Home Auteurs Publication de Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
371 PUBLICATION 19 COMMENTAIRES
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

After – Chapitre 1, de Jenny Gage

0

 

Date de sortie : 17 avril 2019 (1h 46min)
Réalisateur : Jenny Gage
Acteurs principaux : Josephine Langford, Hero Fiennes-Tiffin, Dylan Arnold, Shane Paul McGhie
Genre : Thriler romantique
Nationalité : Américain
Compositeur : Justin Caine Burnett

La petite fille modèle dont le quotidien va être bouleversé…

Adapté du roman éponyme écrit par Anna Todd cinq ans plus tôt, After est un thriller romantique dans la lignée d’un Cinquante Nuances de Grey pour ses thématiques autour de l’attachement féminin à un homme dérangé et ténébreux. Débuté par une simple fanfiction sur la plateforme Wattpad, il met en scène de jeunes étudiants tout juste sortis du lycée à la recherche de leur identité affective. Josephine Langford (qui avait déjà fait une apparition dans le film I Wish) y joue Theresa Young, l’archétype de la jeune fille mignonne, timide et innocente qui débarque sur le campus universitaire au milieu de filles plus âgées et provocatrices du haut de leurs accoutrements sexy. Son petit ami Noah, interprété par Dylan Harnold (Girls Only, Halloween), fait tellement gamin et discret qu’on croirait qu’il s’agit de son frère ou d’un simple ami.

Mais qu’est-ce que je fais encore avec un looser pareil ? En plus, il est plus jeune que moi…
Pourquoi continuer à travailler alors qu’on peut sortir avec une belle tenue aguicheuse ?

Sous les traits d’Hero Fiennes-Tiffin (Tom Jédusor jeune dans Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé), Hardin Scott est quant à lui l’archétype du bad boy cherchant à se construire une réputation en séduisant un grand nombre de filles sans jamais s’attacher, ses meilleures armes étant son regard ténébreux, son arrogance provocatrice et son indispensable blouson de cuir. Évidemment, Tessa va être fortement attirée par sa personnalité pourtant si détestable et tout remettre en cause jusqu’à tromper son copain avec qui sa mère, jouée par Selma Blair (Scream 2, Sexe Intentions, Hellboy), lui avait pourtant promis un avenir tout tracé. Derrière ses airs de fausse romance édulcorée pour adolescents, le film traite de thématiques relationnelles intéressantes qui reflètent bien des maux de la société du XXIème siècle. En effet, le scénario fait se confronter deux éducations diamétralement opposées : d’une part la fille tout innocente qui croit bien faire en laissant sa mère l’ayant quasiment élevée seule) décider à sa place, et d’autre part le mec qui enchaîne les conquêtes avant de mettre fin à ses soi-disant relations par un simple claquement de doigt en s’imaginant que ça le rendra plus fort et qu’il a le pouvoir de tout contrôler.

Qui pourrait résister à un bad boy pareil !?
Rien de tel que des citations des Hauts de Hurlevent et d’Orgueil et Préjugés pour attiser l’excitation.

En parallèle de cette critique de l’état sentimental de la société actuelle, le film pose la question de la difficulté des rapports aux autres à travers l’exemple des filles en manque de sensation qui se sentent obligées de délaisser leur copain (souvent qualifié de trop gentil ou de pas assez mature comme semble l’être Noah) en préférant un bad boy tatoué qui, en apparence seulement, semble bien plus adulte et téméraire. Bien que Tessa reconnaisse avoir trahi Noah, elle le mentionne étrangement comme étant son meilleur ami, amalgame révélateur qui pose bien des questions sur la frontière entre amour et amitié (et qui pourrait même expliquer le fait qu’elle n’ait jamais eu de relations sexuelles avec ce dernier, Hardin constituant sa première expérience lors de séquences torrides qu’on ne voit qu’au cinéma). Excessivement classique, prévisible et commercial, After vaut essentiellement pour les thématiques qu’il ose illustrer à travers ses personnages.

Que serait une romance digne de ce nom sans une emblématique scène aquatique ?

