Pays : États-Unis, Canada, Royaume-Uni
Année : 1987
Casting : Mickey Rourke, Robert De Niro, Lisa Bonet, …
Genre : Thriller, Fantastique

Pouvoir découvrir (ou non) Angel Heart en salles grâce à Carlotta, c’est faire face à un thriller des plus particuliers…

Angel est un détective privé qui se voit confier une affaire par le mystérieux Louis Cypher. Mais ce qui s’annonçait comme une simple recherche prend des tournures de plus en plus malsaines…

En effet, quelle enquête que va vivre Angel ! Incarné par un Mickey Rourke débordant de charisme, notre héros s’inscrit dans la lignée de ces détectives mystérieux des polars des années 50 (le film se déroule ainsi dans le New York de 1955). Mais la nature oppressante de l’investigation permet de donner au tout des allures assez uniques, surtout après un passage sur une plage dont la normalité absurde amorce déjà une bascule de ton particulière. Cela se fera encore plus ressentir quand Angel passera des décors New yorkais à ceux de la Nouvelle Orléans.

La ville est ainsi un véritable personnage du long-métrage et son caractère unique et incandescent le nourrit largement, participant grandement au sentiment que l’on éprouve durant le visionnage. On trouve dans cet ancrage géographique (mais également historique) de véritables canaux analytiques sur un certain nihilisme animant les protagonistes, une noirceur à laquelle il n’y a aucun moyen d’échapper, corroborée par le générique final.

Alan Parker offre dans sa mise en scène un sentiment glauque qui grandit au fur et à mesure de l’avancée du récit, par le biais notamment de certaines séquences telle que cette scène de sexe qui vire vers le cauchemar. D’ailleurs, ce dernier mot pourrait convenir au métrage entier par le sentiment d’inconnu procuré tout au long de l’avancée. On soulignera également un casting de qualité, en particulier un Mickey Rourke aussi lumineux que Robert De Niro dégage quelque chose de sombre, se mêlant graduellement pour mieux se révéler plus malsain et destructeur moralement.

Angel Heart reste ainsi un film saisissant par le fait qu’il ne peut être totalement saisi justement. Si le rythme de départ oblige à se tenir au récit, il n’empêche que la nature intrigante de celui-ci et sa résolution se révèlent d’une diablerie efficace. De quoi plonger dans le mal inhérent à l’humain…


Article précédentRambo II « La Mission », de George Pan Cosmatos
Article suivantRambo III, de Peter MacDonald
Liam Debruel
Amoureux du cinéma. À la recherche de films de qualités en tout genre,qu'importe la catégorie dans laquelle il faut le ranger. Le cinéma est selon moi un art qui peut changer notre vision du monde ou du moins nous faire voyager quelques heures. Fan notamment de JJ Abrams,Christopher Nolan, Edgar Wright,Fabrice Du Welz,Denis Villeneuve, Steven Spielberg,Alfred Hitchcock,Pascal Laugier, Brad Bird ,Guillermo Del Toro, Tim Burton,Quentin Tarantino et Alexandre Bustillo et julien Maury notamment.Écrit aussi pour les sites Church of nowhere et Le quotidien du cinéma. Je m'occupe également des Sinistres Purges où j'essaie d'aborder avec humour un film que je trouve personnellement mauvais tout en essayant de rester le plus objectif possible :)

Laisser un commentaire