Réalisé par Norman Panama 

Sorti en 1959

Casting : Richard Widmark, Lee J. Cobb, Tina Louise, Earl Holliman

Genre : Action, policier

 

 

L’avis de Nicolas :

Un avocat retourne voir sa famille dans une petite ville dont il a été banni par son père qui est chérif. Les retrouvailles sont tumultueuses, c’est alors qu’un client de l’avocat, un chef de la mafia, tente d’échapper à la police et va se réfugier dans la ville.

Thriller réalisé par Norman Panama et sorti en 1959, Dans la Souricière est un film prenant qui s’ouvre sur une intrigue assez simple pour s’enchaîner vers un film de fuite et de prise d’otage prenant.

La deuxième partie se passe entièrement dans le désert ce qui permet d’exposer toute la difficulté qui se dégage de ce lieu si rude. Dans la Souricière s’oriente donc vers le western pour appuyer la rugosité du lieu filmé et de ce qui se déroule à l’écran.

 

L’aspect le plus regrettable pour un film de ce type est l’académisme qui se dégage de la mise en scène qui ne permet pas d’être autant passionné par ce qui se passe à l’écran. Cependant le film demeure assez correct dans son exécution et s’avère être une belle curiosité.

Le film est sorti chez Rimini le 20 janvier 2021 dans un combo Blu-ray/Dvd de bonne facture. Le master est assez correcte et permet de redécouvrir ou découvrir le film dans de bonnes conditions. Le film est accompagné d’une interview de Laurent Aknin, historien et critique de cinéma.

Dans la Souricière est donc un film fort sympathique qui, malgré ses aspects assez limités et académiques, est un thriller bien mené qui permet de profiter d’un bon casting puisqu’on peut y voir Richard Widmark et Lee J. Cobb.

 

 

L’avis de Liam :

 

Rimini nous propose un polar rappelant fortement le western.

Ralph, un avocat, retourne voir sa famille habitant une petite ville du désert. Son père en est le shérif tandis que son autre fils l’assiste. Ce dernier, alcoolique, a épousé l’ancienne petite amie de son frère. Ces retrouvailles se passent à merveille jusqu’à l’arrivée en ville d’une bande importante de gangsters.

 

Le western et le polar ont ce point commun qu’ils dépeignent souvent des figures de masculinité impactées par une violence, une brutalité qu’ils font ressortir par leurs actes. Voir que le premier genre se contrebalance avec le second dans ce film n’est donc qu’une pure logique, au vu de la façon dont le métrage aborde une certaine fureur américaine avec un classicisme rappelant de nombreuses œuvres de cow boys. Ce n’est pas une critique, bien au contraire, tant cela confère un certain cachet à l’œuvre de Norman Panama.

« Dans la souricière » fait preuve d’une tension constante, sa courte durée resserrant encore plus les protagonistes face à la virulence de l’intrigue. Le casting parvient également à s’imposer de façon remarquable, en particulier Richard Windmark et Lee J. Cobb. Ils dégagent chacun un charisme ambivalent qui renforce leur lutte de fond. Il en ressort alors une certaine modernité malgré les années, bien aidée ici par la qualité de l’édition fournie par Rimini. Côté supplément, on a droit à une interview de l’historien du cinéma Laurent Aknin.

 

Polar rondement mené et jouant de ses inspirations visuelles pour mieux souligner une forme de violence américaine destructrice tout en s’amusant des codes du western, « Dans la souricière » frappe fort et constitue une bien belle découverte, toute en tension jusqu’à sa conclusion. En espérant que cela permette à « The trap » (dans son titre original) de connaître une nouvelle jeunesse.


Laisser un commentaire