La Voie De L’Ennemi de Rachid Bouchareb

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Synopsis : William Garnett, ancien membre d’un gang du Sud du Nouveau Mexique, vient de passer dix huit ans en prison pour meurtre. Converti à l’Islam et en quête de réinsertion, il est libéré en conditionnel pour bonne conduite et essaie de changer de vie. Il se lie d’amitié avec Emily Smith, son officier de probation, qui vient d’être transféré à Luna, petite ville du Nouveau Mexique. Mais au moment où Garnett commence à profiter de sa liberté et à connaitre le bonheur, il est malheureusement rattrapé par son passé. Entre le Sherif Agati, qui veut se venger du meurtre de son adjoint, tué vingt ans plut tôt et son ancien gang qui le harcèle pour le faire revenir, Garnett sent ses vieux démons remonter à la surface.

Deuxième volet de Rachid Bouchareb consacré aux relations entre les Américains et le monde arabe après Just like a women en 2013. Malheureusement, pour moi La Voie De L’Ennemi est une légère déception.

Initialement intitulé Bill’s Law, ce film est adapté de Deux hommes dans la ville de José Giovanni sorti en 1973, mais le réalisateur se perd peu à peu entre les différents sujets abordés : L’immigration mexicaine, la rédemption d’un homme en prison, et la place de l’islam et des religions. Il est regrettable de constater que le réalisateur n’arrive pas a tirer ces sujets jusqu’au bout.

zz Le point fort repose essentiellement sur les personnages. De l’un Forest Whitaker, tout en retenue, et bon comme souvent, en permanence à la limite de l’autodestruction et nous offre plusieurs séquences particulièrement forte, De l’autre, le shérif joué par le, a prèsent, trop rare Harvey Keitel, qui campe une autre forme de stéréotype de l’américain, puritain, patriote, enfermé dans sa vengeance, mais pas insensible à la douleur humaine, mais peut être un peu trop caricaturale et légèrement sous-exploité par rapport a ce qu’on attendait de ce grand monsieur. Brenda Blethyn et Luis Guzmán apporte aussi leur consistance.

On remarque vite que Rachid Bouchareb attache de l’importance a l’esthétisme de son œuvre, et sur ce plan là c’est réussi. Il filme souvent de loin, perdu dans des paysages semi-urbains vastes et triste. Une vision peu habituelle de l’Amérique, remplis d’espaces vides, quasi désertiques, que le cinéaste montre sobrement, sans jamais céder aux pièges de l’exotisme Hollywoodien et des paillettes.

zzzzz On constate aussi une mise en scène est séduisante. Malgré tout, le rythme excessivement mou. Les performances de ses acteurs relèvent le ton mais sans sauver l’ensemble, mais surtout en raison d’une histoire dont on comprend vite le but et qui n’est pas toujours satisfaisante : l’histoire d’amour de l’ancien taulard n’a aucune crédibilité et échoue à faire exister un personnage féminin ou encore le personnage interprété par Luis Guzman et sa fin en queue de poisson.
La Voie de l’ennemi offre un regard pessimiste sur l’Amérique bien venu, mais ne s’ouvre jamais aux audaces scénaristiques. Il manque sûrement a ce drame une part de surprise dans un script beaucoup trop lisse et académique.

Bilan : Rachid Bouchareb livre un beau film, mais imparfait. Malgré beaucoup de volonté, l’alchimie ne prend pas vraiment, et l’on regarde sans ennui mais sans véritable plaisir, des personnages dans des décors certes grandioses, mais vide d’attirance. Un film confus mais sincère, n’exploitant pas ces sujets au bout. Il y’avait moyen d’offrir mieux.

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Note : 2,5/5


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Je me présente, Alexandre, 20 ans, Normand pur souche, Électricien et avant tout cinéphile, cinévore, bref, un amoureux du septième art. Passionné depuis ma plus tendre enfance a travers l’univers Disney, ma passion n’a fait que s’accroître. Très curieux, de Meliès a nos jours, ma culture cinématographique se peaufine d’années en années. Je ne passe pas une seule journée sans voir un film. Je suis ouvert a tout les genres, a tout horizon. Je voue un culte a mon idole Al Pacino. Mon film préféré est Heat, ma trilogie est Le Parrain, et ma saga Harry Potter qui est toute mon enfance. Sur Le coin des Critiques ciné je vous apporterais mes news, mes critiques et avis personnels et j’espère pouvoir en débattre avec ceux qui me liront. Longue vie au cinéma !

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