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Karate Tiger
les prémices

Date de sortie : 2 mai 1986 (États-Unis),
7 mai 1988 (France)

Réalisateur : Corey Yuen
Acteurs principaux : Kurt McKinney, Kim Tai Chung, Jean-Claude Van Damme, Kathie Sileno, Kent Lipham
Genre : Arts martiaux
Nationalité : Américain
Compositeurs : Jeff Danna et Akira Yamaoka
Scénaristes : Corey Yuen, Keith W. Strandberg et Sheldon Lettich
Sociétés de production : New World Pictures, Balcor Film Investors, Seasonal Film Corporation
Budget : 250 000
 dollars

Une classe inégélable !

Réalisé par Corey Yuen (Ninja Warriors, Le Sens du Devoir 2, La Légende de Fong Sai-yuk), chorégraphe de plusieurs classiques avec Jet Li et Jason Statham, Karate Tiger est le film qui a commencé à faire connaître Jean-Claude Van Damme dans les années 80 malgré des apparitions totalisant à peine dix minutes. Il y incarne Ivan le Rouge, personnage froid et implacable rappelant celui de Dolph Lundgren dans Rocky IV, rattaché à un cartel qui cherche à s’approprier un club de karaté dirigé par le père de Jason, jeune protagoniste interprété par Kurt McKinney.

Jason, le véritable protagoniste.
Quand Bruce Lee himself vient t’apprendre à te perfectionner.

Battu par Ivan sans réussir à protéger le dojo, Jason cherche à prendre sa revanche malgré son père qui renonce à se battre après s’être fait casser la jambe. Reclus dans une maison abandonnée, il est alors entraîné par une apparition de Bruce Lee sous les traits de Kim Tai-chung, qui l’avait déjà incarné dans Le Jeu de la Mort et sa suite. Les clins d’œil au Petit Dragon sont d’ailleurs nombreux entre le héros qui va sur sa tombe, les posters affichés au mur et ses enchaînements sur l’emblématique mannequin de bois.

Van Damme imperturbable.
L’affrontement que tout le monde attendait !

Bercé par des musiques qui surviennent en pleine scène, le film flirte également pas mal avec la série B avec ses querelles entre jeunes rythmées par des insultes d’époque comme « bouboule », « gros plein de soupe » ou encore « retourne donc à tes chinoiseries ». Malgré un très mauvais doublage à l’accent russe totalement surfait, Jean-Claude Van Damme y apparaît charismatique avec son costard blanc et son célèbre grand écart sur les cordes du ring. Largement inspiré de classiques comme Rocky et Karate Kid, Karate Tiger s’impose comme un film très plaisant dont les combats principaux sont joliment chorégraphiés.

 

Bloodsport
la révélation

Date de sortie : 29 avril 1988 (États-Unis),
27 juillet 1988 (France)

Réalisateur : Newt Arnold
Acteurs principaux : Jean-Claude Van Damme, Bolo Yeung, Roy Chiao, Donald Gibb, Forest Whitaker, Norman Burton, Michel Qissi
Genre : Arts martiaux
Nationalité : Américain
Compositeur : Paul Hertzog
Scénaristes : Christopher Cosby, Mel Friedman, Sheldon Lettich
Société de production : Golan-Globus
Budget : 1,5 millions de
dollars

Un personnage au background touchant.

Premier film d’envergure avec Jean-Claude Van Damme suite à son apparition dans Karate Tiger, Bloodsport place ce dernier dans la peau de Frank Dux, pratiquant du ninjutsu souhaitant participer à un tournoi hongkongais pour honorer ce que lui a appris son maître Senzo Tanaka, interprété par Roy Chiao (Le Jeu de la Mort, Indiana Jones et le Temple Maudit, Le Retour du Chinois). Tandis qu’il sympathise avec un certain Ray Jackson sous les traits de Donald Gibb (Les Tronches, Conan le Barbare, Bloodsport II), les clins d’œil à la pop culture commencent à se montrer avec leur partie de Karate Champ, jeu de combat des futurs développeurs de Double Dragon.

Un entraînement des plus classiques.
Un duo de choc !

