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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Rollerball : les adaptations ciné de Norman Jewison et John McTiernan

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L’adaptation de 1975

Date de sortie : 25 juin 1975 (États-Unis),
12 novembre 1975 (France)

Réalisateur : Norman Jewison
Acteurs principaux : James Caan, John Houseman, Maud Adams, John Beck
Genre : Action, science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : André Previn

Souriez, vous êtes filmé !

Classique des années 1970 préfigurant des concepts comme celui du Running Man, Rollerball dépeint une société futuriste où les cadres ont remplacé les hommes politiques dans la direction d’un nouvel ordre mondial, censé offrir un confort matériel inégalé à tous. Les guerres étant terminées, un jeu dangereux est inventé par les cartels afin de satisfaire les pulsions violentes de l’humanité. Le rollerball consiste à confronter deux équipes de joueurs se déplaçant en roller ou à moto sur une piste circulaire entourée d’un public. Munis de casques de football américain, ces derniers doivent s’emparer d’une balle de métal et la jeter dans un unique panier aimanté pour marquer des points.

Un véritable sport d’équipe.
Quand les motos s’en mêlent…

Jonathan E, le capitaine de Houston interprété par James Caan (Le Parrain, Le Solitaire, L’Effaceur), brise le tabou de cette dystopie (« Le jeu est plus grand que le joueur. ») en faisant en sorte que les vedettes individuelles ne durent pas en survivant à des matches disputés avec de moins en moins de règles. Sa popularité devenant gênante, le dirigeant Bartholomew fait pression en lui demandant de se retirer avant les deux derniers matches, prévus contre Tokyo et New York. Ne l’entendant pas de cette oreille, et ayant déjà perdu sa femme par le passé, Jonathan refuse que l’annonce de son retrait soit diffusée et met au défi Bartholomew en participant aux matches, plus ou moins soutenu par Maud Adams (L’Homme au Pistolet d’Or, Octopussy), qui semble remplacer sa femme.

C’est le face à face !
Les risques du métier…

Le concept du rollerball est très intéressant et montre que c’est surtout la violence des coups portés aux joueurs adverses qui extasie le public, les matches devenant de plus en plus dangereux avec des membres ensanglantés et des joueurs blessés voire neutralisés. La tentative de background autour des matches reste assez soporifique à cause du rythme relativement lent, les deux heures de film se trouvant bien trop longues. Le mystère autour du personnage reste bien mieux réussi, rien de plus n’étant dévoilé sur la disparition de sa femme et le scénario s’arrêtant net à la fin du match. Un film correct bien que vieillissant.

Un stade en pleine ébullition !

 

L’adaptation de 2002

Date de sortie : 8 février 2002 (États-Unis),
13 mars 2002 (France)

Réalisateur : John McTiernan
Acteurs principaux : Chris Klein, Jean Reno, LL Cool J, Rebecca Romijin
Genre : Action, science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Éric Serra

Un trio d’anthologie !

Remake du film de Norman Jewison, ce nouveau Rollerball prend le parti pris narratif opposé de son modèle en cherchant à en mettre plein la vue avec de la musique forte, de la vitesse à tout va et des joueurs avec du maquillage et des coiffures à faire trembler les pires caïds de Mad Max. Comme un certain nombre de films des années 2000 qui cherchent à attirer le plus grand nombre avec des couleurs flashy et des femmes à la poitrine généreuse y compris seins nus, le résultat est très moyen. Le trio de protagonistes laisse déjà pas mal à désirer entre Chris Klein (American Pie), le rappeur LL Cool J (Peur Bleue, Charlie et ses Drôles de Dames, NCIS) et Rebecca Romijin (Mystique dans la première trilogie X-Men). Et ce n’est pas Jean Reno (Les Visiteurs, Léon, Wasabi) qui va sauver l’honneur avec son rôle de mafieux et son doublage russe qui laisse autant à désirer que son jeu d’acteur très moyen.

« Vodka ! Vodka, ha ha !! »
Une violence absolument inouïe !

