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Jeremie ziza

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Jérémie Ziza (Rédacteur le coin des critiques ciné) Salut à tous, moi c’est Jérémie. Ayant terminé récemment mes études de littérature, je suis actuellement en recherche d’emploi. Je vais innover moi aussi : je suis passionné par le cinéma. Et cette passion, je l’a doit aussi à mon père qui m’a fait découvrir beaucoup de petits bijoux à l’âge d’à peine 7 ans. J’ai commencé par les films avec Arnold Schwarzenegger , Jackie Chan, Sylvester Stallone et puis ca c’est étendu en allant en direction des films du genre fantastique et de science fiction. Tout y est passé : E.T, Jurassic Park, Indiana Jones et aussi mais surtout Star Wars. Les années ont passées, j’ai étendu mon registre en regardant des films de tout genre « films indépendant, comédie, horreur, romance, thriller, biopic, animation » . Tout y est passé. On peut dire que j’ai des gouts diverses et variés, du moment que ca m’émeut. Quand je suis face à un film où les personnages sont attachants, où l’histoire est bien travaillée et aussi mais surtout que la musique me fait vibrer, le film a déjà gagné mon cœur. Du Coté des réalisateurs que j’aime le plus, je citerais déjà trois réalisateurs qui ont enchantés mon enfance : Steven Spielberg, James Cameron et George Lucas. Coté Français, Luc Besson a lui aussi réussi à me faire ressentir des tonnes d’émotions, que ce soit avec « Léon ou bien Le cinquième élément » . Du coté des mes acteurs préférés, j’en ai beaucoup mais celui qui est plus ou moins la pièce maitresse de ma pyramide des acteurs que j’affectionne, c’est Arnold Schwarzenegger. J’ai grandi avec ses films, je continue encore à les regarder même si en toute objectivité et en ayant l’œil critique, certains ne volent pas haut du coté scénario. Pour les autres, je suis un très grand fan de Sylvester Stallone, Jackie Chan, Tom Cruise, Jean Reno, Mel Gibson, Harrison Ford, Johnny Depp, Jim Carrey, Ben Stiller, Robert Downey Jr et bien d’autres. Du coté actrice, j’ai un très grand penchant pour Sandra Bullock, Charlize Theron, Nathalie Portman, Shailene Woodley, Keira Knightley, Ellen Page. Pour terminer j’ai aussi des films que j’appelle « mes films de chevets et dont je ne pourrai jamais me séparer » : Terminator 2, Les Indiana Jones, Les Star Wars, la trilogie de Retour vers le futur, Gremlins, Edward aux mains d’argent, Forrest Gump, Dark Knight « j’ai oublié de vous dire, j’adore les films de super héros », The Crow, Hook, la saga des Rocky. Je préfère m’arrêter là, on y passerait la journée. En attendant de peut être un jour devenir critique de films, je me joins à l’équipe de Le Coin des Critiques Ciné et en vous donnant une analyse des films que j’ai pu voir, mais aussi mon témoignage, mon ressentit et en parsemant tout cela de photos. Salut à tous et n’oubliez pas d’aller au ciné !

Chucky 3, de Jack Bender

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20151024_191850Résumé du film

Huit ans se sont écoulés après qu’Andy soit parvenu à détruire Chucky dans l’usine de poupées brave gars. La société en faillite, redémarre néanmoins son usine et décide de renouveler la firme de poupées. Pendant le nettoyage, ce qu’il reste du cadavre de la poupée Chucky est déplacé. Du sang frais s’écoule du corps en charpie et se mélange aux matériaux de fabrication provoquant la renaissance de la poupée maléfique. Andy est quant à lui devenu un adolescent et, n’ayant pas de famille pour le recueillir, il est envoyé dans une école militaire. Il pensait en avoir terminé avec Chucky, c’était sans compter sur la rancune de la poupée en quête de vengeance qui retrouvera sa trace. Seulement, les choses ont changées.

Infos sur le film

Réalisé par Jack Bender

Avec Justin Whalin, Perrey Reeves, Jeremy Sylvers

Genre : Épouvante, Horreur

Nationalité : Américain

Durée du film : 1h30 environ

Interdit aux moins de 12 ans

Les premières minutes

Soldat Chucky au rapport!
Soldat Chucky au rapport!

Rappelez-vous, dans Chucky La poupée de sang, Andy et Kyle avaient réussis à vaincre la poupée Chucky en mettant un tuyau d’air dans sa bouche, ce qui fit exploser sa tête. Huit ans plus tard, l’usine brave gars a été abandonnée, la société a fait faillite mais, un beau jour, décide de rouvrir l’usine afin de lancer une nouvelle gamme de poupées. Pendant le grand nettoyage, les restes de Chucky, qui devaient être réutilisés pour les nouvelles poupées, sont déplacés. Du sang frais s’échappe du corps et tombe dans une cuve de plastique en fusion formant à son contact une nouvelle poupée toujours habitée par le tueur Charles Lee Ray poussant un hurlement terrible. La poupée est bien décidée à se venger pour la deuxième fois. Dans la société responsable de la création des poupées braves gars, l’un des membres du conseil s’interroge sur le fait que les poupées vendues en magasin pourraient représenter un danger pour les enfants. Le chef de la direction, Mr Sullivan, n’est pas de son avis, rétorquant qu’Andy Barclay est un enfant perturbé et déjà oublié. Un petit cadeau est reçu par Mr Sullivan, une nouvelle poupée brave gars des années 90, venant tout droit de l’usine. Manque de chance pour lui, la poupée n’est autre que Chucky qui, le soir même, torture puis assassine le chef de la direction qui ne comprend que trop tard qu’Andy Barclay avait raison. Chucky utilise par la suite un ordinateur et parvient à retrouver Andy , maintenant âgé de seize ans et qui est envoyé dans une école militaire. Le pauvre Andy qui se souviendra toute sa vie de son enfance »agitée » sera retrouvé par la poupée maléfique qui lui avait bien causé des problèmes et se verra devoir l’affronter une nouvelle fois. Y-a-t-il un moyen de détruire cette poupée ?

Quand Chucky fait des ravages dans une école militaire

 Il ne faut avoir aucune fierté pour se faire assassiner par une poupée de moins d’1mètre
Il ne faut avoir aucune fierté pour se faire assassiner par une poupée de moins d’1mètre

Deux films de très bonne qualité, une histoire originale, de l’horreur, de l’épouvante mais aussi de l’humour bien noir venaient agrémenter cette future série de films. Avant même que le deuxième film ne sorte au cinéma, les studios Universal demandaient déjà une nouvelle histoire au scénariste Don Mancini, responsable des deux premiers Chucky. Seulement neuf mois séparent Chucky 2 de Chucky 3. Petit problème, le scénariste n’avait pas eu le temps d’avoir de bonnes idées en si peu de temps. Cette suite est par ailleurs désignée comme la moins bonne de la série par de nombreux fans. Un troisième opus tristement célèbre de part son boycotte des années auparavant. En effet, le film était soupçonné d’avoir inspiré le meurtre sauvage au Royaume Uni d’un petit garçon de deux ans. Chucky 3 se déroule huit après les évènements de Chucky La poupée de sang. Cette fois, Andy est âgé de seize ans. Il fallait donc choisir un remplaçant pour le petit garçon. Cette fois-ci, c’est Justin Whalin « Jimmy Olsen dans la série Lois et Clark » qui succède à Alex Vincent « qui fera un retour remarqué dans le tout dernier Chucky sorti récemment ». Une fois de plus, on change le terrain de jeu de la poupée qui ira faire un tour dans une école militaire. Seulement là bas, Chucky s’aperçoit que comme il a été recréé, il doit dire son secret à un être enfant pour pouvoir posséder son corps. Même s’il tentera cette fois de tuer Andy, Chucky jettera son dévolu sur une nouvelle proie : le petit Tyler, jeune garçon encore plus naïf que ne l’était Andy. En parallèle, Andy sera victime harcèlement moral par le lieutenant colonel Shelton, jeune garçon à la tête à claque qui profite de son statut supérieur aux autres pour les intimider régulièrement et en faire ses esclaves. Ce qui sera très comique c’est que dans cet opus, Chucky ne sera presque plus crédible face à Tyler qui le verra comme un compagnon de jeu. Ca se ressent dès les premières minutes du film, Chucky est de plus en plus lassé d’être dans ce corps de poupée et finira par frôler la crise de nerf en voyant que sa proie n’a pas peur de lui. Répliques et situations tordantes à prévoir.

Le changement de ton continue

Chucky change de proie. Et une proie de taille.
Chucky change de proie. Et une proie de taille.

Chucky 2 commençait à s’éloigner de son coté horrifique et terrifiant, laissant place à de la comédie d’horreur. Pour Chucky 3, il continue sur sa lancée et se veut encore plus décalé que son prédécesseur. Le réalisateur en joue, et sa se remarque très vite. Chucky continue de jurer, ses répliques fusent, mais le coté sadique et malsain de la poupée, lui est toujours là. Pas vraiment effrayant, moins sanglant que la boucherie qu’avait été le second opus, Chucky 3 manque un peu de souffle dans cette suite un peu moins dynamique que ne l’avait été Chucky 2. On pourrait même dire qu’il se tourne vers de l’horreur pour enfant. Certes, ce n’est pas du tout un film à recommander aux moins de 12 ans mais son ambiance frôle la série de films Police Academy voir les 30 premières minutes de Full Metal Jacket (les répliques et situations sont quasi similaires). On vous montre que l’école militaire ce n’est pas drôle et que la discipline y est maitre mot. Nous verrons ainsi un Andy subir les intimidations morale et physique de son supérieur et voir que les petits nouveaux, on les mattes. Même le coiffeur de l’école « un sadique capillaire » y met une couche. Andy peut au moins compter sur le soutient de Harold avec qui il se lie d’amitié et Kristen, une jeune femme au caractère bien trempé envers qui il développera des sentiments amoureux. Ce qui démarque ce troisième film des autres c’est son coté comique qui continue de plus en plus à prendre de l’ampleur. Chucky est certes, toujours une menace, il continuera à faire de vrais carnages toujours aussi inventif (même si on sait à des kilomètres qui va mourir et qui va survivre) et son coté humoristique seront plus développés. Même d’autres séquences ne l’incluant pas directement seront aussi de la partie. On notera une fois de plus un final bien maitrisé, angoissant, stressant et fun se déroulant dans une fête foraine. D’aussi bonne qualité que ne l’était le final du deuxième. Je vous l’accorde, voir notre poupée débarquer à l’armée est plus que déstabilisant. Il y a aussi cette histoire de règles qui ont changées, simplement parce que Chucky est revenu à la vie, un peu tordues. Le retour de la poupée est un poil tiré par les cheveux et un peu trop surnaturel mais cette suite toujours avec grand plaisir.

Pour conclure

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On appréciera le talent de Justin Whalin surprenant dans le rôle d’Andy.

Chucky 3 n’est pas le meilleur si on le compare à ses deux premiers prédécesseurs mais, malgré tout, le divertissement, l’animation toujours impeccable de la poupée, les meurtres tordus mais marrants, la musique angoissante, le jeu des acteurs, son ambiance et son coté décalé font de cette suite, une suite sympathique et divertissante. Voir de plus Chucky perdre patience face à une nouvelle victime qui ne prend pas au sérieux les motivations de la poupée sera la touche comique en plus à ajouter déjà à la liste. On retrouvera avec grand plaisir un Brad Dourif faisant toujours ce qu’il faut pour donner son aura à la poupée, on appréciera le talent de Justin Whalin surprenant dans le rôle d’Andy. Round final entre le jeune garçon et la poupée qui lui aura bien pourrie la vie. Quant aux autres acteurs, ils font le minimum requis. On sera quelque peu agacé par le comportement de Tyler (joué par Jeremy Sylvers ) trop naïf et presque stupide mais trouverons le personnage de Kristen en femme forte et dur à cuire appréciable. Il y a aussi le scénario, mince et précipité par les studios « et ça se ressent » qui est beaucoup moins réfléchit que les autres films. Je vous l’avoue, il ne faut avoir aucune fierté pour se faire assassiner par une poupée de moins d’1mètre. Et puis on est quand même dans un camp militaire avec des hommes armés. Personne n’arrive à l’avoir ?! C’est ce qui fait du coup parti de l’ambiance comique de cette série. Malheureusement, profitez de cette ambiance qui changera totalement pour se tourner vers deux prochaines suites totalement ratées avec une ambiance de slasher movie parodique avec du rock métalleux désagréable qui casseront complètement l’aura même des films Chucky.

