Date de sortie : 15 juillet 1999 (Japon), 7 juin 2000 (États-Unis), 24 juin 2021 (Europe)
Patch de traduction française : 27 décembre 2010
Développeur : Squaresoft
Concepteur : Koichi Ishii
Genre : Action-RPG

Nationalité : Japon
Compositrice : Yoko Shimomura
Console : PlayStation

 

Les débuts de la worldmap

Après trois épisodes sur consoles Nintendo, la roue tourne pour le constructeur qui se met dans une situation difficile au vu des éditeurs tiers avec la Nintendo 64. Comme de nombreux développeurs, Squaresoft passe sur la PlayStation de Sony mais conserve le choix d’un Seiken Densetsu en deux dimensions. Sorti le 15 juillet 1999 au Japon et l’année suivante aux États-Unis, Legend of Mana n’arrive officiellement en Europe qu’en 2021 sur Switch, PlayStation 4 et Steam avec une traduction française enfin officielle. Il s’impose d’emblée comme un des jeux les plus enchanteurs de la machine, avec une direction artistique à couper le souffle et des musiques d’une beauté sans pareille par Yoko Shimomura (connue pour ses compositions sur Street Fighter II, Breath of Fire, Parasite Eve et les futurs Kingdom Hearts). Le scénario est assez difficile à suivre car contrairement aux RPG classiques, les événements ne sont pas racontés de manière linéaire. Dans le monde de Fa’Diel, le héros est amené à faire renaître l’Arbre Mana, symbole du désir et de l’amour des êtres humains. La symbolique est forte car le joueur doit reconstruire le monde en permettant aux habitants de s’épanouir via divers désirs que l’on retrouve dans les nombreuses missions a priori disparates. Le joueur a le choix entre incarner un garçon et une fille, sans incidence particulière pour la suite de l’aventure ; dans le manga, le héros s’appelle Toto et l’héroïne Imu. Il est parfois possible de recruter un autre personnage (dont le héros non choisi) pour explorer les donjons.

Un choix cornélien, ou presque
Home sweet home

La carte invite le joueur à y placer sa maison où il le souhaite : il peut ensuite y sauvegarder la partie et consulter une encyclopédie pour mieux cerner le scénario au fil du jeu. Sa portée philosophique est d’ailleurs intéressante dans le sens où, quand bien même quelques héros sont au centre du destin, c’est bien l’ensemble des habitants de Fa’Diel qui peuvent, par leur amour et leur imagination, provoquer sa renaissance. Les huit esprits élémentaires sont dès le début présents sur la carte, mais ils ne servent à aucun moment comme magie durant les combats, ce qui est assez dommage. La particularité du jeu est que l’on reçoit petit à petit des reliques à placer pour reconstituer les villes et les donjons, ce qui n’est pas sans rappeler l’excellent Soul Blazer d’Enix, ou encore le futur Dark Cloud de Level-5. Elles sont très inventives et symbolisent le lieu qu’elles vont créer : on trouve par exemple une boîte aux lettres à l’ancienne pour la maison, des petites maisons faites de cubes en bois pour le premier village Domina, un œuf de jade pour les cavernes de Mekiv, une lampe à lucioles pour la ville nocturne de Lumina, une poupée cassée pour la décharge de jouets, une cuillère frémissante pour les Enfers et un esprit en bouteille pour les mines d’Ulkan.

Liévro, toujours fidèle
La fontaine de Domina, Niccolo n’est jamais loin

Les différentes terres sont enchanteresses aussi bien par leur esthétique pastel que par l’intensité de leurs musiques. Les villages sont peuplés de toutes sortes de petites créatures : on trouve notamment le marchand ambulant Niccolo à Domina, successeur de Chacha avec des prix toujours aussi élevés. Les donjons sont très agréables à parcourir et ce n’est pas moins de soixante-huit quêtes qui s’offrent au joueur, certaines étant indispensables pour accéder à de nouvelles zones et ainsi faire avancer l’histoire. Dans la droite lignée de Trials of Mana, le jeu opte pour un système de combat sans temps de recharge, avec les ennemis visibles à l’écran et l’affrontement qui s’engage quand on les approche. On trouve toutes sortes d’armes et il est possible de les forger grâce à l’atelier de Watts, moyennant quelques matériaux ainsi que des légumes mixant leur nom avec des objets ou des animaux comme la couronnail, la manguéléphant, le chabricot, la carottapointes et la banane-colimaçon. Le bestiaire est en partie composé d’ennemis classiques comme Liévro, Amanite et d’autres qui ne portent pas toujours le même nom.

Lumina, la ville nocturne
Ces créatures enchanteresses chères à la saga

Une des grandes qualités du titre est qu’en retournant dans certaines zones, il est possible de trouver des œufs de monstre renfermant une créature (dont un Chocobo tout droit sorti de Final Fantasy) qui peut évoluer en accompagnent le héros. Malheureusement, leurs capacités sont assez limitées, et le joueur n’est pas plus incité à en recueillir qu’à fabriquer de nouvelles armes. C’est du coup l’aspect collection qui prédomine, le jeu étant d’une assez grande facilité. Finalement trop en avance sur son temps, le principal défaut de Legend of Mana vient de sa narration inhabituelle, qui offre une liberté très agréable au joueur mais sans être vraiment clair sur la marche à suivre pour continuer l’aventure. S’il est aisé de débloquer de nouvelles reliques en s’adonnant à toutes sortes de missions, il est très difficile d’obtenir les dernières à cause du manque de ligne directrice, et de certaines quêtes vraiment trop camouflées. Mais malgré sa trop grande facilité et son organisation fouillis, Legend of Mana s’impose comme un RPG majeur de la première PlayStation, emblématique d’une période où les jeux en 3D côtoyaient encore de magnifiques jeux en 2D, et ce malgré une mode qui n’était pas vraiment à l’avantage de ces derniers. Son univers enchanteur y est sans doute pour beaucoup.


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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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