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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Sang Froid, d’Hans Petter Moland

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Date de sortie : 27 février 2019 (1h 59min)
Réalisateur : Hans Petter Moland
Acteurs principaux : Liam Neeson, Tom Bateman, Tom Jackson, Emmy Rossum
Genre : Thriller, action
Nationalité : Norvégien
Compositeur : George Fenton

C’est un peu la routine à Kehoe, à part les meurtres affichés sur des panneaux on a rarement des problèmes dans la région !

Remake du film norvégien Refroidis du même réalisateur et sorti cinq ans plus tôt, Sang Froid est un thriller action prenant place dans une station de ski du Colorado dans laquelle Nels Coxman, interprété par Liam Neeson (After.Life, The Passenger, Les Veuves), mène une vie tranquille comme conducteur de chasse-neige avec sa femme et son fils. Du moins jusqu’à ce que Viking, un baron de la drogue joué par le charismatique Tom Bateman, ait l’excellente idée de faire assassiner le fils de Coxman, impliqué dans des affaires illicites, sans savoir qu’il avait à faire à l’acteur principal de Taken, Sans Identité et Non-Stop. Menant son enquête pour retrouver le responsable, il entreprend alors de démanteler tout le cartel de Viking façon Kill Bill.

Viking, quel meilleur nom de code pour le grand caïd du coin !

La narration autour des morts s’en trouve assez stylée, chaque défunt ayant son nom et son surnom (du style Limbo, Santa, Dante et Speedo) inscrits en blanc sous fond noir accompagnés d’une petite musique au ton ironique. Tandis que les associés de Viking disparaissent les uns après les autres, ce dernier renforce ses défenses et mène un véritable bras de fer face à Coxman, allant même jusqu’à liquider le tueur à gage envoyé par ce dernier alors qu’il venait de le trahir en lui donnant des informations. Terriblement prenant, le film est efficacement rythmé entre séquences d’action musclées et scènes mettant en avant le duo de policiers joués par John Doman (Falcone dans la série Gotham) et Emmy Rossum (Mystic River, Le Fantôme de l’Opéra, Dragon Ball Evolution).

Là où Liam Neeson passe, les méchants trépassent !
Substitution de la perte d’un fils par un autre…

Une bande indienne commandée par le charismatique Tom Jackson sévit également pour se venger des affronts portés par le cartel de Viking. Si la violence est largement présente entre les décapitations, les cadavres jetés dans une cascade et les visages en sang après avoir subi plusieurs coups, le ton parfois décalé dégage un certain comique de l’ensemble. Avec sa narration inspirée des meilleurs films de Tarantino et son cachet particulier offert par les meurtres dans des paysages enneigés, Sang Froid est une véritable réussite dans son scénario et dans son action bien punchy avec un Liam Neeson toujours en grande forme !

Un tueur à gage pour venir à bout du grand baron de la drogue ? Mon œil…

 

Escape Game, d’Adam Robitel

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Date de sortie : 27 février 2019
Réalisateur : Adam Ronitel
Acteurs principaux : Taylor Russell McKenzie, Logan Miller, Deborah Ann Woll, Nik Dodani
Genre : Thriller horrifique
Nationalité : Américain
Compositeurs : Brian Tyler et John Carey

Thriller horrifique inspiré de films comme Cube (lui-même ayant inspiré les escape games repris ici au cinéma), Escape Game met en scène six personnes très différentes dans une résolution de plusieurs puzzles successifs bien plus dangereux que ce qui leur avait été annoncé. La narration fait le choix de montrer d’emblée la dernière épreuve pour annoncer la couleur avec un seul participant restant, joué par le jeune Logan Miller qui était déjà apparu dans la saison 7 de la série The Walking Dead. Taylor Russell McKenzie y incarne une jeune fille isolée et très intellectuelle, et Deborah Ann Woll une ancienne de l’armée avec d’importantes capacités physiques.

Les autres personnages font ressortir les archétypes d’un homme égoïste qui a tendance à se servir des autres, d’un homme plus âgé baraqué mais pas très futé, et d’un jeune geek qui parle tout le temps et qui se prend au jeu à fond même quand il a failli finir brûlé vif. Très classique mais bien réalisé, le film enchaîne les différentes situations dans plusieurs pièces renfermant une énigme et sa solution. De la salle d’attente au bar renversé en passant par la cabane et le glacier, les personnages évoluent de plus en plus difficilement et se méfient les uns des autres tandis qu’ils tombent un à un. Malgré une avancée dans des lieux de plus en plus improbables, le scénario reste réaliste et crédible, avec un jeu d’acteur tout à fait correct.

