, biopic, animation » . Tout y est passé. On peut dire que j’ai des gouts diverses et variés, du moment que ca m’émeut. Quand je suis face à un film où les personnages sont attachants, où l’histoire est bien travaillée et aussi mais surtout que la musique me fait vibrer, le film a déjà gagné mon cœur. Du Coté des réalisateurs que j’aime le plus, je citerais déjà trois réalisateurs qui ont enchantés mon enfance : Steven Spielberg, James Cameron et George Lucas. Coté Français, Luc Besson a lui aussi réussi à me faire ressentir des tonnes d’émotions, que ce soit avec « Léon ou bien Le cinquième élément » . Du coté des mes acteurs préférés, j’en ai beaucoup mais celui qui est plus ou moins la pièce maitresse de ma pyramide des acteurs que j’affectionne, c’est Arnold Schwarzenegger. J’ai grandi avec ses films, je continue encore à les regarder même si en toute objectivité et en ayant l’œil critique, certains ne volent pas haut du coté scénario. Pour les autres, je suis un très grand fan de Sylvester Stallone, Jackie Chan, Tom Cruise, Jean Reno, Mel Gibson, Harrison Ford, Johnny Depp, Jim Carrey, Ben Stiller, Robert Downey Jr et bien d’autres. Du coté actrice, j’ai un très grand penchant pour Sandra Bullock, Charlize Theron, Nathalie Portman, Shailene Woodley, Keira Knightley, Ellen Page. Pour terminer j’ai aussi des films que j’appelle « mes films de chevets et dont je ne pourrai jamais me séparer » : Terminator 2, Les Indiana Jones, Les Star Wars, la trilogie de Retour vers le futur, Gremlins, Edward aux mains d’argent, Forrest Gump, Dark Knight « j’ai oublié de vous dire, j’adore les films de super héros », The Crow, Hook, la saga des Rocky. Je préfère m’arrêter là, on y passerait la journée. En attendant de peut être un jour devenir critique de films, je me joins à l’équipe de Le Coin des Critiques Ciné et en vous donnant une analyse des films que j’ai pu voir, mais aussi mon témoignage, mon ressentit et en parsemant tout cela de photos. Salut à tous et n’oubliez pas d’aller au ciné !

Batman V Superman, de Zack Snyder

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batman v superman afficheRésumé du film

Craignant que l’homme d’acier n’abuse de ses puissants pouvoirs et après avoir assisté à la quasi destruction de la ville de Métropolis en voyant Superman affronter le général Zod, Batman commence à orchestrer un plan pour le stopper. Pendant ce temps, Lex Luthor surexcité commence lui aussi à échafauder un plan, mais un plan diabolique pour provoquer cet affrontement inévitable entre les deux super héros.

 

 

Infos sur le film

Réalisé par Zack Snyder
Avec Henry Cavill, Ben Affleck, Jesse Eisenberg, Amy Adams, Jeremy Irons
Genre : Fantastique, Action
Film Américain
Durée du film : 2h35 environ

 

Avertissement : Des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Pour les fans qui attendaient ce film depuis des années, Batman V Superman pointe enfin le bout de son nez sur nos écrans. Deux icônes s’affrontent dans un combat s’annonçant dantesque et jamais vu au cinéma. Batman V Superman servira aussi d’introduction à un nouveau Batman interprété par un Ben Affleck massif qui en imposera face à un Henry Cavill lui aussi massif. Imposant, amusant tout en étant très sérieux du début jusqu’à la fin, des personnages développés, une histoire bien détaillée et tenant la route, une belle réflexion très réfléchie sur l’impact des super héros dans le monde, de la manipulation, de la tragédie, de l’héroïsme, une belle dose de courage et de bravoure, un Superman face à ses responsabilités, un Batman torturé et persuadé que Superman représente un danger pour l’humanité. Prêt à voir un fantasme vieux de quelques années prendre forme ? Prêt à voir un film à l’ambiance adulte, sérieuse et au thème réfléchit ?

 

Snyder ce génie visuel

Dès le début, on sent déjà la patte de Zack Snyder. Cette façon de filmer et nous faire ressentir cette tragédie qu’a été la perte tragique des parents du jeune Bruce Wayne. En 7 minutes, Snyder nous offre déjà un film épique et époustouflant. Début nous représentant brièvement le personnage de Bruce Wayne. De la perte de ses parents à sa chute dans un puits où vit de nombreuses chauve souris, nous aurons un bref récapitulatif du personnage. Puis, nous faisons un saut dans le temps à l’époque des évènements situés vers la fin de Man Of steel. Evénement qui voyait Superman affronter Zod en détruisant la moitié de Métropolis et faisant au passage de nombreux morts et blessés. Toutes les actes de cet affrontement auront des conséquences et même si le film fera un nouveau saut dans le temps de plus de 3 ans, il sera important de voir leur impact sur l’humanité.

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Lors de cette séquence vue d’une autre manière, il sera original et intelligent de nous montrer de quelle manière Bruce Wayne sera introduit dans notre film. Bruce Wayne qui sera pour la première fois confronté à un homme ayant des pouvoirs digne d’un dieu. Difficile pour lui de ne pas voir en Superman une menace pour l’humanité et être terrifié à l’idée de ce qu’il pourrait faire, lui qui a presque totalement détruit Métropolis en affrontant le terrible général Zod. Ici il sera question d’un Bruce Wayne, aussi bien qu’un Lex Luthor ayant la même opinion sur Superman : c’est un alien venant d’une autre planète et ayant des pouvoirs incroyables. Et s’il se servait de ses aptitudes pour détruire l’humanité ? Alors que l’un tentera de le mettre hors d’état de nuire, l’autre excitera le public de nombreuses manières jusqu’à ce qu’il voit Superman comme une véritable menace.

Un film de super héros mature

Je tiens à préciser que Batman V Superman n’est absolument pas le style de film de super héros que vous pouvez voir du coté Marvel. Dans Batman V Superman on ne vous assomme pas de répliques et punchlines humoristiques à tout va ainsi que des explosions à gogos. Dans notre film, il y a de la complexité du coté de ses personnages, du gros travail à la fois sur la mise en scène, les scènes d’action, les décors mais aussi un gros travail sur le scénario loin de tenir sur un post it. Notre film est un film de super héros constitué différemment des autres, travaillant sur le message qu’il en ressort et la profondeur de ses personnages, plutôt que de nous noyer dans les scènes d’action. On laisse tomber le célèbre : parlote, action, parlote, action, … Scènes d’action un peu trop nombreuses dans Man of steel, ce qui faisait, même si Superman en avait grandement besoin, l’un des défauts du film. Snyder a apprit de ses heures, il corrige même si le film ne sera pas parfait mais aurait pu l’être.

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Si vous étiez fan du Batman de Christopher Nolan ou bien celui de Tim Burton « non je ne parlerai pas à ceux qui ont aimés les Batman de Joel Schumacher », attendez-vous à voir autre chose. Ben Affleck, plutôt Batfleck « surnom qu’on lui a donné » s’en sort parfaitement. Pire, il éclipse la prestation de Christian Bale déjà excellente. Le Batman version Ben Affleck est torturé, plus bad ass, encore plus charismatique. Du coté du style de combat, même là on change totalement. On laisse tomber les coups de coudes de Christian Bale et on balance de bons gros coups de poings, on casse des bras, on explose la mâchoire d’un criminel à bon gros coup de pied, on utilise ses gadgets à bon escient, on use de son intelligence pour se sortir de tous les dangers. Bref, ce Batman est à l’image du nouveau Superman : mieux vaut ne pas le chercher.

Qualité visuelle ahurissante

D’ailleurs, l’une des grandes qualités du film c’est bien entendu ses scènes d’action avec des scènes de combats dont l’affrontement tant attendu de Batman contre Superman tout bonnement spectaculaire. On n’avait jamais vu ça, c’est très impressionnant. Effets spéciaux surprenants et aussi somptueux que ce que nous avait offert Snyder dans Watchmen. Batman V Superman est un véritable chef d’œuvre visuel, on est ébahi devant ce travail incroyablement beau et détaillé. Le travail sur les lumières, la gestion des angles de la caméra, les chorégraphies, on prend une vraie claque. Remercions Zack Snyder qui a fait revenir son chef opérateur qui avait déjà travaillé avec lui sur 300, Sucker punch ou bien encore Watchmen. Attention, même si le film comportera beaucoup de violence qui ne sera que suggérée, Batman V Superman ne déversera pas d’hémoglobine à foison.

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On comprend mieux pourquoi Snyder avait parlé d’une version non censurée de son film et comportant pas moins d’une heure supplémentaire. De quoi agrandir le plaisir des fans. Du plaisir, on en aura aussi du coté de la musique, toujours composé par Monsieur Hans Zimmer aidé par Junkie XL « Deadpool » réutilisant le thème de Man of steel que l’on commence à connaitre mais utilisant aussi un nouveau thème musical pour Batman. On change celui entendu dans la trilogie de Nolan dont Zimmer était aussi compositeur pour nous offrir un nouveau thème tout neuf. Une fois encore, Zimmer sait nous émouvoir, sait rendre les scènes tragiques ou héroïques et arrivera même à nous faire verser une larme tant ses musiques sont envoutantes, nous transporte avec même une petite séquence tribale, énergique très originale. Quel artiste !

Superman/Batman : le jour affronte la nuit

En jonglant entre Batman et Superman, c’est tout l’esthétisme, l’ambiance et les décors du film qui changent, tout comme la musique. Deux univers en parallèles donc. Autre bonne nouvelle, rappelez-vous cette image dans Man of steel qui voyait les couleurs vives et pastels que l’on pouvait voir dans les anciens Superman laisser leur place à des couleurs plus froides, ternes et sombres comme dans le Dark Knight de Christopher Nolan. Dans Batman V Superman, cette erreur a été corrigée permettant de retrouver les couleurs éclatantes de l’homme d’acier. Mais là où il y a de la lumière pour Superman il y a de l’obscurité pour Batman et il sera intéressant de voir ses nuances tout en gardant bien l’esthétisme du film ressemblant à celui du film Watchmen. C’est beau à en avoir la chair de poule. Mais c’est surtout le fait d’avoir ces deux grands super héros que son Batman et Superman partager enfin l’affiche d’un seul et même film. Quand on pense que l’année prochaine la Ligue des Justiciers « équipe regroupant d’autres héros de l’univers Dc Comics » sortira sur nos écrans, l’excitation est à son comble.

Henry Cavill Vs Ben Affleck

 

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On retrouve avec grand plaisir un Henry Cavill encore plus hargneux que dans Man of steel et qui a fait son petit bout de chemin. Un acteur qui a pas mal évolué et qui nous donnera la possibilité de voir quel comportement et qu’elle prestation il aura opté pour son alter ego Clark Kent, le journaliste du Daily Planet. Superman est moins naïf et commence à comprendre que le monde est cruel. Lui qui voulait faire le bien grâce à ses dons comme son père lui avait dit. Un super héros vu comme une image un peu trop christique dans Man of steel qui sera plus vu dans notre film comme l’espoir, la lumière dont les gens attendaient. Il y aura d’ailleurs de magnifiques scènes montrant cette image même si les mauvaises langues diront que ça n’a pas vraiment changé de l’opus précédent. Le sauveur que nous connaissons tous, celui qui a juré utiliser ses dons pour sauver l’humanité, est enfin montré dans toute sa splendeur. Mais, on vous montrera aussi que même si il est plus rapide qu’un train, il ne peut malheureusement pas sauver tout le monde. Malheureusement, le charisme exceptionnel de Ben Affleck lui volera la vedette. De quoi calmer tous les détracteurs lorsqu’ils ont appris que Ben Affleck, ayant interprété le super héros de Marvel Daredevil, avait été choisit pour se glisser dans le costume de l’homme chauve souris.

« Dis moi, est ce que tu saignes ? Tu saigneras ! »

Batfleck fait son entrée dans le monde de Dc Comics
Tout comme les critiques négatives qui pleuvaient lorsque l’on apprit que l’acteur Heath Ledger serait le nouveau Joker dans The Dark knight avant même d’avoir vu le rendu au cinéma, Ben Affleck essuyait déjà des insultes et nombreuses pétitions demandant à la production de renvoyer l’acteur. Quelle surprise de voir dans le film que l’acteur est parfait et à l’aise aussi bien dans son nouveau costume flambant neuf de Batman qu’en tant que le playboy Bruce Wayne âgé d’une quarantaine d’année. Costume proche de ce que l’on peut voir dans les comics de Frank Miller. D’ailleurs, c’est une première, Batman en prendra pour son grade dans le film et heureusement qu’il portera un costume à l’épreuve de tous projectiles auquel cas, au revoir Batou. On garde la voix roque et d’outre tombe des Nolan mais on laisse tomber le coté « armure » et on se tourne vers un costume à l’épreuve des balles mais d’une autre matière et d’un design plus symbolique de l’homme chauve souris. Ce Batman est terrifiant.

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Du coté de l’interprétation de Ben Affleck dans le film, on voit la différence entre son interprétation quelque peu médiocre dans Daredevil et autres productions « sauf l’excellent Will Hunting » avant de commencer à jouer brillamment dans le film The Town et Argo. « Batfleck » est massif, physique et en impose à l’écran. L’aura du Batman des comics, il l’a. Un Batman qui a beaucoup vécu, âgé d’une quarantaine d’années, c’est un Batman expérimenté presque en fin de parcours mais en colère, frustré, toujours hanté par son passé et n’arrivant du coup plus à raisonner. Ce Batman est totalement différent de ce qui a été fait par le passé. Très proche du Batman fragile mais tiraillé par son désir de vengeance de la série de comics The Dark Knight returns que vous pouvez voir en film animé de 2 parties. Un Batman plus proche d’une quête de revanche que de sa quête de justice allant jusqu’à utiliser des armes à feu. Batman V Superman s’inspire donc de ce Batman tout comme de son affrontement contre Superman vu dans la deuxième partie de cet animé et comics.

« Il a le pouvoir d’anéantir le genre humain. Même s’il y a 1% de risque qu’il soit notre ennemi, tenons ça pour certain ».

Et les autres personnages dans tout ça ?
N’oublions pas pour autant une autre révélation du film : Jesse Eisenberg « Social Network » qui joue le rôle du Némésis de Superman, Lex Luthor. On laisse tomber le Lex Luthor à la sauce Kevin Spacey dans Superman Returns qui ne rendait pas justice au personnage en faisant de lui un clown loin d’être effrayant. Ici le Lex interprété par Eisenberg est magistrale et apporte une nouvelle dimension au personnage que l’on avait vu que en lisant les comics. Ici le Lex à l’apparence de Nerd cousin avec Mark Zuckerberg est aussi terrifiant qu’intelligent avec en plus cette manière de parler nous montrant le degré très élevé de folie. De plus, c’est un personnage manipulateur, extravagant et terriblement machiavélique.

Même du coté d’Amy Adams, nouvelle Lois Lane, il y a de la nouveauté. Moins tête à claque que dans Man of steel, on laisse tomber la demoiselle en détresse pour la vraie journaliste d’investigation et surtout Lois sera un élément majeur du film qui apportera beaucoup au film et aux personnages. Laurence Fishburne est de retour en Perry White tout comme Diane Lane en Martha Kent. D’autres personnages font leur apparition mais mieux vaut garder le secret sur leurs identités car, même de ce coté, les surprises seront légion. A noter que l’alchimie entre Henry Cavill et Ben Affleck est excellente, nous faisant sentir ce début de complicité et cette grande amitié entre les deux acteurs « et dire que pendant les premiers jours de tournage ils faisaient ce concours d’ego ridicule à celui qui sera le plus balèze ». Voir nos deux héros réunis, ça n’a pas de prix et c’est absolument jouissif de les voir enfin partager l’écran après ne les avoir vu que dans des films d’animation ou dans les comics.

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De plus, on appréciera Jeremy Irons dans la peau d’un Alfred Pennyworth toujours aussi sage et proche de Bruce Wayne. On laisse plus ou moins tomber le coté père de substitution pour faire d’Alfred un allié encore plus présent pour aider Bruce Wayne à combattre le crime. Ce personnage apportera cette mini touche d’humour que le film aura besoin.

Pour les fans des comics ou pas ?

Il est loin le temps où nos héros en collants étaient ringards. On appréciera les nombreuses références et autres très grosses surprises en rapport avec l’univers Dc Comics mais chut, je vous laisse découvrir les nombreuses surprises qui vous attendent. Si vous avez lu quelques comics de Superman, vous vous rendrez compte que Snyder a brulé quelques étapes et évènement importants dans l’histoire. Visiblement trop gourmand, peut être trop excité à l’idée d’écrire le scénario d’un film où Batman rencontre Superman, il en vient trop vite aux faits. Pour les fans du comics, ça sera donc difficile à avaler même si plaisant à voir enfin sur grand écran mais la construction est bien amenée même s’il y aura relecture tout comme bon nombres d’autres adaptations filmique de comic book. Pour les autres, pas de soucis.

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Il sera intéressant de voir comment cet affrontement que tout le monde attendait arrivera. Je vous rassure, il n’est pas ce qui résumera notre film et ça, vous le verrez dès les premières minutes. De nombreux défis attendent nos deux héros. Il nos faudra pas oublier que contrairement aux Batman de Nolan, Batman n’évoluait pas dans un monde où d’autres super héros existent. De cette situation, créera une autre dimension à l’univers du super héros face à des personnages extraordinaires.

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Loin d’être un simple divertissement, Batman V Superman a cette réflexion intéressante sur les conséquences d’un super héros ou d’un homme usant de violence. Certains n’apprécieront pas son coté trop sérieux et critiqueront ce « défaut ». Contrairement à Marvel qui use des mêmes ingrédients et scènes répétitives dans ces films « sauf Les gardiens de la galaxie et le moyen mais fun Ant man », Dc Comics opte pour des films à l’ambiance sombre et sérieuse. En sommes un ton adulte que l’on retrouve dans les comics. Normalement il devrait être aussi le même cas dans les Marvel « sauf pour certains comme Spiderman ou bien Deadpool avec l’un à l’humour bon enfant et l’autre plus trash ». Les films de super héros ne sont pas censés être drôle « même si comportant quelques petites répliques ou situations comiques » et traitent de sujets sérieux qui donnent à réfléchir sur la manière dont pourrait fonctionner notre monde et comment l’humanité réagirait si elle était face à des hommes aux super pouvoirs.

