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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Les Tortues Ninja, de Steve Barron

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Date de sortie : 30 mars 1990 (États-Unis),
12 décembre 1990 (France)

Réalisateur : Steve Barron
Acteurs principaux : Judith Hoag, Elias Koteas, James Saito
Genre : Action, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeurs : John Du Prez et autres

Cowabunga !

En 1990, alors que les tortues les plus populaires de la pop culture s’émancipent dans différents médias comme les dessins animés et les jeux vidéo, c’est autour du cinéma d’accueillir son premier film intitulé Teenage Mutant Ninja Turtles, bien plus badass que la bien sobre traduction française Les Tortues Ninja. Fidèle au comics bien que beaucoup moins violent, il en reprend les ingrédients principaux : quatre tortues mutant suite à un contact avec une substance chimique et possédant chacune un nom inspiré d’un peintre de la Renaissance, un repère dans les égouts avec leur maître Splinter, un entraînement au ninjutsu avec différentes armes, et bien sûr les fameuses pizzas dégoulinantes de fromage en guise de plat préféré. Le background de base est également conservé avec le passé commun entre Splinter, son maître Yoshi et le sinistre Shredder, interprété par un James Saito (Die Hard Une Journée en Enfer, L’Associé du Diable) convaincant. Son bras droit Tatsu est quant à lui joué par le maître d’arts martiaux japonais Toshishiro Obata (Sword of Bushido, Black Rain).

Le Foot Clan prêt à en découdre !
Le retoutable Casey Jones !

On retrouve d’emblée le charme cher aux années 1990 avec des acteurs dans des costumes assez kitsch pour incarner les tortues, chacun d’eux jouant un autre personnage sans costume apparaissant à un moment du film, comme le livreur de pizza ou le client du taxi. La journaliste April O’Neil est quant à elle interprétée par la jeune Judith Hoag (Cadillac Man, Armageddon) avec une coupe de cheveux très vintage. Les traits d’humour sont légion et les clichés liés aux personnages masculins qui tombent amoureux d’une fille dès qu’elle leur fait un compliment pullulent. Cliché aussi vrai avec les tortues qu’avec le très branché Casey Jones, joué par le jeu Elias Koteas, plusieurs années avant des films comme Crash et La Ligne Rouge. Le film a aussi une bonne dose d’action appréciable, la réalisation relativement correcte des combats s’expliquant par le fait que les ninjas sont joués par des Hongkongais pratiquant les arts martiaux.

Le sinistre Shredder…
Une certaine émotion se dégage dans l’attachement à leur vieux maître.

Quelques références se trouvent ici et là, comme par exemple Domino’s Pizza qui livre les tortues directement depuis les canalisations (« Le sage a dit : le pardon est divin, mais ne paie jamais plein tarif pour une pizza en retard ! »), April qui se plaint qu’elle aurait préféré rêver d’Harrison Ford quand elle se réveille dans les égouts, ou encore Michelangelo qui fait référence à Rocky et à Dark Vador. Pour accompagner les compositions de John Du Prez (Le Sens de la Vie, Vampire Forever, Un Poisson nommé Wanda), dont un sympathique thème principal reprenant quelques notes du générique culte du dessin animé, plusieurs chansons de rap, de techno et de new jack swing viennent retranscrire l’ambiance cool et détendue de l’époque. Le film conserve tout de même une part sombre avec le clan des Foot composé d’enfants et d’adolescents se sentant rejetés par la société, recueillis par Shredder afin de monter une armée régnant sur New York. À noter que les DVD sortis en France ne comportent que la version québécoise des films : Shredder devient ainsi « le Déchiqueteur », et le clan des Foot « le clan de la Savate » !