Alors qu’il se lie à une jeune journaliste curieuse des activités dans les bas-fonds de la ville, il est recherché pour désertion par deux policiers joués par Forest Whitaker (La Couleur de l’Argent, Platoon, Good Morning Vietnam) et Norman Burton (La Planète des Singes, Les Diamants sont Éternels, La Tour Infernale). L’essentiel du scénario se concentre sur les principaux combats du Kumite avec une palette de personnages intéressants dont le tenant du titre Chong Li, incarné par Bolo Yeung (Opération Dragon, Le Flic de Hong-Kong 3, L’Héritier de la Violence), souvent filmé en contreplongée pour le rendre plus imposant. Bloodsport marque également la première rencontre entre Van Damme Michel Qissi, qu’il recroise dans Kickboxer et Full Contact.

kellymagovern: Bloodsport (1988)
« Bien joué, mais une brique ne rend jamais les coups ! »
De très jolis panoramas.

Chorégraphié par le véritable Frank Dux, les combats sont rythmés par des ralentis efficaces et de puissantes attaques montrées plusieurs fois d’affilée, comme l’emblématique coup de pied sauté circulaire de l’acteur principal. Son coup de poing dans l’entrejambe précédé d’un grand écart est notamment repris par le personnage de Johnny Cage dans le jeu vidéo Mortal Kombat, Linden Ashby infligeant exactement le même coup à Goro dans l’adaptation de Paul W.S. Anderson. L’épreuve consistant à casser une brique a également pu inspirer Ed Boon et John Tobias pour le mini-jeu « Test your might ».

Bolo Yeung au sommet de sa forme !
Bloodsport van damme GIF sur GIFER - par Dalen
Un gif devenu mythique !

Charismatiques au point de largement se démarquer des autres personnages, Frank Dux et Chong Li se livrent alors un duel sans merci qui débute avant même le tournoi, Bolo Yeung ayant en effet tendance à provoquer Van Damme en lui lançant plusieurs répliques similaires à celles de Bruce Lee dans Opération Dragon. Le film vaut également pour sa bande-son entraînante, dont « Fight to Survive » et « On my Own – Alone » interprétées par Stan Bush. D’abord paru directement en vidéo, Bloodsport est un tel succès qu’il sort finalement au cinéma et propulse la carrière de Jean-Claude Van Damme.

 

L’Arme Absolue
la dissonance

Date de sortie : 9 septembre 1988 (Portugal),
28 décembre 1988 (France)

Réalisateur : Eric Karson
Acteurs principaux : Sho Kosugi, Jean-Claude Van Damme, Kane Kosugi, Doran Clark, Bruce French
Genre : Action
Nationalité : Américain
Compositeur : Terry Plumeri
Scénaristes : Michael Gonzales et A.E. Peters
Sociétés de production : Rotecon BV et
Magus Productions
Budget : 1,5 millions de
dollars

Sur les traces d’Alerte à Malibu ?

Après le succès de Bloodsport, Jean-Claude Van Damme continue d’apparaître dans des projets réalisé en parallèle à commencer par L’Arme Absolue, film d’action dans lequel il incarne l’agent du KGB Andreï Tayelahc face à Ken Tani, agent de la CIA cherchant à récupérer une arme fortement convoitée dans un bombardier abattu au Moyen-Orient. Prenant place en pleine guerre froide à la manière du Quatrième Protocole, son scénario se montre rapidement bancal à cause d’une réalisation quelconque, d’un jeu d’acteur moyen doublé d’une VF assez caricaturale et d’une narration imprécise comportant plus d’un passage à l’intérêt limité.

Un affrontement (pas si) mémorable…
Tête de méchant level 50 !

Van Damme n’étant finalement pas si présent que ça, L’Arme Absolue est avant tout un film à l’honneur de Sho Kosugi, connu pour ses rôles de ninja dans la trilogie L’Implacable Ninja et Prière pour un Tueur. Si ce dernier se débrouille encore correctement, Van Damme est bien trop peu valorisé avec des assassinats sans saveur et des combats expéditifs, son seul passage emblématique étant celui où il lance des couteaux en se maintenant en grand écart sur deux barils. Du haut de sa petite heure et demie, le film arrive à traîner et sa fin n’est pas vraiment convaincante, le rôle du méchant séant bien mieux à Van Damme dans Karate Tiger. Un film à voir une fois pour la culture mais qui s’oublie rapidement dans sa filmographie.

