Réalisateur : Eli Roth
Origine : États Unis
Genre : Horreur, Comédie
Date de sortie : 29 Novembre 2023
Durée : 106 minutes
Distribution : Patrick Dempsey, Ty Olsson, Gina Gershon, Karen Cliche, Gabriel Davenport

Eli Roth… Réalisateur sympathique et pionnier du retour du gore au cinéma, mis très en avant par Quentin Tarantino, il était le renouveau du cinéma d’horreur dans les années 2000, mais il faut bien avouer que le bonhomme s’est un peu égaré après le succès d’Hostel. En seize ans, il n’a réalisé que cinq films, deux sympatoches (Green Inferno et dans un tout autre registre La prophétie de l’horloge), deux extrêmement naze (Knock Knock que même Keanu Reeves n’arrive pas à sauver, et Death Wish un remake tout pourri d’Un justicier dans la ville) et, donc, ce Thanksgiving : la semaine de l’horreur.


Alors, est ce que sa dernière itération vaut le coup ou bien Eli Roth continue sa longue et lente dégringolade vers la qualité DTV ?

Eh ben, je vais vous le dire !

De base, l’idée de Thanksgiving provient du projet Grindhouse. Quentin Tarantino et Robert Rodriguez lancent en 2007, le programme Grindhouse. Un hommage aux films de Drive In qu’ils affectionnaient particulièrement dans leur jeunesse. Le principe est simple : chacun des deux réalisateurs doivent réaliser un film de genre, dans le style double programme, et pour accentuer l’idée, demandent à d’autres réalisateurs de créer des bandes annonces pour insérer entre les deux films. Parmis ces fausses bandes annonces, on trouve celle d’Eli Roth, la bande annonce d’un slasher du nom de Thanksgiving. Le programme Grindhouse s’étant méchamment cassé la gueule, les deux films seront exploités en France indépendamment l’un de l’autre, (Boulevard de la mort et Planète Terreur) ruinant la vision d’auteur et faisant sauter au passage les différentes bande annonces, visible uniquement sur internet ou sur le blu-ray.

Si vous ne les avez pas vu, je vous les conseille vivement, il y en a une d’Edgar Wright (Don’t), de Rob Zombie (Werewolf women of the SS), Robert Rodriguez nous propose Machete (qui deviendra un long métrage) et bien sûr Thanksgiving.

 

Mais du coup, en l’état de quoi que ça parle ce fameux Thanksgiving ?

 

Dans la ville de Plymouth, un an après un drame lors d’un Black Friday, un tueur commence un massacre, en s’inspirant de la fête de Thanksgiving, la ville étant le berceau de la dite fête. Au fur et à mesure des meurtres, qui semblent arbitraires, les survivants vont s’apercevoir que le tueur a un plan ! Tintintin (musique de suspens).

Bon, vous avez vu la note et lu ce cours résumé, donc vous vous doutez bien que le film n’est pas un chef d’œuvre et n’est pas non plus brillant d’originalité.

Cependant ! Par bien des égards ce film m’a fait penser à Terrifier 2 : fun, gore et généreux. Mais incroyablement con aussi.

En fait , ce film est attachant et offre exactement ce qu’on est venu y chercher. Les meurtres sont bien gore, le film ne perd pas de temps, mais le soucis, c’est qu’on a l’impression d’avoir déjà vu ça ailleurs, et en mieux. Je ne vais pas faire de spoiler, parce qu’il n’y a pas vraiment grand-chose à spoiler, le scénario étant vraiment creux, mais pour être honnête le film ne se prend pas trop au sérieux, non plus, et on sourit quand même assez souvent devant les situations, en connivence avec le film.

Si vous voulez un film con comme la lune, maïs généreux, fun et gore, je ne saurais trop vous le conseiller. Si vous voulez voir un film d’horreur original, et bien écrit, passez votre chemin.

Si ce film n’est pas la totale résurrection d’Eli Roth, il est quand même rassurant sur l’avenir.

 

 


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