Ma critique des Tortues Ninja II
Ma critique des Tortues Ninja III

Breathe, d’Andy Serkis

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Date de sortie : 20 octobre 2017 (Vietnam),
1er novembre 2018 (France)

Réalisateur : Andy Serkis
Acteurs principaux : Andrew Garfield, Claire Foy, Tom Hollander, Dean-Charles Chapman
Genre : Drame, romance
Nationalité : Britannique
Compositeur : Nitin Sawhney

Premier long métrage d’Andy Serkis, Breathe est un drame saupoudré de romance racontant l’histoire vraie du britannique Robin Cavendish, interprété par Andrew Garfield (Tu ne tueras point, Silence, Under the Silver Lake), dont la vie a été rudement mise à l’épreuve par une poliomyélite attrapée lors d’un voyage en Afrique à la fin des années 1950. Avec des chances de survie très faibles et une dépression qui le rongent peu à peu, c’est sa femme Diana qui l’aide à trouver le courage de se maintenir en vie et de retrouver la parole. Jouée par Claire Foy (Paranoïa, Millenium ce qui ne me tue pas), elle va contourner les pratiques de l’hôpital en permettant à Robin de continuer à vivre hors de ses murs via un système de fauteuil roulant auquel est raccordée la machine lui donnant de l’air.

On suit ainsi la vie de Robin durant une bonne vingtaine d’années, avec son fils d’abord bébé puis devenant adulte sous les traits de Dean-Charles Chapman (Game of Thrones, The Passenger). Du haut de ses deux heures avec une maladie qui frappe dès les premières minutes, le film parvient à tenir en haleine en variant les situations lors de voyages et de frayeurs causées par les soucis rencontrés de la machine. Triste et joyeux à la fois dans ses situations, Breathe est largement porté par le talent d’Andrew Garfield, qui ne cesse d’émouvoir dans des scénarios toujours riches de sens.

 

Robin des Bois (2018) d’Otto Bathurst

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Date de sortie : 20 novembre 2018 (Indonésie), 28 novembre 2018 (France)
Réalisateur : Otto Bathurst
Acteurs principaux : Taron Egerton, Jamie Foxx, Ben Mendelsohn, Eve Hewson
Genre : Aventure
Nationalité : Américain
Compositeur : Joseph Trapanese

Un jeune Robin talentueux.

Huit ans après la vision guerrière de Ridley Scott, une nouvelle adaptation de Robin des Bois voit le jour, conservant l’esprit de préquel guerrier mais sous la forme d’une réécriture du mythe. Interprété par Taron Egerton (Kingsman Services Secrets, Rocketman), il est cette fois-ci un jeune noble de Nottingham vivant une vie très confortable avec son épouse Marianne, jouée par Eve Hewson (Le Pont des Espions, Papillon), qui dévoile ses talents de voleuse dès l’intro du film et tombe rapidement dans les bras de Robin. Appelé à servir dans l’armée pour les croisades en Arabie, ce dernier développe une remarquable maîtrise du tir à l’arc mais découvre aussi la violence des exécutions d’innocents en tentant de sauver le fils de son futur allié Jean, sous les traits de Jamie Foxx (Django Unchained, The Amazing Spider-Man Le Destin d’un Héros).

Un allié précieux et charismatique.
Comment pécho avec un arc 😀

Recadré par Guy de Gisbourne, incarné par Paul Anderson (Sherlock Holmes 2, The Revenant, Brimstone), il est renvoyé en Angleterre et découvre qu’il a été laissé pour mort. Sa maison a été saisie et il découvre sa femme remariée avec Will l’Écarlate, interprété par Jamie Dornan (Cinquante Nuances de Grey). Bien plus sombre et charismatique qu’à l’accoutumée, c’est bien le shérif de Nottingham qui règne en maître et sème la terreur sur la ville avec son armée et ses taxes, Ben Mendelsohn (The Dark Knight Rises, Rogue One, Ready Player One) faisant preuve d’un jeu d’acteur digne des plus grands rôles. /!\ SPOILERS /!\ Formant une alliance avec Jean, Robin cherche alors à gagner la confiance du shérif pour s’infiltrer dans le conseil commandant la ville et à créer une révolte en s’alliant avec les habitants les plus opprimés, tout en leur reversant de l’argent dérobé aux riches.

Ben Mendelsohn magistral !
Will compte bien se venger de cet affront…

Alternant parfaitement action et suspense, le film parvient à réinterpréter l’histoire de Robin des Bois à travers un scénario sombre à l’ambiance pesante, avec une esthétique bercée par les flammes dans la noirceur de la ville. Les personnages sont joués avec conviction et le déroulé des événements est très prenant. Il y a aussi de quoi rire de temps en temps, comme certains clichés consistant à mettre en scène un baiser entre le héros et la fille à peine cachés en plein champ de bataille. La réalisation est suffisamment soutenue pour rendre plus d’une scène marquante. Comme chez Ridley Scott, Robin est déclaré hors-la-loi à la fin par le nouveau shérif, dont l’identité pourrait s’avérer très intéressante pour une éventuelle suite. Un film surprenant par sa qualité !