Simetierre (1989) et sa suite, de Mary Lambert

0

 

L’adaptation d’origine

 

Date de sortie : 17 janvier 1990 (1h 42min)
Réalisateur : Mary Lambert
Acteurs principaux : Dale Midkiff, Denise Crosby, Fred Gwynn, Brad Greenquist
Genre : Épouvante
Nationalité : Américain
Compositeur : Elliot Goldenthal

Un cimetière tout ce qu’il y a de plus normal…

Adaptation du roman éponyme de Stephen King paru six ans plus tôt, Simetierre raconte l’histoire de la famille Creed venant s’installer dans la campagne du Maine. Près de leur maison se trouve un petit chemin menant à un cimetière d’animaux domestiques bâti sur d’anciennes terres sacrées indiennes. Le couple est composé d’une femme et d’un jeune médecin assez rigide, ainsi que de deux jeunes enfants, Gage et Ellie, et leur chat gris. La dangerosité des lieux est montrée d’emblée avec l’étroitesse de la route et les immenses camions qui y passent, le petit Gage manquant de se faire renverser en étant comme attiré par quelque chose.

« Chacun enterre ses morts. »

Leur seul voisin, le vieux Jud Crandall, renforce la mythologie macabre des lieux en racontant les origines du cimetière, mal orthographié sur la pancarte car il s’agissait de jeunes enfants qui enterraient leurs animaux écrasés. Le film traite alors du tabou du retour à la vie, avec les morts successives du chat et du jeune garçon, qui sont ressuscités grâce à un enterrement dans une arrière-zone du cimetière décorée d’une traînée de pierres comme pour mettre en scène une sorte de rite. L’évidence finit par arriver : le chat réapparaît mais avec une odeur putride et une certaine agressivité, ses yeux brillant en doré sous certains plans. La narration devient alors de plus en plus gore, en plus de l’étudiant Victor Pascow qui revient hanter l’esprit de Louis Creed avec son cerveau apparent.

Attention, chat méchant !
Chucky, le retour.

Gage revient lui-même dans la maison avec des plans suggestifs ne laissant par apparaître le haut de son corps, l’intensité du suspense étant efficacement maintenu par les musiques du film, frissonnantes grâce à l’utilisation de chœurs d’enfants. Son comportement mélangeant psychopathie et émotions infantiles rappelle en partie la figure de Chucky, sorti l’année précédente. La folie clôt brillamment ce scénario perturbé avec une nouvelle résurrection à l’orbite coagulante et une embrassade passionnelle renforçant l’envie de tuer. Un bon classique de l’épouvante !

La relation passionnelle à travers le gore !

 

 

La suite inédite

 

Date de sortie : 24 février 1993 (1h 36min)
Réalisateur : Mary Lambert
Acteurs principaux : Anthony Edwards, Edward Furlong, Clancy Brown, Jared Rushton
Genre : Épouvante
Nationalité : Américain
Compositeur : Mark Governor

Un protagoniste badass !

Dans la droite lignée de son prédécesseur, Simeterre 2 met en scène deux nouvelles familles avec une bande d’enfants vivant non loin du fameux cimetière d’animaux. Interprété par le jeune Edward Furlong, qui avait fait ses débuts avec le rôle de John Connor dans Terminator 2, Jeff Matthews emménage avec son père vétérinaire suite à la mort accidentelle de sa mère lors d’un tournage. La mise en scène de l’électrocution avec des gros plans saccadés et douteux annonce d’emblée le côté série B du film et une esthétique toujours aussi sanglante. Jeff sympathise avec Drew de la famille Gilbert, dont le beau-père Gus, joué par Clancy Brown (Highlander), utilise son statut de shérif pour se comporter de manière autoritaire, méprisante et de plus en plus violente avec ce dernier.

Coucou, tu me reconnais ?

Le film montre davantage l’histoire du point de vue des enfants, Jeff et Drew étant malmenés par un groupe de jeunes dirigés par un caïd sous les traits de Jared Rushton (Big, Chérie j’ai rétréci les Gosses), reconnaissable avec sa face insolente et sa boucle d’oreille en forme de croix. Le retour à la vie est cette fois-ci traitée de manière plus léger, mais avec un côté dramatique qui maintient son effet. Après le chien, c’est le shérif lui-même qui perd la vie avant d’être ressuscité et de devenir le principal prédateur des lieux. Il devient alors un dangereux personnage entre l’homme et le zombie, tantôt comique au point de laisser tomber le repas de sa bouche en riant, tantôt sérieux du haut de son regard un poil dérangé.

