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Date de sortie : 27 mai 1986 (Famiom), 18 décembre 1993 (Super Famicom), 23 septembre 1999 (Gale Boy Color),
28 novembre 2013 (Mobile),
30 octobre 2025 (HD-2D Remake)

Développeur : Chunsoft
Concepteur : Yuji Horii
Genre : RPG au tour par tour

Nationalité : Japonais
Compositeur : Koichi Sugiyama
Système d’origine : Famicom

Le père du J-RPG

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Un grand classique remasterisé de nombreuses fois !

Inspiré de jeux de rôle réservés aux micro-ordinateurs comme Ultima et Wizardry, Dragon Quest constitue le tout premier RPG sorti sur console. Sorti le 27 mai 1986 sur Famicom, il est resté exclusif au marché japonais pendant plus de trois ans avant d’être localisé en Amérique du Nord sous le nom de Dragon Warrior. Source d’une influence artistique étonnante, Dragon Quest est le fruit du travail de plusieurs hommes travaillant pour la société Enix, à commencer par son créateur Yuji Horii. Reconnaissable parmi mille, le character design est dû à Akira Toriyama, connu pour son manga Dragon Ball, qui embellit l’œuvre de sa patte graphique. Très inspirées de la période baroque, les musiques sont composées par Koichi Sugiyama, qui offre au joueur un véritable sentiment d’aventure. Dragon Quest se caractérise par un classicisme très marqué, avec un univers heroic-fantasy mettant en scène un héros et des dragons à travers une légende. Le scénario nous transporte dans le royaume d’Alefgard, auquel le terrible Dragonlord a subtilisé la Boule de Lumière, symbole de paix et de bien-être. Le roi Lorik charge alors notre héros, descendant de la lignée Roto, de sauver la princesse Laura et d’en finir avec le dragon.

Parcourant la carte du monde à la recherche d’indices, le joueur est ainsi invité à se rendre dans différents villages afin d’obtenir des informations des habitants et de se procurer des équipements en magasin. Graphiquement loin d’exploiter toutes les capacités de la Famicom, Dragon Quest est tout aussi daté par son absence de bouton contextuel. Il faut en effet ouvrir un menu pour choisir l’action adéquate pour parler à un personnage, fouiller une zone, ouvrir un coffre, emprunter des portes ou des escaliers. Grand représentant du jeu d’aventure, Dragon Quest se démarque toutefois de The Legend of Zelda, sorti trois mois plus tôt sur le même support, par un système de combat au tour par tour où le héros combat un seul ennemi à la fois. En se promenant, il tombe en effet face à des monstres lors d’affrontements à la difficulté croissante, qui s’imposent de manière aléatoire. L’ennemi apparaît en vue subjective et le joueur doit choisir d’utiliser une attaque, un sortilège ou un objet à travers un menu.

Vaincre un ennemi octroie de l’argent, mais surtout des points d’expérience qui permettent au héros de monter en niveau afin d’améliorer son attaque, sa défense ou encore sa vitesse d’action. Il s’agit là du cœur du gameplay, car il est nécessaire de battre de nombreux monstres pour être de taille contre des créatures plus puissantes. Mascotte officielle de la saga, le gluant est une des plus emblématiques, aux côtés du squelette, de la chauve-souris et du golem. Avec toutes ces mécaniques, nul doute que Dragon Quest allait inspirer de nombreuses productions à venir, à commencer par un certain Final Fantasy dès l’année suivante. Très populaire au Japon, Dragon Quest a notamment connu un remaster aux commandes plus souples sur Super Famicom en 1993, mais aussi sur Game Boy Color en 1999, Android et iOS en 2013. Il faut alors attendre 2025 pour qu’il paraisse officiellement en Europe dans une compilation en HD-2D réunissant les deux premiers épisodes avec une traduction française inédite sur Switch, PlayStation 5, Xbox Series et Switch 2.

Fidèle au jeu d’origine, le remake du premier épisode se démarque par de nombreux éléments lui permettant de s’aligner avec celui de Dragon Quest III, sorti en 2024. Si le joueur contrôle un seul et unique personnage, les ennemis peuvent cette fois-ci être plusieurs, ce qui change complètement la stratégie des combats et donne même sacrément de fil à retordre lors de certains passages. Le jeu connaît en effet plusieurs pics de difficultés face à certains boss, qui impliquent d’utiliser des techniques précises tout en rendant le level-up indispensable. Si les équipements se veulent plus nombreux, plusieurs mécaniques, objets et sortilèges absents du jeu d’origine font leur apparition de manière à fluidifier l’aventure, en permettant notamment de se téléporter vers les lieux déjà visités et de recommencer à la dernière sauvegarde automatique en cas de défaite. Le scénario est quant à lui enrichi de cinématiques inédites et de plusieurs passages venant doubler la durée de vie initiale. Un bon point qui le rend parfaitement cohérent avec Dragon Quest III, mais qui dénature aussi un peu l’aventure d’origine. Un très bon jeu qui permet néanmoins aux novices de découvrir les grands débuts de la saga fondatrice du J-RPG !

 

Un deuxième épisode plus dense mais plus fragile

Un jeu dont les mécaniques seront reprises dans le premier Final Fantasy.

