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Jeremie ziza

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Jérémie Ziza (Rédacteur le coin des critiques ciné) Salut à tous, moi c’est Jérémie. Ayant terminé récemment mes études de littérature, je suis actuellement en recherche d’emploi. Je vais innover moi aussi : je suis passionné par le cinéma. Et cette passion, je l’a doit aussi à mon père qui m’a fait découvrir beaucoup de petits bijoux à l’âge d’à peine 7 ans. J’ai commencé par les films avec Arnold Schwarzenegger , Jackie Chan, Sylvester Stallone et puis ca c’est étendu en allant en direction des films du genre fantastique et de science fiction. Tout y est passé : E.T, Jurassic Park, Indiana Jones et aussi mais surtout Star Wars. Les années ont passées, j’ai étendu mon registre en regardant des films de tout genre « films indépendant, comédie, horreur, romance, thriller, biopic, animation » . Tout y est passé. On peut dire que j’ai des gouts diverses et variés, du moment que ca m’émeut. Quand je suis face à un film où les personnages sont attachants, où l’histoire est bien travaillée et aussi mais surtout que la musique me fait vibrer, le film a déjà gagné mon cœur. Du Coté des réalisateurs que j’aime le plus, je citerais déjà trois réalisateurs qui ont enchantés mon enfance : Steven Spielberg, James Cameron et George Lucas. Coté Français, Luc Besson a lui aussi réussi à me faire ressentir des tonnes d’émotions, que ce soit avec « Léon ou bien Le cinquième élément » . Du coté des mes acteurs préférés, j’en ai beaucoup mais celui qui est plus ou moins la pièce maitresse de ma pyramide des acteurs que j’affectionne, c’est Arnold Schwarzenegger. J’ai grandi avec ses films, je continue encore à les regarder même si en toute objectivité et en ayant l’œil critique, certains ne volent pas haut du coté scénario. Pour les autres, je suis un très grand fan de Sylvester Stallone, Jackie Chan, Tom Cruise, Jean Reno, Mel Gibson, Harrison Ford, Johnny Depp, Jim Carrey, Ben Stiller, Robert Downey Jr et bien d’autres. Du coté actrice, j’ai un très grand penchant pour Sandra Bullock, Charlize Theron, Nathalie Portman, Shailene Woodley, Keira Knightley, Ellen Page. Pour terminer j’ai aussi des films que j’appelle « mes films de chevets et dont je ne pourrai jamais me séparer » : Terminator 2, Les Indiana Jones, Les Star Wars, la trilogie de Retour vers le futur, Gremlins, Edward aux mains d’argent, Forrest Gump, Dark Knight « j’ai oublié de vous dire, j’adore les films de super héros », The Crow, Hook, la saga des Rocky. Je préfère m’arrêter là, on y passerait la journée. En attendant de peut être un jour devenir critique de films, je me joins à l’équipe de Le Coin des Critiques Ciné et en vous donnant une analyse des films que j’ai pu voir, mais aussi mon témoignage, mon ressentit et en parsemant tout cela de photos. Salut à tous et n’oubliez pas d’aller au ciné !

Une fiancée pas comme les autres, de Craig Gillespie

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une fiancée pas comme les autres afficheRésumé du film

Timide, introverti, solitaire, Lars vit seul dans un garage aménagé à coté de la maison familiale habitée par son frère Gus et sa belle sœur Karin. Quand il leur annonce qu’il a enfin rencontré quelqu’un, Gus et Karin sont fous de joie et impatient de faire la connaissance de Bianca, la future fiancée de Lars. C’est alors que la surprise est grande lorsque Lars leur présente cette jeune femme pas comme les autres. Le frère et la belle sœur déchantent très vite en s’apercevant que Bianca est une poupée grandeur nature.

Infos sur le film

Réalisé par Craig Gillespie
Avec Ryan Gosling, Patricia Clarkson, Emily Mortimer, Paul Schneider
Genre : Comédie, Romance, Drame
Nationalité : Américain, Canadien
Durée du film : 1h42 environ

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Difficile au départ d’être pris dans l’histoire. Un titre qui ne fait pas vraiment envie et se sentiment dans les premières minutes de projection. Un sentiment dérangeant qui prend place. L’achat de cette poupée n’est pas que destiné à combler cette solitude, il y a aussi le fait que cette poupée est à l’origine créé pour être une sorte de sex toy pour homme. Pendant tout le film on se pose donc la question : va-t-il utiliser cette poupée à des fins sexuelles ? Heureusement, il n’est pas question de cela. Lars est persuadé que cette poupée est vivante. Ridicule ou plutôt triste ? Le ridicule prend place au début du film et petit à petit, il disparait. On éprouve énormément de peine et d’empathie pour notre personnage qui est malade. Une maladie où le cerveau de cet homme croit que quelque chose existe alors qu’en fait, il n’existe pas. Quel a été l’élément déclencheur ? Lars parviendra-t-il à guérir ?

Film psychologique

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Même si l’histoire pourrait se prêter à une comédie, le film est plutôt axé sur le drame psychologie. Lars, son frère Gus et sa belle sœur Karine vivent dans la maison familiale. Lars vit seul dans le garage qui a été aménagé. Notre personnage principal vit dans un mal profond suite à la mort de ses parents.

Introverti, timide maladif, il travaille dans un bureau pas très loin de chez lui. A son travail, il ne laisse pas indifférent sa collègue, Margo. Quand il ne travaille pas, Lars passe le plus claire de son temps seul. Les seules fois où il sort c’est pour aller travailler et à l’église le dimanche. Pourtant ce n’est pas les propositions qui manquent mais il les refuse tout le temps.

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C’est alors qu’un jour, il reçoit un colis bien spécial dont le contenu ne sera dévoilé qu’un peu plus tard. Dès l’arrivée du colis, Lars semble avoir changé, il est heureux. C’est alors qu’il annonce une très bonne nouvelle à son frère et sa belle sœur : il a rencontré une jeune femme sur internet et elle c’est installée chez lui. Seulement la jeune femme, Bianca, est handicapée et ne se déplace qu’en fauteuil roulant. Lars présente donc la jeune femme et c’est à cet instant que la joie de voir Lars enfin être heureux va laisser place à la surprise, l’interrogation en voyant que Bianca est une poupée grandeur nature. Ne sachant pas comment réagir, Gus et sa femme rentrent dans le jeu « si tenté que s’en est un ».

C’est alors que le ridicule laisse place à de la pitié envers notre pauvre Lars. Ce qui suivra sera à la fois touchant et réaliste. On peut se dire que ce qui arrive à Lars peut arriver à n’importe quelle personne vivant dans une solitude profonde depuis des années.

Aucuns sous entendus

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Devant se couple complètement improbable, Gus et sa femme vont trouver une parade afin de faire soigner Lars sans qu’il ne s’en rende compte. Ils s’organisent afin d’emmener Bianca consulter un médecin. Médecin du village qui a de grandes compétences en psychologie. Devant cette situation, le docteur rentre elle aussi dans le jeu et passe très vite le mot à tous les habitants du village. Habitants quelques peu réticents au départ. Bianca deviendra presque la star du village.

Des blagues par ci par là mais le film joue surtout sur la solidarité des habitants du village face à cet homme complètement perdu. Ce qui touche dans le film c’est que Lars est un homme gentil qui ne ferait pas de mal à une mouche. Il n’y a aucune perversité en lui. Pour lui, Bianca est la femme qu’il aime. Seul problème avec lui, le contact avec les autres. Pas très bavard, maladroit, Lars est un authentique introverti. Pourtant les gens l’aiment. Que ce soit dans les habitants du village, ses collègues de travail, son frère ou sa belle sœur, Lars est aimé. Mais, depuis son enfance, la mort de sa mère et son père dépressif n’ont pas aidé le jeune homme a avoir une vie normale. Il s’est refermé sur lui-même et vit depuis dans une profonde solitude. Le pire dans la solitude c’est que l’on n’affronte plus le regard des autres mais son propre regard. Mal qu’il ne peut exprimer qu’au travers de cette poupée qu’il achètera pour combler se vide. Un peu comme on avait pu le voir dans Le complexe du castor avec Mel Gibson où notre héros, dépressif, tombait par hasard sur une marionnette et communiquait avec les autres à travers elle.

Un Ryan Gosling des plus touchant

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Ici, Ryan Gosling est de plus touchant et nous livre prestation bluffante et sincère. Physique un peu enrobé, l’air crispé, maladroit, timide, petite moustache, look vestimentaire de jeune premier, tic aux yeux, Ryan Gosling est méconnaissable. Un jeu parfait, le personnage est des plus attendrissants. C’est en étant suivi régulièrement malgré lui par le médecin généraliste que Lars s’ouvrira et nous dévoilera son passé. On finira par comprendre d’où se mal être provient. Quand il est avec Bianca, Lars se comporte en fiancé aimant qui dort d’ailleurs séparé de sa dulcinée. Nous voyons que Lars a des principes. Il ne cherche pas à avoir des rapports sexuels avec cette poupée mais plutôt une relation amoureuse très forte. Il l’aime du plus profond de son être. Gestes tendres, complicité, n’importe quelles femmes assistant à cela ne peuvent que voir en notre personnage le mari idéal. Même si son frère lui fera remarquer que Bianca est une poupée, Lars fera mine de ne pas avoir entendu. Il est persuadé que Bianca lui parle. Du coté du reste des personnages, il y a une profonde solidarité avec les habitants de ce petit village qui entrent plus ou moins dans le jeu de notre héros en faisant croire que Bianca est bel et bien réelle. Une poupée qui devient en quelque sorte la coqueluche du village même si au départ, on prenait notre héros pour fou. Nous verrons aussi la tentative de Margo, la collègue de Lars qui tentera à plusieures reprises de lui faire savoir ses sentiments.

Au final

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Un pitch de base qui pourrait prêter à sourire ou bien se moquer gentiment, Une fiancée pas comme les autres est un film étonnant. On se surprend à suivre cette histoire touchante et dotée d’une mise en scène presque poétique. Une fiancée pas comme les autres met l’accent sur plusieures choses qui feront la force du film : l’amitié, la solidarité, la patience, la tolérance et l’amour. Cinq petites choses qui ne seront pourtant pas anodines. Ici les problèmes mentaux de notre personnage principal sont traités avec le plus grand respect et même si certaines séquences sont drôles, il ne sera jamais question de moqueries. L’humain est ici montré sous son meilleur jour. Pas de vulgarité, pas de perversité, pas d’obscénités, on évite même de tomber dans une morale un peu trop facile. Il n’y dans se film, simplement de la douceur, de la joie, de l’humour, de la mélancolie et de la tristesse.

Merlin l’enchanteur, de Wolfgang Reitherman

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merlin afficheRésumé du film

D’après la légende, l’Angleterre d’autrefois, avait un si bon roi. Que lorsqu’il mourut nul ne plus décider qui serait son noble héritier. Alors le pays pleura son destin lorsqu’un miracle un matin survint. Car dans la ville de Londres, on vit soudain l’épée du roi dans une enclume. Sous la garde de l’épée, on pouvait lire ces mots gravés dans l’acier : « Celui qui pourra arracher cette épée de l’enclume scellée dans la pierre sera digne d’être roi, souverain maitre de l’Angleterre ». Beaucoup s’efforcèrent de retirer l’épée, mais en vain. Ils ne purent même pas la faire bouger et le miracle ne se produisit point. C’est pourquoi l’Angleterre demeura longtemps sans roi. Maintes années s’écoulèrent et l’épée légendaire sombra dans l’oubli. En cet âge plongé dans l’obscurité, ni loi, ni ordre social ne triomphait. Les faibles étaient la proie des forts et les hommes vivaient dans la crainte les uns des autres.

Infos sur le film

Réalisé par Wolfgang Reitherman
Genre : Animation, Famille, Aventure
Nationalité : Américain
Durée du film : 1h16 environ

Un autre chef d’œuvre de Disney

Depuis la mort du roi de l’Angleterre, personne ne pu décider qui serait son héritier. Un matin, un miracle apparut dans la ville de Londres. L’épée de l’ancien roi apparue dans une enclume scellée dans la pierre. Sur la lame, on pouvait lire que celui qui pourra arracher cette épée, sera digne d’être le nouveau roi de l’Angleterre. Seulement, personne ne pu retirer l’épée et l’Angleterre n’eut pas de roi.

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Les années passèrent, l’épée sombra dans l’oubli et le pays plongea dans la guerre et la violence. Un jour, à quelques lieux de là, un orphelin, Arthur, surnommé Moustique, travaille dans les cuisines pour Sir Hector.