Il part cependant très loin sur la fin avec l’imagination d’un test d’une mystérieuse organisation qui se sert des gens comme cobayes. On aurait apprécié un final moins cliché, et des personnages aux capacités plus réalistes, Zoey s’avérant être une véritable warrior dans son maniement de plusieurs armes, en plus d’être insupportable quand elle cherche à tout casser en criant. L’épilogue frise le complotisme et les nouvelles aventures annoncées pourraient bien s’engouffrer dans du purement commercial alors que le film aurait pu se suffire à lui-même avec le choix d’un final mieux réfléchi. Un film correct et tout juste divertissant.

Ralph 2.0, de Rich Moore et Phil Johnston

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Date de sortie : 21 novembre 2018 (États-Unis), 13 février 2019 (France)
Réalisateurs : Rich Moore, Phil Johnston
Doubleurs français : François-Xavier Demaison, Dorothée Pousséo, Audrey Sourdive, Jonathan Cohen
Genre : Animation, Science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Henry Jackman

Le monde magique d’Internet !!

Six ans après leur première aventure, Ralph La Casse et Vanellope sont de retour dans un deuxième film qui les emmène directement dans les fins fonds d’Internet. Cette dernière ayant provoqué le déboitement du volant de la borne de Sugar Rush en empruntant un passage secret creusé par Ralph pour casser la routine, ils partent à la recherche d’une pièce de rechange sans se rendre compte du maelström dans lequel ils s’engagent. Le titre français parle de lui-même avec un 2.0 renvoyant aux mises à jour informatiques que subissent les logiciels du XXIème siècle, tout comme le titre original Ralph Breaks the Internet qui annonce les virus à venir, bien plus ravageurs que les bugs du premier film.

Un moteur de recherche aux algorithmes fous !
Une course poursuite digne des meilleurs GTA !

Toujours aussi soigné et attachant, l’univers fait très futuriste avec de multiples chemins aérés pour imaginer le cœur d’Internet. De nombreux bâtiments représentent des sites connus avec des noms parfois modifiés pour l’occasion. On trouve par exemple Amazon, Google, YouTube, Facebook, Meetic, Snapchat ou encore eBay, là où le duo cherche à se rendre pour acheter le volant. L’humour est toujours très présent entre le moteur de recherche qui imagine plein de résultats sur une simple onomatopée prononcée par Ralph et les deux héros qui enchérissent comme des fous sur le volant sans comprendre qu’ils vont devoir le payer. On trouve aussi des personnages omniprésents faisant de la publicité pour qu’on clique sur leur lien, ainsi qu’un gamin qui hurle en voyant le lapin devenir obèse puis éclater après avoir engouffré plein de pancakes dans son jeu sur tablette.

Une jolie mise en abyme avec toutes ces princesses.

 

Les difficultés d’une amitié proche…

Le scénario emmène le duo dans de nouveaux univers, comme celui de Disney où Vanellope rencontre les princesses connues qui doivent se changer régulièrement pour apparaître lors de tests de personnalité essayés par des utilisateurs, après une scène assez drôle où elles passent en revue de nombreux clichés, conduisant même notre héroïne à prononcer une chanson un peu plus tard. Les deux héros traversent également un univers urbain où Vanellope se livre à une course folle face à Shank, jeune femme charismatique à qui Gal Gadot (Wonder Woman dans les films DC) a prêté ses traits, et qui va vite devenir son amie au détriment de Ralph.

Même les moins sympathiques ont droit à de sacrées touches d’humour !

Les thèmes de la jalousie et du manque de confiance en soi sont ainsi traités, la faille de Ralph étant alors exploitée par un virus pour créer de nombreux clones de lui cherchant à se ruer sur Vanellope avant de saccager tout l’Internet en ne formant qu’une seule et même créature géante. En plus d’une action très prenante soutenue par une technique à la pointe, Ralph 2.0 dénonce en plus les dérives que peuvent entraîner un tel réseau, comme l’avait déjà fait Ready Player One un an plus tôt. Et ce jusqu’à la scène post-générique où le gamin sur sa tablette se plaint qu’une séquence de la bande-annonce n’est finalement pas présente dans Ralph 2.0. Une suite de grande qualité !

