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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Resident Evil : la saga célèbre ses 25 ans

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Le grand classique de l’horreur Resident Evil atteint le quart de siècle !

À mes nombreux(ses) ami(e)s et camarades que j’ai eu la chance de connaître via toutes sortes de communautés (forums JVC, groupes Facebook, rassemblements à la Japan Expo) et avec qui je partage encore aujourd’hui de très bons moments d’échanges autour de Resident Evil !

Game Boy Advance : la portable fête ses 20 ans !

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Console impressionnante pour ses capacités similaire à celles de la Super Nintendo, la Game Boy Advance célèbre ses 20 ans avec un dossier revenant sur son longévité parsemée de bons jeux en tous genres. Entre nouvelles licences et adaptations de jeux de l’âge d’or de la 2D, Nintendo prouve une fois de plus qu’il est la référence en matière de consoles portables.

Radioactive, de Marjane Satrapi

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Date de sortie : 12 février 2020 (1h 33min)
Réalisatrice : Marjane Satrapi
Acteurs principaux : Rosamund Pike, Sam Riley, Anya Taylor-Joy
Genre : Biopic, drame
Nationalité : Britannique
Compositeurs : Evgueni Galperine et Sacha Galperine

Deux scientifiques d’exception en pleine expérience.

Adaptation du roman graphique éponyme de Lauren Redniss, Radioactive est un drame biographique racontant le parcours tumultueux de Maria Skłodowska, physicienne et chimiste polonaise plus connue sous son nom marital Marie Curie pour la découverte du radium et du polonium en 1903. Porté par Rosamund Pike (Meurs un Autre Jour, Orgueils et Préjugés, Gone Girl), le film retrace les moments clés de sa vie à commencer par la rencontre avec son futur mari Pierre Curie, joué par Sam Riley (13, Maléfique), avec qui elle s’associe pour effectuer des recherches sur la radioactivité. Déjà remarquée pour sa bande dessinée Persepolis qu’elle adapte elle-même au cinéma en 2007, Marjane Satrapi retranscrit fidèlement la Belle Époque avec de superbes plans sur la ville de Paris bercée par les musiques des frères Galperine.

Une époque (pas si) lointaine où être une femme limitait fortement la crédibilité.
Une tension très réussie pour cette scène au demeurant relativement connue.

Le portrait de Marie Curie met notamment l’accent sur les obstacles qu’elle rencontre, à commencer par des idées et découvertes difficiles à imposer au sein d’une société encore largement dominée par les hommes. Sa phobie des hôpitaux liée aux circonstances de la mort de sa mère ainsi que l’accident mortel de son mari renforcent un peu plus la dramaturgie de l’œuvre. Première femme à avoir reçu un prix Nobel et seule personne à avoir été récompensée dans deux domaines scientifiques distincts, elle voit cependant son image remise en cause par l’obsession qu’elle semble porter pour sa petite fiole verte, ainsi que par les conséquences de ses découvertes à l’émergence du XXème siècle.

Et si la radioactivité pouvait nuire à la santé ?
Irène Curie, dans la droite lignée de sa mère.

Les critiques à son encontre sont assez vives tandis que ses derniers instants lui font entrevoir les futurs désastres du monde moderne, comme la bombe larguée sur Hiroshima en 1945 et la catastrophe nucléaire de Tchernobyl de 1986. Ces répercussions négatives sont néanmoins contrastées par son important rôle de soignante durant la première guerre mondiale, et par l’implication de sa fille Irène, joliment interprétée par Anya Taylor-Joy (Glass, Les Nouveaux Mutants, Le Jeu de Dame), dont les recherches finissent par amener à la découverte de la radioactivité artificielle. Une œuvre touchante et très juste rendant hommage à une des femmes les plus influentes de son époque.

Raya et le Dernier Dragon, de Don Hall, Carlos López Estrada, Paul Briggs et John Ripa

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Date de sortie : 5 mars 2021 (États-Unis), 14 avril 2021 (France)
Réalisateurs : Don Hall, Carlos López Estrada, Paul Briggs et John Ripa
Doubleurs français : Émilie Rault, Géraldine Nakache, Frédéric Chau, Jade Phan-Gia
Genre : Animation, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : James Newton Howard
Numérotation : 127

« Depuis des générations, notre famille s’est engagée à protéger ce joyau : aujourd’hui, c’est à toi de reprendre le flambeau. »

Principalement réalisé par Don Hall (déjà derrière le reboot de Winnie l’Ourson, Les Nouveaux Héros et Vaiana La Légende du Bout du Monde), Raya et le Dernier Dragon prend place à Kumandra, un univers imaginaire inspiré par différents pays d’Asie du Sud-Est au sein duquel humains et dragons vivaient en harmonie avant que ces derniers ne disparaissent. Le royaume est divisé en cinq tribus représentant chacune la partie du corps d’un dragon : les crocs, la griffe, le dos, la queue et le cœur. Cette dernière est dirigée par le vaillant Benja, qui entraîne sa fille Raya à devenir la gardienne du joyau du dragon, seul élément pouvant repousser une force maléfique qui avait ravagé le monde cinq siècles auparavant.

Una amitié naissante illustrant la notion de confiance en plein cœur de l’intrigue.
« Nous devons choisir entre nous déchirer ou œuvrer enfin ensemble pour bâtir un monde meilleur. »

Alors préadolescente, Raya est présentée comme une héroïne droite et déterminée et se lie rapidement d’amitié avec la jeune Namaari, princesse des Crocs du Dragon, après que son père a décidé d’inviter les habitants des terres voisines afin de faire le premier pas vers une unification. Chaque tribu est ainsi présentée par l’intermédiaire de très belles séquences dessinées à la main, tranchant avec les images de synthèse tout aussi magnifiques du film. Suite à une altercation assez prévisible bien que son déclenchement puisse surprendre, le monde est de nouveau ravagé et Raya, désormais adulte, se met en quête du légendaire dernier dragon afin de restaurer l’harmonie sur la terre de Kumandra.

Déterminée à recomposer la pierre, Raya part à la recherche de chaque morceau.

 

Et Disney inventa le dragon-licorne…

Thématiques déjà utilisées dans de nombreux films d’animation comme En Avant, la confiance et l’entraide sont au cœur des valeurs prônées par le scénario. Bien que Raya fasse rapidement équipe avec le dragon d’eau Trois Francs Sisu, elle doit également s’allier avec des représentants de chaque terre afin de réunifier les peuples : Tong, un guerrier proche du Viking, Boun, un jeune garçon entrepreneur des rues, et Bébé Noi, un bébé pickpocket accompagné d’étranges petits animaux. S’ajoutent à eux Tuk Tuk, le tatou domestique de Raya qui grandit drastiquement et fait office de mascotte.

Une opposition qui sort tant bien que mal le scénario de son classicisme.