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Pendant une partie de chasse où le jeune homme de 12 ans accompagnait Kay, le fils de son maitre, Moustique tombe par maladresse dans la cabane de Merlin l’enchanteur, un incroyable magicien qui décide d’en faire son disciple. Ce que Moustique ne sait pas c’est que Merlin avait prédit son arrivée et semble connaitre la destinée de se jeune homme freluquet. Moustique découvre alors tout les talents de Merlin et fait par ailleurs la connaissance d’Archimède, petit hibou savant au sale caractère. Après une présentation de ses incroyables talents, Merlin décide de devenir le tuteur de Moustique et de le raccompagner chez Sir Hector et lui enseigner ce qu’il faut savoir pour devenir un homme. Le jeune homme apprendra que dans la vie, l’intelligence triomphe toujours de la force.

Avec Merlin l’enchanteur, vous apprendrez l’histoire

A l’aide de sa magie, Merlin apprendra de manière ludique à Moustique à devenir un homme. Ses leçons de physique transformeront par exemple le jeune homme en poisson et lui apprendront à se servir de ses aptitudes mais devra surtout apprendre à se servir de sa tête. Toutes ses petites leçons permettront aux enfants à découvrir le mode de vie des poissons, des écureuils et beaucoup d’autres petits êtres. Qu’ils aient la possibilité de voler ou bien de nager. Des séquences où c’est l’humour qui sera l’élément dominant.

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On savoure le doublage français loufoque et délirant, les maladresses de Moustique, les ronchonneries d’Archimède et de Merlin qui seront amenés à être en contact avec d’autres animaux et on se délectera des chansons aussi enchantantes que réjouissantes. Un des Disney les plus drôles. Non seulement ses séquences sont plaisantes et amusantes, mais en plus certaines sont remplies d’émotion.

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Merlin l’enchanteur est le genre de film d’animation qui se regarde plusieurs fois. On apprendra dès le début que Merlin n’est pas de cette époque. On ne sait pas de quelle époque il vient mais ce que l’on sait c’est qu’il semble connaitre beaucoup de choses sur les futures avancées technologiques et même les évènements futur. Les hélicoptères, les locomotives, le fait que la Terre soit ronde.

Nous apprenons donc l’histoire saupoudrée d’une pléiade de gags qui provoqueront de nombreux fous rires. Du coup, Merlin l’enchanteur exerce un pouvoir de séduction sur le spectateur. Le pire, c’est que ca marche non seulement sur les enfants mais aussi sur les adultes qui verront dans les dialogues et gags, de vraies subtilités. L’humour et les chansons faisant beaucoup dans la finesse.

Empaillé? Modérez vos expressions!

Dans notre film, c’est la magie de Merlin qui est le centre de notre intrigue et même s’il est question du destin du jeune Moustique, on mettra beaucoup l’accentuation sur les talents incroyables du magicien. Les métamorphoses en animal sont nombreuses et hilarantes et même si l’histoire du roi Arthur n’est pas racontée de manière exacte, on peut se dire qu’elle peut être racontée de plusieurs façons. Les Disney ont toujours faits des adaptations de contes à leur manière.

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Merlin l’enchanteur c’est aussi des personnages attachants et complètement déjantés. Merlin est un magicien marginal, grincheux mais sage, Moustique est un jeune garçon serviable, sérieux, rêveur, gringalet mais qui se laisse trop marcher sur les pieds.

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Mais, le personnage qui retient toute notre attention, c’est bien celui d’Archimède, le hibou savant. L’air grognon, égoïste, ayant une haute opinion de lui dû à son savoir, toujours à contredire Merlin qui le menace constamment de le changer en humain. Que dire aussi du travail incroyable de son doubleur français. La voix parfaite pour un hibou et ca se ressent dans l’intonation qu’il prend. On reconnait bien là le caractère grognon et cette petite voix aiguë qui fait tout le charme du personnage. Un personnage qui sera amené à nous surprendre. Archimède apporte du coup beaucoup au film. Sans lui, le film perdra de sa superbe.

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Mais rassurez-vous, Merlin apporte lui aussi sa touche d’humour avec son sale caractère « comme quoi, il s’assemble bien avec son hibou ». Les deux apportent cette petite touche d’émotion dont on a grand besoin pour passer un agréable moment. Il faut voir la rivalité qu’il y a entre le magicien et se petit oiseau avec leurs répliques assassines. On assisterait presque à un match de tennis vocal. Tout se joue dans leurs dialogues. Trois personnages attachants puis cet humour qui fait mouche et fait surtout dans l’originalité.

Et voici ce que j’appelle, moi, la preuve par froid

Merlin l’enchanteur s’intéressera à l’apprentissage du personnage de Moustique. Un jeune garçon peu instruit dont Merlin lui fera découvrir les dangers de la vie et tirera une leçon de chacune des expériences qu’il vivra. Un Disney ne serait pas un Disney sans chansons. Merlin l’enchanteur doit aussi son charme à ses chansons qui parleront plus aux adultes qu’aux enfants. Celle qui retiendra le plus l’attention de chacun, ce sera bien sur Higitus Figitus qui apportera cette petite touche de magie et d’émotion comme seul Disney est capable de faire.

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Le film joue aussi sur les allusions et les bons mots placés astucieusement. On peut du coup qualifier le film d’astucieux. Il y aura bien entendu aussi des méchants dans notre film. Ceux qui voudront mettre des bâtons dans les roues de nos héros. On notera ainsi dès les premières minutes, un loup, chétif et surtout affamé qui tentera à maintes et maintes reprises de dévorer Moustique. La pauvre bête apportera du coup sa petite touche comique dans quelques séquences où tous ses essais pour dévorer le jeune homme seront vains. Le loup, en plus, ne sera jamais remarqué par ses proies. Pas vraiment méchant alors qu’il nous le fait croire par son regard mauvais. Un personnage secondaire fort attachant pour le peu qu’on le voit.

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Les vrais méchants du film seront au nombre de trois. on citera d’abord les personnages de Sir Hector et Kay. Deux personnages réduisant en esclavage notre pauvre Moustique. Sir Hector est son père adoptif et ne fait que le punir et le rabaisser. Quant à Kay, son demi -frère, ce n’est qu’une grosse brute sans cervelle et fils à papa.

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Et pour finir, la grande méchante : La sorcière Madame Mim. Petit bout de femme hideuse, excentrique, solitaire, menteuse et surtout tricheuse, pensant être la meilleure magicienne du monde. Soit disant bien meilleure que Merlin dont elle combattra en duel de sorcellerie. La magie de Merlin est utilisée de manière bénéfique alors que celle de Madame Mim est utilisée pour de mauvaises intentions. Elle use de magies noires. Leur duel sera un moment d’anthologie. Seul problème avec notre personnage, son temps de présence à l’écran sera très limité. On aurait aimé la voir un peu plus tant son personnage était loufoque. Elle représente la seule et vraie menace pour Moustique en tentant de le tuer.

Ni plus ni moins qu’un chef d’œuvre

vlcsnap-2015-11-24-12h15m54s719Merlin l’enchanteur est donc un autre grand classique de Disney, un chef d’œuvre de l’animation. Un film qui lui, se veut surtout axé sur le comique avec des personnages et des situations complètement hilarantes qui vous feront passer un agréable moment. Atmosphère coloré, décors,objets, dessins détaillés et merveilleux, musiques et chansons amusantes, ambiance moyenâgeuse parfaitement retranscrite, le duo Merlin/Archimède délirant, les séquences de transformations hilarantes « il n’y a qu’à voir celle où Moustique et Merlin sont changés en écureuils et se retrouvent en proie à deux écureuils femelles complètement amoureuses d’eux », de l’émotion, de la bravoure, du courage, une histoire passionnante bien que ne correspondait pas à l’histoire originale. Merlin l’enchanteur est un film qui nous rappelle très bien que les films Disney sont de la magie, de l’émotion et une leçon de vie avant tout.

Bambi, de David D.Hand

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bambi afficheRésumé du film

Le jour se lève dans la foret. Alors que les animaux qui peuplent ce lieu se réveillent, un oiseau bleu leur annonce une nouvelle : un petit faon vient de naitre. Tous ce précipitent alors assister à la naissance du futur prince de la foret. Chacun est admiratif devant le petit faon baptisé Bambi, qui ouvre les yeux pour la première fois et découvre de nouvelles têtes. Le lendemain, après beaucoup de repos, Bambi, part en promenade avec sa mère. Il y découvre tous les animaux qui peuplent la foret. Par la même occasion, le petit faon fait la connaissance de Panpan, un lapin débrouillard qu’il avait déjà vu la veille et Fleur, une moufette timide. Le petit faon ira de découvertes en découvertes et son apprentissage de la vie sera rempli de joies. Seulement, il s’apercevra aussi que son existence, ainsi que celles des autres animaux de la foret est menacée par un ennemi commun : l’homme.

Infos sur le film

Réalisé par David D.Hand
Genre : Animation, Famille
Nationalité : Américain
Durée du film : 1h08 environ

Le prince de la foret

Notre film commence dans une sombre foret encore endormie. Accompagnée d’une douce musique accompagnée d’un chœur, on nous dévoile ce lieu qui sera le lieu unique de notre intrigue. Un paysage vaste, mystérieux. Puis la lumière apparait en nous montrant une splendide cascade que l’on voit au loin. Les oiseaux chantent, nous passons au travers d’un petit ruisseau.

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Un hibou vole dans le ciel et se pose sur une branche d’un arbre pour se réfugier dans un petit trou et commencer sa nuit. Au dessus de lui, un petit écureuil se réveille à peine. Sous sa queue, un autre petit écureuil est en train de dormir mais souhaite faire une grasse matinée bien au chaud, sous la queue de l’autre petit rongeur. Encore au dessus, de jeunes oisillons se disputent dans leur nid pour quelques baies ramenées par leur mère. Un peu plus loin un petit mulot fait sa toilette avec une gouttelette d’eau collée au bout d’une petite feuille. Juste au dessous, un jeune lapin se réveille lui aussi. Tout à coup, un oiseau bleu apparait et chante de manière amplifiée, tous les animaux se mettent alors en mouvement. Le petit oiseau vient annoncer une bonne nouvelle : le petit prince est né.

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En effet, non loin de là, une biche vient de donner naissance à un petit faon prénommé Bambi. Chaque animal peuplant la foret part alors assister à l’évènement. Tous sont subjugués, admiratifs et présentent leur félicitations à la biche devant le nouveau-né endormi aux cotés de sa mère. Il ouvre alors les yeux et découvre tous les animaux attendris. Le hibou conseille à tous le monde de laisser le petit faon et sa mère se reposer.  »’Une séquence pour le moins attendrissante et qui ne sera pas la seule puisque, par la suite, nous suivrons le jeune Bambi en plein apprentissage du lieu dans lequel il va vivre. Tout comme lui, nous découvrirons les animaux et toute la végétation qui abonde dans ce lieu »’.

A la fois ludique et tendre

Bambi est ce que l’on peut appeler de chef d’œuvre de l’animation rempli de tendresse. L’un des plus beaux dessins animés des studios Disney, un classique. Un film datant de 1942 mais qui, pourtant, est débordant d’amour et de joie. Quand je dis Bambi, tout le monde se rappelle de cette tragédie qu’est une séquence importante dans le film qui provoquera un vrai choc émotionnel pour les petits comme les plus grands.

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On est émerveillé devant ses magnifiques dessins et ses paysages peints au pinceau que l’on pourrait admirer dans n’importe quel musée. Nous suivons donc le jeune Bambi, petit faon qui nait un beau matin de printemps et découvrirons, tout comme lui, les splendeurs de la foret dans laquelle il vit. Des moments de joie, des moments tendres, des moments drôles, des moments où le danger viendra semer la zizanie dans toute la foret, des moments tragiques, Bambi est un film qui déborde d’amour et de bons sentiments.

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Difficile de rester de marbre devant autant de tendresse. En plus de Bambi, notre petit faon maladroit et pataud à cause de ses longues pattes, nous ferons la connaissance de Panpan, un lapin débrouillard qui dit un peu trop haut les choses qu’il devrait garder pour lui et une petite moufette mâle timide que Bambi baptisera par maladresse Fleur. A travers les saisons, Bambi aux cotés de ses amis apprendra, tout comme nous, la vie dans la foret jusqu’à sa survie. En effet, on accentuera bien sur le danger qui menace chaque animal.