 

Cyborg
la nanardise

Date de sortie : 7 avril 1989 (États-Unis),
7 juin 1989 (France)

Réalisateur : Albert Pyun
Acteurs principaux : Jean-Claude Van Damme, Vincent Klyn, Deborah Richter, Alex Daniels, Dayle Haddon, Ralf Moeller
Genre : Action, science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Kevin Bassinson
Scénariste : Albert Pyun
Sociétés de production : Golan-Globus Productions et Cannon Entertainment

Budget : moins de 500 000
dollars

Un peu de romance dans ce monde de brutes…

Après une Arme Absolue assez peu flatteuse, Jean-Claude Van Damme effectue une escale à Nanarland avec le film Cyborg sous l’objectif d’Albert Pyun (L’Épée Sauvage, L’Aventure Fantastique, Kickboxer 2). Il y incarne Gibson Rickenbacker, guerrier chargé de protéger une femme mi-humaine mi-robot dont les informations pourraient amener à un remède dans une Amérique futuriste ravagée par la peste et l’anarchie. Manque de bol : cette dernière est capturée par le terrible Fender Tremolo, chef d’une bande à la tête de redoutables guerriers incarné par Vincent Klyn (Point Break, Double Dragon).

L’influence de RoboCop !
Des combats chorégraphiés avec les pieds.

À mi-chemin entre Conan le Barbare et Mad Max, Cyborg peut difficilement être pris au sérieux tellement les personnages surjouent dans leurs cris et leurs regards à l’écran, non aidés par une réalisation qui multiplie un peu trop les coupes et les ralentis. Si l’on peut signaler la présence de Ralf Moeller (Universal Soldier, Batman & Robin, Gladiator), les personnages sont assez peu creusés malgré les flashbacks montrant le passé de Gibson alors qu’il arborait encore une chevelure digne de Harry de Dumb & Dumber. Van Damme est finalement un des seuls à être sérieux, ce qui est bien trop peu pour rendre le film suffisamment crédible.

 

Kickboxer
la confirmation

Date de sortie : 20 avril 1989 (Allemagne de l’Ouest), 2 août 1989 (France)
Réalisateurs : Mark DiSalle et David Worth
Acteurs principaux : Jean-Claude Van Damme, Michel Qissi, Dennis Alexio, Dennis Chan, Haskell Anderson, Rochelle Ashana
Genre : Action, arts martiaux
Nationalité : Américain
Compositeur : Paul Hertzog
Scénariste : Glenn Bruce
Société de production : Kings Road Entertainment

Budget : 1,5 millions de
dollars

Jean-Claude Van Damme et Dennis Alexio, véritable professionnel du kickboxing.

Alors que Jean-Claude Van Damme commence à enchaîner les films depuis Karate Tiger, il est définitivement révélé au grand public avec Kickboxer, nouveau film d’arts martiaux dans lequel il incarne Kurt Sloane, frère du champion de kickboxing Eric Sloane, qui cherche à démontrer ses capacités au-delà des frontières américaines. Le scénario prend alors place à Bangkok lors d’un combat face au redoutable Tong Pô, champion de muay-thaï interprété par Michel Qissi, qui gagne largement en charisme avec sa carrure imposante depuis son apparition dans Bloodsport.

Un maître à la hauteur de sa réputation.
Kickboxer Jean Claude Van Damme Dance [HD] on Make a GIF
L’incontournable séquence de danse !

Battu à plates coutures suite à un excès de zèle, il se retrouve paralysé à vie et Kurt décide de le venger en allant s’entraîner auprès de Xian Chow, un ermite maître en arts martiaux joué par Dennis Chan (Police Story 2, Kickboxer 2 et 3, Piège à Hong Kong). Le film est alors majoritairement rythmé par son entraînement sous les musiques de Paul Hertzog, qui était déjà à l’œuvre dans Bloodsport. Le scénario est également enrichi par le rapprochement entre Kurt et Mylee, la nièce de son maître, l’humour de son ami Winston Taylor appuyé par le doublage de Med Hondo (Rafiki dans Le Roi Lion)  et la mainmise de la mafia sur le village.

Un entraînement intensif.
« Nok su kao ! Nok su kao ! »

Chorégraphiés par Van Damme lui-même, les combats rentrent au panthéon du genre tandis que la violence se montre particulièrement marquée par un affrontement à l’ancienne avec des gants trempés dans de la résine de chanvre et du verre pilé. Rendu assez cliché par l’enlèvement d’Eric et le fait que Kurt reprenne soudainement le dessus après avoir encaissé de nombreux coups, le duel final conserve un certain charme avec des mandales bien placées et un public l’acclamant comme « Nok su kao ! ». Se démarquant suffisamment de Bloodsport, Kickboxer s’impose comme le classique qui lance plus sérieusement la carrière de Van Damme.


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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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