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Jeremie ziza

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Jérémie Ziza (Rédacteur le coin des critiques ciné) Salut à tous, moi c’est Jérémie. Ayant terminé récemment mes études de littérature, je suis actuellement en recherche d’emploi. Je vais innover moi aussi : je suis passionné par le cinéma. Et cette passion, je l’a doit aussi à mon père qui m’a fait découvrir beaucoup de petits bijoux à l’âge d’à peine 7 ans. J’ai commencé par les films avec Arnold Schwarzenegger , Jackie Chan, Sylvester Stallone et puis ca c’est étendu en allant en direction des films du genre fantastique et de science fiction. Tout y est passé : E.T, Jurassic Park, Indiana Jones et aussi mais surtout Star Wars. Les années ont passées, j’ai étendu mon registre en regardant des films de tout genre « films indépendant, comédie, horreur, romance, thriller, biopic, animation » . Tout y est passé. On peut dire que j’ai des gouts diverses et variés, du moment que ca m’émeut. Quand je suis face à un film où les personnages sont attachants, où l’histoire est bien travaillée et aussi mais surtout que la musique me fait vibrer, le film a déjà gagné mon cœur. Du Coté des réalisateurs que j’aime le plus, je citerais déjà trois réalisateurs qui ont enchantés mon enfance : Steven Spielberg, James Cameron et George Lucas. Coté Français, Luc Besson a lui aussi réussi à me faire ressentir des tonnes d’émotions, que ce soit avec « Léon ou bien Le cinquième élément » . Du coté des mes acteurs préférés, j’en ai beaucoup mais celui qui est plus ou moins la pièce maitresse de ma pyramide des acteurs que j’affectionne, c’est Arnold Schwarzenegger. J’ai grandi avec ses films, je continue encore à les regarder même si en toute objectivité et en ayant l’œil critique, certains ne volent pas haut du coté scénario. Pour les autres, je suis un très grand fan de Sylvester Stallone, Jackie Chan, Tom Cruise, Jean Reno, Mel Gibson, Harrison Ford, Johnny Depp, Jim Carrey, Ben Stiller, Robert Downey Jr et bien d’autres. Du coté actrice, j’ai un très grand penchant pour Sandra Bullock, Charlize Theron, Nathalie Portman, Shailene Woodley, Keira Knightley, Ellen Page. Pour terminer j’ai aussi des films que j’appelle « mes films de chevets et dont je ne pourrai jamais me séparer » : Terminator 2, Les Indiana Jones, Les Star Wars, la trilogie de Retour vers le futur, Gremlins, Edward aux mains d’argent, Forrest Gump, Dark Knight « j’ai oublié de vous dire, j’adore les films de super héros », The Crow, Hook, la saga des Rocky. Je préfère m’arrêter là, on y passerait la journée. En attendant de peut être un jour devenir critique de films, je me joins à l’équipe de Le Coin des Critiques Ciné et en vous donnant une analyse des films que j’ai pu voir, mais aussi mon témoignage, mon ressentit et en parsemant tout cela de photos. Salut à tous et n’oubliez pas d’aller au ciné !

Le petit dinosaure et la vallée des merveilles, de Don Bluth

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petit dino afficheL’histoire du film

Bien avant l’homme, bien avant le singe, bien avant le mamouth, vivait le temps des dinosaures. Il y avait deux sortes de dinosaures : ceux ayant les dents plates et mangeaient les feuilles des arbres et ceux qui avaient des dents tranchantes et mangeaient de la viande. Les seconds, dévoraient les premiers. Or, un jour, les feuilles vinrent à mourir, ces animaux qui semblaient êtres les maitres de la Terre étaient en réalité les esclaves des feuilles. Accablés par la faim, des troupeaux de dinosaures se ruaient vers l’ouest à la recherche de la grande vallée, une terre abondante de verdure. C’était une longue marche semée de danger où les dents tranchantes suivaient les troupeaux à l’affût des animaux isolés. Les manges feuilles ne s’arrêtaient que pour couver leurs petits. A cette époque, naitre, était déjà un exploit. L’un des troupeaux n’avait qu’un seul bébé sur qui reposaient tous les espoirs. Ses parents lui donnèrent le nom de Petit pied. Des années plus tard, Petit pied a grandit et continue sur route avec sa famille vers la grande vallée. Mais, un évènement terrible arriva. Un terrible tremblement de terre fit séparer les familles et Petit pied fut séparer de sa famille. Le petit dinosaure devra retrouver sa famille et se lancer sur le chemin de la grande vallée. Accompagné par Cera, un tricératops, Pétrie, un ptéranodon, Beckie, une saurolophus et Pointu, un stégosaure, le petit groupe se lance à la recherche de la grande vallée et de leur famille. Seulement, un terrible danger les guettes. Dent tranchantes, un terrible tyrannosaure est à leur recherche.

Infos sur le film

Réalisé par Don Bluth et Produit par Steven Spielberg et George Lucas
Avec les voix de Nipul Ahangama-Walake, Roger Carel, Sauvane Delanoe, Aurélia Dausse
Genre : Animation, Aventure, Famille
Nationalité : Américain
Durée du film : 1h08 environ

Le Bambi de la préhistoire

vlcsnap-2015-11-13-11h32m49s298Le petit dinosaure et la vallée des merveilles est un film important. Tout d’abord pour sa narration, son animation, mais aussi parce qu’il aura totalisé pas moins de 13 films dont un quatorzième prévu cette année. Des suites moins bonnes que le tout premier film qui se veut bouleversant. Un film d’animation très rare que l’on pourrait très bien mettre aux cotés de deux autres films brillants : Brisby et le secret de Nim ou un autre film d’une très grande beauté : Fievel au Far West.

vlcsnap-2015-11-13-10h41m50s433Le gros problème et la déception de taille pour Le petit dinosaure et la vallée des merveilles c’est du coté de son doublage. Le doublage de 1994 était d’une excellente qualité avec un timbre de voix pour tous les personnages qui collait parfaitement à l’âme même de notre film. Malheureusement, en 2002, un second doublage de l’époque a été réalisé du à la ressortie du film dans les salles (ce qu’il faut savoir c’est que le film était sortie en 94 directement en vhs). Changement de dialogues, changement de doubleurs, toute la force qui se dégageait dans le doublage de 88 avait disparue laissant un film bien fade. Le doublage de 94 est donc introuvable chez les disquaires et même sur les sites. Seule solution, la VHS ou bien (comme j’ai pu le faire), avoir le matériel nécessaire pour convertir une vhs en fichier vous permettant de le lire sur ordinateur.

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Pour moi, ce film fait parti de mon enfance et, d’ailleurs, c’est le tout premier film animé que j’ai pu voir. A chaque vision, la nostalgie se fait ressentir, tout comme cette émotion très forte qui ne laisse personne indifférent. Voici les raisons qui font que ce film, est un film à découvrir ou redécouvrir impérativement. Vous découvrirez par ailleurs la raison pour laquelle on le surnomme le Bambi de la préhistoire.

Bouleversant et intense

vlcsnap-2015-11-13-11h40m28s480Notre film commence sur un très joli monologue s’adressant directement aux enfants et établissant du coup une connexion avec le spectateur. Une voix de vieille personne, voix roque, une excellente élocution, beaucoup de sagesse s’y dégage et nous permet d’être complètement concentré sur ce qui est dit, le tout accompagné par une musique somptueuse. Celui-ci nous conte une histoire. Avant cela, il situe notre intrigue et fait une présentation de nos futurs protagonistes venant de naitre. Très vite on remarque que le réalisateur c’est parfaitement renseigné sur le sujet. Si bien renseigné qu’il aura donné envie à beaucoup de petits enfants de faire de la paléontologie leur métier. Pendant le monologue, défilent devant nous des images sublimes nous faisant découvrir les dinosaures peuplant notre Terre. Comment vivaient-ils, que mangeaient-ils, vous saurez absolument tout. Afin de ne pas trop compliquer les enfants des noms assez complexes des dinosaures, le réalisateur a eu l’idée de donner des surnoms à chaques races. Ainsi, Petit pied, un apatosaure, devient un « long cou », Cera, un tricératops devient un « 3 cornes », Pétrie, le ptéranodon devient un « volant », Beckie, un saurolophus devient une « grande bouche » et Pointu, le stégosaure, devient « une queue à pointe ». Des surnoms qui leurs va comme un gant, surtout pour Beckie, la piplette de la bande.

Qui l’aime le suive !

vlcsnap-2015-11-13-11h38m02s843Dans son périple, Petit pied ne sera pas seul et sera très vite accompagné par sa petite bande. Petrie un drôle de petit ptéranodon, frustré, obsédé par l’idée de réussir à voler. Vous reconnaitrez la voix du meilleur doubleur français, le grand Roger Carel « Astérix, Alf, C3PO », qui s’occupait aussi de la voix de Porcinet dans l’univers de Winnie l’ourson. Cera, une triceratops orgueilleuse, Beckie, une saurolophus surexcitée et passionnée, et Pointu, un stégosaure vorace ne pensant qu’à manger. Le fait d’avoir de la compagnie permettra à Petit pied de le motiver afin de se lancer en quête de la grande vallée. En chemin, en plus des dangers qui menacent le petit groupe soudé mais fragile, des tensions seront à prévoir. Notamment entre le chef de groupe, Petit pied et Cera, qui ne voit pas d’un très bon œil le fait de faire équipe avec une autre race de dinosaure que la sienne. La différence, le courage, l’amitié, l’amour maternel seront les thèmes de notre film. Thèmes parfaitement exploités et permettant du coup au film d’apprendre les valeurs de la vie humaine aux enfants. A travers notre film, le réalisateur nous montrera que histoire et imaginaire, peuvent coïncider. Le film se veut du coup ludique pour l’enfant et même pour l’adulte. La curiosité, l’imagination et la connaissance de l’univers de l’histoire et de la science, permettent du coup un développement intellectuel surtout chez l’enfant, déjà admiratif dès le plus jeune âge des créatures fantastiques. L’enfance est de plus une période où l’on aime se faire peur. Le grand méchant de notre film, dents tranchantes provoquera du coup de grosses frayeurs aux bambins.

La musique : pièce maitresse du film

vlcsnap-2015-11-13-11h36m18s182Là où le film fait aussi très fort c’est du coté de cette somptueuse musique. Le roi lion vous avait déjà ému au plus haut point ? Multipliez ca par 2 pour Le petit dinosaure et la vallée des merveilles. Une musique composée par le regretté James Horner (Titanic, Willow, Alienle retour) dont on reconnaitra très vite la patte de son travail. Musique angoissante, tragique, merveilleuse et accompagnée par moment de chœurs, permettant de donner cette profondeur au film. Jamais l’émotion n’aura été aussi grande pour un film d’animation. Émotion d’une très grande ampleur qui risquera de vous faire verser beaucoup de larmes pendant cette petite heure. La joie, la tristesse, la peur, la colère, la découverte passionnante de cet univers vous submergerons. La musique a toujours été un élément important à un film. Que ce soit un film d’action, de science fiction, de comédie, de drame et d’animation, elle permet de donner une identité à son œuvre. Pour Le petit dinosaure, sa musique lui permet d’avoir donc une identité. Sans elle, le film n’aurait pas vraiment d’âme. Tout comme du coté de son doublage, de ses dialogues et de sa gestion des ombres et des couleurs. La musique omniprésente de notre film est tellement intense, tellement magnifique, tellement bouleversante, tellement somptueuse, que ce film ne peut vous laisser indifférent. Un vrai bijou pour vos oreilles.

Pour conclure

vlcsnap-2015-11-13-11h40m39s052Sortez les mouchoirs, des larmes seront versées. Le petit dinosaure et la vallée des merveilles est un très grand film d’animation qui, comme E.T, est intemporel. Des paysages d’une grande beauté, des plans sublimes, une gestion des ombres et des lumières époustouflantes, la force des dialogues, des rebondissements nombreux. Une animation qui n’a pas prit une ride même si elle a évoluée depuis. A cette époque, on ressentait plus d’émotion dans les expressions des personnages, tout comme dans ceux de Disney. Débordant de tendresse, ce film est ce que l’on peut qualifier aussi de (mignon). Mignon pour ces petites séquences adorables entre nos protagonistes qui développeront une amitié très forte les uns avec les autres, mignon pour cette séquence tellement émouvante et remplie de joie lors de la naissance de chaques petits, mignon pour les séquences de ces nombreuses familles où l’amour est immense. Des séquences qui vous ferons fondre. Même si le drame viendra bouleverser notre film, l’humour aura lui aussi un rôle à jouer. Ainsi, nous jonglerons entre la joie et la tristesse. Humour hilarant, notamment grâce à ses personnages dont Pétrie et sa manière de parler délirante, Beckie avec sa tchatche et joie de vivre, Pointu et sa véritable addiction à la nourriture et Cera, le personnage au sale caractère de notre bande. Pour Petit pied, nous aura là plus des séquences de courage, de bravoure, de tendresse et grande tristesse. Mais il y aura aussi cette menace gigantesque, tapis dans l’ombre et qui portera le nom de dents tranchantes. Comment les dinosaures en viendront à bout ? Des films d’animation voulant transmettre un message sur les valeurs humaines aussi fort aux enfants sont plutôt rares. Le petit dinosaure et la vallée des merveilles est merveilleux, ca, on peut le dire. Un voyage que vous n’êtes pas prêt d’oublier.