Le scénario subit quelques modifications avec un Jonathan cette fois-ci encouragé à continuer de faire le spectacle pour la richesse d’Alexi Petrovitch, le créateur du rollerball, qui va bien sûr faire intervenir des joueurs de plus en plus impitoyables et dangereux pour obtenir des rebondissements. Si le film n’a plus grand-chose de futuriste étant donné qu’il se déroule en 2005, la réalisation finit d’achever la crédibilité de son propos avec pas mal de scènes manquant de clarté, une vitesse mal gérée, un passage de nuit à l’image très médiocre éclairée par un lightshot comme si la caméra existait dans le film, et une violence largement édulcorée malgré quelques gerbes de sang réussies sur la fin. Sans surprise, le remake se permet de montrer ce que le film d’origine avait laissé en suspens : Jonathan qui va se venger du méchant après sa victoire. Si seulement ça n’avait pas été monté n’importe comment avec plusieurs ralentis, de courtes ellipses et un héros qui peine à devenir charismatique avec du sang plein la figure. Si John McTiernan (Predator, Piège de Cristal, Last Action Hero) nous avait habitué à beaucoup mieux que ça, c’est parce que ses réalisations n’avaient encore jamais été charcutés par ses désaccords avec les producteurs et la vision qu’il comptait donner au film.

Tony Hawk’s Pro Skater ?

Red Sparrow, de Francis Lawrence

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Date de sortie : 28 février 2018 (Belgique, Indonésie, …), 4 avril 2018 (France)
Réalisateur : Francis Lawrence
Acteurs principaux : Jennifer Lawrence, Joel Edgerton, Matthias Schoenaerts, Charlotte Rampling
Genre : Thriller, espionnage
Nationalité : Américain
Compositeur : James Newton Howard

 

L’art n’est qu’un prétexte.

Adapté du roman éponyme de Jason Matthews, Red Sparrow est un thriller d’espionnage dans lequel Jennifer Lawrence (Joy, Passengers, Mother !) incarne une jeune danseuse étoile du nom de Dominika, dont la carrière se brise après que son partenaire du Bolchoï lui casse accidentellement le tibia lors d’une représentation. Pour continuer de subvenir aux besoins de sa mère, son oncle Ivan lui propose de travailler pour le service de renseignement extérieur, qui a succédé à la première direction du KGB depuis la chute de l’URSS. Il l’inscrit alors à l’école des moineaux, où de jeunes recrues apprennent à utiliser leurs charmes et leurs corps comme des armes de séduction afin d’obtenir des renseignements sur des ennemis de la patrie. Elle reçoit alors les instructions de la très rigide Matron, interprétée par Charlotte Rampling (Basic Instinct 2, Assassin’s Creed, Benedetta), dans une violence parfois humiliante où les jeunes femmes sont amenées à réaliser toutes sortes de pratiques sexuelles devant les autres afin de se faire valoir. D’autres personnalités comme le mystérieux général Korchnoi, joué par Jeremy Irons (Faux-Semblants, Appaloosa, Batman V Superman), semblent veiller à ce que chaque recrue soit utilisée comme la maison l’entend.

La séduction, arme fatale…
La reine dans le palais des courants d’air.

Alors que Dominika doit séduire et extorquer un agent infiltré de la CIA interprété par Joel Edgerton (Star Wars II et III, The Thing 2011, It comes at Night) en utilisant un faux nom, elle met au point une stratégie afin de se retourner contre ses véritables ennemis. Mené avec brio pendant plus de deux heures, le scénario est assez solide et maintient une bonne intrigue entre manipulation et sauvagerie. La violence elle tellement représentée qu’elle fait partie intégrante de l’esthétique du film avec beaucoup de sang qui coule, des meurtres impitoyables (étranglement à la ficelle, coups aux outils tranchants, torture) et une brutalité sexuelle bien marquée. Le fait qu’un scénario se déroulant en Russie soit mis en scène par des Américains peut toutefois laisser penser que cette violence contient sa part de caricature. Mais malgré une histoire assez classique, sa complexité tire son épingle du jeu et Red Sparrow se veut très réussi, Jennifer Lawrence arborant une fois de plus une incroyable prestance.

Piéger ou être piégée…

L’Empereur de Paris, de Jean-François Richet

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Date de sortie : 19 décembre 2018 (1h 50min)
Réalisateurs : Jean-François Richet
Acteurs principaux : Vincent Cassel, Freya Mavor, Auguste Diehl, Fabrice Luchini, Olga Kurylenko
Genre : Policier, historique
Nationalité : Français
Compositeurs : Marco Beltrami et Marcus Trumpp

« Il n’y aura jamais qu’un seul Empereur… »