Clancy Brown, le délire incarné !
Un rendu gore qui ne faiblit pas…

Les morts et les résurrections s’enchaînent alors, avec des meurtres allant jusqu’au broiement d’un visage avec la roue tournante d’un scooter. Les perturbations des personnages sont également mis en avant, notamment grâce à des scènes de cauchemar dans lesquelles un être proche est parfois montré dans une posture à caractère sexuelle, avec le chien qui surgit au réveil, ses yeux rouges brillant dans le noir de manière inquiétante. Jeff est particulièrement marqué par la mort de sa mère, et ce jusqu’à la fin alors qu’il semble comme ensorcelé par les événements macabres, dont la réapparition de sa mère dans une attitude défiant toute apparence. Une suite classique et honorable comme on en voit souvent dans le cinéma d’horreur.

« On dirait que t’es à court de munitions ;D »

 

Dumbo (2019) de Tim Burton

0

 

Date de sortie : 27 mars 2019 (1h 52min)
Réalisateur : Tim Burton
Acteurs principaux : Colin Farrell, Danny DeVito, Michael Keaton, Eva Green
Genre : Fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Danny Elfman

Un cirque dans la tourmente.

À la suite d’un Big Eyes au style particulier et d’un Miss Peregrine et les Enfants Particuliers assez peu convaincant, Tim Burton revient à ses fondamentaux avec son traitement habituel d’une créature repoussée par tous pour ses difformités. Il choisit pour cela la figure de Dumbo, popularisée par Walt Disney pas moins de soixante-dix-huit ans auparavant, dont il reprend l’intrigue tout en enrichissant le background par sa touche personnelle. Ce retour aux sources est notamment marqué par le retour de deux de ses anciens acteurs fétiches qui ne s’étaient pas retrouvés sur un même tournage depuis le chef-d’œuvre Batman Returns : Michael Keaton (Beetlejuice, Batman) dans le rôle de V.A. Vandevere, businessman opportuniste cherchant à racheter le cirque en difficulté par tous les moyens, et Danny DeVito (Mars Attacks, Big Fish) dans le rôle du propriétaire Max Medici.

Dumbo particulièrement attendrissant.
Michael Keaton toujours magistral dans ses rôles les plus véreux.

Tim Burton reprend également Eva Green (Dark Shadows, Miss Peregrine et les Enfants Particuliers) pour jouer la trapéziste Colette Marchant accompagnant Vandevere afin de dompter Dumbo. Mais c’est pourtant bien Colin Farrell (Dans l’Ombre de Mary, Les Proies, Les Veuves) qui est mentionné en premier pour son interprétation d’Holt Farrier, un soldat veuf de retour de la guerre et père de deux jeunes enfants travaillant dans le cirque. Si madame Jumbo accouche cette fois-ci réellement de son petit, on trouve surtout de nombreuses similitudes avec l’histoire d’origine, à commencer par le regard et les barrissements terriblement tristes de Dumbo, qui provoque une émotion autrement plus intense que chez son modèle.

Cette esthétique de regard torturé terriblement réussie !
La prestance d’Eva Green à nulle autre pareille.

Et tandis qu’il commence à voler bien plus rapidement, le scénario ne s’arrête pas là et continue de plus belle avec l’arrivée de Vandevere, dont la moustache et la mèche semblent montrer qu’il s’agit d’une caricature de Walter Elias Disney en plus du cynisme dont le personnage fait preuve. Si Timothée est bien présent sous forme de petite souris qui ne parle pas et reconnaissable avec son accoutrement rouge, ce sont surtout les deux enfants qui sortent le petit éléphant de sa solitude. Le casting est enrichi d’un banquier joué par Alan Arkin (Edward aux Mains d’Argent) aux soldes de Vandevere et de plusieurs personnages d’une troupe bien solidaire, dont un Hindou sous les traits de Roshan Seth (Indiana Jones et le Temple Maudit, Street Fighter L’Ultime Combat).

Pour l’amour d’un petit animal.
Des retrouvailles fracassantes !