Superman, de Richard Donner

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superman afficheRésumé du film

La planète Krypton est sur le point d’exploser. Jor-el, un grand scientifique, décide de sauver son fils et l’envoie sur la planète Terre. L’enfant est recueillit par un couple de fermier qui l’élèvera. L’enfant développera sur cette planète des pouvoirs incroyables. En grandissant il apprendra qu’il n’est pas de cette planète et décidera de partir en quête de son identité. Devenu adulte, il devient reporter et travaille pour le Daily Planet. Vivant une vie tout ce qu’il y a de plus normal, il ne renie pas pour autant qui il est vraiment. Pour combattre le crime et les diverses dangers qu’encourent les êtres humains, il devient Superman, secourant la veuve et l’orphelin. Seulement, les pouvoirs de notre héros attisent la jalousie de Lex Luthor, un criminel.

Infos sur le film

Réalisé par Richard Donner
Avec Christopher Reeve, Margot Kidder, Gene Hackman, Marlon Brando
Genre : Science fiction, Aventure, Action, Super héros
Nationalité : Américain, Britannique
Durée du film : 2h25 environ

Comment le film commence ?

1SUPERMANVous verrez progressivement que Superman est conçut comme une sorte de pièce de théâtre en 3 actes. Krypton, Smallville, Métropolis. D’ailleurs la manière de parler des Kryptonien fait très shakespearienne.

2SUPERMANNotre film commence dans l’espace, sur la planète Krypton. Un conseil c’est réuni afin de juger trois criminels sous la responsabilité de Jor-El. Pour les punir de leurs crimes, Ursa, Non et le Général Zod sont envoyés dans une prison appelée la zone fantôme, une autre dimension, une sorte de vide spatial où les condamnés de Krypton mais aussi d’autres planètes sont envoyés et réduits à l’état de spectre qui errera durant la période de temps déterminée par les juges. Le conseil c’est aussi réuni pour une annonce importante : la planète est sur le point d’exploser. Seulement le conseil ne croit pas Jor-el qui décidera d’envoyer son fils, Kal-el avec tout le savoir de l’univers contenu dans un cristal, sur la planète Terre afin qu’il survive. Jor-el décidera de rester sur Krypton avec sa femme Lara. Il avait raison, Krypton explosera quelque temps après alors que le vaisseau contenant Kal-el se mettra en route vers la planète Terre. Vaisseau qui s’écrasera dans le Kansas et sera découvert par un fermier et sa femme qui recueilleront l’enfant qui, même si il ressemble à un être humain, n’en est pas vraiment un.

La naissance du plus grand des super héros

forteresseContrairement au reboot du personnage dans le film Man of steel, Superman a un acheminement plus lent, nous permettant de nous attarder sur la naissance de notre héros. Je vous rassure, ca sera moins lent que la série Smallville dont il aura fallut attendre 10 ans pour enfin voir notre héros revêtir sa cape, ses collants et embrasser sa destinée. Le jeune Kal-el (son nom d’origine) débarquera sur la planète Terre et sera recueillit par un fermier et sa femme qui l’élèveront comme leur propre fils. Dès le début, Jonathan et Martha Kent découvrir que ce n’est pas un enfant comme les autres. Capable de soulever une voiture avec la seule force de ses bras, les Kent verront qu’il n’est pas humain. En grandissant, le jeune homme est solitaire, traité comme un être inférieur par ses camarades qu’il cherche à impressionner. Il n’arrive pas à trouver sa place. C’est son père adoptif, Jonathan qui lui enseignera que son existence a un but déterminé. Que son destin sera grand, que ses dons l’amèneront à devenir un grand homme.

3superman

La série Smallville était d’ailleurs brillante de ce coté là. On nous montrait tout d’abord un Clark ne voulant pas de ses pouvoirs, ayant peur de ce qu’il pourrait devenir s’il ne faisait pas les bons choix. Au fil des saisons, il apprendra à accepter qui il est, apprendra à contrôler ses pouvoirs qui se développeront et dont il en découvrira de nouveaux, ne reniera plus ses racines et verra que ses vrais parents l’ont envoyés sur Terre pour protéger ses habitants et être leur dernier espoir. Le film Superman quant à lui ne s’attardera pas trop sur son adolescence même si certains évènements seront importants à nous montrer et seront déterminant dans la naissance de notre héros. C’est en découvrant une nuit un cristal placé dans le vaisseau spatial dans lequel il est arrivé sur Terre que Clark sera guidé par se dernier dans un lieu où sa véritable nature sera révélée. Dans cette forteresse de cristal, une forteresse de solitude, il fera la rencontre de son vrai père dont l’apparence spectrale s’avèrera l’âme de ses lieux et lui enseignera pendant plus de 12 ans la mission qu’il devra mener. Ainsi, des années plus tard, sa véritable identité, qui portera le nom de Superman par la journaliste Lois Lane sera née et révélée au monde entier. De la découverte de ses pouvoirs à la découverte de ses origines, se personnage s’avèrera attachant au fur et à mesure que nous avancerons dans l’histoire. L’icône culturel de l’Amérique est parfaitement représenté sous les traits de Christopher Reeve. Il est l’âme de notre film, son cœur.

Superman/ Batman : Le comparatif

10502475_10152516487963485_1573130646939355888_nSi on devait le comparer à une autre icône des super héros, Batman, on pourrait voir certaines différences. Superman représente la lumière, l’espoir, la justice, il ne cherche pas à être discret (sauf lorsqu’il est Clark Kent) et veut montrer au peuple de la Terre qu’il est là pour le protéger. Quant à Batman, il opère dans l’ombre, représente le coté obscur, mentalement plus intelligent, tout du détective, violent, cherchant à faire peur aux criminels. Un personnage ayant eu une enfance traumatisante dû à l’assassinat de ses parents sous ses yeux. Malgré son air de playboy, d’homme milliardaire, c’est à cause du drame survenu dans son enfance que cet homme décida à combattre le crime sous les traits de Batman. Superman a eu une enfance plus heureuse, a été élevé dans les traditions. Même si il a grandit sous les traits de Clark Kent, il est plus ou moins né Superman. Tout du moins, il l’apprendra lorsqu’il décidera de quitter ses parents et découvrir ses origines dans la forteresse de solitude. Mais, là où nos deux héros se ressemblent, c’est du coté de leur sens du devoir. Tous deux ont choisis de donner leurs vies à la justice et lutter contre la criminalité. Superman a hérité de ses pouvoirs à la naissance, Batman n’a pas de super pouvoirs mais se forgera physiquement et mentalement, se construira un vrai arsenal et une vraie panoplie pour combattre le crime. Dans la vie de tous les jours, Bruce Wayne est un vrai playboy, un vrai tombeur de ses dames. Quant à Clark, c’est un personnage effacé et timide. En somme, il est plutôt vu comme un bon copain, surtout envers la femme qu’il aime : Lois Lane qui elle, est amoureuse de Superman. Un vrai dilemme pour notre héros qui sera amené à faire un choix dans Superman 2. En 2016, un évènement de taille permettra enfin de voir nos deux super héros se rencontrer pour la première fois dans un même film : Batman V Superman. Un grand moment de cinéma est attendu.

Christopher Reeve : le rôle parfait

clark kent supermanChristopher Reeve dans le rôle de Clark Kent/ Superman y est majestueux. Le même personnage mais deux identités différents afin qu’on ne le reconnaisse pas et donc, un jeu totalement différent. On pourrait presque dissocier les deux personnages que l’acteur interprète. En tant que Clark Kent travaillant au Daily Planet, Reeve joue un personnage maladroit, dos vouté, cheveux gominés, grosses lunettes de vue, l’air idiot mais un grand cœur, généreux, serviable. En Clark Kent, il apporte la petite touche comique à notre film. Un personnage presque ridicule mais on l’aime. Jamais dans un film de Superman on avait eu une si belle prestation pour ce personnage. Mais, quand il est en Superman, il adopte une attitude à l’opposé total de ce qu’il est quand il se déguise en Clark Kent. Car oui, contrairement aux autres super héros, c’est Clark Kent qui est un déguisement pour notre personnage. Quand il est Superman, le caractère est fort, sa posture est droite, il a l’air confiant, brave, courageux, des pouvoirs inimaginables, le sens de la justice, il fait ce qui est juste, sait dissocier le bien du mal. Finalement, même s’il cache son identité en étant Clark Kent, on peut voir que certain traits de son caractère sont visibles dans les deux personnages : le sens de la justice, la générosité, la bonté, le sens du devoir. Un personnage dont on suit le parcours de sa naissance jusqu’à l’âge adulte. La palette d’émotions de l’acteur est tout bonnement épatante. Il est habité par son personnage. Pourtant, passer d’un personnage comique à un personnage héroïque n’était pas chose aisée. Alors oui, ce Superman est plus bon-enfant, avec son slip rouge, il parait ridicule (et pourtant ca marche quand même) que son coté bad ass dans la version de Zack Snyder mais la magie, elle, n’a pas disparue. Notre Superman est sublimé tel un vrai messie. Mais lui, ne se voit pas comme tel. Le seul et unique acteur à avoir réussi à interprété Superman, c’est bien Christopher Reeve.

Un vrai talent de la narration et mise en scène

5SUPERCe qui fait de Superman une réussite, en plus de son casting incroyable, c’est sa narration mais aussi sa mise en scène. Alors oui, les effets spéciaux ont pris un sacré coup, surtout qu’à l’époque, pas d’ordinateurs pour les retravailler, la technologie numérique n’existait pas encore. Du coup, l’usage de maquettes pour certaines scènes était obligatoire. Mais là où le film réussit, c’est du coté de l’équipe qui nous donnera l’illusion que notre héros vole. Grâce à des câbles attachés à l’acteur retenu à 15mètres du sol, on a la sensation de flotter dans les airs, comme notre héros. Contrairement au récent Man of steel, nous voyons que c’est un fond vert mais est ce que le plaisir de voir notre film est gâché pour autant ? Non car l’histoire est tellement prenante, tellement bien construite que les petites incohérences et les défauts visuels sont minimes. Pire, ils en sont un atout. C’est intéressant de voir les premiers effets spéciaux et s’apercevoir leur évolution au fur et à mesure des films sortis.

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Pour l’époque, Superman était une vraie révolution dans le monde du cinéma et le film avait d’ailleurs eu droit à une belle récompense aux oscars dans la catégorie meilleurs effets spéciaux. A cette époque, le spectateur était naïf, imaginatif et émerveillé par des choses extraordinaires. Le temps est passé, le spectateur a évolué, en demande toujours plus mais il est évidant que ce Superman est indémodable du coté scénaristique. La narration est exceptionnelle. On arrive à vous faire passer d’une séquence intime à une séquence à grand spectacle puis à une autre séquence plus joyeuse et même comique. Superman c’est aussi ca. Vous émerveiller mais aussi vous émouvoir, vous faire rire. Que dire aussi de la beauté des décors et des autres paysages ? Nous passons d’une planète presque faite de cristal, visitons ensuite brièvement la galaxie, atterrissons sur la planète Terre où nous découvrons les terres du Kansas, puis partons sur la banquise pour découvrir la forteresse de solitude et terminons avec une intrigue qui se situera dans la grande ville de Métropolis à l’architecture faisant très années 40, tout comme les vêtements des personnages. Du drame, du romantisme, de l’aventure, de l’héroïsme, Superman est un film authentique.

Superman n’est pas seul

superloisChristopher Reeve n’est pas le seul à apporter du positif dans notre film. On peut aussi compter sur le talent de l’actrice Margot Kidder, la meilleure des actrices (avec Teri Hatcher pour la série Lois et Clark) à avoir interprétée brillamment Lois Lane. Son alchimie avec Christopher Reeve est importante pour notre histoire et se devait donc impeccable. C’est chose faites, le duo fonctionne à merveille que ce soit lors des séquences où Lois est à l’écran avec Clark ou lorsqu’elle est à l’écran avec Superman. Son comportement n’est absolument pas le même. De son caractère fort, cette jeune femme est aussi quelqu’un de fragile.

superman geneGene Hackman campe quant à lui le Némésis de Superman : Lex Luthor. Impitoyable, déjanté, machiavélique, il est parfait. Le grand méchant, c’est bien lui. Son tout premier face à face à Superman est une des scènes les plus réussies du film. Une menace pour l’homme d’acier alors que quand on voit Luthor à l’écran, il ne parait pas si dangereux que ca. Méfiez-vous des apparences. Ce n’est qu’un homme mais un vrai génie du crime envieux des pouvoirs de Superman et qui fera tout pour le détruire.

super marlonOn découvre aussi avec plaisir Marlon Brando qui interprète Jor-el. Quelle présence, quel charisme. Et pourtant, sa présence à l’écran ne dépassera pas les 20minutes. Un père qui sacrifiera sa propre vie pour que son fils vive. On comprendra très vite pourquoi ce sacrifice était nécessaire.

super jimmy

Superman oblige, vous retrouverez d’autres personnages : le photographe travaillant au Daily Planet Jimmy Olsen qui idéalise Superman. En quelque sorte l’assistant de Perry White.

super perryLe rédacteur en chef du Daily Planet Perry White (grognon, caractère bien trempé). Chaques personnages au caractère différent les uns des autres. On pourra s’identifier à celui qui nous correspond le mieux. Certains auront un temps de présence plus conséquent qu’un autre mais ils jouent tous un rôle important dans notre histoire.

