Jurassic World : Fallen kingdom (Critique de la rédaction)

Jurassic World : Fallen kingdom de Juan Antonio Bayona

Fiche Technique :

Réalisateur : Juan Antonio Bayona

Casting :  Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Jeff Goldblulm, B.D Wong, Toby Jones, Ted Levine, Rafe Spall et Justice Smith

Budget : NC

Date de sortie cinéma : 6 juin 2018

Genre : Science-Fiction, Aventure, Action

Nationalité : Américain

Durée : 2h10 min

Synopsis : Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l’île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction. Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l’île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.

 

L’Avis D’Orel

Quel évènement attendu ce nouveau Jurassic World, on reprend presque tous les mêmes et on recommence avec une nouvelle histoire et aussi un nouveau réalisateur tant qu’on y est. Du coup c’est Juan Antonio Bayona (A. Monster Calls) qui s’y colle et c’est une bonne idée de l’avoir mis à la réalisation de cette franchise. C’est sûr, que c’est une sacrée responsabilité mais bon au vu de la très bonne filmographie du bonhomme ça ne pas être si mauvais. Le réalisateur succède à Colin Trevorrow, réalisateur du premier. Trois années ont passé après la destruction du parc, mais les dinos d’Isla Nublar sont en danger à cause d’un volcan qui menace de détruire l’île et ainsi mettre fin aux dinosaures. Voilà le point de départ, de ce nouveau film de la franchise. Pas très original, mais le film a le mérite de faire mieux que celui de Colin Trevorrow.

Trois années ont passé, Claire et Owen ménent une nouvelle vie, lui se construit une vie ou il se fabrique une maison et elle cherche à protéger les dinos sur Isla Nublar. Une décision doit être prise, les dinosaures doivent-ils êtres sauvés du volcan qui les menace. Pour Ian Malcolm, ces derniers ont fait leurs temps et comme de base il n’aurait pas dû revenir à la vie il devrait mourir. Claire n’est pas d’accord, elle est contactée alors par Benjamin Lockwood un vieil homme riche possédant un manoir. Il a engagé un jeune associer du nom d’Éli Mills. Cet homme propose à Claire de sauver les dinosaures de l’île, mais une fois là-bas elle se rend compte qu’ils ne servent que de guide pour aussi capturer Blue. En effet depuis le manoir, Mills donne les directives pour ramener les créatures au manoir équipé de cage il organise une grande vente aux enchères. Benjamin Lockwood, n’est pas au courant des intentions de son jeune associé il est mis au courant par sa petite fille qui a entendu une conversation. Revenu sur la terre ferme, Claire, Owen et les autres qui les accompagne tente de pénétrer dans le manoir mais sont interceptées. On apprend que Mills et Harry Wu on conçut un dinosaure un prototype l’Indo-Raptor, qui au final sera mis en vente pour se faire encore plus d’argent. Ce dino conçu par la science, est encore plus dangereux que tous ceux connus c’est un mélange de raptor et T-Rex. Et bien entendu, l’indo-raptor sera libéré et va semer la pagaille. Avec la mise en scène, de Juan Antonio Bayona on ne s’ennuie pas une seconde, les plans sont admirables que ce soit les scènes de T-Rex toujours aussi iconique mais mis plus en valeur grâce à Bayona. Les thématiques abordés sont les mêmes que les précédents épisodes, peut-être mais abordés d’une manière différente ce qui rend le film intéressant. Le film possède une mise en scène, qui ne néglige pas le spectacle le but étant aussi d’en mettre plein les yeux aux spectateurs.

