Festival Anima 2 : Okko et les Fantômes de Kitaro Kosaka

Tout au long de cette semaine (ou plus exactement sur une dizaine de jours), nous avons la chance et le plaisir de vous partager nos critiques de films que nous avons vus au festival du film d’animation de Bruxelles, le festival Anima. Le deuxième film vu dans ce cadre est Okko et les Fantômes de Kitaro Kosaka. 

Réalisateur : Kitaro Kosaka

Titre Original : Waka okami wa shōgakusei!

Pays d’origine : Japon

Genre : Drame

Durée : 1h35

Date de sortie française : 12 septembre 2018

Deuxième séance à laquelle nous avons assisté lors du festival Anima 2019, Okko et les Fantômes (Okko’s Inn dans sa version anglaise) est un très joli film d’animation japonaise, réalisé par Kitaro Kosaka. Ce dernier a travaillé sur plusieurs projets du Studio Ghibli en tant qu’animateur. Il a notamment été directeur de l’animation sur Si tu tends l’oreille de Yoshifumi Kondo en 1995 et sur Le Vent se Lève de Hayao Miyazaki en 2013. Okko et les Fantômes est son premier long-métrage en tant que réalisateur.

Il raconte l’histoire d’une petite fille, surnommée Okko, qui, à la suite du décès de ses parents dans un accident de voiture, a dû partir vivre à la campagne chez sa grand-mère qui tient une auberge traditionnelle. Là, elle apprendra peu à peu à devenir « apprentie aubergiste » et rencontrera quelques fantômes. On pense évidemment à Lettre à Momo de Hiroyuki Okiura qui abordait le même genre de thème, mais Okko et les Fantômes détient néanmoins ses propres particularités.

Sous ses aspects que l’on pourrait qualifier au premier coup d’œil de « mignons » ou « d’enfantins », l’on comprend, ne serait-ce qu’à la lecture du résumé, que le film n’est pas aussi joyeux qu’il semble l’être. Il offre davantage de contraste que ce à quoi l’on aurait pu s’attendre. Il reste néanmoins très doux dans son approche du deuil et délivre un message empli de bienveillance. En effet, il est également question d’acceptation et de compréhension ; de soi-même, mais aussi « de l’autre », aussi différent de nous soit-il. De ce fait, si les personnages semblent être « clichés » ou « caricaturaux » de prime abord, leur évolution respective démontre que chacun détient plusieurs facettes et que l’on ne  devrait ni se fier aux apparences ni à « la première impression qu’une personne donne », comme le répète la grand-mère d’Okko.

Non sans humour, le film parvient à être émouvant, sans jamais être tire-larmes, mais aussi à traiter des événements ou des émotions compliquées (le deuil, la perte d’êtres chers, la nécessité de continuer) de manière adaptée pour les plus jeunes. La magie est elle aussi présente et apporte des touches « fantastiques » bienvenues, comme une échappatoire à la réalité. L’on ne sait pas exactement ce qui est vrai ou ne l’est pas, ce qui est imaginé ou pas, certains éléments créant le doute.

Il livre aussi, comme on peut le voir assez souvent dans l’animation japonaise, une belle image d’un Japon « traditionnel », avec notamment ses sources chaudes, sa mythologie et son folklore ou encore sa cuisine…

Certains aspects auraient pu être un peu plus approfondis, mais Okko et les Fantômes reste néanmoins un film très doux et extrêmement bienveillant, qui pourra plaire aux plus jeunes et aux plus grands.

Détenant une histoire qui ne peut que créer des sentiments positifs, Okko et les Fantômes est le genre de film qui fait réellement du bien dans le monde actuel et l’on sort de la salle avec le sourire aux lèvres. L’on espère voir prochainement d’autres créations de Kitaro Kosaka en tant que réalisateur.

La bande-annonce

 

Tous les Films vus à Anima en 2019 (liste en évolution jusqu’au 11 mars)

Virus Tropical
Okko et les fantômes
Miraï, ma petite soeur
Buñuel dans le labyrinthe des tortues
Chris the Swiss
Ruben Brandt, Collector
Tito et les oiseaux
Je veux manger ton pancréas
Another day of life
Penguin Highway
Le Château de Cagliostro
The Tower
Funan
Palmarès

Anne-Laure
Passionnée de culture en général et notamment de cinéma. J’apprécie autant découvrir et parler de grands classiques, de films « à succès » ou de petites pépites (presque) inconnues, de toute époque et de tout genre, avec sans doute un amour plus particulier pour le cinéma d’animation. Les découvertes, leur transmission et leur partage m'intéressent plus que tout et j'aime me dire que je peux y contribuer.

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