Chucky, La poupée de sang, de John Lafia

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20151024_130910Résumé du film

Après avoir survécu aux attaques de Chucky, une poupée psychopathe possédée par l’esprit d’un serial killer, le jeune Andy se retrouve sans sa mère, internée dans un hôpital psychiatrique. Il est recueilli par une famille d’adoption, les Simpson, un couple calme, sain, adoptant des enfants sans parents. Pendant ce temps, des employés de la société fabriquant les poupées brave gars, récupèrent la dépouille calcinée de Chucky et décident de la restaurer. Ce qu’ils ignorent, c’est qu’en faisant ceci, ils ont commis l’irréparable, Chucky, au contact de l’électricité, ressuscite. Bien décidé à se venger d’Andy et enfin s’emparer de son corps, la poupée ne tarde de pas à retrouver la piste de l’enfant et, profite de l’arrivée similaire d’une autre poupée inoffensive dans la famille des Simpson pour procéder à un changement. Chucky est de retour.

Infos sur le film

Réalisé par John Lafia

Avec Alex Vincent, Jenny Agutter, Geritt Graham

Genre : Epouvante, Horreur

Nationalité : Américain

Durée du film : 1h25 environ

Interdit aux moins de 12 ans

Tenez-vous bien, Chucky revient !

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Notre poupée préférée est de retour et il est très en colère. Un mot un seul pour cette suite : jubilatoire. Je vous rassure, je ne suis pas du genre à prendre plaisir devant le sadisme de cette poupée mais une fois de plus, la voir en œuvre est hilarant et décalé. Son terrain de jeu s’agrandit, tout comme ces plans malfaisant pour parvenir à ses fins : quitter se corps de poupée et redevenir humain. Deux jours pour jours après Jeu d’enfant, la poupée fait son grand retour. Après un premier opus glauque, mystérieux et terrifiant, Chucky La poupée de sang change un poil son ambiance et se tourne vers un film horrifique jouant beaucoup sur l’humour de la poupée à la répartie décapante.

Les premières minutes du film

Andy pensait ravoir une vie normale. C'était sans compter sur le retour de Chucky.
deb Andy pensait ravoir une vie normale. C’était sans compter sur le retour de Chucky.

Membres arrachés, corps calciné, il ne reste plus grand-chose de Chucky. On ne nous le montre pas on comprend clairement que, dans l’appartement du jeune Andy et de sa mère, la compagnie de jouet responsable de la création de la poupée brave gars essaye de gérer la mauvaise publicité suite à ses évènements. Sur les lieux, des employés ont récupérés les restes de la poupée. Les premières images du film débutent sur la remise en état de Chucky. Séquence très détaillée et particulièrement intéressante qui nous montre la conception de cette poupée. Après avoir subit un bon détartrage, un peeling sur tout le corps, une réimplantation capillaire et un remembrement, Chucky ressemble de nouveau à quelque chose. Pendant la restauration de la poupée, un court circuit pendant la remise des yeux de la poupée tue « accidentellement » un des ouvriers, ramenant en même temps Chucky à la vie. Le PDG de la société qui a assisté à cela, recommande de dissimuler le décès de la victime. Chucky est enfin achevé et est emmené hors de l’usine par Mattson, l’assistant du chef de direction. Ressuscité, Chucky a un nouveau cœur et est toujours possédé par l’esprit de Charles Lee Ray. Après avoir réussi grâce à Mattson à retrouver la piste d’Andy, Chucky l’étouffe avec un sac en plastique. De son coté, Andy est placé dans une famille d’accueil suite à l’internement en hôpital psychiatrique de sa mère. Encore sous le choc de tout ce qui lui est arrivé, le jeune garçon tente de retrouver plus ou moins une vie normale dans cette famille par intérim. Il fait la connaissance de Kyle, une jeune femme « sosie du look vestimentaire de Madonna dans les années 90 », elle aussi adoptée par le couple. Chucky, quand à lui, trouve rapidement l’emplacement de la maison des Simpson et réussi à se faufiler à l’intérieur prenant au passage la place d’une autre poupée brave gars, Tommy, qui était déjà présente au domicile.

Chucky est et restera votre ami pour la VIE !

Chucky va apprendre les bonnes manières à une maitresse d'école.
maitressechuckChucky va apprendre les bonnes manières à une maitresse d’école.

Très peu de suites de films sont aussi bonnes que l’original. Parfois on retrouve les mêmes ingrédients et le même acheminement. Cette suite fait un peu plus dans l’originalité, l’inventivité et l’intelligence font de se film une vraie réussite. Plus de meurtres mais surtout plus d’humour noir dans cette suite. Chucky La poupée de sang s’avère être aussi efficace que le premier. Le coté mystérieux présent dans le premier film n’est plus là mais la menace, elle, est de retour. Dans cette suite, le pauvre Andy, qui avait été manipulé par sa poupée possédé par un serial killer, va voir de nouveau la menace planer sur sa tête. Le pauvre garçon dont la mère a été internée suite aux évènements survenus dans le film précédent, tente de retrouver un semblant de vie normale dans sa famille d’accueil. Malgré le fait que sa mère lui manque terriblement, il se fait à l’idée que pour le moment, il devra vivre dans une autre famille. Une famille saine d’esprit, calme, accueillante, aimante, Andy est de nouveau heureux. C’était sans compter sur Chucky qui va de nouveau ruiner la vie du pauvre enfant (toujours autant choqué par les agissements de la poupée qu’il aimait par-dessus tout) qui va en baver tout au long de notre film. Mais cette fois, le jeune garçon ne compte pas se laisser faire. Même si il ne peut pas faire grand-chose pour se défendre physiquement et moralement, Andy compte bien prouver une fois de plus aux adultes que la poupée est en vie. Le personnage toujours interprété par Alex Vincent gagne un peu plus en profondeur. Son coté naïf du premier opus s’en est allé mais son innocence, elle, demeure présente. On le sent néanmoins un peu passif à des moments même si je pense que le sentiment de peur l’empêche de vraiment s’activer face à cette poupée. La deuxième partie du film « la plus fun du film » nous permettra quand même de voir que le jeune garçon tentera le tout pour le tout pour se débarrasser une bonne fois pour toute de Chucky. Petit effet « sadique » sur le spectateur, on prend presque un malin plaisir à voir la poupée continuer à jouer des tours à l’enfant impuissant dont la phrase fétiche sera de retour « c’est pas moi c’est Chucky » provoquera de moments de rigolade. On t’a dit Andy que ce n’était pas bien de mentir ! Le pauvre gosse finira dans un asile psychiatrique, moi je vous le dit !

Chucky beaucoup plus présent

Chucky, roi de la répartie.
chuckytel              Chucky, le roi de la répartie.

Nous avons confirmation: Chucky est vraiment rancunier. A peine remis en état de marche, il n’a qu’un désir : mettre la main sur Andy. Dans cette suite, Chucky tient une place un peu plus importante que dans le premier film où on le voyait très peu à l’action. Dans celui-ci, le budget étant un peu plus conséquent (9millions pour le premier contre 13 millions pour celui-ci), de nouvelles animations sont possibles, rendant encore plus crédible le personnage. Les mimiques du personnage sont plus expressifs (les petits rictus lorsqu’il ricane de manière cruelle), les effets lorsqu’on le voit marcher ou faire telle ou telle action où l’on voit tout son corps bougée donnent l’illusion qu’il est réel. Le film date quand même des années 90. Déjà pour l’époque, on se laissait déjà prendre au jeu, mais même de nos jours, ca marche toujours autant. Dans le premier opus, les protagonistes n’ont pas été tendres avec lui. Jeté dans une cheminée, les membres arrachés par les tires au pistolet, ne restait plus grand-chose de lui. Pour cette suite, attendez-vous à le voir en baver encore plus. La poursuite laissée en suspend dans le premier reprend dans cette suite bien plus rythmée que Jeu d’enfant. Le suspense est toujours là et le scénario, même s’il est plus ou moins prévisible, y ressort pas mal d’ingéniosité. Chucky est plus sadique que jamais, ses répliques sont tordantes et politiquement incorrect (faisant du le charme du personnage et décrédibilisant son image de poupée adorable) et joue de son apparence de jouet enfantin pour retourner tous les adultes contre Andy. Une fois de plus, personne ne croit l’enfant qui est vu comme une menace pour la société de jouet responsable de la création des poupées brave gars. Société qui se concentrera sur cette affaire de poupée tueuse et tentera de dissiper la publicité négative dont elle est victime. Brad Dourif est de retour pour doubler la poupée et prend toujours autant de plaisir tout comme le doublage français, par Eric Etcheverry qui réussi à faire aussi bien que son homologue américain.

C’est pas moi c’est Chucky qui veut conclure

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endchucLa séquence finale risque de faire plaisir à ceux qui veulent voir Chucky en prendre pour son grade. Mais attention, beaucoup de tension pendant cette scène.

Tout ce que les fans attendent d’un film de Chucky est simple : le voir commettre des meurtres plus ingénieux les uns que les autres, balancer des punchlines et se faire martyriser. Pour cette suite, c’est chose faite, ce qui la rend plus charmante que l’original. Du coté de la musique on retrouve toute la tension déjà présente dans le premier opus avec des airs assez terrifiants. Musique qui permettra au film de garder son identité. Cette suite est en quelque sorte le prolongement du premier opus et même si le nouveau réalisateur, John Laffia, scénariste pour le film précédent, ne montre pas vraiment sa patte de réalisateur mais le travail est très bon. La séquence se passant la nuit où l’orage gronde et où nous voyons Chucky enterrer la poupée brave gars Tommy est sublime. L’effet de vent, la lumière sur notre personnage et son animation font de cette scène une vraie réussite tant sur le plan visuel que pour son ambiance diabolique et terrifiante. La poupée est bien décidée à se venger. Une fois de plus, Chucky va tout faire pour faire porter les accusations sur Andy, ce qui pourrait de nouveau bouleverser son nouveau confort dans cette nouvelle famille d’adoption. Ce second volet commence déjà à se tourner vers l’humour noir plutôt que vers l’épouvante. Idée qui lui fera malheureusement défaut dès le quatrième film. Chucky La poupée de sang est pour moi un poil meilleur que le premier film. Plus fun, plus coloré, un vrai délire de retrouver cette poupée psychopathe balancer des répliques tordantes et s’acharner contre un enfant inoffensif, cette suite se tourne plus vers l’humour que vers l’épouvante, lui permettant d’avoir un plus large public. Facile, prévisible, caricatural (les parents adoptifs d’Andy vivent dans une maison kitsch qui ressemble à une maison de poupée), humour omniprésent, improbable, totalement délirant, une scène finale cultissime et plus que plaisante. C’est divertissant, on passe un bon moment, on vous montre une fois de plus qu’il faut rire de nos peurs, on ne demandait rien de plus.

L’agence tous risques, de Joe Carnahan

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afficheagenceL’histoire du film

Hannibal, Barracuda, Futé et Looping, sont une ancienne unité d’élite de l’armée. Ils sont chargés d’une mission mais se retrouvent malheureusement accusés d’un crime qu’ils n’ont pas commis et sont dégradés et conduis en prison. Heureusement, ils arrivent tous à s’échapper. Recherchés par la police, ils sont cependant décidés à blanchir leurs noms et retrouver les vrais coupables.

Infos sur le film

Réalisé par Joe Carnahan
Avec Liam Neeson, Bradley Cooper, Jessica Biel
Long-métrage américain

Genre : Action , Comédie
Durée : 1h55 environ

Si vous avez un problème…

1AGEL’agence tous risques c’est tout d’abord une série télé de 97 épisodes et qui comptait 5saisons. Diffusée en 1984, cette série suivait les aventures d’Hannibal, Futé, Looping et Barracuda. Des mercenaires accusés à tort d’un crime qu’ils n’ont pas commis et qui les as conduits en prison. Heureusement ils réussissent à s’enfuir et décident de mener une vie de mercenaire au service de la veuve et de l’orphelin et combattant les injustices. Une série qui a d’ailleurs révélée l’acteur Mister T »Barracuda ». La série c’est malheureusement arrêtée au bout de 5 ans. Coutant beaucoup trop cher à produire. Des années plus tard, l’agence tous risques est de retour sur grand écran. Non une suite mais plutôt une préquelle à la série »avant le début de la série ». Comment l’agence tous risques a-t-elle été formée ? Comment les membres ce sont-ils rencontrés ? De nouveaux acteurs reprennent le flambeau. Un choix de casting exceptionnel et très bien trouvé. Amis et fans de la série qui a bercée votre enfance, vous ne serez pas déçus du voyage. Voici l’agence tous risques.

