The Neon Demon de Nicolas Wingind Refn

Fiche Technique:

Réalisateur: Nicolas Nicolas Winding Refn

Casting: Elle Fanning, Jena Malone, Bella Heathcote, Abbey lee, Christina Hendricks, Keanu Reeves, Karl Glusman et Desmond Harrington

Budget: 7 000 000$

Scénariste(s): Nicolas Winding Refn, Mary Laws, Polly Stenham

Directrice de la photographie: Natasha Braier

Date de sortie cinéma: 8 juin 2016

Genre: Thriller, Epouvante-horreur

Nationalité: Américain, Danois, Français

Durée: 2h00 min

Synopsis: Une jeune fille débarque à Los Angeles. Son rêve est de devenir mannequin. Son ascension fulgurante et sa pureté suscitent jalousies et convoitises. Certaines filles s’inclinent devant elle, d’autres sont prêtes à tout pour lui voler sa beauté.

 

The Neon Demon est le 11ème film du réalisateur danois: Nicolas Winding Refn. Après avoir mit  » presque  » tout le monde d’accord avec le film Drive et avoir divisé la majorité du public et de la presse avec Only God Forgives, le metteur en scène danois nous revient avec son nouveau film intitulé : The Neon Demon. Comme dans bon nombre de ses films Winding Refn s’entoure très bien. Il confie le rôle principal de son long-métrage à Elle Fanning (Maléfique, Live By Night, Super 8), une jeune actrice de seulement 18 ans. Au niveau des rôles secondaires, on retrouve Jena Malone ( Donnie Darko, Sucker Punch, Hunger Games), la somptueuse Bella Heathcote (Time Out, Dark Shadows), Abbey Lee (Mad Max Fury Road, Joyeux Bordel), ainsi que Karl Glusman (Embers, Love).

Alors est-ce que le réalisateur danois a réussi à mettre tout le monde d’accord où s’éloigne-t-il encore plus du public comme l’avait fait Only God Forgives ?

 

 

 

 

 

 

 

Attention Objet cinématographie non identifié en approche

Winding Refn n’est pas prêt de mettre tout le monde d’accord avec ce Neon Demon, car le film a encore divisé le public ainsi que la presse. C’est simple avec ce film, le metteur en scène creuse petit à petit le chemin qui le sépare du public et de la presse. En sortant de The Neon Demon, soit vous aimez, soit vous détestez. Pour ma part j’ai vraiment adoré le long-métrage, une grosse claque cinématographique comme on en voit peu souvent.

Comme dans chacun de ses films, Nicolas Winding Refn nous fait une proposition de cinéma radicale. Il pousse ses partis pris artistiques jusqu’au bout, le plus loin possible (peut-être un peu loin par moments ^^). C’est un réalisateur qui a une idée très précise du type de cinéma qu’il veut proposer. Comme dans la plupart de ses films, on ne sait pas vraiment ce que l’on regarde, le réalisateur opère un mélanges des genres (comme c’était le cas pour Only God Forgives qui est une sorte de mélange entre le film de mafieux et le film surréaliste) et pousse le glauque jusqu’à l’obsession et cela devient oppressant et complétement surréaliste. Et The Neon Demon c’est exactement ce que je viens d’énumérer.

Le film nous fait découvrir Jesse, une jeune fille de 16 ans qui a quitté son patelin pour Los Angeles, où elle espère faire carrière dans le mannequinat. Car comme elle le dit dans le film, elle n’est pas douée en temps qu’actrice, chanteuse ou dessinatrice. Jesse espère donc profiter de son physique pour réussir dans la vie.

Un film riche en métaphores et thématiques

Nicolas Winding Refn est un réalisateur qui use beaucoup de la symbolique (peut-être même un peu trop parfois ^^). Et ce Neon Demon ne déroge pas à la règle. Le metteur en scène danois se sert du monde de la mode pour faire ressortir quelques symboliques, des fois de manière subtile et de façon plus brutale. Par exemple les trois femmes que rencontrent Jesse à son arrivée à L.A qui sont Ruby (Jena Malone), Sarah (Abbey Lee) et Gigi (Bella Heathcote), représentent toutes, une sorte de beauté. Ruby représente la beauté intérieure, Sarah la beauté extérieure et Gigi la beauté artificielle, car comme Gigi n’arrête pas de le répéter, il n’y a aucun mal à vouloir rendre son corps parfait,  même si pour cela son corps doit se faire charcuter (j’abuse un peu mais vous avez compris l’idée). Jesse représente elle-même plusieurs symboliques comme le titre du film. Il peut avoir plusieurs significations comme le fait de représenter la ville elle-même, qui vous façonne à son image et vous recrache aussitôt (cela représente le destin funeste que connaît Jesse en fin de film) et bien ce titre peut symboliser le personnage de Jesse elle-même qui représente toute les facettes de la ville. La fameuse scène du Puma qui a beaucoup fait réfléchir le public non averti à ce genre de film est pourtant lourde de sens. Elle symbolise très clairement un autre mannequin qui vient la menacer, car elle a peur de la beauté de notre héroïne. Le film est tellement remplis de métaphores que je vous les laisse découvrir en visionnant le film. Le film va aussi loin dans sa démarche que cela peut être déstabilisant. Le film contient des scènes de cannibalisme, de nécrophilie, de vampirisme et j’en passe. Car si quelques scènes comme celle où un mannequin essaye de mordre le personnage de Jesse, c’est inconsciemment pour essayer de lui voler sa beauté naturelle (d’où la métaphore du vampirisme).