Robin des Bois La Véritable Histoire, d’Anthony Marciano

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Date de sortie : 15 avril 2015 (1h 27min)
Réalisateur : Anthony Marciano
Acteurs principaux : Max Boublil, Géraldine Nakache, Gérard Darmon, Patrick Timsit
Genre : Comédie, aventure
Nationalité : Français
Compositeurs : Yann Macé et Luc Lero

Quand tu rencontres une femme, et que t’as jamais couché…

Douze longues années après la sympathique parodie Sacré Robin des Bois, c’est le réalisateur français Anthony Marciano qui tente de tourner en dérision le célèbre justicier avec un humour franchouillard à tomber par terre. L’originalité du scénario est que Robin se comporte comme un véritable gredin, ne volant avec son ami Tuck que les pauvres, les femmes et les mendiants, le reste étant bien trop risqué. Si ce petit pitch peut s’avérer alléchant, il est complètement ruiné par un humour terriblement grossier et malaisant qui sévit durant tout le film. D’abord, Robin arrive à être drôle à peu près une fois sur dix en usant de blagues dépassées et en racontant des histoires à dormir debout que même l’enfant le plus crédule du monde (soi le jeune Prince Jean dans cette itération) ne croirait pas. Le gang de Sherwood est composé d’enfants insolents, dont le fils de Marianne qui veut absolument que Robin couche avec sa mère, ce dernier n’en voulant pour rien au monde car il la considère comme un laideron, avant de finalement la désirer plus tard.

Ces enfants souffrent : sauvez-les !!
Au moins, eux ont l’air de se marrer…

Tuck joue le cliché de l’homosexuel voulant pécho Robin en prenant une chambre d’hôtel avec un grand lit, et se plaint souvent d’être mal traité car il serait à la fois homo, juif et arabe (même asiatique à la toute fin…). Un des seuls gags assez drôle reste celui où Robin sent quelque chose contre lui quand ils dorment, alors qu’il s’agit en fait d’un bâton que Tuck avait ramassé dans la forêt. Il doit même aller s’amuser avec un autre homosexuel joué par Patrick Timsit pour que Robin puisse lui dérober tous les sacs d’or qu’il cache. Et que dire de Gérard Darmon, qui incarne un shérif de Nottingham ridicule au possible avec ses cheveux hirsutes, ses approches grotesques et sa façon d’intimider les autres en murmurant n’importe quoi. Passons sur la pause pipi des chevaliers au bord de la route, qui font prendre une bonne douche à Robin et à Tuck qui se cachent juste en-dessous. Le nombre de passages pouvant prêter à rire étant relativement limité, le film est au moins à voir une fois pour relativiser sur bon nombre d’autres comédies.

Cette confrontation de fou !

Robin des Bois et la Créature de Sherwood, de Peter DeLuise

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Date de sortie : 28 novembre 2009 (Royaume-Uni), 21 octobre 2010 (France)
Réalisateur : Peter DeLuise
Acteurs principaux : Robin Dunne, Erica Durance, Julian Sands, Katharine Isabelle
Genre : Aventure, fantastique
Nationalité : Canadien
Compositeur : Darren Fung

Un duo de rêve ! (ou pas)

Téléfilm canadien initialement nommé La Créature de Sherwood, cette version de Robin des Bois tente une incursion fantastique avec le mystère entourant un dragon servant le shérif de Nottingham, incarné par le (pas du tout) terrifiant Julian Sands (Arachnophobie, Le Fantôme de l’Opéra, Le Médaillon). Terriblement classique, il met en scène le jeune Robin voyant son père se faire tuer, et revenant plus tard pour se venger du shérif en en profitant pour voler quelques pièces aux riches histoire d’en donner aux pauvres. Il ne le fait en réalité qu’une seule fois de tout le film, tandis que Will l’Écarlate refuse. La forêt cache une partie sombre à travers un portail menant vers un nouveau peuple à l’apparence presque fantomatique, dont est issue une mystérieuse femme.

