Sabotage

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Synopsis : Pour cette force d’élite de la DEA, il s’agit officiellement de prendre d’assaut le repaire d’un important cartel mais en réalité, l’opération se révèle être un véritable braquage. Après s’être emparés de 10 millions de dollars en liquide, les agents complices pensent leur secret bien gardé… jusqu’à ce que quelqu’un se mette à les assassiner les uns après les autres, froidement, méthodiquement. Alors que les meurtres se multiplient, chaque membre de l’équipe devient un suspect. Chacun sait tuer, et chacun a un excellent mobile.

C’est précédé d’une bande-annonce ultra badass et rentre-dedans que Sabotage de David Ayer se vend.
Que dire du retour aux sources de l’action de notre bon vieux Schwarzy ? Le Dernier Rempart fut assez sympathique, sans plus, mais un véritable flop au box-office. Quand à son association avec Stallone sur Evasion, un rêve pour tous les fans d’actioner des eighties, ce film se révèle être une véritable flop.(à mon sens) Alors à l’annonce de Sabotage, l’attente de résurrection était forte. Résultat ? Décevant. 

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Dès la séquence d’introduction, le spectateur est dans le bain. C’est violent, ça pue la testostérone, on assiste à une séance de torture, une fusillade sanglante, la coke et les jurons sont omniprésents, bref une mise en bouche dans un univers assurément viril. Le ton est donné et le spectacle semble définitivement assuré.
Malheureusement, les prochaines minutes vont se gâter. Le rythme chute, l’action laisse place à une enquête policière basique sans grande originalité. Quinze minutes de film suffisent à fournir un début de réponse, tandis que le casting s’attaque rapidement au record du nombre de « fuck » par réplique et de vannes grasses du type « Qui a lâché une caisse ? », sa vole haut quoi.

Sabotage est une boucherie assez vaine sur fond d’histoires de cartels et de magot dérobé, impliquant des agents des opérations spéciales de la DEA sévèrement cons. L’intrigue, qui laisse le bataillon de tatoués se déchirer tout en développant laborieusement une trame de revenge movie, se trouve conduite avec si peu de conviction qu’on en vient rapidement à se concentrer sur ce à quoi elle sert de prétexte, à savoir des fusillades et scènes d’action bourrines et sanglantes, ceci dit bien faites, mais qui ne sauvent pas le reste.

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Les trous dans le scénario se transforment en cratères et ce qui aurait pu devenir une nouvelle voie pour Arnold se transforme en du Schwarzenegger pur souche. D’autant plus gênant que le film semble ne pas avoir de public clair non plus. Le réalisateur, David Ayer opte pour un traitement gore et sanglant, mais les scènes de papote sont très présentes, ce qui coince dans un film d’action.La faute essentiellement à un homme, peut-être le pire scénariste en activité à Hollywood : Skip Woods, qui nous a déja pondu de belles merdes comme le dernier Die Hard. (no comment)
Quand on sait que le film s’inspire des 10 petits nègres d’Agatha Christie, c’est le comble, exercice nécessitant une rigueur d’écriture totale et des personnages extrêmement travaillés. Sabotage ne possède ni l’un ni l’autre.

phpThumb_generated_thumbnailjpg Schwarzy livre une prestation tout à fait honorable pour une fois, plus humain, et constitue la principale réjouissance de ce film, voir même la seule. On peut bien reconnaître ça a son rôle. Et pour une fois que son jeu d’acteur est intéressant, c’est tout le reste qui foire. Les autres sont moins bien lotis, voire n’existent tout simplement pas, malgré un très joli casting : Joe Manganiello, Sam Worthington, Terrence Howard, Olivia Williams, Josh Holloway ou encore Mireille Enos.

Dès lors, impossible de ressentir la moindre empathie pour les autres personnages et leurs meurtres successifs ne provoquent aucune forme d’émotion.
Les personnages de durs à cuire sont caricaturaux comme il se doit, déblatèrent du « fuck yeah » en veux-tu en voilà, fument des gros cigares, arborent des tatouages immondes et dégomment avant d’entamer les discussions.
Si le début laissez envisager une série B ultra efficace, l’ensemble vire rapidement vers le thriller à suspense où les membres de l’équipe sont éliminés un par un, brisant par-là nos rêves de voir des batailles endiablées, avant de révéler un twist final bien pauvre qui nous laisse sur notre fin.

sabotage-photo-528e471d494e4 Bilan  : David Ayer, sur une pente fortement ascendante depuis ses débuts se loupe avec Sabotage. Reste a sauver le coté divertissant, se laissant voir et la prestation convaincante de Arnold Schwarzenegger. Une déception…

Note : 2/5 


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Je me présente, Alexandre, 20 ans, Normand pur souche, Électricien et avant tout cinéphile, cinévore, bref, un amoureux du septième art. Passionné depuis ma plus tendre enfance a travers l’univers Disney, ma passion n’a fait que s’accroître. Très curieux, de Meliès a nos jours, ma culture cinématographique se peaufine d’années en années. Je ne passe pas une seule journée sans voir un film. Je suis ouvert a tout les genres, a tout horizon. Je voue un culte a mon idole Al Pacino. Mon film préféré est Heat, ma trilogie est Le Parrain, et ma saga Harry Potter qui est toute mon enfance. Sur Le coin des Critiques ciné je vous apporterais mes news, mes critiques et avis personnels et j’espère pouvoir en débattre avec ceux qui me liront. Longue vie au cinéma !

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