willard afficheRésumé du film

Willard, un jeune homme timide et mal dans sa peau mène une vie misérable et routinière entre la maison familiale et un travail inintéressant. Un jour il se découvre un étrange don auprès des rongeurs qui habitent dans sa demeure. Willard a des compagnons, seuls êtres ne le jugeant pas, qui lui obéissent au doigt et à l’œil. C’est alors qu’il décidera d’utiliser son pouvoir pour se venger des humiliations dont il souffre quotidiennement, notamment un homme, Frank Martin, son nouveau patron…

Infos sur le film

Réalisé par Glen Morgan
Avec Crispin Glover, R. Lee Ermey, Laura Elena Harring
Long-métrage américain.
Genre : Epouvante-horreur
Durée : 1h36 min

Rejeté de tous, une vie misérable et ne correspondant pas à ce qu’il voulait, le monde entier semblant s’être lié contre lui, quel chemin le jeune Willard devra-t-il emprunter pour que tout ces malheurs cessent ? Le bon coté ? Ou le mauvais ? Il c’est perdu, avec la découverte d’un nouveau don lui permettant de se venger, il va prendre le mauvais coté, à savoir le mal. Ceci est un film qui nous montre comment tout a commencé pour ce pauvre homme.

Suspense et terreur psychologique

Remake du film portant le même nom et sorti en 1971, Willard est l’adaptation du roman de Stephane Gibert : Ratman’s notebook. Sorti en 2003, réalisé par Glen Morgan « scénariste de plusieurs épisodes de la série X Files », il a pour rôle titre Crispin Glover, acteur ayant incarné le personnage de George McFly dans le premier Retour vers le futur et habitué aux seconds rôles. Cette fois, c’est lui la vedette.

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Dans notre film il incarne Willard, un jeune homme solitaire, timide, et très mal dans sa peau. Il mène une vie horrible dans la maison familiale dont il occupe les lieux avec sa mère malade. Devoir s’occuper de cette vieille femme qui le rabaisse sans cesse, qui le déteste alors qu’elle n’a plus que lui n’aide pas le jeune homme à avoir une vraie vie d’adulte épanoui. Willard est infantilisé. Aux petits soins pour elle malgré son comportement insupportable, Willard passe outre et fait ce que bons nombres de mères aimeraient que leur enfant face. Hors de chez lui, c’est la même rengaine pour notre pauvre jeune homme rabaissé par son patron qui a repris l’entreprise du père de Willard décédé. Un jour, le jeune homme entend de curieux bruits dans les fondations de sa maison. Des rats sont logés par milliers. Au début, poussé par sa mère, il se voit contraint d’essayer de les exterminer. Après plusieurs essais, il finit par blesser un rat, Socrate, mais commence à s’attendrir face à cette petite bête adorable. A travers Socrate, Willard s’attirera la sympathie d’autres rats habitants la cave de sa maison. Se découvrant le don de communiquer avec ses milliers de rongeurs logeant dans la maison, Willard va les dresser afin de mettre son plan de vengeance à exécution.

Sombre et inquiétant, jamais dérangeant

Crispin Glover a une fois de plus l’étiquette de la bonne poire collée sur le front. Celui qui se fait marcher sur les pieds et qui ne dit rien, ne rétorque jamais, comme ça l’avait déjà été dans Retour vers le futur dans son rôle de George McFly. Mais finalement, son physique et son faciès collent tellement à ce type de personnalité que son jeu est parfait. On le sait tous, au bout d’un moment, à force d’être trop asticoté, la moutarde monte et on finit par exploser et là, gares au massacre. Pour Willard, c’est exactement ce qui va se passer et sera multiplié par deux lorsqu’il s’apercevra qu’il peut contrôler ses rats. Finalement on en vient à se ranger de son coté même si sa grosse crise aura droit à des dommages collatéraux injustes. Un rôle qui lui va a merveille.

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Il joue vraiment brillamment le pauvre homme rejeté et moqué par tous. On a beaucoup de peine dans se film à le voir perdre petit à petit le peu qu’il avait déjà. On sent et on lit sur son visage de la haine. De la haine envers les gens qui le méprise alors que lui essaye tant bien que mal de se comporter de manière juste. Un vrai statut de victime où de nombreuses catastrophes s’abattront sur lui. De quoi avoir de l’empathie pour lui. Ce personnage qui était adorable va devenir un vrai démon et n’hésitera pas à obtenir satisfaction en faisant de terribles choses. On le voit petit à petit faire sa descente aux enfers et autant vous le dire, le final n’est pas joli. Même si le jeune homme attire notre sympathie, on enrage de voir que de nombreuses possibilités lui sont offertes afin de sortir de cet enfer. Envoyer sa mère dans un établissement pour elle, quitter son travail.