Pour conclure

superendVibrant d’émotion dès le lancement du générique avec le thème de Superman composé par un John Williams (qui arrivera à continuer à nous émouvoir avec d’autres morceaux) arrivant parfaitement à faire ressortir sur ces quelques notes, l’âme de l’homme d’acier, Superman est un pur chef d’œuvre où l’émerveillement en fait son principal charme. Porté par des acteurs et actrices impliqués, Superman nous fait rentrer dans l’intimité de chacun et permet d’en savoir plus sur leurs motivations. Des effets spéciaux qui ont vieillis mais qui sont toujours autant incroyable, on arrive à nous donner l’illusion que Superman existe bel et bien. Les effets de vol, la démonstration de la force et des autres super pouvoirs de l’homme d’acier font de ce film un film à grand spectacle. Superman n’est pas non plus que du grand spectacle et nous livre une histoire, une narration impeccable. Digne d’une pièce de théâtre, nous voguons d’actes en actes sans jamais en perdre une miette. Une histoire prenante, passionnante, émouvante. La naissance du super héros n’a jamais été autant développée que pour ce film et, même si le coté bon-enfant de notre personnage, il y a quelque chose de mature dans notre histoire. Tous les Superman auront toujours la même scène finale : Superman volant dans le ciel étoilé puis quittant la Terre en faisant un sourire charmant à la caméra comme pour vous remercier d’avoir regarder le film et vous dire aussi qu’il reviendra. Des tonnes de trouvailles scénaristiques qui font que notre film a de grosses allures de comic book. Le mythe Superman vu avant ce film par des séries tv et surtout des bandes dessinées, est parfaitement respecté. Petite recommandation, attention pour ceux qui veulent voir le film avec le doublage français. Préférez le premier doublage où les dialogues étaient bien meilleurs et véhiculaient plus d’émotion contrairement à sa remasterisation où cette fois c’est le doubleur Jean-Pierre Michael « doublant entre autre Keanu Reeves » qui double cette fois l’homme d’acier. Superman est un classique du cinéma fantastique. Mythique.

Mon voisin Totoro, d’Hayao Miyazaki

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affiche totoroL’histoire du film

Satsuki et May, partent s’installer avec leur père à la campagne afin d’être près de l’hôpital où se trouve leur mère. Cette grande maison, est habitée par de curieuses petites bêtes appelées noiraudes ayant peur du bruit et du rire des gens. Satsuki et May vont rencontrer et avoir connaissance de l’existence des Totoros, des créatures extraordinaires qui sont en fait des sortes d’esprits de la foret. May et sa sœur vont découvrir le secret des Totoros.

Infos sur le film

Réalisé par Hayao Miyazaki
Avec Chika Sakamoto, Shigesato Itoi, Noriko Hidaka
Film pour enfants
Long-métrage japonais .

Genre : Animation , Aventure , Fantastique , Famille
Durée : 1h30min environ

Présentation du personnage de Totoro

TotoroC’est une sorte de gros ours qui se nourrit de glands et de noix. Il dort le jour jusqu’à la nuit. Chaques nuits de pleine lune, il aime jouer avec des ocarinas magiques. Il fait du vent lorsqu’il pousse un cri très fort. Il peut voler sur une sorte de toupie, il est invisible aux yeux des humains. Trois totoros existent : O totoro (« O » pour gros), chu totoro (« chu »moyen) et chibi totoro (« chibi »petit).

Les studios Gibli présentent Totoro

1TOTOROVoila un film magnifique pour un enfant. Telle une poésie, Mon voisin Totoro c’est un film magique, extraordinaire et qui nous fait retomber en enfance. Un très beau conte de fée. Des personnages touchants, drôles, une très belle histoire. A la fois tendre et touchant, ce film s’adresse aux plus grands comme aux plus petits. Les créatures de totoros sont mignonnes à croquer, ressembles à une famille d’ours qui vivent dans la foret et qui, grâce à leur glands magiques et une danse très comique, peuvent faire pousser d’immenses arbres en 1min. Pleins d’autres personnages irréels mais qu’on aimerait voir réel tels que le chat bus, des noiraudes »petites bêtes qui se déplacent en groupe mais qui fuient dès qu’on rit très fort, et bien sur, les Totoros.

Un film de toute beauté

2TOTOROL’animation, les décors, tout ce paysage sont époustouflants de beauté. La musique et thème principal sont superbes et on ne se lasse pas d’entendre la chanson des Totoros. La joie, le bonheur et la gentillesse sont les choses les plus frappantes du film. Plein d’énergie venant des deux petites filles du film, plein de bons sentiments. Un père qui comprend très bien ses enfants et qui a confiance en eux même quand ses dernières lui parle de l’existence de Totoro, une mère pleine de gentillesse, une grand-mère »la voisine »souriante et qui s’occupe de ses petites filles lorsque leur père part au travail. On fait tout pour nous rendre heureux. Pas de prise de tête, on est heureux pendant tout le film et sur un petit nuage quand le film se termine. Hayao Myazaki est vraiment un réalisateur comme il se fait rare. A chaques films, on se demande comment il trouve autant d’inspiration, comment faire retomber un adulte en enfance. Il sait trouver les répliques qui nous touchent, la musique « pas mal d’accompagnement en violon », les personnages, l’animation.

Un chef d’œuvre de l’animation Japonaise

4TOTOROUne création et une imagination impressionnante. Le scénario du film est simple mais tout est parfait, un chef d’œuvre. Un réalisateur que j’ai connu grâce à Totoro et qui m’a donné envie de voir ses autres œuvres. J’avais beaucoup d’aprioris, beaucoup de fausses idées. Le moins que l’on puisse dire c’est que ses autres films sont aussi beaux et touchants que Totoro. On pourra citer par exemple Le royaume des chats, Le château ambulant, Princesse Mononoke et encore d’autres que je vous laisse découvrir. Mon voisin Totoro fait en tout cas partit des films à ne surtout pas manquer et à voir et à revoir pour les petits comme les plus grands.

Pour conclure

3TOTOROUn film magnifique, magique. On est dans un rêve pendant 1h30. Pas de violence, aucune méchanceté, que de bons sentiments. Une ode à la vie comme on en voit rarement. Ça change des mangas ultra violents. Que vous aimiez ou non ce style, tentez au moins de voir celui-ci. Votre façon de voir ce type d’œuvres pourrait tout changer. Beaucoup de poésie et aussi d’écologie. La tristesse, la mélancolie s’empare de nous lorsque le film se termine. Il y avait tellement à raconter encore.

La fiancée de Chucky, de Ronny Yu

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fiancéechuckydvdRésumé du film

Il ne reste de Chucky qu’une poupée complètement écrasée suite aux évènements de Chucky 3. Un mois après les évènements, Tiffany, ancienne amante de Chucky lorsqu’il était encore humain, réussie à récupérer les restes de la poupée après avoir soudoyé un officier de police. Grâce à une incantation vaudou, elle parvient à ressusciter son ancien amant. Dès son retour à la vie, Chucky , une fois de plus lassé d’avoir une apparence de poupée, cherche un nouveau corps. Mais pour ca, il doit retrouver une amulette qu’il gardait avec lui lorsqu’il était encore humain.

Infos sur le film

Réalisé par Ronny Yu
Avec Brad Dourif, Jennifer Tilly, John Ritter, Katherine Heigl
Genre : Epouvante, Horreur, Comédie, Romance
Nationalité : Américain
Durée du film : 1h30 environ
Film interdit aux moins de 12 ans

Les premières minutes

1fiancéeNotre intrigue commence dans un dépôt de police. Une séquence tout particulièrement intéressante pour les fans de films d’horreur puisque nous verrons des pièces à convictions qu’ils reconnaitront : le gant de Freddy Krueger, la tronçonneuse de Leatherface, le masque de Jason Vorhees, la tête de Michael Myers. Dans le dépôt, un officier de police récupère un sac et le rapporte à une jeune femme. Alors qu’il s’apprêtait à voir son contenu, l’officier est égorgé par la jeune femme qui récupère le sac. Nous apprenons que la jeune femme, Tiffany, est l’ancienne amante et complice de Charles Lee Ray alias Chucky. Persuadée que l’âme de son fiancé était encore dans le corps de la poupée, elle est parvenue à soudoyer un officier de police pour qu’il retrouve le jouet en piteux état et entreposé dans un dépôt contenant des éléments d’enquêtes policières non résolues. De retour chez elle, Tiffany recoud et rafistole peu soigneusement les restes de Chucky et tente de le ramener à la vie grâce à une incantation vaudou « en ayant une petite aide supplémentaire avec le livre Le vaudou pour les nuls » que Charles lui avait apprise. L’incantation ne semble pas avoir marché. Mais, quelques minutes plus tard, alors que la jeune femme se faisait séduire par son voisin et admirateur gothique, Chucky revient à la vie et assassine le jeune homme en l’étouffant avec un oreiller alors que Tiffany, le regarde faire de manière enthousiaste. Elle est heureuse de retrouver enfin celui qu’elle aimait mais la jeune femme qui pensait que Chucky comptait l’épouser avant sa mort, c’était fourvoyée. Chucky ne voulait pas l’épouser. Folle de rage, elle enferme la poupée dans un parc à bébé et, pour lui rendre la monnaie de sa pièce, lui donne pour compagnie une autre poupée portant une robe de mariée. Chucky parvient quelques temps plus tard à s’évader du parc et électrocute dans son bain la jeune femme. Il ne compte pas en rester là et, pour la punir et lui faire ressentir ce que lui ressent dans ce corps de poupée, lance une incantation pour transférer l’esprit de son amante dans le corps de la poupée en robe de mariée. Tiffany se retrouve elle aussi, dans le corps d’une poupée.

Quand Chucky commence à s’intéresser aux femmes
Chucky est visiblement chatouilleux. Cette scène là nous prouve que Chucky n'est plus vraiment menaçant.
Chucky est visiblement chatouilleux. Cette scène là nous prouve que Chucky n’est plus vraiment menaçant.

Et de quatre pour la série des films Chucky. Exit l’intrigue avec le jeune Andy qui va enfin pouvoir enfin vivre normalement et place à une nouvelle histoire. Les trois premières films qui étaient toujours du genre épouvante/ horreur, cette suite s’oriente à partir de cet épisode vers la comédie horrifique.

Depuis le premier Scream sorti en 1996, la mode des slashers movie à eu droit à un nouvel intérêt au près du jeune public « Si vous y prêtez attention, l’affiche de ce nouveau Chucky est un clin d’oeil à l’affiche de Scream 2 ». Parce que Davis Kirshner, créateur de Chucky revit le classique La fiancée de Frankenstein, il eu l’idée de donner une fiancée à sa poupée fétiche. Si Frankenstein a eu droit à une fiancée, pourquoi pas Chucky ?

Oui, Chucky maintenant c'est ca! Rappelons nous de la scène dans Chucky 2 où un policier abordait le personnage de Kyle kidnappée par Chucky qui saignait du nez. Sur cette phrase dite par la jeune femme "certaines poupées font pipi, celle là elle saigne" difficile de ne pas rire devant La fiancée de Chucky en voyant que Chucky mange et boit.
Oui, Chucky maintenant c’est ça! On se rappelle de la réplique d’une scène de Chucky 2 « certaines poupées font pipi, celle là elle saigne » difficile de ne pas rire devant La fiancée de Chucky en voyant que Chucky mange et boit.

Notre saga repart donc sur de nouvelles bases avec une nouvelle ambiance, de nouveaux personnages, une nouvelle dynamique et un Chucky d’une toute nouvelle génération. On laisse tomber l’aspect inoffensif de la poupée et on laisse place à une poupée bien amochée « presque sortie de l’univers des films de Rob Zombie » et qu’aucune petite fille ni aucun petit garçon ne souhaiterait demander à noël.

Dans sa prison de parc à bébés, Chucky s'occupe comme il peut.
Dans sa prison de parc à bébés, Chucky s’occupe comme il peut.

La fiancée de Chucky est aussi l’occasion pour notre icône des films d’horreur d’avoir droit au rôle principal. La course poursuite incluant le petit Andy prend fin, Chucky recherche un nouveau corps humain. Petite incohérence par rapport aux autres films, Chucky, grâce à une amulette, aurait la possibilité de posséder n’importe quel corps alors que dans les films précédents, il essayait, sans cette amulette, de posséder le corps d’Andy.