Tim Burton renoue avec son savoir-faire d’antan : l’ambiance se veut bien plus sombre et grave que dans le film de 1941, avec un accent particulièrement mis sur le rejet de l’être différent, rappelant d’autant plus son cachet du début des années 1990. L’inversion des rôles d’adjuvant et d’antagoniste entre Michael Keaton et Danny deVito est d’autant plus surprenante que les mélodies de Danny Elfman subliment encore plus le côté fantastique de l’œuvre. Seul bémol : le film reste encore trop gentillet et il aurait été appréciable que le scénario reste tragique jusqu’au bout, pour marquer encore plus le fatalisme du personnage à la manière d’un Edward ou d’un Pingouin. Une très belle revalorisation de ce grand classique par un réalisateur de talent !

 

Dumbo (1941) de Ben Sharpsteen

0

 

Date de sortie : 23 octobre 1941 (1h 04min)
Réalisateur : Ben Sharpsteen
Doubleurs français : Camille Guérini, Maurice Nasil, Zappy Max, Germaine Kerjean
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeurs : Ned Washington (paroles), Frank Churchill et Oliver Wallace (musique), Edward H. Plumb (orchestrations)

La fameuse légende des cigognes livreuses de bébés…

Quatrième classique d’animation Disney, Dumbo reprend le concept du Vilain Petit Canard avec un éléphanteau raillé par ses semblables pour la grandeur anormale de ses oreilles. Basé sur le roman pour enfants éponyme d’Helen Aberson paru deux ans plus tôt, sa production avait été engagée dans l’idée de compenser les faibles recettes de ses deux prédécesseurs, Pinocchio et Fantasia, pourtant tellement adulés des années plus tard, ce qui explique sa brièveté (64 minutes), la simplicité de son scénario et le sentiment d’inachevé qu’il peut laisser après un visionnage complet. L’histoire prend place en Floride, alors que des cigognes livrent leurs bébés aux animaux d’un cirque. Mais une éléphante, madame Jumbo, ne reçoit le sien qu’après le départ du cirque par une cigogne égarée, pour encore plus marquer sa différence. Moqué par les autres mères, il est rapidement surnommé Dumbo, assimilant le nom de sa mère avec l’adjectif « dumb », qui signifie « stupide » en anglais. Rapidement séparé de cette dernière, il est alors confronté seul au reste du monde, ce qui n’est pas sans rappeler le personnage de Babar, jeune éléphant apparu dix ans plus tôt ayant des problématiques similaires.

« Mon tout petit… »
Sans aucun doute la recherche de contact la plus touchante du scénario.

La tristesse est sans doute le sentiment le plus marqué au souvenir d’une telle œuvre. Symbolisée à elle seule par la chanson « Mon tout petit », elle pointe du doigt la bêtise des gens dans la norme incapables d’accepter les personnes différentes, notamment en ce qui concerne les handicaps physiques. Si elle atteint son paroxysme avec l’emprisonnement de la mère de Dumbo dans un wagon suite à la soi-disant folie dont elle a fait preuve en cherchant à la protéger, la joie et la lumière sont bien plus présentes dans le reste du film, notamment à travers d’autres chansons comme « Voici le messager » et « Voir voler un éléphant ». Sorte de quête initiatique, le film montre d’abord les pérégrinations de son héros pour mieux le voir réussir en se servant de son prétendu handicap comme un atout pour devenir l’animal numéro un des spectacles du cirque. Dumbo prend notamment confiance en sa capacité à voler grâce à la symbolique de la plume, dont son ami la souris Timothée se sert pour l’aider à oser.

Un air de Stromboli ?
Toute ressemblance avec un fameux personnage de la future Boîte à Musique serait fortuite.

D’autres passages plus graves font également la qualité du film, comme la chanson « On doit dresser le chapiteau », mais surtout « La marche des éléphants », avec ses animaux roses et difformes sortis tout droit d’un effet de drogue. Si Dumbo rejoint Pinocchio sur ces deux derniers points (le personnage allié servant de  conscience et la consommation nocive qui fait tourner la tête), il s’en rapproche également par sa narration atypique et le sentiment d’œuvre inachevée qu’il peut laisser derrière lui. Car oui, le film est vraiment court et se termine façon très happy end dès lors que Dumbo apprend à voler, ce qui est d’autant plus dommage car c’est à partir de ce passage-là que commence son réel potentiel, comme l’a d’ailleurs très bien compris le remake live de Tim Burton. S’il est loin de faire partie des meilleurs disneys parmi les longs métrages animés numérotés, il figure parmi les plus emblématiques et représentatifs d’une époque contemporaine à la seconde guerre mondiale où tout restait encore à faire au niveau de l’animation.