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Que ce soit les intempéries comme la violence d’un orage, l’arrivée de l’hiver ou bien l’homme, plutôt le chasseur, considéré comme le vrai danger. Homme qui ne sera jamais représenté que par le tire de son fusil de chasse.

Un classique de Disney

Bambi est une vraie symphonie aussi bien visuelle que sonore où nous découvrons les splendeurs regorgeant cette immense foret. Des paysages qui semblent statiques mais qui, pourtant, vont s’animer sous vos yeux ébahis. C’était d’ailleurs l’un des premiers Disney à bénéficier de décors en relief grâce à une caméra volumineuse qui permettait de donner une forme à cette immense végétation. L’herbe soufflée par le vent, la rosée du matin, la violence de l’orage, la pluie qui coule, on a la sensation d’assister à un documentaire animalier mais avec une petite touche d’humour en plus. Car, c’est bien l’humour et tout l’amour qui dégage du film qui en fait tout son charme. Que ce soit la séquence du réveil des animaux, la naissance de Bambi ou bien les premiers émois amoureux de chaque êtres vivant dans la foret, Bambi est une œuvre remplie de douceur et de légèreté.

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Pour la musique, beaucoup de mélodies, beaucoup de chœurs sont utilisés. Ca plait ou ca ne plait pas, c’est mièvre ou ca ne l’ai pas, néanmoins cette musique reste pour le moins importante à notre film puisque c’est grâce à elle que l’émotion prendra une place importante et rendra certaines séquences intenses. Bambi accentuera aussi sur la peur de l’inconnu montrée par quelque chose d’invisible mais dont la sensation désagréable sera illustrée par une musique ou bien par un bruit.

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Bambi est aussi un apprentissage de la vie avec de multiples découvertes. L’amitié, l’amour, le danger qui seront parfaitement illustrés. Un bon moyen pour les enfants de découvrir et vivre ce qu’ils seront eux aussi à mener à éprouver et apprendre comme le petit Bambi. Une fois de plus, Disney leur apprend les valeurs de la vie animale mais qui pourrait aussi bien être celle des humains.

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Les dialogues quant à eux sont simplifiés, enfantins mais touchants. Quant à l’animation des personnages, leurs gestuelles, leurs expressions, leurs émotions seront attendrissantes.

Au final

Bambi est un classique à voir ou à revoir. Difficile de ne pas y voir presque le même acheminement qu’un autre classique de Disney qui sortira des années plus tard : Le roi lion. D’ailleurs, ce film était surnommé le Bambi des années 90. Comme pour celui-ci, l’émotion dans Bambi occupe une très grande place. Et même si certaines scènes ne seront pas montrées, il sera très difficile de ne pas y verser cette petite larme. Des personnages attachants et mignons « les maladresses et la naïveté adorable de Bambi dont le parcours et les épreuves que nous suivrons en feront son charme, la fougue de Panpan, les ronchonneries du hibou, le caractère majestueux du cerf et père de Bambi, l’amour et la protection d’une mère pour son enfant «, des scènes attendrissantes, on est très rapidement prit dans l’histoire grâce à l’humour, la féérie et la joie omniprésent. Reste peut être la musique, un peu trop symphonique et vieillotte mais qui est quand même importante pour coller à l’esprit de ce film. Un magnifique Disney qui nous illustre bien la vie des animaux dans la foret et qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie.

Qui veut la peau de Roger Rabbit, de Robert Zemeckis

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20151122_121414Résumé du film
Hollywood 1947, les toons ne sont pas que de simples dessins mais des personnes réelles et se rendent chaque jour à Hollywood pour tourner des dessins animés. Roger Rabbit, un lapin toon, acteur et héros des dessins animés des studios Maroon, est accusé du meurtre du directeur et créateur d’Acme, Marvin Acme. Parce que sa femme, Jessica Rabbit semblait entretenir une liaison avec ce dernier, Roger est le premier suspect. Traqué par les fouines, des agents travaillant pour le comte du juge Demort, Roger se réfugie chez Eddy Valiant, détective qui découvrira que cette affaire est bien plus complexe qu’elle n’y parait.
Infos sur le film

Réalisé par Robert Zemeckis
Avec Bob Hoskins, Christopher Lloyd, Joanna Cassidy
Genre : Animation, Comédie
Film américain
Durée du film : 1h45 environ

Les années 80 ont été marquées par l’ère Spielberg qui, en plus de réaliser des films, en soutiendra d’autres. On retrouvera ainsi pendant ces 10 ans, des films cultissimes qui auront bousculés l’univers du cinéma. E.T, Indiana Jones, Gremlins, Les Goonies, Retour vers le futur, Miracle sur la 34ème rue, L’aventure intérieure, sont considérés comme les œuvres imaginatives les plus abouties. En 1988 sortira une autre œuvre culte : Qui veut la peau de Roger Rabbit. Un film d’une richesse scénaristique épatante du début jusqu’à la fin. Il faut voir à quel point le scénario est travaillé, développé et multipliant des rebondissements pour le moins incroyables. Ce qui permet pour le coup, de rester concentré pendant toute la durée. Un vibrant hommage au monde du dessin animé. Jamais, pas même aujourd’hui, on avait fait un film aussi bon. Il était donc grand temps de vous parler de cette œuvre, elle aussi, intemporelle.

Présentation des personnages principaux

 

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Lui s’appelle Roger, Avec lui vous rirez. Allez mon vieux, détachez le, ‘Va dve’nir fou furieux !

Roger Rabbit : Physiquement, Roger a le corps d’un personnage de Disney, une tête de Looney Tunes et un humour de personnage tout droit sorti de l’univers des cartoons Tex Avery. Un personnage complètement déluré, jamais vraiment sérieux, il ne vie que pour faire rire. Complètement amoureux de sa femme, depuis qu’il l’a suspecte de le tromper, il n’arrive plus à faire son travail d’acteur correctement. Il sera par ailleurs suspect dans le meurtre de l’amant de sa femme, assassiné. Son modèle : Dingo, dont il admire tous les talents d’acteur.

 

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Je ne travaille pas pour les toons.

Eddy Valiant : Ancien détective spécialisé dans les affaires des toons devenu détective privé alcoolique. Il travaillait autre fois avec son frère qui a été tué par un méchant toon quelques années plus tôt. Depuis, il évite de les côtoyer. Il sera malheureusement amener à les revoir lorsque le propriétaire des studios Maroons Cartoons lui demande d’enquêter sur une possible liaison qu’entretiendrait Jessica Rabbit, la femme de Roger Rabbit.

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J’suis pas mauvaise, j’suis juste dessinée comme ca.

Jessica Rabbit : La femme de Roger. Pin Up rousse aux formes plus que généreuse « peut être même un peu trop », travaillant comme chanteuse dans un bar et qui ne laisse aucun homme indifférent. Vous ne savez pas comme c’est dur d’être une femme qui a son physique.

 

 

 

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Un humain a été tué par un toon, vous ne voyez pas l’importance de la chose?!

Juge Demort : Teint pale comme s’il était mort, tenue rappelant d’ailleurs celle d’un croque mort, antipathique. Respecté par les forces de l’ordre qui le craindraient presque. Il a inventé un produit capable de détruire une bonne fois pour toute les toons. Un mélange de térébenthine, d’acétone et de benzène, il appelle ca La trempette. Le juge compte bien mettre la main sur Roger Rabbit et le plonger dedans.

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Vous faites pas d’bille juge, on va vous l’trouver

Les fouines : Au nombre de cinq, Stupid, Geasy, Psycho, Wheezy et leur chef Smart Guy. Lourdement armées, un style vestimentaire qui rappelle la mafia italienne, pas vraiment compétentes. Elles travaillent pour le compte du juge Demort. Toujours en train de rire, le juge les rappelle souvent en l’ordre leur disant qu’un de ces jours, elles pourraient finir par en mourir tout comme leur cousines les hyènes.

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Tu m’avais dit que tu ne t’occuperais plus d’une affaire de toons.

Dolores : Gérante d’un bar et femme d’Eddy.

 

 

 

 

Un chef d’œuvre absolu à voir et à revoir

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De la reconstitution du Hollywood des années 40 « on est vraiment dans les années 40 avec son architecture, sa culture et le look vestimentaire des personnages » à son mélange de prises de vues réelles à de l’animation, Qui veut la peau de Roger Rabbit est une vraie pépite des années 80. Après Mary Poppins, Peter et Eliott le dragon, le mélange de réel avec de l’animation est de retour sur grand écran et prend cette fois-ci encore plus d’ampleur. Plus question de n’avoir que quelques petites séquences ou 2 voir 3 personnages animés à l’écran, cette fois, il est bien question de vous inonder de personnages de cartoons.

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Tout y passe, que ce soit des personnages de l’univers de Tex Avery avec Droopy « ici en groom d’ascenseur », Walter Lantz avec Woody Woodpecker, Max Fleicher avec la célèbre Betty Boop, les Looney tunes avec entre autre Bugs Bunny ou bien Daffy Duck qui se livrera avec son cousin de Disney, Donald, un duel au piano d’anthologie, ou bien pour finir pratiquement tous les héros de l’univers Disney, on avait jamais vu une chose pareille. Un vrai cadeau pour les fans amoureux de cartoons.

Un traitement parfait de ses nombreux personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, la réalisation et mise en scène parfaite, ce mélange de couleurs sombres et colorées, ces décors réels et pour d’autres sortis tout droit des dessins animés, les interactions des personnages animés avec des objets réels et inversement pour les humains, on avait jamais vu quelque chose d’aussi parfait. Ca en paraitrait presque réel.

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Qui veut la peau de Roger Rabbit est aussi un curieux mélange de Polar tournant autour de personnages de dessins animés. On un ton très adulte tout en gardant l’humour loufoque et hystérique des cartoons.

Petites anecdotes

-La scène où Eddy rentre dans le tunnel conduisant à Toonville est le même que celui utilisé par Marty Mcfly dans Retour vers le futur 2 lorsqu’il tente de récupérer l’almanac des sports possédé par Biff Tannen. De leurs cotés, dans ce même film, on peut voir une peluche de Roger Rabbit lorsque Marty débarquant en 2015, va dans une boutique d’objets vintage.

-La célèbre réplique du juge « Je fonds » est un clin d’œil à la sorcière du Magicien d’Oz.

-Si vous prêtez bien attention, le juge DeMort ne cligne absolument pas des yeux pendant toute la durée du film. Une performance signée Christopher Lloyd « Doc Brown » qui colle parfaitement au personnage.

-Même si le film est produit par Disney, il n’en va pas de même pour tous les personnages y figurant. Ainsi, Steven Spielberg a du convaincre les studios comme la Warner Bros de lui prêter des personnages. 5000dollars par personnages sera la somme que Spielberg aura versé. Quand on compte le nombre total de tous les personnages, l’ardoise est au final très salée. Il est donc du coup normal de ne pas voir tous les personnages « Casper, Tom et Jerry, ou Popeye qui par exemple a le droit à une référence qui sera néanmoins placée dans une photo d’Eddy Valiant arborant la même tenue ». Les studios accepteront donc à condition que les interactions entre personnages de Warner et Disney aient la même durée d’apparition.

-Les acteurs Harrison Ford et Bill Murray avaient été dans la liste des choix pour jouer le rôle d’Eddy Valiant.

-Le film ayant été un vrai succès critique et commercial, une idée de préquel avait été écrite dans laquelle on revenait sur l’enfance de Roger Rabbit. Par la même occasion, on apprenait que le père biologique de ce dernier n’était autre que Bug Bunny.

-Des robots ont été utilisés afin de remplacer chaque personnage animé devant faire une action nécessitant de tenir un objet réel. Les robots étaient par la suite cachés par l’animation les recouvrant.

Dis donc, t’as un lapin sous le manteau ou c’est la joie d’me revoir ?

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Les toons sont devenus une race et évoluent parmi les hommes qui, pour certains, ne les voient pas d’un très bon œil « d’où cette réflexion sur la discrimination raciale parfaitement montrée ». Nos toons, qui, dans notre film, sont considérés comme des êtres vivants avec une âme, une vie privée et même vie sexuelle. Ce qu’il y d’amusant c’est que, pendant les 5premières minutes du film, on aurait pu penser que notre film serait un cartoon. Tout, que ce soit son générique, l’atmosphère, l’ambiance, la musique, le dessin, montrait qu’il s’agissait d’un dessin animé sur Roger Rabbit.