Malgré une réalisation de grande qualité et de très belles scènes de combat entre les deux sœurs ennemies, Raya et le Dernier Dragon peine à sortir du lot à cause d’une intrigue peu originale et de personnages relativement convenus, l’héroïne et Namaari étant les seules à dégager un réel charisme. Comique de temps à autre, Sisu est surtout alourdie par son doublage français et revêt davantage l’apparence d’une licorne flashy que celle d’un dragon, la volonté de faire vendre des produits dérivés dans l’ère du temps étant un peu trop affichée. Malgré la pétrification de la bande de héros qui apporte quelques secondes de noirceur, le happy end se veut un peu trop téléphoné. Il en reste un bon dessin animé qui saura ravir les plus jeunes et tout amateur des productions Disney.

La Boum 2, de Claude Pinoteau

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Date de sortie : 8 décembre 1982 (1h 43min)
Réalisateur : Claude Pinoteau
Acteurs principaux : Sophie Marceau, Pierre Cosso, Claude Brasseur, Brigitte Fossey, Denise Grey
Genre : Comédie romantique
Nationalité : Français
Compositeur : Vladimir Cosma, Cook da Books (chanson)

On croirait presque cet inconnu qu’elle dévisageait subrepticement à la toute fin du premier film…

Dans la pure tradition de son prédécesseur, La Boum 2 se déroule deux années plus tard alors que Vic, toujours jouée par Sophie Marceau, rentre en classe de seconde comme l’illustrent les incontournables Lagarde et Michard qu’elle balade dans les couloirs. Alors âgée de quinze ans et demi, elle échange par mégarde son passeport avec celui de Philippe, un jeune garçon joué par Pierre Cosso, au retour d’un voyage en Allemagne. Pratiquant la boxe française et affichant un sérieux air de beau gosse, Vic en tombe rapidement amoureuse, ce qui tombe à pic car il se trouve que ça fait déjà un an qu’elle n’est pas sortie avec un garçon ! Plus que jamais de connivence avec son arrière-petite-fille, Poupette n’en perd pas une tandis qu’elle l’encourage à déguster des sucreries en plein opéra en plus de lui donner de précieux conseils concernant son amie Pénélope (« Eh ben alors tu sors avec lui et si elle t’en veut c’est une conne ! »).

« – Bah alors c’est pas fini ? – Je t’ai jamais dit ça : avec toi c’est soit on se couche, soit on se plaque ! – Bah oui ! »
Jouer aux grandes, ou l’insouciance de la jeunesse…

La romance entre Vic et Philippe est bien sûr soulignée par une nouvelle musique lors d’un concert de rock du groupe Cook da Books. Si le film est marqué par des chansons telles que « Get It Together » et « Silverman », c’est bien « Your Eyes » qui accompagne les slows sous la mélodie romantique de Vladimir Cosma. Le plus amusant reste que « Reality », qui a fait les beaux jours du premier film, est carrément huée par les amis de Vic afin d’insister sur les modes qui se ringardisent en un rien de temps aux yeux des jeunes. Toujours aussi précoce, Samantha en vient rapidement à insulter sa sœur alors qu’elle la surprend à embrasser un garçon malgré son jeune âge (« Ben quoi j’ai treize ans j’ai le droit ! »). Le jeu des défis l’amène même à faire semblant de racoler les rues pendant trois minutes avec Vic, provoquant ainsi une bagarre de rue avec des bruitages de coups de poing particulièrement kitsch.

« T’es malade, en panne, enceinte, droguée, un coup dur : tu téléphones ! »

Le scénario traite des relations entre les adolescents d’une manière un peu plus mature que son aîné tout en conservant les inévitables jalousies entre filles (« Tu peux y aller j’en ai rien à f***** ! »), mais aussi entre Philippe et Vic lorsque cette dernière retrouve son ex pendant une soirée. Les expériences étant au cœur de la jeunesse, elle va jusqu’à ressentir une attirance envers un musicien de vingt-et-un an, sous les traits du jeune Lambert Wilson, avant de se rendre compte qu’elle a visé bien trop haut durant un repas trop ennuyeux pour elle. Dans la droite lignée de La Boum, cette suite en améliore la formule grâce à des scènes encore plus marquantes et à un scénario moins alambiqué concernant les quiproquos entre ses parents. Un césar du meilleur espoir féminin bien mérité pour la jeune Sophie Marceau, qui poursuit alors une carrière d’envergure en France puis à l’international.

Nintendo 3DS : la portable fête ses 15 ans

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Date de sortie : 26 février 2011 (Japon), 25 mars 2011 (Europe), 27 mars 2011 (Amérique du Nord)
Fabricant : Nintendo
Génération de console : Huitième
Type : Console portable
Nationalité : Japonaise
Unités vendues : 75,94 millions
Fin de production : 17 septembre 2020
Meilleure vente : Mario Kart 7 (18,92 millions)

À la mémoire de Guybrush, qui n’en finissait plus de crier son amour pour Nintendo sur les forums Resident Evil.

L’ère de la 3D relief

image line up 3ds
Un lancement timide dont Professeur Layton et le Masque des Miracles est le seul à sortir du lot.

Avec la 3DS, Nintendo entamait la huitième génération sur console portable il y a déjà 15 ans. Succédant à la DS avec une puissance comparable avec celle d’une GameCube, elle utilise la 3D stéréoscopique visible sans lunettes comme premier argument marketing. Très attendue pour ses capacités techniques, la 3DS sort au Japon le 26 février 2011 au prix de 25 000 yens et mise d’ores et déjà sur des licences connues pour son line-up. On trouve alors des jeux comme Puzzle Bobble Universe, Ridge Racer 3D, Samurai Warriors Chronicles, Pro Evolution Soccer 2011, trois variantes de Nintendogs + Cats, Super Street Fighter IV 3D Edition pourvu d’une nouvelle vue et surtout Professeur Layton et le Masque des Miracles, qui constitue le seul réel nouveau titre d’envergure du lancement. En plus d’un Combat de Géants Dinosaures 3D plus qu’anecdotique, la 3DS inclut deux logiciels préinstallés : La Guerre des Têtes, jeu de tir à la première personne en réalité augmentée développé par HAL Laboratory, ainsi que Place Mii StreetPass, qui permet aux Mii de différents utilisateurs de se rencontrer grâce aux fonctionnalités StreetPass.

La console arrive en Europe le 25 mars 2011 au prix osé de 250€, soit 100€ de plus que sa grande sœur en 2005, avec un lancement plus fourni comprenant une bonne partie du line-up japonais, seuls Combat de Géants Dinosaures 3D, Pro Evolution Soccer 2011, Professeur Layton et le Masque des Miracles et Puzzle Bobble Universe manquant à l’appel. S’ajoutent à eux le jeu de course Asphalt 3D, le jeu de stratégie au tour par tour Ghost Recon Shadow Wars ainsi que des portages de Lego Star Wars III The Clone Wars, de Madden NFL Football et des Sims 3. La sélection se démarque un peu avec Pilotwings Resort, une énième mouture de Rayman 2, un portage de Splinter Cell Chaos Theory et un Super Monkey Ball 3D qui profite des capacités gyroscopiques de la machine, également fournie avec six cartes (« ? », Mario, Link, Kirby, Samus Aran, Pikmin rouge, bleu et jaune) permettant d’utiliser la réalité augmentée. Le 27 mars 2011, la 3DS arrive en Amérique du Nord avec un line-up encore plus élargi comprenant la plupart des jeux déjà présents en plus de Steel Diver, simulation de sous-marin en vue de côté.