« Mensonge vieux comme l’Amérique : l’innocence du pouvoir ».
Pour conclure

 

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Loin des films Marvel rose bonbon et tous similaires, Batman V Superman est une vraie claque et même si certaines mauvaises langues diront le contraire, ce film réussit ce qu’il voulait faire. Même si on sera déçu par quelques éléments comme certains évènements trop précipités, que l’on voit bien que le film a été amputé de beaucoup de scènes « sans pour autant donné cette sensation de montage monté à la va vite », un Batman et un Superman un peu bêtas par moments, une séquence de course poursuite usant un peu trop d’effets spéciaux et étant du coup esthétiquement inégale, ce film sera totalement différent des autres films du genre. Impressionnant, spectaculaire, un scénario complet, des répliques et scènes déjà cultes, effets visuels et mise en scène dignes du talent du réalisateur, riche en rebondissements et surprises, musiques immenses, jeu d’acteurs très bon, respect des personnages, ambiance à la fois sombre et héroïque, héros attachants et émouvants, une nouvelle batmobile mixant l’apparence d’un tank et d’une formule 1, un Lex Luthor machiavélique, un nouveau Batman torturé et bad ass à souhait, un affrontement violent, puissant et fun, des scènes d’action spectaculaire et des références à l’univers bien placées. Ce film donnera à réfléchir en évoquant la peur, peur pouvant faire ressortir le pire de nous-mêmes. C’est là qu’on se rend compte que les films ou séries de super héros sont très thérapeutique et philosophique. 2h35 qui passent à vitesse grand V, on ne pensait pas ça possible. Une très belle réussite pour un film annonçant une future suite qui s’annonce grandiose.

Retour vers le futur 3, de Robert Zemeckis

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retour vers le futur 3 afficheRésumé du film

Coincé en 1955 après avoir vu Doc Brown se faire désintégrer avec la Delorean par la foudre, Marty reprend contact avec le Doc de 1955. En remontant la piste laissée sur la lettre du Doc de 1985, Marty retrouve la Delorean qui pourrait le reconduire chez lui. Pendant la recherche, Marty découvre une tombe datant de 1885. Doc a été abattu par un certain Buford Tannen, un ancêtre de Biff. Changement de plan pour Marty qui décidera de partir en 1855 afin de sauver Doc.

Infos sur le film

Réalisé par Robert Zemeckis
Avec Michael J.Fox, Christopher Lloyd, Thomas F.Wilson, Mary Steenburgen
Genre : Comédie, Aventure, Science fiction
Film Américain
Durée du film : 2heures environ

Anecdotes sur le film

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-Michael J.Fox a bien failli mourir pendu lors de la scène de course poursuite où Marty tente d’échapper à Buford Tannen et ses hommes avant d’être délivré par Doc. Décidant de se passer de la caisse « devant être invisible au final » lui permettant de ne pas s’étrangler, Michael, décidé à réaliser la cascade avait trouvé l’astuce de maintenir ses mains entre son cou et le nœud de la corde afin de lui permettre de respirer. 7 prises plus tard, l’acteur, plaça ses mains au mauvais moment et commença à s’étouffer et s’évanouit pendant 30 secondes. Résultat, une journée d’interruption de tournage, le temps pour l’acteur de s’en remettre. Cette anecdote, l’acteur l’a raconte dans son autobiographie Lucky man.

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-C’est Michael J.Fox qui a eu l’idée que l’intrigue de ce film se passe en 1855. L’idée de jouer à l’époque des westerns étant pour lui amusante.

clint poncho marty clint

-En plus d’emprunter le nom de Clin Eastwood, Marty McFly portera le même poncho, porté par l’acteur dans Pour une poignée de dollars mais aussi ce célèbre subterfuge que je vous laisse découvrir.

retour tournage
-Retour vers le futur 2 et 3 ont été tournés simultanément « ceci expliquant les diverses pistes semées dans le deuxième film ». Tournage épuisant pour le réalisateur qui tournait en journée et travaillait sur le montage des films la nuit.

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-Ce n’est pas pour la première fois que l’actrice Mary Steenburgen voyage dans le temps. Ni même qu’elle partage l’affiche avec Christopher Lloyd. Dans le film C’était demain, il est question du célèbre H.G Wells, voyageant dans le temps afin de se lancer à la poursuite de Jack l’éventreur. Dans En route vers le sud, Christopher Lloyd et Mary Steenburgen partageaient l’affiche dans ce mélange de Comédie/Western réalisé par Jack Nicholson.

Dernier volet d’une trilogie mythique et culte, conclusion d’une histoire de voyage dans le temps survoltée et captivante, Marty McFly repart pour notre plus grand plaisir dans la Delorean pour un dernier voyage dans le temps. Mais, cette fois-ci, il débarquera dans le Hill Valley de 1880 pour tenter de sauver Doc Brown d’une mort certaine. Chaussez vos santiags, mettez votre plus beau chapeau et pas un de ses galurins à la noix, sautez sur votre cheval et partez pour une nouvelle aventure. A moins que vous ne soyez des mauviettes qui ont les foies…

Dernière ligne droite pour Marty et Doc avant un repos bien mérité
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On est repartit pour un dernier voyage à bord de la Delorean. Cette fois-ci, 1855.

« Oui je sais vous m’avez aidé à retourner vers le futur, mais me revoilà, je suis de retour du futur ». C’est avec cette réplique suivi d’un « nom de zeus » et l’évanouissement de notre cher Doc Brown, que se terminait le deuxième opus de Retour vers le futur. Notre intrigue reprend donc là où elle c’était arrêtée.

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Après que la foudre se soit abattue sur la Delorean et qui a vu Doc disparaitre en même temps qu’elle, Marty se retrouve coincé en 1955 sans aucune chance pouvoir repartir dans son époque. C’est alors que le jeune homme reçoit une lettre envoyée il y a 70 ans et provenant de Doc, toujours en vie mais coincé en 1855, en plein Far West où il est devenu maréchal-ferrant. Après avoir retrouvé le Doc de 1955, Marty, qui a apprit la mort du Doc de 1855 est bien décidé à sauver son ami. Heureusement, le Doc de 1855 avait eu la bonne idée de cacher la Delorean dans une ancienne mine d’argent. Après avoir réussi à remettre en état de marche la machine à voyager dans le temps grâce aux schémas laissés par le Doc de 1855, le Doc de 1955 renvoi Marty dans le passé, en 1855 afin de sauver Doc d’une mort certaine. Jouant de malchance, à peine arrivé, Marty, qui a réussit à échapper à une attaque d’Indien, s’aperçoit que le réservoir d’essence de la Delorean a été touché par une flèche. Ne restera au jeune homme que cinq jours pour retrouver Doc et empêcher Buford Molosse Tannen de le tuer, trouver un nouveau moyen de faire fonctionner la Delorean et réussir à repartir en 1985.

« Le far-West, j’aurais très bien pu tomber plus mal, et si je m’étais retrouvé au Moyen-âge, ils m’auraient probablement fait frire sur un bûcher comme hérétique. »

On prend les mêmes et on recommence ? Peut être pas

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On reprend le même acheminement que le premier opus avec ces petites scènes reprises mais dans un autre contexte. Car oui, cette fois, changement de décors et encore d’époque. Nous sommes au Far West en 1855, et, pour couronner le tout, avons une petite nouveauté. En effet, dans cet opus, il sera intéressant de voir que, contrairement aux deux premiers films qui mettaient à l’honneur le personnage de Marty, il sera question dans ce troisième épisode de le mettre en second plan et de le remplacer par Doc Brown. Ici, il sera surtout question de la vie sentimentale de Doc. Il ne pensait pas que ça arriverait, il avait même juré que ça n’arriverai jamais, il se trompera quand son regard croisera Clara Clayton, jeune femme qu’il sauvera in extremis de la mort. Je vous rassure, Marty ne disparait pas de l’histoire et nous aurons l’occasion une fois encore de le voir rencontrer des membres de la famille McFly dont son arrière grand père, premier MFly né en Amérique. Une fois de plus, Michael J.Fox se prête au jeu en entrant dans la peau de Seamus McFly, le père de William. Cheveux et petite moustache rousse, petit accent Irlandais, père et mari aimant mais un peu lâche sur les bords. En sommes, tout ce qui fait le charme d’un McFly.

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Bien sur qu’il sera difficile de faire aussi riche scénaristiquement et visuellement parlant dans ce troisième épisode MAIS, il nous offre lui aussi son lot de surprises. Toujours autant de répliques et de gags qui marchent à la perfection, de nombreuses références aux Western avec un Marty McFly empruntant le nom à la mort-moelle l’nœud d’un célèbre acteur américain « un certain Eastwood », cet amusement à mélanger la culture des différentes époques. Une fois encore les mêmes décors utilisés pour la ville d’Hill Valley des années 1955 et 1985 seront encore bouleversés.

« Abattu dans le dos par Buford Tannen, à cause d’un différend de 80 dollars ». Et tu appelles ça avoir l’avenir devant soi ?! »

Sans prétention ni parEsse scénaristique

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Cette fois, on remanie tout et on construit le Hill Valley de 1855 avec notamment le célèbre hôtel de ville et son horloge encore en pleine construction. Ironie du sort, Marty et Doc participeront à la fête d’inauguration de l’horloge, la même que Doc a utilisé pour renvoyer Marty en 1985 dans le premier Retour vers le futur. Nous avons là un joli hommage dans l’emblème même de notre trilogie. Ironique est vraiment le mot qui qualifie notre film. Si vous avez prêté attention dans l’épisode précédent, Doc mettait presque le spectateur sur la piste de l’intrigue de l’épisode 3. « Les voyages dans le temps sont beaucoup trop dangereux. Mieux vaut que je me consacre à l’étude de l’autre grand mystère de l’univers : les femmes ». Tiens, voila ti pas l’arrivée de Clara, jeune femme qui fera vibrer le cœur de Doc. Ces deux là , il faut l’avouer est mignon tout plein. Maladresses, regards langoureux et moments de tendresses sont à prévoir.

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Nous aurons de plus l’occasion d’en apprendre sur le passé du personnage. Autre point sur lequel Doc nous mettait aussi sur la piste du lieu de notre intrigue, il avait dit dans l’épisode 2 qu’il avait toujours rêver de visiter ce bon vieux far west. Et pour film, ce Western que Biff Tannen regardait dans son jacuzzi. Comme quoi, tout avait été très bien calculé. Qui dit intervention face à certains évènements importants dit paradoxe temporel, tout ce qui fait le charme de Retour vers le futur. De quoi vous donner des rebondissements et jouer sur le suspense. Cette fois, c’est Doc qui se retrouvera en danger.

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On enchainera une fois encore les scènes cultes « Marty faisant un moonwalk dans un saloon afin d’évité les tirs d’un Molosse Tannen « tous des brutes susceptibles dans cette famille » enragé, les arrières grands parents du groupe ZZ top de passage à un bal », on retrouvera des références aux deux films précédents et on saura ce qu’il adviendra de Jennifer, la petite amie de Marty. Tout ça pour offrir à notre spectateur une bonne dose d’amusement et d’émotion. N’oublions pas non plus que là où il y a un Tannen, il y a une confrontation avec une première rencontre toujours suivie d’une poursuite dans Hill Valley. Il sera intéressant de voir comment cette situation se répètera de nouveau et comment elle évoluera par la suite. Comme pour le premier, nos deux héros auront un but : rentrer chez eux. Seulement au fil de l’histoire, on finira par s’interroger. Et si cette fois le film ne se terminait pas comme on l’imaginait ?

« Une chemise comme ça il a fallu qu’il la vole à un cadavre de chinetoque ! »

Nom de zeus, ils vont nous manquer

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Pratiquement le même acheminement que le premier opus, une ambiance différente de ces prédécesseurs, Retour vers le futur 3 nous plonge en plein Western en utilisant les mêmes codes que ces films. Ce troisième opus, bien que moins riche que les autres films est intéressant de par l’évolution de nos deux personnages principaux. Ici, c’est Doc Brown qui sera au premier plan et on appréciera beaucoup cette idée de faire évoluer son personnage, le faire murir, prendre de nouvelles décisions. Une fois encore tous les acteurs s’amusent en multipliant situations loufoques et répliques cultes, le tout, accompagné par un nouveau membre de la famille Tannen : Buford Molosse Tannen. Une fois encore, le « mauviette » que Marty ne supporte pas lui vaudra une nouvelle fois d’avoir de gros problèmes mais permettra à notre héros de se remettre en question. Musiques d’ambiance et du thème Western composées avec brio, scènes culte qui se succèdent, mise en scène soignée, costumes d’époque bien reproduits, un thème parfaitement exploité, ce Retour vers le futur, un chouia en dessous des deux autres marquera quand même les esprits. Une très jolie conclusion à la fois pleine d’espoir et de nostalgie. Une page se tourne mais cette trilogie elle, est éternelle. Et n’oubliez jamais : « Le futur n’est jamais écrit à l’avance pour personne, votre futur sera exactement ce que vous en ferez. Alors faîtes qu’il soit beau pour chacun de vous. »

Retour vers le futur 2, de Robert Zemeckis

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retour vers le futur 2 afficheRésumé du film

Notre film reprend directement là où son prédécesseur c’était terminé. Marty et sa petite amie Jennifer sont sur le point de partir camper au lac dans le nouveau 4X4 du jeune homme. Au même moment, Doc débarque à bord de la Delorean dans une tenue étrange et excentrique. Il convainc Marty de partir dans le futur avec lui, son avenir, celui de Jennifer mais aussi de leurs enfants en dépend. Les revoilà parti mais cette fois, pour un voyage dans le futur, le 21 Octobre 2015 précisément.

 

 

Infos sur le film

Réalisé par Robert Zemeckis
Avec Michael J.Fox, Christopher Lloyd, Elisabeth Shue, Thomas F.Wilson
Genre : Comédie, Science fiction, Aventure
Film Américain
Durée du film : 1h50 environ

 

Et si Robert Zemeckis avait vraiment voyagé dans le temps ?

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En regardant en 2015 notre film, on s’aperçoit que Robert Zemeckis avait presque vu juste du coté des nouvelles technologies et progrès de cette époque. Même si notre époque ne ressemble pas à celle décrite par Zemeckis en 1989, même si nous n’avons pas encore de voitures volantes, de hoverboard, de chaussures auto-laçantes « Ha si, elles arrivent cet été », des blousons s’ajustant à notre taille et ayant une fonction séchage, des hologrammes géants, pas de tatouages sur le visage, pas de nourriture lyophilisée « comme la célèbre Pizza déshydratée de chez Pizza Hut que maman McFly sait très bien faire », les jeunes ne portent pas leur pantalon à l’envers, on ne porte pas de double cravates, les jeux vidéo ne sont pas contrôlés par notre esprit, les stations essence ne sont pas automatisées. Il y a quand même des objets et avancées technologiques que nous utilisons maintenant dans notre quotidien. Passons brièvement en revue ce qui existe dans la vraie année 2015.

 

Des acteurs décédés, utilisés pour une marque

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Rappelez-vous cette scène où Marty, débarquant en 2015, va dans le célèbre bar, Le café 80, et voit que les serveurs ont été remplacés par des stars au visage numérique comme Michael Jackson. Et bien depuis 1997, ce concept a bien été utilisé « la pub Dior avec Marilyn Monroe, la pub pour du Whisky voyant un Bruce Lee promouvoir cette boisson ». Même du coté du cinéma, c’est chose fait puisque l’on a pu voir par exemple l’acteur Paul Walker dans Fast and Furious 7 alors qu’il été décédé depuis quelques mois, Marlon Brando dans Superman Returns, Brandon Lee dans The crow. Il n’y a qu’un pas avant de revoir un film avec James Dean en personnage principal.

L’immersion grâce aux lunettes virtuelles

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Dans notre film, vous verrez que les lunettes virtuelles permettent de recevoir des appels, regarder deux émissions en même temps. Mais qu’en est-il de la vraie année 2015 ? Cette année, sera disponible à la vente l’Oculus Rift, les Google Glass, le Playstation VR, lunettes qui permettront de vous plonger dans des jeux vidéo comme si vous y étiez. 2 écrans haute définition à faible persistance rétinienne, divers capteurs de mouvements permettant de détecter les mouvements de votre tête, vous aurez l’illusion d’être dans le jeu dans lequel vous interagirez avec les décors, objets et personnages. Restera le prix, 750euros environ, qui ne sera pas au gout de tout le monde.

Le skate board volant

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LE jouet le plus cool du film qui aura fait rêver les petits comme les plus grands. De ce coté là, nous n’avons pas vraiment encore la possibilité d’avoir un skate volant à quelques centimètres du sol, bien que des inventeurs aient mis au point une piste magnétisée permettant de réussir cet exploit. Mais nous avons le gyropode skate, véhicule électrique monoplace constitué d’une plateforme ressemblant à un skate et deux grosses roues. Cet engin s’utilise debout, a un système de stabilisation permettant de ne pas tomber. Il y a quelques années, cet engin était muni d’un manche de maintien. Dernièrement, plus de guidon. Une bonne manière de se déplacer rapidement, silencieusement et sans polluer. Il suffit d’incarner un seul pied, soit le gauche pour tourner à gauche, soit le droit pour tourner à droite. Engin permettant de slalomer, faire un tour à 360degrés.

Licenciement via visioconférence

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Le futur est décidément presque aussi inhumain que celui décrit par Zemeckis. En effet, dans notre film, le vieux Marty se retrouvait renvoyé par fax et sur grand écran. A notre époque, cette situation est envisageable. N’oublions pas non plus que nous pouvons joindre via la caméra d’un ordinateur ou d’une télévision, notre entourage grâce à Skype. La visioconférence peut être aussi utilisée par Smartphone et tablettes grâce à internet. D’ailleurs, en parlant d’internet, aucune mention dans le film. Quand on voit qu’à notre époque, tout appareil est connecté, il y aurait eu matière à rendre le film encore plus fun.

Les drones

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Dans Retour vers le futur 2, les chiens étaient promenés par des petits drones. Dans la vie réelle, même si ce n’est pas encore le cas, les drones ont fait leur apparition et sont pour la plupart utilisés à des fins militaires ou de simples jeux. Et si je vous disais que quelqu’un avait inventé un drone permettant de promener un chien. Même si le drone n’a pas encore gagner en intelligence artificielle, quelqu’un a réussi à rendre ce procédé possible.

