Date de sortie : 27 septembre 2023 (1h 53min)
Réalisateur : Luc Besson
Acteurs principaux : Caleb Landry Jones, Lincoln Powell, Jonica T. Gibbs, Christopher Denham, Clemens Schick
Genre : Drame
Nationalité : Français
Compositeur : Éric Serra
Scénariste : Luc Besson
Sociétés de production : Luc Besson Production, Ondamax Films et EuropaCorp
Budget : 20 millions d’euros

 

Partout où il y a un malheureux, Dieu envoie un chien

 

Un protagoniste profondément humain.

Drame psychologique réalisé par Luc Besson (Malavita, Lucy, Anna), DogMan est l’occasion d’un retour aux sources pour le réalisateur, qui choisit à nouveau de centrer son propos sur un personnage au ban de la société. Interprété par le talentueux Caleb Landry Jones (X-Men Le Commencement, Antiviral, Get Out), Douglas Munrow a en effet été violenté durant son enfance et jeté avec des chiens en cage par son père, sous les traits de Clemens Schick (Casino Royale, Largo Winch 2, Point Break). Ayant finalement trouvé du réconfort parmi ses bêtes, il mène une vie de marginal en se travestissant pour le cabaret dans lequel il se plaît à chanter chaque vendredi soir.

« Les enfants prennent l’affection où ils la trouvent. »
Des séquences pouvant rappeler les dialogues entre Clarice Starling et Hannibal Lecter dans Le Silence des Agneaux.

Plusieurs fois arrêté pour suspicion de meurtres, il est consulté par une psychiatre jouée par Jonica T. Gibbs, le film procédant alors à de nombreux flashbacks qui dévoilent le vécu du protagoniste, de sa paralysie au règlement de compte avec la mafia en passant par son interprétation magistrale de « La Foule » d’Edith Piaf. Loin des clichés sur les drag queens, l’épatante interprétation de Caleb Landry Jones rend son personnage touchant sur toute la durée du film, notamment lors de sa romance avec la chanteuse Salma Bailey, brillamment incarnée par Grace Palma.

Des situations abracadabrantes.
« J’ai toujours adoré me travestir : c’est ce qu’on fait quand on ne sait pas vraiment qui on est, n’est-ce pas ? »

Film aux tonalités sombres et mélancoliques, DogMan dispose d’une qualité d’écriture qui renforce l’intérêt de ses personnages jusqu’à des rôles secondaires comme l’assureur Ackerman, joué par Christopher Denham (Shutter Island, Argo, Oppenheimer). Tandis que le long métrage baigne dans la religion, la violence se veut tout aussi marquée sous des compositions toujours plus intenses. Malgré une fin un peu trop classique qui aurait mérité une plus grande brutalité, DogMan se démarque assez largement des autres films de son époque grâce au talent de son acteur principal, rappelant à la fois Le Silence des Agneaux pour les interrogatoires en prison ainsi qu’Orange Mécanique et Joker pour le faciès et la personnalité de Douglas.

« Autant que je sache, les chiens n’ont qu’un seul défaut : ils ont confiance en l’homme. »

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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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