Le plaisir de la redécouverte !

Il faut alors attendre la période estivale pour mettre la main sur les premiers jeux intéressants, comme le sympathique Dead or Alive Dimensions, qui fait office de best-of de la saga en proposant un mode histoire récapitulatif ainsi que l’intégralité des personnages des quatre premiers épisodes. La 3D étant suffisamment puissante pour remettre au goût du jour des classiques de la Nintendo 64, The Legend of Zelda Ocarina of Time 3D s’impose comme le premier incontournable de la machine avec ses graphismes rehaussés, ses modèles affinés et son ergonomie largement améliorée grâce au double écran. Dans le même ordre d’idée, StarFox 64 3D propose de redécouvrir Lylat Wars avec une fluidité et des textures améliorées. Parallèlement, le bon côtoie le médiocre entre un Resident Evil The Mercenaries 3D qui se contente de reprendre les modes mercenaires de Resident Evil 4 et 5 pour en faire un jeu complet vendu au prix fort, et un Docteur Lautrec et les Chevaliers Oubliés qui a tout à envier à Professeur Layton.

Malgré les apparence, ce jeu n’a en fait jamais été édité en boîte.

Tandis que la ludothèque de la 3DS met du temps à se construire, les ventes de la console se trouvent mitigées à cause d’une communication maladroite auprès du grand public, ce dernier s’imaginant que la 3DS n’est autre qu’un énième modèle de la DS avec une 3D relief plutôt gadget. Le 28 juillet 2011, Nintendo décide alors une baisse historique en passant le prix de sa console à 150€. Afin de compenser les dépenses des premiers acheteurs, le programme Ambassadeur leur offre dix jeux NES et Game Boy Advance en dématérialisé : une contrepartie d’autant plus maigre que ces jeux ne sont pas facilement transposables sur une autre console. Nintendo publie ensuite gratuitement une nouvelle version de The Legend of Zelda Four Swords à l’occasion des vingt-cinq ans de la saga, avec de nouveaux niveaux au style rétro et surtout la possibilité de parcourir le jeu en solo.

Des éditions collectors pour les clients des feu magasins Score Game, la belle époque…
Initialement sorti en 2004, Cave Story trouve une seconde jeunesse sur 3DS.

Fin 2011, Nintendo commence enfin à exploiter sa mascotte avec Super Mario 3D Land, un jeu de plates-formes 3D composé de plusieurs niveaux linéaires. Dépaysant pour sa nouvelle formule, il s’avère vite répétitif et ses niveaux intéressants arrivent très tardivement. Un défaut qui sera partiellement corrigé avec Super Mario 3D World, sorti deux ans plus tard sur Wii U. Le plombier moustachu revient notamment dans Mario Kart 7, très bon épisode portable qui s’impose comme la meilleure vente de la console. En parallèle, le jeu indépendant Cave Story se fait plus largement connaître grâce à une version 3D peaufinée très agréable à parcourir. Tandis que Sega tente une nouvelle fois de ressusciter sa saga Shinobi par l’intermédiaire d’un jeu 2D inédit, le résultat s’avère plutôt mitigé et cet épisode se fait rapidement oublier.

« Dans les épisodes précédents de Resident Evil Revelations… »
De nouveaux univers Disney et une alternance bien fichue entre les dimensions de Sora et de Riku.

L’année 2012 se veut déjà bien plus radieuse pour la nouvelle portable de Nintendo, tout d’abord avec un Resident Evil Revelations très attendu qui, en plus de vraiment montrer de quoi la bécane est techniquement capable, commence à faire renouer la saga avec le survival horror et instaure des voix françaises pour la première fois. Dans un tout autre registre, Theatrhythm Final Fantasy propose de redécouvrir les compositions musicales mythiques de Nubuo Uematsu dans un sympathique jeu de rythme, tandis que Kid Icarus Uprising remet l’illustre Pit au goût du jour dans un shoot’em up à la jouabilité très particulière. Après avoir traversé plusieurs consoles portables, la saga Kingdom Hearts impose un nouveau jeu majeur sur 3DS intitulé Dream Drop Distance, très appréciable au demeurant même si déjà à l’époque, c’est bien Kingdom Hearts III qui se fait attendre. Toujours côté RPG, Fire Emblem effectue un retour fracassant avec son épisode Awakening qui remet la saga sur le devant de la scène, son succès aidant les futurs jeux à se multiplier par la suite.

Un portage étonnant, mais pas désagréable…
Du Mickey à l’ancienne sans les tares des épisodes 3D.

Outre un portage bien adapté du tout frais Rayman Origins et, plus étonnant, de Metal Gear Solid 3 qui avait déjà été réédité dans la Metal Gear Solid HD Collection, la mascotte de Nintendo continue de creuser sa place avec Mario Tennis Open, Paper Mario Sticker Star et surtout New Super Mario Bros. 2, soit déjà le troisième épisode de la saga à reprendre la même direction artistique et les mêmes musiques. Bien qu’efficace, la formule commence vraiment à devenir lassante, d’autant qu’un quatrième jeu utilisant les mêmes assets accompagne la sortie de la Wii U à peine quatre mois plus tard. Parallèlement à Epic Mickey Le Retour des Héros, Epic Mickey Power of Illusion renoue avec l’époque de la Mega Drive en proposant une aventure rétro pourvue d’une belle 2D dans laquelle Mickey traverse plusieurs univers Disney. Cross-over improbable pourvue d’une belle traduction française, Professeur Layton versus Phœnix Wright atteint quant à lui des sommets en exploitant efficacement les deux licences avec un scénario et un gameplay de grande qualité.

Le cross-over ultime entre deux grandes sagas emblématiques de la DS !
Une édition précieuse…

Tout comme sa grande sœur, la 3DS a connu tout un tas de déclinaisons, à commencer par une version XL dès le 28 juillet 2012. Afin d’économiser les coûts de production, une version sans 3D stéréoscopique, sans clapet et sans stéréo arrive sur le marché le 12 octobre 2013. Baptisée 2DS, elle provoque de nouvelles incompréhensions auprès du grand public, qui se demande alors si elle lit vraiment les jeux 3DS. Le 11 octobre 2014, la New 3DS vient upgrader les capacités de la console en plus de lui offrir un second stick analogique. Elle arrive en Occident début 2015 pour accompagner la sortie du remake de The Legend of Zelda Majora’s Mask, avec lequel elle partage une superbe édition collector. Le 15 juin 2017, alors que la Switch commence déjà à avoir du succès, Nintendo lance une dernière version avec la New 2DS, histoire de ne pas priver les moins fortunés du léger gain de puissance indispensable pour le nombre incroyable de deux jeux : un portage de Xenoblade Chronicles ainsi que Fire Emblem Warriors, sorti sur Switch à la même date.

Le bandeau noir rappellerait presque la cartouche Super Nintendo de Killer Instinct
Un épisode rafraîchissant entre deux Lords of Shadow plus ou moins médiocres.