Les franchises à suites

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D’accord, comme nous l’avait montré dans Retour vers le futur 2, nous n’avons pas eu de Dents de la mer 19, MAIS, la fin de l’année 2015 marquait par un nouvel épisode de Star Wars : Star Wars épisode 7. Par contre, pas encore d’affiches voyant leur héros en sortir. Quoique, nous avons maintenant des affiches numériques dans certains cinéma. Et si c’était pour bientôt ?

La maison connectée

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Là encore, Zemeckis a eu tout bon en nous montrant que notre maison pouvait être connectée. Lumières s’allumant par commande vocale, lecteur d’empreintes pour déverrouiller l’entrée, il est même possible d’allumer votre console de jeux vocalement.

 

Au départ, il n’était aucunement question de sortir une suite à Retour vers le futur. D’ailleurs, la mention « To be continued » nous le montrait bien. Retour vers le futur a tellement eu du succès qu’une suite fut rapidement envisagée. Cette suite se ferait cependant si Michael J.Fox et Christopher Lloyd étaient d’accord pour reprendre leur rôle, auquel cas, pas de suite. Sitôt que Zemeckis sorti Qui veut la peau de Roger Rabbit, il s’attela à la suite de retour vers le futur. Plutôt aux 2 suites de notre film qui se clôturera avec Retour vers le futur 3 . Deux films qui seront tournés simultanément. La plupart des acteurs reviendront, sauf Crispin Glover « George McFly » et Claudia Wells « Jennifer », qui devait s’occuper de sa mère ayant eu un cancer. Pour les apparitions de George McFly, vous ne le verrez que la tête à l’envers ou on le déclarera mort dans la version alternative de 1985. Car oui, dans Retour vers le futur, nous voguerons à travers plusieurs époques. 1985, 2015, un 1985 alternatif et un retour le 12 Novembre 1955, date à laquelle Marty arrivait.

« La où on va on a pas besoin, de route ».

Même en 2015, la magie opère toujours

 

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2015 étant passé, on a un peu du mal à tourner la page. En effet, avant cette date, en regardant notre film, il était amusant de se demander si toutes les prédictions dans ce film seraient vraies quand la date arriverait. Même si du coup, certains éléments ont bien du mal à passer, la magie opère toujours, les effets spéciaux n’ont pas pris une ride, c’est toujours un immense plaisir de retrouver nos héros. Bien plus complexe scénaristiquement que le premier mais toujours compréhensible, Retour vers le futur 2 laisse bouche bée. Dès les premières minutes, vous aurez un sentiment de déjà vu avec divers similitudes entre ce film et le précédent. Marty débarquant dans cette nouvelle époque et sa découverte, son arrivée dans un café où il rencontre un Tannen, sa course poursuite avec Tannen et ses hommes en skate. Seulement dans cette version, tout est futuriste et certaines choses auront changées. Une fois encore, on ne bougera pas d’Hill Valley que l’on découvrira à plusieurs époques 1955,1985, 1985 alternatif et 2015. On réutilise donc le même lieu de tournage, qui était à l’extérieur des studios Universal, et on change les décors en fonction de l’époque.

« Le requin a toujours l’air aussi faux ».

Retour vers le futur 2 c’est aussi cette histoire de paradoxe temporel, qui, peut arriver par un simple petit changement et donc, créer un nouveau présent. Dans notre film, pendant sa visite dans le futur, Marty tombera sur l’almanac des sports, magazine permettant de connaitre tous les résultats de 1950 à 2000 et qui tombera malheureusement dans les mains du vieux Biff qui parviendra à voler la Delorean, retourner en 1955 et donner le magazine à sa version plus jeune et ainsi, devenir un milliardaire ayant les pleins pouvoirs. Même du coté de Doc Brown, les choses auront changées. Il faudra donc que lui et Marty repartent en 1955 et mettre la main sur l’alamanac avant que le vieux Biff ne donne le magazine à son double. N’oublions pas qu’à la même date, Marty était arrivé pour remettre ses parents ensemble. Il sera question pour Marty et Doc de ne surtout pas entrer en contact avec leur double. De quoi donner pas mal de suspense au film.

 

Personne, ne le traite de mauviette

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L’humour toujours aussi jouissif du premier opus prend un peu plus d’ampleur dans celui-ci. On retrouve tous les éléments qui avaient fait de Retour vers le futur un vrai succès « malgré les très mauvaises critiques presse à l’époque ». Que ce soit Biff Tannen Jr, Marty et sa future petite famille, Doc, Monsieur Strickland le principal du lycée de Marty, on retrouve les mêmes personnages et leurs descendance aussi barrée que les originaux. Les répliques cultes fusent à une vitesse faramineuse, tout comme les séquences qu’on ne se lasse pas de revoir « notamment la poursuite en hoverboard ». En 2015, Marty sera donc confronté à lui-même en version âgée. Ici, Marty est un vrai loser presque autant que ne l’avait été son père George avant que Marty en fasse devenir un winner. Mariage minable avec Jennifer, renvoyé de son travail, la vie n’a pas fait de cadeau à notre héros. Pire, son propre fils, Marty Junior, sera malgré lui arrêté pour tentative de vol à cause de Biff Junior. Raison pour laquelle Doc voulait que Marty parte avec lui dans le futur. Notre film sera donc l’occasion de voir comment sera la vie de notre héros marié à sa petite amie et découvrir aussi la descendance de Biff Tannen, son Némésis.

« Et depuis quand tu joues les malabars quand on te tape ? »

Faites attention à ce Griff, il est légèrement court-circuité des implants bioniques

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Retour vers le futur 2 sera aussi la première fois que l’on entendra une réplique qui sera entendue plusieurs fois dans ce film et dans le troisième : personne ne me traite de mauviette. Car oui, même si Marty n’est pas très costaud, il refuse d’être soumis à une crapule telle que Biff. Si qui, vous le verrez, pourrait le conduire vers des ennuis. C’est là qu’on nous montre que chaque génération de perdant doit toujours triompher de ses démons afin de réussir dans la vie. Comme quoi, même s’il a fait de sa famille des gagnants, ça n’empêchera pas à Marty, s’il ne fait rien, de rater sa vie en 2015, loin de la rockstar qu’il pensait devenir. Seulement on saura une chose : le futur n’est jamais écrit à l’avance. On appréciera donc l’évolution de notre personnage, plutôt de tous nos personnages.

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Mais il sera question de l’avenir et du présent de Marty. Notre héros sera aussi confronté à un terrible drame lorsqu’il achètera cette alamanac des sports. Magazine qui ruinera sa vie présente. Du coup, on en vient à se poser cette question : Par quels moyens peut-on influer sur son destin ? On comprend aussi en voyant notre héros découvrir la dure réalité de sa vie que d’avoir de l’ambition, c’est bien, mais agir, faire en sorte de réaliser ses rêves, c’est mieux. Si on devait voir une différence entre Retour vers le futur 1 et sa suite, on verrait que le premier et plus positif et optimiste que le second. Les Mcfly devront une fois encore surmonter l’adversité et se battre pour réussir leur vie. Du coté des Tannen, on verra que toutes les générations ont le même type de comportement: avoir recours à la violence, intimider, se venger. Brutes de père en fils mais stupides aussi. Marty devait réparer les erreurs passées de ses parents en 1955, il sera confronté en 2015 à ses propres erreurs futures.

« Marty, je n’ai pas inventé la machine à voyager dans le temps dans un but lucratif. J’ai inventé la machine à voyager dans le temps, pour voyager dans le temps! Mon but c’est d’élargir notre perception de l’humanité, d’où nous venons, où nous allons, les soubresauts et les péripéties, les périls et les promesses peut-être même trouver une réponse à cette éternelle question : Pourquoi ? «

Par tous les pépins de la pomme de Newton, que c’est beau !

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 Coté effets spéciaux, Retour vers le futur est quand même l’un des premiers films à utiliser la technique de retouche numérique permettant de gommer les câbles utilisés par exemple pour donner l’illusion que l’hoverboard vole. On verra aussi que coté maquillage, l’équipe du film c’est très bien débrouillée en nous montrant un Marty un peu plus âgé que l’acteur au même âge mais réussit quand même. Par ailleurs on applaudira les effets permettant de voir nos héros entrer en interaction avec leur double « la scène de repas avec tous les McFly » et cette technique astucieuse de nous y faire croire « Doc Brown de 1985 donnant un outil au Doc Brown de 1955 ». Même du coté des voitures volantes le film réussit à nous faire croire en l’impossible. Un film d’une grande richesse, une équipe inspirée, documentée, impliquée. Tout est magnifiquement détaillé, surtout pendant les séquences se déroulant en 2015. C’est passionnant de voir autant d’éléments futuristes.

« Les voyages dans le temps sont beaucoup trop dangereux. Mieux vaut que je me consacre à l’étude de l’autre grand mystère de l’univers : les femmes ».

Pour conclure

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Le fait d’alterner entre les différentes époques fait de cette suite, une jolie réussite avec beaucoup de rythme et d’ingéniosités scénaristiques. Une intrigue encore plus folle que ne l’avait été le premier, des acteurs au top, de nouveaux univers et de nouveaux personnages « la mère alternative de Marty, les enfants de Marty et Jennifer, le petit fils de Biff Tannen,… ». On revit sous un angle différent certains évènements s’étant déroulés dans le premier opus tout en ayant une intrigue parallèle et on s’aperçoit que tout concorde parfaitement sans aucunes incohérences. La bande son du compositeur Alan Silvestri est toujours aussi brillante et jouera une fois de plus avec nos émotions sans pour autant nous faire tomber dans du stress. Cette fois nous sommes vraiment dans de la pure science fiction avec d’excellents effets spéciaux. Le futur décrit et imaginé par Zemeckis est détaillé, donnant envie au spectateur de s’y retrouver. On prend notre pied « Encore ? Mais qu’est ce que c’est que ces histoires de pieds ? » devant encore le jeu, l’alchimie parfaite et la grosse implication entre Michael J.Fox et Christopher Lloyd, de nombreuses astuces habiles, le design des vêtements des personnages du futur « on bavera d’ailleurs devant le look de Marty », et on restera une fois de plus captivé par cette histoire de voyage dans le temps voguant entre scènes, personnages et répliques hilarantes. Le drame viendra s’ajouter avec un spectacle haletant et jouissif. Un incontournable. Reste l’originale et ingénieuse idée d’ajouter à la fin du film la bande annonce de la troisième et dernière partie et on a qu’une hâte, regarder cette conclusion.

 

To be continued

https://www.youtube.com/watch?v=LZqMlQs95bc

Retour vers le futur, de Robert Zemeckis

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retour vers le futur afficheRésumé du film

Nous sommes à Hill Valley, le 25 Octobre 1985. Marty McFly est un adolescent de 17 ans, lycéen, fan de skate board et de guitare rock souhaitant en faire son métier plus tard. Avec un proviseur qui serait ravi de le renvoyer, une famille en crise avec un père lâche aux ordres d’un patron qui abuse de lui, une mère alcoolique et possessive, un frère et une sœur bien mal partis dans la vie, Marty ne peut que se consoler avec sa petite amie Jennifer et son ami excentrique Doc Brown. Un soir, Marty accompagne Doc pour tester sa nouvelle expérience : voyager à travers le temps dans une Delorean modifiée. Après un essai concluant et laissant bouche bée Marty, Doc s’apprête à voyager pour la première fois dans le futur mais est retrouvé et assassiné par un groupe de trafiquants d’armes Libyens que Doc avait soudoyé pour qu’ils lui volent du plutonium « carburant nécessaire pour faire fonctionner la machine ». Marty tente de s’enfuir avec la Delorean et se retrouve transporté en 1955. Dans son voyage il rencontrera par mégarde son père et sa mère qu’il empêchera malencontreusement de se rencontrer. Il doit au plus vite réparer cette erreur sinon, lui, son frère et sa sœur, n’existeront jamais.

Infos sur le film

Réalisé par Robert Zemeckis

Avec Michael J.Fox dans le rôle de Marty McFly
Christopher Lloyd dans le rôle du Dr Emmett L. « Doc »Brown
Lea Thompson dans le rôle de Lorraine Banes-McFly
Crispin Glover dans le rôle de George McFly
Thomas F.Wilson dans le rôle de Biff Tannen

Genre : Science fiction, Comédie, Aventure
Film Américain
Durée du film : 1h55 environ

Le saviez-vous ?

-Lorsque Martyy débarquera en 1955, il sera amené par mégarde à rencontrer sa future mère qui ignorera son identité. En voyant ses sous vêtements portant la marque de Calvin Klein « Pierre Cardin dans la version française », la jeune femme pensera qu’il s’agira de son nom.

-Au départ, il était question de faire voyager Marty dans un réfrigérateur. Ayant peur que les enfants tentent de s’enfermer à leur tour dans leur frigo, l’idée fut abandonnée.

-Et si Marty McFly était l’inventeur du rock’n’roll ? Lors de la scène du bal de promo, Marty joue et interprète un tube Johnny B.Goode à la guitare. Morceau qui fera un tabac auprès des lycéens mais qui sera aussi vu par un des musiciens, Marvin Berry, cousin de Chuck Berry « le véritable compositeur de Johnny B. Goode ». Marvin fera écouter le morceau à Chuck et lui donnera le conseil d’utiliser ce nouveau genre.

-Marty présentera aussi « involontairement encore » le skateboard aux enfants des années 50 en retirant le guidon d’une trottinette lors d’une poursuite le confrontant à Biff Tannen.

-Dans la première version du script, il était question que Doc est un singe en guise d’animal de compagnie.

-C’est l’acteur Eric Stolz qui devait au départ interpréter le personnage de Marty. Un très bon acteur qui hélas sera renvoyé au bout d’un mois de tournage, apportant une touche trop dramatique, n’arrivant pas à donner une facette comique voulue pour le personnage. Pour ceux qui veulent voir quelques scènes incluant l’acteur, l’édition bluray vous propose de les regarder. Voici un petit extrait :

-La trilogie ayant connue un immense succès, elle fut déclinée en attraction « Back to the future : The ride » dans le parc d’attractions Universal Studio, emmenant les visiteurs à vivre dans une vraie Delorean qui bouge, dans un voyage à travers le temps à la poursuite de Biff Tannen. Les acteurs Christopher Lloyd et Thomas F.Wilson »Biff » tiennent une place importante dans l’attraction très impressionnante et donnant l’occasion de voir les vrais décors de la saga, dont l’horloge , visible dans une autre attraction permettant de visiter les studios.
-Le premier plan du film est inspiré de La machine à explorer le temps de George Pal.

-Retour vers le futur c’est aussi sa musique et son thème grandiose et symphonique, composé par Alan Silvestri. Pour ses divers morceaux instrumentaux, l’orchestre était composé de 80 à 85 instruments.

-Huey Lewis, le chanteur de Power of love et Back in time a un petit rôle dans notre film. Il joue le rôle d’un des juges dans la séquence où Marty passe une audition avec son groupe de rock.

-Au départ, il n’était pas question de faire deux suites mais le film ayant bien marché, elles furent tournées rapidement. Le « to be continued » visible dans le premier Retour vers le futur fut donc rajouté par la suite.

Mieux vaut tard que jamais, voici enfin une critique sur trois films grandioses, véritables monuments du cinéma de Science fiction, phénomène de la culture pop, l’un des films marquants des années 80. Efficace, cette série de trois films aura dans chacun d’eux, un thème simple mais tout bonnement génial. Dans le premier Retour vers le futur, il s’agira d’imaginer à quoi ressemblaient nos parents quand ils étaient jeunes. Comment vivaient-ils ? Comment étaient-ils ? Comment notre père a rencontré notre mère ? Quel a été l’élément qui a fait qu’ils étaient destinés à vivre ensemble ? Avaient-ils un comportement aussi exemplaire qu’aujourd’hui ? A toutes ses diverses questions, le réalisateur Robert Zemeckis tentera d’y répondre de façon aussi comique qu’émouvante et à travers notre héros principal : Marty McFly.

Le début de l’intrigue

La scène d’ouverture, tout simplement parfaite, nous balade dans la petite maison de Doc et affiche via un objet important le thème principal qui sera dans le film : les horloges « au divers looks provenant d’époques différentes », le temps qui coule ou c’est écoulé. Nous assistons par la suite aux démonstrations des nombreuses machines de Doc censées facilité la vie du vieil homme, nous faisons la connaissance de Marty, ami de Doc et lycéen. Après avoir reçu un appel de Doc lui demandant de le rejoindre sur le parking d’un centre commercial, Marty part en classe, le tout accompagné sur son chemin en skateboard par une musique, Power of love du groupe Huey Lewis ans the News . Nous ferons la connaissance de sa petite amie, Jennifer, son proviseur, le principal Strickland. En rentrant chez lui, d’autres personnages nous sont présentés : la famille de Marty. Composée de son père George, sa mère Lorraine, son frère Dave et sa sœur Linda. Par la même occasion nous fera connaissance de Biff Tannen, patron de George. Biff, vous le verrez sera le futur Némésis de Marty. Le soir venu, Marty se rend sur le parking emmenant avec lui un caméscope censé immortaliser le projet que son ami Doc veut lui montrer. Doc montre à Marty sa dernière invention : une machine à voyager dans le temps conçue à partir d’une Delorean.

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Pour effectuer un voyage dans le temps, il suffit de régler la date de destination et de pousser le véhicule à plus de 88miles à l’heure. La machine fonctionne grâce au convecteur temporel ayant la puissance électrique nécessaire pour voyager dans le temps. Du coté du carburant, la voiture fonctionne au plutonium. Pas facile de trouver du plutonium qui ne se vend pas en magasin. Doc a donc contacté un groupe de trafiquants d’armes, des Libyens, afin qu’ils lui en volent. Il est temps pour Marty d’assister à la démonstration. Sous ses yeux, le chien de Doc, Einstein, est envoyé dans le temps, une minute en avant. Le chien fait son retour, absolument pas conscient de ce qu’il a vécut. Il est temps pour Doc de partir à son tour dans le futur mais, soudainement, les Libyens arrivent en camionnette et assassinent Doc sous les yeux de Marty tentant de fuir dans la Delorean.