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C’est alors qu’à la fin du cartoon, on change complètement de plan, tout est chamboulé, on se retrouve face à un personnage qui évolue en fait parmi les humains. Même les décors changent et nous montrent que les objets et décors, étaient des objets réels et non dessinés. Pour la suite, ce sera la même chose même si certains personnages humains utiliseront des objets cartoonesques. Même les personnages seront chamboulés, presque même parodiés « Dumbo qui travaille pour des cacahuètes par exemple». Hollywood est devenu le lieu de travail des toons qui eux, habitent à Toonville, zone voisine à Hollywood.

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Tous nos héros de dessins animés n’étaient donc que des acteurs et actrices. En tout cas, le film part de ce constat. Très vite, on est prit dans l’histoire cette originalité magnifique trouvée. 1h45 qui passeront à une vitesse faramineuse et où vous en prendrez plein les yeux, plein les oreilles et passerez le plus clair de votre temps à rire mais aussi voir toutes les références placées verbalement ou bien physiquement « surtout en arrière plan » .

Un pur divertissement jouissif

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Qui veut la peau de Roger Rabbit est aussi marquant pour le personnage de Jessica Rabbit. Jessica Rabbit qui n’est autre que la femme de Roger Rabbit qui l’a soupçonne de faire picoti-picota avec Marvin Acmé, le créateur des toons. A partir de là, une affaire criminelle est ouverte suite au décès de ce dernier écrasé par un coffre fort. Seul un toon serait capable de ca. Première personne soupçonnées : Roger Rabbit. En fuite, il trouvera refuge chez le détective Valiant et lui demandera son aide. Seulement, le juge Demort et ses fouines sont à leur poursuite.

Partant de là, l’action s’enchainera tout comme des scènes complètement déjantées. On appuiera bien le fait que le détective Valiant, qui ne supporte pas les toons, aura bien du mal à être patient face à un Roger Rabbit complètement survolté « et qui ne tient pas l’alcool ». Tout ce jouera sur leur relation au début très tendue. Notre long métrage marquera aussi pour un autre personnage : Baby Herman, un physique de bébé mais le vis, le franc parlé d’un homme de 50 ans et le zizi d’un gosse de 3 ans. Toujours un cigare à la bouche.

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Même si le film comporte des personnages animés, il n’en demeure pas moins très adulte. Que ce soit dans la manière de parler des personnages « quelque fois un peu familier », mais aussi dans son ambiance avec une réalisation qui ressemble fortement à celle du film Dick Tracy, Qui veut la peau de Roger Rabbit voit son public élargit même si le ton adulte est clairement montré. Un polar haut en couleur avec une musique Jazzy d’un film noir qui colle parfaitement à l’époque dans laquelle se déroule notre film. Bande originale signée Alan Silvestri « Retour vers le futur ». Une musique puissante et travaillée, imposante lors des scènes d’action, plus calme mais subtile lors des scènes intimes, presque symphonique par moment, ca correspond parfaitement à l’esprit du film.

Au final

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Qui veut la peau de Roger Rabbit est un monument du cinéma d’animation. Aucun depuis, n’avait fait aussi bien que celui-ci. Un film signé par le très grand Robert Zemeckis à qui l’on doit quand même la culte trilogie Retour vers le futur qui nous prouve une fois de plus qu’il est un très grand réalisateur doté d’une imagination et d’une émotivité étonnante. Un vibrant hommage à l’ère des cartoons. Que ce soit du coté de l’ambiance du film ou bien de la musique, on jongle entre le polar et le cartoon. Différents style qui arrivent à cohabiter. Les acteurs sont justes parfaits. Que ce soit le jeu de Bob Hoskins qui y met tout son cœur ou bien Christopher Lloyd qui nous livre un personnage aux antipodes de son interprétation dans Retour vers le futur. Du suspense, des répliques complètement cultes, beaucoup d’humour, jouissif de par sa richesse visuelle et ses multiples références à l’univers de l’animation, des effets spéciaux donnant l’illusion que dessins animés et humains vivent ensembles, de l’aventure, du pur divertissement comme on en a jamais vu. Des années plus tard, il n’a pas prit une ride. On ne peut pas en dire autant pour nous.

Hunger Games La révolte Partie 2, de Francis Lawrence

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poster hunger gamesRésumé du film

La nation de Panem est ravagée par une guerre totale qui voit Katniss se lancer dans une confrontation finale face au président Snow. Aidée par un groupe de proches, elle part en mission avec une unité militaire dans le District 13 afin d’arriver au Capitole et assassiner Snow. Seulement de nombreux pièges et ennemis attendent Katniss et ses amis. Des choix déchirants auxquels notre héroïne sera confrontée seront bien pires que les épreuves qu’elle a pu affronter dans l’arène des Hunger Games. La paix pourra-t-elle être restaurée ?

Infos sur le film

Réalisé par Francis Lawrence
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson
Genre : Science fiction, Action, Guerre, Aventure
Film Américain
Durée du film : 2h16 environ

Petit récapitulatif des films précédents

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Hunger Games : L’Amérique du Nord est devenue un immense champ de ruines et se nomme à présent Panem, Le Capitole, puissant gouvernement, contrôle 13 districts formés dans l’ancienne Amérique du Nord. N’acceptant pas ce gouvernement devenu répressif, le troisième district se rebella mais fut complètement rasé. En conséquence de cela, Le capitole créa un jeu télévisé du nom de Hunger Games. Ce jeu consiste à tirer au sort un garçon et une fille âgé de 12 à 18 ans provenant de chaque districts. Les 24 participants doivent se battre à mort dans une arène jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Lors de la 74ème édition des Hunger games, la jeune Primrose Everdeen âgée de 12 ans, est choisie pour participer aux jeux mais sa sœur, Katniss s’interpose et se porte volontaire à sa place afin de sauver la vie de sa sœur.

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Hunger Games L’embrasement : Katniss est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74ème édition des Hunger Games avec son ami Peeta. Obligés de quitter de nouveau leurs familles, Katniss et Peeta partent dans tous les districts faire la tournée de leur victoire. Lors de son voyage, Katniss sent que le vent de la révolte gronde à travers les districts tandis que le président Snow prépare la 75ème édition des Hunger Games appelé, Jeux de l’expiation où les gagnants des anciens Hunger Games s’affrontent. Une fois de plus, Katniss est sélectionnée. Peeta quant à lui se porte volontaire pour lui venir en aide.

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Hunger Games, La révolte Partie 1 : Après avoir détruit l’arène et ses jeux, Katniss se réfugie en compagnie de Peeta, deux autres survivants des 75ème Hunger Games et le haut juge des jeux, dans le district 13.La chef de ce district, la présidente Coin, veut que Katniss soit le geai moqueur, symbole de la rébellion. Afin d’unifier les districts contre le Capitole et leur redonner espoir, la jeune femme doit tourner des spots de propagandes. Elle se battra et prouvera au président Snow qu’elle se doit de libérer le pays tout entier à qui son courage et sa bravoure a redonné espoir.

La pire des conclusions

2hungerJe l’attendais avec impatience, on nous promenait quelque chose de grand. Au final, un vrai pétard mouillé, une frustration, une déception. Un scénario d’une platitude impensable pour une série de films qui était pourtant passionnante. Hunger Games La révolte Partie 2 était supposée être une conclusion à cette saga. Un final qui se devait donc de répondre à nos attentes et se vouloir dynamique. La bande annonce nous montrait quelque chose de grand. De l’action, de l’émotion, du grand spectacle. Même l’affiche artistiquement réussie était prometteuse « bien que mensongère puisque la combinaison que porte Katniss n’est pas rouge vif et n’est portée que pendant 10minutes montre en main ». Katniss qui décide enfin d’affronter le président Snow, cela s’annonçait juste épique. Épique qui correspondait aussi au final de la première partie qui voyait le geai moqueur prendre son envol, nous montrant qu’il était temps d’en finir.

Le problème avec cette première partie c’était son manque de rythme. Trop lent, trop bavard, difficile de s’être pris au jeu. Bien souvent dans ce genre de film, on s’attend toujours à ce qu’un final corresponde à nos attentes. Un final triomphant. Un final qui se doit de respecter les spectateurs et fans qui suivent l’aventure depuis sa sortie sur grand écran, qui doit être intense, spectaculaire, émouvant et répondant aux questions auxquelles on se posait. Cette deuxième partie ne remplie malheureusement pas ce cahier des charges. Pire, cette impression que ce chapitre clôt cette histoire sonne faux et déshonore la saga. Grand fan des deux premiers films, un peu moins de la première partie de La révolte, je suis déçu, profondément déçu. Beaucoup n’avaient pas appréciés la conclusion de Twilight et même Matrix, là c’est encore pire. On se sent presque insulté.

Pas aussi dynamique qu’on nous le promettait

3HUNGEROn se plaignait du manque d’action dans la première partie, on a quand même le droit à avoir un peu de dynamisme dans la deuxième. Problème, on s’attendait à en avoir un peu plus, notamment du coté des pièges annoncés et qui n’attendaient que Katniss et ses compagnons arrivant au Capitole pour mettre un terme aux agissements du président Snow. C’est la guerre, mais on ne voit presque rien. Explosions, fusillades, attaque de mutants, bien sur que ces scènes sont de qualité mais elles sont minimes et même semées dans le film. Ce n’est pas assez long. Cette virée à travers le Capitole devait être bien plus dangereuse tout comme ces soldats lourdement armés et portant des uniformes dont aucunes balles ne pourraient les transpercer. Le coté sadique des pièges des deux premiers films était bien plus grand que pour celui-ci. Pourtant, il est quand même question du Capitole, l’endroit où vit Snow. On était bien plus tendu dans les premiers Hunger Games. Là, on ne sent aucune tension même si la musique présente essaye de nous guider dans cette direction.

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Malgré tout, le peu de scènes d’action qui vous attendent sont réussies et ont droit à une bonne mise en scène. Mais, encore une fois, c’est bien trop faible, surtout pour un chapitre qui doit clore l’histoire. Pour un face à face entre Katniss et le président Snow, on s’attendait à avoir un minimum de castagne ou au moins quelque chose de plus mémorable. J’aurai presque envie de vous dire que toutes les scènes d’action et scènes importantes sont dans la bande annonce. Pour couronné le tout, le coté intense qui faisait le charme des films a disparu. La faute à une intrigue trop étirée pendant les 2h15 de film. On vous noie de dialogues inutiles à l’histoire et les autres scènes, supposées relancer l’intrigue lorsqu’elle semble au point mort sont complètement ratées. Tout comme celles supposées êtres émouvantes et nous faire verser une larme.

Un jeu d’acteur qui n’est plus à prouver

katnissJe ne dirais rien du coté du jeu des acteurs pour la bonne et simple que raison qu’ils ont une fois de plus fait un travail remarquable. A commencé par Jennifer Lawrence qui nous prouve encore quelle mérite toutes les récompenses qu’elle a reçues. Émouvante, le caractère fort, ne surjoue pas lors des scènes, que ce soit lors de séquences d’action, d’autres d’émotions ou bien son image. L’image de l’espoir. Le geai moqueur, le symbole de la rébellion, l’espoir, elle l’incarne parfaitement dans son rôle de Katniss. Déterminée mais fragile voir traumatisée suite à ce qu’elle a vécue dans l’arène lors des premiers et second Hunger Games auxquels elle avait participé. Ca se voit à l’écran, notre héroïne a fait son petit bout de chemin depuis les premiers Hunger Games et gagne encore plus en maturité. Mais elle ne sera pas la seule à avoir évoluée.

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Peeta par exemple, joué par Josh Hutcherson, c’est endurci, tout le contraire du jeune homme apeuré des premiers films. Dans celui-ci, à cause d’un lavage de cerveau subi lorsqu’il était retenu au capitole, Peeta c’est mit à détester Katniss, pire, il souhaitait sa mort, la considérant comme une menace mortelle. Le jeune garçon innocent c’est donc endurci, son coté sombre apparait. Peut-on espérer le voir retrouver toute sa tête ? Après avoir tenté d’étrangler Katniss à la fin de la première partie, ce n’est pas gagné. De son coté, le personnage de Gale « Liam Hemsworth » gagne un peu plus en importance et se voit plus déterminé que jamais et engagé dans la rébellion. Pourquoi est-ce que je vous parle de ces trois personnages ? Pour la simple et bonne raison que ces trois personnes forment un triangle amoureux depuis le début de la saga. Cette conclusion y mettra donc fin et nous saurons enfin qui Katniss choisira.Nous retrouverons avec plaisir les personnages secondaires comme Haymitch « Woody Harrelson » qui, même s’il joue plus ou moins un rôle presque invisible, apportera son petit quelque chose dans notre histoire. Finnick « Sam Clafin », Effie, Beetee, Primrose, Johanna, feront aussi leurs retours comme les petits nouveaux vus dans la première partie avec, entre autre, Pollux et Cressida. Malheureusement pratiquement tous les seconds rôles paraissent sans intérêt. De quoi en décevoir beaucoup.