Après huit ans de bons et loyaux services, les sorties de jeux sur 3DS freinent drastiquement, la Switch étant devenu la console Nintendo par excellence que ce soit sur portable ou sur grand écran. Mais en plus d’être rétrocompatible avec l’intégralité du catalogue DS, la vie de la 3DS a été rythmée de nombreuses sorties d’autres jeux de qualité tels que Castlevania Mirror of Fate, Luigi’s Mansion 2, Yoshi’s New Island, Super Smash Bros. 4, Fire Emblem Fates ou encore les excellents The Legend of Zelda A Link Between Worlds et Metroid Samus Returns. Certains jeux tels que Shovel Knight et Shantae and the Pirate’s Curse, d’abord sortis en dématérialisé, y ont même obtenu une édition physique. Afin d’étendre la durée de vie de la console lors de ses dernières années, les portages d’anciens jeux Nintendo s’accumulent entre Captain Toad Treasure Tracker, Luigi’s Mansion, Kirby au Fil de la Grande Aventure et des remasters de deux épisodes de la saga Mario & Luigi agrémentés d’un jeu bonus.

Un excellent remake de l’opus Game Boy qui annoncerait presque celui de Super Metroid sur ses dernières minutes…

Si Mario Party The Top 100 constitue un bon best-of reprenant les meilleurs mini-jeux des dix épisodes principaux, Wario Ware Gold renoue avec l’accumulation des mini-jeux classiques et Pokémon Détective Pikachu tente une nouvelle approche efficace qui donne même lieu à une adaptation cinématographique. Le 17 septembre 2020 signe la retraite bien méritée de la machine avec pas moins de 75, 94 millions de ventes et un sacré patrimoine de bons jeux laissant sans nul doute d’excellents souvenirs aux joueurs qui s’y sont essayé.

The Legend of Zelda célèbre ses 40 ans : rétrospective d’une saga légendaire

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image 40th the legend of zelda

Date de sortie : 21 février 1986 (Japon), 15 novembre 1987 (Europe)
Développeur : Nintendo
Concepteurs : Shigeru Miyamoto, Takashi Tezuka
Genre : Action Aventure

Nationalité : Japonais
Compositeur : Koji Kondo
Système d’origine : Famicom Disk System

La sympathique gamme NES classics sur Game Boy Advance.

Saga légendaire de l’histoire du jeu vidéo, The Legend of Zelda célèbre aujourd’hui ses 40 ans. C’est en effet le 21 février 1986 que la licence débute pour accompagner la sortie du Famicom Disk System, un périphérique de la NES japonaise. Inspiré par la découverte d’une grotte au fin fond d’une forêt que Shigeru Miyamoto avait explorée à l’aide d’une lanterne, The Legend of Zelda est le représentant moderne du genre de l’action aventure proposant une quête dans une vaste contrée permettant une exploration relativement libre. Le joueur y contrôle Link, héros devant sauver la princesse Zelda des griffes du monstrueux Ganon après avoir récupéré les huit morceaux de la Triforce de la Sagesse dans autant de palais gardés par de terribles boss. Muni de son épée et de son bouclier, Link parcourt le monde d’Hyrule à la recherche de cœurs augmentant ses points de vie et trouve divers objets utiles pour avancer et combattre, tels l’arc et ses flèches ainsi que des bombes permettant de déblayer l’entrée de grottes secrètes. Culte parmi les meilleurs jeux de son époque, The Legend of Zelda obtient un sympathique remake sur Satellaview (le périphérique de la Super Famicom) avec une carte un peu moins vaste le 6 août 1995 ainsi qu’un portage sur GameCube dans la compilation The Legend of Zelda Collector’s Edition en 2003, puis sur Game Boy Advance en 2004.

L’épée comme symbole de l’importance des combats.

Le 14 janvier 1987, Zelda II The Adventure of Link change considérablement la donne avec un scénario beaucoup plus sombre faisant planer la malédiction de Ganon sur Hyrule, les sbires de ce dernier cherchant à provoquer le sacrifice de Link pour ressusciter leur maître. À une époque où plusieurs développeurs avaient l’audace de sortir un deuxième épisode très différent (Castlevania II Simon’s Quest, Super Mario Bros. 2 occidental, ou encore Final Fantasy II pour son système d’évolution), The Adventure of Link conserve la vue aérienne lors de l’exploration sur la carte du monde mais passe en vue de côté pour la majeure partie du jeu afin de tirer parti de la maîtrise du scrolling horizontal par Nintendo. Largement plus tourné action, Zelda II est d’une difficulté redoutable mais sait récompenser les joueurs qui maîtrisent son gameplay. Il met en avant l’importance des PNJ dans des villages où un sage enseigne une magie au héros (héritage de Dragon Quest et des J-RPG) et comporte six palais mémorables pour leur musique respirant l’aventure : un vrai petit bijou de game design unique dans la saga. Dépourvu de remake hormis une impressionnante transposition en vue subjective par un fan sur navigateur, Zelda II obtient les mêmes portages que son prédécesseur.

Le doré semble décidément être la couleur de la franchise.

Le 21 novembre 1991, soit un an tout pile après la sortie de la Super Famicom, The Legend of Zelda A Link to the Past s’impose comme un des grands chefs-d’œuvre de la 16-bit de Nintendo en modernisant fortement la formule du premier épisode. Outre sa direction artistique léchée, le jeu respire l’aventure en plaçant le joueur face à la légende, qui a alors rapidement accès à une majeure partie de la carte afin de trouver les trois pendentifs menant à l’épée Excalibur avant de sauver la princesse des griffes du sorcier Agahnim. L’univers de la saga s’émancipe pour laisser place aux descendantes de sept sages scellées par Ganon et enfermées dans de nouveaux donjons à parcourir. La plus grande innovation se concrétise par l’apparition du monde des ténèbres, univers parallèle bien plus dangereux et avec une avancée différente, Link ayant le choix entre pas moins de trois palais après avoir récupéré l’objet du premier d’entre eux, ses trouvailles dans le trois autres lui donnant ensuite accès aux suivants. Les possibilités de gameplay évoluent avec de nouveaux objets comme la baguette de glace, le grappin et le marteau magique tandis que les cœurs se trouvent désormais par fragments disséminés dans les deux mondes. Porté sur Game Boy Advance en 2002, A Link to the Past obtient quelques modifications comme le remaniement de certains textes, un cri quand le personnage frappe, des énigmes permettant de gagner une nouvelle technique à l’épée ou encore un donjon inédit accessible à condition de terminer le jeu bonus multijoueur Four Swords.

La Game Boy Advance, reine des portages de jeux Super Nintendo !
On ne change pas un logo qui marche !