« Voir voler un éléphant ! »

After.Life, d’Agnieszka Wojtowicz-Vosloo

0

Date de sortie : 18 juillet 2012 (1h 44min)
Réalisateur : Agnieszka Wojtowicz-Vosloo
Acteurs principaux : Christina Ricci, Liam Neeson, Justin Long, Chandler Canterbury
Genre : Thriller horrifique
Nationalité : Américain
Compositeur : Paul Haslinger

Christina Ricci au cœur de son élément.

Réalisé par l’américano-polonaise Agnieszka Wojtowicz-Vosloo, After.Life est un thriller horrifique qui se veut dérangeant en parlant du passage de la vie à la mort d’une manière particulière. Sous les traits de Christina Ricci (La Famille Addams, Casper, Monster), Anna subit un accident de voiture et se réveille dans une étrange pièce où un mystérieux personnage interprété par Liam Neeson (Kingdom of Heaven, Batman Begins, Taken) recoud ses blessures et maquille son visage pour la préparer à son enterrement. Ne croyant pas à sa mort, elle tente de trouver un moyen de comprendre la situation et de fuir du funérarium tandis que le directeur lui fait savoir qu’il est le seul à la voir bouger et à pouvoir communiquer avec elle. Pendant ce temps, son fiancé Paul, joué par Justin Long (Die Hard 4, Jusqu’en Enfer, La Conspiration), ne parvient pas non plus à croire à la situation et mène sa propre enquête.

« Il faut vous faire belle pour votre enterrement… »
« Tuer… mais serais-je déjà morte ? »

À la fois macabre et fantastique, After.Life oscille entre passages de la vie réelle et séquences paranormales avec quelques plans à glacer le sang. Sans égaler les classiques du genre, l’intrigue sait tenir en haleine et immerger le spectateur dans un univers glauque qui semble pourtant bien réel. Le duo créé par Christina Ricci et Liam Neeson fonctionne parfaitement grâce aux au grand talent des deux acteurs. À la manière d’un Shutter Island, le film cherche à faire douter à chaque instant de la situation. Anna est-elle réellement morte ou cherche-t-on à lui faire croire pour mieux se servir d’elle ? Le fait que Paul l’entende parfois très légèrement quand elle s’exprime de loin tendrait à dire que oui, rien n’étant moins sûr…

« C’est l’image qu’ils garderont de vous… »

 

Captain Marvel, d’Anna Boden et de Ryan Fleck

0

 

Date de sortie : 6 mars 2019 (2h 04min)
Réalisateur : Anna Boden et Ryan Fleck
Acteurs principaux : Brie Larson, Samuel Jackson, Jude Law, Ben Mendelsohn
Genre : Super-héros, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Pinar Toprak

Chercher à faire impressionnant avec une technique vue et revue…

Personnage à l’identité tumultueuse issu de la compagnie éponyme, Captain Marvel a été le nom de plusieurs personnages dans les comics et c’est l’histoire de Carol Danvers, interprétée par Brie Larson (Scott Pilgrim, Le Château de Verre, Kong Skull Island), que les réalisateurs ont choisi de raconter. Le film commence d’emblée avec une héroïne possédant déjà ses pouvoirs, son background étant dévoilé bien plus tard à l’aide d’un flashback. On trouve Nick Fury toujours joué par Samuel Jackson (Kong Skull Island, Les Indestructibles 2, Glass), le commandant de la Starforce sous les traits de Jude Law (Spy, Le Roi Arthur La Légende d’Excalibur, Les Animaux Fantastiques 2) ainsi qu’à la tête de la race des Skrulls, le dangereux Talos interprété par Ben Mendelsohn (Rogue One, Ready Player One, Robin des Bois). Le premier écueil du film est sa concentration sur la guerre entre les Krees et les Skrulls, ces derniers ayant un design à peine meilleur que celui de Piccolo dans Dragon Ball Evolution, avec une écriture banale et des personnages manquant fortement d’originalité et de charisme.