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Involontairement, le jeune homme met en marche les circuits temporels et se retrouve projeté en Novembre 1955, dernière date inscrite sur le cadran par Doc. Novembre 1955 est la date à laquelle Doc a eu la révélation de créer le convecteur temporel. Marty veut rentrer chez lui seulement à la place de son lotissement, il n’y a qu’un chantier. Le jeune homme part alors pour la ville et découvre l’époque dans laquelle il a attérit. Au passage il rencontrera son père qu’il sauvera d’un accident en étant renversé par son grand père. Marty se réveille le soir par sa future mère qui tombant amoureuse de lui. Sans y avoir pensé, en sauver son père, Marty a pris sa place par accident.

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Il faut qu’il rentre à son époque. Il parvient à retrouver Doc afin de le convaincre de l’aider à retourner en 1985. Seulement il est impossible de retrouver du plutonium. Il faut trouver une autre source d’énergie afin de renvoyer Marty dans son époque. Marty se souviendra alors que la foudre avait frappée cette même année l’horloge d’Hill Valley. Pourrait-il se servir de la foudre pour faire fonctionner le convecteur temporel de la Delorean ? Un évènement vient chambouler le projet : son frère, sa sœur et lui sont en train de disparaitre d’une de ses photos. Il ne reste au jeune homme qu’une semaine afin de faire en sorte que ses parents tombent amoureux et se préparer pour son retour en 1985. Il fait équipe avec son futur père, George, afin de conquérir le cœur de Lorraine. Mais dans cette quête, il y aura un hic, Marty, sans s’en apercevoir c’est réapproprié le Némésis de George, Biff Tannen .

 

« Faut voir grand dans la vie, quitte à voyager à travers le temps au volant d’une voiture, autant en choisir une qui ait d’la gueule ! »

Voyagez dans le temps en compagnie de Marty McFly

Dans votre enfance, il y a des films qui vous marquent à jamais et qui tiennent une place importante dans votre vie. Pour ma part, il y en a eu plusieurs. Ici, la trilogie Retour vers le futur en tient une place très importante. Vu des centaines de fois, en VHS, puis en DVD et à la télévision, on peut dire que cette trilogie, je la connais comme ma poche. Mais quand un cinéma « Le cinéma Les fauvettes » vous donne la possibilité de le voir pour la première fois sur grand écran avec en plus une version qui a été restaurée, on ne réfléchit pas, on saisit cette chance.

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J’attendais depuis quelques années de vous parler de cette trilogie, le moment est donc enfin venu. Retour vers le futur c’est cette ingéniosité et ce pouvoir de mélanger à la fois humour, tension et suspense tout en vous tenant en haleine jusqu’au bout. Comment Marty va parvenir à rapprocher ses parents ? Comment va-t-il réussir à retourner en 1985 sans Plutonium ? Des rebondissements, des chamboulements, des révélations, le tout accompagné d’une véritable course contre la montre. Ajoutons à cela des personnages principaux attachants, drôles, un héros envers qui on s’identifie très vite.

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Notre protagoniste principal, c’est Marty, jeune lycéen plutôt frêle, peu séduisant, dont le proviseur autoritaire a dans le collimateur et ne cesse de lui répéter qu’il n’arrivera jamais à rien dans sa vie. Il a beau avoir une petite amie, Marty, tout comme le reste de sa famille et surtout de son père, est l’image même du loser « un peu moins que son paternel ». Heureusement, il a malgré tout cette force de caractère et l’espoir que sa vie s’arrangera un jour ou l’autre. Collaborer avec son père, lier une véritable amitié avec lui, permettra à Marty de voir qu’ils partagent aussi un point commun : la passion pour l’artistique. A cette époque, George était passionné par la science fiction et avait des ambitions littéraires.

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Le jeu incroyablement exceptionnel de Crispin Glover dans le rôle de George est la perfection incarnée. Un personnage maladroit, timide maladif, introverti, mal à l’aise, véritable victime, on sera prit d’une véritable affection pour lui. Heureusement, il sera conseillé et encourage par Marty qui deviendra le propre mentor de son propre père. Il sera touchant de voir comment George parviendra à gagner le cœur de Lorraine qui n’a d’yeux que pour Marty « qui se fera appeler Pierre Cardin afin de ne pas donner sa vraie identité et de causer un nouveau paradoxe temporel ».

 

« Encore ! Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de pieds ? Les pieds seraient le point sensible des hommes du futur ? C’est peut-être dû à un accroissement de la pesanteur. »

Débarquez en 1955

Les années 50 étant les années où la culture adolescente commençait à se développer, le tout accompagné par les prémices de la naissance du Rock’n’roll, il sera terriblement intéressant de voir un adolescent des années 80 découvrir les jeunes années de ses parents. Dans le film, un seul décor : Hill Valley. Petite ville qui sera travaillée à la perfection puisqu’elle aura son look de 1985 mais aussi le look qu’elle avait en 1955. Entre 1955 et 1985, il y a beaucoup de différences. La scène qui voit Marty faire son entrée dans cette époque et découvrir cette autre facette de sa ville natale est merveilleusement construite. A travers les yeux de Marty, nous découvrons la ville et son look années 50. Ses deux cinémas, son square couvert de gazon, ses voitures d’époques « dont des Cabriolet », ses petites boutiques, sa station essence avec ses pompistes très serviables, cette culture, son disquaire, ses gens souriants et paisibles, le tout accompagné par la célèbre chanson d’époque Mister Sandman du groupe The Four Aces. On peut aussi penser aux inversement de rôle avec son maire qui deviendra par la suite clochard en 1985 et le garçon de café afro-américain qui verra son rêve de devenir maire s’exaucer en 1985 grâce à Marty qui lui donnera l’idée. Notre film ne s’arrêtera pas là et nous montrera à quoi s’occupaient les jeunes de cette époque. N’oublions pas non plus le bal de promo accompagné par un des plus beaux tubes des années 50, Heart angel du groupe The Penguins, l’un des moments phare et presque féérique de notre film.

 

« Emmett Brown de 1955 : 2,21 gigowatts !!! 2,21 gigowatts !!! Mon Dieu !!! Marty McFly : Mais enfin c’est quoi un gigowatt ? »

Faites face à une brute de la pire espèce

Une mise en scène détaillée au millimètre près, un rythme soutenu permettant de ne jamais lasser le spectateur, des idées terriblement originales tout comme son inventivité, des dialogues et répliques percutantes et cultes, des costumes d’époque cohérents, un film maitrisé sur le bout des doigts. Rien n’est inutile que ce soit les scènes, dialogues. Le sujet : un fils tentant de rapprocher ses parents pourrait avoir un aspect quelque peu malsain, surtout lorsque l’on verra dès le début que sa mère jettera son dévolu sur lui-même et non sur son père. Heureusement, rien ne dérapera.

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Retour vers le futur marque aussi par son personnage secondaire, LE personnage de la trilogie : Doc Brown, interprété par l’excellent Christopher Lloyd « La famille Adams, Qui veut la peau de Roger Rabbit ». Un vrai savant fou. Cheveux blancs, longs hirsutes, une gestuelle énergique et presque cartoonesque, des expressions et répliques hilarantes « dont son célèbre Nom de Zeus », un personnage presque hystérique et complètement barré. L’image même du scientifique complètement dément mais frôlant le génie.

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Un film de cette trempe doit avoir un personnage de méchant qui mettra des bâtons dans les roues de notre héros. Ici, nous avons Biff Tannen, grand costaud sans cervelle, véritable brute de la pire espèce qui deviendra le Némésis de Marty qui se mettra même à dos les arrières grands parents de Biff dans les autres films. Interprété par Thomas F. Wilson, l’acteur est lui aussi la perfection incarné. Aussi horrible qu’il soit physiquement et du coté de son comportement odieux vis-à-vis de tous, on aime ce personnage. Passant son temps à humilier George McFly qui est son souffre douleur, il aura comme ennemi Marty qui tentera de s’interposer à plusieurs reprises. Tout comme Doc Brown, Biff ne lésinera pas sur les nombreuses répliques cultes à mourir de rire.

 

« Allo Allo ! Y a personne au bout du fil ! Faut réfléchir Mc fly ! Faut réfléchir. »

Rempli de références à la culture pop

On ne compte même plus les références de cette trilogie dans les séries et les films. Mais ce qui fait aussi le charme de cette trilogie c’est quelle aussi fait références à des grands de la culture pop comme ce passage cultissime où Marty se présente une nuit devant son père en combinaison de radiation afin de l’effrayer et dit s’appeler Dark Vador et provenir de la planète Vulcain. En seulement une scène, les références aux films Star Wars et Star Trek sont faites de manière comique et intelligente. Le film n’en restera pas là en faisant d’autres nombreuses références sur l’univers de la musique.

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Du coté du scénario, pas un seul défaut, pas un seul élément peu exploité. Les trois films sont liés et se placent en continuité se qui permet de n’avoir aucunes incohérences. Un exploit pour un film traitant quand même du voyage dans le temps. Vous pensez vous emmêler les pinceaux avec ses histoires de paradoxes temporels ? Pas de problème, le film est conçut de sorte à ce que tout soit expliqué de manière claire et simpliste. Le scénario est d’une richesse impressionnante et parvient en même temps à éviter de se perdre à travers passé et présent. Il en sera de même par la suite dans les deux autres films.

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Dans ce premier film, comme dans les autres, il y a un coté moralisateur au regard très adulte sur notre histoire. Ici, Marty ne va pas seulement faire en sorte que ces parents se retrouvent mais va aussi tenter de corriger leurs erreurs, notamment de faire de son père, un homme courageux qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Il sera bien aussi question de cela dans notre film. La volonté de changer sa vie, trouver le courage et faire face à ses peurs. Ce qu’il y a de plus touchant dans ce film c’est que Marty assistera à la première rencontre entre son père et sa mère et verra leur premier baisé lors d’un bal de promo d’une poésie et d’une douceur sans nom.

 

“Hier soir, Dark Vador est venu sur Terre de la planète Vulcain, et il m’a dit que si je n’invitais pas Lorraine, il ferait fondre ma cervelle”

Pour conclure

On pourrait en parler des jours et des jours dans ce premier film est d’une richesse incroyable sur tous les plans. Retour vers le futur c’est le film qui vous fait passer un moment de divertissement inoubliable en compagnie de personnages plus attachants les uns que les autres. Une bande originale légendaire, symphonique, marquante, aussi envoutante que celle de Star Wars ou Indiana Jones, l’aventure est visuelle mais aussi auditive. Parfois très humoristiques, parfois sérieux, plein de suspense et de tension, un voyage dans le temps que l’on fait et refait avec grand plaisir. Un scénario diablement bien ficelé et exploité jusqu’au bout, des références de la culture pop nombreuses, un jeu d’acteurs très juste, des phrases mythiques, une bande son dynamique et rock. En bref, ce premier Retour vers le futur est juste LA merveille du cinéma de science fiction. Maintenant que vous avez compris qu’il faut voir ce film, vous allez faire comme dans l’infanterie et vous allez vous tirer ailleurs bande de bananes !

TO BE CONTINUED…

Beetlejuice, de Tim Burton

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Beetlejuice afficheRésumé du film

Adam et Barbara Maitland, un adorable couple vivant dans une superbe maison de vacances dans le Connecticut meurent dans un stupide accident de voiture. Devenus fantômes, ils sont condamnés à rester dans leur maison pendant 125 ans. Leur maison vendue aux Deetz, un couple de riche snobs New-Yorkais, Adam et Barbara n’ont d’autre choix que de tenter de chasser cette famille indésirable. Seulement rien n’y fait. Leur seule solution : invoquer Beetlejuice, un bio-exorciste excentrique et peu digne de confiance qui pourrait faire fuir cette famille.

Infos sur le film

Réalisé par Tim Burton

Avec Michael Keaton dans le rôle de Beetlejuice
Winona Ryder dans le rôle de Lydia Deetz
Alec Baldwin et Geena Davis dans les rôles respectifs d’Adam et Barbara Maitland
Jeffrey Jones et Catherine O’Hara dans les rôles de Charles et Delia Deetz
Glenn Shadix dans le rôle d’Otho, le décorateur de la famille Deetz

Genre : Fantastique, Comédie

Film Américain

Durée du film : 1h30 environ

 

Après le film Pee Wee Big Adventure, le réalisateur gothique et mélancolique Tim Burton revient en 1998 avec son deuxième film, le culte Beetlejuice qui marquera la naissance d’une des premières caractéristiques des films du réalisateur : l’humour noir et décalé. Beetlejuice c’est une comédie à l’humour noir nous racontant l’histoire de deux jeunes mariés décédés dans un accident de voiture qui deviennent des fantômes. Condamnés à rester plus d’une centaine d’années dans leur maison de vacances, ils sont confrontés à de nouveaux occupants pas très respectueux de la maison qu’ils avaient décorés. Bien décidés à les faire fuir ils tentent d’hantés les lieux mais sans succès. C’est alors qu’ils font appel à un bio-exorciste connu sous le nom de Beetlejuice. Adam et Barbara peuvent-ils lui faire confiance ? Au programme de notre film, maison hanté, revenants, humour noir subtil, fantastique, croque-mitaine grossier et crado, possession de corps, ambiance macabre, tendresse d’un couple aimant par delà la mort, effets spéciaux spectaculaires, musiques aux sonorités parfaites de la maison hantée, personnages caricaturaux, esthétisme gothico-punk, prêt à plonger dans une aventure horrifique mais totalement déjantée ? Appelez-le une fois, appelez-le deux fois, appelez le trois fois, vous ne serez pas déçus. Beetlejuice, Beetlejuice, Beetlejuice !

Cauchemar de l’enfance

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il fallait d’abord vous rendre un petit témoignage. Beetlejuice, après avoir sorti le film, sortait un dessin animé avec encore Tim Burton aux commandes et Danny Elfman toujours à la musique. Dessin animé qui était diffusé en 1990 sur Canal plus dans l’émission Décode pas Bunny. 4 saisons et 94 épisodes au total. Un épisode durait une vingtaines de minutes. Cette série animée se plaçait en continuité du film. Beetlejuice était devenu ami avec la petite Lydia qui, pour tromper l’ennui, suivait le fantôme dans son monde pour vivre de folles aventures.

beetlejuice anime
Beetlejuice c’était un dessin animé que j’affectionnais tout particulièrement mais dont le générique avec cette musique d’outre tombe tout comme le visage aux traits démoniaques me terrifiait voir hantait mes rêves la nuit. Obligé de se cacher dans la cuisine au moment où la musique se faisait retentir, Beetlejuice m’a marqué. Et pas dans le bon sens du terme. Je ne vous parle même pas du jour où, à l’âge de 14 ans, en voyageant aux Etats Unis et visitant le parc d’attractions Universal Studio j’ai vu mon pire cauchemar se réaliser. Tiens, qui voila lors de la parade ? Beetlejuice. Obligé de se terrer dans une boutique le temps que le personnage passe « oui, il venait à la rencontre des visiteurs et enchainait les pitreries », j’en étais arrivé là. Tout ce qui touchait se personnage me terrifiait, comme s’il existait vraiment. Le bougre avait même droit à son spectacle dans le parc : « Beetlejuice’s Rock and Roll Graveyard Revue » où des monstres tel que Dracula, Frankenstein se joignaient à lui dans un spectacle où se mêlaient danses, chansons de la culture pop, petits monstres de toute sorte, effets de lumières, explosions avec un Beetlejuice se déplaçant dans le public pour taquiner les visiteurs.

beetlejuice attraction
Les années passent, je découvre pour la première fois la version filmique. Même constat, le personnage me fait rire mais j’en est vraiment peur. Ce ne sera que vers mes 18 ans que le cauchemar sera terminé. Beetlejuice fait parti maintenant de ses films que j’affectionne particulièrement. Pire, je ne m’en lasse pas. Même si par le passé il hantait mes nuits, maintenant, je le prends d’une toute autre manière et pour ce qu’il est dans notre film : un personnage tout simplement comique et inoffensif enchainant les gags. N’oublions pas cette citation : “Fais ce qui t’effraie, et la peur disparaîtra.” On pourrait la remanier et plutôt dire : « Regardes ce qui t’effraie et la peur disparaitra ». Personne n’oblige à regarder ses films mais avouons-le, c’est libérateur de ne plus être terrifié par un personnage de film et se rendre compte qu’il n’y avait rien à craindre. Vous le verrez, Beetlejuice est une perle du cinéma fantastique. A la fois subtil et magnifiquement interprété.

Dans l’ambiance dès le générique

Beetlejuice est ce genre de films qui vous amuse autant que d’aller dans un parc d’attractions. Ce qui sera amusant dans notre film c’est qu’en plus de nous offrir une pléiade de bonnes idées, de gags, de répliques hilarantes et de décors exceptionnels, c’est que Tim Burton jouera sur le mystère du personnage de Beetlejuice. On ne le verra physiquement qu’au bout de 45 minutes. Rassurez-vous, le plaisir ne sera que meilleur et le fait de l’entrevoir par moments quelques minutes avant permettra de garder la surprise jusqu’au bout. Notre film commence de façon astucieuse en nous faisant parcourir une route nous amenant sur les lieux de notre intrigue, le tout accompagné par le thème musical, plutôt thème d’ouverture de notre film.

Beetlejuice titre
Notre musique commence d’ailleurs de façon intéressante, nous plongeant dans un tout autre monde, une toute autre dimension. Quelques petits coups de sommation instrumentale, la voix de chœurs se faisant par la suite retentir, quelques notes de piano, puis les instruments à cuivre se joignent aux autres pour nous offrir une musique sautillante donnant cette impression d’être à la fois un film de fantômes et à la fois du cirque. On pourrait d’ailleurs très bien séparer la musique en deux. La première partie est une musique venant d’outre tombe, la seconde, plus comique. C’est là que le spectateur se rend compte qu’il ne va pas être effrayé par ce film, il va rigoler.

 

« Barbara, on est morts, c’est plus la peine de s’prendre la tête avec les choses matérielles ».