C’est dans son scénario que le film tient les plus grands défauts, avec Colin Trevorrow et Derek Connoly mieux que le volet précédent mais encore beaucoup d’erreurs réside. Le film est sauvé, par la mise en scène de Bayona. Rien de bien fou, avec des personnages moins bien écrit que le premier, qui ne sont là que pour faire du remplissage mais pas désagréable pour autant. Le personnage de Maisie, la jeune fille ne sert aussi pas grand-chose aura-t-elle un rôle joué plus tard? Quand on sait le secret de son personnage, on perd tout l’intérêt qu’on avait pour surtout que ça reste ridicule. De nombreux détails scénaristiques restent gênants, cependant le divertissement reste présent et Bayona offre des plans marquants comme une scène particulière avec l’Indo-Raptor. Au casting on retrouve Chris Pratt qui reprend le rôle d’Owen, Bryce Dallas Howard reprenant le rôle de Claire, qui ont dû reprendre une nouvelle vie après la destruction du parc. Du côté des nouveaux personnages, Rafe Spall jouant Mills un odieux personnage puis découverte d’Isabella Sermon jouant Maisie. La fin du film laisse entrevoir la suite, des évènements ou la trilogie risquent de prendre un certain tournant. Pas sans défaut, ce nouveau volet brille par sa mise en scène et des scènes iconiques que Juan Antonio Bayona maîtrise, reste de grosses lacunes cependant, mais le divertissement et plus qu’honnête.

 »Life finds a way »

Après le succès planétaire de  »Jurassic World », qui avait rapporté plus d’1.5 milliards de dollars (actuellement 5ème plus gros succès de l’histoire au box-office), sa suite intitulée  »Fallen Kingdom » débarque dans nos salles. Le précédent film, était réalisé par Colin Trevorrow, mais cette fois, c’est l’espagnol Juan Antonio Bayona qui lui succède. On le connaît notamment pour l’Orphelinat (gros succès en Espagne), The Impossible avec Naomi Harris, Ewan McGregor et Tom Holland et l’année dernière pour Quelques Minutes Après Minuit (que j’ai personnellement adoré). Le scénario est de nouveau écrit par Colin Trevorrow et son collaborateur Derek Connolly.

Le film se déroule, trois années après les évènements du précédent film. Les dinosaures sont en liberté sur Isla Nublar, mais le volcan de l’île menace d’entrer en irruption. C’est alors qu’une sorte de congrès aux Etats-Unis (je sais plus exactement qu’elle organisation désolé ^^), se réunit pour savoir s’il faut sauver les dinosaures ou les laisser mourir. C’est alors que Claire et Owen sont réquisitionnés pour commander une mission de sauvetage.

N’ayant pas du tout aimé le précédent long-métrage (tout en lui trouvant quelques qualités, notamment la première demi-heure), je dois avouer que j’attendais fébrilement cette suite. Mais en fin d’année 2016, c’est Juan Antonio Bayona qui fut choisit pour réaliser cette sequel. Du coup, je suis passé de l’indifférence à la curiosité.

Sans être un chef d’œuvre (très très loin de là), le film est selon moi, une digne suite des deux premiers films de Tonton Spielberg. Alors oui, le film est loin d’être parfait et se coltine malheureusement quelques défauts. Le gros défaut du film, ce sont certains personnages. On pense notamment au personnage de Franklin interprété par Justice Smith, qui est le cliché du nerd à lunette balèze en informatique, le personnage du chasseur, ou encore le personnage de Zia qui est trop peu présente malheureusement. On peut aussi critiquer le scénario, qui possède pas mal de facilités scénaristiques. Heureusement, les personnages de Claire, Owen et Maisie sont vraiment attachants et bien interprétés.

Après avoir évacué les défauts, passons aux qualités. Le gros atout du film est sa mise en scène. Juan Antonio Bayona sublime le film, grâce à une réalisation très soignée et qui nous offres  »enfin » des séquences de tension (car il n’y en avait pas selon pas beaucoup dans Jurassic World). La séquence où l’Indoraptor rentre dans la chambre. Juan Antonio Bayona, nous offre un plan-séquence, tout en faisant pivoter la caméra. Cette scène, nous met du point de vue du dinosaure, ce qui rend ce plan ultra immersif. La séquence de l’éruption volcanique est elle aussi très réussie (notamment l’intervention du T-Rex^^).

Là où le film est intéressant, c’est dans les thématiques qu’il aborde. Le début du film est vraiment très intéressant (notamment la scène d’intro qui fonctionne parfaitement en terme de mise en scène et de tension). Le film nous questionne sur le fait de sauver les dinosaures ou non. Les plusieurs points de vue sont très bien retranscrits, car certes, c’est une espèce vivante, mais qui a disparu il y a des millions d’années. Donc il serait normal de laisser mourir cette espèce, comme durant leur extinction. Mais les sauver est aussi une bonne alternative car, comme il est dit plus haut, les dinosaures sont de nouveau une espèce vivante. La musique de Michael Giacchino est vraiment de très bonne facture, elle s’emboîte parfaitement avec les scènes du film.