Robin des Bois La Rébellion, de Nicholas Winter

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Date de sortie : 5 novembre 2018 (Royaume-Uni), 15 décembre 2018 (France)
Réalisateur : Nicholas Winter
Acteurs principaux :  Ben Freeman, Marie Everett, James Oliver Wheatley, James Groom
Genre : Aventure
Nationalité : Britannique
Compositeur : non communiqué

Robin ne plaisante pas !

Parallèlement à la réécriture de Robin des Bois réalisée par Otto Bathurst, une autre version arrive du Royaume Uni directement en vidéo. Assez classique de prime abord, le film a l’originalité de se dérouler essentiellement dans le château de Nottingham, alors que Robin tente de secourir Marianne accompagné de Petit Jean et de Will l’Écarlate. La trame se compose de plusieurs séquences d’infiltration dans des décors corrects mais assez cheap, tout comme l’extérieur du château fait terriblement classique et peu entretenu. Si le film se laisse regarder, on croirait en fait un téléfilm qui ne se prend pas totalement au sérieux, avec un montage parfois expéditif, une mise en scène simpliste et des situations qui font sourire.

Marianne plus rebelle que jamais !
Guy de Gisbourne est prêt à tout pour se venger !

Sous ses faux airs d’Alexandre Astier, Ben Freeman incarne un Robin assez désinvolte, qui hésite parfois à employer la manière forte tout en ayant des répliques qui semblent tout droit sorties de Sacré Robin des Bois : « – Vous avez volé ce qui ne vous appartenait pas ! – C’est le principe du vol ! ». Déjà apparue dans Seven Sisters, Marie Everett incarne une Marianne tout aussi rebelle qui n’hésite pas à ruser et à utiliser des lames pour se défendre. Si nombre de simples gardes se font battre bêtement par des alliés de Robin pourtant pas plus guerriers que ça, les principaux antagonistes respirent carrément le ridicule dans leurs affrontements.

Le charisme incarné !
Gisbourne et les flèches en pleine poitrine, une grande histoire d’amour !

Guérissant miraculeusement de sa première flèche reçue en pleine poitrine, Guy de Gisbourne revient par exemple au château en restant complètement nu pendant plusieurs minutes, revendiquant des choses à son frère tout en tenant son engin. Le shérif de Nottingham empile quant à lui les clichés du méchant avec des regards vifs faisant les gros yeux, et surtout de nombreuses menaces dignes d’un prince immature voulant faire souffrir tout le monde. Le combat final est tout aussi téléphoné qu’expéditif, avec une issue qui se voit venir à des kilomètres. Une adaptation toutefois plaisante pour son originalité et son humour décalé.

Les Tortues Ninja, de Steve Barron

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Date de sortie : 30 mars 1990 (États-Unis),
12 décembre 1990 (France)

Réalisateur : Steve Barron
Acteurs principaux : Judith Hoag, Elias Koteas, James Saito
Genre : Action, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeurs : John Du Prez et autres

Cowabunga !

En 1990, alors que les tortues les plus populaires de la pop culture s’émancipent dans différents médias comme les dessins animés et les jeux vidéo, c’est autour du cinéma d’accueillir son premier film intitulé Teenage Mutant Ninja Turtles, bien plus badass que la bien sobre traduction française Les Tortues Ninja. Fidèle au comics bien que beaucoup moins violent, il en reprend les ingrédients principaux : quatre tortues mutant suite à un contact avec une substance chimique et possédant chacune un nom inspiré d’un peintre de la Renaissance, un repère dans les égouts avec leur maître Splinter, un entraînement au ninjutsu avec différentes armes, et bien sûr les fameuses pizzas dégoulinantes de fromage en guise de plat préféré. Le background de base est également conservé avec le passé commun entre Splinter, son maître Yoshi et le sinistre Shredder, interprété par un James Saito (Die Hard Une Journée en Enfer, L’Associé du Diable) convaincant. Son bras droit Tatsu est quant à lui joué par le maître d’arts martiaux japonais Toshishiro Obata (Sword of Bushido, Black Rain).

Le Foot Clan prêt à en découdre !
Le retoutable Casey Jones !