Après le diptyque Mesrine et Un Moment d’Égarement, Jean-François Richet reprend Vincent Cassel dans un policier sur l’illustre Eugène-François Vidocq, dix-sept ans après l’adaptation mettant en scène Gérard Depardieu. Loin de l’enquête du précédent film, L’Empereur de Paris raconte le parcours atypique de l’ex-bagnard voulant aider la police pour racheter son passé à l’époque napoléonienne. Alors qu’il se lie à une jeune femme jouée par la talentueuse Freya Mavor, il se fait reconnaître par un policier sous les traits de Denis Ménochet et n’a d’autre choix que suivre les ordres du chef de la sûreté et du ministre de la police, interprété par Fabrice Luchini (PROFS, Le Bossu, Astérix et Obélix au Service de Sa Majesté), afin d’obtenir une grâce. On le charge alors de retrouver le dénommé Maillard, dont la troupe s’amuse à torturer des gens dans les bas-fonds parisiens.

Action haletante aux armes à feu
Confrontation entre deux hommes

La reconstitution de Paris au début du XIXème siècle est remarquable, avec une photographie éclatante et des costumes très convaincants. Vidocq est charismatique avec ses pattes et son regard glaçant, muni d’une veste et d’un haut-de-forme. Jouée par Olga Kurylenko (Hitman, Quantum of Solace, Max Payne), la baronne de Giverny respire la bourgeoisie et symbolise à elle seule la puissance qu’une femme peut obtenir et exploitant son charme et ses formes généreuses. Si le scénario de L’Empereur de Paris s’avère assez simple, la réalisation est fortement stylée et les événements amènent à une conclusion intéressante dans laquelle Vidocq est amené à affronter un ancien camarade. Un parcours unique efficacement mis en valeur dans un film au cachet historique très appréciable !

« Servir votre pays, ou bien rester dans l’ombre et la médiocrité : il va vous falloir choisir, Vicocq ! »

Robin des Bois (2010) de Ridley Scott

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Date de sortie : 12 mai 2010 (2h 20min)
Réalisateur : Ridley Scott
Acteurs principaux : Russell Crowe, Cate Blanchett, Marc Strong, Léa Seydoux
Genre : Aventure, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Marc Streitenfeld

Un vrai maître étalon !

Près de vingt ans après Robin des Bois Prince des Voleurs, une nouvelle adaptation sérieuse des aventures du célèbre héros médiéval voit le jour sous l’objectif de Ridley Scott (Alien Le Huitième Passager, House of Gucci, Napoléon), qui reprend Russell Crowe dans un rôle principal après des films comme Gladiator, American Gangster et Mensonges d’État. Bien plus axé guerre et plus violent qu’à l’accoutumée, le film commence in medias res alors que l’ici nommé Robin Longstride déserte l’armée anglaise suite à la mort de Richard Cœur de Lion, réalité historique souvent éludée dans les autres adaptations. Ce n’est qu’en récupérant l’épée d’un certain Robert Locksley qu’il emprunte son nom et le remplace purement et simplement aux yeux du père de ce dernier, interprété par Max von Sydow (L’Exorciste, Flash Gordon, Shutter Island), en se rendant près de Nottingham. Il devient alors le nouveau mari de sa fille Marianne, jouée par Cate Blanchett (Le Seigneur des Anneaux, Babel, L’Étrange Histoire de Benjamin Button), afin d’éviter qu’elle ne perde ses possessions.

Le roi Jean et sa femme, imperturbables…
L’impitoyable Godefroy

L’autre partie du scénario se passe à Londres, tandis que Robin ramène la couronne de son fils décédé à Aliénor d’Aquitaine, nommant alors comme nouveau roi d’Angleterre son autre fils Jean, sous les traits d’Oscar Isaac (Mensonges d’État, Sucker Punch, Drive). Sa jeune femme Isabelle d’Angoulême est jouée par Léa Seydoux, trois ans avant son obtention de la Palme d’Or pour La Vie d’Adèle. Si le shérif de Nottingham a un rôle très secondaire et si Guy de Gisbourne est purement et simplement absent, le roi Jean a un nouveau bras droit qui se charge pour lui de prélever le plus de taxes possibles. Dénommé Godefroy et interprété par Mark Strong (Mensonges d’État, Sherlock Holmes, Kick-Ass), il se révèle comme le principal antagoniste du scénario en tant qu’espion des Français complotant de son côté.

