poster lifeRésumé du film

Los Angeles 1955, Dennis Stock, jeune photographe cherchant se faire un nom dans le métier croise par le plus grand des hasards un jeune acteur débutant : James Dean. Dennis voit en James quelque chose de peu communs et de fort. Il veut l’immortaliser en faisant une série de photos sur lui. De cette série de photos naitra cette légende que fut James Dean, mais naitra aussi une amitié éternelle entre l’acteur et le photographe.

Infos sur le film

Réalisé par Anton Corbijn
Avec Dane Dehaan, Robert Pattinson, Ben Kingsley
Nationalité : Américain, Britannique, Canadien, Allemand, Australiens
Genre : Biopic, Drame
Durée du film : 1h50 environ

Vivez la naissance de James Dean

Il nous quittait le 30 Septembre 1955 à l’âge de 24 ans. Pour l’anniversaire de la disparition de cet incroyable acteur, une nouvelle biographie sort sur nos écrans cette semaine. Après le téléfilm « Il était une fois James Dean », sorti en 2001 avec dans le rôle principal James Franco, c’est l’acteur Dane Dehaan qui se glisse cette fois dans la peau de la star Hollywoodienne, symbole de l’adolescence rebelle, qui connaitra son ascension avec l’excellent « A l’est d’Eden ». Contrairement au téléfilm sorti en 2001 et qui retraçait son enfance, ses auditions et le tournage de ses premiers films, Life se concentre sur l’amitié entre James Dean et Dennis Stock, un photographe cherchant à se faire un nom, qui le suivra dès ces débuts pour faire un reportage qui finira par immortaliser la star mais rendra aussi célèbre le photographe. Voici Life : James Dean, La naissance d’une légende.

jdean
Le vrai James Dean marchant dans le froid à Times Square. Photo qui sera reproduite dans le biopic lui étant dédié.
Dane Dehaan en James Dean : choix idéal ?

6Pour ma part, les rôles auraient dû être inversés. J’aurai plus vu Robert Pattinson en James Dean et Dane Dehaan en Dennis Stock. Pattinson, dans la vie réelle et même dans ses films, a un coté réservé, rebelle, talentueux et authentique, tout ce qu’avait James Dean. D’ailleurs, pour les films Twilight, l’acteur c’était inspiré du look de James Dean pour jouer le personnage d’Edward Cullen. Non pas que Dane Dehaan manque de charisme. Au contraire, l’acteur est excellent. Même si certaines de ses expressions sont très ressemblantes à la star, Dehaan fait un peu trop minet. Cette interprétation de James Dean est un peu fade, manque ce coté rebelle mais surtout les marques de son passé blessé. Même sa passion pour jouer la comédie n’est pas montrée, on le sent désintéressé de tout. Ce qu’il faut savoir c’est que la majeur partie de ses films est basée sur des faits réels ce qui donnait à son jeu d’acteur toute cette authenticité que l’on voyait clairement dans ses trois films. Or dans ce biopic, même si on ne nous montre pas James Dean sur les plateaux, je n’ai pas retrouvé le caractère, l’âme de l’acteur en Dehaan. Dans notre film, nous avons un James Dean anticonformiste « là je suis d’accord », l’air fatigué « je le suis un peu moins », semblant être superficiel, aimant qu’on lui court après « pas du tout d’accord », moins que rien aux yeux de Jack Warner le président de la société de production cinématographique Warner Bros.

5Par contre pour le mélange de fermier et de New Yorkais, physiquement, Dehaan est parfait. Au début de notre film, on ne nous montre pas grand-chose du coté de l’intimité de l’acteur à l’acception de sa relation avec l’actrice Pier Angeli, avec qui il aura une sérieuse histoire d’amour mais qui hélas, se soldera par une séparation du à un mariage forcé de la part de la mère de l’actrice. Séparation qui fera encore plus souffrir James Dean qui apprendra ma nouvelle pendant la conférence de presse de son film A l’est d’Eden. Petit à petit, le personnage va ouvrir son cœur à Dennis avec qui une forte amitié naitra. James Dean a perdu sa mère lorsqu’il était âgé de 9 ans et n’a pas eu la chance d’avoir un père démonstratif et présent. Il a du coup été élevé par son oncle et sa tante. La mère de James Dean représentait tout pour lui. Des années plus tard, l’acteur part et tente sa chance à New York pour devenir acteur. Après avoir fait des cours de théâtre, participé à des pièces, il obtient son premier rôle pour A l’est d’Eden et quitte New York pour aller à Los Angeles. On voit clairement dans notre biopic que l’acteur a le mal du pays. New York lui manque, tout comme la ville où il a grandit avec sa mère. On voit aussi que l’acteur est en perpétuelle lutte avec lui-même. En devenant célèbre, en devenant une star reconnue, il a peur de se perdre, devenir quelqu’un qu’il n’est pas. D’où son attitude étrange aux yeux des producteurs de films.