Sorti le 27 janvier 1987, soit seulement huit mois après le premier épisode, Dragon Quest II place le joueur dans la peau de trois autres descendants de Roto un siècle plus tard afin de terrasser le sorcier Hargon. Traversant une immense carte qui comprend une version simplifiée des terres du premier jeu, l’équipe doit alors affronter des créatures, parcourir des donjons et traverser des villages pour recueillir des indices et acheter de précieux équipements. La principale nouveauté est que l’on contrôle non plus un seul mais trois personnages à la fois et face à des ennemis pouvant être nombreux, ce qui implique d’autant plus de choix stratégiques. Le jeu se veut également bien plus long, avec beaucoup de recherche et des donjons de plus en plus complexes. Le level design labyrinthique de ces derniers les rend au demeurant pénibles, à l’exception de quelques tours plutôt plaisantes qui ne nécessitent pas de se perdre dans d’innombrables couloirs pour en trouver la sortie.

La progression sur la carte est facilitée par l’apparition du premier véhicule du genre du J-RPG : un bateau permettant de naviguer entre les continents. La recherche des crests dans la seconde partie du jeu se veut aussi laborieuse, certaines étant quasiment impossibles à trouver sans consulter une soluce. Autant d’éléments plus ou moins convaincants que Squaresoft reprendra dans son premier Final Fantasy, sorti la fin de la même année. Lui aussi remasterisé sur Super Famicom en 1993, Game Boy Color en 1999, Android et iOS en 2014 puis consoles de neuvième génération en 2025, Dragon Quest II apporte sa pierre à l’édifice mais se veut bien plus contraignant à rejouer que son aîné, dont la simplicité permet bien plus d’accessibilité et de plaisir de jeu. Préférez de loin Zelda II The Adventure of Link, sorti treize jours auparavant.

 

Le climax de la première trilogie

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Un aboutissement ayant marqué toute une époque.

Sorti le 10 février 1988 soit à peine deux mois après le premier Final Fantasy, Dragon Quest III est un préquel dans lequel le joueur incarne l’ancêtre des héros des deux premiers épisodes. Prenant place dans un univers appelé Midgard, le scénario se veut d’emblée plus intense et dramatique en mettant en scène son père Ortega, héros légendaire ayant perdu la vie en affrontant un monstre près d’un volcan. Tandis qu’il cherche à s’inscrire dans sa lignée, il est chargé par le roi de vaincre l’archidémon Baramos aux côtés de trois autres personnages à recruter dans la taverne du royaume. Si Dragon Quest III passe ainsi de trois à quatre combattants à gérer simultanément, il innove surtout pour son système de jobs. Directement inspiré de jeux de rôles comme Donjons & Dragons et Wizardry, il consiste à désigner une classe particulière pour chaque coéquipier, dont dépendra les compétences apprises et l’évolution des statistiques à chaque niveau gagné. On a ainsi le choix entre guerrier, artiste martial, mage, prêtre, sage, marchand, bouffon et voleur. Arrivé au niveau 20, il est même possible d’effectuer un changement de classe pour renforcer les capacités des personnages.

Outre le choix du sexe pour chaque équipier, Dragon Quest III innove également par une alternance jour / nuit héritée de Castlevania II Simon’s Quest. L’influence va toutefois bien plus loin car au-delà de l’augmentation de la dangerosité des ennemis, la musique des villages et les déplacements des habitants s’y adaptent astucieusement. Bien mieux élaboré que son prédécesseur, le jeu se montre plus agréable à parcourir grâce à un level design exemplaire, aussi bien au niveau des donjons que de la carte du monde, dont les continents rappellent fortement ceux de la planète Terre. Ses musiques gagnent fortement en qualité et certaines demeurent parmi les meilleures de la saga, notamment celles de la carte et de l’envol. Cet épisode est en effet le premier à comporter un moyen de transport aérien avec l’oiseau Ramia, la mélodie étant elle-même reprise dans Dragon Quest VIII avec Empyréa.

De loin le plus abouti de la première trilogie, Dragon Quest III surprend avec un twist final qui renvoie les héros à Alefgard, univers du premier Dragon Quest plongé dans les ténèbres, afin d’y anéantir Zoma, véritable antagoniste du scénario. Très populaire au Japon, le jeu a déclenché une telle euphorie à sa sortie que les joueurs ont préféré sécher les cours pour ne pas rater son jour de parution, événement suite auquel Enix décide de lancer ses futurs jeux uniquement le week-end. Le 23 octobre 1989, la saga se voit adaptée en un manga supervisé par Yuji Horii appelé Dragon Quest La Quête de Daï. Connu en France sous le nom de Fly et adapté en série animée deux ans plus tard, il s’inspire de Dragon Quest III pour l’apparence de son héros, la figure de son père et l’emblématique musique de la carte du monde remixée pour accompagner les résumés d’épisodes. Un pilier du J-RPG de la fin des années 80, magnifiquement remasterisé sur Super Famicom en 1996, Game Boy Color en 2000, Android et iOS en 2014 puis remaké sur Switch, PlayStation 5 et Xbox Series en 2024.

Mon article sur le film Dragon Quest Your Story


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Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

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