Plongez dans l’univers déjanté et coloré de Beetlejuice

Nous atterrissons chez les Maitland, un couple de jeunes mariés aimant vivant dans une jolie maison. Ce couple respire la joie de vivre, il s’aime. Nous venons à peine de faire leur connaissance que les deux jeunes gens, respirant pourtant la bonté, sont victime d’un accident de voiture stupide causé par un petit chien. Nous ne savons pas s’ils sont en vie ou non mais la scène suivante, nous voyons rentrer chez eux. Le couple ne se rappelle absolument pas comment il a pu revenir dans sa demeure. C’est alors qu’en tentant de retourner sur ses pas, Adam Maitland se retrouve dans une autre dimension en voulant sortir de sa maison. Il est sauvé in extrémis par sa femme alors qu’il allait se faire attaquer par une sorte de monstre de sable fonçant sur lui. De nouveau chez eux, Barbara et Adam se rendent compte qu’ils ne voient plus leur reflet dans la glace et qu’un étrange livre intitulé Manuel pour personnes décédées a été déposé sur une table. D’où vient-il ? Et si les Maitland n’avaient pas survécus à l’accident ?

décors beetlejuice

Même s’ils font comme s’ils étaient encore en vie en continuant, comme si de rien n’était à vivre comme des humains, les choses se bousculent à l’extérieur. Une nouvelle famille emménage dans la maison et commence à redécorer tout l’intérieur. Puisqu’ils sont des fantômes, Barbara et Adam tentent par tous les moyens d’effrayer les nouveaux occupants. Petit problème, puisqu’ils sont morts, la nouvelle famille ne les voit pas. En lisant le manuel qu’il a reçu, le couple qui a vraiment besoin d’aide, parvient à rencontrer Junon, une superviseur là pour évaluer les cas individuels et ensuite déterminer s’ils ont besoin de son aide ou non. Étant submergée de travail, elle les conseille de bien étudier le manuel afin de réussir par leur propre moyens à faire fuir cette nouvelle famille.

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Junon, la conseillère d’Adam et Barbara dont la fumée sort par une plaie au cou.

Pendant la conversation, Barbara fait part à Junon de son idée de prendre contact avec Beetlejuice, un fantôme qui pourrait être capable de les aider. Junon, qui a bien connu cet homme, qui avait travaillée avec lui par le passé les avertis de ne surtout pas lui faire confiance. Seulement, Beetlejuice, qui c’est déjà installé chez les Maitland en se miniaturisant et construisant sa demeure dans une maquette miniature de la ville est de plus en plus encombrant et cherche par tous les moyens de revenir à la surface. Il faut simplement prononcer son nom trois fois de suite. Les Maitland réussiront-ils à faire fuir les Deetz ou seront-ils obligés de faire appel à se bio-exorciste prétendant pouvoir chasser les vivants ?

 

« Ah le journal de l’après-vie, j’commence à en avoir ras-le bol du serpent de sable. Bon, ben il faut que j’me trouve un job, voyons les p’tites annonces. Ahhh j’annonce la rubrique nécrologique. Y’a des nouveaux morts dans la région. Trop mignon ce petit couple, et ils ont l’air bien crétin aussi. Héhéhéhé… »

Comédie fantastique et délirante signée Tim Burton

Beetlejuice arrivée
On a faillit échapper au film d’horreur puisqu’au départ, la version du scénario avait été conçue de sorte à faire de Beetlejuice un film horrifique. L’accident de voiture des Maitland devait être violent. De plus, d’autres scènes montraient que Beetlejuice n’était pas du tout le gaffeur, manipulateur, menteur, répugnant et pervers de la version définitive. Dans la version originale, il était censé être un vrai meurtrier voulant assassiner les Deetz au lieu de leur faire peur, violer la petite Lydia au lieu de vouloir se marier avec elle dans la vraie version et prendre la forme d’un démon ailé détruit heureusement grâce à un rituel. Là, on aurait eu une bonne excuse pour faire de vrais cauchemars. Ce sera grâce à Tim Burton, qui voulait que son film est un ton comique, que nous aurons le droit au film que l’on connait. D’ailleurs, selon le réalisateur, son film est une parodie du film L’exorciste.

 

« Beetlejuice le bio-exorciste. Des conflits avec les vivants ? La mort est un problème plutôt qu’une solution ? Déçus par l’éternité ? Des difficultés d’adaptation ? Appelez Beetlejuice ».

 

Dans notre film, humour et fantastique se mélangent de manière habile, subtil, pour notre plus grand plaisir. L’après vie ressemble à un grand complexe avec une salle d’attente où les nouveaux morts attendent très longtemps avant qu’on s’occupe d’eux « comme quoi les services administratifs sont encore plus déplorables même lorsque l’on est décédé ». Même si les décors sont du carton pâte très visible, que les effets spéciaux sont kitsch, cela apporte beaucoup de charme au film qui est, tout comme son esthétisme, volontairement kitsch. Univers morbide tout en étant joyeux, comique avec un humour noir qui passe bizarrement comme une lettre à la poste, Beetlejuice se l’a joue même par moment poète. C’est ce qui fait tout le charme aussi des œuvres de Tim Burton. Malgré l’ambiance gothique et un peu déprimante ce cache toujours quelque chose de joyeux et rempli d’espoir.

 

« Si j’te dis qui je suis, tu vas l’répéter à tes copains et j’vais tout le temps les avoir au téléphone, on va me demander de passer à la télévision, de signer des autographes, les filles vont s’arracher mon peignoir ça va être l’enfer ! ‘Fin tu vois c’que j’veux dire, l’enfer ! »

 

Chaque scène, chaque plan, est une nouvelle trouvaille, regorge toujours de détails savoureux. Un grand bravo aussi pour la conception des costumes et le travail du maquillage des personnages, surtout les morts. Que dire de la séquence de la salle d’attente où toutes les personnes récemment décédées attendent qu’on s’occupe de leur cas. C’est là que l’on voit l’imagination débordante de Tim Burton, là que l’on voit le génie créatif de cet homme, là que l’on voit que c’est ça le cinéma, l’imaginaire, la création. Le réalisateur parvient à gérer ces deux dimensions : le monde des vivants et le monde des morts. Résultat, il donne vie à cet univers original bien plus cohérent qu’on pourrait le penser.

Faites la connaissance d’un esprit complètement frappé

Quand c’est n’est pas du coté de l’esthétisme, c’est aussi du coté de la critique de l’humanité.

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Adam et Barbara sont un couple d’authentique campagnard gentillet vivant dans leur monde tout rose. Ils avaient une vie parfaite, malheureusement un sort funeste les attendra lorsqu’en en voulant éviter d’écraser un chien, Adam et Barbara seront victime d’un accident de voiture qui leur sera fatal. Devenu des fantômes, ils tenteront de faire fuir les nouveaux propriétaires de leur maison dont ils avaient mis beaucoup de temps et d’amour à décorer. Seulement leurs tentatives seront vaines, pire, elles attiseront la curiosité de cette nouvelle famille.

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Les Deetz, eux, sont stupides, méprisants, irrespectueux, excentrique et snob. Toujours accompagnés par Otho, leur décorateur, un homme lui aussi snob au look très excentrique, très complice de Delia Deetz « la mère de Kevin McCallister dans Maman j’ai raté l’avion » vraie tête à claque, très attachée à ses horribles sculptures qu’elle a créée et belle mère de Lydia.

Lydia

Lydia, la jeune fille de cette famille recomposée, est morbide à tendance suicidaire. Quand on voit le comportement de sa belle mère et de son père, on comprend pourquoi elle apprécie tant les morts. D’ailleurs elle sera la seule à pouvoir voir les Maitland parce qu’elle est étrange et surnaturel alors que les êtres humains ne comprennent rien à l’étrange et au surnaturel. Plutôt bien trouvé. On voit que les parents de la jeune fille ne respectent pas les morts alors qu’elle, en est fascinée.

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Beetlejuice, interprété par un Michael Keaton complètement imprégné par son personnage, nous livre une prestation impressionnante. Le talent de comique, Keaton l’a en allant jusqu’au bout de l’exploitation de son personnage. Teint blafard et pourri, cheveux blond en bataille, toujours des insectes dans les poches à grignoter « d’ailleurs Beetle juice veut dire jus de cafard, et il adore ça justement », Beetlejuice est un gros dégoutant, une vraie pile électrique. Menteur, manipulateur, grossier, pervers, sans scrupule, arnaqueur, moqueur, il veut faire peur mais n’ira jamais jusqu’à tuer. Le personnage est tout bonnement irrésistible, charismatique, original et apporte de nombreux moments de drôleries dans notre film.

Le thème de la mort abordé de manière originale

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Notre film saura se montrer aussi sérieux en nous montrant une vision difficile de la mort. La mort est montrée comme misérable, inévitable, qu’on ne peut empêcher ni réparer. De plus, dans Beetlejuice, elle implique des règles. Quand vous êtes mort, afin d’être un bon fantôme, il faut avoir un apprentissage grâce au manuel pour personnes décédées. Du coup il faut faire preuve d’encore plus de patience que lorsque l’on était humain. Et ce ne sera pas cette séquence dans la salle d’attente où vous pouvez être la 900 000 ème personne à passer qui nous dira le contraire. Néanmoins même si cette vision sera un peu difficile à voir, le loufoque, la musique envoutante et l’originalité du visuel omniprésent permettront de ne pas sombrer dans la déprime. Bizarrement, le film est tout public. Je déconseillé néanmoins les enfants de moins de 10 ans de le regarder. Il est assez impressionnant. Malgré tout, est à voir au moins cette scène culte où l’on voit la famille Deetz et ses convives possédés en plein diner et se mettre à chanter et danser sous la musique Banana Boat song de Harry Belafonte . Tout bonnement jubilatoire et totalement maitrisé.

 

« Regardez le chapitre sur la meilleure façon de hanter une maison. Virez ces gens ! C’est chez vous, ici. C’est pas tous les jours qu‘on trouve une maison hantée ».

Pour conclure

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Malgré son thème, la mort, Beetlejuice ne sera en rien un film qui déprimera mais se verra plutôt optimiste. Un film qui fait à la fois peur, à la fois rire et même rêver. On rit de la mort tout en ayant un minimum de respect. Des tonnes de bonnes idées, une ambiance d’outre tombe parfaitement maitrisée, un humour noir qui fait toujours mouche, des personnages attachants, un Beetlejuice charismatique et déjanté, des musiques superbement travaillées et en totale osmose avec l’esthétisme et l’histoire du film, des effets spéciaux et décors kitsch mais donnant tout le charme au long métrage, une mise en scène incroyable, une imagination débordante, détaillé au millimètre près, des séquences un peu répugnantes et impressionnantes mais comiques, un univers délirant et coloré avec des personnages au look très burlesque et gothique, élégant tout en étant morbide, Tim Burton fait de ce film un vrai classique, une de ses meilleures œuvres. On passe un très agréable moment en compagnie de ses personnages déjantés et presque sortis d’un cartoon. Fans ou non du réalisateur et de ses œuvres, Beetlejuice est un chef d’œuvre original où l’imaginaire ne semble avoir aucune limite.

https://www.youtube.com/watch?v=I8lR5kNEUuA

La belle et la bête, de Gary Trousdale et Kirk Wise

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belle et la bete afficheRésumé du film

Belle, une jeune femme intelligente et cultivée, vit dans un charmant petit village, fait preuve de courage en acceptant de prendre la place de son père, Maurice, ayant été capturé par une bête hideuse pour s’être introduit dans son château sans y avoir été invité. Le prince égoïste et imbu de sa personne c’est vu puni d’un sort le changeant en une bête après avoir refusé l’hospitalité à une vieille femme qui était en fait, une fée. Pour briser le sort, il devra se faire aimer malgré son apparence. Sans quoi, il restera à jamais prisonnier dans ce corps. Et si Belle était la jeune fille qui pourrait rompre le charme ?

Infos sur le film

Réalisé par Gary Trousdale, Kirk Wise
Avec les voix françaises de Bénédicte Lecroard, Emmanuel Jacomy
Genre : Animation, Romance
Film Américain
Durée du film : 1h25 environ

 

30ème classique d’animation des studios Disney, inspiré du conte de Jeanne-Marie LePrince de Beaumont, véritable chef d’œuvre, des personnages attachants, des dialogues tendres et poignants, une animation et des dessins somptueux, des chansons envoutantes, le seul film de Disney à avoir été nominé aux oscars en tant que Meilleur film et à en avoir remporté deux récompenses pour la meilleure musique et meilleure chanson originale, La belle et la bête est ce genre de film que l’on oublie pas. 600 animateurs et techniciens ayant travaillés sur la production du film, un scénario développé avant l’animation, deuxième film utilisant intégralement un système d’informatisation de l’encrage et de la peinture des dessins, La belle et la bête est, vous le verrez, une réussite en tout point. L’un des plus beaux films des studios Disney.

Prologue de notre histoire

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Il était une fois, dans un pays lointain, un jeune prince qui vivait dans un somptueux château. Bien que la vie l’ait comblé de tous ses bienfaits, le prince était un homme capricieux, égoïste et insensible.
Un soir d’hiver, une vieille mendiante se présenta au château et lui offrit une rose en échange d’un abri contre le froid qui faisait rage. Saisi de répulsion devant sa misérable apparence, le prince ricana de son modeste présent et chassa la vieille femme. Elle tenta de lui faire entendre qu’il ne fallait jamais se fier aux apparences, et que la vraie beauté venait du cœur. Lorsqu’il la repoussa pour la seconde fois, la hideuse apparition se métamorphosa sous ses yeux en une créature enchanteresse.
Le prince essaya de se faire pardonner, mais il était trop tard car elle avait compris la sécheresse de ce cœur déserté par l’amour. En punition, elle le transforma en une bête monstrueuse et jeta un sort sur le château ainsi que sur tous ses occupants.
Horrifiée par son aspect effroyable, la Bête se terra au fond de son château, avec pour seule fenêtre sur le monde extérieur un miroir magique. La rose qui lui avait été offerte était une rose enchantée qui ne se flétrirait qu’au jour de son vingt et unième anniversaire. Avant la chute du dernier pétale de la fleur magique, le prince devrait aimer une femme et s’en faire aimer en retour pour briser le charme. Dans le cas contraire, il se verrait condamné à garder l’apparence d’un monstre pour l’éternité.

Plus les années passaient et plus le prince perdait tout espoir d’échapper à cette malédiction ; car en réalité, qui pourrait un jour aimer une bête ?

Présentation des personnages de notre histoire

vlcsnap-2016-02-24-13h23m33s856La bête : Avant d’avoir cette apparence de bête monstrueuse, la bête était un prince vivant dans un somptueux château et entouré de ses domestiques. Un homme qui était cependant égoïste, colérique et insensible. Un soir d’hiver, une vieille femme se présenta au château et offrit une rose au prince en échange d’un abri contre le froid. Dégouté de l’apparence de la vieille femme, le prince la chassa mais sous ses yeux, la vieille se changea en une belle fée. Pour le punir, elle jeta un sort sur tout le château et ses occupants. Lui devant une bête hideuse, ses domestiques, eux, furent transformés en objets animés. La rose que la fée avait offerte au prince était une rose magique dont les pétales se flétriraient au fil du temps. Lorsque le dernier pétale de rose se flétrira, si la bête n’a toujours pas réussit à aimer une jeune femme et se faire aimer en retour, il restera prisonnier dans le corps de cette bête. Des années plus tard, Maurice, un vieil homme s’étant perdu dans la foret et ayant trouvé refuge dans le château de la bête, se voit retenu prisonnier par cette dernière. Belle, la fille du vieil homme, arrive à retrouver sa trace et, faisant preuve de courage, prit la place de son père. Conseillée par ses domestiques, la bête, froid et distant au départ, tentera de devenir un gentleman et essaiera de ce faire aimer par sa prisonnière.

vlcsnap-2016-02-24-12h53m33s334Belle : Jeune femme passionnée par les romans, Belle vit dans un petit village avec son père, Maurice, un inventeur. Belle se sent différente des autres villageois et n’a pas vraiment d’amis. Les villageois trouvent la jeune femme charmante mais étrange, toujours enfermée dans ses livres. Belle ne laisse pas indifférent Gaston, la brute du village, toujours accompagné de son ami, Lefou. Gaston est bien décidé à demandé en mariage la jeune femme, seule personne étant digne de lui. Seulement, ce n’est pas réciproque. Belle s’ennuie dans son village, rêve d’avoir une autre vie « elle nous le dira même en chanson ». C’est en rencontrant la bête que son destin se verra changer. Au début effrayée, elle apprendra petit à petit à l’aimer. Belle est une jeune femme au caractère bien trempé et qui n’hésitera pas à tenir tête face à une bête au sale caractère. Elle sait aussi qu’en chaque personne, il y a toujours du bon, même à l’intérieur de la bête. Heureusement, elle sera aidée par Big Ben et Lumière, domestiques du château. Malgré le fait qu’elle fasse partie des princesses de l’univers Disney, Belle n’a pas de sang royal.
vlcsnap-2016-02-24-12h55m13s433Maurice : Père de Belle. Veuf, il vit seul avec sa fille dans une petite maison à l’écart du village. Maurice est un inventeur. Sa dernière invention, un appareil permettant de couper du bois pourrait lui permettre de gagner le premier prix de la foire à l’invention. Seulement, en chemin, il se perdra dans les bois et tombera sur une meute de loups enragés. Réussissant de justesse à leur échapper, Maurice se réfugiera dans le château de la bête mais se verra retenir prisonnier par cette dernière. Maurice est un vieil homme ayant toujours le sourire, un peu farfelu mais tendre et très protecteur vis-à-vis de sa fille.

vlcsnap-2016-02-24-12h54m56s207Gaston : Le grand méchant de notre histoire. Brute, macho, égoïste, arrogant, égocentrique, limité intellectuellement, ce grand homme brun, musclé, il veut à tout prix épouser Belle. Toujours assisté par son compagnon, il tente par tous les moyens de séduire la jeune femme. Quand il apprendra qu’elle c’est liée d’amitié avec la bête, Gaston montrera une facette encore plus sombre de sa personnalité. Jusqu’où sera-t-il capable d’aller ?

big benBig Ben : Domestique de la bête, Big Ben a été changé en horloge. Il est en quelque sorte, le régisseur du château et veille à ce que tout soit en ordre afin de ne pas fâcher son maitre. Très strictes, à cheval sur les règles, rigide, tout le contraire de son ami, Lumière, qui ne le lâche jamais. Un peu lâche et peureux sur les bords, Big Ben montrera qu’il peut être brave.
vlcsnap-2016-02-24-13h14m48s662Lumière : Un autre domestique de la bête. Lumière a été changé en chandelier. Malgré son apparence, Lumière respire la joie de vivre. Lumière est physiquement composé de trois bougies. Une pour sa tête, et les deux autres pour ses bras et mains. Notre personnage apparait toujours aux cotés de Big Ben. Malgré leurs nombreuses altercations, nos deux personnages sont inséparables. Lumière est un vrai maitre de cérémonie et livrera à Belle un spectacle somptueux lorsqu’elle débarquera au château. Lumière fera aussi tout pour conseiller la bête afin que cette dernière se comporte convenablement et arrive à séduire Belle. Lumière est aussi amoureux de Plumette, une ravissante domestique qui a le coup de foudre pour lui. Les deux objets passent leur temps à se bécoter dans un coin et échanger des compliments.