Robert Pattinson : Surprise du film

4Dennis Stock est quand à lui au premier abord, un homme très tendu, l’air renfrogné. Ce jeune homme qui a commencé sa vie d’adulte à l’âge de 16 ans a du subvenir aux besoins de sa femme et de son fils. La vie n’a pas été tendre avec lui aussi puisque l’on apprend qu’il est divorcé. Son ex femme et son fils habitant à New York, lui, est installé à Los Angeles. Devenu jeune photographe, il participe à diverses avants premières, photographie des célébrités et attend le moment où il pourra enfin faire ses preuves et montrer tout son potentiel. Lors d’une soirée, il fera la rencontre de James Dean venant de terminer le tournage d’A l’est d’Eden. Dennis voit très vite en James le talent et ce petit quelque chose de rare que bons nombres de célébrités n’ont pas. Il veut mettre en valeur l’acteur aux travers de photographies. Seulement son patron, John Morris, n’est pas convaincu et ne voit en James qu’un jeune homme banal sans réel potentiel. Dennis devra tout faire pour lui prouver le contraire.

2 Dennis aura bien du mal à ce que James Dean accepte de se faire prendre en photo et en quelques sortes, se dévoiler. Photos qui seront publiées dans le mythique et philosophique magazine LIFE. On a clairement le sentiment que l’acteur se laissait courir après par Dennis. Des débuts laborieux, des petites tensions, un sentiment de lassitude mais aussi de frustration du coté de Dennis qui ne lâchera pas et finira enfin par obtenir ce qu’il souhaitait. Mais il aura bien plus : son amitié avec l’acteur qu’il apprendra à connaitre et voir sous un tout autre angle. Notre film s’intéressera donc surtout à la naissance de cette forte amitié et qui changera aussi la vie de Dennis à jamais. Le jeune homme tendu, pas vraiment le père idéal, évoluera, se remettra en question en apprenant le passé de James. Robert Pattinson, qui incarne ce personnage a fait un travail excellent au niveau de la gestuelle, du comportement et de la passion pour la photographie. Il y aura une belle dimension humaine entre les deux personnages qui se mettront tous les deux à nus.

En conclusion

3Life n’est clairement pas un biopic sur la vie de James Dean « le réalisateur le revendique lui-même » même si on a un bref aperçu de ce qu’il a vécu. Dans notre film, nous suivons James hors tournages. Que faisait-il dans sa vie privée ? Qui côtoyait-il ? Il est cependant surtout question de la relation entre notre photographe, Dennis, et son sujet, James Dean. Des petits détails qui avaient toutes leur importance : la façon dont James se déplaçait, se tenait, la façon dont il s’amusait « la danse, jouer du bongo, son attachement pour sa famille et sa ville natale ». Tout ne sera pas montré, nous n’aurons que des briefes de ses passions. Sa passion pour le dessin, sa passion pour les voitures ne seront malheureusement pas montrée « sauf celle pour la moto » ce qui fera un peu perdre de la saveur au personnage et à l’acteur. Pour quelqu’un qui ne connait pas l’acteur, Life n’est clairement pas le film à voir en premier. Une mauvaise approche de l’histoire de l’acteur, le film ne répond pas aux questions auxquelles on peut se poser, nous n’apprenons que très peu de choses sur lui. Je recommanderai donc plutôt de voir le téléfilm Il était une fois James Dean qui s’attarde comme je le disais sur toute la vie de l’acteur « son enfance, ses débuts en tant qu’acteur, sa vie privée, ses passions et même sa mort ». Life complète du coup ce téléfilm. Non pas que Life soit un mauvais film.

James Franco dans la peau de James Dean dans le téléfilm: Il était une fois James Dean.
James Franco dans la peau de James Dean dans le téléfilm: Il était une fois James Dean.
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james barberEn haut, Dane Dehaan, en bas, James Dean.