En conclusion, Jurassic World si on passe sur son scénario comportant quelques facilités scénaristiques, des personnages dans leur ensemble vraiment pas attachants pour un sou, on y découvre une superbe mise en scène, une super ambiance et une bande-son de qualité.

 

L’Avis de Liam

Nouvel opus de la célèbre saga, « Fallen Kingdom » parviendra-t-il à être plus apprécié que son prédécesseur ?
L’embauche de Juan Antonio Bayona à la mise en scène était d’une logique certaine, l’espagnol ayant dévoilé dans sa filmographie une sensibilité propre au metteur en scène de « Ready Player One ». Mais là où Johnston et Trevorrow ont offert une réalisation tentant au mieux de s’approprier l’épisode original (avec une qualité d’artisan mais sans personnalité propre), Bayona a su garder sa patte visuelle unique tout en reprenant certaines thématiques ancrées dans son cinéma. C’est ainsi que « Fallen Kingdom » se voit souvent filmé d’un point de vue enfantin, avec ce que cela implique d’émerveillement et d’effroi une fois confronté aux dinosaures. Ce point de vue humain ancre l’intrigue dans une forme d’empathie certaine, les créatures étant rappelées à leur échelle supérieure, avec ce que cela implique comme bouleversement émotionnel lors de leurs apparitions. Ici, les dinosaures reprennent leur puissance narrative et les lectures inhérentes à leur condition de créatures génétiques et d’ancêtres à l’humanité, une iconisation passant sans cesse par la mise en scène brillante de Bayona nous faisant raccrocher à leur sort.

En effet, bien que proche de la série B à première vue, le scénario de « Fallen Kingdom » est bien moins bête qu’il n’y paraît et relève de plusieurs thématiques passionnantes à décortiquer. Il y aurait de quoi faire un long débat philosophique sur le spécisme ainsi que l’utilisation de la génétique et les implications de leurs actes sur différents niveaux. On pourrait même y lire in fine une analyse sur le cinéma hollywoodien actuel, comme tentait de le faire son prédécesseur avec plus ou moins de subtilités. Il y aurait à redire concernant l’écriture des personnages (par instants clichés, notamment un sidekick énervant et un méchant secondaire caricatural), mais cela n’enlève pas une attention permanente sur un travail d’échelle remettant les hommes face à leur infériorité physique par rapport aux dinosaures. N’hésitant pas à relever de l’apocalyptique vers le premier tiers du film pour bifurquer vers une action plus intimiste par ses alentours, Bayona se permet même de nous venger de la version 2017 de « La momie » en offrant un vrai film de monstres Universal par le biais d’une créature interrogeant à nouveau sur la nature des effets spéciaux… comme Spielberg 25 ans plus tôt. En cela, là où Trevorrow instaurait directement la nature numérique de ses dinosaures, Bayona nous annonce au détour d’une scène que les siens seront plus ancrés physiquement par la présence de nombreux fossiles.
Une nouvelle fois, le gros point fort du film est cette réalisation qui permet de toucher à différents niveaux, recréant en sa créature spéciale un boogeyman extrêmement efficace qui devrait provoquer de nombreux cauchemars chez ses jeunes spectateurs (cf la scène de la chambre). Bayona reprend presque alors des allures de conte dans sa manière de gérer ses dinosaures, tout en n’hésitant pas à citer Michael Crichton par la nature passionnante de ses questions scientifiques. Mais cela aurait été bien vain s’il n’y avait pas cette sensibilité unique se créant autour des relations entre certains des protagonistes, avec cette douceur propre au metteur en scène du bouleversant « Quelques minutes après minuit ». De quoi appuyer sa nature d’héritier de Spielberg qui a su quand même s’émanciper d’une influence trop forte pour constituer un des réalisateurs de ces dernières années.