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D’autres objets animés seront présents dans notre histoire et accueilleront avec joie Belle. Miss Samovar, théière généreuse et serviable accompagnée de Zip, son fils, une petite tasse ébréchée. Dans les cuisines on pourra trouver Le fourneau, le cuisiner du château se chargeant de mijoter des petits plats. Comment ne pas oublier Philibert, personnage extérieur du château et cheval de Maurice, qui permettra, grâce à son excellent sens de l’orientation, de remettre Belle sur les traces de son père.

Le plus grand des films Disney

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Vu lors de sa sortie en 1991 au cinéma, La belle et la bête m’a marqué. Se démarquant complètement des films Disney sortis depuis la création des studios, ce film ne laisse pas indifférent. Très loin d’être un film mièvre malgré son coté romantique assumé, La belle et la bête est un film qui donne à réfléchir autant qu’il vous émeut. Même si l’historie originale sera remaniée à la sauce Disney, La belle et la bête est un film remplit de bons sentiments, de charme et de tendresse. Dès le prologue de notre film, on est saisit par cette histoire et sa narration. Notre histoire est dès le départ sombre mais, dès l’apparition de Belle, change de ton et d’ambiance. Vous le verrez, notre film s’inspire beaucoup de la culture française, l’architecture campagnarde est magnifiquement retranscrite, la culture gastronomique est elle aussi mise en avant, tout comme l’accent très français de notre domestique, Lumière.

Y a quelque chose dans son regard

La belle et la bête c’est aussi des personnages forts, attachants et très expressifs. La Belle, jeune fille campagnarde toujours le nez dans un livre, n’a pas d’amis, vit dans un monde imaginaire et rêve de pouvoir un jour vivre une aventure comme celles qu’elle lit dans ses romans.

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De son coté, la bête, dont on découvrira la facette moins sombre de sa personnalité, sera un personnage qui évoluera brillamment au fil de notre histoire. Un vrai colosse, repoussant, froid, terrifiant lors de sa première apparition terriblement bien mise en scène et jouant sur les ombres afin de permettre de voir son apparence que plus tard dans notre histoire, ce personnage est très bien écrit. Si on le regarde de plus près, on s’aperçoit qu’il est une combinaison de plusieurs animaux. Six au total : la tête d’un buffle, la crinière d’un lion, le corps d’un ours, le front d’un gorille, les jambes et la queue d’un loup, et les défenses d’un sanglier. Même s’il aura un caractère colérique, se verra assez hostile avec en plus une voix rocailleuse et des grognements, notre personnage ouvrira son cœur et se montrera sous son plus beau jour. Le voir apprendre à aimer, se comporter comme un gentleman et partager divers activités avec Belle apportera à notre film des moments de tendresses inoubliables.

Qui pouvait croire que ces deux là se seraient plu ?

Comment ne pas oublier CETTE scène, LA scène la plus romantique de Disney voyant notre couple danser dans la salle de bal. Magique, vibrant, intense, une caméra magnifiquement gérée, une animation en 3D aussi vraie que nature, accompagné par cette chanson « Histoire éternelle » un moment d’un romantisme fort.

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Du réalisme, nous en aurons du début jusqu’à la fin du film. Après Bernard et Bianca au pays des kangourous, Disney chamboule ses habitudes. Terminé les décors manquants de vie « même si magnifiques », place à des décors en 3D donnant de l’éclat, de la profondeur et plus d’ampleur à notre film. Nos personnages, eux aussi, somptueusement animés, évoluent dans des paysages fluides où il s’y passe toujours quelque chose. Du coté des chansons, même si elles seront nombreuses, on ne pourra s’empêcher de les garder en mémoire et les fredonner. Toutes apportent un moment d’enthousiasme à cette véritable comédie musicale.

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Ce ne sera pas tout, l’humour tiendra lui aussi une grande place entre les chamailleries de Big Ben et Lumière, les altercations entre la Belle et la Bête lors de leur première rencontre, les colères de la Bête, les tentatives de Gaston pour séduire Belle, notre film, tout Disney confondu, nous fera aussi rire. Et quand ce ne sera pas du rire, ça sera de l’émotion avec deux personnages qui apprendront à s’aimer au delà de leur apparence physique. D’ailleurs, ça sera LE message de notre film : la beauté vient surtout du cœur.

Conclusion

La belle et la bête est, comme Disney le prévoyait, une nouvelle expérience, un vent de renouveau en terme d’esthétisme et d’animation. Jamais on n’avait vu des personnages et des décors paraissant si vrais. Non seulement ce film est terriblement beau, mais il est aussi terriblement prenant. De ses somptueuses musiques que l’on ne peut oublier à ses personnages attachants, de ses jolis dialogues à ses jolies paroles de chansons, de cet humour à ses scènes d’un romantisme qui ne basculera jamais dans le niais, les images défilant devant nous nous émeut, ce film ne peut pas laisser indifférent. Une vraie réussite en tout point, un chef d’œuvre, un classique dont on ne lasse pas de revoir, La belle et la bête est, comme le titre d’une de ses chansons, une histoire éternelle.

L’histoire sans fin, de Wolfgang Petersen

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histoire sans fin afficheRésumé du film

Bastien, un jeune garçon solitaire et introverti de dix ans, découvre un livre extraordinaire et différent de tous les autres livres qu’il a pu lire : L’histoire sans fin. Au fil de sa lecture, Bastien est prit par cette histoire s’étendant de pages en pages. Un livre peuplé d’extraordinaires créatures vivant dans un monde merveilleux : Fantasia. C’est alors qu’un terrible danger menace ce monde, le néant, force destructrice faisant disparaitre petit à petit les morceaux de Fantasia et aussi ses occupants. Afin de résoudre ce problème, les habitants font appel à Atreyu, un jeune guerrier ayant l’apparence d’un enfant, devant trouver un remède pour l’impératrice du royaume, seule et unique espoir de Fantasia.

Infos sur le film

Réalisé par Wolfgang Petersen
Avec Barret Olivier, Noah Hathaway, Tami Stronach
Genre : Aventure, Fantastique
Film Américain, Allemand
Durée du film : 1h35 environ

Anecdotes sur le film

-Le personnage de Falkor, le dragon porte bonheur, est une créature de 13 mètres de long qui a été motorisée. Recouverte d’une fourrure rose et d’écailles en plastiques, une tete mesurant un mètre, le résultat à l’écran est saisissant.
-Parce qu’il considérait cette adaptation en film mauvaise, Michael Ende, l’auteur de l’ouvrage original a refusé d’être crédité au générique de fin du film. Son nom apparaitra cependant en tout petit.
-L’acteur Noah Hataway a joué de malchance pendant le tournage. Tombé à plusieurs reprises en apprenant à monter à cheval, piétiné par son destrier, l’acteur aura même frôlé la mort. Lors de la scène se déroulant dans les marécages de la mélancolie, la jambe de l’acteur s’est retrouvée prise dans l’ascenseur « qui permettait d’avoir la sensation que les marécages était des sables mouvants » et l’acteur a été attiré dans l’eau. Par ailleurs il aura aussi failli perdre son œil droit lors de sa scène d’affrontement face à la créature Gmork qui heurta accidentellement son visage.
-Dans le roman, Atreyu est censé être un personnage à la couleur verte « d’après l’acteur, il ressemblait à un champignon ». Les essais maquillages étant peu concluant dans la version filmique, il sera représenté par un garçon ordinaire.
-La scène de la mort d’un des personnages central du film a été classée cinquième dans le top 11 des scènes les plus tristes de notre enfance.
-L’histoire sans fin a été à sa sortie, le film le plus cher produit en Allemagne.
-Le film a été tourné en studios, dans la banlieue de Munich, et à Vancouver.
-Pour des raisons de traduction en anglais, le monde de Fantastica devint Fantasia.

 

L’histoire sans fin c’est d’abord un roman allemand écrit par Michael Ende et paru en 1979. Composé de 26 chapitres, il nous conte l’histoire de Bastien Bux, un petit garçon dérobant dans une librairie un livre intitulé L’histoire sans fin. Au fur et à mesure de sa lecture, Bastien se retrouvera lui-même faisant partie de la quête d’Atreyu, jeune guerrier dont le but est de sauver le monde merveilleux de Fantasia. Un véritable succès littéraire, quelques temps plus tard, une adaptation filmique se fera. Même si le succès du film sera mitigé, il demeurera au fil des années une véritable référence en matière de film fantastique pour enfant. L’histoire sans fin c’est un film qui ne s’oublie pas, le plus beau des films pour enfants, le plus magique, le plus féérique, extraordinaire, prenant, palpitant, émouvant, un vrai chef d’œuvre du cinéma. L’histoire sans fin c’est surtout un film qui bouleverse autant qu’il encourage ceux qui n’osent pas affronter le monde extérieur. Ce n’est pas un film, c’est une vraie poésie à lui tout seul. Installez-vous confortablement dans votre canapé, et préparez-vous à voir un film qui vous transportera dans le monde merveilleux de Fantasia.

Au commencement

vlcsnap-2016-02-22-11h29m23s996 Le générique du film vient juste de commencer que déjà il bouleverse de par ses nuages orangés, commençant petit à petit à devenir bleutés, menaçants, apparaissent aussi des cendres de volcans, porté par une musique qui, petit à petit fait son entrée, LE classique des années 80, Neverending story du chanteur Limahl. De ce ciel menaçant par cette fumée et ces nuages sombres, apparait une lumière orangée, presque métaphorique de l’espoir dans ce monde où les ténèbres semblent prendre le dessus sur le bien. On ne sait pas ce qu’il se passe, en ces quelques secondes, on est déjà captivé par l’atmosphère qui règne pendant le générique. On a cette sensation d’être transporté dans un rêve. Puis la musique disparait, laissant apparaitre notre personnage principal, Bastien, se réveillant subitement à cause d’un cauchemar. On se rend compte que le générique était un autre monde, le monde d l’imaginaire. Ici, nous sommes dans le monde réel. Nous faisons la connaissance de notre héros qui tiendra une place importante pendant toute la durée du film.

« Les histoires que tu lis, sont sans dangers ».

Bastien Bux est un petit garçon dont beaucoup d’autres personnes pour s’identifier à lui. Bastien est un garçon introverti, solitaire ayant du mal à dialoguer avec son père. Nous apprenons que la mère de Bastien est décédée. Pendant son petit déjeuné, il a une discussion avec son père qui a eu un appel du professeur de mathématique de Bastien qui semble ailleurs pendant les cours, dessinant des licornes sur ses cahiers. Bastien est un rêveur, toujours dans la lune ou plongé dans un roman dans lequel il peut s’évader. Ce petit garçon semble ne pas avoir les pieds sur terre, son père lui fait d’ailleurs cette remarque. Il doit affronter ses problèmes. On comprend par la suite pourquoi Bastien est constamment en retard. Il est la tête de turc de trois jeunes garçons de son école l’humiliant constamment. Alors qu’il allait sur le chemin de l’école, cette petite bande souhaite mettre Bastien dans une beine à ordure. Par chance, il s’abrite chez un petit libraire, Monsieur Koreander, propriétaire de la librairie étant en train de lire un livre qui subjugue Bastien. Se livre s’intitule L’histoire sans fin, un livre qui n’est pas comme les autres, il est dangereux. Malgré la mise en garde du libraire, Bastien dérobe le livre et se cache discrètement dans le grenier de son école pour commencer à le lire. C’est là que, tout comme le jeune garçon racontant l’histoire, nous plongeons dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires.

« Allons Bastien tu es assez grand pour comprendre que tu dois arrêter de vivre dans les nuages et qu’il faut commencer à avoir les pieds sur terre ».

Le livre raconte une histoire se passant dans un monde, Fantasia. Nous découvrons dans une foret d’étranges créatures : une chauve souris géante paresseuse, un elfe, un escargot de course et son maitre. Ses personnages qui ont installés leur campement dans la foret sont rejoint par une autre créature, le mangeur de pierres, un golem se baladant sur un vélo en pierre. Ces créatures semblent vouloir se rendre à la tour d’Ivoire, le cœur de Fantasia où vit l’impératrice du royaume. Quelque chose menace le monde de ses créatures, le néant, dévastant tout ce qu’il touche, ne laissant aucune trace. Seule l’impératrice peut sauver le monde de Fantasia. Arrivés à la tour d’ivoire, nos créatures apprennent une terrible nouvelle. Une maladie mystérieuse a touchée l’impératrice. Mal étrangement lié au néant. L’impératrice, seul et unique espoir, se meurt. C’est alors que les habitants du royaume ont une alternative, Atreyu, un jeune guerrier chassant le buffle pourpre dans les plaines. Son but, trouvé un remède pour soigner l’impératrice et sauver Fantasia. Pendant sa quête, Atreyu sera pisté par Gmork, une créature agissant dans l’ombre dont la première apparition sera horrifique, accompagnée des effets de lumières d’un orage menaçant.

« Près de chez moi il y avait un lac et puis tout à coup, tout à coup, il avait disparu. Il n’était plus là, il n’y avait plus rien c’était le néant «.

D’une beauté presque inqualifiable

En à peine 30minutes, L’histoire sans fin nous offre de la féérie comme on n’en a jamais vu dans un film. Tout est absolument parfait. On est à la fois terrorisé en découvrant par les yeux du mangeur de pierres le néant, et à la fois subjugué par la beauté de la découverte, en même temps que nos créatures, de la tour d’ivoire, le cœur de Fantasia, tour où vit l’impératrice du royaume. Accompagnée d’une musique tellement belle qu’elle est capable de nous faire arracher une larme de joie, on est prit par cette histoire qui ne semble pas avoir encore de fin. On veut savoir comment elle se terminera.

« Jamais je n’aurai cru que ça puisse être aussi beau ».

L’humour aura sa place quelques fois grâce à divers personnages, mais c’est finalement l’aventure et l’émotion qui seront les pièces maitresses de notre film. Au fil de l’histoire, nous voguerons entre l’histoire que lit Bastien mais aussi le monde réel où il évolue « même s’il restera pendant tout le film dans le grenier de l’école ». Très vite, on fait un rapprochement entre Bastien et le héros de l’histoire sans fin, Atreyu. Même âge, même taille. On ne peut s’empêcher de penser que, dans chaque livre que l’on peut lire, on s’imagine être le héros de l’histoire, on invente l’apparence physique des personnages. Et si cette fois c’était vrai ?

 

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Plus le film avance plus on est sidéré par la beauté des décors, leur diversité et les nombreuses créatures peuplant le royaume. Certaines sont effrayantes, d’’autres sont adorable à croquer, d’autres amusantes. Mais la beauté ne sera pas que visuelle, elle sera aussi auditive avec une musique vibrante qui accompagnera toutes les scènes importantes et en fera ressortir diverses émotions « la peur, la tragédie, la joie » mais aussi ressortir une belle et grande dose de courage.

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On est dans l’ambiance, impossible de lâcher d’une seule seconde le film tant il se passe toujours quelque chose à l’écran. La quête d’Atreyu pour trouver un remède qui permettra de guérir l’impératrice est palpitante. De la tour d’ivoire au désert, d’une foret enchantée à un marais ressemblant beaucoup à la planète Dagobah « où réside Yoda dans Star Wars », d’une montagne où vit un couple de lutins savants au ciel parsemé de nuages blancs, on vit cette aventure.

Pas si kitsch que ça

Le film date des années 80 et pourtant les effets spéciaux et l’esthétisme n’ont pas pris une ride. Certes si on regarde bien certaines scènes on pourra voir que l’équipe du film a eu usage de beaucoup de maquettes mais le plaisir de découvrir la richesse du film prend le dessus. Quand ce n’est pas du coté du visuel ou du son c’est du coté des personnages envers qui on s’attache.

vlcsnap-2016-02-22-13h06m39s619 Morla, le vénérable, le sage d entre les sages vivant dans Fantasia. Cousin d'E.T

Atreyu, un beau jeune homme, guerrier, toujours accompagné de son cheval blanc Artax est le héros de notre histoire. Héros envers qui Bastien s’identifie mais envers qui NOUS nous identifions aussi. Le spectateur devient l’acteur du film. Sidérant. Sans connaitre l’ennemi qu’il devra affronter, Atreyu part seul poursuivre sa quête. Le danger sera partout, malgré un drame s’abattant sur lui, il devra continuer son voyage, braver tous les dangers et retrouver confiance en lui pour réussir sa quête. Il lui faudra abandonner ses armes derrière lui. A-t-il une chance de réussir ? S’il échoue, l’impératrice mourra, et le monde de Fantasia disparaitra.
Heureusement, il portera l’Auryn, un médaillon magique représentant deux serpents « un en or, l’autre en argent », se mordant la queue. Médaillon qui le guidera et le protègera. Tout comme lui, on aura le sentiment de vivre ce qu’il vivra. A travers le jeu excellent des acteurs, on arrive à s’identifier à eux, avoir peur pour eux, souffrir en même temps qu’eux. Il y a une vraie connexion entre les personnages et le spectateur.