Le 6 juin 1993, c’est au tour de l’incontournable Game Boy de se parer de son propre épisode avec The Legend of Zelda Link’s Awakening, qui reprend de nombreux éléments de son prédécesseur pour les retranscrire dans une toute nouvelle aventure parfaitement adaptée à son support. Un scénario particulier qui prend place sur l’île de Cocolint, sans la présence de Ganon et de Zelda, bien que le boss final et la jeune Marine puissent y faire penser. La musique ayant plus que jamais sa place dans la saga, Link part à la recherche de huit instruments dans autant de palais afin de réveiller le Poisson-Rêve, qui serait à l’origine de cette étrange situation. Pourvu d’une direction artistique détaillée et d’un level design exemplaire, Link’s Awakening opte pour une exploration zone par zone avec une carte qui se dévoile petit à petit. Il met en effet un plus fort accent sur la résolution de puzzles entre chaque donjon, qu’il s’agisse d’objets à récupérer ou d’échanges à effectuer en parlant aux bons personnages. C’est aussi en 1993 que sortent pas moins de trois jeux Zelda sur la CD-i de Philips (Link The Faces of Evil, Zelda The Wand of Gamelon et Zelda’s Adventure) suite à un accord avec Nintendo, que l’on retient surtout pour des cinématiques qui n’ont d’éblouissantes que le nom. En 1998, Link’s Awakening est réédité sur Game Boy Color dans une version DX ajoutant une quête de photographies qui met à profit le Game Boy Printer et un nouveau donjon exploitant les graphismes en couleurs. Il faut ensuite attendre le 20 septembre 2019 pour qu’il effectue un retour très remarqué sur Switch dans un remake qui améliore son gameplay et remplace le photographe par un superbe éditeur de donjons, qui pourrait donner des idées pour un futur The Legend of Zelda Maker.

Passage au noir pour mieux faire ressortir la couleur dorée !

Outre l’extension Ancient Stone Tablets qui propose quelques défis dans l’univers d’A Link to the Past sur Satellaview en 1997, c’est bien The Legend of Zelda Ocarina of Time qui révolutionne la saga sur Nintendo 64 le 21 novembre 1998. Un passage à la 3D des plus emblématiques qui offre un sentiment d’exploration encore plus fort avec la plaine d’Hyrule à parcourir en chevauchant Épona, et un réalisme qui progresse grâce au système jour nuit repris de Castlevania II Simon’s Quest. La légende autour des sages est renforcée avec sept personnages liés de près au scénario et dont les noms rendent hommage aux villages de Zelda II, tandis la seconde partie du jeu est marquée par le passage à l’âge adulte avec une opposition entre lumière et ténèbres toujours présente. Certaines races sont mises en avant avec les Kokiris, les Gorons, les Zoras et les Gerudos, dont fait partie le machiavélique Ganondorf, forme humanoïde de Ganon déjà évoquée sur Super Nintendo. Le gameplay est marqué par des phases de plates-formes aux sauts automatisés, un ciblage des ennemis devenu la norme de nombreux jeux en 3D, ainsi que de nouveaux objets comme le lance-pierre, la masse des titans ou encore des flèches de glace, de feu et de lumière, l’ocarina permettant quant à lui de jouer de nombreuses mélodies devenues emblématiques dans la saga. C’est aussi à partir de cet épisode que les donjons sont davantage appelés « temples » que « palais ». En 2003, Ocarina of Time se voit porté sur GameCube avec une nouvelle version intitulée Master Quest, qui rend l’exploration des donjons particulièrement tordue. En 2011, le jeu gagne de meilleurs graphismes et une ergonomie optimisée sur Nintendo 3DS dans un sympathique remaster très agréable à jouer sur portable.

Épona et la plaine d’Hyrule à l’honneur pour le remaster 3DS.
Un fond vert unique et un masque angoissant pour cet épisode si particulier.

Après une apparition remarquée de Link et du château d’Hyrule dans le premier Super Smash Bros. en 1999, le moteur d’Ocarina of Time est rapidement mis à profit avec la sortie de The Legend of Zelda Majora’s Mask le 27 avril 2000. Conçu en à peine plus d’un an par Eiji Aonuma et Yoshiaki Koizumi sous l’impulsion de Shigeru Miyamoto, il exploite l’expansion pack de la Nintendo 64 pour une meilleure technique et ose de sérieuses contraintes dans un univers glauque à souhait. Pour éviter qu’une monstrueuse comète ne s’abatte sur Termina, Link doit arrêter Skull Kid, manipulé par le Masque de Majora, en parcourant quatre temples afin d’y libérer des colosses. Se déroulant par boucles de trois jours ayant chacun ses spécificités, le concept du jeu est stressant car il oblige le joueur à remonter le temps avant que la comète ne s’écrase afin de sauvegarder l’essentiel de sa progression. Porté sur GameCube dans la même compilation que les épisodes NES et Ocarina of Time, Majora’s Mask a lui aussi eu droit à un remaster sur 3DS en 2015. Améliorant largement ses graphismes et son ergonomie, il rend surtout le jeu plus accessible et bien plus agréable en assouplissant cette contrainte tout en maintenant ce qui fait le charme de cet opus décidément à part.

Une comète hargneuse et un Link déterminé pour embellir le remaster.
Une image en toute sobriété dominée par un bleu laissant apparaître Nayru et Veran.

Le 27 février 2001, Nintendo confie sa saga à Capcom afin de sublimer le concept commercial de Pokémon en sortant simultanément deux jeux The Legend of Zelda liés de très près mais pourtant bel et bien différents. Intitulés Oracle of Ages et Oracle of Seasons, ils reprennent le moteur graphique, le gameplay et le système d’échanges de Link’s Awakening dans deux univers parallèles ayant chacun ses spécificités. Si le premier fait naviguer Link entre deux époques ayant des conséquences l’une sur l’autre à la manière d’A Link to the Past, le deuxième joue astucieusement sur les quatre saisons pour modifier le level design et ainsi se frayer un nouveau chemin. Mais plus encore, un code secret obtenu après avoir fini un des jeux permet de commencer le second avec un scénario plus complet mettant en scène la princesse Zelda ainsi que Ganon, qui succède à la sorcière Veran ou au général Onox en guise de boss final. Si ce concept n’est pas sans rappeler celui des scénarios de Resident Evil 2 (également développé par Capcom), l’influence d’Ocarina of Time est confirmée par la présence des Arbres Bojo et des oracles Din, Nayru et Farore.

Dominée par le rouge, cette nouvelle jaquette laisse quant à elle apparaître Din et Onox.
Un épisode où tout le fun ressort du multijoueur !

Tandis que l’univers de la saga s’émancipe dans Super Smash Bros. Melee avec la possibilité d’incarner Zelda, Link Enfant et Ganondorf ainsi qu’avec un superbe remix du thème des palais de Zelda II, A Link to the Past est réédité sur Game Boy Advance le 2 décembre 2002 aux côtés d’un nouvel épisode se jouant uniquement en coopération. Intitulé Four Swords, il nécessite entre deux et quatre Game Boy Advance connectées et consiste en de simples puzzles à élucider à plusieurs dans des niveaux linéaires afin de sauver Zelda des griffes du sorcier Vaati. Le 18 mars 2004, The Legend of Zelda Four Swords Adventures embellit le moteur d’A Link to the Past sur GameCube et propose de nombreux niveaux à parcourir seul ou à plusieurs avec le même type de gameplay. Un mode compétitif permet notamment de se battre dans cinq arènes en utilisant des Game Boy Asvance comme manettes, qui servent aussi d’écran quand le joueur rentre dans certaines zones. En 2011, le premier Four Swords est réédité en téléchargement sur 3DS avec un mode solo permettant au joueur de contrôler simultanément deux Link. Il comporte également de nouveaux niveaux reprenant les graphismes des premiers épisodes de la saga.