On retrouve d’emblée le charme cher aux années 1990 avec des acteurs dans des costumes assez kitsch pour incarner les tortues, chacun d’eux jouant un autre personnage sans costume apparaissant à un moment du film, comme le livreur de pizza ou le client du taxi. La journaliste April O’Neil est quant à elle interprétée par la jeune Judith Hoag (Cadillac Man, Armageddon) avec une coupe de cheveux très vintage. Les traits d’humour sont légion et les clichés liés aux personnages masculins qui tombent amoureux d’une fille dès qu’elle leur fait un compliment pullulent. Cliché aussi vrai avec les tortues qu’avec le très branché Casey Jones, joué par le jeu Elias Koteas, plusieurs années avant des films comme Crash et La Ligne Rouge. Le film a aussi une bonne dose d’action appréciable, la réalisation relativement correcte des combats s’expliquant par le fait que les ninjas sont joués par des Hongkongais pratiquant les arts martiaux.

Le sinistre Shredder…
Une certaine émotion se dégage dans l’attachement à leur vieux maître.

Quelques références se trouvent ici et là, comme par exemple Domino’s Pizza qui livre les tortues directement depuis les canalisations (« Le sage a dit : le pardon est divin, mais ne paie jamais plein tarif pour une pizza en retard ! »), April qui se plaint qu’elle aurait préféré rêver d’Harrison Ford quand elle se réveille dans les égouts, ou encore Michelangelo qui fait référence à Rocky et à Dark Vador. Pour accompagner les compositions de John Du Prez (Le Sens de la Vie, Vampire Forever, Un Poisson nommé Wanda), dont un sympathique thème principal reprenant quelques notes du générique culte du dessin animé, plusieurs chansons de rap, de techno et de new jack swing viennent retranscrire l’ambiance cool et détendue de l’époque. Le film conserve tout de même une part sombre avec le clan des Foot composé d’enfants et d’adolescents se sentant rejetés par la société, recueillis par Shredder afin de monter une armée régnant sur New York. À noter que les DVD sortis en France ne comportent que la version québécoise des films : Shredder devient ainsi « le Déchiqueteur », et le clan des Foot « le clan de la Savate » !

Ma critique des Tortues Ninja II
Ma critique des Tortues Ninja III

Breathe, d’Andy Serkis

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Date de sortie : 20 octobre 2017 (Vietnam),
1er novembre 2018 (France)

Réalisateur : Andy Serkis
Acteurs principaux : Andrew Garfield, Claire Foy, Tom Hollander, Dean-Charles Chapman
Genre : Drame, romance
Nationalité : Britannique
Compositeur : Nitin Sawhney

Premier long métrage d’Andy Serkis, Breathe est un drame saupoudré de romance racontant l’histoire vraie du britannique Robin Cavendish, interprété par Andrew Garfield (Tu ne tueras point, Silence, Under the Silver Lake), dont la vie a été rudement mise à l’épreuve par une poliomyélite attrapée lors d’un voyage en Afrique à la fin des années 1950. Avec des chances de survie très faibles et une dépression qui le rongent peu à peu, c’est sa femme Diana qui l’aide à trouver le courage de se maintenir en vie et de retrouver la parole. Jouée par Claire Foy (Paranoïa, Millenium ce qui ne me tue pas), elle va contourner les pratiques de l’hôpital en permettant à Robin de continuer à vivre hors de ses murs via un système de fauteuil roulant auquel est raccordée la machine lui donnant de l’air.

On suit ainsi la vie de Robin durant une bonne vingtaine d’années, avec son fils d’abord bébé puis devenant adulte sous les traits de Dean-Charles Chapman (Game of Thrones, The Passenger). Du haut de ses deux heures avec une maladie qui frappe dès les premières minutes, le film parvient à tenir en haleine en variant les situations lors de voyages et de frayeurs causées par les soucis rencontrés de la machine. Triste et joyeux à la fois dans ses situations, Breathe est largement porté par le talent d’Andrew Garfield, qui ne cesse d’émouvoir dans des scénarios toujours riches de sens.

 

Robin des Bois (2018) d’Otto Bathurst

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Date de sortie : 20 novembre 2018 (Indonésie), 28 novembre 2018 (France)
Réalisateur : Otto Bathurst
Acteurs principaux : Taron Egerton, Jamie Foxx, Ben Mendelsohn, Eve Hewson
Genre : Aventure
Nationalité : Américain
Compositeur : Joseph Trapanese

Un jeune Robin talentueux.