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L’histoire sans fin ne serait pas l’histoire sans fin sans le monstre dont tous les enfants ont rêvé un jour de voir en vrai : Falkor, dragon porte bonheur à la couleur blanche/rosée avec des écailles. Une vraie peluche, de gros yeux mignons, des expressions tellement bluffante qu’on croirait qu’il est réel. Et en plus, il parle ! Falkor est toujours de bonne humeur, adore les enfants « pas en ragout », aime qu’on lui gratte l’oreille droite et aidera Atreyu dans sa quête pour sauver l’impératrice. Les scènes où nous le verrons voler dans le ciel seront aussi belles que ce que l’on pourrait vivre dans un rêve, à commencer par sa première apparition somptueuse. Pendant les scènes de vol, la caméra, qui n’en perdra jamais une miette pendant toute la durée du film, sera parfaitement placée de sorte à ce que le spectateur est l’impression d’être sur le dos du dragon, on aurait presque la sensation de sentir la vitesse et le vent.

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Avec tous ses éléments positifs, on peut le dire, L’histoire sans fin est un chef d’œuvre unique du cinéma fantastique.

Au final

L’histoire sans fin est un film hors du commun. Bien que certaines scènes, certains personnages terroriseront surement les plus petits, les effets spéciaux, les décors, le jeu des acteurs, les musiques et l’aspect enchanteur du film en feront l’un des plus beaux contes cinématographiques. Émouvant, terrifiant, poignant, voir même intense, drôle, tendre, mignon, passionnant, captivant, grandiose, magique, féérique, extraordinaire, éblouissant, imaginatif, tels sont les mots qui qualifient notre film. L’histoire sans fin ne serait même pas un film mais plutôt une expérience poétique à vivre et à revivre autant de fois que nécessaire. Qui n’a jamais rêvé de vivre son aventure préférée ? Avec l’histoire sans fin, nous vivons le rêve d’un enfant, c’est tout ce qui fera le charme de notre film. Prêts à vivre des émotions fortes ?

Les Tuche 2: le rêve américain, de Olivier Baroux

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tuches 2 afficheRésumé du film

Grâce à l’argent gagné au loto par ses parents. Donald, le petit dernier de la famille Tuche, part pendant un mois à Los Angeles pour parfaire son Anglais. Sur le campus, il fait la rencontre d’une Jennifer qui n’est autre que la fille d’un célèbre financier américain. Pour impressionner la famille de la jeune fille, Donald se sent obligé de mentir sur la profession de ses parents. Persuadé que sa famille ne rencontrera jamais celle de Jennifer, Donald ne sait pas que les Tuche on prévus, pour son anniversaire, de lui rendre une petit visite surprise.

 

Infos sur le film

Réalisé par Olivier Baroux
Avec Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty, Claire Nadeau
Genre : Comédie
Film Français
Durée du film : 1h35 environ

En 2011, sortait sur nos écrans une bonne comédie française comme on les aime : Les Tuche. Olivier Baroux, partenaire de Kad Merad, officiait en tant que réalisateur et nous comptait l’histoire d’une famille modeste devenant richissime après avoir gagné 100 millions d’euros au loto. Notre famille quittait leur petit village de Bouzolles pour s’exiler à Monaco. Finalement, les Tuche avaient conclu qu’ils se sentaient bien mieux dans leur ancien village. Cinq ans plus tard, nous les retrouvons dans un nouveau film intitulé Les Tuche 2 : Le rêve américain. Suite aussi déjantée que le premier opus qui avait conquis le cœur des spectateurs ou suite perdant de son éclat ?

Réussite en demi-teinte pour les Tuche

La comédie Française fait fort pour son début d’année après le très bon La tour de contrôle infernale, d’autres personnages que l’on connait bien font leur retour sur grand écran : les Tuche. Plus d’1 million d’entrées pour le premier opus, un autre bon succès lors de son passage à la télévision, les Tuches fait désormais parti de ses comédies Françaises aussi réussie que les bronzés ou les visiteurs. Seulement, nous le savons tous, que ce soit des comédies françaises ou américaines, ou ca passe ou ca casse lorsque les sociétés de production décident de sortir une suite. 2015, soit 5 ans après le premier, la famille du Nord est de retour pour une nouvelle aventure : américaine. Tiens, encore l’Amérique. On s’attendait à un humour aussi constant que le premier. Hors pour cette suite, ce n’est pas le cas. L’humour est certes présent, les blagues et gags toujours aussi bien trouvés mais le film tombe par moments dans le sérieux et les moments ennuyants. C’est déstabilisant sans pour autant être mauvais.

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On peut perdre une carte mais pas 15 cartes

Notre famille, fervente admiratrice de frites, fan de La petite maison dans la prairie et à l’accent du chnord, est donc de retour dans leur village, Buzolles, petite ville campagnarde où tout le monde se connait. Devenus millionnaires après avoir gagné au loto, notre petite famille mène une vie paisible en s’étant par ailleurs servi de son argent de manière généreuse. Chaque voisins de la famille a hérité d’une voiture luxueuse et Jeff Tuche a même racheté l’entreprise du coin où il c’est associé avec tous les employés pour en partager les bénéfices. Le mot d’ordre de Jeff : travailler moins pour gagner plus. Interdiction d’arriver à l’heure au travail « on rêve tous de ça ».

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Du coté du reste de la famille, beaucoup ont évolués. Stéphanie coule des jours heureux avec l’un des joueurs du PSG, Wilfried est devenu rappeur, mamie Suze est toujours égale à elle-même et Cathy, la mère de famille s’occupe de faire de bons petits plats à son mari. Donald »alias coin-coin », le surdoué de la famille, est quant à lui le seul à avoir quitté la France. Parti pendant un mois aux Etats Unis, il étudie dans un campus à Los Angeles pour parfaire son Anglais. Seulement il manque à sa famille qui, pour fêter ses 16 ans, décide de lui rendre une petite visite. Problème, il a mentit aux parents de sa petite amie en leur faisant croire que sa famille est aussi puissante que la sienne. Même si le film ne manquera une nouvelle fois pas l’occasion de nous faire mourir de rire devant cette famille complètement loufoque aux expressions et au langage délirants, un petit problème subsistera : certains gags répétés et l’ambiance sérieuse déstabiliseront ceux qui s’attendaient à rire du début jusqu’à la fin.

On peut perdre 2 cartes mais pas 15 cartes

Les Tuche partent donc tous pour l’Amérique en camping car de luxe. Une fois encore, les situations cocasses s’enchaineront « les Tuche rencontrant des Indiens, allant sur le lieu de tournage de la série La petite maison dans la prairie et surtout, papa Tuche qui arrive à perdre ses 15 cartes de crédit». On appréciera grandement de revoir un Jean Paul Rouve toujours autant impliqué dans son rôle de Jeff Tuche. Coupe du mulet frisée qui n’a rien à envié MacGyver, grosse moustache de biker, l’air complètement idiot, bavard, le vrai stéréotype du beauf. Mais, à l’intérieur de cet homme caricatural se cache un homme à la vraie humanité.

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Mamie Suze, toujours interprétée par Claire Nadeau est toujours égale à elle-même. On ne comprend pas son dialecte qui finalement, est celui des indiens « vous allez d’ailleurs savoir comment cet accident de langage est arrivé ». Une mamie toujours bourrée et se baladant avec son Yorkshire empaillé, le réalisateur a eu l’idée hilarante de sous titré ses dialogues. Un personnage irrésistible.

stephanie se voit déja comme la nouvelle pamela anderson francaise
Stéphanie se voit déjà comme la nouvelle Pamela Anderson française.

Stéphanie, la bimbo de la famille à quant à elle décidée de partir aux Etats Unis avec ses parents lorsqu’elle prendra son fiancé en flagrant délit d’adultère et tentera de devenir une actrice.

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Wilried, la racaille de la famille qui c’est rebaptisé Tuche Daddy, fera le rencontre amusante d’un jardinier mexicain dont l’amitié et la romance prendront place « c’est là qu’on m’a quelque peu perdu pendant le film ».

LES TUCHE 2 - LE REVE AMERICAIN
Cathy trouvera du réconfort auprès de son voisin qui tombera amoureux d’elle.

Cathy sera le personnage qui aura droit à une belle évolution. Un jeu toujours excellent et servi par une Isabelle Nanty attachante qui nous permettra de voir son personnage vivre une mauvaise période en voyant son couple en péril. Toute cette petite famille au différent caractère, look et expressions est attachante. Chacun apportant un gros plus à notre histoire.

On peut perdre 3 cartes mais pas 15 cartes

Il sera intéressant dans cette suite d’avoir une nouvelle morale. Rappelez-vous, dans le premier, notre famille c’était installée à Monaco, embourgeoisée, elle c’était finalement rendue compte qu’elle se sentait mieux dans leur petit village. Ici, il sera question d’une famille qui va se dessouder. En arrivant aux Etats Unis et rencontrant la famille de la petite amie de leur fils, Jeff, qui décidera de rentrer dans le mensonge orchestré par Donald, décidera de s’installer avec les siens à Los Angeles « juste à coté d’Hollywood » et d’ouvrir sa propre clinique de chirurgie esthétique. Jeff s’impliquera tellement à son nouvel emploi « alors qu’il n’y connait absolument rien » qu’il délaissera sa famille et surtout sa femme.

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Il aura du coup un très bon travail sur les personnages de Jeff et Cathy qui cherchera du réconfort auprès de son voisin devenu son meilleur ami. Les Tuches 2 sera aussi l’occasion de retrouver des têtes connues : Maurice Barthélémy des Robin des bois dans le rôle d’un faux agent de stars, Olivier Barroux lui-même faisant un petit caméo dans le rôle d’un voisin des Tuches, Ken Samuels « Oss 117, Babysitting 2 » joue le rôle de Ron Carrington le père de Jennifer. Tous apportent un plus dans les scènes humoristiques « le périlleux périple de George Diouff, fiancé de Stéphanie, qui tentera de se faire pardonner livrera de belles perles humoristiques ».

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L’humour pourra diviser, on ne pourra pas tous y adhérer même s’il sera similaire au premier. C’est absurde, pas crédible « franchement est-ce que quelqu’un sur Terre ressemble à Jeff Tuche ? », mais c’est le but. Le problème dans ce film c’est que les dernières minutes partiront dans l’émouvant avec moins d’humour, ce qui baissera le rythme énergique du début. Cette tentative de passer de la comédie au drame ne marchera pas pour tout le monde. On se rendra compte que les gags du film ne seront pas des clichés, ce sont les personnages qui en sont. Et c’est ce qui fait tout le charme de notre film.

Ah ba si on peut perdre 15 cartes
aujourd hui t es un boudin mais grace à jeff tuch tu pourra devenir un canon
Aujourd’hui t’es un boudin, mais grâce à Jeff Tuche, tu pourra devenir un canon.

Au final, Les Tuche 2 : le rêve américain, n’est pas une mauvaise comédie bien que légèrement en dessous de son prédécesseur. On retrouve avec grand plaisir nos chtis attachants donnant tout l’amour qu’ils n’ont pas reçus lorsqu’ils étaient jeunes à leur enfants et découvrir la culture américaine. On rit de leurs expressions et des clichés culturels, des divers blagues et des répliques hilarantes, on apprécie cette ambiance road trip pendant la première et dernière demi-heure, on approuve cette différence de ton entre la joie et l’émotion, on applaudira la mise en scène et réalisation, tout comme l’imagination débordante d’un Olivier Barroux toujours aussi inspiré et créatif. Même si certains passages seront ennuyants, même si cette histoire de coming out sortira un peu de nulle part, même si certaines répliques seront par moment répétées, les Tuches 2 sera malgré tout un excellent divertissement permettant de faire le vide dans sa tête et passer un agréable moment. Très loin de la lourdeur et du buzz qu’avait fait Bienvenu les chtis. Une très jolie comédie, une belle histoire, de beaux paysages, moins drôle que la première mais méritant amplement d’être vue soit au cinéma, soit lors de son passage à la télévision. Des suites de comédies françaises réussies, c’est rare. Et n’oubliez pas, les amish de mes amish, sont mes amish.

Willard, de Glen Morgan

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willard afficheRésumé du film

Willard, un jeune homme timide et mal dans sa peau mène une vie misérable et routinière entre la maison familiale et un travail inintéressant. Un jour il se découvre un étrange don auprès des rongeurs qui habitent dans sa demeure. Willard a des compagnons, seuls êtres ne le jugeant pas, qui lui obéissent au doigt et à l’œil. C’est alors qu’il décidera d’utiliser son pouvoir pour se venger des humiliations dont il souffre quotidiennement, notamment un homme, Frank Martin, son nouveau patron…

Infos sur le film

Réalisé par Glen Morgan
Avec Crispin Glover, R. Lee Ermey, Laura Elena Harring
Long-métrage américain.
Genre : Epouvante-horreur
Durée : 1h36 min

Rejeté de tous, une vie misérable et ne correspondant pas à ce qu’il voulait, le monde entier semblant s’être lié contre lui, quel chemin le jeune Willard devra-t-il emprunter pour que tout ces malheurs cessent ? Le bon coté ? Ou le mauvais ? Il c’est perdu, avec la découverte d’un nouveau don lui permettant de se venger, il va prendre le mauvais coté, à savoir le mal. Ceci est un film qui nous montre comment tout a commencé pour ce pauvre homme.

Suspense et terreur psychologique

Remake du film portant le même nom et sorti en 1971, Willard est l’adaptation du roman de Stephane Gibert : Ratman’s notebook. Sorti en 2003, réalisé par Glen Morgan « scénariste de plusieurs épisodes de la série X Files », il a pour rôle titre Crispin Glover, acteur ayant incarné le personnage de George McFly dans le premier Retour vers le futur et habitué aux seconds rôles. Cette fois, c’est lui la vedette.

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Dans notre film il incarne Willard, un jeune homme solitaire, timide, et très mal dans sa peau. Il mène une vie horrible dans la maison familiale dont il occupe les lieux avec sa mère malade. Devoir s’occuper de cette vieille femme qui le rabaisse sans cesse, qui le déteste alors qu’elle n’a plus que lui n’aide pas le jeune homme à avoir une vraie vie d’adulte épanoui. Willard est infantilisé. Aux petits soins pour elle malgré son comportement insupportable, Willard passe outre et fait ce que bons nombres de mères aimeraient que leur enfant face. Hors de chez lui, c’est la même rengaine pour notre pauvre jeune homme rabaissé par son patron qui a repris l’entreprise du père de Willard décédé. Un jour, le jeune homme entend de curieux bruits dans les fondations de sa maison. Des rats sont logés par milliers. Au début, poussé par sa mère, il se voit contraint d’essayer de les exterminer. Après plusieurs essais, il finit par blesser un rat, Socrate, mais commence à s’attendrir face à cette petite bête adorable. A travers Socrate, Willard s’attirera la sympathie d’autres rats habitants la cave de sa maison. Se découvrant le don de communiquer avec ses milliers de rongeurs logeant dans la maison, Willard va les dresser afin de mettre son plan de vengeance à exécution.

Sombre et inquiétant, jamais dérangeant

Crispin Glover a une fois de plus l’étiquette de la bonne poire collée sur le front. Celui qui se fait marcher sur les pieds et qui ne dit rien, ne rétorque jamais, comme ça l’avait déjà été dans Retour vers le futur dans son rôle de George McFly. Mais finalement, son physique et son faciès collent tellement à ce type de personnalité que son jeu est parfait. On le sait tous, au bout d’un moment, à force d’être trop asticoté, la moutarde monte et on finit par exploser et là, gares au massacre. Pour Willard, c’est exactement ce qui va se passer et sera multiplié par deux lorsqu’il s’apercevra qu’il peut contrôler ses rats. Finalement on en vient à se ranger de son coté même si sa grosse crise aura droit à des dommages collatéraux injustes. Un rôle qui lui va a merveille.

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Il joue vraiment brillamment le pauvre homme rejeté et moqué par tous. On a beaucoup de peine dans se film à le voir perdre petit à petit le peu qu’il avait déjà. On sent et on lit sur son visage de la haine. De la haine envers les gens qui le méprise alors que lui essaye tant bien que mal de se comporter de manière juste. Un vrai statut de victime où de nombreuses catastrophes s’abattront sur lui. De quoi avoir de l’empathie pour lui. Ce personnage qui était adorable va devenir un vrai démon et n’hésitera pas à obtenir satisfaction en faisant de terribles choses. On le voit petit à petit faire sa descente aux enfers et autant vous le dire, le final n’est pas joli. Même si le jeune homme attire notre sympathie, on enrage de voir que de nombreuses possibilités lui sont offertes afin de sortir de cet enfer. Envoyer sa mère dans un établissement pour elle, quitter son travail.

vlcsnap-2016-02-12-15h46m23s671 Notre héros, vous le verrez, est quelque peu névrosé, en même temps, avec une vie pareil, on en attendait pas moins. Infantilisé par sa mère, il lui est impossible d’avoir une vie d’adulte normal. Pour se défendre face à toutes ses personnes qui lui en veule, il a deux tactique : piquer une petite crise de nerfs ou bien implorer la pitié de ses ennemis. Pas très glorieux et plutôt lâche mais c’est comme ça qu’il se défend. Heureusement, ou malheureusement, il se trouvera un don et des alliés lui permettant d’établir des petits plans de vengeance. Mais avant, un entrainement s’imposera. Apprendre à grimper sur des cordes, apprendre à déchiqueter de gros objets afin de faire de ces rats des machines à tuer. Ça passe encore quand il ordonne à ses rats de crever les pneus de son patron mais quand il en viendra à commettre des actes criminels comme des meurtres, ça sera le chemin de non-retour pour notre héros. Un personnage principal qui passera du statut de timide maladif et pleurnichard à un vrai chef de guerre. Seulement, Ben, le plus gros rat de la troupe, lorgne sur le poste tenu par Willard.