Quoi de mieux qu’un chat pour amuser la galerie quand la narration n’est pas à la hauteur ?
Un air de Satan Petit Cœur dans Dragon Ball Evolution

Si l’affiche du film claque plutôt pas mal, Brie Larson manque de dynamisme et n’a pas une personnalité assez forte pour rendre son personnage suffisamment intéressant, là où Gal Gadot est clairement à la hauteur côté DC malgré un film Wonder Woman relativement mainstream. Le scénario de Captain Marvel manque d’intérêt et son univers ressemble à une imitation au rabais de classiques comme Star Wars, ou Mass Effect côté jeux vidéo. La technique n’a rien d’exceptionnel et l’humour laisse vraiment à désirer, mention spéciale au chat qui se balade façon vidéo YouTube random pour tout à coup dévorer ce qu’il y a en face en faisant sortir des tentacules de sa tête. Et ce n’est pas le fort sympathique hommage à Stan Lee dans le générique du film qui va le sauver de la médiocrité…

Tu les aimes, mes lentilles volcan achetées à La Fête Pétillante ?

 

Sang Froid, d’Hans Petter Moland

0

 

Date de sortie : 27 février 2019 (1h 59min)
Réalisateur : Hans Petter Moland
Acteurs principaux : Liam Neeson, Tom Bateman, Tom Jackson, Emmy Rossum
Genre : Thriller, action
Nationalité : Norvégien
Compositeur : George Fenton

C’est un peu la routine à Kehoe, à part les meurtres affichés sur des panneaux on a rarement des problèmes dans la région !

Remake du film norvégien Refroidis du même réalisateur et sorti cinq ans plus tôt, Sang Froid est un thriller action prenant place dans une station de ski du Colorado dans laquelle Nels Coxman, interprété par Liam Neeson (After.Life, The Passenger, Les Veuves), mène une vie tranquille comme conducteur de chasse-neige avec sa femme et son fils. Du moins jusqu’à ce que Viking, un baron de la drogue joué par le charismatique Tom Bateman, ait l’excellente idée de faire assassiner le fils de Coxman, impliqué dans des affaires illicites, sans savoir qu’il avait à faire à l’acteur principal de Taken, Sans Identité et Non-Stop. Menant son enquête pour retrouver le responsable, il entreprend alors de démanteler tout le cartel de Viking façon Kill Bill.

Viking, quel meilleur nom de code pour le grand caïd du coin !

La narration autour des morts s’en trouve assez stylée, chaque défunt ayant son nom et son surnom (du style Limbo, Santa, Dante et Speedo) inscrits en blanc sous fond noir accompagnés d’une petite musique au ton ironique. Tandis que les associés de Viking disparaissent les uns après les autres, ce dernier renforce ses défenses et mène un véritable bras de fer face à Coxman, allant même jusqu’à liquider le tueur à gage envoyé par ce dernier alors qu’il venait de le trahir en lui donnant des informations. Terriblement prenant, le film est efficacement rythmé entre séquences d’action musclées et scènes mettant en avant le duo de policiers joués par John Doman (Falcone dans la série Gotham) et Emmy Rossum (Mystic River, Le Fantôme de l’Opéra, Dragon Ball Evolution).

Là où Liam Neeson passe, les méchants trépassent !
Substitution de la perte d’un fils par un autre…

Une bande indienne commandée par le charismatique Tom Jackson sévit également pour se venger des affronts portés par le cartel de Viking. Si la violence est largement présente entre les décapitations, les cadavres jetés dans une cascade et les visages en sang après avoir subi plusieurs coups, le ton parfois décalé dégage un certain comique de l’ensemble. Avec sa narration inspirée des meilleurs films de Tarantino et son cachet particulier offert par les meurtres dans des paysages enneigés, Sang Froid est une véritable réussite dans son scénario et dans son action bien punchy avec un Liam Neeson toujours en grande forme !