Qui tirera le plus vite ?
Une flèche décisive…

Si Russel Crowe n’est pas aussi magistral que dans Gladiator, il joue un Robin plus cérébral faisant oralement promettre au roi Jean la rédaction d’une charte garantissant davantage de liberté pour ses sujets et une production selon leurs besoins, en référence à la Grand Charte de 1215. Les compagnons de la forêt de Sherwood font quelques apparitions, avec des personnages habituels comme Petit Jean, Frère Tuck et Will l’Écarlate. /!\ SPOILERS /!\ Les scènes d’action sont très classiques mais avec quelques passages marquants, comme le décochement de flèche au ralenti qui vient se glisser dans la gorge de Godefroy en pleine course sur son cheval. Alors que le roi Jean refuse finalement de signer la charte et déclare Robin hors-la-loi à la toute fin du film, on comprend alors que Ridley Scott a réalisé un préquel de l’histoire habituelle, et c’est tout à son honneur pour un film qui parvient à tenir en haleine pendant près de 2h30 malgré son classicisme.

Et Robin devint hors-la-loi !

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon, de Philippe Lacheau

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Date de sortie : 6 février 2019 (1h 45min)
Réalisateur : Philippe Lacheau
Acteurs principaux : Philippe Lacheau, Élodie Fontan, Kamel Guenfoud, Tarek Boudali, Julien Arruti, Didier Bourdon
Genre : Comédie, action
Nationalité : Français
Compositeurs : Michael Tordjman et Maxime Desprez

Dans la chaleur de la nuit…

Bogoss !

Après avoir proposé une alternative agréable aux comédies françaises avec deux films Babysitting et Alibi.com, Philippe Lacheau s’attelle à un défi de taille : réaliser une adaptation live du manga City Hunter (plus connu sous le nom de Nicky Larson par chez nous), en se basant notamment sur le dessin animé et l’humour dégagé par sa version française, plus de quinze ans après les adaptations hongkongaises mettant respectivement en scène Jackie Chan et Michael Chow. Revêtant lui-même le costume du célèbre détective, il confie le rôle de Laura Maroni à sa compagne Élodie Fontan, et celui de Mammouth à Kamel Guenfoud pour sa première apparition au cinéma. Le scénario de Nicky Larson et le Parfum de Cupidon place le célèbre détective face à un drôle de personnage incarné par Didier Bourdon (Les Inconnus, Les Trois Frères, Madame Irma), qui lui demande de protéger une fragrance provoquant à tous ceux qui la sentent une attirance irrésistible envers son porteur.

Didier Bourdon, le sérieux incarné.
Pour y croire, il suffit de l’essayer…

Mais alors que Nicky se fait asperger pour un test, la mallette qui contient le précieux et son vaccin est malencontreusement échangée avec une autre : le duo doit alors rapidement retrouver le voleur, joué par Julien Arruti, car les effets deviennent irréversibles après quarante-huit heures et Nicky commence à avoir une attirance vraiment gênante envers son client. Tarek Boudali interprète quant à lui une victime du parfum qui suit Laura absolument partout, et vient plus d’une fois en aide au duo malgré tout. La séquence d’introduction annonce la couleur avec une bonne vieille baston entre Nicky et Mammouth en plein hôpital, un homme nu alité étant placé stratégiquement au centre avec un pistolet près de son entrejambe. Les scènes d’action sont dynamisées par des plans efficaces et des bruitages claquants, tandis que l’humour se veut d’emblée très cru avec assez peu de finesse (si Nicky s’est emparé du pistolet, qu’a donc pu attraper Mammouth !?) comme bien souvent dans les comédies françaises.

« – T’as vraiment un problème avec les femmes hein ! – Je vois pas de quoi tu parles… »
Que serait un tireur d’élite sans son sniper…

Si on se prête à rire plus d’une fois avec les running-gags qui s’enchaînent, Nicky a un peu trop tendance à regarder la moindre fille au loin en petite tenue, en pleine séance de sport ou avec les seins qui rebondissent. Ce caractère du personnage était indispensable, mais les plans un peu trop suggestifs et pas toujours très fins se multiplient très rapidement et ont tendance à vulgariser l’humour de l’œuvre. Heureusement, ce genre de séquence s’estompe sur la seconde moitié du film pour laisser place à davantage d’action (avec une très bonne utilisation de l’effet de ralenti) et de dramatique. Le désir de bien faire habité par Philippe Lacheau se ressent de bout en bout, à commencer par la grande ressemblance des trois personnages principaux, le réalisateur étant même allé jusqu’à faire de la musculation pour endosser la carrure de Nicky. La fidélité à l’œuvre d’origine ne fait nulle doute avec le flash-back montrant le meurtre de son ancien coéquipier Tony Marconi, ou encore la présence du lieutenant Hélène Lamberti.