Si Four Swords 3DS avait eu droit à une boîte…
Le retour du fond doré !

Le 13 décembre 2002, la saga tente un revirement avec The Legend of Zelda The Wind Waker, qui tranche fortement avec ses prédécesseurs pour sa direction artistique en cel shading et sa navigation sur une Hyrule submergée mettant à profit le contrôle du sens du vent. S’il a divisé les joueurs à sa sortie, cet épisode unique regorge de qualités à commencer par une jouabilité soignée, un univers dépaysant et un sentiment d’aventure fortement marqué par les voyages en bateau. On y retrouve également Tingle, petit homme vêtu de vert qui verra pas moins de trois jeux à son effigie entre 2006 et 2009 sur Nintendo DS : Tingle’s Rosy Rupeeland, Tingle’s Balloon Fight et Ripened Tingle’s Balloon Trip of Love. En 2013, The Wind Waker est remasterisé sur Wii U afin de booster les ventes de la machine. En plus des graphismes en haute définition et d’une bonne exploitation du gamepad pour gérer l’inventaire, il est désormais possible d’accélérer les voyages et même de naviguer librement sans tenir compte du sens du vent.

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Des couleurs bien plus vives pour mieux faire ressortir le bleu de la Wii U.
Link au sommet !

Au détour d’une invitation en tant que personnage jouable dans la version GameCube de SoulCalibur II en 2003, Link repasse par la case Game Boy Advance le 4 novembre 2004 pour un épisode exclusif intitulé The Minish Cap. Également développé par Capcom, il met de nouveau le héros face à Vaati dans une Hyrule peuplée de petits êtres invisibles à l’œil nu. Pouvant rapidement se transformer en Minish, Link traverse alors de somptueuses zones magnifiquement retranscrites en deux dimensions et parcourt une carte rappelant les belles heures de la Super Nintendo. Les clins d’œil aux épisodes précédents sont nombreux (les fragments du bonheur, le petit garçon au nez qui coule, les précis d’escrime) et de nouveaux objets comme le pot magique, le bâton sauteur et les griffes de taupe participent au renouvellement du gameplay.

Quand Link s’énerve, son bonnet sort le bec !
Loup argenté d’un côté, Link doré de l’autre.

Après un report d’un an qui n’a fait qu’amplifier son attente, The Legend of Zelda Twilight Princess arrive le 19 novembre 2006 pour le line-up de la Wii et la retraite de la GameCube. Successeur spirituel d’Ocarina of Time, il en reprend l’essence avec une plaine d’Hyrule renvoyant aux forêts, aux Gorons et au Zoras à dos d’une Épona depuis laquelle il peut combattre. La détection de mouvement est alors mise à profit pour les coups à l’épée et l’utilisation de certains objets comme l’arc et le grappin. Si des objets toujours plus novateurs comme l’aérouage, le boulet, le bâton Anima font leur apparition, le gameplay est surtout enrichi par la métamorphose de loup. Non sans rappeler Okami sorti quelques mois plus tôt, elle permet à Link de creuser, d’utiliser son odorat et bien sûr de combattre d’une toute nouvelle manière. Accompagné de l’attachante Midona, le joueur traverse des édifices mémorables tels la Tour du Jugement, le manoir des Pics Blancs où habite le yéti, un nouveau Temple du Temps et l’envoutante Célestia. Un an plus tard, un spin-off nommé Link’s Crossbow Training accompagne la sortie du Wii Zapper, un accessoire permettant d’utiliser le wiimote et le nunchuck comme un fusil pour tirer en plein écran. En 2016, Twilight Princess ressort également dans une version HD avec quelques ajouts sympathiques sur Wii U.

La réédition ou l’occasion inespérée d’imaginer une nouvelle couverture.
La colorisation bat son plein avec cette sympathique jaquette majoritairement dominée par l’eau.

Le 23 juin 2007, Nintendo tente de faire évoluer la saga sur Nintendo DS avec The Legend of Zelda Phantom Hourglass. Considéré comme une suite de The Wind Waker, il exploite efficacement les deux écrans et se joue au stylet aussi bien pour les déplacements que pour les attaques. S’il est toujours plaisant de naviguer sur une large étendue d’eau, l’univers se veut moins palpitant et les donjons moins inspirés. Le Temple du Roi des Mers, qu’il faut retraverser plusieurs fois en temps limité, s’avère notamment de plus en plus pénible. Moins convaincant que ses prédécesseurs, il obtient néanmoins une suite intitulée Spirit Tracks le 7 décembre 2009, qui choisit cette fois-ci de relier les zones par des voies de chemins de fer. Amusant durant quelques voyages, le concept montre rapidement ses limites et la Tour des Dieux tente péniblement de faire oublier les écueils de Phantom Hourglass avec une collaboration entre Link et l’esprit de Zelda enfermée dans une armure. Entre ces deux épisodes, Super Smash Bros. Brawl troque son Link Enfant contre le Link Cartoon de The Wind Waker en plus d’ajouter le Pont d’Ordinn et le Vaisseau Pirate comme nouvelles arènes.

La SNCF s’excuse de son retard et souhaite un joyeux quarantenaire à la saga !
Du doré +++ et un Link qui en jette !

Le 18 novembre 2011, The Legend of Zelda Skyward Sword compte bien exploiter le Wii Motion Plus pour parfaire l’aventure de cet unique épisode exclusif à la Wii. Revenant aux origines de la chronologie de la saga, il place Link comme habitant de l’île volante de Célesbourg devant chevaucher une créature volante afin de retrouver Zelda et d’anéantir les ténèbres dans le monde du dessous. Accompagné de la déesse Fay, il se retrouve face à Ghirahim, un monarque cherchant à libérer l’Avatar du Néant, entité à l’origine du terrible Ganon. Malgré une direction artistique travaillée et un univers original, Skyward Sword peine à convaincre à cause de sa jouabilité pénible et de ses situations qui manquent de renouvellement. Le Wii Motion Plus montre en effet ses limites par une surexploitation de l’utilisation de l’insecte volant et une précision anecdotique dans le maniement de l’épée. Les puzzles n’en finissent plus de puiser dans tout ce qui a déjà été fait et les zones parcourues manquent globalement de vie. Un jeu sur lequel Nintendo a beaucoup travaillé, qui comporte beaucoup de qualités mais ces dernières se marient mal entre elles. Un jeu au bilan mitigé dont la réédition Switch de 2021 permet de redécouvrir l’aventure sans passer par la détection ce mouvement.

Une affiche qui montre efficacement les concepts du jeu.

Le 22 novembre 2013, Nintendo effectue un retour aux sources exceptionnel sur Nintendo 3DS avec l’étonnant The Legend of Zelda A Link Between Worlds, qui tire parti de la 3D stéréoscopique pour des puzzles pensés verticalement dans les donjons. Présenté comme une suite d’A Link to the Past, il se déroule sur la même carte avec une progression très différente qui déroute brillamment les connaisseurs de l’épisode Super Nintendo. Si les objets s’avèrent rapidement disponibles afin de permettre au joueur de se rendre au palais de son choix dès la seconde partie du jeu, la réelle nouveauté de gameplay réside dans la transformation en peinture murale, qui multiplie les possibilités de déplacement. Avec son nouveau monde des ténèbres exquis de bout en bout, A Link Between Worlds a en réalité tout de l’excellent remake qu’on peut attendre d’une pointure comme A Link to the Past.