Si personne ne peut vous aider…

2AGELe film est une sacré réussite. Malgré certaines petites bavures telles que la destruction du fourgon de Barracuda dès le début du film mais aussi le look de se dernier qui se rapproche plus d’un rapeur , on relève beaucoup de points positifs dans se film. Tout d’abord des effets spéciaux étonnamment bien faits et des scènes de cascades qui rappellent les films de 1980 à 90. Les costumes et la ressemblance frappante de tous les personnages de la série. On les reconnait tous. L’esprit de la série est vraiment très bien respecté et je rappel que le film est une histoire qui se passe avant que la naissance de la série. Une préquelle donc. Les personnages ont chacun un caractère très différent. Hannibal par exemple est le chef de l’équipe et le cerveau. Futé quant à lui est un véritable dragueur et qui se soucie beaucoup de son image, logisticien de l’équipe et grand menteur. Barracuda est le champion du combat à main nue, expert en mécanique, à une véritable peur en avion et voue une haine envers Looping dont il a souvent des accrochages avec ce dernier »ce sont quand même de bons amis à certains moments mais ils se chamaillent beaucoup ». Puis le dernier Looping , le pilote totalement déjanté qui a vécu dans un asile psychiatrique pour symptômes relevant de la folie. Toute cette équipe à tout pour réussir leur mission sans accrocs comme dirait Hannibal.

Si vous êtes acculé…

3AGEC’est un film qui mêle très bien l’action à l’humour. Des répliques et scènes cultes dont tout le monde n’est pas près d’oublier. Des scènes d’actions pas très crédibles à certains moment »comme par exemple la chute dans le ciel d’un tank ». En même temps c’est vraiment du cinéma et le cinéma est fait pour être spectaculaire. C’est chose faites avec ce film qui nous montre vraiment que les idées d’un scénariste peuvent être farfelues. Mais c’est beaucoup d’ingéniosité. De super clins d’œil à la série mais aussi au cinéma comme par exemple Braveheart. Tout ce qui avait été dans la série a bien été repris dans les moindres détails. On ne s’ennuie pas une minute. Mini point négatif : la publicité patriotique américaine sur les rangers »on aurait pu s’en passer ». Pas besoin d’avoir vu ou même connut la série pour savourer se film. Tout est expliqué. On n’en perd pas le fil. Une tonne de rebondissement pendant toute la durée du film. C’est simple le plus grand des amis peut aussi bien être le plus grand des ennemis. A retenir.

Si la justice ne peut rien pour vous…

5AGETrès bonne mise en scène et réalisation. Seulement quelques soucis au niveau de la caméra qui bouge un peut trop vite pendant certaines scènes de combats ou d’action. Dommage car c’est ce qui fait le charme du film. Sharlto Copley »vu dans District 9 »incarne Looping avec brio et ses répliques ainsi que sont coté déjanté nous rappel parfaitement bien le même personnage mais incarné par Dwight Schultz. Pratiquement les mêmes mimiques, le même style de grimace, la même folie qui le mène quelques fois très loin dans la déconnade. Les altercations entre lui et Barracuda sont vraiment hilarantes et on prend plaisir à voir leurs pitreries. Un film qui s’adresse aux fans de la série mais aussi aux jeunes. Autant le dire ce n’est pas vraiment crédible, les personnages passent limite à travers les balles mais encore une fois c’est du cinéma. On apprend beaucoup de choses sur l’histoire de chaque personnage. De très bons passages émouvants. Les effets spéciaux du film en valent vraiment la peine. Un film excellent avec de très bons acteurs, une bonne réalisation, de bonnes répliques, des passages cultes, des moments très drôles, de l’amour, beaucoup d’action et des effets spéciaux très bons même si il y en a un peu trop.

Il vous reste un seul recours…

4AGEUn challenge toujours très difficile à relever pour une adaptation sur grand écran d’une série culte : réussir à faire aussi bien, réussir à garder l’esprit de la série ainsi que les personnages, garder la musique originale du film, ressortir des répliques ou passages cultes passés dans certains épisodes, garder les mêmes costumes et décors ainsi que les véhicules. L’agence tous risques respecte à la lettre toutes ses conditions et nous raconte avec beaucoup d’ingéniosité l’histoire de la naissance de cette unité de mercenaires qui aident les gens qui n’ont pas pu avoir justice. Excellent film bien spectaculaire.

L’AGENCE TOUS RISQUES

Crimson Peak de Guillermo Del Toro

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affichecrimsonRésumé du film

Au début du XIX siècle, Edith, une jeune romancière, est hantée par le fantôme de sa mère décédée. De l’au-delà, sa mère lui porte un message « Prends garde à Crimson Peak ». Edith semble avoir le don de communiquer avec les âmes des défunts. Un jour, elle fait la rencontre de Thomas, un inventeur Anglais au charme irrésistible mais mystérieux, tentant de vendre au père d’Edith de l’argile rouge. Quelques jours plus tard, le père d’Edith décède. Accident ? Assassinat ? Edith finit par épouser Thomas et part vivre avec lui et sa sœur en Angleterre dans leur manoir. Des fantômes rodent dans ce lieu et tentent d’avertir la jeune femme. Au fil des jours, Edith va se rendre compte que Thomas et sa sœur ne semblent pas ce qu’ils prétendent être.

Infos sur le film

Réalisé par Guillermo Del Toro

Avec Mia Wasikowska, Tom Hiddleston, Jessica Chastain

Genre : Epouvante, Horreur, Romance, Drame

Nationalité : Américain

Durée du film : 2heures environ

Interdit aux moins de 12 ans

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Bienvenue dans le manoir de la famille Sharpe. Lieu que vous n’êtes pas prêt de quitter.

Le retour d’un grand réalisateur

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Une séquence aussi terrifiante que triste.

Après le Labyrinthe de Pan, L’échine du diable, Pacific Rim, Hellboy, Guillermo Del Toro, le réalisateur Mexicain, explore cette fois le XIX siècle. Un film qui se fera donc en costumes d’époque. Del Toro possède un imaginaire étonnant avec une création de monstres aussi originaux qu’effrayants « des vampires dans Blade 2, le personnage d’Hellboy, un faune dans Le labyrinthe de pan ». Cette fois, le réalisateur s’attaque aux fantômes qui rodent autour d’Edith, une jeune apprentie romancière possédant le don de pouvoir communiquer avec eux. Une jeune femme qui se serait bien entendue avec Cole, le jeune garçon du film Le sixième sens. Comme il est bien dit dans notre film, au travers du personnage d’Edith, Crimson Peak n’est pas une histoire de fantômes mais une histoire avec des fantômes. Notre film ne proposera pas une histoire originale, au contraire, elle est très classique. Mais là où elle se démarque des autres films du genre, c’est du coté de sa mise en scène, de sa réalisation, de son ambiance, de ses décors, de son coté mystérieux. Nous sommes loin des films d’épouvante/ horreur où le sang coule à flot, où le but est de nous faire sursauter. Crimson Peak se focalisera sur l’ambiance glaçante de ce film, le jeu impeccable des acteurs, mais aussi et surtout sur son esthétisme.

Une histoire classique mais un visuel admirable

intérieur manoir
crimmm Le manoir est aussi beau que terrifiant.

Crimson Peak est certes imparfait mais n’en demeure pas moins magnifique grâce à son esthétisme profondément gothique. L’histoire est classique mais le jeu d’acteur et surtout les décors sont épatants. J’ai été en admiration devant ce film. J’ai toujours été fasciné par les manoirs hantés et en apprenant la sortie de Crimson Peak, il en fallait très peu pour me convaincre d’aller le voir. Il est plus ou moins question de ca dans notre film. Le lieu le plus surnaturel et fascinant. Des pièces peu éclairées, de longs couloirs inquiétant, des décorations anciennes, pas de technologie moderne, il règne dans ses lieux quelque chose d’aussi angoissant que de poétique. Nous découvrons donc dans Crimson Peak ce grand manoir, cette époque ancienne, ces esprits fantomatiques, cette ambiance gothique rappelant beaucoup l’esthétisme des films du grand Tim Burton, dont j’admire le travail. Le manoir de notre film est luxueux mais lugubre, gothique romantique, pars en morceaux, n’est pas vraiment habitable « sauf si vous voulez tomber gravement malade » mais nos protagonistes y vivront tout de même. Au milieu du hall, une ouverture laissant entrer le vent, les feuilles mortes et la neige ce qui donne un petit coté poétique. Le manoir semble avec tout cela « respirer » d’où d’étranges bruits se faisant entendre nuits et jours. Le réalisateur a apporté un soin tout particulier sur certaines couleurs dont le rouge est omniprésent dans notre film. Macabre, sanglant, il règne dans notre film une atmosphère morbide sans pour autant tomber dans quelque chose de sale, répugnant « même s’il y aura certaines scènes de ce genre ». Les apparitions des fantômes, hormis celles du début du film, ne font pas sursauter, mais sont plutôt terrifiantes. Manoir oblige, ses êtres surnaturels profitent de ses longs couloirs sombre pour venir astiquer le spectateur mais aussi notre héroïne qui, heureusement pour nous, n’est pas cardiaque. Pour une fois, dans ses apparitions, on nous propose quelque chose de différent. A noter certaines scènes assez violentes mais, fort heureusement, il n’y en a que très peu.

De la romance à l’épouvante

thomas edith
Avant de virer au film d’épouvante, notre film se focalisera sur cette tendre histoire d’amour entre Edith et Thomas.

Avant de devenir un conte horrifique, Crimson Peak est un conte romantique et nous nous attarderons sur cette romance entre Edith et Thomas. Tout d’abord notre héroïne est au départ tiraillée entre deux hommes Thomas d’un coté et qu’elle vient de rencontrer et son ami d’enfance, Alan, un médecin. La jeune femme tombera plutôt sous le charme de Thomas qui cache une part de mystère et a des allures de dandy avec un coté gentleman qui ne l’indiffère pas. Notre romance qui ne sera pas vraiment au gout du père d’Edith qui suspecte Thomas et sa sœur de ne pas êtres honnêtes, aboutira très vit à un mariage »comme par hasard, juste après la mort accidentelle du père d’Edith ». Petit à petit, notre film passe de romance à épouvante et le thème de monstruosité est abordé. Il se passe des choses étranges dans notre manoir, éveillant aussi bien la curiosité d’Edith que la notre. Nous explorons les centaines de pièces, les bas fonds de ce lieu aussi luxueux que macabre et nous interrogeons sur beaucoup de points. Les fantômes »à l’apparence ensanglantée et poussant des cris de douleur » que voit Edith lui veulent-ils du mal ou au contraire, du bien ? Ajoutons en plus de cela le personnage de Lucille la sœur de Thomas qui s’immisce un peu trop dans sa vie de couple en s’installant elle aussi dans le manoir. Un autre personnage envoutant, bien énigmatique aux allures chics mais sombres. Lucille, qui est « un peu trop » proche de son frère ne semble pas porter Edith dans son cœur mais qui va finir par éprouver une grande affection. Malgré cela, c’est une femme qui très serviable et presque « maitresse » de la maison. Edith sera prise entre Thomas et Lucille. Avec ces apparitions fréquentes des fantômes qui semblent la mettre en garde sur le lieu dans lequel elle se trouve, on finit par se demander si elle n’est pas en danger. Le réalisateur jouera beaucoup avec nos émotions éprouvées par se formidable trio de personnages.

Pour conclure

thomas lucille
Les Sharpe semblent cacher un secret. Mais, lequel?