Tiffany a de faux airs de Madonna
Tiffany a de faux airs de Madonna

La fiancée de Chucky marquera cette nouvelle dynamique par l’arrivée d’une nouvelle poupée : Tiffany, ancienne amante de Chucky qui verra elle aussi son âme transférée dans une poupée. Et le responsable, c’est Chucky lui-même qui, voulant se venger après des moqueries de son amante, l’assassina et transféra son âme dans une autre poupée. Ca y est, il n’est plus seul et se trouve une dulcinée. C’est là que le film partira dans un sens qui ne sera pas aux gouts de tout le monde. En effet, Chucky, aura des pulsions sexuelles et semble avoir maintenant des attributs génitaux « oui, vous avez bien lu ». En lisant, ca fait déjà un peu tache mais quand on le voit à l’écran, les éléments des films précédents se voient complètement chamboulés. J’en rassure plus d’un, il y aura aussi du bon.

Il y a de la demande en mariage dans l'air.
Il y a de la demande en mariage dans l’air.
Chucky/ Tiffany : l’image du vieux couple

chuckycoupleTrès vite, le duo Chucky/ Tiffany devient la force de notre film qui a des défauts mais qui a aussi une très grosse qualité : ce couple de poupées tueuses. On rit de par leurs disputes de vieux couple. Que se soit en voyant le comportement macho de Chucky envers Tiffany lorsqu’elle lui fait à manger « oui Chucky mange et boit maintenant » ou leur coopération quand ils concoctent un plan pour s’emparer de nouveaux corps, toutes les idées sont bonnes pour réussir à faire de notre quatrième suite, une suite fun.

Complètement décalé, déjanté, le duo est complètement comique. Chucky qui change de look et voit son image de « brave gars » tomber aux oubliettes en ne cachant plus sa cruauté, s’accorde parfaitement avec le look de sa fiancée tout de noir vêtue. Son look ne sera pas sans rappeler celui de Madonna dans les années 90. Perfecto par-dessus une belle robe blanche, fard à paupière noir, rouge à lèvre noir, vernis à ongles noir, petit grain de beauté apparent au dessus de la lèvre, cheveux blonds, une vraie poupée de Madonna. Une petite voix douce et hypocrite vient ponctuer le caractère de cette nouvelle poupée très perfide.

bridechucky

Malheureusement si le couple apporte sa touche positive au film il peut aussi être son point négatif. En effet, Chucky ne la jouant plus solo, l’ambiance gothique et rock prenant une plus grosse place, ce nouvel opus n’a d’horreur que ces scènes sanglantes. Digne d’un clip du chanteur Marylin Manson. Plus d’angoisse, plus de stress, on est face à un film gore à l’humour noir. Il a même à certains moments, des allures de blockbuster américain « une scène m’y a fait penser ». Tiffany ne sera là que pour être la complice de Chucky. Un handicap pour la poupée ? Il se pourrait bien que ce soit le cas.

Vous ne pourrez plus dire que c’est Chucky

bridechucckyCette fois, la phrase préférée d’Andy « C’est pas moi c’est Chucky » va être remaniée du coté du spectateur. On pourra enfin penser Chucky dire : C’est pas moi, c’est Tiffany. Réplique qui aurait été hilarante si on l’avait entendue de la bouche de Chucky mais il est quand même amusant de voir que cette fois, Chucky ne sera pas le seul assassin dans notre histoire. Cette fois, ils sont deux.

Pour ce renouveau de la saga, Chucky qui a embarqué son amante avec lui, cherchera à trouver de nouveaux corps mais, avant cela, il nous doit mettre la main sur l’amulette du sorcier Damballa qu’il portait avec lui le jour de sa mort. Il doit retrouver son corps enterré au cimetière de New Jersey. Notre film devient alors un road movie avec comme musique l’accompagnant, du rock trash. Musique qui ne sera pas aux gouts de tout le monde non plus. Le thème musical de Chucky ayant disparu.

chuckykatherine

Le scénario développera aussi des moments intimes entre les poupées et se permettra de faire des séquences parallèles entre le couple Chucky/ Tiffany et leurs otages et futurs corps humains : Jesse et Jade (interprétée par Katherine Heigl de la série Grey Anatomy). Les scènes sexuelles entre Chucky et Tiffany ne seront que montrées grâce à un jeu d’ombres chinoises ce qui nous permettra d’éviter le pire pour nos yeux.

fiancéchucky

Du coté de l’animation, on fait un grand bond en avant puisque nos poupées sont plus réalistes que jamais. Des poupées qui marchent, qui rampent, se tiennent debout, ont une gestuelles presque humaine, on croirait que c’est vrai. Pour certaines scènes vues du dessus, on remarquera que des personnes de petites tailles ont été utilisées afin de pouvoir réussir certaines scènes qui n’auraient pas pu se faire en animatronic. Ca ne se voit pratiquement pas et c’est tant mieux. Comme quoi, déjà à l’époque, on faisait d’excellentes choses avec de l’animatronic. Pourquoi ne pas avoir continué ?

Pour conclure
Qui veut un cookie? Ils sont faits maison
Qui veut un cookie? Ils sont faits maison

Film vu il y a quelques années de cela et revu pour l’occasion, je lui ai trouvé plus de qualités que lors de la première projection mais il faut l’avouer, le film est sur le fond, très moyen. Le moins bon des trois, mais coté humour, on ne peut pas faire plus tordant. La fiancée de Chucky change totalement l’ambiance des films précédents et s’aventure sur un nouveau chemin : la comédie noire. Du gore comme si il en pleuvait, un duo de poupées qui marche très bien « même si on aurait aimé voir Chucky continuer en solo », un nouveau rythme, une animation spectaculaire et fluide, des meurtres toujours aussi invraisemblables, un Chucky toujours aussi charismatique « avec le retour de Brad Dourif au doublage ». Restera les défauts qui ne seront pas au gout de tout le monde (incohérences par rapport aux premiers films, ambiance trop gothique, musique rock trash, Chucky qui se nourrit et a des relations intimes comme un humain, l’absence d’Andy qui se fait très vite ressentir, les nouveaux protagonistes dont on ne se soucie pas vraiment de la survie, la disparition du coté angoissant et stressant des 3 premiers films, la terreur s’en est allée, notre poupée préférée ne fait plus peur et parait démodée). C’est amusant mais on en restera là. Pour finir, restera cette fin, qui aurait pu conclure de manière convenable nos films de Chucky, mais, malheureusement, le mal sera fait en terminant avec une séquence invraisemblable qui ouvrira la porte à la pire suite de toute la saga des Chucky.

Pretty Woman, de Garry Marshall

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pretty womanRésumé du film

Alors qu’il recherchait le chemin de son hôtel, Edward Lewis, un richissime homme d’affaires, rencontre par hasard Viviane, une charmante jeune femme faisant les trottoirs sur Hollywood boulevard, qui propose de l’aider. Tombé sous le charme de la jeune femme, Edward l’invite à passer la nuit dans sa chambre d’hôtel et décide de l’embaucher pour la semaine, afin qu’elle soit en quelque sorte son assistante et l’accompagne lors de ses diners d’affaires. Pour Edward et Viviane, cette semaine pourrait changer radicalement leur vie.

Infos sur le film

Réalisé par Garry Marshall

Avec Julia Roberts, Richard Gere, Jason Alexander, Ralph Bellamy

Genre : Comédie, Romance

Nationalité : Américain

Durée du film : 2heures environ

Pretty woman, walking down the street

1prettyPretty Woman c’est LA comédie des années 90 qui est devenue un véritable film culte et un succès. Pretty Woman est aussi le film qui fera de l’actrice Julia Roberts une superstar. Le film nous conte une histoire d’amour entre deux êtres que tout oppose. L’un, Edward, est un richissime homme d’affaires, l’autre, Viviane, est une jeune femme faisant le trottoir. Leur rencontre se fait par le plus grand des hasards. Edward se perds en cherchant son chemin pour rentrer à son hôtel et fait la rencontre de Viviane, qui pensait que l’homme s’arrêtait pour obtenir ses services. Lui proposant de l’aider à retrouver son chemin, Viviane ne laissera pas indifférent Edward qui sera très sensible au charme et l’air déluré de la jeune femme. Il lui proposera de passer la nuit dans sa chambre d’hôtel. On pourrait penser que la jeune femme serait vue par Edward comme une prostituée, il n’en sera rien. Tout du moins, pas au début. La jeune femme sera par ailleurs étonnée de voir qu’Edward recherche plus de la compagnie que de passer une nuit torride avec la jeune femme. Puis, le lendemain, Edward propose à Viviane de l’embaucher pour la semaine en tant qu’assistante qui l’accompagnera lors de ses diners et autres soirées. La jeune femme ayant des problèmes d’argent pour payer son loyer acceptera. Petit à petit, elle comprendra qu’elle vaut beaucoup plus que l’argent qu’elle gagne en étant une prostituée. Quand à Edward, il prendra conscience que l’argent qu’il possède ne le rend pas forcément heureux. De cette petite semaine, chacun d’eux fera le point sur leur vie personnelle. Viviane goutera au plaisir d’être traitée avec respect comme une femme normale et Edward finir par lui ouvrir son cœur. Notre film se transformera au fur et à mesure en conte de fées moderne où métaphoriquement, on pourrait voir Edward comme un prince charmant et Viviane comme une femme sans aucune noblesse. Pretty Woman a du coup des allures de Cendrillon mais dans le monde réel.

Pretty woman, the kind I like to meet

2pretty Viviane découvre un nouveau monde autre que celui des bas fonds des quartiers pauvres dans lesquels elle vivait et commence à s’adapter à sa nouvelle vie. Il n’y aura pas qu’un jeu de séduction entre elle et Edward. Edward fera tout pour sortir la jeune femme de la rue et lui apprendra les bases de l’éducation qu’elle ne connait pas vraiment. Mais il ne sera pas le seul à vouloir aider la jeune femme. Le directeur de l’hôtel (interprété par Hector Elizondo) dans lequel elle séjournera pendant une semaine, sera en quelque sorte son ange gardien qui influencera les évènements jusqu’à la fin du film. Un homme bienveillant envers qui, au début du film, nous avions quelques aprioris. Le réalisateur accentuera bien aussi sur l’image qu’elle dégage lorsqu’elle est en public. Comment est elle vue par les riches ?

Pretty Woman, I don’t believe you, you’re not the truth

pretyjuliaJulia Roberts magnifique, simple, charmante, sincère, son sourire est tout simplement irrésistible. L’actrice est naturelle, n’a pas besoin de maquillage ou autre supplément pour être belle. Elle est belle au naturel. Elle va vivre un véritable conte de fée. Une vraie vie de princesse. On ressent une joie immense en voyant Viviane sortir de sa vie de prostituée qui était le seul moyen de pouvoir payer son loyer et qui se voit quitter les trottoirs quelques temps pour découvrir un tout autre univers. Ebahie par tout ce qu’elle découvre, une immense gentillesse et des bons sentiments se font ressentir tout au long de notre film. On nous montre aussi comment les femmes comme elles sont regardées par les autres classes. Vue en quelque sorte comme un monstre, comme quelqu’un de peu recommandable. Ce qu’il y a de bien avec notre personnage c’est qu’hormis son look quelque peu dépravé, sa façon de parler un peu familier, se cache une jeune femme qui ne dégage rien de malsain, rien de vulgaire. Ce qui fait surtout Pretty woman d’un film culte, c’est cette alchimie entre Julia Roberts et Richard Gere. Tout simplement parfaite. On aime voir cette évolution dans la relation entre les deux personnages. Touchant est le mot qui correspond le mieux à ce que l’on ressent vers le milieu du film. Le début est une présentation des personnages, puis vint le placement de notre intrigue. On vogue entre la comédie, et, petit à petit, le romantisme. Au fur et à mesure, on en vient à se poser cette question : Edward traite t-il vraiment Viviane comme une prostituée ? Quand à Richard Gere, c’est un sans faute. Un personnage attachant, charmant, un regard qui en dit long sur sa grandeur d’âme, d’une bonté étonnante, un homme qui a tout pour être heureux et qui finalement a un sentiment de grand vide. Ne dit on pas que les personne riches sont les plus seules du monde ?