Link toujours au premier plan pour en découdre dans Super Smash Bros.
Si là ça ne bastonne pas, c’est qu’on n’y connaît rien !

Tandis qu’un ambitieux épisode se fait attendre sur Wii U, Nintendo multiplie les apparitions de la saga en 2014 à commencer par Super Smash Bros. 4, qui voit la Vallée Gerudo et la Locomotive des Dieux arriver comme arènes dans la version 3DS, ainsi que Célesbourg dans la version Wii U. À la même période, The Legend of Zelda puise dans Dynasty Warriors pour aboutir à un beat’em up survolté nommé Hyrule Warriors dans lequel le joueur combat des hordes d’ennemis avec différents héros. Un jeu très agréable qui obtient un upgrade 3DS en 2016 puis une version ultime sur Switch en 2018. Pour faire patienter les fans avant l’arrivée du futur épisode principal, Nintendo reprend le principe multijoueur de Fours Swords avec The Legend of Zelda Tri Force Heroes. Sorti sur 3DS le 22 octobre 2015, il permet la coopération jusqu’à trois joueurs dans niveaux sympathiques mais qui raclent pas mal les fonds de tiroir de la saga. Jouable en solo avec trois Link à contrôler, ses puzzles ne sont pas toujours palpitants malgré un univers graphique et musical plutôt soigné.

Mais où ont-ils donc enterré le quatrième !?
La liberté totale enfin retrouvée !

Le 3 mars 2017 marque l’arrivée de la Switch avec The Legend of Zelda Breath of the Wild comme fer de lance parallèlement à une version Wii U qui tient relativement bien la route. Nouvelle révolution depuis Ocarina of Time, ce nouveau jeu mise sur un open world gigantesque et terriblement dépaysant à explorer grâce à un gameplay qui met l’accent sur l’escalade et les interactions, sublimées par une direction artistique à couper le souffle. Offrant un sentiment de liberté incroyable, il revient tellement aux origines de la saga qu’il en change profondément la formule, avec de nombreux objets jetables et des palais bien plus courts pour laisser place à de nombreux sanctuaires truffés de puzzles à résoudre. Déconcertant à plus d’un titre, Breath of the Wild entame une nouvelle série de jeux se déroulant dans son univers. Outre l’apparition de la Tour du Prélude comme nouvelle arène dans Super Smash Bros. Ultimate en 2018, Hyrule Warriors effectue son retour en 2020 avec L’Ère du Fléau, préquel permettant de contrôler des personnages comme Link, Zelda, Impa et les quatre prodiges en plus de phases gameplay à bord des créatures divines. Un jeu défoulant qui ne brille pas vraiment par son intrigue, toujours aussi convenue avec une association des peuples d’Hyrule pour sceller le fléau Ganon.

Une suite ambitieuse avec des airs de redite.

Profitant de l’immense succès de la Switch, Nintendo revient aux amours de la 2D en 2019 avec un nouveau spin-off reprenant cette fois-ci le gameplay de Crypt of the NecroDancer. Dénommé Cadence of Hyrule, il peut être déroutant pour un habitué de la saga mais s’avèretrès prenant dans ses déplacements au rythme de la musique et ses jolis graphismes 16-bit se montrent des plus agréables. Le 12 mai 2023, soit plus de six ans après Breath of the Wild, la suite tant attendue arrive enfin avec The Legend of Zelda Tears of the Kingdom. Se déroulant de longues années plus tard, il offre au joueur le plaisir de reparcourir la même carte agrémentée de plusieurs archipels célestes et de redoutables abîmes. La quête principale se caractérise par la résolution de violentes intempéries auprès des Gorons, Zoras, Gerudos et autres Piafs avec une météo plus rude, des donjons bien plus complexes et de dangereux miasmes qui neutralisent les cœurs de celui qui y touche. Les anciens pouvoirs laissent place à l’Emprise, qui permet de déplacer et de confectionner toutes sortes d’objets par collage, l’Infiltration pour s’introduire dans un plafond et émerger au-dessus, l’Amalgame pour associer un objet à une arme et la Rétrospective qui inverse temporellement les déplacements de certains mécanismes. Tears of the Kingdom est toutefois loin d’être aussi impressionnant que son aîné. Malgré des innovations pertinentes, il se montre très similaire à ce dernier et s’étend bien trop sur la durée, au risque de provoquer la lassitude du joueur.

Un retour à la 2D avec Zelda à l’honneur.

Le 26 septembre 2024, soit cinq ans après le remake exemplaire de Link’s Awakening, la saga effectue son retour dans une formule à l’ancienne modernisée sous le nom de The Legend of Zelda Echoes of Wisdom. Pour la première fois dans la saga principale, il propose d’incarner la princesse Zelda à la recherche de Link et du roi d’Hyrule qui ont été aspirés par des failles maléfiques. Très agréable sur ses premières minutes, le jeu laisse une bonne place à l’exploration sur une carte pouvant rappeler celle d’A Link to the Past. La principale nouvelle mécanique vient d’un sceptre magique permettant de générer des copies d’objets et d’ennemis pour se défendre, ou d’accéder à de nouvelles zones. Si la forme d’épéiste à temps limité permettant d’attaquer à l’ancienne s’avère satisfaisante, elle fait aussi quelque part perdre son identité aux innovations du gameplay, qui se raccroche finalement à sa formule classique. Une peste Mojo propose en effet de mélanger divers ingrédients pour concocter des smoothies ayant des effets comme recharger des cœurs, augmenter la défense, résister au froid et accélérer certains déplacements. Non dépourvu de qualités, The Legend of Zelda Echoes of Wisdom reste loin de constituer une aventure aussi intense que celle des meilleurs épisodes. Très facile, il compose avec des musiques assez timides et manque de moments forts, son scénario restant vraiment anecdotique. Si incarner Zelda est un réel plaisir, le personnage est sans grande personnalité tant elle ressemble à un équivalent féminin de Link qui ne parle pas, là où elle brillait plusieurs fois par ses actes et ses répliques dans le passé. Un bon jeu qui rate le coche de devenir une grande référence de l’action aventure à l’ancienne.

Jamais une console n’avait accueilli autant d’épisodes !
Une jaquette de plus qui claque.

Le 5 juin 2025, Nintendo passe enfin à la neuvième génération avec la Switch 2, qui accueille des versions rehaussées de Breath of the Wild et Tears of the Kingdom dès son lancement. Alors qu’un troisième Hyrule Warriors intitulé Les Chroniques du Sceau paraît le 6 novembre 2025, la saga principale vogue vers de nouveaux horizons avec un film en prises de vue réelles prévu pour le 7 mai 2027. Mettant en scène les acteurs britanniques Benjamin Evan Ainsworth et Bo Bragason sans les rôles de Link et Zelda, sa réalisation est confiée à Wes Ball, connu pour la trilogie du Labyrinthe ainsi que La Planète des Singes Le Nouveau Royaume. Saga majeure de Nintendo, The Legend of Zelda n’a pas fini de nous en mettre plein la vue avec plus de vingt jeux principaux et de nombreux spin-off.