Le scénario aurait dû être plus étoffé mais le visuel très soigné et son ambiance l’emportent finalement. Crimson Peak est une agréable surprise pour un film qui se veut horrifique, mais qui nous offre bien plus. Ambiance, style gothique et Italien, notre film a des allures glamour, des allures de littérature Anglaise et même s’il penche vers le film horrifique, il n’en demeure pas moins très beau. Que dire aussi des magnifiques effets spéciaux très réussis « surtout du coté du design des fantômes ». Un excellent casting porté par une Mia Wasikowska « qui a joué Alice dans Alice au pays des merveilles de Tim Burton », mince, le teint pale, fragile, marginale et qui tente de s’affirmer et montrer ses talents d’écrivain dans une société où les hommes ont le pouvoir. Tom Hiddleston « Loki dans les films Marvel », aussi charmant qu’énigmatique, brille par son charisme tout comme sa partenaire Jessica Chastain qui, une fois de plus, fait un sans faute. Enigmatique, sombre, un coté sulfureux, c’est suffisant pour s’y attacher. A noter la présence des acteurs Jim Beaver «  Bobby Singer dans la série Supernatural » et le beau Charlie Hunnam de la série Son of anarchy. Del Toro maitrise parfaitement les codes de l’épouvante en y apporte sa petite touche personnelle. Ambiance gothico-romantique, musique angoissante tout en étant séduisante, Crimson Peak est aussi beau que terrifiant. L’histoire est classique mais pourtant, le coté mystérieux est bien là. Seul point négatif, certains zones d’ombres qui demandaient à être éclaircis mais qui malheureusement resteront en suspend. Ce qui sera un peu frustrant. Néanmoins Crimson peak est aussi recommandé à voir par les fans du genre mais aussi à ceux qui désirent découvrir ce curieux mélange d’épouvante et de romantisme. Encore une autre belle surprise.

Le nouveau stagiaire, de Nancy Meyer

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affichenouveauRésumé du film

Ben Whittaker, retraité, vit avec monotonie sa vie routinière de retraité qui ne correspond pas à ce qu’il en attendait. Être utile lui manque. En regardant par hasard les annonces, il tombe sur un poste de stagiaire senior pour une entreprise de vêtements par internet, créé et dirigé par une jeune femme. Sans aucune hésitation, il postule. Après avoir été accepté à l’unanimité en réussissant avec brio ses entretiens, Ben est affecté à la patronne de l’entreprise, Jules Ostin. Petit à petit, Ben va devenir indispensable pour la jeune femme.

Infos sur le film

Réalisé par Nancy Meyer
Avec Robert DeNiro, Anne Hathaway, Rene Russo
Genre : Comédie
Nationalité : Américain
Durée du film : 2heures environ

Feel good movie en approche

1nouJe m’attendais à une simple comédie agréable à voir juste pour le divertissement, puis, une fois sortie de la salle, repartir vaquer à mes occupations. Le nouveau stagiaire m’a prouvé qu’il était autre chose qu’une simple comédie. Un vent de légèreté s’empare de nous dès les premières minutes du film. Nous sommes détendus et suivons cette histoire avec passion. Une ambiance et un type d’humour à l’opposé total de tout ce que les comédies américaines nous proposaient depuis pas mal de temps. Pas d’humour raz la ceinture « seulement 2 petites allusions qui ne se remarquent même pas », une comédie tout ce qui a de plus tendre et incroyablement drôle. Pour une fois voila un film qui se démarque complètement de tout ce que l’on peut voir au cinéma. Toujours le même genre de films avec les mêmes histoires. Certains sont bons voir excellent mais manquent d’originalité et de bons sentiments sincères. Le nouveau stagiaire est une vraie perle. Pas mièvre, pas d’humour lourd, une histoire simple mais tellement originale et tellement prenante qu’il est difficile de s’ennuyer. Un genre de film qu’on devrait voir plus souvent. Des acteurs sincères, attachants, touchants. Ca faisait longtemps que je n’avais pas autant aimé toute la distribution d’un film. Bien souvent nous avons toujours un ou deux personnages « principaux ou secondaires » qui ne plait pas ou plait moins que les autres. Pour ce film, tout le monde est pratiquement à égalité. Bien sur, un travail plus étoffé a été fait pour les deux protagonistes principaux à savoir Ben »Robert DeNiro » et Jules « Anne Hathaway ». J’aurai aimé voir le rôle de René Russo « très rare au cinéma » plus développé mais le personnage n’est pas pour autant inutile. Au contraire. Chaque personnages apporte un plus à notre histoire.

DeNiro sous son meilleur jour

robC’est indéniable, Robert DeNiro est l’un des meilleurs acteurs du monde du cinéma. Il n’a plus rien à nous prouver. Mais, malgré son talent, malgré ses excellents films, l’acteur n’a montré qu’une facette sombre dans pratiquement la totalité des personnages qu’il a pu interpréter. L’acteur n’a eu dans sa carrière que des rôles de personnages détestables. Le nouveau stagiaire est donc une première pour lui qui voit obtenir un rôle d’homme tout ce qu’il y a de plus appréciable et recommandable. Pour ce film, il ne m’avait jamais autant ému que dans ce film. Son rôle est juste la perfection incarné pour cet acteur. Son meilleur rôle depuis ses 10 dernières années. D’une gentillesse, d’une générosité et d’une bonté jamais vue. Des attitudes de gentleman, des attitudes chevaleresques, il a tout du chic type. J’aime vraiment cet acteur que j’ai vu sous un nouveau jour avec ce film. Une vraie surprise de voir qu’il peut absolument jouer n’importe quel rôle. En quelques minutes, il devient un personnage des plus attachants. Des conseils sages tout au long de notre film, un vrai gentleman « toujours un mouchoir en tissu dans la poche afin de le donner à une femme bouleversée s’il est amené à en rencontrer », un vrai amour. Même si on le voit quelque peu perdu avec les nouvelles technologies et ce monde de la mode très jeune et dynamique, cette envie de se dépasser, de faire son travail est là. Le personnage a aussi des maladresses et se trouvera hilarant dans certaines séquences « il s’entraine par exemple à cligner des yeux devant sa glace pour la simple et bonne raison que sa patronne trouve suspect les personnes qui ne les clignent que rarement ». Du coté de sa vie personnelle, c’est un homme veuf qui vit assez mal sa solitude mais qui va de l’avant. En regardant sa maison nous voyons à quel point il est pointilleux sur le rangement « le voir préparer son costume pour le lendemain, sortir 2 réveils et sauter de son lit heureux en allant au travail est aussi adorable que drôle ». Cet homme veut vivre de nouvelles choses. On l’aime notre Ben, et nous ne serons pas les seuls.

Un film signé Nancy Meyer

3NOULa réalisatrice Nancy Meyer à qui l’ont doit des merveilles de la comédie américaine « Ce que veulent les femmes, Le diable s’habille en prada » s’intéresse cette fois à la réinsertion professionnelle des personnes les plus âgées dans une société de plus en plus jeune. Il a voyagé dans le monde entier, il a vécu tout ce qu’il avait à vivre mais il n’est pas le genre à se tourner les pouces. Ben Whittaker, 70 ans, retraité, repart vivre « les joies » du monde du travail. Vêtu d’un costume très chic et de son attaché-case dans une main c’est un homme heureux que nous voyions. Une nouvelle dynamique s’installe dans sa vie, Ben revit en quelques sortes sa jeunesse. Les choses ont évoluées depuis et notre personnage va être confronté aux nouvelles technologies et apprendre à s’en servir « Skype, Facebook, les ordinateurs portable, l’omniprésence du smartphone ». En dépit de son apparence « papy chic expérimenté à l’aura de jeune premier», Ben va très vite devenir la coqueluche de l’entreprise. Lui qui était au départ vu d’un très mauvais œil par la patronne de l’entreprise qui le voyait comme un grand père envers qui elle est mal à l’aise va très vite changer d’opinion. Toujours à rendre des services, le stagiaire vu au départ comme quelqu’un d’encombrant et pas vraiment utile au développement de l’entreprise va peu à peu devenir un homme indispensable à sa patronne, jeune maman débordée par le travail, ayant du mal à concilier sa vie professionnelle et personnelle.

Anne Hathaway patronne tyrannique ?

1ANNEPetit retournement de situation. Elle était la souffre douleur de sa patronne dans Le diable s’habille en prada, la voila tyranniser à son tour ses employés, Anne Hathaway devient la patronne de Robert DeNiro. Contrairement à Mery Streep dans Le diable s’habille en prada, le personnage de Jules « interprété donc par Hathaway » n’est pas aussi tyrannique qu’on le pensait et ce dès le début. La patronne est du genre directrice autoritaire, très investie dans son entreprise qui n’a plus le temps de s’occuper de sa famille. Son mari devenu homme au foyer afin de voir sa femme créer son entreprise commence à sentir sa masculinité diminuer. Hors travail, Jules est quand même une mère et femme aimante mais le travail occupant toutes ses pensées, elle vit un stress continuel qui l’a fatigue et prend beaucoup de son énergie. Sa relation avec Ben est tout ce qu’il y a de plus touchant. On passe du stade de simple stagiaire pas vraiment utile à un ange gardien, un confident, une figure paternelle qui lui rappellera les valeurs familiales, elle qui, entretient une relation tendue avec ses parents. L’arrivée de Ben dans sa vie pourrait permettre à Jules de faire le point sur sa vie professionnelle et personnelle. Au fur et à mesure, le stagiaire deviendrait presque un membre de la famille de Jules. Anne Hathaway est une fois de plus parfaite dans le rôle qu’elle interprète. Personnage ambigu au début, victime de faux-semblant, va ouvrir son cœur et nous montrer une toute autre personne. Aussi touchante que le personnage de Ben. L’alchimie entre les personnages atteint la perfection. On est pris d’une réelle affection pour eux.

En conclusion

4neComme pour La vie rêvée de Walter Mitty, Le nouveau stagiaire est une ode à la vie. Du feel good movie à l’état brut, un condensé de bonheur et de tendresse. Une hymne à la complicité. On en ressort heureux. Une belle réflexion sur la place des personnes âgées dans une société où les nouvelles technologies s’imposent et la difficulté qu’est le fait d’y vieillir. Des acteurs impeccables, un DeNiro et une Anne Hathaway tout ce qu’il y a de plus touchants, une jolie musique, l’histoire d’un homme qui sent avoir un trou dans sa vie et qui va se battre pour le combler. Les situations où le personnage de Ben se voit confronté à cette nouvelle génération sont hilarantes tout en évitant les moqueries. Le nouveau stagiaire fait réfléchir, est divertissant, relaxant, émouvant, touchant, philosophique, drôle, original, réaliste, nous plongeons dans le monde d’un retraité repartant sur le chemin du travail. Une entreprise sur l’univers de la mode moins clichée qu’elle n’y parait. DeNiro nous montre une facette plus tendre de sa personnalité tout comme Al Pacino l’avait fait récemment dans l’excellent Manglehorn. En quête de rédemption cinématographique? Une vraie surprise qu’est ce film. Beaucoup de sorties ce mois-ci, beaucoup de belles trouvailles, mais, si je devais faire une liste, Le nouveau stagiaire serait en tête.

Michael Jackson: This is it, de Kenny Ortega

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this afficheRésumé

This is it est constitué d’images des coulisses des dernières répétitions du concert de Michael Jackson qui devait avoir lieu à Londres en Juillet 2009.

Infos

Réalisé par Kenny Ortega

Long-métrage Américain

Genre : Musical, Documentaire
Durée : 1h50 environ

Introduction

Un grand choc pour tous les fans de se chanteur mythique et qui fut surnommé le King Of Pop »roi de la pop ». Décédé le 25 Juin 2009 à l’âge de 50 ans. Beaucoup de ses années où il a enflammé les salles de concerts, chauffé nos chaines hi fi. Chaque fête était accompagnée d’au moins une chanson de ce dernier. Ce fut un réel bonheur que d’écouter ses chansons qui nous redonnait de l’espoir et le sourire lorsque ca n’allait pas. Ce film est donc une sorte de grand cadeau pour nous tous, les fans. A la manière d’un documentaire et d’un concert, il retrace les dernières répétitions de se chanteur que l’on oubliera jamais.

Une magnifique introduction qui donne l’ambiance

MPetite présentation sur le déroulement de la séance. Nous rentrons dans le cinéma avec nos places, en descendant les escaliers, on nous propose des posters du film. Dès lors que nous passons les portes pour entrer dans la salle, ca y est !! L’ambiance est là. Beat It, Billie Jean, Smooth Criminal, les plus belles musiques de Michael sont diffusées. Bandes annonces de films »très peu et puis les gens commencent à se languir ». Ca y est le film commence. Petit séquence avec effets spéciaux non finalisés, une sorte de robot s’ouvre nous montrant normalement Michael Jackson. Puis, lumière, Michael est à l’écran, pointe son doigt en direction du ciel, le bruit de la batterie donne le premier coup, puis le titre magnifiquement réalisé en 3dimensions parsemé de plein de lumières : This Is It. Ca y est, le spectacle peut commencer. En une scène d’introduction, l’émotion est déjà là et la musique raisonne déjà en nous.