Le portail du monde des ténèbres !
Si avec ça on n’arrive pas à destination…

Interprétée par Katharine Isabelle (Insomnia, le téléfilm Carrie de 2002, Freddy contre Jason), elle présente une apparence chétive et innocente tandis qu’elle peut se changer en dragon à des conditions pas vraiment claires, et avec des effets spéciaux dignes du Cobaye. La créature ressemble à une sorte de raptor avec des ailes, est incapable de cracher du feu et se forme avec une technique à peine plus convaincante que celle de Mortal Kombat Destruction Finale. Elle parvient tout de même à provoquer quelques blessures avec ses griffes (on repassera sur l’effet de rouge pour imiter le sang), et même une jolie fatality où elle emmène un personnage dans les airs avant de le trancher en deux avec ses dents.

Si vous vous demandez ce que ces deux-là regardent, désolé de vous décevoir mais je ne m’en souviens plus…
Je suis le méchant dragon, je viens tuer les gentils !!

Jouée par Erica Durance (L’Effet Papillon 2, Smallville), Marianne n’est au moins pas prise pour une femme faible avec sa façon de se battre, son combat au bâton contre Robin au bord d’une rivière étant d’ailleurs un sympathique clin d’œil. Mais le plus beau reste que cette chère Erica avait aussi joué dans l’adaptation du jeu vidéo House of the Dead, où Uwe Boll avait littéralement empilé les clichés les uns sur les autres avec tout ce qu’il ne faut pas faire quand on fait du cinéma. Si on est loin d’une catastrophe de réalisation, ce téléfilm reste largement dispensable et se regarde surtout comme une simple curiosité parmi les très nombreuses adaptations de la légende de Robin des Bois.

Dragon Ball Super : Broly, de Tatsuya Nagamine

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Date de sortie : 14 novembre 2018 (Japon), 13 mars 2019 (France)
Réalisateur : Tatsuya Nagamine
Doubleurs VO : Masako Nozawa, Ryo Horikawa, Bin Shimada, Ryusei Nakao
Genre : Animation, action
Nationalité : Japonais
Compositeurs : Norihito Sumitomo

Sangoku toujours prêt à en découdre !

Troisième film dédié à Dragon Ball Super, l’épisode Broly se situe quelques temps après le Tournoi du Pouvoir et fait revenir le Saiyan légendaire pour cette fois-ci le rendre canon au scénario en modifiant et en enrichissant son background. Désormais simplement présenté comme ayant un potentiel de combat particulièrement élevé, il est envoyé par le roi Vegeta sur la planète Vampa, par peur qu’il surpasse son fils et qu’il devienne incontrôlable. L’introduction dévoile un épisode inédit du passé avec l’irruption du vaisseau de Freezer sur la planète Vegeta. Son père lui cédant la place en indiquant qu’il sera bien plus sévère que lui, on découvre un enfant Freezer déjà sadique qui élimine des Saiyans bien cachés potentiellement hostiles grâce aux dispositifs de détection de puissance, qu’il vient tout juste de présenter. De loin le meilleur moment du film, ce passage renoue avec l’esthétique propre et détaillée de Dragon Ball Z, ainsi qu’avec une superbe ambiance dramatique qui pose de véritables enjeux quant à la menace du tyran pour les Saiyans. Un lien plus évident est ainsi établi entre tous ces jeunes Saiyans, prévenant ainsi un face à face intéressant entre Broly et Freezer.

Une des rares images où Broly a un certain charisme.

S’il est aussi très appréciable de voir Gine (la mère de Sangoku) pour la première fois à l’écran aux côtés de Bardock, ce dernier est vite éclipsé par la destruction de la planète Vegeta sans même un affrontement contre Freezer, réduisant ainsi toute émotion quant à la destruction du peuple Saiyan. De retour dans le présent, le contraste avec les dessins aseptisés et colorés de Dragon Ball Super fait toujours autant sourire. Freezer revient une fois de plus sur Terre accompagné de Broly et de son père Paragus, avec qui il s’est associé et qui a confectionné un bracelet électrique pour maîtriser Broly au cas où il s’emporte. Très vite, le combat s’engage et c’est le début de la fin. Car le combat est long, très long, TROP long durant sa grosse demi-heure quasi non-stop, d’abord face à Vegeta puis à Sangoku avant qu’ils ne comprennent que leur adversaire apprend très vite et multiplie sa force de façon exponentielle. Si la réalisation est dans l’ensemble très correcte, Tatsuya Nagamine a trop voulu en mettre plein la vue avec un méli-mélo de type d’animations différentes qui nuisent à la lisibilité du combat et participent à la déformation des visages des combattants.