L’immanquable maillet aux cent tonnes…

… le mal est toujours puni !!

Toute ressemblance avec un faciès de Double Dragon le film serait fortuite…

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon concrétise également l’apparition de nombreuses personnalités françaises lors de courtes scènes. On trouve l’ancien kickboxeur Jérôme Le Banner comme homme de main du méchant, Gérard Jugnot en psychologue qui fait passer des tests à Nicky alors que lui-même semble s’adonner à de drôles de pratiques, Audrey Lamy en mère irresponsable, Dorothée comme hôtesse dans un aéroport et même Vincent Ropion, le doubleur français de Nicky Larson. Pamela Anderson a quant à elle un rôle d’une certaine importance dans la seconde moitié du film, avec un humour toujours aussi salace. En plus de cela, de nombreux clins d’œil à l’œuvre d’origine et son époque sont présents. Pêle-mêle : le tableau d’un chevalier sur un zodiac, Laura qui explose Nicky avec un maillet géant sous un fond uni, le méchant qui demande au duo de lâcher ses armes pour qu’il n’y ait « pas de bobo », une balle qui laisse une cicatrice sur la joue de Nicky en frôlant son visage, ou encore la mention des restaurants végétariens (qui remplacent les love hôtels dans la version occidentale de l’animé).

Il en perd sa moumoute le Mammouth !!
Si même Pamela Anderson ne peut résister…

Lors d’une séquence d’action, Nicky s’empare d’une arme à feu attachée au porte-jarretelles de Laura en balayant sa robe, et quitte une bande de malfrats après les avoir mis KO en leur disant « salut les musclés », en référence au sitcom mettant en scène les membres du groupe de musique. Jean-Paul Césari, chanteur du générique français de l’époque, est même présent lorsque les héros arrivent dans un club et murmure les paroles d’une manière plus posée, laissant place à une superbe ambiance nostalgique. La superbe musique « Footsteps » est directement reprise lors d’une séquence d’action pendant laquelle Nicky se défait de ses ravisseurs, les mains liées et attaché dans les airs, et qui a la particularité d’être filmée en vue subjective.

Nicky Larson ne craint personne !
Les excuses des dessous sont toujours les meilleures !

Le plaisir de retrouver les codes de l’animé se poursuit jusqu’à la présence de la petite mélodie « Get Wild » tout à la fin, tandis que Laura poursuit une nouvelle fois Nicky avec l’image qui se fige et s’éloigne peu à peu. Si l’on peut reprocher son trop-plein d’humour gras à Nicky Larson et le Parfum de Cupidon et regretter l’absence d’autres clins d’œil de la VF du dessin animé (les boulettes pour les balles, les voix ridicules des méchants, les vieux prénoms type Robert, Roger, Raoul et André, il en perd sa moumoute le Mammouth), Philippe Lacheau réussit son pari pour la deuxième adaptation française d’un manga en film live, déjà précédé par le Crying Freeman de Christophe Gans, sorti en 1996.

Des séquences d’action bien rythmées !

Sacré Robin des Bois, de Mel Brooks

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Date de sortie : 15 décembre 1993 (1h 44min)
Réalisateur : Mel Brooks
Acteurs principaux : Cary Elwes, Amy Yasbeck, Roger Rees, Richard Lewis
Genre : Comédie, aventure
Nationalité : Américain
Compositeur : Hummie Mann

L’homme qui tire plus de flèches que son ombre.

Parodie de l’univers de Robin des Bois se basant notamment sur le film de Kevin Reynolds sorti deux ans plus tôt, Sacré Robin des Bois synthétise tout le savoir-faire de Mel Brooks (La Folle Histoire du Monde, Dracula Mort et Heureux de l’Être) dans un film tournant totalement en dérision la légende du célèbre héros médiéval. Il est ici incarné par le talentueux Cary Elwes (Hot Shots, Dracula, Menteur Menteur) et est doublé par le non moins superbe Emmanuel Curtil, voix française de Jim Carrey. Malgré pas mal de traits d’humour lourdingues, le comique est suffisamment bien construit pour faire perdurer ce film comme un classique des années 1990.

« On dirait bien que la maison a été saccagée… »
Combat titanesque contre Petit Jean !!