Une bonne raison de connaitre le talent du chanteur

3MExtraordinaire et magnifique sont de bien petits mots pour qualifier se film. Pour l’occasion, j’en invente donc un nouveau : Extraordifique. Non seulement on a l’impression que Michael est toujours présent mais en plus nous assistons là a du jamais vu au cinéma : Un concert making off. Prises de vues, photographies, décors, on en prend plein les yeux. Que vous soyez fans ou non c’est vraiment le film hommage à voir. Michael Jackson est pire qu’un artiste : C’est un vrai génie. Il a des idées, une conception de la vie hallucinante. Pendant ces répétitions pour le concert à Londres qui s’annonçait tout simplement GIGANTESQUE, on y voit un Michael Jackson comme nous n’avons jamais pu le voir avant. Agréable et vraiment gentil avec son équipes, sérieux, travailleur » quitte à répéter au moins une centaine de fois, il fallait vraiment que tout le spectacle soit parfait », il se mettait à la place des fans en priorités. Qu’est ce qui allait vraiment leur plaire, les émouvoir, etc.…

Un travail acharné, un résultat spectaculaire

2MLa chorégraphie de THEY DON’T CARE ABOUT US »une des meilleures chansons pour ma part » est tout simplement incroyable. Lumière, mise en scène et surtout cette chorégraphie énergique, Michael qui donne tout se qu’il a pour vraiment nous montrer son incroyable pas de danse. Encore une fois d’incroyables efforts ont été faits et on est pris vraiment par cette chanson. Des chansons beaucoup plus douces comme Earth song qui sont très émouvantes et donnent vraiment un message d’alerte contre la déforestation. Des plans d’animaux de toutes les espèces, des plans de paysages et j’en passe. On voit la préparation des chansons »on aura plaisir à les entendre encore de nouveau mais remixé », les répétitions des chorégraphies, mixage, costumes pour les chansons tel que Thriller, préparation et constructions des décors, effets de lumières et j’en passe. C’est hallucinant, on fait partie intégrante de ces répétitions. On peut voir Michael mettre toute sa force pour chanter, pour danser. Les idées sont donc épatantes. Quelques exemples : Le cultissime clip de Thriller refait entièrement avec les maquillages et effets spéciaux d’aujourd’hui. Il était censé être fait en 3dimensions et c’est une très bonne idée. Ensuite la chanson Smooth Criminal qui nous montre Michael assisté à un cabaret où il y a Humphrey Bogart »rien que ca ». Clip réalisé en noir et blanc, on voit vraiment les moyens qui ont été mis pour le concevoir. Et ca continu avec bien d’autres chansons que les fans apprécieront de réentendre à nouveau. Dommage par contre que la chanson « Bad » n’est qu’une durée d’ 1minute.

1MVoila, pour ma part, c’est du grand art, c’est du cinéma, ca nous transporte, ca nous émeut, du grand spectacle jamais vu nulle part ailleurs. Un spectacle et un talent que Michael a emporté avec lui et c’est pour cette raison que je le regrette. Toute cette gentillesse, se travail, son coté enfant-adulte, rare sont des personnes de se genre. C’est peut être pour cette raison que certains ne l’appréciaient pas où imaginaient des choses sur lui. Vous pouvez me croire, lorsque l’on regarde se film, le comportement de Michael, on ne peut que se sentir stupide d’avoir pensé de telles abominations sur un homme aussi bien que lui.

Pour conclure :

This is it provoque autant de joie que de tristesse. Joyeux pour le fait de revoir le chanteur sur scène, tristesse de voir cet artiste intelligent, créatif et généreux parti trop vite. Quand on regarde le film, que la séquence finale nous montre Michael adresser un message de motivation à toute son équipe. Qu’ils donnent tout ce qu’ils ont sur scène, que les fans apprécient vraiment le spectacle, qu’ils soient émerveillés, qu’ils se portent très bien alors que l’on sait que c’est lui qui décèdera quelque temps plus tard. Une vraie tragédie. Tout cet incroyable travail fourni, ses mois de répétitions, ses costumes, ses chansons, cette émotion de toute cette équipe qui travaillait sans relâche pour en venir à « refermer boutique ». Comme quoi parfois, la vie peut se montrer très injuste. Pour ma part j’ai littéralement passé LE meilleur moment de ma vie »pour l’instant et je me dis que si vous voulez vraiment voir quelque chose d’original, quelque chose de grandiose, This Is It est vraiment le film pour vous que vous soyez fan ou non ou petit ou grand. Un grand moment d’émotion. A la fin du film, on voyait même de parfaits inconnus se prendre dans les bras. C’était ca Michael Jackson. Il voulait que les gens se rendent compte que nous tous une très grande famille peu importe notre race ou nos autres différences telles qu’elles soient.

Pocahontas, de Mike Gabriel et Eric Goldberg

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pocahontas afficheRésumé du film

En 1607, un navire transportant des colons Anglais part vers l’Amérique du Nord en quête de richesses et d’or. A son bord, le capitaine John Smith et le gouverneur John Ratcliffe voguent vers le nouveau monde. Sur le nouveau monde, Pocahontas, la fille du chef Powathan, apprend que son père veut la faie épouser Kocoum, un des meilleurs guerriers du village. Le jugeant trop solennel, Pocahontas ne veut pas l’épouser. Elle consulte l’esprit d’un arbre de la foret, Grand-mère feuillage, afin de savoir quel choix elle doit faire. Ce à quoi elle lui répond d’écouter son cœur. Les colons Anglais débarquent en Virginie, installent leur camp et commencent à creuser pour trouver de l’or sous les ordres du gouverneur. De son coté, John explore le territoire et fait la rencontre de Pocahontas. Un regard, les deux personnes sont attirées l’une de l’autre. Mais, entre temps, une guerre semble sur le point d’éclater entre les colons Anglais et le peuple de Pocahontas.

Infos sur le film

Réalisé par Mike Gabriel et Eric Goldberg

Avec les voix d’Irene Bedard, Mel Gibson et Helen Hunt

Genre : Animation, Aventure

Nationalité : Américain

Durée du film : 1h20 environ

pocaaUne fois de plus, Disney sait trouver les mots et les images justes pour alarmer aussi bien les enfants que les adultes. Contrairement aux autres films, Pocahontas voit son héroïne avoir une culture différente de la notre. S’inspirant de l’histoire de Matoaka, une amérindienne de la tribu Powathan, Pocahontas nous conte l’histoire du débarquement des colons Anglais en Virginie. L’histoire d’une femme forte, poursuivant sa voie et devant faire un choix qui pourrait changer sa destinée. Un Disney sous estimé, pas le meilleur pour bon nombre de personnes, mais pourtant, il y a un message très fort bien qu’assez violent pour le jeune public.

Pocahontas, une légende Indienne

debutNous sommes au 17ème siècle, l’époque où les Européens se sont lancés à la découverte du nouveau monde. Nous suivrons l’histoire de deux personnages à la culture et philosophie bien différente : John Smith, un capitaine Anglais et Pocahontas, une jeune indienne. Si John était impatient d’explorer le nouveau monde et d’en admirer toute sa beauté, ce n’était pas les mêmes motivations que l’on retrouvait chez le reste de l’équipage et surtout du coté du gouverneur Ratcliffe. Lui ne poursuit qu’un but : trouver de l’or, le piller et retourner riche en Europe. Il fera tout pour en trouver. Quitte à détruire tous les arbres voir même tuer le peuple Powathans. Le grand méchant « même si on a vu pire dans un Disney » de notre film est un pur paranoïaque. Persuadé que les indiens gardent de l’or, il fera tout pour se l’approprier. Mais, y a-t-il de l’or ? Ce film est dur, très dur même si les pitreries de Meeko, le raton laveur « accro aux biscuits » apprivoisé de Pocahontas vient détendre un peu l’atmosphère tout comme la tendre histoire d’amour entre John Smith et Pocahontas. Plusieurs thèmes sont abordés dans notre film. Chacun est parfaitement travaillé.

Le choc des cultures

indien colon
Pour toi, l’étranger ne porte le nom d’homme. Que s’il te ressemble et pense à ta façon. Mais en marchant dans ses pas tu te questionnes. Es-tu sûr, au fond de toi, d’avoir raison?

Le constat est sans appel, les préjugés sur la couleur et la culture de nos deux camps existaient déjà à l’époque. Ce qui est différent fait peur. Les Amérindiens sont vu comme des sauvages, des êtres primitifs et barbares par les Anglais et inversement. Un très bon travail a été sur la relation quelque peu tendue entre Anglais et Amérindien. On nous montre les ravages que peuvent provoquer la haine, l’incompréhension, la peur de ce que l’on ne connait pas, l’ignorance de ces deux peuples « ca ne vous rappelle pas l’époque dans laquelle on vit ?» qui pensent ce connaitre mais qui se trompent totalement. Le film délivre un message d’espoir et nous prouve que la paix est possible, que nous n’avons qu’à suivre le bon chemin, mettre notre égo de coté, ne pas prendre le chemin de la guerre.

Je serai pour toujours une flamme dans ton cœur

rencontreLa rencontre merveilleuse et mystérieuse entre John et Pocahontas l’observant d’un air quelque peu apeurée est tout particulièrement la scène la plus tendre du film. Tout se joue du coté de la gestuelle des personnages, de leur échange de regard, du jeu des lumières et des ombres. Dans chacun de ces deux camps complètement opposés, deux personnes vont être attirées l’une vers l’autre. Ce qui sera notre deuxième thème du film : l’amour impossible. On aurait presque là une pièce de Shakespeare à la Roméo et Juliette. Des moments tendres et touchants vous attendent. Cette histoire d’amour entre John Smith et Pocahontas ne sera pas une histoire facile. Des cultures différentes, une mentalité différente. Si différents mais pourtant si proches, peuvent-ils laisser leur préjugés de coté et commencer leur histoire d’amour ?

Un message écologique très fort

poc feuilles
Tu crois que la terre t’appartient toute entière. Pour toi, ce n’est qu’un tapis de poussière. Moi, je sais que la pierre, l’oiseau et les fleurs .Ont une vie, ont un esprit et un cœur.

Le troisième et dernier thème : la relation de l’homme face à la nature. Encore un autre excellent travail où l’on nous montre les méfaits de la colonisation occidentale qui n’était pas du tout tendre avec la nature. La nature a une forme symbolique dans le film. Symbole représenté par le vent transportant des feuilles. Et si la nature était un esprit ? Pocahontas est passionnée par l’aventure et la nature et semble avoir le don de communiquer avec elle ainsi qu’avec les animaux. Elle ressent les arbres, ressent l’herbe, ressent le vent, il y a une vraie connexion. Lors de sa rencontre avec John Smith, Pocahontas lui apprendra en chanson à ressentir ce qu’elle ressent. La chanson, L’air du vent, est un vrai message à la tolérance, un message de respect envers la nature. Les paroles sont profondes, bien trouvées et criantes de vérité. Rajoutons en plus cette puissance dans la voix, dans la musique et dans les images que nous voyons à l’écran pour faire de cette scène quelque chose d’intense et d’émouvant. Pendant 3minutes, nous sommes comme des feuilles transportées par le vent. A la fois beau mais aussi tragique. Comprendre la nature, la respecter, l’apprivoiser. Le respect ne se fera pas que vis-à-vis de la nature mais se fera aussi du coté de ces deux peuples croyants se connaitre mais, il n’en est rien.