Un Kamehameha et un Garlic Cannon suffiront-ils à repousser le monstre ?
Une apparition en gros plan qui a de la gueule !

Broly est beaucoup moins charismatique que dans le film de 1993 et apparaît essentiellement avec une chevelure dorée, on le voit surtout avec une aura verte au début de sa dernière transformation lors d’un défilement à l’écran assez efficace. La fusion effectue aussi son retour, rendant ainsi Gogeta canon mais avec un charisme encore une fois largement rabaissé. L’idée d’inclure Freezer dans un scénario avec Broly est loin d’être mauvaise mais le contexte ne s’y prête juste pas du tout, le décalage étant absolument énorme entre l’apparition de Broly et l’époque où Freezer était une réelle menace. Ce dernier se ridiculise encore en faisant bien voir à Broly qu’il tue son père en l’appelant comme un gosse, tout ça pour qu’il s’énerve et décuple sa puissance, mais la crédibilité de la scène est assez proche du néant. Même le final est bien trop gentillet et on peut s’inquiéter de savoir comment le personnage sera utilisé à l’avenir. Un film correct dans l’ensemble, bien meilleur que les deux précédents (non pas qu’ils aient placé la barre vraiment haute), mais qui vaut surtout pour les nouveaux éléments du passé qu’il apporte.

RIP Gogeta…

Secret of Mana (2018) de Square-Enix

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Date de sortie : 6 août 1993 (jeu d’origine), 15 février 2018 (remake)
Développeur : Square-Enix
Concepteur : Kōichi Ishii
Genre : Action-RPG

Nationalité : Japon
Compositeur : Hiroki Kikuta
Console : PlayStation 4, PS Vita, Steam

Proche de l’excellence
L’épée reposait à nouveau en paix. Pourtant…

Alors que la saga Seiken Densetsu tente de se reconstruire avec un remake très simple mais réussi du premier épisode, Square-Enix annonce à la surprise générale un remake de Secret of Mana pour ses vingt-cinq ans, de loin l’épisode le plus adulé de la franchise. Si la vue des premiers trailers a pu en effrayer plus d’un avec le choix de graphismes en 3D d’un niveau loin d’être à la pointe d’une PlayStation 4 ou d’une PS Vita, le résultat est loin d’être mauvais tant le jeu reste proche de son modèle tout en incorporant des ajouts bienvenus. On reconnaît immédiatement le thème du menu principal et la séquence d’introduction se veut plus inventive dans son animation d’éléments en relief habillés de jolies couleurs pastel. C’est avec un immense plaisir que l’on retrouve le magnifique univers du jeu, avec la même vue mais des décors modélisés dans une 3D très simple et fidèle à la direction artistique d’origine. Si la modélisation des personnages n’est pas toujours très détaillée, la plupart restent réussis et de nombreuses séquences animées les montrent de plus près lors des dialogues.

Une évolution notable.
Liévro toujours de la partie !

Pour garder le côté chibi jusqu’au bout, les animations faciales sont presque inexistantes, ce qui a son charme même si l’on aurait apprécié une refonte en 2D dans le style du magnifique artwork qui apparaît lorsque le jeu se lance. Les musiques sont bien sûr remixées pour coller à la modernité du titre. Une bonne partie tente des timbres plus discrets qui ne restent pas forcément dans la mémoires, mais certaines sortent du lot en ralentissant souvent leur boucle mélodique pour l’enrichir (« Fear of the Heavens », « The little sprite », « Secret of the arid sands », « The wind never ceases », « The legend », « Prophecy », « Steel and snare », « Whisper and mantra ») tandis que d’autres améliorent leur intensité grâce à un choix ingénieux des instruments (« Fond memories », « A wish », « Eternal recurrence », « Leave time for love », « Still of the night »), « Spirit of the night » étant tout simplement renversante avec ses chœurs qui appuient fortement sur sa tristesse.