Les personnages ne se prennent vraiment pas au sérieux, comme le shérif de Rottengham qui se fait souvent ridiculiser en plus de mélanger ses mots, et le prince Jean avec son air bête et sa mouche qui change plusieurs fois de place sur son visage. Jouée par Amy Yasbeck (Pretty Woman, Junior le Terrible, The Mask), Lady Marianne chante dans son bain comme une princesse Disney et porte une culotte en métal avec une serrure dont seul son élu aurait la clé (« Si vous restez trop dans cette baignoire, notre matériel va rouiller. »).

« Atchoo ? À vos souhaits ! »
Le charismatique Prince Jean et son bras droit !

Certains passages parodient plus directement Robin des Bois, Prince des Voleurs : incarné par Dave Chappelle, qui signe ici son premier rôle au cinéma, l’allié musulman de Robin s’appelle Atchoo (auquel on lui répond plusieurs fois « À vos souhaits ! ») ; la sorcière Latrine (dont la famille s’appelait « Chiotte » les siècles précédents) est encore plus laide et abêtie ; Robin fait même directement référence à Kevin Costner quand il affirme que contrairement à son prédécesseur, il ne danse pas avec les loups.

« La bannnnnde de mecs en coooollants ! »
« Oui, mais seulement mon corps, vous n’aurez jamais ni mon âme, ni mon esprit, ni mon cœur ! »

D’autres font également écho à Mel Brooks. Jouant lui-même le personnage du rabbin, il lance un clin d’œil à une de ses chansons des années 1980 en disant à Richard Cœur de Lion que c’est bon d’être roi. Lorsque Robin nomme Atchoo comme le nouveau shérif, ce dernier fait référence au film Le Shérif est en Prison, également réalisé par Mel Brooks, en disant que ça a bien marché. Le film Les Blancs ne Savent pas Sauter est même cité quand Robin se rate en voulant sauter sur son cheval. Sacré Robin des Bois s’inscrit comme une des meilleures adaptations cinématographiques du personnage !

« Disons-leur au revoir, mais pas adieux car nous les reverrons dans Robin des Bois 2 ! »

Robin des Bois Prince des Voleurs, de Kevin Reynolds

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Date de sortie : 14 juin 1991 (Amérique du Nord), 7 août 1991 (France)
Réalisateur : Kevin Reynolds
Acteurs principaux : Kevin Costner, Morgan Freeman, Alan Rickman, Mary Elizabeth Mastrantonio
Genre : Aventure
Nationalité : Américain
Compositeur : Michael Kamen

Bogoss !

Suite au succès de films à l’effigie de héros comme le Batman de Tim Burton et le Dick Tracy de Warren Beatty, Warner Bros. choisit de réadapter la légende de Robin des Bois en confiant le projet à Kevin Reynolds (Une Bringue d’Enfer, La Bête de Guerre). Le personnage ayant été écarté depuis l’adaptation de 1938 pour son soi-disant reflet du communisme en pleine Guerre Froide, le nouveau film se veut plus sombre et violent qu’à l’accoutumée. Brillamment incarné par Kevin Kostner (Les Incorruptibles, Danse avec les Loups), Robin est ici considéré selon une version moins habituelle de la légende, où il est décrit comme un brigand. Robin des Bois Prince des Voleurs commence d’ailleurs alors qu’il se trouve en prison quelque part au Moyen-Orient pendant les croisades.

Un duo des plus efficaces.
La présence du shérif n’augure jamais rien de bon.

Après son retour en Angleterre avec son codétenu musulman Azeem, créé à l’occasion pour symboliser l’entente entre les diverses cultures dans le monde et joué par Morgan Freeman (Seven, Le Collectionneur, Le Masque de l’Araignée), il découvre son château ravagé et est amené à se racheter afin de déjouer le complot du shérif de Nottingham, interprété par Alan Rickman (Die Hard Piège de Cristal, Harry Potter, Le Parfum). Ce dernier est secondé par le charismatique Guy de Gisbourne, sous les traits de Michael Wincott (The Crow, Alien La Résurrection, Seraphim Falls). À noter que le prince Jean, bien que mentionné, est bel et bien absent du film.

La classe incarnée !
Impressionner la demoiselle…

Classique acclamé du début des années 1990, Robin des Bois Prince des Voleurs vaut surtout pour l’interprétation de Kevin Costner et quelques scènes comme le combat contre Petit Jean, les pièges de la forêt par les amis de Robin et sa timide romance avec Marian, jouée par Mary Elizabeth Mastrantonio (Scarface, Abyss). On peut cependant regretter que Guy de Gisbourne disparaisse si vite, que le shérif n’ait pas plus de charisme que ça et que le combat final ne soit pas particulièrement claquant. Remis sur le devant de la scène, le personnage sera alors de nombreuses fois réutilisé au cinéma, à commencer par la géniale parodie de Mel Brooks : Sacré Robin des Bois !