vlcsnap-2016-02-12-15h46m23s671 Notre héros, vous le verrez, est quelque peu névrosé, en même temps, avec une vie pareil, on en attendait pas moins. Infantilisé par sa mère, il lui est impossible d’avoir une vie d’adulte normal. Pour se défendre face à toutes ses personnes qui lui en veule, il a deux tactique : piquer une petite crise de nerfs ou bien implorer la pitié de ses ennemis. Pas très glorieux et plutôt lâche mais c’est comme ça qu’il se défend. Heureusement, ou malheureusement, il se trouvera un don et des alliés lui permettant d’établir des petits plans de vengeance. Mais avant, un entrainement s’imposera. Apprendre à grimper sur des cordes, apprendre à déchiqueter de gros objets afin de faire de ces rats des machines à tuer. Ça passe encore quand il ordonne à ses rats de crever les pneus de son patron mais quand il en viendra à commettre des actes criminels comme des meurtres, ça sera le chemin de non-retour pour notre héros. Un personnage principal qui passera du statut de timide maladif et pleurnichard à un vrai chef de guerre. Seulement, Ben, le plus gros rat de la troupe, lorgne sur le poste tenu par Willard.

Ambiance Hitchcockienne

Willard est un film assez curieux et excellent. Très bon mélange de genres : horreur, drame, comédie. Les personnages y sont intéressants mais font quelque peu figuration à l’exception de notre personnage principal qui a une place très importante dans le film. On pourra quand même se rattraper sur le personnage de Frank Martin, interprété par le brillant R.Lee Ermey » le poétique Sergent Hartman du culte Full metal jacket » détestable à souhait. On est attendrit lorsque Willard s’occupe de Socrate, rat qu’il a baptisé ainsi et qui dort avec lui, le nourrit, et le considère comme le seul ami qu’il a dans la vie. C’est bien triste me diront certains et pourtant, ça existe. On le voit éprouver beaucoup d’amour et de tendresse pour tous ses rats qui semblent l’aimer. Mais…ce sera quelque temps après qu’il va s’apercevoir qu’il peut les dresser et leur ordonner de faire tout ce qu’il souhaite. Un vrai travail de dressage va avoir lieu.

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Dès le générique du film, on retrouve le coté enfantin, morbide et glauque d’un film de Tim Burton. Générique original, vieillot, nous présentant nos acteurs et personnages qu’ils interpréteront, tout en affichant de nombreux éléments importants, présents dans notre long métrage. Le début est presque attendrissant, le milieu très humoristique « on pensera à cette scène où un chat prénommé Scully, clin d’œil à X files, sera attaqué par une horde de rats déchainés », un peu plus tard, du drame et pour finir, on se tournera vers de l’horreur. Ne vous attendez pas à voir un film sanglant ou axé sur l’horreur. Willard est plus de l’horreur psychologique. Très peu de sang voir juste quelques morsures. De très bonnes musiques qui collent à l’univers de se film et son ambiance très claustrophobique. Musiques voguant entre action et mélodrame et s’inspirant beaucoup du compositeur Danny Elfman « Edward aux mains d’argent ». On appréciera une chanson que beaucoup connaissent, Ben, du roi de la pop Michael Jackson qui serait presque ironiquement le thème du rat du même nom qui sera spectateur d’un premier massacre.

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Une très bonne mise en scène, une très bonne photographie, une très bonne réalisation permettent au film d’être esthétiquement beau avec un coté poussiéreux très appréciable. Du coté des décors, ils font penser quelque fois à du Tim Burton. Surtout en voyant la demeure sombre de Willard. Des décors qui ont un coté très Anglais, que ce soit l’architecture ou ses rues qui font très anciennes. De plus, le coté gothique du film est présent aussi du coté du look de Willard. Cheveux gominés, teint pale et squelettique, vêtements rappelant un croque-mort, physique frêle, l’acteur en impose déjà. Fans de la série X files, on sent un petit peu quelques similitudes au niveau de l’atmosphère du film, tout comme aux films d’un certain Alfred Hitchcock, notamment l’un des meilleurs, Les oiseaux pour la présence d’animaux menaçants et omniprésents dans le film mais aussi Psycho pour la relation Mère/Fils.