Au final

hungerHunger Games La révolte Partie 2 avait un fort potentiel. Il n’y avait qu’à voir cette manière grandiose dont se terminait la première partie accompagnée d’une musique faisant frémir le spectateur. Une conclusion qui se devait donc impressionnante. Malheureusement, toutes les qualités qui faisaient des 2 premiers films une réussite ce sont envolées. On ne sent  »’plus aucune passion du coté du réalisateur et même si c’est esthétiquement très beau, que le jeu des acteurs est une fois de plus d’une grande qualité, que le peu de scènes d’actions est réussit et que la musique composée par James Newton Howard est magnifique, ca ne suffit pas pour nous combler »’. On en serait presque gêné. Hunger Games n’émeut plus. La faute à des scènes supposées nous émouvoir passer à une vitesse foudroyante sans nous donner le temps de nous rendre compte de la gravité de la situation. Contrairement à la première partie, il se passe beaucoup de choses dans cette fin mais, c’est très mal raconté et très mal développé. On n’est pas vraiment prit dedans. Les acteurs essayent pourtant de nous émouvoir, nous faire retrouver nos marques mais ca ne marche pas. Un film plat, presque déprimant, alors que le message est l’inverse. On aurait presque de la peine d’avoir mis autant de cœur à aller voir ces films et voir que pour conclure, on c’est moqué de nous. On ressort avec cette terrible sensation. Comme si un être cher, que vous connaissiez depuis des années vous trahissait. Ca me rappelle la conclusion d’une certaine série qui en a frustré plus d’uns…Lost ! C’est ce qui s’appelle finir en mocheté.

Spectre, de Sam Mendes

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spectre afficheRésumé du film

Un message dissimulé venu tout droit du passé conduit James Bond à enquêter sur une mystérieuse organisation appelée Spectre. Pendant ce temps, à Londres, le nouveau directeur du centre pour la sécurité nationale se questionne sur les agissements de Bond et l’existence du MI6. Bond relevé de ces fonctions continue son enquête grâce à l’aide de Moneypenny et de Q, et parvient à localiser Madeleine Swann, la fille de Mr White « Casino royale, Quantum of solace », qui pourrait permettre à James de détruire Spectre. Seulement, un tueur a été envoyé par le dirigeant de Spectre pour stopper Bond et récupérer Madeleine.

Infos sur le film

Réalisé par Sam Mendes

Avec:
Daniel Craig : James Bond
Christoph Waltz : Frank Oberhauser
Léa Seydoux : Madeline Swann
Naomie Harris : Eve Moneypenny
Ben Wishaw : Q
Ralph Fiennes : M
Dave Bautista : Monsieur Hinx

Genre : Action, Espionnage

Film Américain, Britannique

Durée du film : 2h30 environ

James Bond in Spectre

3 ans d’attente interminable suite à d’autres projets du réalisateur Sam Mendes mais enfin, en 2015, James est de retour au cinéma avec Spectre. On l’attendait de pied ferme ce nouveau James Bond et il est enfin là.

début spectre

Le film démarre déjà comme on l’attendait depuis Casino royale avec son introduction accompagnée de son thème musical que tout le monde connait et donc l’apparition de notre agent secret tirant dans l’écran puis nous commençons notre film. Nous sommes à Mexico, pendant la Dia de Muertos (fête des morts). James Bond est en mission : abattre deux hommes préparant la destruction d’un stade. Ce qu’on ne sait pas c’est que James a été mandaté par la défunte M. Après une lutte engagée avec l’homme pendant la fête des morts, James repart pour Londres avec en sa possession, un anneau avec un motif étrange : une pieuvre. L’homme que James a assassiné faisait partit d’une organisation secrète redoutable appelée Spectre. Petite pause, le générique commence.

Un générique esthétiquement parfait et artistique, presque poétique, accompagné d’une musique douce mais intense composée et chantée par Sam Smith et s’intitulant Writing’s on the wall. Le glamour, les silhouettes de femmes, le danger qui attends James mais ce coté très mélancolique ce fait ressentir. On est certes loin de la dynamique de Casino Royale mais il n’en demeure pas moins une vraie réussite. Des paroles qui collent surtout à l’état d’esprit de James dans cette suite. Un 007 face à ses démons du passé mais aussi du présent nous permet de faire un petit tour en arrière en remontant à Casino Royale. Notre film reprend. Ce qu’il vous attend : une histoire en béton, très bien travaillée avec des scènes d’action spectaculaires. Les 2h30 sembleront courtes.

Tous les films avec Daniel Craig avaient un lien

voiture 007 Q

Comme Mission impossible Protocole fantôme et Rogue nation, Spectre se place dans la continuité des films précédents. Casino Royale, Quantum of solace, Skyfall et donc Spectre ont un lien. C’est d’ailleurs le gros point positif puisque les James Bond avaient toujours des histoires à part. On est aussi dans la continuité de Skyfall qui voyait venir aux sources de notre personnage principal dont on explorait le passé. On continue à se plonger dans l’enfance de notre agent secret. Nous en apprendrons plus sur les évènements marquants de Casino royale et surtout de Skyfall qui marquait la mort tragique de M.

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Un James Bond toujours humanisé même si du coté des scènes d’action, notre héros qui prendra de belles raclées, ne versera pas une goute de sang avec en plus un costume toujours impeccable « il y a du dash 2 en 1 là-dessous ». Néanmoins, beaucoup de sueur sur le visage. Dommage car depuis Casino Royale, les blessures de James Bond ne se comptaient plus tellement elles étaient nombreuses. Un petit coté super héros qui est aussi la raison pour laquelle le film est tout public. On veut revenir à des héros sans collant et sans cape et permettre du coup aux enfants de découvrir un autre genre. Alors oui, coté crédibilité dans les scènes d’action, on repassera mais ca a toujours été plus ou moins la marque de fabriques de ses films tout comme ses scènes d’action invraisemblables.

Action d’une pure réussite et ponctuée par une musique dynamique. Les cascades et effets spéciaux sont bien meilleurs que dans Skyfall. On voit très bien la différence. Seul petit regret, très peu de scènes vues de jour. On est encore une fois dans un James Bond se passant assez souvent la nuit. Moins parfait et mémorable que les scènes de Casino Royale et Skyfall, Spectre n’en demeure pas moins fascinant du coté de son histoire.

Le James Bond d’antan prend forme

TIRE SPECTRE

L’âme torturée, le coté sombre de James Bond « surtout avec ce qu’i avait vécut dans Casino Royale » s’éclaircit et nous permet de revenir à tout ce qui fait le charme de James Bond : le charme, l’élégance, la classe et l’humour. D’ailleurs si vous regardez bien l’expression sur le visage de Bond, vous pourrez voir que contrairement aux autres affiches de ces films précédents, Bond affiche un petit sourire sur celle de Spectre. Un James Bond qui sourit enfin dans notre film et qui serait presque attendrissant. De plus, on comprend vite que depuis Casino royale, il est bien question d’un prologue et donc naissance de cet agent. Daniel Craig, qui nous livrait une belle prestation depuis Casino Royale continue à jouer le James Bond bad ass, déborde encore plus de charisme. Un des seuls James Bond a apporter un coté humain, un James Bond qui souffre, qui pense.

spectre joue la carte du bad guy mystérieux dont l'identité ne sera dévoilée que vers la fin du film
Spectre joue la carte du bad guy mystérieux dont l’identité ne sera dévoilée que vers la fin du film.

Que dire aussi de la prestation de Christoph Waltz « Inglourious Basterds ». Le grand méchant de notre film, l’un des meilleurs bad guy de la série. Un charisme monstrueux. Il en va de même pour Dave Bautista qui joue le rôle de Monsieur Hinx, qui nous rappelle fortement le célèbre Requin dont James Bond avait bien du mal à s’en défaire dans les premiers films. Le coté invincible, machine à tuer et vraie menace pour notre héros est très bien souligné et en fait un adversaire de taille. Attention à la casse ! Le face à face James Bond/ Hinx et James Bond/ Oberhauser sont juste mythiques. On n’avait pas vu ca depuis bien longtemps.

Bond Madeleine

Les scènes glamour seront encore présentes avec l’arrivée de deux nouvelles James Bond girls : Monica Bellucci et Léa Seydoux mais ne comptez pas en voir trop. Là encore la censure semble avoir fait des ravages. On retrouvera avec grand plaisir tout les personnages de l’univers de James Bond (Q et ses gadgets incroyables, le nouveau M, Moneypenny devenue secrétaire). Toute l’âme des James Bond est de retour depuis Skyfall avec une petite touche de modernité. Des gadgets, vous en aurez mais pas aussi démesurés que dans les premiers films. On veut quelque chose de réaliste. Le petit coté kitsch revient quelque peu avec le retour des gadgets « notamment lors d’une scène de course poursuite en voiture ».

Mission Impossible/ Spectre: même trame scénaristique?

ACTION SPECTRE

Un film qui est aussi une réussite sur le plan scénario puisque l’on a droit à une intrigue pour le moins mystérieuse. Un mystère se trame avec cette histoire d’organisation secrète qu’est Spectre. D’ailleurs, on ne peut s’empêcher à voir un gros rapprochement entre cette organisation et celle d’un autre film d’espionnage sortit cet été : Mission Impossible Rogue Nation, qui voyait son héros, Ethan Hunt, aux prises avec une autre organisation secrète : Le syndicat. Il y a de la conspiration dans l’air. Cet élément puis celui de cette tentative de dissolution du MI6 seront similaires aux deux films. La différence ce fera plus du coté de nos héros: Ethan Hunt est un personnage bien moins sombre que James Bond qui travaille de plus, seul. N’oublions pas non plus que James Bond est un séducteur invétéré, tout le contraire de Hunt. Spectre c’est aussi des scènes d’action spectaculaire. Vous aurez ainsi droit à une Course poursuite en voiture dans la ville de Rome, bagarre dans un hélicoptère en plein vol, scènes de fusillades, de quoi en prendre plein les yeux.

Pour conclure

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Spectre est une vraie réussite et même si nous retrouvons un James Bond moins torturé que dans les précédents, c’est un plaisir de voir l’évolution du personnage qui se rapproche de très peu du caractère que nous connaissons tous. L’élégance, la classe, le glamour, cette petite touche d’humour font leur entrée mais le coté bourrin de notre interprète est toujours là même si on regrettera le coté un peu trop invincible du personnage qui passera un sale quart d’heure pendant toute la durée du film. On retrouve avec plaisir tous les ingrédients qui font d’un James Bond, un film d’espionnage prenant et captivant. Que ce soit ses personnages, ses gadgets, son générique ou bien cette musique mélodieuse et nostalgique, Spectre est un vrai cadeau pour les fans de 007. Une réalisation encore impeccable, toujours signée Sam Mendes de nouveau derrière la caméra et qui nous montre qu’il sait non seulement filmer les scènes d’action mais aussi nous pondre un scénario étoffé. Le jeu d’acteur est toujours aussi impeccable « même Léa Seydoux la nouvelle venue joue à merveille ». Reste la fin de notre film, qui devrait diviser. L’avant dernier film de Daniel Craig dans la peau de James Bond avant le grand final. Espérons que celui-ci soit aussi une réussite.

Le diable s’habille en prada, de David Frankel

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le diable s habille en prada afficheRésumé du film

Récemment diplômée en journalisme, Andrea Sachs, jeune femme vivant à New York avec son petit ami, est contactée par une maison d’édition éditant le grand magazine de mode Runway. Dirigé par Miranda Priestly, une rédactrice en chef tyrannique qui recherche une seconde assistante, Andrea se rend très vite compte qu’elle est très loin de s’y connaitre en mode vestimentaire et à son état d’esprit. Qu’importe, c’est son professionnalisme et son intelligence qui semble séduire Miranda. Mais, maintenant devenue son assistante, Andrea, qui se voit heureuse d’avoir le job dont rêve bon nombre de femmes, va très vite déchanter. Entre les incessantes moqueries de sa collègue, les colères de Miranda et ses nombreuses missions impossibles qui influent sur sa vie privée, Andrea perd vite le contrôle de sa vie. Elle devra faire un choix : Sa vie professionnelle ou sa vie personnelle.