Casse-Noisette et les Quatre Royaumes, de Joe Johnston et Lasse Hallström

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Date de sortie : 31 octobre 2018 (Espagne, Italie, …), 28 novembre 2018 (France)
Réalisateurs : Joe Johnston et Lasse Hallström
Acteurs principaux : Mackenzie Foy, Jayden Fowora-Knight, Keira Knightley
Genre : Fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : James Newton Howard

Toute ressemblance avec un autre univers…

Réinterprétation cinématographique du célèbre ballet de Tchaïkovski par Lasse Hallström et Joe Johnston (Richard au Pays des Livres Magiques, Jumanji, Captain America First Avenger), Casse-Noisette et les Quatre Royaumes est un film fantastique se déroulant la veille de Noël dans lequel Clara, une jeune adolescente qui vient de perdre sa mère, suit un fil d’or qui l’emmène dans un univers féérique sous la neige. Interprétée par Mackenzie Foy (Twilight Révélation, Conjuring, Interstellar), elle poursuit une souris détenant la clé qui ouvre le petit coffre contenant un cadeau que sa mère lui avait laissé. Elle fait la connaissance des souverains de trois royaumes et est mise en garde contre le dernier, où a été bannie l’étrange mère Gingembre.

Joué par Jayden Fowora-Knight (Ready Player One), le soldat Casse-Noisette l’accompagne dans ses péripéties pour restaurer l’harmonie des royaumes sous la direction de la bien trop gentillette fée Dragée, sous les traits de Keira Knightley (Pirates des Caraïbes, Imitation Game, Girls Only). Si l’arrivée dans un univers enneigé a de quoi rappeler Le Monde de Narnia, l’ambiance y est beaucoup plus calme et chaleureuse, avec de jolies couleurs et de nombreuses musiques issues du ballet. Le scénario est assez convenu et plutôt prévisible dans son déroulement, mais l’animation est de qualité et les décors offrent un panorama très agréable comme Disney sait le faire. Un conte de Noël qui fait le job !

Mowgli, d’Andy Serkis

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Date de sortie : 7 décembre 2018 (1h 44min)
Réalisateur : Andy Serkis
Acteurs principaux : Rohan Chand, Christian Bale, Benedict Cumberbatch, Cate Blanchett
Genre : Aventure
Nationalité : Américain
Compositeur : Nitin Sawhney

 

Deux ans après le film live de Disney, c’est Netflix qui remet le couvert du Livre de la Jungle avec un nouveau film sobrement appelé Mowgli. Élevé par une meute de loups, l’enfant va cette fois-ci devoir prouver sa valeur à travers une épreuve et affronter ses origines humaines. La performance capture est ici utilisée pour transposer les expressions des acteurs sur des animaux entièrement numériques. Ainsi, Christian Bale prête ses traits à Bagheera, Benedict Cumberbatch à Shere Kahn, Andy Serkis à Baloo, Cate Blanchett à Kaa et Naomie Harris à la louve Nisha. S’il n’est pas aisé de reconnaître les traits des acteurs, le rendu est convaincant et la photographie générale est tout à fait réussie. Le plus intéressant reste le chemin emprunté par le scénario, qui s’autorise des éléments faisant toute la singularité du film.

« Nous devons les regarder dans les yeux, pour que leur âme ne parte jamais seule… »

Les lois de la jungle sont efficacement mises en avant par une narration au moins aussi sombre que celle du disney live, et assez violente comme en témoignent les nombreuses marques sanglantes laissées par les affrontements. /!\ SPOILERS /!\ D’autre part, Mowgli doit effectuer une course avec les autres loups en échappant à Bagheera pour prouver qu’il mérite de faire partie de la meute, et son échec l’amenant à se rendre au village des hommes pour gagner leur confiance. L’utilisation de feu est également considérée comme de la magie noire selon les dires de l’hyène accompagnant Shere Kahn, Mowgli se voyant alors banni de sa famille animale tandis qu’il s’en était servi pour repousser le tigre.