Pour conclure

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Au final, avec Willard, on passe un agréable moment. Une interprétation magistrale pour Crispin Glover, seul acteur vraiment taillé pour ce rôle de jeune homme à la fois imprévisible, touchant, inquiétant et psychotique. On appréciera le fait de ne pas avoir une forte dose d’hémoglobine ce qui permettra aux plus sensibles de voir le film sans avoir peur d’êtres dégoutés. Le fait de voguer entre l’horreur, la comédie, la tendresse et le drame permet au film de se renouveler constamment et d’avoir un rythme agréable permettant de ne jamais décrocher. Une ambiance qui ne sera pas sans rappeler celle d’un Hitchcock « d’ailleurs le réalisateur en est grand fan », même s’il ne l’égalera jamais. L’humour noir additionné à cette ambiance gothique font de Willard un divertissement se rapprochant du conte horrifique à voir. Les fans de gore seront malgré tout déçus par la retenue dans les scènes horrifiques alors que le film avait un grand potentiel. Amis des rongeurs, se film est fait pour vous. Si vous détestez les rongeurs par contre, prenez les jambes à votre coup. Dommage que le film soit passé inaperçu lors de sa sortie en salle.

 

Notre héros, vous le verrez, est quelque peu névrosé, en même temps, avec une vie pareil, on en attendait pas moins. Infantilisé par sa mère, il lui est impossible d’avoir une vie d’adulte normal. Pour se défendre face à toutes ses personnes qui lui en veule, il a deux tactique : piquer une petite crise de nerfs ou bien implorer la pitié de ses ennemis. Pas très glorieux et plutôt lâche mais c’est comme ça qu’il se défend. Heureusement, ou malheureusement, il se trouvera un don et des alliés lui permettant d’établir des petits plans de vengeance. Mais avant, un entrainement s’imposera. Apprendre à grimper sur des cordes, apprendre à déchiqueter de gros objets afin de faire de ces rats des machines à tuer. Ça passe encore quand il ordonne à ses rats de crever les pneus de son patron mais quand il en viendra à commettre des actes criminels comme des meurtres, ça sera le chemin de non-retour pour notre héros. Un personnage principal qui passera du statut de timide maladif et pleurnichard à un vrai chef de guerre. Seulement, Ben, le plus gros rat de la troupe, lorgne sur le poste tenu par Willard.

Ambiance Hitchcockienne

Willard est un film assez curieux et excellent. Très bon mélange de genres : horreur, drame, comédie. Les personnages y sont intéressants mais font quelque peu figuration à l’exception de notre personnage principal qui a une place très importante dans le film. On pourra quand même se rattraper sur le personnage de Frank Martin, interprété par le brillant R.Lee Ermey » le poétique Sergent Hartman du culte Full metal jacket » détestable à souhait. On est attendrit lorsque Willard s’occupe de Socrate, rat qu’il a baptisé ainsi et qui dort avec lui, le nourrit, et le considère comme le seul ami qu’il a dans la vie. C’est bien triste me diront certains et pourtant, ça existe. On le voit éprouver beaucoup d’amour et de tendresse pour tous ses rats qui semblent l’aimer. Mais…ce sera quelque temps après qu’il va s’apercevoir qu’il peut les dresser et leur ordonner de faire tout ce qu’il souhaite. Un vrai travail de dressage va avoir lieu.

vlcsnap-2016-02-12-15h40m07s097
Dès le générique du film, on retrouve le coté enfantin, morbide et glauque d’un film de Tim Burton. Générique original, vieillot, nous présentant nos acteurs et personnages qu’ils interpréteront, tout en affichant de nombreux éléments importants, présents dans notre long métrage. Le début est presque attendrissant, le milieu très humoristique « on pensera à cette scène où un chat prénommé Scully, clin d’œil à X files, sera attaqué par une horde de rats déchainés », un peu plus tard, du drame et pour finir, on se tournera vers de l’horreur. Ne vous attendez pas à voir un film sanglant ou axé sur l’horreur. Willard est plus de l’horreur psychologique. Très peu de sang voir juste quelques morsures. De très bonnes musiques qui collent à l’univers de se film et son ambiance très claustrophobique. Musiques voguant entre action et mélodrame et s’inspirant beaucoup du compositeur Danny Elfman « Edward aux mains d’argent ». On appréciera une chanson que beaucoup connaissent, Ben, du roi de la pop Michael Jackson qui serait presque ironiquement le thème du rat du même nom qui sera spectateur d’un premier massacre.

 

Une très bonne mise en scène, une très bonne photographie, une très bonne réalisation permettent au film d’être esthétiquement beau avec un coté poussiéreux très appréciable. Du coté des décors, ils font penser quelque fois à du Tim Burton. Surtout en voyant la demeure sombre de Willard. Des décors qui ont un coté très Anglais, que ce soit l’architecture ou ses rues qui font très anciennes. De plus, le coté gothique du film est présent aussi du coté du look de Willard. Cheveux gominés, teint pale et squelettique, vêtements rappelant un croque-mort, physique frêle, l’acteur en impose déjà. Fans de la série X files, on sent un petit peu quelques similitudes au niveau de l’atmosphère du film, tout comme aux films d’un certain Alfred Hitchcock, notamment l’un des meilleurs, Les oiseaux pour la présence d’animaux menaçants et omniprésents dans le film mais aussi Psycho pour la relation Mère/Fils.

