image header le roi lion 2

Date de sortie : 27 octobre 1998 (États-Unis), 19 février 1999 (France)
Réalisateurs : Darrell Rooney et Rob LaDuca
Doubleurs principaux : Emmanuel Curtil, Aurélia Bruno, Cédric Dumond, Élizabeth Wiener
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeur : Nick Glennie-Smith

 

Rien n’est trop haut pour toi 
Tu vaincras si tu crois !

Retrouvez les héros là où nous les aviez laissés !

Tout comme Aladdin, Le Roi Lion a eu droit à une suite directement en vidéo quelques années après sa sortie. Dans la lignée de son prédécesseur, Le Roi Lion 2 débute par la naissance du futur souverain de la Terre des Lions, dévoilé aux animaux de la savane du haut du Rocher de la Fierté lors de la sympathique chanson d’introduction « Il Vit en Toi » (reprise par Tina Turner en début de générique de fin), insistant sur la présence de Mufasa dans le cœur de son fils. Et à la surprise de tous, Simba ne donne pas naissance à un fils mais à une fille du nom de Kiara (« princesse » en swahili), twist fort intéressant pour éviter que l’histoire ne se répète à l’identique. Fougueuse et aventurière comme son père au même âge, elle se plaît à échapper à la surveillance de Timon et Pumbaa en faisant ce qui lui plaît, sans spécialement rêver de devenir reine comme le montre la chanson « Nous Sommes Un ». Si Kelly Marot (VF de Jennifer Lawrence et de Sophie Turner, Kairi dans les jeux vidéo Kingdom Hearts) lui prête sa voix d’enfant, c’est Aurélia Bruno (Tagalong dans Robin des Bois, Penny dans Les Aventures de Bernard et Bianca) qui la double une fois adulte.

Rencontre avec un inconnu : le début des ennuis…
L’esprit diabolique de Zira a concocté un plan pour en finir avec Simba.

Nouvelle héroïne de la Terre des Lions, elle va connaître des mésaventures en s’éloignant un peu trop jusqu’à tomber nez à nez avec Kovu (« cicatrice » en swahili), un autre lionceau aussi rebelle que sa crinière est noire. Alors qu’ils s’amusent ensemble sans savoir qu’ils sont surveillés, leurs mères respectives surgissent des hautes herbes pour dévoiler un conflit dont on ignorait jusque-là l’existence. En effet, il se trouve que le lionceau est le fils adoptif de Scar, et que sa mère Zira (« haine » en swahili) a été bannie avec son troupeau de lionnes pour avoir jadis juré allégeance à ce dernier, qui n’est autre que son mari. Elle est notamment accompagnée de ses deux autres enfants : l’aîné Nuka (« puanteur » en swahili), maladroit et pas très malin au point d’en devenir comique, et sa jeune sœur Vitani (« bataille » en swahili) au visage aussi maléfique que celui de sa mère. En raison du décès de Madge Sinclair (la VF de Sarabi), survenu avant que la production du Roi Lion 2 n’ait commencé, la mère de Simba n’apparaît pas dans le film, tout comme Sarafina.

 

Trahison… disgrâce…
l’esprit du mal est gravé sur sa face !

 

Une posture mémorable !

Si le premier film s’inspire largement d’Hamlet de Shakespeare, c’est à Roméo et Juliette du même auteur que Le Roi Lion 2 fait écho. Il est en effet question de deux familles rivales, les habitants de la Terre des Lions et ceux des Terres Interdites. Et une fois devenus adultes, les deux protagonistes tombent amoureux l’un de l’autre malgré la haine opposant leurs familles respectives. Côté chansons, la qualité est clairement à la baisse : on retient tout de même la noirceur de Zira dans « Mon Chant d’Espoir », mais surtout l’amertume de « L’Un des Nôtres » pour le terrible rejet qui s’abat sur Kovu alors banni de la Terre des Lions, assez bien symbolisé par la vitesse du dézoom sur Simba regardant sévèrement vers l’écran du haut du Rocher du Lion. Restent la sympathique « À Upendi » pendant laquelle Rafiki chante joyeusement l’amour aux deux tourtereaux (reprise en deuxième partie de générique de fin par Wes Madiko), ainsi que la romance de « L’Amour nous Guidera ».

Ce n’est pas vraiment ce qu’on appelle le charisme incarné…

À l’instar des suites d’Aladdin, L’Honneur de la Tribu fait partie des meilleurs prolongements des classiques Disney mais tout en souffrant d’un manque de perfectionnisme, à commencer par une animation correcte mais bien éloignée de celle utilisée au cinéma. Si les nouveaux personnages sont bien en phase avec le scénario, ils manquent clairement de charisme comparés aux autres et notamment à Scar, en plus de tomber comme un cheveu sur la soupe étant donné qu’en toute cohérence, ils auraient dû être au moins mentionnés dans le premier film. Il est également dommage que Kiara et Kovu grandissent si vite, ils n’ont pas vraiment le temps d’être développés durant leur enfance. Enfin, le fait que Kovu ne soit pas mentionné comme le fils biologique de Scar pose question étant donné leur ressemblance, tandis que l’intérêt d’un parallèle avec la théorie supposant que Mufasa et Scar ne sont pas de véritables frères semble plus que limité. Un film agréable qui prolonge efficacement le plaisir !


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Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

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