Huit ans après la vision guerrière de Ridley Scott, une nouvelle adaptation de Robin des Bois voit le jour, conservant l’esprit de préquel guerrier mais sous la forme d’une réécriture du mythe. Interprété par Taron Egerton (Kingsman Services Secrets, Rocketman), il est cette fois-ci un jeune noble de Nottingham vivant une vie très confortable avec son épouse Marianne, jouée par Eve Hewson (Le Pont des Espions, Papillon), qui dévoile ses talents de voleuse dès l’intro du film et tombe rapidement dans les bras de Robin. Appelé à servir dans l’armée pour les croisades en Arabie, ce dernier développe une remarquable maîtrise du tir à l’arc mais découvre aussi la violence des exécutions d’innocents en tentant de sauver le fils de son futur allié Jean, sous les traits de Jamie Foxx (Django Unchained, The Amazing Spider-Man Le Destin d’un Héros).

Un allié précieux et charismatique.
Comment pécho avec un arc 😀

Recadré par Guy de Gisbourne, incarné par Paul Anderson (Sherlock Holmes 2, The Revenant, Brimstone), il est renvoyé en Angleterre et découvre qu’il a été laissé pour mort. Sa maison a été saisie et il découvre sa femme remariée avec Will l’Écarlate, interprété par Jamie Dornan (Cinquante Nuances de Grey). Bien plus sombre et charismatique qu’à l’accoutumée, c’est bien le shérif de Nottingham qui règne en maître et sème la terreur sur la ville avec son armée et ses taxes, Ben Mendelsohn (The Dark Knight Rises, Rogue One, Ready Player One) faisant preuve d’un jeu d’acteur digne des plus grands rôles. /!\ SPOILERS /!\ Formant une alliance avec Jean, Robin cherche alors à gagner la confiance du shérif pour s’infiltrer dans le conseil commandant la ville et à créer une révolte en s’alliant avec les habitants les plus opprimés, tout en leur reversant de l’argent dérobé aux riches.

Ben Mendelsohn magistral !
Will compte bien se venger de cet affront…

Alternant parfaitement action et suspense, le film parvient à réinterpréter l’histoire de Robin des Bois à travers un scénario sombre à l’ambiance pesante, avec une esthétique bercée par les flammes dans la noirceur de la ville. Les personnages sont joués avec conviction et le déroulé des événements est très prenant. Il y a aussi de quoi rire de temps en temps, comme certains clichés consistant à mettre en scène un baiser entre le héros et la fille à peine cachés en plein champ de bataille. La réalisation est suffisamment soutenue pour rendre plus d’une scène marquante. Comme chez Ridley Scott, Robin est déclaré hors-la-loi à la fin par le nouveau shérif, dont l’identité pourrait s’avérer très intéressante pour une éventuelle suite. Un film surprenant par sa qualité !

Robin des Bois La Véritable Histoire, d’Anthony Marciano

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Date de sortie : 15 avril 2015 (1h 27min)
Réalisateur : Anthony Marciano
Acteurs principaux : Max Boublil, Géraldine Nakache, Gérard Darmon, Patrick Timsit
Genre : Comédie, aventure
Nationalité : Français
Compositeurs : Yann Macé et Luc Lero

Quand tu rencontres une femme, et que t’as jamais couché…

Douze longues années après la sympathique parodie Sacré Robin des Bois, c’est le réalisateur français Anthony Marciano qui tente de tourner en dérision le célèbre justicier avec un humour franchouillard à tomber par terre. L’originalité du scénario est que Robin se comporte comme un véritable gredin, ne volant avec son ami Tuck que les pauvres, les femmes et les mendiants, le reste étant bien trop risqué. Si ce petit pitch peut s’avérer alléchant, il est complètement ruiné par un humour terriblement grossier et malaisant qui sévit durant tout le film. D’abord, Robin arrive à être drôle à peu près une fois sur dix en usant de blagues dépassées et en racontant des histoires à dormir debout que même l’enfant le plus crédule du monde (soi le jeune Prince Jean dans cette itération) ne croirait pas. Le gang de Sherwood est composé d’enfants insolents, dont le fils de Marianne qui veut absolument que Robin couche avec sa mère, ce dernier n’en voulant pour rien au monde car il la considère comme un laideron, avant de finalement la désirer plus tard.