Pour conclure

vlcsnap-2016-02-12-15h54m24s070
Au final, avec Willard, on passe un agréable moment. Une interprétation magistrale pour Crispin Glover, seul acteur vraiment taillé pour ce rôle de jeune homme à la fois imprévisible, touchant, inquiétant et psychotique. On appréciera le fait de ne pas avoir une forte dose d’hémoglobine ce qui permettra aux plus sensibles de voir le film sans avoir peur d’êtres dégoutés. Le fait de voguer entre l’horreur, la comédie, la tendresse et le drame permet au film de se renouveler constamment et d’avoir un rythme agréable permettant de ne jamais décrocher. Une ambiance qui ne sera pas sans rappeler celle d’un Hitchcock « d’ailleurs le réalisateur en est grand fan », même s’il ne l’égalera jamais. L’humour noir additionné à cette ambiance gothique font de Willard un divertissement se rapprochant du conte horrifique à voir. Les fans de gore seront malgré tout déçus par la retenue dans les scènes horrifiques alors que le film avait un grand potentiel. Amis des rongeurs, se film est fait pour vous. Si vous détestez les rongeurs par contre, prenez les jambes à votre coup. Dommage que le film soit passé inaperçu lors de sa sortie en salle.


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Jérémie Ziza (Rédacteur le coin des critiques ciné) Salut à tous, moi c’est Jérémie. Ayant terminé récemment mes études de littérature, je suis actuellement en recherche d’emploi. Je vais innover moi aussi : je suis passionné par le cinéma. Et cette passion, je l’a doit aussi à mon père qui m’a fait découvrir beaucoup de petits bijoux à l’âge d’à peine 7 ans. J’ai commencé par les films avec Arnold Schwarzenegger , Jackie Chan, Sylvester Stallone et puis ca c’est étendu en allant en direction des films du genre fantastique et de science fiction. Tout y est passé : E.T, Jurassic Park, Indiana Jones et aussi mais surtout Star Wars. Les années ont passées, j’ai étendu mon registre en regardant des films de tout genre « films indépendant, comédie, horreur, romance, thriller, biopic, animation » . Tout y est passé. On peut dire que j’ai des gouts diverses et variés, du moment que ca m’émeut. Quand je suis face à un film où les personnages sont attachants, où l’histoire est bien travaillée et aussi mais surtout que la musique me fait vibrer, le film a déjà gagné mon cœur. Du Coté des réalisateurs que j’aime le plus, je citerais déjà trois réalisateurs qui ont enchantés mon enfance : Steven Spielberg, James Cameron et George Lucas. Coté Français, Luc Besson a lui aussi réussi à me faire ressentir des tonnes d’émotions, que ce soit avec « Léon ou bien Le cinquième élément » . Du coté des mes acteurs préférés, j’en ai beaucoup mais celui qui est plus ou moins la pièce maitresse de ma pyramide des acteurs que j’affectionne, c’est Arnold Schwarzenegger. J’ai grandi avec ses films, je continue encore à les regarder même si en toute objectivité et en ayant l’œil critique, certains ne volent pas haut du coté scénario. Pour les autres, je suis un très grand fan de Sylvester Stallone, Jackie Chan, Tom Cruise, Jean Reno, Mel Gibson, Harrison Ford, Johnny Depp, Jim Carrey, Ben Stiller, Robert Downey Jr et bien d’autres. Du coté actrice, j’ai un très grand penchant pour Sandra Bullock, Charlize Theron, Nathalie Portman, Shailene Woodley, Keira Knightley, Ellen Page. Pour terminer j’ai aussi des films que j’appelle « mes films de chevets et dont je ne pourrai jamais me séparer » : Terminator 2, Les Indiana Jones, Les Star Wars, la trilogie de Retour vers le futur, Gremlins, Edward aux mains d’argent, Forrest Gump, Dark Knight « j’ai oublié de vous dire, j’adore les films de super héros », The Crow, Hook, la saga des Rocky. Je préfère m’arrêter là, on y passerait la journée. En attendant de peut être un jour devenir critique de films, je me joins à l’équipe de Le Coin des Critiques Ciné et en vous donnant une analyse des films que j’ai pu voir, mais aussi mon témoignage, mon ressentit et en parsemant tout cela de photos. Salut à tous et n’oubliez pas d’aller au ciné !

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