Infos sur le film

Réalisé par David Frankel
Avec Anne Hathaway, Meryl Streep, Emily Blunt
Genre : Comédie
Nationalité : Américain
Durée du film : 1h50 environ

Bienvenue dans le monde cruel de la mode

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Le diable s’habille en prada est le genre de comédie qui vous tient en haleine pendant toute sa durée. Un film qui démarre sous les chapeaux de roues et nous mets très vite dans l’ambiance. Nous suivons l’histoire d’Andrea « Anne Hathaway », diplômée en journalisme, qui a réussie à obtenir un entretien pour travailler en temps que seconde assistante pour un grand magazine de mode. Seulement il y a un hic, la jeune femme est très loin de correspondre au type de femme recherchée. Et on le voit très vite lorsqu’elle se prépare avant de partir à son entretien.

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Le réalisateur va jusqu’à nous montrer comment les autres femmes se préparent afin d’accentuer le fait que notre héroïne ne prend pas soin d’elle. Chacune prend le temps de choisir ses vêtements, se coiffer, se maquiller, passant des heures à se préparer. Pour Andrea, vêtements simples, petit coup de peigne, un peu de rouge à lèvre et c’est fini. En arrivant à son entretien, elle est regardée comme un vilain petit canard. Que ce soit ses futurs collègues ou bien sa patronne. Qu’importe, ca sera son professionnalisme et son intellect qui lui permettront d’obtenir le job.

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Seulement, notre jeune femme devra subir les assauts répétés de la tyrannique Miranda »Meryl Streep », rédactrice en chef dont tout le monde dans la rédaction à peur. D’ailleurs, sa première apparition dans cette « fourmilière » est pour le moins hilarante. La reine c’est bien Miranda et on nous le soulignera bien du début jusqu’à la fin. Tout doit être parfait, tout doit être prêt dès que la patronne arrive. Auquel cas, il faudra s’attendre à de fortes représailles. Certes, la femme ne se mettra jamais en colère mais ses propos froid et inhumain en font un être tout ce qu’il y a de plus horrible. Après de nombreuses épreuves lui donnant presque envie de laisser tomber, Andrea réussira à trouver la force qui est en elle pour réussir à tenir têtes à celles et ceux qui veulent la pousser dehors. Ce qui ne manquera pas de marquer Miranda qui essayera encore plus de la poussée à bout.

Le film qui vous fera adorer la mode

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Magazine de mode oblige, il faut que notre film enchaine les stéréotypes. Que ce soit le look vestimentaire des hommes et des femmes de la rédaction du magazine, cette façon de parler très bourgeoise et hautaine, le monde cruel de la mode est donc très bien montré. Ainsi, pour ceux qui comme moi, ne connaissent pas vraiment cet univers, nous nous mettons complètement à la place de cette pauvre Andrea, complètement perdue et découvrirons en même temps qu’elle cet univers. Univers qui se joue surtout sur l’apparence. Problème pour Andrea, il y a un gros décalage vestimentaire entre elle et les autres qui portent des vêtements créés par de grands couturiers. Marques qui ont toutes leur importance dans notre film.

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On le sait tous, l’habit ne fait pas le moine mais créé plutôt cette illusion d’être dans une classe supérieure aux autres. On accentuera aussi sur l’anorexie, l’abus de pouvoir, les préjugés, l’hypocrisie dans ce milieu, sa superficialité, l’hostilité et les crêpages de chignons entre collègues, les critiques, ce monde de requins, tout y passera mais dans un ton léger et humoristique. Andrea est donc dans la fosse aux lions et devra faire tout son possible pour s’adapter et tenir bon. C’était sans compter sur sa patronne qui fera d’elle une vraie esclave « Andrea a 2heures pour aller chercher le manuscrit du prochain Harry Potter sinon elle est renvoyée ».

Aidée « plus ou moins » par la première assistante, Emily « Emily Blunt en peste de service », Andrea comprendra qu’elle est la cible de nombreuses moqueries. Heureusement, elle sera aidée par Nigel « interprété par un Stanley Tucci attachant » qui, malgré lui, deviendra en quelque sorte son mentor, l’encouragera à ne pas abandonner et lui donnera un petit coup de pouce afin qu’elle est droit à un relooking complet « séquence irrésistible digne des émissions de mode avec le avant/après ».

En conclusion

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Un univers de la mode très bien retranscrit, le strass et les paillettes, les grands couturiers, les défilés de mode, les décors New Yorkais, le luxe, l’élégance, cette fourmilière que sont les employés de magazines de mode, vous saurez tout sur ce monde. Une réalisation et mise en scène excellent, un film remplit d’émotions, un jeu d’acteur excellent « mention à Meryl Streep qui sous son apparence cartoonesque est détestable et glaciale à souhait et la maladroite mais charmante Anne Hathaway qui arrive à lui tenir tête», un grand mélange de style de musiques dans la lignée de ce que l’on pouvait entendre dans des films Bridget Jones et qui nous plonge encore plus dans l’univers de la mode « Madonna, Jamiroquai, U2, Alanis Morissette », de l’humour, des répliques hilarantes, cette grosse dose de légèreté, une histoire passionnante, une héroïne dont on peut très bien s’identifier, Le diable s’habille en prada est une jolie comédie qui devrait plaire à tout le monde. Un film qui s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes et nous permet de voir de façon amusante comment est la vie professionnelle dans le milieu de la mode. Il y a ce quelque chose de prenant qui fait qu’on rentre dans le film très vite. Pas de sexe, pas de drogue, pas de violence, pas trop caricatural, ca change un peu. On veut en savoir plus, on veut savoir ce qu’il adviendra du personnage d’Andrea. C’est aussi un film très psychologique qui, en plus de vous montrer la mentalité de ceux qui travaillent dans la mode, fait dans la morale avec le choix que chacun devra faire un jour dans sa vie « accorder plus d’importance à sa vie personnelle ou professionnelle » mais aussi de ne pas oublier sa vraie nature « ce qu’Andrea sera confrontée ». Du film girly , mais du film intelligent. Une comédie irrésistible.

Le fils de Chucky, de Don Mancini

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20151115_094242Résumé du film

Six ans après la mort de Chucky et Tiffany, Glen, leur fils, se lance à leur recherche après les avoir aperçus dans une émission de télévision sur le tournage d’une production Hollywoodien s’inspirant de leurs meurtres. Ayant réussi à les ramener à la vie grâce au médaillon qu’il avait récupéré, Glen fait la connaissance de ses parents. Dès lors, Chucky et Tiffany se pose une question : Glen est-il une fille, ou un garçon ? Chucky décidera de prendre son fils sous son aile et lui fera découvrir le plaisir jubilatoire qu’est le meurtre. En parallèle, Tiffany rêve de transférer son âme dans le corps de son idole, l’actrice Jennifer Tilly.

Infos sur le film

Réalisé par Don Mancini
Avec Brad Dourif, Jennifer Tilly, Redman, Hannah Spearritt
Genre : Epouvante, Horreur, Fantastique, Comédie
Nationalité : Américain

Interdit aux moins de 12 ans

Oui, les poupées peuvent procréer
Le pauvre Glen n'a pas vraiment été gâté par la nature mais ce qui compte c'est la beauté de l’âme et pour celle là, Glen est le contraire de ses parents.
Le pauvre Glen n’a pas vraiment été gâté par la nature mais ce qui compte c’est la beauté de l’âme et pour celle là, Glen est le contraire de ses parents.

Et de cinq pour la série des Chucky. Démarrée en 1988 avec Jeu d’enfant, le film nous contait l’histoire d’un sérial killer qui, pour échapper à la police, transféra son esprit dans une poupée. Désormais devenu une poupée « brave gars », Chucky cherchait un moyen de transférer son âme dans le corps de celui qui connaissait son secret. Hélas Chucky ne parvint jamais à réussir. Toujours, détruit, revenant à chaque fois à la vie, la poupée commençait de plus en plus à se lasser d’être dans ce corps de plastique.

Dans La fiancée de Chucky, la poupée réussie à transférer l’âme de sa fiancée dans le corps d’une poupée et tenta avec elle de trouver de nouveaux corps. Andy, le petit garçon qui avait eu la malchance de recevoir en cadeau cette poupée, n’étant plus là, il fallait à Chucky une nouvelle victime. Une fois de plus sa mission échoua. Mais, entre temps, contre toute attente, la scène finale du film nous montrait que Tiffany avait donnée naissance à un enfant, une autre poupée semblant elle aussi hostile et marchant sans doute sur les traces de ses parents. Une scène grand guignolesque (Chucky qui a maintenant des organes génitaux tout comme Tiffany) et nous montrant que le coté horrifique et angoissant des premiers Chucky avait laissé place à une comédie horrifique complètement déjantée. En 2005 sortit donc Le fils de Chucky. Pouvait-on espérer un film de bonne qualité ou un film sans aucune saveur ? Réponse, tout de suite.

Glen : La honte de la famille

glen pleureOui, les poupées peuvent avoir des progénitures maintenant. A toutes les mères de famille, planquées les poupées masculines de vos filles ! Chucky est donc devenu père. Notre série de film est donc toute chamboulée avec cette idée de faire de Chucky un mari et maintenant, père de famille. Le film horrifique est définitivement parti, on se tourne vers la comédie noire et le bon slasher pour ados. Le problème c’est que là, le réalisateur aura tout faux en cassant totalement l’image de notre poupée maléfique.

Notre film commence avec une séquence qui ne sera pas sans rappeler celle du film Allo maman ici bébé. Nous sommes dans le ventre de Tiffany où les spermatozoïdes de Chucky atteignent l’ovule de la mère. Un bébé commence à être conçut petit à petit et se développe au fil du temps. Un bébé pas vraiment comme les autres puisque c’est une poupée (avec de jolies dents pointues). Après un hurlement assourdissant de l’enfant, notre film fait un bon de six ans. Six ans sont donc passés depuis la naissance de l’enfant de Chucky et Tiffany.

Nous ne savons pas ce qu’ils sont devenus mais l’enfant, qui a été abandonné suite à la énième mort de ses parents, a été recueilli ou plutôt « volé » à sa naissance par un ventriloque qui voyait là une vraie mine d’or. La petite poupée prénommée Glen est, vous le verrez très vite, inoffensive, pacifiste, voir attendrissante « tout du moins, au début du film qui aurait peut être dût partir dans cette direction ». Tout le contraire de ses parents. Glen fait un terrifiant cauchemar où il assassine toute une famille. La petite poupée vit dans la peur, dans la honte de ce qu’elle est et est traitée comme un animal par son propriétaire. C’est alors qu’un jour, Glen est motivé à l’idée de connaitre l’identité de ces parents. Comme par le plus grand des hasards, la poupée tombe sur une émission à la télévision les montrant. Il les reconnait grâce à la marque de fabrication sur leurs poignets. Il décide alors de s’échapper et de partir à Hollywood pour enfin rencontrer ses géniteurs. Une séquence d’introduction pour le moins étonnante. Les poupées tiennent une place encore plus importante. On pourrait clairement penser à Pinocchio en voyant le pauvre Glen, traitant comme une simple marionnette. C’est pour le moins touchant. Mais, malheureusement, cette séquence demeurera le seul point positif du film.

De la comédie horrifique pure et dure

filssUne comédie gore sans aucune prétention, voila ce qu’est Le fils de Chucky. Le problème c’est que quand vous avez suivi les films depuis le tout premier, vous risquez de ne pas tellement apprécier ce qu’il est advenu de la poupée maléfique. L’idée de relancer cette franchise avec La fiancée de Chucky ne faisait pas vraiment de mal et permettait de lui donner un nouveau souffle mais là, s’en est trop. On serait presque face à un épisode du Muppet Show avec la famille de Chucky en guest star. Comme je le disais, l’introduction n’était pourtant pas déplaisante et permettait même d’apprécier l’animation de la poupée Glen. Seulement, arrivé à Hollywood, le film perd totalement sa saveur. Pire, il bascule petit à petit vers le nanar.

Pardon ton film est bien, ton film est bien!
Pardon ton film est bien, ton film est bien!