Chimérotigre, qu’on appelait autrefois Tigror.
Thanatos toujours magistral !

Contrairement au jeu d’origine, il n’y a pas de survol de la worldmap après l’introduction, ni pendant les voyages canon : on l’aperçoit donc pour la première fois lors qu’on obtient Flammy. Très lumineuse, colorée et avec de jolis reliefs, son visuel est très agréable et les lieux se repèrent facilement grâce aux noms inscrits et au fait que les continents sont beaucoup plus rapprochés les uns des autres. Lors des déplacements classiques, une minimap en haut à droite de l’écran dévoile les lieux avec les graphismes d’origine. Si les menus en anneau sont toujours présents, il est possible de placer des raccourcis sur l’utilisation d’objets, d’armes et de magies. Le quatrième anneau permet même une navigation par page pour davantage de clarté. Il contient également de nouvelles rubriques : un résumé des derniers événements du scénario avec une indication sur les lieux à visiter sur la carte, un menu des options ainsi qu’une encyclopédie recensant le visuel de tous les personnages, armes et monstres croisés. Lorsqu’on ouvre le menu à nouveau, la dernière rubrique consultée n’est plus mémorisée, ce qui peut casser le dynamisme de l’enchaînement des magies quand on cherche à faire monter leur niveau.

« Aux pieds des vieux chênes, la course des saisons… »
Finalement, on dirait bien de vrais morses !

Les ennemis sont toujours aussi plaisants à affronter, mais certains restent un peu trop difficiles à toucher à cause de la modélisation qui diminue la précision de la hitbox. Le jeu reste cependant encore plus facile que la version mobile de l’original, les ennemis étant moins agressifs et rapportant plus d’argent. Il est possible d’augmenter le nombre maximum d’objets jusqu’à douze et les boss s’avèrent relativement faciles même sans posséder un bon niveau de la magie qu’ils craignent. Les points de vie sont cette fois-ci représentés par une jauge à la place des nombres, et une jauge de magie est aussi directement visible. En plus des sauvegardes manuelles, une case est réservée aux automatiques pour lutter contre les crashs qui peuvent survenir en plein jeu, réduisant d’autant plus la difficulté du tout. Avant chaque nuit à l’auberge, les personnages offrent une saynète comique en suivant les derniers événements de l’aventure. Si on ne va pas dormir souvent, cela engendre par contre un certain décalage entre les dialogues et l’avancée réelle.

Flammy a bien grandi !

Faisant partie des plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire du jeu vidéo, Secret of Mana aurait clairement mérité un remake plus abouti, avec de nombreux enrichissements et une magnifique 2D. Il n’en reste pas moins un remake réussi pour ce qu’il propose, une revisite du titre très agréable grâce à ses ajouts, à sa direction artistique fidèle et à ses quelques musiques qui subliment l’aventure.

Ne vous laissez pas intimider par le Bénévodon et attaquez !

 

Spider-Man New Generation, de Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman

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Date de sortie : 12 décembre 2018 (1h 57min)
Réalisateurs : Bob Persichetti, Peter Ramsey, Rodney Rothman
Doubleurs français : Stéphane Bak, Camélia Jordana, Olivier Giroud, Presnel Kimpembe
Genre : Animation, super-héros
Nationalité : Américain
Compositeur : Daniel Pemberton

Une sensation de vitesse impressionnante

Dédié à la mémoire de Stan Lee et Steve Ditko, créateurs du personnage décédés quelques mois avant la sortie du film, Spider-Man New Generation vise les sommets en proposant une animation en relief de grande qualité et un scénario original dans lequel plusieurs Spider-Man se rencontrent suite à une faille spatio-temporelle. Le jeune afro-américain Miles Morales en est le personnage principal, collégien à Manhattan tentant de s’intégrer et d’aborder Gwen Stacy, petite blonde qui semble beaucoup lui plaire. Très branché américain avec un humour qui n’est pas sans rappeler le Dingo et Max de Disney, le film enchaîne les gags adolescents de manière assez efficace avec quelques références propres aux jeunes de cité (dire « wesh » en mettant sa main sur son épaule, faire des graffitis sur les murs quand on a un père flic).