No one could look as good as you

prettCe qui fera aussi la force du film sera ses décors luxueux, toute cette richesse montrée à l’écran et que nous découvrirons en même temps que le personnage de Viviane. Le début commence la nuit sur Hollywood boulevard. Avenue pas vraiment chic, touristique et connue surtout pour les étoiles des vedettes placées le long des trottoirs. C’est après que nous quitterons ces lieux pour quelque chose de plus somptueux, princier sans pour autant en faire des tonnes même s’il faut l’avouer que de passer d’une classe basse à une classe forte sera quelque peu déroutant au début. L’univers n’est absolument pas le même. Un monde à part. Que ce soit le style vestimentaire des personnages, leur façon de parler, leur manière de se tenir, nous serons déconcertés mais nous y habituerons très vite. Il y a quelque chose de féérique qui se dégage en voyant cet autre monde. Même si vous le verrez pendant le film, certains personnages sont détestables et prendront de très haut le personnage de Viviane, on ne sera qu’attrister de voir la pauvre jeune femme tentant d’évoluer. En plus de ces décors luxueux, il y a une grande place pour la musique. Musique qui apporte tellement au film, le rendant dynamique, envoutant, féérique. Hormis les excellents morceaux du compositeur James Newton Howard, vous pourrez apprécier des morceaux rock’n’roll, mais pas que. Quand on vous dit Pretty Woman, impossible de ne pas penser à cette chanson culte signée Ray Orbison qui s’accompagnait d’une séquence elle aussi culte, celle où Viviane arpente Sunset Boulevard et fait du shopping. D’autres excellents morceaux donneront au film un charme fou. Que ce soit l’excellente, mélodieuse et touchante chanson It must have been love de Roxette, ou bien King Of Wishful Thinking – Go West qui apportera à la scène qui l’accompagne du vrai peps, une dynamique qui vous fera encore plus accroché au film. Que dire aussi de No explanation de Peter Cetera qui ressemble comme deux gouttes d’eau au titre Glory of love (du même interprète) que l’on pouvait entendre dans un autre film culte : Karaté Kid 2. On ne fait pas qu’écouter les musiques de ce film, on les vit.

Pour conclure

3prettyPretty Woman est un film romantique beaucoup plus étonnant qu’il n’y parait. Il y a une vraie morale qui s’y dégage à la fin. Un film comique, romantique mais aussi et surtout, un véritable conte de fées des temps moderne. Glamour à souhait, séducteur, ce film est entrainant. On suit avec plaisir cette histoire, l’évolution de ses personnages et on ressent beaucoup de joie. L’alchimie entre Richard Gere et Julia Roberts est tout ce qui est de plus sincère et respire la simplicité. Une Julia Roberts pétillante, éclatante de beauté, drôle, spontanée, un Richard Gere séduisant, adorable, irrésistible, tout comme son duo avec Julia Roberts. Du coté des autres acteurs on notera cette gentillesse et la classe qui se dégage du personnage de Barney Thompson, interprété par Hector Elizondo, les maladresses et cette curiosité qui donne tout le charme du groom de l’hôtel interprété par Patrick Richwood, le coté détestable et vénal du personnage de Philipp Stuckley joué par Jason Alexander (l’avocat et ami d’Edward) et le coté joyeux et inconscient de Kit (l’amie et colocataire de Viviane) interprétée par Laura San Giocomo. Des personnages principaux attachants, tout comme les personnages secondaires, c’est juste ce qu’il faut pour aimer encore plus ce film. On pourrait dire que ce film est un feel good movie. A la fin, on est heureux. Il n’y a pas à dire, dans les années 90, on faisait des films d’une grande qualité.

The Walk, de Robert Zemeckis

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affiche the walkRésumé du film

The Walk retrace le parcours de Philippe Petit, funambule qui décida de traverser sur un fil l’espace séparant les deux tours du World Trade Center. L’histoire d’un artiste qui posa son empreinte sur bons nombres de monuments et donna un sens poétique à ses œuvres architecturales.

Infos sur le film

Réalisé par Robert Zemeckis

Avec Joseph Gordon Levitt, Charlotte Le Bon, Ben Kingsley

Genre : Biopic, Drame, Aventure

Nationalité : Américain

Durée du film : 2h05 environ

Vivez l’histoire d’un homme qui réalisera son rêve

walk hauteurRobert Zemeckis, à qui l’on doit quand même des bijoux du cinéma américain comme la trilogie des Retour vers le futur, Forrest Gump, Apparences, Seul au monde. Cette fois, le réalisateur s’attaque à un biopic étonnant, celui de Philippe Petit, un funambule français qui réalisa l’exploit de traverser sur un fil tendu les deux tours du World Trade Center. Dans notre film, c’est Philippe Petit, joué par Joseph Gordon Levitt qui nous narre son parcours depuis le haut de la statue de la liberté. Le tout de manière humoristique, passionné et sympathique, comme un ami vous raconterais une histoire. Pendant le film, il y aura quelques temps de pauses où le narrateur, Philippe, réapparaitra à l’écran et partagera son état d’esprit avec le spectateur. Très vite, l’acteur gagne le cœur du spectateur. On a hâte de suivre son parcours. C’est l’histoire donc d’un jeune rêveur qui suivra son rêve jusqu’au bout et réalisera l’impensable. Une drôle d’idée voir de l’inconscience que de vouloir traverser sur un fil deux tours d’une hauteur de plus de 500mètres.Très vite on se rend compte que cette traversée est un symbole, une philosophie pour notre funambule. Nous, spectateur, ne voyons qu’un homme traverser un fil. Lui, y voit une métaphore de la vie. La vie ne tient qu’à un fil. Un début, une progression, une fin. Si l’on tombe de ce fil, on meurt.Même si cet acte était reconnu criminel par les autorités, pour Philippe Petit, il n’en était rien. Il n’avait pas à avoir la permission de réaliser une si belle chose. Notre funambule, qui réalisera d’autres traversées sur d’autres monuments comme Notre Dame de Paris, est comme tout autre funambule, il aime relier les choses éloignées l’une de l’autre. Une sorte de défi envers la mort ? Comme le disait le philosophe Nietzsche, « La vie est toujours un risque ouvert, qui demande de la vigilance, de l’équilibre. Une joie apparaît dans cet exercice périlleux, une exaltation à vaincre l’adversité ou bien à se couler si bien dans l’exigence du mouvement que l’esprit fait corps avec l’effort ».En regardant The Walk, nous comprendrons très vite la raison pour laquelle Philippe c’est lancé ce défi.

Anecdotes

C’est Philippe Petit lui-même qui devait normalement incarné son propre rôle. Le funambule étant âgé d’une soixantaine d’année, il devait être question de motion capture. Au final, il laissera sa place à l’acteur Joseph Gordon Levitt. Petit ne quittera pas pour autant le projet et se permettra d’initier Gordon Levitt au funambulisme pendant huit mois. Résultat incroyable, l’acteur est à l’aise, souple. Toutes les scènes où vous verrez l’acteur à tenir en équilibre sur un fil sont réelles et n’ont pas été retouchées numériquement. Lors de la séquence finale, le vrai Philippe Petit est venu donner des conseils à Gordon Levitt afin que le jeune homme se déplace sur le fil situé à 4mètres de hauteur. L’acteur, admiratif de l’exploit accompli par Philippe Petit se confie en disant que « Ce fil, c’est l’idée que nos rêves sont à notre portée. Que la magie, c’est ça. Que l’art, c’est ça. Pour moi, la traversée de Philippe est une métaphore du courage ordinaire. »

Le film est aussi un hommage, une lettre d’amour du réalisateur envers les deux tours jumelles.

Robert Zemeckis voulait donner la sensation de vertiges aux spectateurs. Du coup, a été uniquement utilisé en 3D. Les tours du World Trade Center ont été recréées sur fond vert en studio avec un fil suspendu au dessus du vide à quelques mètres.

Extrait du Traité du funambulisme par Philippe Petit qui nous donnait son ressentit lorsqu’il était sur un fil : « Parfois autour du fil, le ciel se noircit, le vent monte, le câble se refroidit, le public devient soucieux. J’entends des hurlements à l’intérieur de moi. Le fil cesse de respirer. Moi de même. C’est le prélude à la catastrophe, aussi certainement que le roulement de tambour annonce le tour de force ».

Rêver plus haut

walkk projetAprès nous avoir raconté son enfance, comment il développa de façon autodidacte sa passion pour le funambulisme, sa rencontre avec Annie, une guitariste avec qui il aura une relation amoureuse, son amitié avec un photographe français qui réalisera plusieurs clichés de son exploit mais aussi sa rencontre avec Rudolf Omankowsky « Papa Rudy » qui le guidera en tant que mentor, nous verrons la très grande préparation mentale, physique et tous les préparatifs matériels de Petit et de ses recrues afin de réaliser son rêve. Des préparatifs avec une ambiance digne des films de braquages. Comptez une bonne heure avant de voir Philippe réaliser l’impossible.Une heure primordiale. Pour réaliser un exploit de la sorte il faut un long temps de préparation, être surtout très minutieux et préventif. Il est question de jouer avec sa vie. A cette hauteur la météo doit être très bonne, il ne doit pas y avoir de vent et surtout, le funambule ne doit pas être perturbé par le moindre bruit afin de ne pas être déséquilibré. On vous montrera qu’il doit rester concentrer et ne voir que le fil qu’il traverse. Pendant la mise en place de ce projet, le réalisateur accentuera bien sur les multiples dangers y étant liés puis les querelles entre les membres de l’équipe. The Walk c’est aussi un véritable exploit numérique que de voir les tours du World Trade Center reconstruites et donnant l’illusion qu’elles n’ont jamais disparues. Le funambule nous montre bien que, pour mieux vivre, il faut suivre ses rêves.

Une 3D parfaite

walk marcheDécidément, après l’expérience incroyable de Paranormal Activity Ghost dimension, voila que l’on réitère de nouveau l’expérience mais cette fois en jouant sur la gravité. Une 3D enfin utilisée comme il faut et digne d’intérêt. Avec The Walk, vous vivrez une expérience pour le moins vertigineuse et incroyable. La manière de filmer, la manière de placer la caméra, de nous projeter dans le vide, d’être, tout comme notre protagoniste, sur ce fil, vous donnera cette sensation incroyable de traverser vous aussi les deux tours.Du coup le film n’est absolument pas recommandé aux personnes sujettes aux vertiges.540m, c’est très haut et le réalisateur jouera bien sur cette hauteur. Cette sensation de profondeur n’aura jamais été autant réussie que dans ce film même si la scène d’escalade de la tour de Dubai par Tom Cruise dans Mission Impossible avait fait son gros effet.Pour The Walk, cette dernière scène, celle que nous attendons tous impatiemment ne joue pas tant que ca sur cette sensation de vertige. Elle joue surtout sur cette paix ressentie par Philippe Petit mais aussi sur la poésie qui se dégage de cette traversée.A cette hauteur, pas un bruit, le funambule ne doit voir que le fil qu’il travers mais voit aussi l’horizon. Accompagnée d’une magnifique musique signée Alan Silvestri (Forrest Gump, Retour vers le futur),cette séquence émouvante et intense vous laissera sans voix. Une maitrise 3D impeccable, 30minutes à plusieurs mètres au dessus du sol qui vous marquerons.On vous montre la beauté comme on ne l’a jamais vu, le doute, l’angoisse de voir Philippe tomber du fil s’estompe petit à petit et laisse place à cette paix et y ajoute une petite touche d’humour afin de décompresser le spectateur aussi tendu qu’une corde « ma voisine de fauteuil se tenant aux accoudoirs pendant la traversée ». Imaginez du coup cette sensation.

Réaliser l’impossible

walkDu coté du style du film, on retrouve un aspect vieillot de l’époque, une mise en scène et un jeu d’acteur qui relèverait plus du théâtre lors de certains passages mais, malgré tout, ca fonctionne à merveille et permet au film d’apporter une petite touche d’originalité. Pour les musiques, beaucoup de grands noms de la musique française se feront entendre (Johnny Halliday, Claude François) mais aussi des musiques composées par Alan Silvestri et la belle Lettre à Elise de Beethoven. Là où ca pêche c’est du coté de ces personnages.Même si Joseph Gordon Levitt est attachant dès le départ, on aurait aimé qu’il en soit de même pour le reste du casting. Les personnages secondaires n’ont pas vraiment de rôles étoffés et sont plus des faire valoir que de vrais protagonistes. Certes, sans eux, impossible pour Philippe Petit de réaliser son projet mais laisser sa relation amoureuse avec Annie en suspend est un peu frustrant.Pourtant leur histoire avait bien commencée, l’alchimie entre Gordon Levitt et Charlotte Le Bon était touchante. Malheureusement on en restera jusque là et on aura presque le sentiment constant que ce ne sont que de simples amis. Nous nous retrouvons, hormis le personnage de Philippe Petit, avec des personnages sans grande saveur. Dommage, le jeu de chacun est tout à fait juste. C’est joué avec plaisir mais ca manque de profondeur alors que les personnages sont intéressants.Robert Zemeckis étant aux commandes, on sent bien la patte du réalisateur identifiable du coté de la narration et de la mise en scène. Et vrai spécialiste de la construction des personnages au caractère rêveur. C’est suffisant pour nous donner l’espoir que leurs rêves se réalisent. Si en plus nous suivons le parcours de notre personnage, de son enfance à l’âge adulte,notre empathie pour lui se développe. The walk est une aventure humaine incroyable qui, même si elle comporte des défauts, nous prouve qu’il est possible de réaliser ses rêves, même les plus fous.