Une belle galerie de personnages

poca persoDans Pocahontas, nous avons une fois de plus une belle brochette de personnages tous différents les uns des autres mais se rapprochant beaucoup de ce que l’on retrouve dans chaque films de Disney. Là où on change un peu c’est du coté de son héroïne, Pocahontas. Pour une fois, il n’a pas question de voir notre héroïne cherchant le grand amour. Nous sommes face à une jeune femme cherchant à savoir quelle est sa destinée. Son apparence physique est moins adolescente que d’autres personnages féminins de Disney « Ariel, Cendrillon, Blanche Neige ». Une apparence plus réaliste, adulte, mature, un caractère fort, remplie de sagesse, charismatique.

john pocaLe capitaine John Smith, un aventurier courageux et brave au grand cœur. Personnage connu pour ses exploits en tant qu’explorateur. Aucune attache, aucune famille, pas de vraie maison. Beaucoup reprochaient au personnage son manque de charisme. Nous n’éprouvons que très peu d’empathie pour lui sauf vers la fin de notre film. Son histoire d’amour, sa première rencontre avec Pocahontas est pourtant très belle et créée un petit attachement au personnage. Malgré tout John verra avoir un rôle très important lors du face à face entre les colons et les indiens.

thomasThomas, le meilleur ami de John. Il voit en John un mentor, un exemple de ce qu’il veut devenir. Un rôle secondaire un peu agaçant de par ses décisions maladroites et son coté novice. Il deviendra beaucoup plus intéressant vers la fin du film.

powathanPowathan, le père de Pocahontas et chef de la tribu. Personnage très intéressant, l’opposé de Ratcliffe. Un père aimant, protecteur de la tribu et des terres. Sage mais féroce et combattant lorsque l’on touche à un membre de sa tribu. Un homme qui apprend de ses erreurs, se remet en question. Un personnage attachant.

ratcliffeLe gouverneur Ratcliffe, le méchant du film. Avide d’or et de pouvoir « telles sont les motivations premières d’un méchant de Disney » qui ne cherche qu’à piller le nouveau monde et retrouver un poste au sein de la cour d’Angleterre. Aucun scrupule d’exploiter sa propre troupe, de détruire les terres des Amérindiens et aucune pitié d’en tuer. Des allures de dandies « surtout coté vestimentaire », un physique imposant, toujours accompagné de son chien, un petit bouledogue du nom de Percy qui a un caractère très proche de celui du chat Lucifer dans Cendrillon. Ratcliffe est loin d’un être méchant charismatique comme on a l’habitude d’en voir. Loin d’être si menaçant que ca, pas vraiment impressionnant, c’est un peu une déception de ce coté. Ratcliffe a lui aussi un sous fifre, un faire-valoir, son valet, Wiggins. Petit jeune frêle inoffensif et pas très futé.

grand mere feuillageGrand-mère feuillage, un esprit incrusté dans un arbre. Un personnage intéressant malgré son apparence. C’est un arbre qui parle. Elle a des branches et des racines pour bouger. Le personnage central de notre récit, celui vers qui Pocahontas se tourne pour se confier. Grand-mère feuillage est en quelque sorte la voix de vérité et de la sagesse et joue un rôle primordial dans notre histoire. Elle sert aussi de substitue de mère ou de grand-mère à Pocahontas envers qui un attachement fort est visible. Grand-mère feuillage ne manque pas non plus d’humour et de répartie.

meekoMeeko, le raton laveur. Dans tout Disney confondu, il faut toujours un petit animal mignon à souhait et qui apportera une petite touche d’humour au film. Avec Meeko, les séquences hilarantes sont nombreuses. Glouton au possible, rusé, énergique, il est en quelque sorte l’assistant de Pocahontas. Nous le verrons souvent en compagnie de Flit, un colibri au sale caractère. Mais le plus drôle, sera sa rencontre avec le chien Percy qu’il ne lâchera plus. Attention aux fous rires.

Pour conclure

end

Pocahontas est donc un excellent Disney qui donne à réfléchir sur deux points qui finalement se rejoignent : la tolérance. Tolérance vis-à-vis de la nature, tolérance vis-à-vis des différences de races. L’histoire d’amour entre John et Pocahontas n’est plus qu’un élément de notre scénario mais se trouve être son fil rouge, celui qui pourrait tout changer. Touchant, intense, émouvant, tragique, dramatique, dur, Pocahontas est l’un des Disney les plus choc. Du coté de l’animation c’est une fois de plus une réussite. Des personnages très vite identifiables « on reconnait vite les gentils et les méchants », les expressions des visages « les émotions se lisent sur le visage des personnages », les cheveux bougeant au souffle du vent, la gestuelle, les déplacements n’ont pas pris une ride « pourquoi avoir abandonné ce type de dessin ? ». Du coté des décors, c’est aussi beau que ce que l’on a pu voir dans Le roi lion. Des arbres à perte de vue, de magnifiques cascades avec une eau très claire, les effets des mouvements de l’eau réalistes, les animaux peuplant cette terre et cette musique tellement prenante est relaxante. Une musique une fois de plus très travaillée, intense, merveilleuse, profonde, elle prend au cœur. 10 chansons sont à prévoir, toutes différentes les unes des autres mais les paroles, elles, véridiques. Des personnages attachants, des dialogues somptueux, de l’humour made in Disney. Certains pourraient ne pas apprécier le film et ne pas apprécier le remaniement de l’histoire originale ou ne pas trouver l’histoire aussi intéressante qu’un autre film du géant de l’animation mais Pocahontas est vraiment un film à voir au moins une fois. Encore une fois, Disney voit son film être éducatif.

Jeu d’enfant, de Tom Holland

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20150718_143901Résumé du film

Charles Lee Ray, un tueur en série surnommé « l’étrangleur », tente d’échapper aux forces de l’ordre mais est tué dans un magasin de jouet. Avant de mourir, il utilise une magie vaudou pour transférer son âme dans un autre corps. Le lendemain, le jeune Andy fête son anniversaire et demande à sa mère une poupée à la mode, une poupée brave gars. Malgré ses faibles moyens, sa mère parvient en acheter à un marchant ambulant. Andy est fou de cette nouvelle poupée nommée Chucky. Se confiant à elle, Andy apprendra un secret qu’il ne devra jamais dévoiler aux autres. Chucky s’appelle en fait Charles Lee Ray…

Infos sur le film

Réalisé par Tom Holland
Avec Brad Dourif, Alex Vincent, Catherine Hicks, Chris Sarandon
Genre : Epouvante, Horreur
Nationalité : Américain
Durée du film : 1h30 environ
Film Interdit aux moins de 12 ans

Les premières minutes
Chucky aime revoir ses exploits.
Chucky aime revoir ses exploits.

Nous sommes à Chicago. Dans une sombre ruelle, un homme armé est poursuivit par un officier de police. L’officier est très vite rejoint par en voiture par le détective Mike Norris. Un échange de coups de feu à lieu en pleine rue et l’homme armé est touché à la jambe. Son complice s’enfuit en voiture, laissant l’homme seul face aux forces de l’ordre. Il se réfugie dans un magasin de jouet. En même temps nous apprenons son nom : Ray, qui semble être reconnu par le détective Norris, le poursuivant. Dans le petit magasin de jouet, Norris scrute les moindres allées, tentant de retrouver Ray et tombe sur un rayon entier de poupée de petits garçons aux cheveux roux et portant une salopette. Le titre apparait : Child’s play « jeu d’enfant ». Un nouvel échange de tir a lieu et Ray est mortellement blessé. Ray jure de se venger sur le détective et son complice ayant pris la fuite. Ray cherche à transféré son âme dans un autre corps à l’aide d’un puissant rituel vaudou. N’ayant pas de corps sous la main, il transfère son âme dans une poupée. Le rituel provoque une foudre qui s’abat sur le magasin de jouet. Le détective Norris échappe à la mort mais Ray, lui, n’a pas survécut. Le rituel a-t-il fonctionné ?

Le saviez-vous ?

Charles Lee Ray, le nom complet du tueur en série c’est inspiré de 3 noms de vrais tueurs en série : Charles Manson, Lee Harvey Oswald et James Earl Ray.

my buddyLes vêtements portés par les poupées brave gars est inspiré de celui des poupées My buddy, de la marque de jouets Hasbro.

premier poster chuckyLa première affiche du film ne montrait, ni ne mentionnait Chucky. Elle nous montrait simplement une baby sitter tombé par une fenêtre et, dans le ciel, nous apercevions des yeux maléfiques.

Vous regretterez que ce ne soit pas votre imagination
Tu veux jouer avec moi?
Tu veux jouer avec moi?

Jeu d’enfant marque les débuts d’une série de six films, dont l’héroïne du film, est une poupée maléfique. Le jouet inoffensif devient pour la première fois un instrument de mort et sera d’ailleurs un film marquant dans le monde du cinéma d’horreur. Cette poupée brave gars, décrite dans les publicités du film comme étant l’ami préféré des enfants, va voir son image d’ange, complètement souillée. Vulgaire, cruel, envahis par la vengeance, l’une de ses braves poupées devient assassin. Le réalisateur se permettra dans notre film de briser l’enfance d’un petit garçon qui idolâtrait et désirait par-dessus tout cette poupée. Avec Chucky, il va être servi ! Les jouets ont toujours été conçu pour transmettre une image positive de la réalité aux enfants et servent, surtout pour les poupées et peluches, de substitut d’affection. Nous avons tous et toutes eu dans notre enfance notre ours en peluche fétiche. Un ours que nous ne quittions jamais, que nous emmenions partout, à qui on pouvait se confier sans être jugé. Dans notre film, la poupée brave gars est décrite de la même manière qu’une poupée Barbie. Les brave gars sont parfaits. Le compagnon idéal, toujours fidèle, qui ne vous dira jamais non et qui ne vous quittera jamais. D’où la phrase fétiche de la poupée « tu es mon ami pour la vie ». On ne peut pas vraiment dire que la poupée brave gars soit un exemple vestimentaire et esthétique pour les petits garçons. Une horrible salopette, des baskets flashy et surtout, une horrible tignasse rousse. Qui voudrait ressembler à cette horreur ? Qu’importe, le jouet plait et à droit à de nombreux accessoires, publicités et autres produits dérivés « comme pour la poupée Barbie ». On aurait presque l’impression que le réalisateur attaque et pointe du doigt les concepteurs de Barbie. Irréaliste, mièvre, elle ne montre que la perfection, ne montre jamais les imperfections. Chucky est donc l’occasion »un peu poussée à l’extrême je vous l’accorde » de montrer aux enfants la dure réalité de la vie. La perfection et un monde en paix, sans violence, n’existe pas. Pas si positif que ça le brave gars !

La naissance d’une poupée…tueuse

début chuckyAvouez que le pitch de l’histoire de ce film a de quoi faire rire. Qui pourrait suspecter une poupée de meurtres ? Le début de notre film vogue entre le thriller et le fantastique. La naissance de Chucky se fait très rapidement. A partir de là, nous avons une présentation de nos protagonistes dont la poupée élira domicile. Une femme élevant seule son fils de 6 ans et qui a bien du mal à joindre les deux bouts avec son travail qui l’empêche d’être la mère de famille qu’elle souhaitait. Chucky sévie très rapidement en assassinant la baby sitter d’Andy. La police est rapidement sur les lieux. Des empreintes de pas ont été découvertes sur le lieu du crime. Manque de bol pour Andy, il fait la même pointure que sa poupée Chucky. La poupée est vivante et ne communique qu’avec Andy pour éviter les soupçons. Qui pourrait le croire ? Nous apprenons que l’incantation citée par Charles Lee Ray dans le magasin de jouet a marché. Il a transféré son esprit dans la poupée brave gars. Chucky devient le confident d’Andy et le manipule afin de mettre la main sur son complice qui l’a trahit mais aussi parvenir à quitter le corps de cette poupée. Nous apprenons que Chucky redevient humain mais dans le corps de cette poupée. Il n’est plus invulnérable. Avec l’enquête policière sur le meurtre de la baby sitter et les dires d’Andy, celui-ci est vu comme un enfant perturbé et n’a doit choix que d’être mis en observation dans un hôpital psychiatrique devant les yeux d’une mère complètement désemparée. Andy sait qu’il a été manipulé depuis le début par Chucky, il essaye d’expliquer la vérité à sa mère et aux autorités qui le voient comme suspect numéro un. Mais qui croirait les paroles de cet enfant ?

