Willow, de Ron Howard

 

Date de sortie : 14 décembre 1988 (2h 06min)
Réalisateur : Ron Howard
Acteurs principaux : Warwick Davis, Val Kilmer, Joanne Whalley, Jean Marsh
Genre : Aventure, Fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : James Horner

Un protagoniste d’emblée attachant.

Grand classique de l’aventure fantastique de la fin des années 1980, Willow est né de la collaboration entre Ron Howard (réalisateur de Splash, Cocoon) et George Lucas (scénariste des trilogies Star Wars et Indiana Jones) quinze ans après American Graffiti, dans lequel le premier jouait sous l’objectif du second. Très inspiré de monuments de l’heroic fantasy comme Le Seigneur des Anneaux, il présente un univers habité par différents peuples à commencer par les Nelwyns, de petits êtres similaires à des nains. Willow est l’un d’entre eux, et c’est le talentueux Warwick Davis qui lui prête ses traits après son rôle d’Ewok dans Le Retour du Jedi et de gobelin dans Labyrinthe, également coproduit par George Lucas. Les humains y sont appelés les Daikinis et dirigés par la terrible reine Bavmorda, jouée par Jean Marsh (Oz, un monde extraordinaire). Les Brownies, quant à eux, sont de petits êtres de quelques centimètres servant essentiellement de duo comique.

Val Kilmer dans un univers d’heroic fantasy, qui l’eût cru !
Franjean et Rool, des Minipouss par comme les autres !

Le scénario tourne autour d’une prophétie annonçant qu’un bébé viendra détrôner la reine, ce qui provoque la traque de tous les bébés du royaume. L’un d’eux passe évidemment à la trappe et se retrouve échoué près de là où vit la famille de Willow, qui se voit alors chargé de le ramener aux Daikinis pour ne pas mettre son village en danger. Il est rapidement aidé par Madmartigan, un jeune rebelle interprété par Val Kilmer, qui signe son premier rôle phare après avoir été remarqué dans Top Gun deux ans plus tôt. Le casting comporte également la fille de la reine Sorsha, jouée par la jeune Joanne Whalley, chargée de retrouver le bébé, ainsi que le général Kael sous les traits de Pat Roach (Indiana Jones et le temple maudit, Conan le destructeur, Kalidor), dont le masque en forme de crâne a pu inspirer celui de Shao Kahn de la saga de jeux vidéo Mortal Kombat.

Choose your destiny !
Une romance prévisible qui sait rester touchante.

L’aventure est rapidement dépaysante avec de superbes panoramas en extérieur, le tournage ayant eu lieu au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande, sublimés par la bande originale composée par James Horner (Cocoon, Aliens le retour, Le nom de la rose). S’ils peuvent paraître particulièrement vieillissants aujourd’hui, les effets spéciaux montrant les changements de forme et la transformation du troll en dragon à deux têtes étaient pourtant à la pointe en 1988 grâce aux prouesses de la société Industrial Light & Magic, permettant ainsi une grande avancée dans la technologie du morphing. Le film convainc pourtant moins que prévu au box-office et reçoit des critiques très mitigées avant de remporter le Saturn Award des meilleurs costumes ainsi que plusieurs nominations, dont les Oscars du meilleur montage sonore et des meilleurs effets visuels. Comme de nombreux films incompris à leur sortie, c’est avec le temps que Willow obtient son statut de classique de l’heroic fantaisy.

Emmanuel Delextrat

Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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