Un tueur à gage pour venir à bout du grand baron de la drogue ? Mon œil…

 

Escape Game, d’Adam Robitel

0

 

Date de sortie : 27 février 2019
Réalisateur : Adam Ronitel
Acteurs principaux : Taylor Russell McKenzie, Logan Miller, Deborah Ann Woll, Nik Dodani
Genre : Thriller horrifique
Nationalité : Américain
Compositeurs : Brian Tyler et John Carey

Thriller horrifique inspiré de films comme Cube (lui-même ayant inspiré les escape games repris ici au cinéma), Escape Game met en scène six personnes très différentes dans une résolution de plusieurs puzzles successifs bien plus dangereux que ce qui leur avait été annoncé. La narration fait le choix de montrer d’emblée la dernière épreuve pour annoncer la couleur avec un seul participant restant, joué par le jeune Logan Miller qui était déjà apparu dans la saison 7 de la série The Walking Dead. Taylor Russell McKenzie y incarne une jeune fille isolée et très intellectuelle, et Deborah Ann Woll une ancienne de l’armée avec d’importantes capacités physiques.

Les autres personnages font ressortir les archétypes d’un homme égoïste qui a tendance à se servir des autres, d’un homme plus âgé baraqué mais pas très futé, et d’un jeune geek qui parle tout le temps et qui se prend au jeu à fond même quand il a failli finir brûlé vif. Très classique mais bien réalisé, le film enchaîne les différentes situations dans plusieurs pièces renfermant une énigme et sa solution. De la salle d’attente au bar renversé en passant par la cabane et le glacier, les personnages évoluent de plus en plus difficilement et se méfient les uns des autres tandis qu’ils tombent un à un. Malgré une avancée dans des lieux de plus en plus improbables, le scénario reste réaliste et crédible, avec un jeu d’acteur tout à fait correct.

Il part cependant très loin sur la fin avec l’imagination d’un test d’une mystérieuse organisation qui se sert des gens comme cobayes. On aurait apprécié un final moins cliché, et des personnages aux capacités plus réalistes, Zoey s’avérant être une véritable warrior dans son maniement de plusieurs armes, en plus d’être insupportable quand elle cherche à tout casser en criant. L’épilogue frise le complotisme et les nouvelles aventures annoncées pourraient bien s’engouffrer dans du purement commercial alors que le film aurait pu se suffire à lui-même avec le choix d’un final mieux réfléchi. Un film correct et tout juste divertissant.

Ralph 2.0, de Rich Moore et Phil Johnston

0

 

Date de sortie : 21 novembre 2018 (États-Unis), 13 février 2019 (France)
Réalisateurs : Rich Moore, Phil Johnston
Doubleurs français : François-Xavier Demaison, Dorothée Pousséo, Audrey Sourdive, Jonathan Cohen
Genre : Animation, Science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Henry Jackman

Le monde magique d’Internet !!

Six ans après leur première aventure, Ralph La Casse et Vanellope sont de retour dans un deuxième film qui les emmène directement dans les fins fonds d’Internet. Cette dernière ayant provoqué le déboitement du volant de la borne de Sugar Rush en empruntant un passage secret creusé par Ralph pour casser la routine, ils partent à la recherche d’une pièce de rechange sans se rendre compte du maelström dans lequel ils s’engagent. Le titre français parle de lui-même avec un 2.0 renvoyant aux mises à jour informatiques que subissent les logiciels du XXIème siècle, tout comme le titre original Ralph Breaks the Internet qui annonce les virus à venir, bien plus ravageurs que les bugs du premier film.

Un moteur de recherche aux algorithmes fous !
Une course poursuite digne des meilleurs GTA !

Toujours aussi soigné et attachant, l’univers fait très futuriste avec de multiples chemins aérés pour imaginer le cœur d’Internet. De nombreux bâtiments représentent des sites connus avec des noms parfois modifiés pour l’occasion. On trouve par exemple Amazon, Google, YouTube, Facebook, Meetic, Snapchat ou encore eBay, là où le duo cherche à se rendre pour acheter le volant. L’humour est toujours très présent entre le moteur de recherche qui imagine plein de résultats sur une simple onomatopée prononcée par Ralph et les deux héros qui enchérissent comme des fous sur le volant sans comprendre qu’ils vont devoir le payer. On trouve aussi des personnages omniprésents faisant de la publicité pour qu’on clique sur leur lien, ainsi qu’un gamin qui hurle en voyant le lapin devenir obèse puis éclater après avoir engouffré plein de pancakes dans son jeu sur tablette.