Un film ensorcelant de beauté

S’il y a bien une chose que l’on ne peut reprocher aux films de Refn, c’est leur esthétique. Encore une fois ce Neon Demon ne fait pas exception dans la filmographie du réalisateur. Ce film est tout simplement somptueux visuellement. La photographie de la chef-op Natasha Braier est de toute beauté, elle est parfaitement raccord avec l’univers de la mode. Car dans le monde de la mode, tout doit être parfait et cet univers ne pouvait que convenir au réalisateur qui travaille à l’extrême l’esthétique de ses films. Le film dispose d’un jeu de lumières et de couleurs tout simplement bluffant, je n’ai pas de mot pour décrire cette esthétique. Le plus évident de tous étant peut-être l’utilisation spécifique des couleurs, en particulier le rouge qui intervient dans toutes les scènes où Ruby est présente. Cette dernière constitue d’ailleurs un personnage clé du film puisque, de par son métier, elle a une relation particulière à la mort, autre thématique du long-métrage. Par opposition, la couleur bleue renvoie, quant à elle, plutôt à des instants narcissiques où Jesse se contemple (la scène du miroir où elle s’embrasse elle-même signifie qu’elle tombe amoureuse de ce qu’elle devient). Dans cet esprit, la scène centrale de défilé qui voit la couleur virrer du bleu au rouge à mesure que Jesse s’abandonne à son apparence physique prend subitement toute sa signification.

Enfin, le dénouement sanglant du film renvoie aussi inévitablement à l’histoire d’Elisabeth Bathory, comtesse du 16e siècle qui s’amusait à tuer de nombreuses jeunes femmes, principalement vierges. La légende raconte en effet qu’elle était tellement obsédée par sa beauté qu’elle se baignait dans le sang de ses victimes pour enrayer sa vieillesse. Une démarche qui fait écho où Ruby se baigne dans le sang de Jesse pour assouvir un désir. De la même façon, Gigi et Sarah consomment, elles aussi, littéralement la beauté de Jesse en la dévorant (encore une symbolique présente, ici celle du cannibalisme). Et si pour Sarah l’expérience est réussie, on ne peut pas en dire autant de Gigi. Elle voit son corps refuser la transition en recrachant l’œil de l’héroïne. Comme si la beauté factice avait ses limites, au même titre que sa culpabilité. Un sentiment de culpabilité que ne connaît pas Sarah puisque celle-ci ne se gêne pas pour récupérer l’œil et l’ingurgiter. Le long-métrage dispose aussi d’une bande son de grande qualité qui est composée par Cliff Martinez. Ses compositions sont vraiment très entrainantes et accompagnent très bien le récit et permet d’instaurer une véritable ambiance tout le long.

Des actrices et acteurs vraiment impliqués dans leurs rôles

En plus d’avoir des personnages bien écrits, les acteurs et actrices qui les interprètent, sont vraiment habités par leurs personnages. Bella Heahcote, Abbey Lee qui campent les personnages de Gigi et Sarah sont excellentes. Elles interprètent très bien le genre de mannequins imbus de leur personne. Mais c’est vraiment Elle Fanning et Jena Malone que l’on retient dans ce long-métrage. Les deux actrices nous livre une prestation de haut vol, Elle Fanning impressionne de par son jeune âge (18 ans) et est promit à une très grande carrière si elle continue sur cette lancée. Jena Malone quant à elle confirme son talent (après nous l’avoir démontré dans des films comme Donnie Darko, Sucker Punch.

 

Pour conclure je dirais que The Neon Demon de Nicolas Winding Refn est une œuvre qui vous marquera aussi bien en mal qu’en bien. Si vous n’êtes pas réceptif au cinéma de Refn ou à ce genre de cinéma vous risquerez de ne pas accrocher à ce long-métrage.

 

 

 

 


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valentin pejoux
Bonjour je me présente, je m'appelle Valentin, je suis co-rédacteur en chef sur ce site. Je suis un fan de cinéma de SF et de films de super héros. Ces deux genres ont bercé mon enfance. Avec des longs-métrages tels que les Spiderman de Sam Raimi, les X-Men de Bryan Singer, les Matrix des Wachowski et les Retour vers le futur de Zemeciks. Avant, je ne prenais le cinéma que pour me divertir, mais depuis quelques années, je me rend compte qu'il peut nous divertir autant qu'il peut nous faire réfléchir. C'est pour cela, peu importe le type de film que je regarde, j'essaye de voir si le rélisateur veut nous dire quelque chose à nous spectateur.

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