Au final

the walkkkBeau, impressionnant, magique, poétique, nostalgique, The Walk est un film à voir et à savourer. Nous avons très peu l’occasion de voir des films de cette trempe et permettant de nous faire vivre enfin une expérience 3D qui vaut le coup d’œil. Un biopic passionnant nous montrant qu’il est possible de réussir ses rêves et de ne pas écouter les bruits du fond nous prétendant le contraire. Joseph Gordon Levitt est encore une fois exceptionnel, a cet aura autour de lui qui dégage de la sympathie et, malgré la perruque qu’il porte un peu voyante, est attachant. Son alchimie avec Charlotte Le Bon qui se débrouille brillamment manque d’étoffe. On aurait aimé voir leur histoire un peu plus développée.Pour ce qui est de la musique, la mise en scène et cette narration que seul Zemeckis est capable de faire, c’est un sans faute. On vit cet exploit de manière tendu mais, petit à petit, la tension laisse place à la paix et la poésie. Poésie qui se dégage tout au long de notre film.On appréciera avec plaisir cette petite touche d’humour semée par ci par là, la philosophie que dégage ce projet impensable mais aussi et surtout cette incroyable prouesse numérique de cette traversée vécu non pas que du coté de notre protagoniste mais aussi vécu de VOTRE coté. Amateur de sensation fortes, j’ai ressentis lors de cette séquence une sensation qui, je pense, est ressentie par bon nombres de parachutistes, une sensation de liberté et de paix profonde. The Walk est une expérience unique à vivre au cinéma. Pourra-t-on ressentir autant d’émotions et être envahi autant d’adrénaline dans un autre film utilisant la 3D ?

Paranormal Activity Ghost Dimension, de Gregory Plotkin

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affiche parnaormal activityRésumé du film

La famille Fleeges (composée de Ryan Fleeges, sa femme Emily et leur fille Leila) emménage dans une nouvelle maison. En déballant des cartons, Ryan et son frère Mike, découvrent dans un carton une vieille caméra et des cassettes vidéos contenant des images de l’enfance de Kristie et Katie (les deux sœurs des trois premiers opus). Pendant que Ryan étudie les cassettes nous montrant ce qui est arrivé aux deux soeurs, Mike essaye la caméra qui s’avère être bien spéciale. En effet, elle permet de voir des choses invisibles à l’œil nu. Il semble y avoir dans la maison une sorte d’entité. Ryan de son coté va très vite se rendre compte que ce qui est arrivée à Katie et sa sœur pourrait très bien arriver à sa fille Leila. Cette présence dans la maison a-t-elle un lien avec les cassettes ?

Infos sur le film

Réalisé par Gregory Plotkin
Avec Chris J. Murray, Brit Shaw, Ivy George
Genre : Epouvante, Horreur
Nationalité : Américain
Durée du film : 1h 35 environ
Film Interdit aux moins de 12 ans

On prend les mêmes mais on innove

parancassettedebutEn 2007, un concept inédit allait voir le jour et bousculer l’univers des films d’horreur en apportant une nouvelle dimension au concept de found footage lancé, des années avant par Le projet Blair Witch. Paranormal Activity suivait un couple, filmer son quotidien et le voir complètement bousculé par une entité démoniaque faisant irruption dans leur maison et les hantant chaque nuits. Cette entité était invisible, ne se montrait jamais mais faisait savoir sa présence en projetant ou déplaçant violemment des objets. On ne voyait pas cette présence mais on la sentait. Une histoire plus ou moins bateau mais mystérieuse. Beaucoup de questions quant aux motivations de cette entité attendaient des réponses. A mesure où les films sortaient, le scénario et l’intrigue des films s’étoffaient et s’avéraient avoir une connexion les uns envers les autres. Paranormal Activity Ghost dimension devrait normalement clôturer la série et apporter enfin des réponses à toutes les questions auxquelles nous demandions réponse. La franchise, qui a toujours sur se renouveler du coté de la mise en scène, la manière de filmer et du scénario, se renouvelle une fois de plus en apportant une nouvelle dimension au genre film d’horreur. Passant de la 2D à la 3D, elle promet au spectateur une nouvelle immersion dans un film et jouer une fois de plus avec nos peurs les plus profondes. Comme il est dit sur l’affiche du film : Pour la première fois, vous allez enfin voir les phénomènes.

De la 2D à la 3D

para2Dès la première minute du film, on serait en droit de ce demander si Paranormal activity Ghost dimension 3D est VRAIMENT en 3d. En testant sans les lunettes, aucune différence. Publicité mensongère ? Avant que je ne m’apprête à retourner au guichet du cinéma pour crier au scandale, quelques modifications se mettent en place à l’écran. Au moment où nos protagonistes trouvent un carton contenant une vieille caméra, tout change et là, c’est le moment de mettre vos lunettes pour une nouvelle expérience. Les scénaristes ont donc trouvés quelque chose d’interactif. On passe d’une caméra moderne avec une image en haute définition parfaite, lisse, à une vieille caméra comportant des petites imperfections à l’image mais qui permettant de voir des éléments invisibles à l’œil nu et à l’objectif d’autres caméra. Dommage que nous n’ayons pas pu être avertis. Comptez environ 10 petites minutes pour utiliser vos lunettes. Cette caméra est unique, elle sera la seule qui nous permettra de voir l’être surnaturel qui, depuis le premier film, était toujours invisible. La 3D est enfin utilisée à son maximum pour la première fois dans un film d’horreur. Projection hors de l’écran, contact des personnages avec l’objectif de la caméra donc avec le spectateur, cette sensation de profondeur lors de certaines scènes, immersion totale dans l’intrigue, sursauts garantis, nous sommes dans une sorte de train fantôme et c’est vraiment très…fun. Une idée de génie. Vous allez avoir peur d’avoir peur. Du coup, le titre du film : Ghost dimension, la dimension fantôme a tout son sens et fait donc référence à l’utilisation impressionnante de la 3D. Cette fois, VOUS faites parti de l’histoire.

Un scénario bien plus développé que ces prédécesseurs

paranDu coté de l’histoire justement, je ne m’attendais à rien. Le scénario n’a jamais été le point fort des Paranormal Activity mais se rattrapait plutôt bien dans sa mise en scène et son atmosphère angoissante qui jouait avec nos nerfs. Pour cet « ultime » chapitre, nous aurons enfin le fin mot de l’histoire. Qui est Toby, si c’est vraiment son nom, quelles sont ses motivations, que veux-t-il aux enfants ? Pour une fois, le scénario est bien construit et, enfin, nous aurons des réponses à toutes nos questions. La fin pourrait très bien conclure cette série de films même si elle ne laisse pas totalement la porte fermée à d’autres qui pourraient très bien allés dans une toute autre direction que leurs prédécesseurs. Dans ce chapitre final, il sera une fois de plus question de sorcières, forces occultes, prêtre exorciste, incantations, phénomènes paranormaux, apparitions spectrales et satanisme. Vous vous doutez bien que pour ce dernier élément, il était inévitable qu’il fasse parti du film. Depuis le début des films, il est bien question d’un démon hantant des maisons qui ne sont pas choisies au hasard. Cette entité ne peut communiquer qu’avec des enfants qui sont par la suite enlevés et placés dans une congrégation de sages femmes. Là bas, les enfants subissent un lavage de cerveau et d’autres rituels vont être pratiqués sur eux. Les sages-femmes s’avèrent être des sorcières qui semblent avoir un lien avec le démon Toby. Plutôt que de nous montrer une fois de plus ses manifestations, il sera question dans ce chapitre de nous montrer ses origines et ses motivations. Tout comme les motivations de ses sorcières. Notre film commence très vite en nous montrant les sœurs Katie et Kristie, recueillies par les sages femmes dans les années 80. Nous faisons ensuite un saut dans le temps, de nos jours, et suivons l’histoire de la famille Fleeges, qui ne tardera pas elle aussi à voir leur enfant, convoité par le démon Toby. Seulement cette fois, Toby va pouvoir être vu grâce à une caméra spéciale.

Toby se montre enfin

parannCe chapitre final n’est pas exempt de défauts. Montage un peu fouillis lors de certaines séquences. On ne s’y perd pas mais on aurait aimé s’attarder sur certains évènements et ne pas les voir couper si vite pour passer à autre chose. Ce cinquième épisode fait son lien avec ses prédécesseurs mais il n’est pas obligatoire de les avoir vu sauf si vous voulez en savoir plus sur l’histoire des autres familles. Comme pour les autres films, les scènes se passant la nuit sont plus où moins agitées. L’heure où notre cher et tendre ami Toby sévit dans la maison a changée. Je l’appelle d’ailleurs : L’heure de Toby. Avant, les manifestations de cet être surnaturel se faisaient aux alentours de 3heures du matin. Mais, comme nous sommes passés à l’heure d’hiver, Toby se manifestera un peu plus tôt. Comme d’habitude, Toby est du genre grincheux et quand on le perturbe lors de ses conversations avec l’enfant de la maison, il faut s’attendre à de lourdes conséquences et à beaucoup de casse dans l’habitat. Pour pouvoir jouer pleinement avec la peur du spectateur, angoissé, s’attendant à sursauter à tout moment, il fallait une maison immense avec, si possible, un grand jardin. Notre ami Toby a donc pour lui un immense terrain de jeu où nous le verrons aussi bien apparaitre furtivement, grâce à la caméra qui sera la seule à permettre aux protagonistes de le voir enfin, que physiquement. Dans les premières minutes, vous ne le verrez pas vraiment. Je pense qu’il se fait désirer. Mais, petit à petit, Toby montrera enfin son joli minois pour notre plus grand plaisir. Attention, la surprise est vraiment de taille. Une belle réussite. Terminé les bruits de pas, les claquements de portes, les draps de lit qui bougent, les lumières qui s’éteignent et qui s’allument (la note d’électricité va être sévère). Notre entité qui était jusqu’alors invisible va prendre forme physique, inhumaine mais suffisamment imposante pour vous faire trembler. De plus, nous pourrons apercevoir presque son visage. Des passages furtifs puis de vraies séquences où nous la verrons à l’œuvre. On joue une fois de plus avec les temps de latences où nous ne savons pas quand le démon va se manifester, on joue avec les plans fixes de pièces vides ou habitées pour développer encore plus cette ambiance tendue, le jeu de profondeur qui est très important permet de nous faire guetter le moindre signe paranormal. On ne sait pas quand il arrivera mais il arrivera.

Quand la peur invisible devient visible

1paraDu coup du coté du budget, les films faisant à chaque fois de bonnes recettes au box office, le budget est donc plus conséquent. Ce qui permet de créer des effets spéciaux absolument incroyables.Les séquences avec cette entité noire, venant des ténèbres est des plus impressionnantes. De plus, on joue aussi avec le son en l’amplifiant par des bruits assourdissants accompagnant ses apparitions et faisant trembler les sièges de la salle de cinéma. Comme si l’entité se déplaçait dans la salle. Pas de musiques, tout se joue justement sur les longues séquences silencieuses qui nous montrent que quelque chose arrivera tôt ou tard. Avec les Paranormal Activity, il faut s’attendre à tout. Personne n’est à l’abri. Là où le film réussi contrairement à ses prédécesseurs c’est du coté de l’histoire des personnages.Terminé les séquences inutiles où l’on voit nos protagonistes filmer leur quotidien. Franchement, qui a envie de voir quelqu’un se brosser les dents ou travailler sur son ordinateur ? Cette fois, même si nous sommes en position de voyeur et entrons dans l’intimité de nos personnages, il est surtout question de ces cassettes vidéo qui semblent étrangement connectée à l’époque de nos protagonistes. Pourtant, les cassettes sont enregistrées et datent des années 80. Comment est-il possible que les jeunes filles puissent voir leurs observateurs ? Comme pour Katie et Kristie, Leila, la fille du couple des Fleeges, est la cible du puissant Toby. Elle seule peut le voir et communiquer avec lui. Elle n’a pas besoin d’utiliser la caméra. Comment est-ce possible ?Nous en apprendrons un peu plus sur la congrégation de sages-femmes qui initient les enfants kidnappés aux entités paranormales et force démoniaque. On aurait aimé en apprendre un peu plus et surtout les voir un peu plus à l’écran. Mais nous en saurons suffisamment pour ne pas rester sur notre faim. Car cette fois, contrairement au dernier Rec, on ne se moque pas de nous.Restera cette fin, tout simplement terrifiante, qui n’augure rien de bon pour la suite si, et seulement si, elle est envisagée.

Pour conclure

2paraAu final, Paranormal Activity Ghost dimension est une très bonne surprise. On joue beaucoup sur la 3D. Je pense d’ailleurs que de voir le film en 2D fera indubitablement perdre de son charme au film.Le procédé s’avère réaliste, accentue bien les effets et apparitions du démon tout comme sur cette sorte de faille spatio-temporelle qui déforme les miroirs et les murs. C’est déstabilisant. Tout comme cette belle trouvaille de créer une interaction entre nos protagonistes et les VHS trouvées. Les films précédents ne se reposaient pratiquement que sur leur succès. Il faut le dire, seul le premier et le spin off se déroulant à Tokyo étaient bons. Pour ce cinquième film, on innove, on ne prend pas le spectateur pour une vache à lait et on lui offre une nouvelle expérience cinématographique.On continue à jouer avec l’espace aussi étendu que confiné de cette maison, la 3D permet de créer aussi une interaction avec le spectateur, on joue avec cette peur du noir, cette peur de manifestation et surtout sur la menace de cette entité puissante et destructrice. Peut-on la détruire ? Même si le prix de la place plus le supplément 3D fait une note assez salée à l’arrivée, Paranormal Activity Ghost dimension est pour une fois, l’expérience à impérativement essayer. Une fois encore, évitez les weekend et jours de repos des adolescents qui continuent à gâcher les séances en criant à haute voix, hurlant, circulant dans la salle, insultant les spectateurs ou en les agressant physiquement. Il serait temps de bouger les choses.