Entre Chucky qui ne veut plus être un psychopathe pour faire plaisir à Tiffany, la découverte de leurs fils Glen qui est atteint d’un curieux questionnement sur son identité sexuelle, le jeu complètement exaspérant de Jennifer Tilly dans son propre rôle, la participation du rappeur Redman présent que pour le fun, Le fils de Chucky atteinte un niveau exceptionnel de bêtise. On espérait que le scénariste c’était calmé depuis le quatrième opus. Certes, la mise en scène est bonne, l’animation des poupées et l’expression de leurs visages encore plus poussées, des séquences presque parodiques et politiquement incorrectes « Chucky qui provoque un accident de voiture incluant la chanteuse Britney Spears », complètement déjantée et assumée mais le scénario, lui, est plus que mauvais.

On se plaignait de la petite incohérence de La fiancée de Chucky où nous apprenions qu’il était possible à la poupée de transférer son âme dans n’importe quel corps à condition d’avoir une amulette vaudou. Cette fois, on se retrouve avec 2 Jennifer Tilly « l’actrice étant présente dans le rôle de Tiffany dans le quatrième opus et avait été assassinée par Chucky qui avait transféré son âme dans une autre poupée ». Un film dans un film ? C’est quelque peu ambigu de ce coté là.

Invraisemblable, désolant

fils chuckcL’autre problème réside dans le lieu de la trame de notre film : Hollywood. Le coté luxueux, les stars, cette idée d’adaptation de la poupée sérial killer n’avait pas raison d’être. On tombe dans le film caricatural et parodique des films de Chucky. Comme si Le fils de Chucky était une sorte de pseudo documentaire. Des invraisemblances, il y en a d’autres. Chucky et Tiffany qui c’étaient entretués dans l’opus précédent s’aiment de nouveau, leur enfant Glen qui attaquait un policier devient un vrai trouillard « qui se fait pipi dessus », Chucky qui a son lieu de fabrication gravé à son bras « alors que dans les précédents films, non ».

L’autre incohérence, et celle là, elle est de taille, pourquoi diable tourner un film avec les vraies poupées tueuses, celles étant impliquées dans plusieurs assassinats ? Au lieu de les avoir entreposées, comme au début de La fiancée de Chucky, dans un dépôt de pièces à convictions, les poupées sont donc utilisées pour un film. A croire qu’ils cherchent vraiment les ennuis. Qu’importe, c’est déjà suffisant pour presque haïr ce film et les responsables de cette ignominie. Par la suite Glen retrouve donc ses chers parents et parvient « encore par le plus grand des hasards » à les ressusciter grâce à l’incantation gravée sur l’amulette de Dambala. Comment a-t-il réussit à mettre la main là-dessus ? La seule possibilité est qu’il l’est prise lors de sa naissance. Il venait de sortir du ventre de sa mère, comment pouvait-il s’intéresser à cette amulette ? On ne sait pas. L’incantation marche donc, du premier coup « alors que Chucky galérait pour la citer dans chaques films », Chucky et Tiffany reviennent à la vie.

Après avoir fait connaissance, grand moment d’émotion « sarcasme de ma part», il est donc temps pour nos poupées de vivre une vie normale. Tout du moins, trouver de nouveaux corps. Entre temps, Muchos problemos, Glen n’a pas de pénis, difficile donc pour lui de savoir s’il est un garçon ou une fille. Pendant la moitié du film, il sera donc question de savoir s’il faut l’appeler Glen ou Glenda « référence au film Ed Wood ». Nous verrons donc notre pauvre poupée se travestir. De quoi enfoncer du coup encore plus le film. Chucky quant à lui tentera d’initier son fils au métier de serial killer.

Pour conclure

filsssJe ne sais plus trop s’il faut rire ou pleurer devant cette œuvre. Le fils de Chucky est une vraie souillure à la franchise qui commençait déjà à perdre de son charme dans son quatrième opus. C’est gore oui, Chucky continue à balancer des répliques excellentes, ok, l’animation des poupées est encore plus belle, j’en conviens, on a quand même droit à des séquences assez fun « l’introduction du début par exemple » et aussi de jolis clin d’œil à des piliers du cinéma d’horreur « dont Shining », mais là où je ne suis absolument pas d’accord c’est du coté de toutes les incohérences et invraisemblances de cette suite. L’âme des films Chucky s’en est allée. A part l’histoire de Chucky et sa famille, l’histoire avec Jennifer Tilly en star capricieuse n’a aucun intérêt. L’actrice jouant plus sur sa plastique que sur son jeu aussi creux que l’intérieur d’une poupée. C’est drôle certes mais là, ils sont allés beaucoup trop loin. Heureusement, en 2013, Don Mancini viendra rectifier tout le bazar qu’il aura mit dans ses derniers films et permettra un retour aux sources de la poupée maléfique qui retrouvera enfin sa jeunesse d’antan. Prochainement, La malédiction de Chucky.

Mary Poppins, de Robert Stevenson

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20151115_110737Résumé du film

Nous sommes à Londres, plus précisément dans un quartier résidentiel où vivent dans une riche demeure un banquier, son épouse, et leurs deux enfants, Jane et Michael. Tous les deux trop occupés à gérer leurs affaires, délaissent leurs enfants qui ont le don de tourner en bourrique toutes les nurses chargées de s’occuper d’eux. Le jour où la dernière nurse embauchée commet l’irréparable en perdant de vue les deux enfants, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase et Monsieur Banks compte bien s’occuper du recrutement de la prochaine nurse qui devra avoir des références bien précises. Seulement les enfants ont eux aussi leur propre idée de la nurse rêvée et rédigent eux aussi une annonce que Monsieur Banks s’empresse de déchirer et jeter dans la cheminée. Le lendemain, de nombreuses nurses attendent devant le domicile des Banks. Soudain, le vent se lève, provocant une bourrasque qui balaye toutes les prétendantes. Et là, descendant du ciel, se présente une autre candidate, une nurse bien différente des autres : Mary Poppins.

Infos sur le film

Réalisé par Robert Stevenson
Avec Julie Andrews, Dick Van Dyke, David Tomlison, Karen Dotrice, Matthew Garber
Genre : Musical, Comédie, Fantastique
Nationalité : Américain
Durée du film : 2h15 environ

Naissance d’un long projet
Walt Disney et Julie Andrews
Walt Disney et Julie Andrews

C’est grâce à la fille de Walt Disney que Mary Poppins fut adapté au cinéma. Mary Poppins c’est d’abord une série de romans écris par la romancière Pamela Lyndon Travers dont Disney fera part de son envie d’adapter un de ses romans sur grand écran. Un non catégorique pour la romancière qui ne croit pas qu’un projet puisse être faisable. Travers ne voulait surtout pas que l’on chamboule ses romans, qu’on dénaturalise son œuvre. La romancière voyait aussi d’un mauvais œil Disney qui n’était pour elle qu’un producteur de cartoons. Revenant à la charge sans cesse vers elle, faisant même venir chez elle son frère pour négocier les droits, la romancière ne veut pas qu’il touche à son œuvre. Ce sera quelques temps plus tard, lors d’une rencontre face à face que Travers donnera son accord pour l’adaptation d’un de ses romans. Seulement, elle posera plusieurs conditions et aura un droit de regard sur le scénario, la production du film et pourra par la même occasion décider de retirer ce qu’il ne lui plait pas. Disney acceptera ses exigences mais tentera d’en contourner certaines. Notamment sur certaines séquences combinant prises de vue réelles et dessin animé. Mary Poppins sera aussi le film dans lequel il sera le plus impliqué et jouera donc un rôle très important dans le développement du film. Son tout dernier film.

Walt Disney, Dick Van Dycke et Julie Andrews à la première de Mary Poppins
Walt Disney, Dick Van Dycke et Julie Andrews à la première de Mary Poppins

A sa sortie, en 1964, Mary Poppins sera encensé par les critiques du monde entier. Un des plus important succès de l’histoire des studios Disney, battant tous les records au box office cette année là. Le film raflera par la même occasion cinq oscars (Meilleure actrice pour Julie Andrews, meilleur montage, meilleurs effets spéciaux, meilleure chanson pour Chem cheminée et meilleure musique). La bande originale du film sera elle aussi un vrai succès et s’arrachera à plusieurs milliers d’exemplaires. Un film qui deviendra un vrai phénomène, une vraie pépite intemporelle, un chef d’œuvre qui résume parfaitement la créativité de Walt Disney.

La plus belle œuvre de Walt Disney

Mary Poppins

L’un des films qui a le plus bercé, marqué mon enfance et qui tient une très grande place dans mon cœur. Encore un film qui vous apprend la valeur de la vie. Ce qui est important, ce qui ne l’est pas, ce qui est juste, ce qui ne l’est pas. Je crois qu’on ne peut pas faire un film aussi joyeux, aussi magique aussi profond que celui-ci. Un film fait de nombreuses subtilités qu’un adulte pour très vite descellé le message. Qu’est ce que l’on doit surtout retenir de notre film ? Mary Poppins bien entendu qui aura un impact sur la famille Banks. On nous montre que les enfants ont besoin d’amour et d’attention. Tout ce que ne faisait pas George Banks. Mary Poppins a une mission : sauver une famille dirigée d’une mauvaise manière. Un père trop strict, une vie calculée à la minute près, glacial, presque cruel, ayant réponse à tout, n’aimant pas les enfantillages, n’accordant aucuns gestes de tendresses envers ses enfants ou sa femme et voulant presque faire de ses enfants des adultes responsables. Quant à leur mère, ce n’est guère mieux. Une mère suffragette »militante pour le droit de vote des femmes » peut concernée par la vie de ses enfants.

Julie Andrews, Matthew Garber et Karen Dotrice

Jane et Michael ont beau vivre dans une magnifique maison, avoir les plus beaux jouets et vêtir les plus beaux vêtements, ils ont surtout besoin d’avoir des parents aimants. Heureusement, Jane peut compter sur Michael et inversement. Un frère et une sœur qui ne se séparent jamais mais n’arrivent pas à s’épanouir. L’arrivée de Mary Poppins dans leur vie apportera un vent de fraicheur dans la maison des Banks. Comme il est si bien dit dans une des chansons du film, elle change le pain et l’eau en thé et cake. La jeune femme deviendra plus qu’une nounou, elle sera une mère de substitution pour Jane et Michael. Ce n’est pas le seul élément qui fait de Mary Poppins une nounou bien différente de tout ce que l’on peut imaginer. En effet, Mary Poppins semble posséder des pouvoirs magiques qui rendront les enfants stupéfaits. Des folles aventures, des aventures inimaginables, ils vont en vivre en compagnie aussi de Bert, un musicien de rue qui jouera lui aussi un rôle important dans notre histoire puisqu’il sera en quelque sorte un père de substitution et la voix de la raison. Sous ses airs de pitre, se cache un homme rempli de sagesse.

Mary Poppins, à peu de choses près parfaite en tous points!

mary poppins parfaiteJulie Andrews est d’une beauté et d’une élégance sans pareille et interprète avec beaucoup de justesse et de sincérité notre nurse. Vous le verrez très vite, Mary Poppins est une femme stricte, autoritaire, un caractère fort, mais pourtant, sa grandeur d’âme, sa bonté, ne sont pas à démontrer. On pourra noter quand même un petit point négatif sur sa personnalité : elle aime qu’on lui tienne des propos élogieux à son égard. Mais Mary Poppins nous montre aussi qu’elle est plus qu’une simple nurse s’occupant d’enfants. Elle est une confidente, une amie, elle n’a pour objectif que de rendre heureux les enfants et leur donner une autre vision du monde. La première rencontre entre elle et les enfants sera pour le moins merveilleuse lorsqu’ils la verront descendre des nuages en parapluie mais par la suite, être surpris de la voir glisser la rampe de leur escalier pour arriver devant eux. Pour elle, il n’y a rien de surprenant, pour eux, ce n’est absolument pas commun. Et ce qui ne sera pas non plus commun sera aussi les autres évènements qui se dérouleront par la suite. Le petit sac de Mary Poppins contenant des objets tellement volumineux qu’on se demande comment ils tiennent tous dedans, la drôle de manière de Mary pour aider les enfants à ranger leur chambre, ne seront qu’un début, qu’un avant gout de ce que la nouvelle nurse est capable de faire. Les enfants apprendront à se tenir convenablement, à être respectueux, mais de façon ludique. Mary Poppins comblera le manque, le vide qu’il y a dans cette maison pourtant constituée de beaucoup de personnes (la famille Banks mais aussi les domestiques pas très amicales). On apprendra furtivement que ce n’est pas la première fois que Mary descend du ciel pour s’occuper d’enfants. En effet, le musicien de rue, Bert, semble être un ami de longue date, mais semble aussi connaitre les dons qu’elle possède.