Bien loin d’être « une merde intersidérale » ou « filmé comme un Fast and Furious » comme certaines personnes en manque de nuance ont su le crier haut et fort, « Fallen Kingdom » retrouve l’émerveillement qu’avait su provoquer Spielberg il y a 25 ans et offrir un blockbuster passionnant à plusieurs niveaux. S’il n’est pas du niveau du légendaire film original (suite à quelques scories et la nature historique de celui-ci), il reste néanmoins la meilleure des suites et un véritable moment de cinéma grand public qui mériterait que l’on regarde avec des yeux d’enfant mais également de spécialiste, à fouiller derrière la poussière pour s’extasier derrière les nombreux trésors dont il regorge. C’est un véritable grand film qui devrait survivre aux visionnages dans 25 ans grâce à son émerveillement visuel et à ses thématiques captivantes. Bref, ce que tout blockbuster devrait être…

Malgré de grosses de ficelles scénaristiques assez grossière et de passages très « WHAT THE F*CK » (pas pire que dans le premier JW, cela dit et son final ridicule, mais il reste des séquelles.) Mais globalement, Juan Antonio Bayona a réussi à tiré son épingle du jeu et à nous livré un épisode très risqué et surprenant ! Moins centré sur le grand spectacle, plus intimiste, sombre et touchant, Bayona a peut-être pas eu carte-blanche mais il semble avoir eu suffisamment de champ libre pour pouvoir imprimer sa patte personnelle à cette suite, mettant ainsi de côté l’émerveillement.

Contrairement au premier JW, qui était un remake déguisé du premier Jurassic Park Fallen Kingdom lui est plutôt le miroir inverse du mal aimé « Jurassic Park : The Lost World » (hors la promo nous laisser carrément présager un nouveau remake déguisé, ils nous a bien eu le Mexicain), limitant au maximum le fan-service outrancier et apportant un vrai renouveau à la saga… Par contre, à l’instar des Derniers Jedi pour Star Wars, Fallen Kingdom risque fortement de diviser les fans de la franchise ! Des plans séquence incroyablement maîtrisé, des passages stressant et visuellement sublime, Bayona réalise probablement la meilleure suite de Jurassic Park (ça s’est fait) !

Ici, à l’instar des personnage d’Owen et de Claire interprétée par Chris Pratt et Bryce Dallas Howard, le personnage qui intéresse le plus Bayona dans cette histoire, c’est Blue, la Velociraptor, qui s’avère être bien plus qu’une fonction, mais bien le pivot de cette Trilogie. Pour ce qui est du nouveau « Dino-Hybride« , l’Indo-Raptors Bah, il est génial ! À l’inverse d’un Indominus Rex complètement pété et jamais effrayant dans le précédent opus, l’Indo-Raptors lui est plus « simple » physiquement, plus organique (l’animatronique lui rend justice), imprévisible et redoutable. Bayona en fait sa créature, son croquemitaine et rend un magnifique hommage aux Universal Monsters tel que La Momie, Dracula ou encore le Loups-Garou ! Il se dégage également du film une certaine innocence due à la présence de la petite fille notamment qui a un rôle clé dans l’histoire et c’est tout à fait logique vu que le côté candide de Bayona est un point essentiel de sa filmographie. Donc, Jurassic World : Fallen Kingdom n’est pas sans défaut (un comic relief très lourd également), mais le talent et la maîtrise de Juan Antonio Bayona réussissent à nous happer jusqu’au bouquet final !

 

valentin pejoux
Bonjour je me présente, je m'appelle Valentin, je suis co-rédacteur en chef sur ce site. Je suis un fan de cinéma de SF et de films de super héros. Ces deux genres ont bercé mon enfance. Avec des longs-métrages tels que les Spiderman de Sam Raimi, les X-Men de Bryan Singer, les Matrix des Wachowski et les Retour vers le futur de Zemeciks. Avant, je ne prenais le cinéma que pour me divertir, mais depuis quelques années, je me rend compte qu'il peut nous divertir autant qu'il peut nous faire réfléchir. C'est pour cela, peu importe le type de film que je regarde, j'essaye de voir si le rélisateur veut nous dire quelque chose à nous spectateur.

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