Remember Me, d’Allen Coulter

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remember me afficheCourt résumé du film

Un jeune homme tombe amoureux d’une jeune femme dont il devait seulement séduire juste par vengeance envers le père de cette dernière.

Infos sur le film

Réalisé par Allen Coulter
Avec Robert Pattinson, Emilie de Ravin, Chris Cooper
Long-métrage américain

Genre : Drame , Romance
Durée : 1h55 environ

L’histoire

1991, alors que sa mère et elle devait rentrer chez elles en métro, la mère d’Ally Craig se fait abattre par des braqueurs juste devant ses yeux. 10ans plus tard, Ally vit avec son père, Le sergent Neil qui vit toujours très mal le meurtre de sa femme. En parallèle, Tyler Hawkins à lui aussi eu sa vie bouleversée depuis le suicide de son frère ainé Michael. Ce jeune homme, depuis, n’a de cesse d’être en rébellion contre la société et aussi sa famille depuis ce terrible drame. Il est cependant très complice avec sa jeune sœur de 10ans dont il s’occupe chaque jour. Un jour, en sortant de discothèque avec son meilleur ami et deux jeunes filles rencontrées au bar, Tyler s’empresse de porter secours à deux jeunes hommes en train de se faire ruer de coup par des hommes qui avaient faillit les écraser en voiture. Au même moment la police arrive arrêtant cette bagarre. Tyler y fait la rencontre du père d’Ally avec qui il a une altercation injustifiée. Quelques jours plus tard, le meilleur ami de Tyler rencontre par hasard le sergent Neil et s’aperçoit qu’il est le père d’Ally et que cette dernière est dans leur classe. Il s’empresse alors de raconter à Tyler en lui recommandant de se venger auprès du père. Tyler doit séduire Ally. Seulement au début, ce n’était qu’un simple jeu , petit à petit, Tyler va tomber fou amoureux d’Ally. Tyler vit cette situation très mal. Aillant une très mauvaise relation avec son père qui n’a de cesse de le rabaisser, se sentant rejeté par une société qui n’a rien pu faire pour sauver son frère et souffrant du fait qu’Ally ne sache pas la vérité a son sujet, Tyler va essayer de se préoccuper de beaucoup plus de problèmes qu’il ne le pensait. Mais son histoire d’amour avec Ally va marquer ses deux jeunes gens à jamais.

Du jamais vu

1RTous les films romantiques du genre ont le même acheminement et se terminent la plupart du temps de la même manière « on peut prendre l’exemple de l’excellent Elle est trop bien ». Un simple pari pour se venger, le héros tombe enfin de compte réellement amoureux de la fille, elle s’en aperçoit ou il lui avoue, ils rompent, la fille réfléchie et enfin de compte ils se remettent tous les deux ensemble. Cette fois-ci, la fin de ce style de film est du jamais vu au cinéma. Allen Coulter a réussit son pari : terminer différemment la fin d’un film romantique en faisant de cette fin un vrai choc pour le spectateur. Remember me est, comme son nom l’indique, un film dont on se rappellera toujours. Ce film vous marquera à jamais.

Des personnages qui évoluent

2RDifficile de continuer à vivre pleinement sa vie de jeune homme ou de jeune femme lorsque l’on a perdu un être cher et que notre famille rejette la faute sur nous. Que le simple fait de discuter à table avec ses parents devient une torture. Puis, lorsque l’on rencontre l’âme sœur, tous les problèmes deviennent petit à petit des choses insignifiantes, on évolue, on essaye de se poser de meilleures questions puis on prend enfin le bon chemin. Vivre dans une société que l’on ne comprend pas, qui ne nous aide pas, peut être très déstabilisant surtout pour des jeunes personnes aussi fragiles. Remember me n’est pas seulement une histoire d’amour, c’est aussi l’histoire de deux jeunes gens qui, grâce à leur amour, vont évoluer et devenir meilleurs, vont reprendre gout à la vie et essayer de s’aider mutuellement. Tous les personnages du film évoluent petit à petit. Les relations s’améliorent, ils font beaucoup le point sur eux même. On apprend des choses cachées par certains personnages. Au début on a certains aprioris sur le personnage du père de Tyler. Ce dernier rejette la faute sur Tyler. Comme ci celui-ci était le responsable de la mort de son frère. On sent de la honte, de la haine. Comme si le frère de Tyler était beaucoup mieux, qu’il avait plus d’ambition. Puis au final, on a des réponses à ses divers comportements qui semblent néfastes à Tyler mais aussi à Ally.

Des acteurs talentueux

3RLES deux révélations du film sont Robert Patkinson »Twilight, Bel ami » et Emilie De ravin »Lost, Once upon a time ». Emilie joue le rôle d’une jeune femme très affectée de la mort de sa mère. Il est clair que d’assister à la mort de sa mère lorsque l’on est âgée d’a peine 10ans est un traumatisme que je ne souhaite à personne. Ally est une jeune fille très fragile mais aussi très imprévisible, forte de caractère mais qui a aussi beaucoup de sensibilité. Robert Patkinson quant à lui change de registre et montre un talent supérieur à son rôle de Twilight. Sous ses airs de Rebel se cache vraiment un jeune homme timide et sensible. Quand on voit son regard, son sourire, on sent vraiment quelque chose de bon chez cet homme. J’avais quelques aprioris sur cet acteur. Pourquoi les filles sont elles tombées sous son charme ? Peut être pour son coté Rebel mais sensible à la James Dean ? En tout cas, de part se film, j’ai maintenant une très bonne image de lui et je vais continuer à suivre sa carrière de très très près. Pierce Brosnan qui joue le rôle du père de Tyler montre une nouvelle facette par rapport à l’autre rôle de sa carrière. Vous savez celui d’un certain agent secret au service de sa majesté ? Il joue un personnage froid, qui ne pense qu’à son travail, ne se préoccupe même plus de son fils et de sa petite fille qui vit très mal le fait que son père ne s’intéresse pas à elle. Puis Tyler lui, essaye désespérément de faire prendre conscience à son père que cette petite fille à besoin de lui, besoin qu’il soit la pour elle et qu’il l’encourage. Ca fait tellement de peine de voir cette petite fille rejetée par ses camarades de classes tout ca parce qu’elle est rêveuse et très différente d’eux. On voit vraiment à quel point c’est dur de se faire accepter surtout lorsque l’on est différent. Les personnes rêveuses ont tendance à avoir plus de mal à se faire accepter par la société actuelle.

En conclusion

4RMoins cliché que tous les films romantiques réalisés jusqu’à présent, Remember me a le mérite de nous livrer une fin comme l’on n’a jamais vu. Les acteurs sont excellents, les moments sont très fort, de grandes émotions, de belles musiques, une réalisation quasi-parfaite, une grande évolution des personnages, certains se reconnaitront dans certains personnages. On ne perd pas le fil de l’histoire tellement les évolutions sont nombreuses tout au long du film. Seulement le gros point négatif et aussi positif c’est la fin. Une fin choquante. On en vient à se dire »pourquoi toutes ses bonnes choses si c’est pour en finir comme ca ? ». Reste cependant à dire que c’est un film romantique magnifique avec des moments tendres, de très beaux dialogues, des passages drôles, d’autres très triste et une très bonne prestation de tout le casting. On respire de bonheur pendant tout le film mais à la fin Paf c’est le choc. Je recommande aux amoureux ce film qui vous marquera beaucoup.

Le choc des titans, de Louis Leterrier

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choc afficheL’histoire du film

Laissé pour mort avec sa mère, le jeune Persée « le fils caché de Zeus », est recueilli par une famille de mortel. Quelques années plus tard, alors que Persée, sa mère, son père et sa sœur partent en mer pour pécher, Hadès le dieu des enfers attaque par inadvertance leur bateau et Persée et le seul survivant. Parce que les humains ne priaient plus Zeus, ils ont déclenchés les foudres de ce dernier qui décide sur les conseils de son frère Hadès d’envoyer sur terre de terribles monstres. Persée qui n’a de soif et ne vit que pour la vengeance n’a plus rien à perdre, il se lance à la poursuite d’Hadès afin de venger ses parents adoptifs en lui portant un coup fatal. Il se lance dans cette courageuse mais périlleuse mission et se retrouve à la tête d’une troupe de guerriers. Ils partent tous vers les profondeurs des mondes interdits. Seulement, à cause de ses terribles créatures redoutables, Persée est obligé d’accepter ses pouvoirs de demi-dieu et qui le permettront de créer son destin. Mais ce dernier n’accepte pas et veut se battre en homme.

Infos sur le film
Réalisé par Louis Leterrier
Avec Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes
Long-métrage américain .

Genre : Fantastique , Aventure , Historique , Action
Durée : 1h45 environ

Introduction

Les armures portées par les dieux ressemblent à s'y méprendre à celles des chevaliers d'or des Chevaliers du Zodiaque.
Les armures portées par les dieux ressemblent à s’y méprendre à celles des chevaliers d’or des Chevaliers du Zodiaque.

Les humains ne prient plus, ils ont déclenchés la colère de Zeus qui n’a d’autre choix que de les punir. Les pires créatures font leurs apparitions sur terre. Le jeune Persée, demi-dieu mais qui n’accepte pas ses pouvoirs, va se dresser contre ses monstres en devant le terrible dieu des enfers : Hadès. Un simple mortel peut il réussir à battre toutes ses créatures des plus redoutables ? Zeus n’est-il pas manipulé par son frère ?

Le choc des titans

Le choc des titans est une grande épopée bien mieux réussie que l’original. C’est le grand retour des films d’Héroic Fantasy. Des ressemblances avec Conan le barbare, l’histoire d’Hercule. Une très grande aventure avec de très beaux décors et paysages. Film très sombre. Il est fidèle à la mythologie grecque. C’est très intéressant de voir que le réalisateur français Louis Leterrier c’est documenté avant de faire le film. Nous retrouvons donc toutes les créatures que Persée a combattu : Médusa, le Kraken, les Gorgones, des scorpions géants. Je pensai voir le minotaure mais ca n’a pas été le cas et c’est fort dommage. Cependant, c’est avec Thésée un autre héros grec que le minotaure combattait. Je n’ai pas eu l’occasion de voir L’original du choc des titans mais, à ce que j’ai entendu, il n’y avait que les effets spéciaux de l’époque qui donnait une grande force au film. Dans le remake, tout a bien été dosé et aucunes scènes n’est inutile.

Un héros n’acceptant pas ses pouvoirs de dieu

1chocOn nous apprend beaucoup de choses sur cette histoire de demi-dieu qui par défier Hadès et ses monstres sanguinaires. Beaucoup d’héroïsme. Persée était vraiment un héros. Il n’a jamais voulut croire ni même accepter qu’il avait les pouvoirs d’un dieu. Parce que sa famille adoptive a été tuée par un dieu justement, c’est la raison pour laquelle il n’acceptait pas d’être en fait le fils de Zeus »qui lui-même ne le savait pas ».Zeus était un homme qui avait eu beaucoup de conquête et donc beaucoup d’enfants dont Persée en faisait partit. Pendant sa mission, Persée va rencontrer son vrai père qui va vouloir l’aidé en lui offrant diverses objets de dieux »comme l’épée magique, le cheval Pégase » lui permettant de terrasser rapidement toutes ses créatures. Mais Persée refusa à chaque fois. A noter que Pégase est un cheval ailé noir alors que dans la mythologie, c’est un cheval blanc. On pourra voir cependant que le réalisateur à voulu le faire noir afin que le cheval soit de la même noirceur que le film. C’est vrai que ca ferait un peu tache un cheval blanc alors que tout ce qu’il y a autour n’est que des couleurs sombres. Je trouve pourtant que ca aurait apporté quelque chose de très beau et ce cheval blanc aurait pu apporter une sorte de lueur d’espoir pour les mortels qui verraient parmi les nuages et ce ciel très sombres un cheval ailé d’un blanc majestueux. A noter aussi que Pégase est normalement le cheval de Zeus qui le chargea de porter les éclairs et le tonnerre à l’Olympe »le domaine des dieux ». Éclairs qui seront très utiles à Persée lors de son combat contre le Kraken. Si vous voulez en apprendre plus sur le personnage de Persée, il y a de très belles sculptures et de très beaux tableaux de certains de ses combats au musée du Louvres. Je pense que beaucoup le savent déjà.

