28 Jours Plus Tard
Date de sortie : 1er novembre 2002 (Royaume-Uni et Irlande), 28 mai 2003 (France)
Réalisateur : Danny Boyle
Acteurs principaux : Cillian Murphy, Naomie Harris, Megan Burns, Brendan Gleeson, Christopher Eccleston, Noah Huntley, Stuart McQuarrie, Ricci Harnett
Genre : Épouvante, science-fiction
Nationalité : Britannique
Compositeur : John Murphy
Scénariste : Alex Garland
Sociétés de production : British Film Council, en association avec DNA Films
Budget : 8 millions de dollars

Cinquième film réalisé par Danny Boyle (Trainspotting, Une Vie Moins Ordinaire, La Plage), 28 Jours Plus Tard marque la première collaboration du réalisateur britannique avec Alex Garland, qui officie comme scénariste. Démarrant avec une séquence choc qui montre des singes infectés s’échapper d’un laboratoire après s’être jetés sur une de leur sauveuse, le film annonce d’emblée la couleur avec la brutalité et la radicalité du monde à venir. Vingt-huit jours plus tard, Jim, un coursier marquant le premier rôle majeur au cinéma de Cillian Murphy (La Jeune-Fille à la Perle, Batman Begins, Anna), se réveille du coma dans une Londres vidée de ses habitants, en proie à une menace invisible et dépourvue de toute structure sociale.


Le réalisateur s’éloigne des codes traditionnels du film de zombies pour explorer une peur plus contemporaine au début des années 2000. Les infectés ne sont pas des morts-vivants classiques mais des personnes transformées en créatures virulentes capables de courir, à la manière des crimson heads du remake du jeu vidéo Resident Evil, sorti quelques mois plus tôt. Cette relecture nerveuse du mythe du zombie, alliée à une caméra granuleuse et un tournage en décors réels désertés à l’aube, confère au film un visuel réaliste donnant l’impression que l’action est filmée sur le vif. Si certaines scènes d’action abusent des coupes au montage, rendant la lisibilité parfois confuse, elles traduisent aussi un chaos brut et viscéral relativement innovant pour le genre.


Aux côtés de Cillian Murphy, Naomie Harris (Pirates des Caraïbes Le Secret du Coffre Maudit, Skyfall, Mowgli) se fait également connaître en interprétant une survivante déterminée tandis que Brendan Gleeson (Braveheart, Gangs of New York, Joker Folie à Deux) apporte une touche d’humanité désespérée dans ce monde en ruines. Militaire glaçant sous les traits de Christopher Eccleston (Petits Meurtres entre Amis, Les Autres, Doctor Who), Henry West incarne quant à lui une menace encore plus dangereuse : celle des hommes prêts à tout pour maintenir un ordre à leur avantage. 28 Jours Plus Tard s’interroge alors sur la condition humaine et les frontières de la barbarie, contribuant à relancer l’intérêt pour ce genre d’univers, à commencer par The Walking Dead, dont le comics commence à paraître un an plus tard. Son atmosphère oppressante et sa tension psychologique lui octroient une dimension politique et humaine qui le distingue fortement de ses prédécesseurs.
28 Semaines Plus Tard
Date de sortie : 9 mai 2007 (Jamaïque),
26 août 2007 (France)
Réalisateur : Juan Carlos Fresnadillo
Acteurs principaux : Robert Carlyle, Catherine McCormack, Imogen Poots, Rose Byrne, Jeremy Renner, Idris Elba
Genre : Épouvante, science-fiction
Nationalité : Hispano-britannique
Compositeur : John Murphy
Scénaristes : Rowan Joffé, Juan Carlos Fresnadillo, Enrique López Lavigne et Jesús Olmo
Sociétés de production : DNA Films, UK Film Council, Figment Films, Fox Atomic, Sogecine et Koan Films
Budget : 15 millions de dollars

Cinq ans après 28 Jours Plus Tard, Juan Carlos Fresnadillo succède à Danny Boyle pour le deuxième volet de la saga. Intitulé 28 Semaines Plus Tard, le film s’ouvre sur une séquence de survie brutale montrant des rescapés violemment surpris par l’arrivée d’infectés dans la maison de campagne où ils s’étaient réfugiés. Le réalisateur affiche alors dès les premières minutes un style frontal plus intense marqué par un certain désespoir de l’humanité. Vingt-huit semaines plus tard, l’épidémie est officiellement éradiquée et le Royaume-Uni placé sous contrôle militaire américain avec une zone sécurisée dans un quartier de Londres pour entamer la reconstruction. Le casting est entièrement renouvelé pour apporter un tout autre point de vue sur le scénario. Robert Carlyle (Le Monde ne Suffit pas, Trainspotting, Once Upon A Time) y incarne Don, père de famille rongé par la culpabilité après avoir abandonné sa femme pour sauver sa peau.