Le reste du casting

mary ramoneurBert, interprété par le grand Dyck Van Dyke est un personnage qui, vous le verrez est charismatique, apportant en prime ce petit grain de gaieté par ses pitreries mais aussi ses danses fabuleuses. Un personnage qui change d’emploi comme de chemise. Un coup musicien de rue, un autre ramoneur, y a-t-il un quelque chose qu’il ne sache pas faire ? Bert sera, comme Mary Poppins, une sorte de confident pour les enfants. Notre protagoniste ne sera pas le seul personnage attachant.

jane michael

Jane et Michael, interprété par Karen Dotrice et Matthew Garber jouent eux aussi de manière sincère. Il y a cette forte connexion entre eux, Mary et Bert, qui crève l’écran. Ca respire la sincérité, rien n’est exagéré. Des enfants adorables, mignons, même si coté dentition (surtout du coté de Michael) il y a du travail !

georgewinifred

David Thomlison qui interprète Monsieur Banks est au départ tout ce qu’il y a de détestable et de cruel, mais on finira par vite comprendre qu’il ne faut pas se fier aux apparences et que notre pauvre subit beaucoup de pression du coté de son travail. Tout comme Winifred très engagée en tant que suffragette mais qui n’a pas un rôle si effacé. Elle aussi apporte de la joie à notre film.

ellen and mrs oncle albertmonsieur dawesamiral bloom monsieur boussolerobert chien

Tous, que ce soit les domestiques grognons mais amusantes (Ellen et Mrs Brill), l’oncle de Mary (l’oncle Albert qui est collé au plafond à force de rire), Monsieur Dawes (interprété par Dick Van Dyke déguisé et complètement déjanté) le patron de George Banks, l’amiral Bloom (installé avec Monsieur Boussole, son second, dans une maison où un morceau de bateau est à la place du toit), Robert ( un chien du quartier dont Mary Poppins comprend les aboiements) apportent une pierre à l’édifice de notre film . Tout ce petit monde apportant un gros plus .

Beaucoup de chansons mais de belles chansons

Mary Poppins

Je le conçois, ca chante…beaucoup. Certains, certaines, pourraient y voir du coup un coté mièvre. Mais c’est ce qui fait le charme de notre film et lui apporte toute cette gaieté. L’envie de danser n’aura jamais été aussi forte que pour ce film. Les chorégraphies sont d’ailleurs surprenantes (celle de la séquence de danse avec les ramoneurs est cultissime). Chaques chansons, chaques paroles ont une signification bien importante pour notre film. Certaines sont rythmées, d’autres plus calme, d’autres vous donnant envie de danser, d’autres émouvantes. Chacune vous parlera forcément. Quand on prête attention aux paroles de la chanson Un morceau de sucre, on se rend compte que ce que les enfants doivent comprendre, c’est que n’importes quelles taches peut être amusante(en chanson comme le font par exemple les oiseaux pour construire leur nid). Ainsi, les enfants qui voyaient comme un supplice le fait de ranger leur chambre, comprendront qu’on peut s’amuser en rangeant. Musiques qui parleront aussi à nos personnages, notamment à Monsieur Banks qui sera le personnage qui évoluera le plus dans notre histoire. Sa famille doit être ressoudée, il doit s’en rendre compte et cesser son obsession de vouloir vivre une vie professionnelle réussie (il nous le prouve d’ailleurs en chanson dès sa première apparition). Dès le début du film, même si les enfants ne paraissent pas tristes, il est très difficile de ne pas avoir, nous spectateur, de la peine envers eux de les voir délaissés par leurs parents. Loin d’êtres des enfants turbulents, ils ont besoin d’attention. On comprendra que le morceau de sucre est Mary Poppins et qui permettra à Monsieur Banks de se rendre compte de la situation alarmante dans laquelle est sa famille.

Au revoir Mary Poppins, revenez-nous vite

mary poppinsNotre film tisse un lien avec le spectateur dès le début grâce au personnage de Bert qui établit une connexion avec nous. Comme si nous recherchions la demeure des Banks. Une idée pour le moins originale et presque interactive qui nous fera rentrer dans le film comme si nous y étions. Ce film, on le vivra. Bert sera le seul personnage en contact avec nous (mais juste le temps de deux séquences). Pour le reste du film, on appréciera grandement des scènes en prises de vues réelles mélangées à de l’animation (l’interaction entre acteurs et personnages animés est incroyable), comme on avait pu le découvrir dans L’apprentie sorcière et le magnifique Peter et Elliott le dragon, de la magie, de l’imagination, de la féérie, d’une beauté poétique, des chansons fantaisistes, des danses fabuleuses, des acteurs impliqués et parfaits, des effets spéciaux incroyables (rien que la séquence du passage dans le tableau peint par Bert est un vrai bijou), des décors et une ambiance fabuleuses, tout ce qui fait que Disney est magique est là. On suit les aventures de Jane, Michael, Mary Poppins et Bert avec beaucoup de passion pour un film amusant, humoristique à vous en faire rire de joie, dramatique, fantastique et enchantant. Un film qui atteint la perfection sans aucun problème. Quant aux répliques, aux dialogues, aux musiques, aux séquences, elles sont marquantes. Le film parlera aussi bien aux petits comme aux plus grands. Quand on voit le film avec notre vision d’adulte, on voit en lui quelque chose de métaphorique avec des chansons ou même des séquences qui deviennent un symbole. Certaines le symbole de l’amour, d’autres du bonheur, de la joie de vivre. On passe un moment tellement agréable que l’on voudrait qu’il ne se termine jamais. Un chef d’œuvre du septième art à voir et à revoir. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore regardé, je vous recommande de regarder avant Dans l’ombre de Mary. Film relatant la naissance du film.

Au fait vous ai-je déjà raconté cette blague? C’est l’histoire d’un homme avec une jambe de bois qui s’appelle Smith. Mais l’autre jambe alors qu’elle nom elle a?

Seul sur Mars, de Ridley Scott

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seul sur Mars afficheRésumé du film

Lors d’une expédition sur Mars, une tempête oblige les astronautes à quitter d’urgence la planète et d’abandonner l’un des leurs Mark Whatney, laissé pour mort lors de l’incident. Contre toute attente, l’astronaute a survécut et est désormais seul sur la planète, sans aucun moyen de la quitter. Il devra faire appelle à son intelligence pour tenter de survivre sur cette planète hostile et trouver un moyen d’entrer en communication avec la Terre avec le matériel restant sur Mars. De leur cotés, sur Terre, les dirigeants de la Nasa, prennent connaissance de la survie de l’astronaute et devront tenter le tout pour le tout afin de lui porter secours. Une organisation d’une grande envergure se prépare alors.

Infos sur le film

Réalisé par Ridley Scott
Avec Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Jeff Daniels
Genre : Science fiction
Nationalité : Américain
Durée du film : 2h25 environ

Matt Damon, seul sur Mars

4SEULAprès les sensationnels Gravity et Interstellar, un nouveau voyage dans l’espace nous attend avec cette fois-ci, un voyage sur la planète Mars. Le grand Ridley Scott aux commandes, le film promettait de vivre quelque chose de faire. Sentiment très mitigé pour le film qui a plus des allures de feel good movie plutôt que de film claustrophobique jouant sur les nerfs du spectateur. Non pas que le film soit mauvais mais, il est très dur de rentrer dedans. La faute à un personnage principal peu développé et des séquences entrecoupées dues à des passages se déroulant dans les locaux de la Nasa. Nous avons donc d’un coté la tentative de survie de notre astronaute et de l’autre la situation de la Nasa.

2SEUL

On nous montre comment la Nasa doit gérer un incident de son envergure, ce qu’elle doit dire dans leur de conférences de presse. Elle a une image à tenir. Mise en place d’une mission de sauvetage qui prendra beaucoup de temps. Construction d’une nouvelle fusée, moyens financiers, logistique, distance séparant la Terre de Mars, un sauvetage très compliqué dont le spectateur en aura connaissance. Malgré les tentatives d’équilibrage entre les scènes sur Mars et sur Terre, on se frustre. Du coup, avec ces quelques longueurs, pas un seul moment on ne prendra peur pour notre héros, pas un seul moment la tension ne sera présente. On sait clairement que le film se finira bien même si le sauvetage ne sera pas facile. Le danger n’est pas si présent que ca pendant la totalité des 2h25 de film.

Un personnage principal dont on éprouve peu d’empathie

5seulOn ne tisse pas vraiment de lien avec ce personnage, n’éprouvons pas vraiment d’empathie pour lui. Un personnage sympathique, drôle mais on en restera là. C’est dommage et plutôt frustrant. On espérait mieux. Tout comme sa musique se tournant vers le disco. C’est original, c’est un fait, mais est-ce que c’est suffisant pour gagner le cœur du spectateur en demande de sensation forte ? Peut-il réussir à rentrer dans le film, c’est incertain. Je pensais repartir, comme pour Gravity, avec un thème musical dans la tête. Il n’en sera rien pour Seul sur Mars qui ne compte aucun titre vraiment marquant. Là où il n’y aura rien à tergiverser ce sera du coté de l’esthétisme de notre film. Mars comme si on y était.

On nous promettait plus ou moins que le film serait un mélange entre le film Seul au monde et Gravity. Le problème c’est qu’il aurait fallut que la majeur partie du film ne soit axée que sur le protagoniste principal. La solitude n’est pas montrée comme dans Seul au monde où la peur de mourir, la survie dans un lieu méconnu et la folie s’installait chez le personnage. Là, clairement, Mark Whatney est on ne peut plus calme. Ou bien est- ce le fait de son expérience en tant qu’astronaute et botaniste qui lui permet de tenir le coup. Mais l’image de ce naufragé de l’espace est pour le moins intéressante ( surtout une séquence où le voit assis sur sa valise comme pour attendre un bus). Situation assez comique.

3SEUL

Là où le film réussit c’est du coté du génie de notre personnage qui réussira à faire pousser des pommes de terres sur Mars grâce à ses talents de botanistes. On sait très bien que c’est pratiquement infaisable et pourtant, la manière sera pour le moins ingénieuse et lui permettra du coup d’avoir suffisamment de vivre le temps qu’une équipe de secours vienne le chercher. Mais, gare aux imprévus. Mars sait se montrer hostile. N’espérez néanmoins pas voir des traces de vie ou des petits bonhommes verts. Mark est vraiment seul sur Mars. Le premier habitant de cette planète. Ce n’est pas rien !

Au final

finseulSeul sur Mars divisera surement les spectateurs. Certains apprécieront le coté feel good movie et donc moins stressant de Gravity dont on se finissait par s’en ronger les ongles, d’autres trouveront justement que le film est un peu trop optimiste. Matt Damon, que l’on avait déjà vu dans Interstellar, retourne une fois de plus dans l’espace mais cette fois-ci, sur Mars. Malgré son charisme et le caractère attachant de l’acteur, on n’éprouvera pas vraiment d’empathie envers lui. Pas d’informations sur sa vie, seul son poste d’astronaute sera développé. On appréciera quand même l’esthétisme du film, le jeu des acteurs (Jessica Chastain qui crève l’écran, Jeff Daniels qui nous montre qu’il soit jouer autre chose que les pitres avec Jim Carrey dans Dumb et Dumber) et quelques scènes humoristiques permettant de souffler un vent de légèreté à se film. Pas de réelles musiques entrainantes. Que de la Disco (merci les coéquipiers de notre protagoniste) accompagnera notre film. Scénario trop prévisible (même s’il y a de bonnes trouvailles) dont on sait clairement la manière dont il se terminera ne nous permettra pas d’éprouver cette sensation d’angoisse et stress omniprésent dans Gravity qui voyait notre pauvre Sandra Bullock, tenter de survivre dans ce vide immense qu’est l’espace. Quant à la coopération entre les Etats Unis et la Chine, ca parait peu plausible. Une réalisation soignée, mais des longueurs, beaucoup de longueurs. Entre un personnage sympathique mais un peu creux et des allers et venus Nasa/ Mars, la lassitude se fait ressentir. Que ce soit Interstellar ou Gravity, l’émotion tenait une grande place. Pour Seul sur Mars, il n’y a rien. Aucune empathie ne se dégage pour qui que ce soit. On suit le film mais on n’est pas vraiment dedans. Resterons les 30 dernières minutes, dynamiques, enfin angoissantes et donc prenantes. Divertissant mais sans plus. Un film que je vous recommande quand même, même s’il comporte de nombreux défauts.