Du coté du film

chocccLe film a une durée de 1h50 environ. On n’en perd pas le fil. Une très belle introduction qui nous conte l’histoire des dieux de l’Olympe. Le film continu après sur sa lancée sans nous laisser de temps mort. Du coup, on est captivé du début à la fin. Ca fait très longtemps que je n’ai pas vu un film de se genre. Le dernier en date étant le seigneur des anneaux. C’est visuellement sublime qui, lorsque j’ai pu le voir au grand rex à Paris, projeté en grand large m’avait sidéré. Les effets spéciaux sont superbes. Les combats bien chorégraphiés. Les musiques sont très belles et donnent un coté héroïque au film. C’est ce dont il avait grand besoin. Les costumes sont très beaux. Par exemple l’armure de Zeus est très brillante et très bien détaillée et nous fait penser aux armures du dessin animé « les chevaliers du zodiaque ». Les acteurs sont excellents et impressionnant de charisme. Tout d’abord Sam Worthington qui joue le rôle de Persée. Vu dans Terminator renaissance puis après dans l’excellent et culte Avatar, Sam déborde de charisme. Il a fait toutes ses cascades lui-même, pas besoin de doublure encore une fois. Il manie brillamment l’épée. Le choix du réalisateur d’avoir pris Liam Neeson pour le rôle de Zeus est un choix très judicieux. On sent la puissance, on sent tout se pouvoir. Ralph Fiennes quant à lui joue le rôle d’Hadès. Quand on voit ses deux acteurs à l’écran, on peut constater qu’ils se ressemblent beaucoup. Comme si ils étaient frères dans la vie réelle. C’est plutôt rare dans un film de faire un choix de la sorte. Bien souvent les acteurs n’ont pas les mêmes traits de visage. Mon meilleur ami croyait d’ailleurs que Liam Neeson jouait Zeus et aussi Hadès. Il faut croire que Louis Letterier à réussit son pari. J’applaudis le réalisateur d’ailleurs qui depuis L’incroyable Hulk, nous confectionne des films de manière très Hollywoodienne. C’est plutôt rare de réussir de parvenir à se faire un nom aux États Unis. Si vous voulez passer un très bon moment, c’est le film à voir. Un très grand film de courage et d’aventure. Une très grande épopée. En espérant voir prochainement d’autres films sur la mythologie grecque qui a encore beaucoup de héros à nous faire connaitre.

Conclusion

3CHOCLe choc des titans marquera le retour du film du genre péplum. Certes, les personnages auraient pu être un peu plus développés et le cheval ailé « Pégase » moins sombre, mais nous avons un très bon choix de casting, des effets spéciaux sublimes, des musiques héroïques et qui collent parfaitement à la mythologie, un héros charismatique, des scènes et moments touchants, des batailles et des monstres impressionnants, fun, rythmé, des décors et des costumes très beaux, en bref, beaucoup plus au dessus de la version de 1981 qui a prit un sacré coup de vieux sans pour autant être mauvais. Un très bon film. On ne peut pas en dire autant de sa suite décevante.

Pan, de Joe Wright

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pan afficheRésumé du film

Lorsqu’il était encore enfant, le jeune Peter avait été abandonné par sa mère devant un orphelinat. Des années plus tard, une nuit, le jeune orphelin se fait enlever avec d’autres camarades par des pirates et emmené au pays imaginaire. C’est en arrivant là bas que Peter en apprendra plus sur son passé, sur sa mère mais aussi sur sa destinée.

Infos sur le film

Réalisé par Joe Wright

Avec Levi Miller, Hugh Jackman, Garrett Hedlund, Rooney Mara

Genre : Fantastique, Aventure

Nationalité : Américain

Durée du film : 1h50 environ

La naissance de Peter Pan

1peterL’histoire de notre film est classique mais se place pendant la seconde guerre mondiale et nous raconte donc la jeunesse de Peter, abandonné par sa mère devant un orphelinat lorsqu’il n’était qu’un bébé. Une nuit, il est enlevé par les pirates de l’infâme Barbe noire et part pour le pays imaginaire. Travaillant dans des mines avec d’autres enfants afin de récolter de la poussière de fée (pour quelle raison ?), le jeune garçon fera la rencontre d’un homme qui fut lui aussi il y a des années enlevé par le pirate. Son nom : James Crochet (le futur Némésis de Peter qui a dans le film encore ces deux mains et arbore un look ressemblant fortement à celui d’Indiana Jones). James deviendra l’ami de Peter et tous deux, une fois évadé du repère de Barbe Noire, partirons à la recherche de la mère de Peter qu’il pense toujours en vie. En chemin ils feront la connaissance de Lily La tigresse, jeune fille d’un chef indien et seront poursuivit par Barbe Noire et ses hommes qui cherchent par tous les moyens à mettre la main sur Peter. Car Peter est dans notre film déjà un enfant très spécial.

Un esthétisme aussi beau que médiocre

effetspeterDes adaptations de Peter Pan, on en a eu…beaucoup, même trop. La version Disney en 1953 puis sa suite en 2002, une autre suite se déroulant des années plus tard et, de loin la meilleure (Hook) , une autre version en 2003 retraçant plus ou moins les évènements de la version animée et cette nouvelle version, intitulée Pan, sortie ce mois-ci, nous racontant les origines du personnage. Le film en soit, n’est pas mauvais, que ce soit du coté de son casting avec des acteurs et actrices talentueux et charismatiques, de sa musique collant parfaitement à son ambiance ou de la beauté des effets spéciaux. Non, le problème vient du fait qu’à force de raconter plus ou moins la même histoire, le fan de Peter Pan n’y trouve pas son compte. Nous faisons dans la redites, on finit par être lassé même si on essaye de vouloir nous raconter l’histoire de Peter Pan. Comment était son enfance avant d’atterrir dans le monde imaginaire ? Comment est-il devenu ce petit garçon qui ne veut pas grandir et que nous connaissons tous ? Ca ne passe plus, on sent que ca tourne en rond même si cette volonté de vouloir nous faire découvrir une autre facette du personnage est bien là. Ce qui pose aussi problème pour ce film c’est du coté de son visuel. Trop d’effets spéciaux, tue les effets spéciaux et dans notre film vous aurez aussi bien du bon, que du médiocre ce qui fait que d’une part, le film perd tout de suite de son charme, d’une autre n’a pas vraiment d’identité, pas d’émotion qui s’y dégage, pas cette aura touchant que l’on peut retrouver dans les autres œuvres.

En toute honnêteté, vous trouvez vraiment que c'est une Indienne?
En toute honnêteté, vous trouvez vraiment que c’est une Indienne?

Pourtant les personnages, nous les sentons impliqués mais ca ne passe pas. Le film a un budget colossal mais qui n’a pas été utilisé à bon escient. On se retrouve avec des sortes de rajouts qui n’avaient pas lieu d’être, notamment des monstres à l’apparence totalement ratée, comme si les effets n’étaient pas finalisés. On se croirait presque dans le film Avatar. Que dire aussi de l’apparence physique et vestimentaire des indiens ? Physiquement, on le voit, ce n’est clairement pas des Indiens mais plutôt des Américains, Anglais voir Pakistanais au maquillage trop coloré et au look qui ne sonne pas très Indien. J’avais plus l’impression de voir des personnages qui participaient au carnaval de Rio. Il y a aussi des séquences qui n’ont pas lieu d’être dans ce long métrage. La première apparition de Barbe Noire aurait pu être plus spectaculaire. Là nous le voyons arriver face à tous ses hommes et les orphelins en chant une chanson : Smells Like teen Spirit du groupe Nirvana. On est dans un film de Peter Pan là où dans un film qui PARODIE Peter Pan ?

Du coté des acteurs
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3peterLevi Miller arrive à des moments à tenir tête à Hugh Jackman.

Premier film pour le jeune Levi Miller qui a la lourde tache de camper le personnage de Peter Pan. Certains reconnaitront l’acteur qui a joué dans la série Terra Nova. Son jeu dans Pan n’est pas parfait mais il joue de manière juste mais ne sera pas une prestation mémorable. On sent en lui l’âme d’un leader, son personnage nous le montre dès les premières minutes mais cette âme se dissipe par la suite. Petit à petit le personnage s’efface au profil des autres protagonistes. On ne souligne pas non plus son envie de ne jamais grandir, ne jamais devenir un adulte. Où est donc l’essence même de Peter Pan ? Hugh Jackman, qui ne s’en sort pas trop mal dans son rôle (bien que son look soit proche du kitsch) ne surjoue pas. Un bon point pour lui. Menaçant, machiavélique, c’est tout ce que l’on attendait même s’il n’égalera pas le capitaine Crochet dans les autres films. Clara Delevingne , que vous avez pu voir récemment dans La face caché de Margot a participé au film, participé à sa promotion et interprétait le rôle d’une sirène. On s’attendait du coup à un rôle intéressant…40secondes d’apparition à l’écran ! Garrett Hedlund « Sur la route, Tron l’héritage » campe le jeune James Crochet, futur capitaine et ennemi de Peter. Charismatique, bellâtre, fort en répartie, le personnage apporte une bonne touche d’humour décalé qui donne tout le charme au film. C’est simple, sans lui, le film perd encore plus en qualité. Pan nous permettra d’en savoir plus sur les origines du personnage. Rooney Mara, qui interprète Lily la tigresse est tout bonnement ridicule. Un jeu complètement plat, elle fait le strict minimum. Les dialogues sont bons mais d’autres un peu trop naïfs. On sent que c’est un film destiné surtout aux enfants qui seront émerveillés. Peut être une bonne idée pour les plonger dans le vrai monde de l’imaginaire ?

Premier envol raté
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Le duo improbable: Peter/ Crochet. Où comment tout avait débuté sur une belle amitié.

Une des séquences que j’attendais le plus : le premier envol de Peter. Scène qui se devait magique, féérique, merveilleux et surtout intense.Dans Pan, ce premier envol est fade, on ne sent rien, à croire que ce film n’est pas vraiment un film sur Peter Pan. Une sensation assez désagréable (vertige alors que j’aime justement le vide), surement due à la 3D c’est fait ressentir lors d’une séquence de combat de bateaux volants. Étrange sensation. Doit-on en conclure que ces séquences là étaient réussies? Impossible à dire mais ce qui est sur c’est que celle que l’on attendait avec Peter se devait bien plus merveilleuse. On frôlerait presque le film de super héros. Ce qui est néanmoins intéressant, c’est de voir que Peter a le vertige, la peur de voler alors que se don est encré en lui. Il lui suffit simplement d’y croire. Les trente premières minutes sont intéressantes. Nous sommes dans l’orphelinat pas vraiment accueillant où a été recueilli Peter lorsqu’il n’était qu’un petit bébé. Qu’a-t-il vécut dans cet orphelinat ? Quelles étaient les conditions de vies ? Quelles étaient ces interactions avec les autres enfants ? Etait-il renfermé ou au contraire avait-il déjà l’âme d’un leader comme il sera amené à le devenir au pays imaginaire. Les séquences, la manière de filmer, le jeu des acteurs ne sont pas sans rappeler l’humour et la mise en scène du premier Harry Potter. A partir du moment où Peter atterrit au pays imaginaire, on commence à décrocher. On ne ressent pas ce lieu comme était celui de Nerverland, le pays où on ne grandit pas. Les décors sont un peu quelconques. Décors désertique, montagnes rocheuses, on pourrait presque y voir des similitudes avec les films Mad Max. Pas aussi beau que je l’espérais.

Pour conclure
fée
Tout n’est pas à jeter dans le film. par exemple, on retrouve avec plaisir des références et éléments de l’univers de Peter Pan.

Fasciné par le personnage de Peter Pan, je n’ai pas attendu longtemps pour aller voir le film qui lui était de nouveau destiné. L’affiche nous promettait mots et merveilles. Au final, un gout amer en est ressorti en sortant de la salle. J’attendais d’un film sur Peter Pan qu’il soit magique, émouvant, là, il n’en est rien. Il est très dur de s’attacher aux personnages mais avec la plus grande volonté, on ne ressent aucune empathie pour le personnage de Peter qui a une histoire très touchante mais le surplus d’effets spéciaux et de fautes de mauvais gouts vient tout faire capoter. Cette sorte de réinterprétation du personnage n’apporte rien de nouveau. Le film Hook a mieux raconté ses origines et se suffit à lui seul. On en sait suffisamment sur le personnage. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire du personnage, n’ont jamais eu l’occasion de voir un Peter Pan au cinéma, le film devrait vous plaire comme plaire aussi aux enfants qui sont moins intransigeants. Pan a des allures de blockbuster Hollywoodien mais, sans les stars de son film, il serait très mauvais. Les acteurs sont très bons, l’humour est appréciable, la musique aussi, très dynamique, coloré, il y a de jolies références à l’univers de Peter Pan (sa relation avec Crochet, Monsieur Mouche qui a lui aussi un rôle dans le film, la fée clochette), mais du coté des effets spéciaux, c est aussi beau que très mauvais voir des allures de jeu vidéo. Le réalisateur avait prévu une trilogie. La fin nous laisse d’ailleurs entendre qu’une suite est plus qu’envisageable. Si le film n’obtient pas le succès escompté, nous nous retrouverons avec une intrigue en suspend. Vu le flop aux Etats Unis, il ne faut pas trop y compter. Dommage, le film avait de la bonne volonté.