Une relation ambigüe entre un enfant et son jouet

andy chuckyIl règne dans ce film quelque chose de malsain « même si comique » entre Andy et sa poupée. Tout d’abord, dès la première apparition du jeune garçon, nous voyons qu’il n’a pas d’amis, qu’il mène sa petite vie d’enfant de façon solitaire. Il n’a pas de peur. Sa mère est-elle veuve ? On ne le saura malheureusement jamais. Intéressons nous particulièrement à la relation quelque peu étrange entre Andy et sa poupée Chucky.  »’Pendant une bonne moitié du film, Andy discute avec sa poupée qui semble lui murmurer des choses étranges à l’oreille. Andy a un comportement que tout être humain trouverait dérangeant. Très vite, même si l’on croit l’enfant, difficile de ne pas penser à une chose : Andy est-il schizophrène ? »’ Le réalisateur arrive à nous amener à nous questionner sur l’état psychologique de l’enfant. Il ne semble pas être si affecté de la mort de sa baby Sitter et va très rapidement retourner se coucher. De plus, il semble que lui seul soit capable d’entendre sa poupée qu’il emmène partout avec lui. Il y a aussi cette amitié.  »’Malgré les actes criminels de Chucky, l’amitié « irréelle du coté de la poupée » mais réelle du coté de l’enfant semble rester intact. Même s’il y a manipulation, trahison, mensonges envers les adultes, Andy sera toujours attaché à celui qu’il considère comme son meilleur ami. Formatage dû aux publicités et éloges de la poupée dans les médias ? Peut être »’. Par ailleurs, nous sommes aussi en droit de nous questionner sur les intentions de Chucky. Très vite, nous avons le fin mot de l’histoire. Chucky a besoin d’Andy. Pour quoi ? Je vous laisse le découvrir.

Pourquoi est-ce que j’aime cette série de films ?
Attention, publicité mensongère. Il ne veut PAS être votre ami.
Attention, publicité mensongère. Il ne veut PAS être votre ami. Chucky n’est clairement pas le genre de poupée avec qui on joue à des jeux d’enfants.

Chucky fait parti de ces films d’horreur qui m’avaient terrorisé lorsque j’étais enfant. Tombé par hasard dessus sur une cassette vidéo mal enregistrée, j’avais pu voir quelques secondes de ce film qui m’avait bien marqué. De quoi vous infecter votre enfance. Voir ce film pour la première fois, et en entier à l’âge de 16 ans était en quelque sorte une revanche que je voulais prendre. En le regardant, je n’ai absolument pas eu le même ressentis que celui que j’avais eu étant enfant. Lorsque l’on est enfant, toute forme de violence, visuelle ou verbale peut être interprétée de différentes manières. Cette poupée maléfique représentait la peur et le danger. Quel meilleur exercice que d’être face avec ce danger lorsque notre naïveté et nos peurs ont évoluées ? Finalement, avec les années qui passent, la maturité, je me rends compte que les films de Chucky ne sont ni plus ni moins qu’une façon de vous montrer qu’il faut rire de nos peurs. Ce que j’aime dans cette série de film c’est qu’on décrédibilise presque l’image meurtrière et cauchemardesque de cette poupée. Scénario plutôt humoristique, des adultes plus ou moins stupides alors que l’enfant est plus lucide qu’on ne le pensait, scènes de meurtres sadique mais comique malgré elles « franchement voir une si petite poupée parvenir à maitriser un homme de 1m80, c’est assez drôle ». Rajoutons en plus le caractère détestable et bougon de ce tueur prit au piège dans le corps d’une poupée, terrorisé à l’idée d’y rester piégé pour toujours, et nous avons là un film complètement délirant et invraisemblable. Chucky casse aussi l’image positive de cette poupée dont les publicités en vantaient les mérites. Tout le contraire de ces poupées brave gars. Chucky est d’une cruauté sans nom, vulgaire, sadique, horriblement rancunier « assassiner une femme juste parce qu’elle a éteint le poste de télé qu’il regardait », Chucky est détestable mais pas moins attachant. De l’humour noir, des répliques cultes, Jeu d’enfant est un petit plaisir coupable.

Pour conclure
"Mais maman c'est pas moi c'est Chucky". Un phrase que vous entendrez TRÈS souvent.
« Mais maman c’est pas moi c’est Chucky ». Un phrase que vous entendrez TRÈS souvent.

Il y a un excellent travail au niveau des jeux d ombres, apparitions furtive de Chucky qui donnent du coup l’illusion qu’il est en vie. Il faut compter un bon quart d’heure pour enfin voir Chucky s’animer devant nos yeux. Avant, vous ne verrez qu’une caméra à sa hauteur et en vue à la première personne. Le mystère plane, la curiosité de voir enfin cette poupée à l’œuvre s’agrandit. Chucky a un début plutôt angoissant pour se tourner vers un slasher « comme Freddy, Halloween, Vendredi 13 » à l’humour noir. C’est violent sans pour autant virer au gore. Pas mal de temps morts, du drame, l’enquête policière passionnante sur Charles Lee Ray qui est ré ouverte « malgré le coté invraisemblable de l’histoire », les personnages d’Andy et sa mère Karen ont une belle alchimie et sont attachants, et cet humour noir présent apparaissant vers le milieu du film et faisant retomber son coté angoissant pour se tourner vers quelque chose de plus soft. C’est un fait, le film n’est pas crédible et les incohérences et « grossières » coïncidences sont légions mais le film n’en est pas moins excellent. Une réalisation et mise en scène soignée, une musique très angoissante, un Brad Dourif « qui double Chucky » très efficace, une histoire originale, Jeu d’enfant s’avère être une vraie réussite. Restez connecté, Chucky 2, La poupée de sang, est largement supérieure et encore plus fun que ce premier déjà d’excellente qualité. Critique, prochainement.

Le labyrinthe 2 La terre brulée, de Wes Ball

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labyrinthe 1Résumé du Labyrinthe

Thomas, un adolescent, se réveille dans une cage d’ascenseur qui monte. Il se retrouve avec d’autres jeunes dans un grand espace, un bloc, fermé par quatre murs immenses. De l’autre coté d’un des murs, un labyrinthe géant qui se modifie toutes les nuits. Thomas est amnésique et n’a aucun souvenir du monde extérieur ni même de sa vie mais fait d’étranges rêves à propos d’une organisation secrète appelée W.C.K.D. Il va très vite comprendre que l’endroit où il se trouve et ses rêves ont tous un lien. Au fil des jours, Thomas décide de partir avec plusieurs jeunes explorer le labyrinthe regorgeant de pièges et infesté de créatures terrifiantes. Ils parviennent à trouver une sortie et se retrouvent dans une salle de contrôle où des cadavres sont éparpillés sur le sol. Thomas et ses amis tombent ensuite sur un enregistrement d’une chercheuse, le professeur Ava Paige les informant qu’ils sont dans la société Wicked. Elle leur fait part d’une terrible nouvelle. Le soleil a complètement brulé le monde et un virus mortel appelé « braise » a fait son apparition dans le monde entier. Pendant les explications, Ava est tuée par un groupe armé qui pénètre dans la salle et élimine le groupe de recherche. Alors qu’ils s’apprêtent à quitter le labyrinthe, Thomas et les autres sont emmenés dans un hélicoptère par des hommes armés. Le massacre des chercheurs dans la salle de contrôle n’était qu’une mise en scène. Ava Paige est bien en vie et annonce à Thomas et ses amis qu’ils vont entrer dans la phase 2 de l’expérience. L’hélicoptère s’éloigne peut à peu et devant nous, la terre, en ruine.

LeLabyrinthe-LTB_CampJ-120x160.inddRésumé du Labyrinthe 2, La terre brulée

A peine sorties du labyrinthe, Thomas et ses amis pensaient retrouver leurs familles, leurs demeures. Mais, à la place, ils découvrent une terre dévastée, brulée à cause des éruptions solaires. Plus de traces de vie, le climat plus chaud. Plus d’ordre, plus de gouvernement. Impossible de survivre. Surtout pas avec les hordes de gens infectés errant à l’extérieur. Conduits par des hommes de l’organisation Wicked dans un grand bâtiment sécurisé, Thomas et els autres semblent être protégés. Mais en arrivant, d’étranges disparitions parmi d’autres survivants d’autres labyrinthes, montrent que Thomas et les siens ne sont pas plus à l’abri dans ce bâtiment qu’à l’extérieur.

Infos sur le film

Réalisé par Wes Ball
Avec Dylan O’brien, Ki Hing Lee, Kaya Scodelario
Genre : Aventure, Action, Science fiction
Nationalité : Américain
Durée du film : 2h10 environ
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Changement de ton, changement d’ambiance

experience laboNotre film continue là où il c’était arrêté et démarre, tout comme son prédécesseur, sur les chapeaux de roues. Après une superbe introduction qui vaut montre qu’en effet, mieux vaut éviter de sortir dehors, le film commence. Thomas et les blocards sont emmenés par l’organisation Wicked dans un bâtiment ultra sécurisé « il semble qu’ils ne soit pas si méchants que ca ». A l’intérieur, des laboratoires, des dortoirs, une cantine, tout le confort moderne « vu les conditions de vie dans le labyrinthe, ce bâtiment est un palace ». Ils y rencontrent par la même occasion des survivants « surtout des jeunes », mais aussi un groupe ayant survécu à autre labyrinthe. Dès leurs premiers instants dans ce havre de paix, des évènements suspects apparaissent. Certains survivants sont choisit pour être transférer dans un lieu appelé la ferme. Très peu sont sélectionné mais les sélections se font tous les jours. Petit à petit, l’espoir laisse place à la crainte. Le complexe militaire ultra sécurisé devient presque une prison, Thomas et les autres doivent prendre une décision. Faut-il oui ou non quitter ce complexe où ils sont nourris, soignés et risquer de perdre la vie en vivant à l’extérieur ?

Alliés ou ennemis ?

escapeNous en apprenons un peu plus sur l’organisation Wicked, responsable de la création des labyrinthes censés êtres une expérience faites sur des jeunes gens. Organisation vue comme une menace dans le premier opus. Dans cette suite, cette organisation semble de pas être ce qu’elle prétendait. Et si elle œuvrait pour le bien ? Nous apprenons qu’elle a pour objectif de lutter contre le virus transformant les humains en monstre. Nous ne savons pas si Wicked est vraiment l’ennemi mais qu’importe, leurs agissements poussent Thomas et ses amis à quitter le complexe et se retrouvent à l’extérieur dans une terre brulée, dépeuplée, un monde post apocalyptique ou le danger rode. C’est à partir de là qu’une nouvelle intrigue prend place. Un monde désertique « aussi désertique que celui des films Mad Max ou Je suis une légende », pas de bruit, personne à l’horizon sauf des grands immeubles dévastés et d’autres enterrés sous le sable brulant. Seul des hordes de personnes infectées par un virus la poussant dans une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Une seule rencontre avec eux peut tout changer. La peur, le suspense prennent alors une place importante dans le film. Ca sera loi du plus fort. Plus de forces de l’ordre, plus de loi, tout peut arriver. La peur de l’autre, la peur de votre propre allié sera du coup le troisième ennemi de nos héros à la recherche d’une réponse.

Pas du tout fidèle au livre mais très bon

ruineBeaucoup de mauvais échos du coté des lecteurs de cette série de roman. Une fois de plus, l’histoire, les scènes sont remaniées et sont presque à l’opposé de ce que l’on trouve dans le long métrage. Par contre, pour ceux qui, comme moi, n’ont jamais mis le nez dans ces ouvrages, cette suite est une belle réussite et change totalement de l’ambiance dans laquelle nous étions dans le premier opus. Le labyrinthe 2, la terre brulée change complètement de ton. On laisse tomber le huit clos pour un monde ouvert. Le film se tourne plus vers l’horrifique, le terrifiant mais aussi vers l’action avec une ambiance qui sonne très blockbuster américain. La mise en scène soignée est une pure réussite. D’une part pour ses décors plus vrais que nature, la maitrise des jeux de lumières et d’ombres, des paysages immenses avec un point fort sur la misère et le désespoir y étant présents. D’autre part le film réussit aussi sur le plan de la tension et du suspense. Le jeu des acteurs est très bon. Des personnages qui ont déjà vécus l’enfer dans le précédent opus et qui vont le revivre de façon plus puissante dans cette suite. Une chasse à l’homme est lancée par l’organisation Wicked qui compte remettre la main sur Thomas et les siens »autant vous dire qu’ils vont bruler beaucoup de calories dans cet opus ». Mais, en plus, vient à s’ajouter dans la liste de leurs malheurs le danger de l’extérieur « tempêtes puissantes, horde de personnes infectées et d’autres survivants formant des groupes de résistants dont les motivations sont aussi ambigües que celles de Wicked. Qui est du bon coté, qui ne l’ai pas ? Thomas ne sait plus à qui se fier et surtout pas depuis ce qu’il c’est passé dans le labyrinthe. C’est un jeune homme perdu mais déterminé à avoir enfin une réponse à ses questions. Dans sa quête, il ne sera pas seul et sera aidé par ses amis « le combattif et charismatique Minho, Newt, Thérésa, Frypan et Aris ».