Ces enfants souffrent : sauvez-les !!
Au moins, eux ont l’air de se marrer…

Tuck joue le cliché de l’homosexuel voulant pécho Robin en prenant une chambre d’hôtel avec un grand lit, et se plaint souvent d’être mal traité car il serait à la fois homo, juif et arabe (même asiatique à la toute fin…). Un des seuls gags assez drôle reste celui où Robin sent quelque chose contre lui quand ils dorment, alors qu’il s’agit en fait d’un bâton que Tuck avait ramassé dans la forêt. Il doit même aller s’amuser avec un autre homosexuel joué par Patrick Timsit pour que Robin puisse lui dérober tous les sacs d’or qu’il cache. Et que dire de Gérard Darmon, qui incarne un shérif de Nottingham ridicule au possible avec ses cheveux hirsutes, ses approches grotesques et sa façon d’intimider les autres en murmurant n’importe quoi. Passons sur la pause pipi des chevaliers au bord de la route, qui font prendre une bonne douche à Robin et à Tuck qui se cachent juste en-dessous. Le nombre de passages pouvant prêter à rire étant relativement limité, le film est au moins à voir une fois pour relativiser sur bon nombre d’autres comédies.

Cette confrontation de fou !

Robin des Bois et la Créature de Sherwood, de Peter DeLuise

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Date de sortie : 28 novembre 2009 (Royaume-Uni), 21 octobre 2010 (France)
Réalisateur : Peter DeLuise
Acteurs principaux : Robin Dunne, Erica Durance, Julian Sands, Katharine Isabelle
Genre : Aventure, fantastique
Nationalité : Canadien
Compositeur : Darren Fung

Un duo de rêve ! (ou pas)

Téléfilm canadien initialement nommé La Créature de Sherwood, cette version de Robin des Bois tente une incursion fantastique avec le mystère entourant un dragon servant le shérif de Nottingham, incarné par le (pas du tout) terrifiant Julian Sands (Arachnophobie, Le Fantôme de l’Opéra, Le Médaillon). Terriblement classique, il met en scène le jeune Robin voyant son père se faire tuer, et revenant plus tard pour se venger du shérif en en profitant pour voler quelques pièces aux riches histoire d’en donner aux pauvres. Il ne le fait en réalité qu’une seule fois de tout le film, tandis que Will l’Écarlate refuse. La forêt cache une partie sombre à travers un portail menant vers un nouveau peuple à l’apparence presque fantomatique, dont est issue une mystérieuse femme.

Le portail du monde des ténèbres !
Si avec ça on n’arrive pas à destination…

Interprétée par Katharine Isabelle (Insomnia, le téléfilm Carrie de 2002, Freddy contre Jason), elle présente une apparence chétive et innocente tandis qu’elle peut se changer en dragon à des conditions pas vraiment claires, et avec des effets spéciaux dignes du Cobaye. La créature ressemble à une sorte de raptor avec des ailes, est incapable de cracher du feu et se forme avec une technique à peine plus convaincante que celle de Mortal Kombat Destruction Finale. Elle parvient tout de même à provoquer quelques blessures avec ses griffes (on repassera sur l’effet de rouge pour imiter le sang), et même une jolie fatality où elle emmène un personnage dans les airs avant de le trancher en deux avec ses dents.

Si vous vous demandez ce que ces deux-là regardent, désolé de vous décevoir mais je ne m’en souviens plus…
Je suis le méchant dragon, je viens tuer les gentils !!

Jouée par Erica Durance (L’Effet Papillon 2, Smallville), Marianne n’est au moins pas prise pour une femme faible avec sa façon de se battre, son combat au bâton contre Robin au bord d’une rivière étant d’ailleurs un sympathique clin d’œil. Mais le plus beau reste que cette chère Erica avait aussi joué dans l’adaptation du jeu vidéo House of the Dead, où Uwe Boll avait littéralement empilé les clichés les uns sur les autres avec tout ce qu’il ne faut pas faire quand on fait du cinéma. Si on est loin d’une catastrophe de réalisation, ce téléfilm reste largement dispensable et se regarde surtout comme une simple curiosité parmi les très nombreuses adaptations de la légende de Robin des Bois.