Imogen Poots (V pour Vendetta, Fright Night, Need for Speed) concrétise son premier rôle d’envergure au cinéma en interprétant sa fille Tammy qui, à l’aide de son jeune frère, parvient à sortir de la zone sécurisée pour retrouver leur ancienne maison. Alors que leur mère y réapparaît sous les traits de Catherine McCormack (Braveheart, The Tailor of Panama, Spy Game) à l’occasion d’un plan effroyable, le virus refait surface pour mieux engendrer le chaos sur la ville. Porté par une réalisation nerveuse qui ne lésine pas sur les coupes abruptes et les scènes de panique, 28 Semaines Plus Tard se montre plus intense et rythmé que son prédécesseur. Si cette frénésie nuit encore trop à la lisibilité de l’action, elle traduit aussi la violence incontrôlable d’un monde en ruines.


La gestion militaire donne également l’occasion de dénoncer l’impuissance des structures politique face à un ennemi invisible, les décisions expéditives de l’armée et les dilemmes moraux qui en découlent. Rose Byrne (Star Wars L’Attaque des Clones, Troie, Sunshine) y incarne à cette occasion une médecin militaire confrontée à l’échec de la science face au virus, tandis que Jeremy Renner (Démineurs, Missions Impossible Protocole Fantôme, Hansel et Gretel Chasseurs de Sorcières) interprète un sniper qui déserte l’armée pour sauver une partie de la population. Moins intimiste que 28 Jours Plus Tard, sa suite mise sur l’ampleur et la brutalité d’un effondrement en cours, le réalisateur ayant conservé la tension sourde qui faisait la force du premier film. Entre film d’horreur postapocalyptique et critique militaire, 28 Semaines Plus Tard confirme l’intérêt d’un univers où le virus n’est qu’un révélateur des instincts humains les plus sombres.
28 Ans Plus Tard
Date de sortie : 18 juin 2025 (1h 55min)
Réalisateur : Danny Boyle
Acteurs principaux : Alfie Williams, Aaron Taylor-Johnson, Jodie Comer, Ralph Fiennes, Edvin Ryding, Jack O’Connell et Erin Kellyman
Genre : Épouvante, science-fiction
Nationalité : Américano-britannique
Compositeur : Young Fathers
Scénariste : Alex Garland
Sociétés de production : Columbia Pictures, DNA Films, BFI et Decibel Films
Budget : 60 millions de dollars

Il a fallu dix-huit longues années pour que Danny Boyle revienne enfin à la franchise qu’il avait contribué à lancer, accompagné une nouvelle fois du scénariste Alex Garland. Intitulé 28 Ans Plus Tard, ce troisième volet adopte un style encore différent alors que des survivants ont appris à vivre durablement avec la menace, réfugiés sur une île isolée du continent par une chaussée lourdement gardée. Le casting est une fois de plus renouvelé avec un père de famille interprété par Aaron Taylor-Johnson (The King’s Man, Bullet Train, Nosferatu), qui amène son fils sous les traits d’Alfie Williams en dehors de la ville fortifiée afin de mettre en pratique ses leçons de tir à l’arc directement sur des infectés.


Au cœur d’un Royaume-Uni sauvage et reconquis par la nature comme par la folie, le film oppose frontalement la relative stabilité d’une communauté insulaire aux horreurs d’un monde extérieur redevenu primitif. La mise en scène, fidèle à l’esthétique crue des précédents volets, se densifie ici avec des images puissantes, comme des corps suspendus et des rituels tribaux. La narration fait ressurgir des figures à la fois tragiques et ambivalentes : Jodie Comer (Star Wars L’Ascension de Skywalker, Le Dernier Duel) incarne une survivante marquée par la perte tandis que Ralph Fiennes (The Reader, Mourir Peut Attendre, Le Menu) sort encore une fois des sentiers battus dans le rôle d’un médecin devenu chef communautaire habité par une vision du monde sacrificielle aboutissant à un culte des crânes.


Plus encore que ses prédécesseurs, le film flirte avec la fable horrifique, multipliant les séquences symboliques où les infectés semblent moins menaçants que les idéologies nées du désespoir. On y devine l’influence de The Last of Us pour la survie en duo armé d’un arc et la nature qui reprend ses droits, de The Walking Dead pour les infectés vieillissants et les survivants regroupés en communautés, ou encore L’Attaque des Titans pour les infectés imposants capables de donner des ordres aux autres membres de sa horde. On peut même y voir un clin d’œil à Brain Dead pour l’infectée qui accouche, à la différence que l’enfant né semble parfaitement sain. Fidèle à son goût pour le chaos esthétique, Danny Boyle signe un retour fascinant qui n’a pas peur d’explorer ce que deviennent les survivants quand ils cessent d’attendre la fin.
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