Une jolie mise en abyme avec toutes ces princesses.

 

Les difficultés d’une amitié proche…

Le scénario emmène le duo dans de nouveaux univers, comme celui de Disney où Vanellope rencontre les princesses connues qui doivent se changer régulièrement pour apparaître lors de tests de personnalité essayés par des utilisateurs, après une scène assez drôle où elles passent en revue de nombreux clichés, conduisant même notre héroïne à prononcer une chanson un peu plus tard. Les deux héros traversent également un univers urbain où Vanellope se livre à une course folle face à Shank, jeune femme charismatique à qui Gal Gadot (Wonder Woman dans les films DC) a prêté ses traits, et qui va vite devenir son amie au détriment de Ralph.

Même les moins sympathiques ont droit à de sacrées touches d’humour !

Les thèmes de la jalousie et du manque de confiance en soi sont ainsi traités, la faille de Ralph étant alors exploitée par un virus pour créer de nombreux clones de lui cherchant à se ruer sur Vanellope avant de saccager tout l’Internet en ne formant qu’une seule et même créature géante. En plus d’une action très prenante soutenue par une technique à la pointe, Ralph 2.0 dénonce en plus les dérives que peuvent entraîner un tel réseau, comme l’avait déjà fait Ready Player One un an plus tôt. Et ce jusqu’à la scène post-générique où le gamin sur sa tablette se plaint qu’une séquence de la bande-annonce n’est finalement pas présente dans Ralph 2.0. Une suite de grande qualité !

Robin des Bois La Rébellion, de Nicholas Winter

0

Date de sortie : 5 novembre 2018 (Royaume-Uni), 15 décembre 2018 (France)
Réalisateur : Nicholas Winter
Acteurs principaux :  Ben Freeman, Marie Everett, James Oliver Wheatley, James Groom
Genre : Aventure
Nationalité : Britannique
Compositeur : non communiqué

Robin ne plaisante pas !

Parallèlement à la réécriture de Robin des Bois réalisée par Otto Bathurst, une autre version arrive du Royaume Uni directement en vidéo. Assez classique de prime abord, le film a l’originalité de se dérouler essentiellement dans le château de Nottingham, alors que Robin tente de secourir Marianne accompagné de Petit Jean et de Will l’Écarlate. La trame se compose de plusieurs séquences d’infiltration dans des décors corrects mais assez cheap, tout comme l’extérieur du château fait terriblement classique et peu entretenu. Si le film se laisse regarder, on croirait en fait un téléfilm qui ne se prend pas totalement au sérieux, avec un montage parfois expéditif, une mise en scène simpliste et des situations qui font sourire.

Marianne plus rebelle que jamais !
Guy de Gisbourne est prêt à tout pour se venger !

Sous ses faux airs d’Alexandre Astier, Ben Freeman incarne un Robin assez désinvolte, qui hésite parfois à employer la manière forte tout en ayant des répliques qui semblent tout droit sorties de Sacré Robin des Bois : « – Vous avez volé ce qui ne vous appartenait pas ! – C’est le principe du vol ! ». Déjà apparue dans Seven Sisters, Marie Everett incarne une Marianne tout aussi rebelle qui n’hésite pas à ruser et à utiliser des lames pour se défendre. Si nombre de simples gardes se font battre bêtement par des alliés de Robin pourtant pas plus guerriers que ça, les principaux antagonistes respirent carrément le ridicule dans leurs affrontements.

Le charisme incarné !
Gisbourne et les flèches en pleine poitrine, une grande histoire d’amour !

Guérissant miraculeusement de sa première flèche reçue en pleine poitrine, Guy de Gisbourne revient par exemple au château en restant complètement nu pendant plusieurs minutes, revendiquant des choses à son frère tout en tenant son engin. Le shérif de Nottingham empile quant à lui les clichés du méchant avec des regards vifs faisant les gros yeux, et surtout de nombreuses menaces dignes d’un prince immature voulant faire souffrir tout le monde. Le combat final est tout aussi téléphoné qu’expéditif, avec une issue qui se voit venir à des kilomètres. Une adaptation toutefois plaisante pour son originalité et son humour décalé.