Dragon Ball Super : Broly, de Tatsuya Nagamine

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Date de sortie : 14 novembre 2018 (Japon), 13 mars 2019 (France)
Réalisateur : Tatsuya Nagamine
Doubleurs VO : Masako Nozawa, Ryo Horikawa, Bin Shimada, Ryusei Nakao
Genre : Animation, action
Nationalité : Japonais
Compositeurs : Norihito Sumitomo

Sangoku toujours prêt à en découdre !

Troisième film dédié à Dragon Ball Super, l’épisode Broly se situe quelques temps après le Tournoi du Pouvoir et fait revenir le Saiyan légendaire pour cette fois-ci le rendre canon au scénario en modifiant et en enrichissant son background. Désormais simplement présenté comme ayant un potentiel de combat particulièrement élevé, il est envoyé par le roi Vegeta sur la planète Vampa, par peur qu’il surpasse son fils et qu’il devienne incontrôlable. L’introduction dévoile un épisode inédit du passé avec l’irruption du vaisseau de Freezer sur la planète Vegeta. Son père lui cédant la place en indiquant qu’il sera bien plus sévère que lui, on découvre un enfant Freezer déjà sadique qui élimine des Saiyans bien cachés potentiellement hostiles grâce aux dispositifs de détection de puissance, qu’il vient tout juste de présenter. De loin le meilleur moment du film, ce passage renoue avec l’esthétique propre et détaillée de Dragon Ball Z, ainsi qu’avec une superbe ambiance dramatique qui pose de véritables enjeux quant à la menace du tyran pour les Saiyans. Un lien plus évident est ainsi établi entre tous ces jeunes Saiyans, prévenant ainsi un face à face intéressant entre Broly et Freezer.

Une des rares images où Broly a un certain charisme.

S’il est aussi très appréciable de voir Gine (la mère de Sangoku) pour la première fois à l’écran aux côtés de Bardock, ce dernier est vite éclipsé par la destruction de la planète Vegeta sans même un affrontement contre Freezer, réduisant ainsi toute émotion quant à la destruction du peuple Saiyan. De retour dans le présent, le contraste avec les dessins aseptisés et colorés de Dragon Ball Super fait toujours autant sourire. Freezer revient une fois de plus sur Terre accompagné de Broly et de son père Paragus, avec qui il s’est associé et qui a confectionné un bracelet électrique pour maîtriser Broly au cas où il s’emporte. Très vite, le combat s’engage et c’est le début de la fin. Car le combat est long, très long, TROP long durant sa grosse demi-heure quasi non-stop, d’abord face à Vegeta puis à Sangoku avant qu’ils ne comprennent que leur adversaire apprend très vite et multiplie sa force de façon exponentielle. Si la réalisation est dans l’ensemble très correcte, Tatsuya Nagamine a trop voulu en mettre plein la vue avec un méli-mélo de type d’animations différentes qui nuisent à la lisibilité du combat et participent à la déformation des visages des combattants.

Un Kamehameha et un Garlic Cannon suffiront-ils à repousser le monstre ?
Une apparition en gros plan qui a de la gueule !

Broly est beaucoup moins charismatique que dans le film de 1993 et apparaît essentiellement avec une chevelure dorée, on le voit surtout avec une aura verte au début de sa dernière transformation lors d’un défilement à l’écran assez efficace. La fusion effectue aussi son retour, rendant ainsi Gogeta canon mais avec un charisme encore une fois largement rabaissé. L’idée d’inclure Freezer dans un scénario avec Broly est loin d’être mauvaise mais le contexte ne s’y prête juste pas du tout, le décalage étant absolument énorme entre l’apparition de Broly et l’époque où Freezer était une réelle menace. Ce dernier se ridiculise encore en faisant bien voir à Broly qu’il tue son père en l’appelant comme un gosse, tout ça pour qu’il s’énerve et décuple sa puissance, mais la crédibilité de la scène est assez proche du néant. Même le final est bien trop gentillet et on peut s’inquiéter de savoir comment le personnage sera utilisé à l’avenir. Un film correct dans l’ensemble, bien meilleur que les deux précédents (non pas qu’ils aient placé la barre vraiment haute), mais qui vaut surtout pour les nouveaux éléments du passé qu’il apporte.

RIP Gogeta…