Festival Anima 8 : Je veux manger ton pancréas de Shinichirou Ushijima

Huitième film vu lors du Festival Anima en 2019, “Je veux manger ton pancréas” est un film d’animation japonais réalisé par Shinichirou Ushijima. Il fait partie de la sélection officielle des longs-métrages en compétition avec Buñuel dans le Labyrinthe des Tortues, Chris The Swiss, Funan, Ruben Brandt, Penguin Higwhay, The Tower (Wardi) et Virus Tropical.

Il raconte l’histoire de Sakura, atteinte d’une maladie incurable et condamnée, qui rencontre un jeune garçon. Ensemble, ils tenteront de s’améliorer l’un l’autre tout en réalisant les derniers souhaits de Sakura. Il s’agit de l’adaptation d’un roman, écrit par Yoru Suminoen 2014. Un film live est également sorti en 2017.

Origine : Japon
Réalisateur : Shinichirou Ushijima
Titre Original : kimi no suizou wo tabeitai
Aussi appelé : I want to eat your pancreas, Un printemps pour Sakura
Genre : Drame
Durée : 1h48
Sortie française : 21 août 2019

Le titre, original et inattendu, aurait pu faire penser à un genre de film totalement distinct. L’on suit ici l’évolution d’une relation, amicale, entre deux adolescents plutôt « perdus » ; l’une en raison de sa mort imminente, l’autre par sa difficulté d’intégration et de compréhension des autres. Tout semble les opposer ; Sakura est joyeuse, extravertie amusante, alors que son ami semble introverti et blasé. L’une n’a aucun problème à se faire facilement des amis et à être appréciée, tandis que l’autre s’isole au fond de la classe et ne souhaite ni attirer l’attention ni accorder de l’importance à ses camarades.

Pourtant, c’est lui que Sakura choisit pour se confier. Parmi les élèves de sa classe, il sera le seul à être au courant de sa maladie. Ainsi, le nombre de personnages principaux est extrêmement réduit. Sans doute pour cette raison, le film n’évite malheureusement pas quelques clichés lorsqu’il décrit (sommairement) quelques autres lycéens (le bon élève beau gosse, l’amie ultra protectrice, etc.).

Malgré son sujet difficile, Je veux manger ton pancréas reste relativement léger et n’est pas dépourvu d’humour. L’on suit avec un sourire les aventures et échanges de deux personnages principaux que l’on apprend à apprécier en même temps qu’eux-mêmes, malgré (ou plutôt « grâce à ») leurs différences. Sakura semble avoir pour volonté d’aider son ami, plutôt que de se faire épauler. Les rôles que l’on aurait pu croire « spontanés » sont donc, d’une certaine manière, inversés. L’on voit au fil du temps (qu’il reste) l’évolution de leur relation, et leur évolution respective. Bien que les cerisiers du Japon fleurissent, tout n’est évidemment pas rose, et une trousse remplie de médicaments de toutes sortes ou une hospitalisation inattendue rappellent l’inévitable issue. La fin reste malgré tout quelque peu étonnante.

En ce qui concerne les dessins eux-mêmes, si nous pouvons saluer la beauté des paysages, villes et décors, l’animation en elle-même convainc moins. En effet, celle-ci manque par moment de fluidité et contraste avec d’autres réalisations d’animations japonaises récentes.

En prenant comme point de départ un évènement tragique, le film parvient à dresser un portrait touchant de l’adolescence, des dernières années d’école, de leurs découvertes et des nouvelles amitiés qui naissent, en mettant en scène deux personnages principaux attachants.

La sortie française est prévue pour le 21 août 2019.

 

Tous les Films vus à Anima en 2019 (liste en évolution jusqu’au 11 mars)

Virus Tropical
Okko et les fantômes
Mirai, ma petite soeur
Buñuel dans le labyrinthe des tortues
Chris the Swiss
Ruben Brandt, Collector
Tito et les Oiseaux
Je veux manger ton pancréas
Another day of life
Penguin Highway
Le Château de Cagliostro
The Tower
Funan
Palmarès

Anne-Laure
Passionnée de culture en général et notamment de cinéma. J’apprécie autant découvrir et parler de grands classiques, de films « à succès » ou de petites pépites (presque) inconnues, de toute époque et de tout genre, avec sans doute un amour plus particulier pour le cinéma d’animation. Les découvertes, leur transmission et leur partage m'intéressent plus que tout et j'aime me dire que je peux y contribuer.

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