Sacrée brochette !
Accepter de faire le grand saut…

La réalisation est de très bonne facture avec une esthétique très proche des pages colorées d’un comics. L’animation semble même parfois volontairement ralentie, avec un nombre réduit d’images par secondes pour donner la sensation de pages qui se tournent. Bien sûr, Miles ne tarde pas à se faire mordre par une araignée nouvelle génération et obtient des pouvoirs habituels de l’Homme-Araignée, en plus de la compétence de se rendre invisible. Ne maîtrisant pas encore ses capacités à coller aux murs et aux plafonds, il rencontre un alter ego de Peter Parker, sorte de monsieur tout le monde pas très doué et au ventre dépassant pas mal de son costume. Ils vont faire équipe pour contrer les plans du Caïd, présenté comme un gangster excessivement costaud et responsable de la mort du vrai Spider-Man, tel que relayé dans les médias quelques minutes auparavant.

Quand tu ramènes tes potes relous à la maison mais que ta copine est toujours là…
To be continued !

D’autres versions du héros apparaissent alors afin de constituer une équipe solide : Spider-Gwen, le Spider-Man Noir, un Spider-Cochon en référence aux Simpson (qui eux-mêmes faisaient référence à Spider-Man dans leur film) et même Peni Parker, issue d’une adaptation japonaise. Stan Lee effectue aussi un dernier caméo comme vendeur de costume à Miles dans une boutique. Pour assister le Caïd, quelques méchants emblématiques sont également présents : le Bouffon Vert, une femme Octopus, le Scorpion et même le Rôdeur, dont la véritable identité s’avère intéressante par rapport au héros principal mais qui se trouve malheureusement sous-exploitée. Avec une animation de haute volée, les scènes d’action immergent totalement dans l’univers avec l’aide de nombreux phylactères contenant des textes pour appuyer les propos des personnages, bien souvent de manière comique. Spider-Man New Generation s’impose aisément comme un hommage très réussi !

Astérix Le Secret de la Potion Magique, d’Alexandre Astier et Louis Clichy

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Date de sortie : 5 décembre 2018 (1h 25min)
Réalisateurs : Alexandre Astier et Louis Clichy
Doubleurs principaux : Christian Clavier, Guillaume Briat, Bernard Alane, Lévanah Solomon
Genre : Animation, aventure
Nationalité : Français
Compositeur : Philippe Rombi

Une relève assurée ?

Quatre ans après Le Domaine des Dieux, Alexandre Astier et Louis Clichy remettent le couvert avec un nouveau film d’animation basé sur aucun album particulier, une première depuis Les Douze Travaux d’Astérix plus de quarante ans auparavant. Roger Carel ayant pris sa retraite, c’est désormais Christian Clavier qui prête sa voix au célèbre Gaulois, lui-même qui interprétait le personnage dans Astérix et Obélix contre César et Astérix et Obélix Mission Cléopâtre. Pour la première fois de sa vie, Panoramix se blesse en tombant d’un arbre alors qu’il cueillait du gui. Un pied dans le plâtre, il réalise qu’il met le village en danger en gardant pour lui seul le secret de la potion magique et décide de chercher un digne successeur. Astérix et Obélix l’accompagnent alors à travers la Gaule afin de s’entretenir avec des prétendants tous aussi incompétents les uns que les autres.

Les Romains toujours aussi réfléchis !
Le Conseil des druides…

On découvre alors le conseil des autres druides de Gaule, considérant Panoramix comme le meilleur d’entre eux malgré la première place accordée à un sombre camarade lors d’un concours ancestral. Le mystérieux Sulfurix se révèle être un méchant très abouti dans sa personnalité et dans son désir de vengeance. Le scénario original est vraiment intéressant entre les flashbacks dévoilant le lien entre les druides, la reconnaissance de l’importance de Panoramix et la confrontation avec le danger planant sur le village. Il propose même un combat final débordant d’action dans lequel les Romains s’allient aux Gaulois pour former un soldat géant vraiment bien imaginé. L’animation et les doublages de très grande qualité contribuent largement à la qualité du film dans la droite lignée de ses prédécesseurs !