C’est finalement au village des hommes qu’il perfectionne ses techniques de combat, après avoir été raillé par les autres enfants quand il était en cage. Pire encore, alors qu’il refuse d’aller défendre les loups face à Shere Kahn, c’est là qu’il découvre les instruments de chasse des hommes, avec des plans sur le dépeçage des animaux et la tête arrachée de son ami louveteau. Les éléphants jouent un rôle plus discret en offrant leur aide à Mowgli quand il ramène un morceau de défense arraché à leur meneur. Les singes sont cette fois-ci dirigé par Shere Kahn (le roi Louie étant absent du film), et c’est étrangement Kaa (avec une voix féminine tout aussi mystique que chez Disney) qui sauve Mowgli et lui permet d’avancer grâce à sa vision particulière. Un bon film qui apporte sa part à l’édifice !

Shere Kahn n’est jamais loin…

Les Aventures de Robin des Bois, de Michael Curtiz et William Keighley

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Date de sortie : 14 mai 1938 (États-Unis), 24 novembre 1938 (France)
Réalisateurs : Michael Curtis et William Keighley
Acteurs principaux : Errol Flynn, Olivia de Havilland, Basil Rathbone, Claude Rains
Genre : Aventure, capes et épées
Nationalité : Américain
Compositeur : Erich Wolfgang Korngold

À Lucie Raynard et Romane Zwart,
avec qui j’ai eu le plaisir de partager ce projet en Master.

Emballé, c’est pesé !

Œuvre culte de l’âge d’or d’Hollywood, Les Aventures de Robin des Bois fait partie des premiers films où a été utilisé le Technicolor, avant Le Magicien d’Or et Autant en Emporte le Vent. Réalisé par Michael Curtiz (Capitaine Blood, La Charge de la Brigade Légère, Le Prince et le Pauvre) et William Keighley, il fait partie des adaptations de Robin des Bois les plus emblématiques de l’histoire du cinéma. Michael Curtiz a d’ailleurs mis en scène de nombreux acteurs habitués à ses films, à commencer par un Robin interprété par Errol Flynn, présent dans les trois films cités du réalisateur. On trouve aussi Olivia de Havilland (Capitaine Blood, Autant en Emporte le Vent) dans le rôle de Lady Marian, Basil Rathbone (Roméo et Juliette, Le fils de Frankenstein, Sherlock Holmes) pour Guy de Gisbourne, Claude Rains (Le Prince et le Pauvre, Casablanca, Le Fantôme de l’Opéra) pour le Prince Jean, et même Alan Hale pour Petit Jean, lui qui avait déjà participé au Robin des Bois de 1922.

Un affrontement titanesque !!
Incorrigible séduction…

Le scénario suit un déroulement classique que l’on découvre dans plusieurs adaptations. En 1191, le roi Richard Cœur de Lion est fait prisonnier alors en pleine croisade. Son frère le Prince Jean, plutôt que payer une rançon, prend sa place sur le trône d’Angleterre et impose un gouvernement impitoyable envers les pauvres, épaulé par son bras droit Guy de Gisbourne, principal antagoniste du film. Et c’est évidemment le jeune Robin de Locksley qui va organiser une révolte, qu’il annonce d’ailleurs officiellement alors qu’il est invité à un banquet au château du roi avec une détermination sans pareille, laissant place à une des meilleures scènes de combat à l’épée du film. Dans la forêt de Sherwood, il est aidé par ses habituels alliés Frère Tuck, Will l’Écarlate, et surtout Petit Jean suite à un affrontement assez comique sur le petit pont au-dessus du ruisseau dans lequel Robin tombe avant d’éclater de rire.

Que serait un héros sans femme à embrasser !
Un duel final haletant !

Malgré les années, le film se regarde aisément et alterne avec efficacité les séquences comiques, sérieuses et romantiques. On se plaît à voir Lady Marian en totale admiration devant Robin, au point de manger un morceau de viande comme il le fait avec les mains, et de se laisser approcher et embrasser tandis qu’il s’introduit clandestinement par la fenêtre de sa chambre. Errol Flynn interprète un Robin charismatique, et tout aussi agaçant qu’habile dans sa manière de s’imposer dans toutes sortes de situations. Il démontre ses talents d’archer lors d’un tournoi où il tranche une flèche en deux en visant pile au centre de la cible, et ses réelles capacités d’escrimeur durant le combat final au château. Avec de nombreux moments culte, dont le mariage final marquant le retour du roi Richard, Les Aventures de Robin des Bois sut s’imposer comme un grand classique du film de capes et d’épées des années 1930 !

Richard de retour d’entre les morts !