Riche en action et en suspense

dylanCertes, cette suite a une histoire qui nous donne un sentiment de déjà vu mais le mystère plane autour du scénario. Beaucoup de réponses aux questions auxquelles nous ne posions mais d’autres arrivent.Même si on aurait aimé un film un tout petit peu plus inventif, il n’en demeure pas moins original sur certains plan. Déjà, les héros sont des adolescents, le film permet aussi de convenir à un plus large public « jeune ou plus vieux », moins violent que les films de ce genre, pas d’amourettes « comme pratiquement tous les films pour ados », les personnages sont attachants et moins clichés, plus d’hommes et un peu moins de femmes, ensuite il y a ce mystère qui entoure l’organisation Wicked travaillant soit disant sur un remède. Mais pourquoi certains adolescents sont immunisés ? Pourquoi Wicked a-t-il mit en place cette série d’épreuves ? Qui était réellement Thomas ?Du coté des musiques, c’est quelque chose d’encore plus soigné que nous entendons « on passe de quelque chose de serein à quelque chose de plus dynamique voir angoissant ». Une ambiance post apocalyptique très réussie, d’excellentes scènes d’action maitrisées et dynamiques, un joli design des monstres, du drame avec une bonne dose d’émotion, des personnages attachants. Malgré le thème de cette suite, pas d’hémoglobine si on le compare au premier. On pourrait presque croire que la censure est passée par là. Des révélations nombreuses, des rebondissements, une vraie dynamique du début jusqu’à la fin. Un bon point, le film évite la redites améliorée, erreur qu’avait commis Hunger Games l’embrasement, sans pour autant être un mauvais film.

run2Au final, Le labyrinthe 2 la terre brulée, est une excellente suite qui a quelques lacunes mais qui arrive à se démarquer de tous ces nouveaux films destinés à un public plus jeune en ayant dans une toute autre direction. Moins cliché que les autres, évitant de faire dans la redites comme de nombreuses suites, des acteurs jouant convenablement, une intrigue ayant un air de déjà vu mais le mystère planant autour des personnages et de l’organisation Wicked est suffisant pour nous montrer que certains réalisateurs ont encore de bonnes idées. Un grand travail a été fait sur les décors esthétiquement très beaux, les musiques, l’ambiance, les scènes d’action et ce le suspense mêlant l’angoisse. Tout peut arriver dans ce film ce qui fait qu’il est prenant. Le film permet de retrouver des têtes connues comme le charismatique Giancarlo Esposito « Gus dans la série Breaking bad », le nerveux Barry Pepper « du film La ligne verte », l’énigmatique Aidan Gillen « de la série Queer as folk ou dans Games of thrones». Comme les protagonistes, nous trouvons nous aussi en position de prisonnier dont les histoires s’enchainent. Seul gros défaut, la fin, incertaine, mais donnant l’impression de voir un film ayant plus ou moins eu le même acheminement. L’avenir nous le dira, Le labyrinthe 3 : Le remède mortel sortira début 2017. D’ici là, vous aurez le temps de cogiter sur toute cette histoire.

The visit, de M.Night Shyamalan

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visit afficheRésumé du film

Loretta Jamison, mère de deux enfants, n’a plus vu ses parents depuis une grande dispute qui a éclaté entre eux lorsqu’elle était adolescente. Un jour, elle reçoit un appel d’eux souhaitant rencontrer leurs petits enfants. Becca et Tyler partent alors une semaine en Pennsylvanie dans la ferme de leurs grands parents qu’ils rencontrent pour la première fois. Des enfants ravis, des grands parents ravis. Mais, bien vite, les retrouvailles tournent au mystère et au cauchemar. Becca et Tyler sont spectateurs d’évènements étranges qui surviennent chaque nuit. Des bruits, un comportement étrange des grands parents qui semblent cacher quelque chose. Avec leurs caméras, les enfants commencent une investigation.

Infos sur le film

Réalisé par M. Night Shyamalan

Avec Olivia DeJonge, Ed Oxenbould, Deanna Dunagan, Peter McRobbie

Genre : Epouvante, Horreur, Comédie

Nationalité : Américain

Durée du film : 1h35 environ

Film Interdit aux moins de 12 ans

becca

Depuis le très moyen After Death en 2013, M. Night Shyamalan se faisait quelque peu discret dans le monde du cinéma. Il faut dire que depuis les échecs critiques répétitifs du Village, La jeune fille de l’eau, Phénomènes et Le dernier maitre de l’air, le réalisateur du Sixième sens et de l’excellent Incassable, ne faisait plus des films d’aussi bonne qualité. Il revient cette année avec The Visit. Projet qui n’a vu le jour que grâce à l’argent que le réalisateur avait gagné avec son salaire pour son film After earth. The visit est donc un film à petit budget « 5 millions de dollars », très loin du budget de ses autres œuvres « Incassables avait un budget de 75 millions ». The visit est sorti cette semaine. Le réalisateur a-t-il réussit a remonté la pente et nous fournir un film d’aussi bonne qualité que le travail qu’il fournissait en 2000 ?

Un début mystérieux

Chez papy et mamie c’est à 20heures qu’on va au lit. Pourquoi? Mamie a des…somnolences

Après une bande annonce qui m’avait enfin donné envie de replonger dans une œuvre de M.Night Shyamalan, je n’avais qu’une envie : découvrir ce nouveau métrage qui semblait original et surtout drôle. C’est vrai, quand on lit le synopsis et qu’on accompagne ça avec la bande annonce, on ne peut que trouver l’histoire comique. Deux enfants passant les vacances chez leurs grands parents qui se comportent de manière étrange la nuit. Possession démoniaque ? Comme pour le film Esther, les suppositions sont légions et la révélation finale est très bien trouvée. Pourtant, dès les premières minutes du film, première mauvaise surprise, nous assistons à un énième film en found footage « caméra à l’épaule ». Found footage qui commence à se ringardiser, devenir obsolète et rébarbatif. Utilisé dans presque la totalité des films d’horreur de notre époque, on commence à craindre le pire pour la suite des évènements. Et pourtant, la manière de tenir la caméra n’est pas la même. Beaucoup moins tremblante, mieux cadrée, une qualité d’image un peu plus propre, et si cette manière de filmer pouvait être une des qualités du film ? Une histoire simpliste mais qui n’est pas sans rappeler un célèbre conte pour enfants : Hansel et Gretel « pas la version modernisée ». Nous suivons donc l’histoire de ses deux jeunes enfants voulant réaliser une vidéo sur leur première rencontre avec leurs grands parents. Les grands parents vivent dans une ferme isolée de tout. Une grand-mère qui est un vrai cordon bleu et qui fait les meilleurs gâteaux, un grand père adorable mais pas très causant mais des grands parents heureux de rencontrer pour la première fois leurs petits enfants. Une ambiance chaleureuse se dégage dans cette maison. La nuit, c’est une toute autre ambiance qui attend Becca et Tyler. C’est là que nous voyons que le found footage, comme pour d’autres films utilisant le même procédé, est utilisé pour agrandir l’effet d’inquiétude et de terreur. D’habitude, le found footage est utilisé par un personnage qui ne l’utilise pas de façon professionnelle. Pour The visit, c’est différent. Le procédé est utilisé par une personne qui s’intéresse au cinéma, qui s’y connait et qui sait filmer. Le réalisateur joue avec les ombres, les bruits. On ne sait pas ce qui se passe mais on en voit suffisamment pour être inquiet pour les pauvres bambins « même s’il faut le reconnaitre, Tyler est une sacrée tête à claque ». Les enfants vont passer la pire semaine de leur vie et on se pose surtout une question : vont-ils pouvoir rentrer chez eux ?

Quand la peur se mélange à la comédie

Mamie est une pâtissière hors pair. Mais elle peut aussi avoir des comportements étranges.
Mamie est une pâtissière hors pair. Mais elle peut aussi avoir des comportements étranges.

Même si cette manière de filmer et de nous montrer des images angoissantes peut faire monter la tension chez le spectateur, M.Night Shyamalan a trouvée L’IDEE : combiner l’angoisse et la comédie. Résultat, le film lorgne sur l’ambiance d’un film culte : Evil Dead, qui, lui aussi, faisant cette impeccable combinaison. Seulement là, rien à voir avec Evil dead sur le plan hémoglobine. Il n’y en a que vers la fin et c’est très minime. Coté choses répugnantes, vous en aurez mais à petite dose et bien loin de ce qu’Evil dead proposait. Très rapidement, vous verrez que The visit mêle le mystère, la terreur, le suspense et le rire. Le film a d’ailleurs des allures carnavalesques qui font que vous prendrez presque un malin plaisir à voir les enfants terroriser par ce qui se passe dans la maison de leurs grands parents. Un thriller qui vous scotche à votre siège. Chaleureux, du coup relaxant, angoissant, du coup la terreur prend place, puis, comme pour vous dire que « c’était pour rire », on vous balance une réplique voire une séquence totalement hilarante. Comme pour les films Chucky, on se retrouve face à un film qui vous dit qu’il faut rire de ces peurs.

Avec ce film, vous ne verrez plus les vieilles personnes de la même manière

Je nettoyais juste mon fusil c'est tout.
Je nettoyais juste mon fusil c’est tout.

Jouez malgré vous à cache-cache sous la maison avec votre terrifiante mamie, aidez là à nettoyer le four en y entrant complètement, entrez dans une cabane et découvrez ce que papy y entrepose et veut à tout prix tenir secret. Le film ne se prend presque pas au sérieux même si les sursauts et autres apparitions surprises seront nombreux « merci les couloirs sombres de la maison ». Le réalisateur joue sur des plans fixes où tout peut arriver et apparaitre sans qu’on ne s’y attende « pour une fois, les jumps scare ne sont pas trop téléphonés ». Pour les décors, l’ambiance et la mise en scène « qui n’est pas sans rappeler celle de James Wan pour le film Conjuring », il s’inspire beaucoup de ce que faisait Hitchcock. Du coté des interprètes de papy et mamie Jamison, le jeu est excellent. Deux personnes âgées au comportement étrange. On ne tardera pas à voir qu’il n’y a pas que l’âge, que leurs problèmes de mémoire, qui ont à voir avec leurs agissements. Ils cachent quelque chose de sombre, on ne sait pas quoi mais c’est suffisant pour provoquer le malaise des enfants et le malaise du spectateur. On se retrouverait presque face à deux personnes possédées par un esprit démoniaque ou en coopération avec une force surnaturelle. Les masques mettent du temps à tomber, tout comme la révélation. Et d’ailleurs, n’est ce pas Hitchcock qui disait que « plus réussi est le méchant, plus réussi est le film ». L’acheminement du film n’est de plus pas le même que pour un film de ce genre. Il n’est pas question de deux enfants face à un danger connu mais face à deux personnages étranges. On pourrait presque y voir un acheminement comme pour le film Shining. Tout mets du temps avant de se mettre en place, comme si le réalisateur voulait installer une zone de confort chez le spectateur avant de tout saccager. Le danger n’est pas vraiment présent mais la tension, le coté un peu malsain, le mystère, tiennent dans le film une place importante.

Tout semble normal…en apparence.

Au final

Loin d’être un film de génie, The visit est pour ma part une sacré bonne surprise et ce qui est sorti de meilleur dans le genre depuis The conjuring et It follows. Soigné, très bien interprété, peu de musiques afin de garder cette ambiance angoissante, une idée originale, le coté attachant mais agaçant des enfants, pas très caricatural et surprenant. Shyamalan sait filmer, il sait installer l’angoisse et la peur en seulement quelques séquences. Un vrai génie de la peur. Le film a des allures de conte pour enfants. Shyamalan donne toujours un thème pour chacune de ses œuvres « la communication pour Le sixième sens, la foi pour Signes ». Pour The visit, c’est le thème du pardon. Une famille décomposée, brisée, qui, grâce à Becca pourrait se reconstruire, se réunir de nouveau grâce au documentaire qu’elle réalise. Malheureusement, tout ne se passera pas comme prévu, l’effet voulu ne sera pas celui que la jeune fille espérait. Nous avons aussi droit à un mélange original qu’on n’avait pas vu depuis pas mal de temps, l’horreur et la comédie. On se retrouve face à un film qui ne se prend pas vraiment au sérieux, vire à l’autodérision, pire, qui aurait presque des airs moqueurs vis-à-vis du public. Il établit avec cette manière de filmer une connexion avec le spectateur et communique presque avec lui en lui disant simplement que : c’est juste pour rire.