Toute ressemblance avec un personnage de Disney ou de Tintin…

Le Retour de Mary Poppins, de Rob Marshall

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Date de sortie : 19 décembre 2018 (2h 11min)
Réalisateur : Rob Marshall
Acteurs principaux : Emily Blunt, Ben Whishaw, Emily Mortimer, Lin-Manuel Miranda
Genre : Musical, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeurs : Marc Shaiman et Scott Wittman

De magnifiques retrouvailles.

Plus de cinquante ans après un Mary Poppins étincelant parmi les grands classiques Disney, la célèbre nourrice effectue son grand retour dans une suite réalisée par Rob Marshall (Pirates des Caraïbes La Fontaine de Jouvence, Into the Woods, La Petite Sirène). Se déroulant durant l’entre-deux-guerres, Le Retour de Mary Poppins présente une structure similaire à celle du premier film mais s’en démarque suffisamment pour ne pas tomber dans le remake se contentant d’un simple copier-coller. Les enfants Banks sont devenus adultes et ont fondé leur propre famille, Michaël étant interprété par Ben Whishaw (Le Parfum, Skyfall, Cloud Atlas) et Jeanne par Emily Mortimer (Shutter Island, Hugo Cabret). Michaël suit le chemin de son père en travaillant à la banque, tandis que Jeanne suite celui de sa mère en défendant les droits des ouvriers et aide son frère à élever ses trois enfants, la femme de ce dernier étant décédée peu avant le début du film. Vivant toujours à l’allée des Cerisiers, ils ont bien du mal à rembourser leurs dettes et se retrouvent menacés d’exclusion par le nouveau directeur de la banque, rôle véreux séant parfaitement à Colin Firth (Le Journal de Bridget Jones, Kingsman Services Secrets). rôle véreux séant parfaitement à Colin Firth (Le journal de Bridget Jones, Kingsman services secrets).

Dans la droite lignée de leur père et de leur tante !
La magie du bain moussant…

C’est dans ce contexte difficile que réapparaît Mary Poppins sous les traits d’Emily Blunt (Into the Woods, Le Chasseur et la Reine des Glaces, La Fille du Train), qui va de nouveau faire rêver les enfants dont elle s’était occupée des années auparavant. Et les clins d’œil au passé pleuvent d’emblée alors qu’elle dit à Michaël qu’il a l’air d’un poisson hors de l’eau avec sa bouche ouverte pour exprimer sa surprise. L’amiral Boom est toujours là pour faire marcher son canon à chaque changement d’heure, provoquant ainsi des tremblements d’objets toujours aussi comiques dans la maison des Banks. Si Bert le ramoneur ne montre aucun signe de vie, c’est bien son disciple Jack, allumeur de réverbères ayant toujours le sourire, qui va se joindre à eux et former un sympathique duo avec Mary Poppins. D’autres personnages viennent animer le scénario, comme la cousine Topsy interprétée par Meryl Streep (Le Diable s’habille en Prada, Mamma Mia, Into the Woods), ou encore des caméos de Dick Van Dyke et Karen Dotrice, qui jouaient respectivement Bert et Jeanne en 1964.

Un spectacle très réussi !
Wilkins est prêt à tout pour obtenir les maison des Banks.

Même des années après, la magie opère toujours avec de nombreuses chansons intervenant dans un imaginaire débordant, qu’il s’agisse de l’entrée dans une baignoire à la manière d’un toboggan menant vers l’inconnu (renvoyant à l’imagination d’un enfant pendant ce moment de la journée), ou dans un tableau représentant une diligence à la roue cassée suite à une chute de ce dernier dans le monde réel. Les personnages animés se mêlent parfaitement aux prises de vues réelles avec un visuel très agréable et des chansons entraînantes comme « Royal Doulton Music Hall », « La Magie des Ballons » ou encore « Luminomagifantastique », qui fait à la fois référence au « Supercalifragilisticexpialidocious » du premier film mais également à la danse des ramoneurs, s’agissant cette fois-ci d’une composition des allumeurs de réverbères. Même le temps arrive à remonter selon la vision des Londoniens, grâce à l’ingéniosité de Mary Poppins pour faire reculer la grande aiguille de Big Ben. Un retour convaincant qui sait rappeler avec efficacité le merveilleux du film d’origine !

La désormais illustre danse des réverbères !