La photographie est d’une beauté aussi magnifique que l’était les photographies du magazine Life et sera le point le plus positif du film. Le problème avec Life c’est que, si vous ne connaissez pas un temps soit peu la vie de l’acteur, voir sa carrière, se film risque assurément de vous lasser. On regrettera de plus son rythme assez lent, cette ambiance un peu plate avec des musiques de l’époque qui ne feront que de faire bailler aux corneilles certains spectateurs, cette fascination qui existait entre Dennis et James n’est, de plus, quasiment pas visible à l’écran. On ne sent pas cet engagement personnel de la part de Dennis. Il y a aussi le choix de ses acteurs qui, bien que talentueux et bluffant, auraient du voir leurs rôles inversés. On se retrouve avec un James Dean au visage un peu moins marqué, à la mâchoire moins carrée et au sombre passé moins ressentis dans ses yeux. Intéressant si vous êtes fan de l’acteur et apportant un petit plus d’informations mais clairement pas le film lui faisant réellement honneur. L’acteur méritait vraiment mieux. Malgré cela, Life est quand même touchant, émouvant de par la vie quelque peu tragique de l’acteur, des moments d’humour, de la tendresse, des séquences fragiles, une mise à nue de l’acteur, un excellent travail a été fait pour les photos reproduites traits pour traits à l’identique. En écrivant cette critique, j’espère vous avoir donné envie de vouloir découvrir ou peut être redécouvrir cet incroyable et authentique acteur qu’était James Dean. Parti trop vite, il laisse cependant en seulement trois films, une grande trace dans le cinéma Hollywoodien.


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Jérémie Ziza (Rédacteur le coin des critiques ciné) Salut à tous, moi c’est Jérémie. Ayant terminé récemment mes études de littérature, je suis actuellement en recherche d’emploi. Je vais innover moi aussi : je suis passionné par le cinéma. Et cette passion, je l’a doit aussi à mon père qui m’a fait découvrir beaucoup de petits bijoux à l’âge d’à peine 7 ans. J’ai commencé par les films avec Arnold Schwarzenegger , Jackie Chan, Sylvester Stallone et puis ca c’est étendu en allant en direction des films du genre fantastique et de science fiction. Tout y est passé : E.T, Jurassic Park, Indiana Jones et aussi mais surtout Star Wars. Les années ont passées, j’ai étendu mon registre en regardant des films de tout genre « films indépendant, comédie, horreur, romance, thriller, biopic, animation » . Tout y est passé. On peut dire que j’ai des gouts diverses et variés, du moment que ca m’émeut. Quand je suis face à un film où les personnages sont attachants, où l’histoire est bien travaillée et aussi mais surtout que la musique me fait vibrer, le film a déjà gagné mon cœur. Du Coté des réalisateurs que j’aime le plus, je citerais déjà trois réalisateurs qui ont enchantés mon enfance : Steven Spielberg, James Cameron et George Lucas. Coté Français, Luc Besson a lui aussi réussi à me faire ressentir des tonnes d’émotions, que ce soit avec « Léon ou bien Le cinquième élément » . Du coté des mes acteurs préférés, j’en ai beaucoup mais celui qui est plus ou moins la pièce maitresse de ma pyramide des acteurs que j’affectionne, c’est Arnold Schwarzenegger. J’ai grandi avec ses films, je continue encore à les regarder même si en toute objectivité et en ayant l’œil critique, certains ne volent pas haut du coté scénario. Pour les autres, je suis un très grand fan de Sylvester Stallone, Jackie Chan, Tom Cruise, Jean Reno, Mel Gibson, Harrison Ford, Johnny Depp, Jim Carrey, Ben Stiller, Robert Downey Jr et bien d’autres. Du coté actrice, j’ai un très grand penchant pour Sandra Bullock, Charlize Theron, Nathalie Portman, Shailene Woodley, Keira Knightley, Ellen Page. Pour terminer j’ai aussi des films que j’appelle « mes films de chevets et dont je ne pourrai jamais me séparer » : Terminator 2, Les Indiana Jones, Les Star Wars, la trilogie de Retour vers le futur, Gremlins, Edward aux mains d’argent, Forrest Gump, Dark Knight « j’ai oublié de vous dire, j’adore les films de super héros », The Crow, Hook, la saga des Rocky. Je préfère m’arrêter là, on y passerait la journée. En attendant de peut être un jour devenir critique de films, je me joins à l’équipe de Le Coin des Critiques Ciné et en vous donnant une analyse des films que j’ai pu voir, mais aussi mon témoignage, mon ressentit et en parsemant tout cela de photos. Salut à tous et n’oubliez pas d’aller au ciné !

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