Ambiance Hitchcockienne

Willard est un film assez curieux et excellent. Très bon mélange de genres : horreur, drame, comédie. Les personnages y sont intéressants mais font quelque peu figuration à l’exception de notre personnage principal qui a une place très importante dans le film. On pourra quand même se rattraper sur le personnage de Frank Martin, interprété par le brillant R.Lee Ermey » le poétique Sergent Hartman du culte Full metal jacket » détestable à souhait. On est attendrit lorsque Willard s’occupe de Socrate, rat qu’il a baptisé ainsi et qui dort avec lui, le nourrit, et le considère comme le seul ami qu’il a dans la vie. C’est bien triste me diront certains et pourtant, ça existe. On le voit éprouver beaucoup d’amour et de tendresse pour tous ses rats qui semblent l’aimer. Mais…ce sera quelque temps après qu’il va s’apercevoir qu’il peut les dresser et leur ordonner de faire tout ce qu’il souhaite. Un vrai travail de dressage va avoir lieu.

vlcsnap-2016-02-12-15h40m07s097
Dès le générique du film, on retrouve le coté enfantin, morbide et glauque d’un film de Tim Burton. Générique original, vieillot, nous présentant nos acteurs et personnages qu’ils interpréteront, tout en affichant de nombreux éléments importants, présents dans notre long métrage. Le début est presque attendrissant, le milieu très humoristique « on pensera à cette scène où un chat prénommé Scully, clin d’œil à X files, sera attaqué par une horde de rats déchainés », un peu plus tard, du drame et pour finir, on se tournera vers de l’horreur. Ne vous attendez pas à voir un film sanglant ou axé sur l’horreur. Willard est plus de l’horreur psychologique. Très peu de sang voir juste quelques morsures. De très bonnes musiques qui collent à l’univers de se film et son ambiance très claustrophobique. Musiques voguant entre action et mélodrame et s’inspirant beaucoup du compositeur Danny Elfman « Edward aux mains d’argent ». On appréciera une chanson que beaucoup connaissent, Ben, du roi de la pop Michael Jackson qui serait presque ironiquement le thème du rat du même nom qui sera spectateur d’un premier massacre.

vlcsnap-2016-02-12-15h49m31s197

Une très bonne mise en scène, une très bonne photographie, une très bonne réalisation permettent au film d’être esthétiquement beau avec un coté poussiéreux très appréciable. Du coté des décors, ils font penser quelque fois à du Tim Burton. Surtout en voyant la demeure sombre de Willard. Des décors qui ont un coté très Anglais, que ce soit l’architecture ou ses rues qui font très anciennes. De plus, le coté gothique du film est présent aussi du coté du look de Willard. Cheveux gominés, teint pale et squelettique, vêtements rappelant un croque-mort, physique frêle, l’acteur en impose déjà. Fans de la série X files, on sent un petit peu quelques similitudes au niveau de l’atmosphère du film, tout comme aux films d’un certain Alfred Hitchcock, notamment l’un des meilleurs, Les oiseaux pour la présence d’animaux menaçants et omniprésents dans le film mais aussi Psycho pour la relation Mère/Fils.

Pour conclure

vlcsnap-2016-02-12-15h54m24s070
Au final, avec Willard, on passe un agréable moment. Une interprétation magistrale pour Crispin Glover, seul acteur vraiment taillé pour ce rôle de jeune homme à la fois imprévisible, touchant, inquiétant et psychotique. On appréciera le fait de ne pas avoir une forte dose d’hémoglobine ce qui permettra aux plus sensibles de voir le film sans avoir peur d’êtres dégoutés. Le fait de voguer entre l’horreur, la comédie, la tendresse et le drame permet au film de se renouveler constamment et d’avoir un rythme agréable permettant de ne jamais décrocher. Une ambiance qui ne sera pas sans rappeler celle d’un Hitchcock « d’ailleurs le réalisateur en est grand fan », même s’il ne l’égalera jamais. L’humour noir additionné à cette ambiance gothique font de Willard un divertissement se rapprochant du conte horrifique à voir. Les fans de gore seront malgré tout déçus par la retenue dans les scènes horrifiques alors que le film avait un grand potentiel. Amis des rongeurs, se film est fait pour vous. Si vous détestez les rongeurs par contre, prenez les jambes à votre coup. Dommage que le film soit passé inaperçu lors de sa sortie en salle.

 

Notre héros, vous le verrez, est quelque peu névrosé, en même temps, avec une vie pareil, on en attendait pas moins. Infantilisé par sa mère, il lui est impossible d’avoir une vie d’adulte normal. Pour se défendre face à toutes ses personnes qui lui en veule, il a deux tactique : piquer une petite crise de nerfs ou bien implorer la pitié de ses ennemis. Pas très glorieux et plutôt lâche mais c’est comme ça qu’il se défend. Heureusement, ou malheureusement, il se trouvera un don et des alliés lui permettant d’établir des petits plans de vengeance. Mais avant, un entrainement s’imposera. Apprendre à grimper sur des cordes, apprendre à déchiqueter de gros objets afin de faire de ces rats des machines à tuer. Ça passe encore quand il ordonne à ses rats de crever les pneus de son patron mais quand il en viendra à commettre des actes criminels comme des meurtres, ça sera le chemin de non-retour pour notre héros. Un personnage principal qui passera du statut de timide maladif et pleurnichard à un vrai chef de guerre. Seulement, Ben, le plus gros rat de la troupe, lorgne sur le poste tenu par Willard.

Ambiance Hitchcockienne

Willard est un film assez curieux et excellent. Très bon mélange de genres : horreur, drame, comédie. Les personnages y sont intéressants mais font quelque peu figuration à l’exception de notre personnage principal qui a une place très importante dans le film. On pourra quand même se rattraper sur le personnage de Frank Martin, interprété par le brillant R.Lee Ermey » le poétique Sergent Hartman du culte Full metal jacket » détestable à souhait. On est attendrit lorsque Willard s’occupe de Socrate, rat qu’il a baptisé ainsi et qui dort avec lui, le nourrit, et le considère comme le seul ami qu’il a dans la vie. C’est bien triste me diront certains et pourtant, ça existe. On le voit éprouver beaucoup d’amour et de tendresse pour tous ses rats qui semblent l’aimer. Mais…ce sera quelque temps après qu’il va s’apercevoir qu’il peut les dresser et leur ordonner de faire tout ce qu’il souhaite. Un vrai travail de dressage va avoir lieu.

vlcsnap-2016-02-12-15h40m07s097
Dès le générique du film, on retrouve le coté enfantin, morbide et glauque d’un film de Tim Burton. Générique original, vieillot, nous présentant nos acteurs et personnages qu’ils interpréteront, tout en affichant de nombreux éléments importants, présents dans notre long métrage. Le début est presque attendrissant, le milieu très humoristique « on pensera à cette scène où un chat prénommé Scully, clin d’œil à X files, sera attaqué par une horde de rats déchainés », un peu plus tard, du drame et pour finir, on se tournera vers de l’horreur. Ne vous attendez pas à voir un film sanglant ou axé sur l’horreur. Willard est plus de l’horreur psychologique. Très peu de sang voir juste quelques morsures. De très bonnes musiques qui collent à l’univers de se film et son ambiance très claustrophobique. Musiques voguant entre action et mélodrame et s’inspirant beaucoup du compositeur Danny Elfman « Edward aux mains d’argent ». On appréciera une chanson que beaucoup connaissent, Ben, du roi de la pop Michael Jackson qui serait presque ironiquement le thème du rat du même nom qui sera spectateur d’un premier massacre.

 

Une très bonne mise en scène, une très bonne photographie, une très bonne réalisation permettent au film d’être esthétiquement beau avec un coté poussiéreux très appréciable. Du coté des décors, ils font penser quelque fois à du Tim Burton. Surtout en voyant la demeure sombre de Willard. Des décors qui ont un coté très Anglais, que ce soit l’architecture ou ses rues qui font très anciennes. De plus, le coté gothique du film est présent aussi du coté du look de Willard. Cheveux gominés, teint pale et squelettique, vêtements rappelant un croque-mort, physique frêle, l’acteur en impose déjà. Fans de la série X files, on sent un petit peu quelques similitudes au niveau de l’atmosphère du film, tout comme aux films d’un certain Alfred Hitchcock, notamment l’un des meilleurs, Les oiseaux pour la présence d’animaux menaçants et omniprésents dans le film mais aussi Psycho pour la relation Mère/Fils.

Pour conclure

vlcsnap-2016-02-12-15h54m24s070
Au final, avec Willard, on passe un agréable moment. Une interprétation magistrale pour Crispin Glover, seul acteur vraiment taillé pour ce rôle de jeune homme à la fois imprévisible, touchant, inquiétant et psychotique. On appréciera le fait de ne pas avoir une forte dose d’hémoglobine ce qui permettra aux plus sensibles de voir le film sans avoir peur d’êtres dégoutés. Le fait de voguer entre l’horreur, la comédie, la tendresse et le drame permet au film de se renouveler constamment et d’avoir un rythme agréable permettant de ne jamais décrocher. Une ambiance qui ne sera pas sans rappeler celle d’un Hitchcock « d’ailleurs le réalisateur en est grand fan », même s’il ne l’égalera jamais. L’humour noir additionné à cette ambiance gothique font de Willard un divertissement se rapprochant du conte horrifique à voir. Les fans de gore seront malgré tout déçus par la retenue dans les scènes horrifiques alors que le film avait un grand potentiel. Amis des rongeurs, se film est fait pour vous. Si vous détestez les rongeurs par contre, prenez les jambes à votre coup. Dommage que le film soit passé inaperçu lors de sa sortie en salle.

La tour de contrôle infernale, de Eric Judor

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affiche tour de controle infernaleRésumé du film

Deux anciens pilotes de l’armée française perdent accidentellement une grande partie de leur intelligence lors d’un test dans une centrifugeuse. L’armée ne voulant pas s’en séparer, leur trouve un poste en tant que bagagistes à l’aéroport d’Aurly Ouest. Seulement dès leur premier jour de travail, les voila devant déjouer le plan diabolique d’un groupe de terroristes. Réussissant à échapper à du gaz soporifique libéré par les terroristes et ayant plongé la totalité des personnes situées dans l’aéroport, Bashir et Ernest pourraient bien êtres le dernier espoir de la police et l’armée pour sauver la situation.

 

Infos sur le film

Réalisé par Eric Judor
Avec Eric Judor, Ramzy Bedia, Marina Fois, Philippe Katherine
Genre : Comédie
Film Français
Durée du film : 1h30 environ

Souvenez-vous, en 2001, Eric et Ramzy partageaient pour la première fois l’affiche sur grand écran avec un film où la stupidité de nos héros et des gags était assumée. Un film devenu culte, délirant de par ses gags, ses répliques et surtout ses gags sans qui cette comédie n’aurait jamais pu exister. Par la suite, les deux humoristes ne firent jamais aussi bien et enchainèrent les nombreuses comédies de très mauvaises qualités. 14 ans plus tard, le duo est de nouveau réunit. Les années ont passées, les mentalités et l’humour ont changés, la magie opère-t-elle toujours ou notre duo est-il devenu hasbeen ?

Eric et Ramzy : Y en a là dedans !

Autant La tour Montparnasse infernale était une comédie absurde mais maitrisée, autant Les Daltons et Double zéro étaient terriblement mauvais. Gags et répliques lourdes sans cette finesse et inspiration pourtant visible dans La tour Montparnasse infernale. Avec Seul Two, les deux humoristes montraient qu’ils avaient encore de la créativité au niveau du scénario et des gags mais ce n’était pas suffisant pour vraiment accrocher le spectateur qui commençait déjà à se lasser du duo.

1tour de controle
Après une séparation du duo pour se consacrer à d’autres projets en solo et quelques reformations dans la série Platane par exemple, Eric et Ramzy refont une nouvelle tentative et font leur retour avec le préquel de La tour Montparnasse infernale. Ici, on retrouve enfin ce qui nous avait fait mourir de rire lors de leur premier film. On retrouve enfin avec grand plaisir toute cette stupidité, toute cette finesse, toute cette inventivité, gags et dialogues aussi débiles que dans la tour Montparnasse infernale, multiples parodies et références aux films catastrophe et d’action, la tour de contrôle infernale est faite pour les fans du premier opus mais aussi pour ceux voulant se réconcilier avec la comédie française. Porté par un casting exceptionnel, le mot d’ordre de notre film sera de vous faire mourir de rire.

L’histoire du film

Notre intrigue prend place en 1981, nos deux laveurs de carreaux « oui ils n’ont pas de noms » ne sont pas encore nés. A la place, nous faisons la connaissance de leurs pères qui leur ressemble étrangement. Eux, vous connaitrez leur identité, il s’agit de Bashir « le R est muet » Bouzouk « surement un cousin au Capitaine Haddock » et Ernest Krakenkirck « le krick est muet », les deux meilleurs pilotes de l’armée française. A la suite d’un accident dans une centrifugeuse, les deux pilotes perdent une grande partie de leur intelligence. Pas question pour l’armée de se débarrasser pour autant des deux hommes qui resteront dans l’aviation mais en tant que bagagistes à Aurly « oui, là ça s’écrivait comme ça » Ouest. A peine arrivés à leur nouveau poste que nos deux héros se retrouvent confrontés à l’attaque de l’aéroport par une bande de terroriste portant des masques de clown aux yeux sortant de leur orbite et de longues moustaches presques Mexicaine : les Moustachios ! Les deux hommes/ enfants dépourvus de méchanceté face à des hommes « comme un premier ministre de la culture, véritable misogyne » et femmes « la conseillère du ministre et femme enceinte » sérieux sont de retour.

2tour de controle

Vous avez aimé le premier ? Oh point commun !

Aussi drôle que le premier, aussi bête, un humour presque enfantin tout comme nos deux protagonistes naïfs et idiots, l’essence même de ce qui avait fait le succès du duo depuis la série H est bel et bien de retour. Ça avait terriblement manqué au cinéma Français. On rit du début jusqu’à la fin. Aucun temps morts, aucuns moments de lourdeur, poussé jusqu’au bout de la bêtise, des idées complètements abracadabrantes, Eric Judo, qui officie en temps que réalisateur s’inspire des grands de la comédie.

3tour
De Hot shot à Die hard, en passant par les Monty Python, l’absurde est le maitre mot de notre film. Le pire c’est que ça marche, c’est tellement bête mais tellement bien trouvé. Que ce soit du coté des répliques avec notamment des balbutiements de nos deux compères mais aussi, et surtout, un Philippe Katherine qui deviendra culte. Raciste, méchant, irrésistible, charcutant la langue française en enchainant les fautes dès qu’il ouvre la bouche, susceptible, machiavélique, notre grand méchant est juste sublime, un acteur qui se lâche totalement et qui s’impose dans toutes ses scènes. Longtemps que l’on n’avait pas vu un personnage aussi plaisant. Un grand bravo à l’acteur-chanteur « dont la personnalité m’a toujours rebuté ».
Dans la tour de contrôle infernale, il sera bien question de blagues sur notre société « très gentillettes mais manquant d’accentuation », tout du moins la société de 1980 mais aussi des allusions à la France et son retard sur la technologie « ici il sera question de téléphones portable » ou bien encore notre coté paresseux, l’accent français des étrangers. En prenant un peu de recul, on finit par rire de notre propre pays.

Vous avez rigolé dans le premier ? Oh deuxième point commun !

Les gags se multiplient à une vitesse faramineuse avec toujours de la recherche, le duo nous prouve qu’absolument tout peut devenir drôle. A travers ses 1h30 de film, on se remémore de la projection de la tour Montparnasse infernale, véritable succès où l’ambiance dans les salles était joyeuse. Tout le monde riait, on avait passé un superbe moment.

4tour
Nous avons beau être en 2015, avoir quelque peut oublier cette époque, Eric et Ramzy nous rappellent à l’ordre et nous prouvent que la comédie française est loin d’être morte. Un humour ne tournant jamais au malsain, toujours vers l’enfantin. Même si nous aurons des scènes avec des effets gores, ses séquences ne tourneront jamais vers du choquant. Ici il est question de violence cartoonesque avec des balles qui ne tuent pas « vous verrez que chaque personnage échappera miraculeusement à la mort grâce à une protection bien particulière ». Le sang ne traumatisera pas mais sera un élément qui fait rire « cette séquence où Ramzy se retrouve à perdre des litres de sang en s’enfuyant et faisant glisser ses assaillants est pourtant stupide mais quand on le voit à l’écran, c’est à mourir de rire ».
Tout est surréaliste et on accentuera toujours là-dessus. Franchement il fallait la trouver cette idée d’éperviers arrivant à soulever Eric s’envolant avec eux. On appréciera aussi les jeux de caméra dont le gros gros plan pendant le speech de Philippe Katherine ou bien des zooms sur des objets sans importance. La tour de contrôle infernale permettra de revoir des têtes connues de la tour Montparnasse infernale. Ici, il sera question des parents.

5tour de controle
On retrouve alors la mère de Marie-Joëlle « toujours interprétée par Marina Fois », le frère jumeau de Michel Vignaut alias Machin « interprété par Serge Riaboukine ». Eric Judor aura aussi de belles inspirations. L’introduction copiée sur celle de Star Wars, ce film décomposé en chapitres comme un film de Tarantino.

Pour conclure

On s’attendait à du très mauvais, on les croyaient finis, grossière erreur. Une belle réussite, une histoire originale et très bien trouvée avec des gags, une mise en scène avec des effets spéciaux et scènes d’action nombreuses et soignées, des répliques recherchées et des acteurs brillants. On rit une fois encore à ce duo idiot et naïf qui parviendra à maitriser des hommes armés et échapper par maladresse à plusieurs reprises à la mort. Même si on sentira un peu d’exagération du coté d’Eric et trop de retenue du coté de Ramzy, on appréciera le rôle et jeu naturel de Philippe Katherine. On retrouvera avec plaisir des références du premier opus « Jean Peter Mc Calloway le bodybuilder et père de Peter, l’idole et modèle d’Eric, la mère de Marie-Joelle » ou bien le thème musical du film. La tour de contrôle infernale aura malheureusement quelques lacunes. De la répète au niveau de quelques blagues, un Eric qui en fait quelques fois des tonnes , une histoire pas assez poussée, un peu de retenue à certains moments. Cette suite, qui n’en est pas vraiment une et qui nous racontera plus la genèse de nos héros se terminera d’une manière brillante et permettra du coup de lier parfaitement ce film à celui de la tour Montparnasse infernale. Ce qui nous donnera dans l’ordre : La tour de contrôle infernale, puis, La tour Montparnasse infernale. Cette « non suite » s’adressera malgré tout plus aux fans de la première heure, même si les nouveaux venus apprécieront quelques gags. En attendant le retour de Jacquouille la fripouille et Godefroy de Montmirail dans Les visiteurs 3 en Avril, les nostalgiques des icônes de la comédie française seront aux anges avec le retour d’Eric et Ramzy. L’absurde à encore sa place dans la comédie française. Pourvu que ça continue !

https://www.youtube.com/watch?v=jr58XGlNFrs