The Dark Knight Rises, l’envol de Christopher Nolan

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Date de sortie : 20 juillet 2012 (2h34min)
Réalisateur : Christopher Nolan
Acteurs principaux : Christian Bale, Tom Hardy, Anne Hathaway, Marion Cotillard
Genre : Super-héros, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Hans Zimmer

Une première scène exagérée qui montre néanmoins la dangerosité de Bane.

Très attendu suite à la richesse scénaristique de son prédécesseur, The Dark Knight Rises vient clore la trilogie de Christopher Nolan dans un contexte assez particulier, le décès de Heath Ledger avant la fin du tournage de The Dark Knight ayant obligé le film à changer de ligne directrice. Le scénario devait en effet être centré sur le procès du Joker, avec un Double Face toujours présent. Au final, Batman disparaît pendant huit ans après avoir pris la responsabilité des méfaits d’Harvey Dent et de sa mort afin de laver la mémoire du chevalier blanc de Gotham. La criminalité baisse alors fortement grâce à l’unité anti-crime de l’ex-procureur pilotée par James Gordon. Mais il fallait bien qu’un nouveau méchant vienne chambouler l’ordre établi afin de pousser Bruce à sortir de son exil !

Affaibli par sa vie retranchée, Bruce va finalement devoir remettre le costume.
Un tel masque couplé à ce faux sourire doit bien cacher quelque chose…

Les rumeurs allant bon train, il est d’abord question de Leonardo DiCaprio pour le rôle de l’Homme Mystère, puis d’un Hugo Strange incarné par Robin Williams. C’est au final Tom Hardy (Inception, Dunkerque) qui obtient le rôle de Bane, bien plus convaincant que dans Batman & Robin, et que l’on aperçoit dès l’introduction virevoltante à bord d’un avion. Nolan reprend aussi d’autres acteurs qui avaient déjà joué dans son précédent film : Joseph Gordon-Levitt pour le rôle de l’agent Blake, ainsi que Marion Cotillard (La Môme, Inception, De Rouille et d’Os) pour Miranda Tate, une mystérieuse femme devenue membre du conseil d’administration de Wayne Enterprises.

Au-delà de son costume qui peut paraître convenu, Catwoman est joliment valorisée par Anne Hathaway.

The Dark Knight Rises marque également le retour de Catwoman sous les traits de la talentueuse Anne Hathaway (Le Secret de Brokeback Mountain, Le Diable s’habille en Prada, Alice au Pays des Merveilles), qui se fait rapidement remarquer en allant voler les perles du collier de Martha Wayne. Très différente de l’animalité de Michelle Pfeiffer, cette nouvelle interprétation se veut plus terre à terre et avec un costume plus classique aux cheveux apparents, mais tout aussi manipulatrice en laissant Batman à la merci de Bane. Aux prises avec le mafieux John Daggett (un parent de Roland Daggett de la série animée ?), elle est pourtant sauvée par le chevalier noir, qui voit en elle un espoir de mener une vie paisible sans masque.

« Derrière vous se dresse un symbole de la tyrannie, la prison de Blackgate, où un millier d’hommes se morfondent au nom de cet homme : Harvey Dent. On vous a procuré une fausse idole pour vous empêcher de mettre en pièces cette municipalité corrompue. »
« La mort… par l’exil ! »

Encouragé par Blake et Gordon à remettre le costume suite aux agissements de Bane et esseulé par Alfred qui ne peut envisager que Batman réapparaisse, Bruce n’a d’autre choix que faire face à ce dangereux adversaire. Terriblement charismatique grâce à sa posture et à l’écho de sa voix, Bane amène rapidement à une révolte après avoir fracassé Batman et révélé la vérité sur Harvey Dent au public. Héritier de la Ligue des Ombres et présenté comme l’enfant prodige de Ra’s Al Ghul qui s’était échappé de la prison au puits circulaire dans laquelle il envoie Bruce, il impose la loi martiale et libère les détenus pour prendre le contrôle de la ville. L’idée du procès est alors reprise avec Jonathan Crane qui s’impose juge en condamnant les opposants à la mort ou à l’exil menant à une mort certaine.

Aussi bâclée que soit la mort de son personnage, la faute revient moins à Marion Cotillard qu’au réalisateur, qui aurait dû faire davantage de prises (sans compter qu’elle était enceinte au moment du tournage).
« Ah ! Tu crois que l’obscurité est ton alliée. Tu n’as fait qu’adopter la pénombre : moi je suis né dedans, j’ai été façonné par elle. Je n’ai découvert la lumière qu’à l’âge d’homme, et alors, elle m’a juste paru aveuglante ! »

Le traitement de Bruce Wayne se veut toujours plus profond et similaire à celui de Batman Begins jusqu’à faire intervenir Ra’s Al Ghul lors d’un caméo. Escaladant la prison à la manière de l’enfant prodige, il refait finalement face à Bane dans un combat explosif. Tardif et plutôt soudain, le retournement de veste de Miranda pouvait être envisagé par les connaisseurs de l’univers de Batman, d’autant que ce dernier passe une nuit avec elle à un moment du film. La révélation du personnage de Talia est bienvenue dans la continuité du plan de Ra’s Al Ghul, tout comme le fait que c’était elle l’enfant prodige, Bane étant son protecteur. Aussi captivant que ses prédécesseurs, The Dark Knight Rises achève brillamment la trilogie en dévoilant Alfred qui aperçoit Bruce accompagné de Selina à la terrasse d’un café, sans savoir s’il s’agit d’un rêve ou d’une réalité. Convaincant tout au long du film, John Blake retrouve quant à lui les traces de la Batcave tandis que le dévoilement de son vrai prénom rend la fin d’autant plus ouverte.

« Le héros peut être en chacun, même en celui qui fait une chose aussi simple et rassurante que mettre un manteau sur les épaules d’un garçon, et ainsi lui faire comprendre que le monde ne s’est pas écroulé. »

La Fille au Bracelet, de Stéphane Demoustier

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Date de sortie : 12 février 2020 (1h 33min)
Réalisateur : Stéphane Demoustier
Acteurs principaux : Melissa Guers, Roschdy Zem, Chiara Mastroianni, Anne Mercier, Anaïs Demoustier
Genre : Drame judiciaire
Nationalité : Français
Compositrice : Carla Pallone

Une montée en tension musicale dès les premiers instants.

Drame judiciaire réalisé par Stéphane Demoustier (Terre Battue, Allons Enfants), La Fille au Bracelet se concentre sur le procès d’une adolescente de dix-huit ans, accusée d’avoir tué sa meilleure amie lors d’une fête donnée chez cette dernière deux ans plus tôt. Dans la même veine que le film argentin Acusada ou encore qu’Apparence Trompeuse revenant sur l’affaire Amanda Knox, le scénario a pour personnage principal Lise Bataille, brillamment interprétée par Melissa Guers, dont c’est le premier rôle au cinéma. Après quelques semaines en détention durant son instruction, Lise est soumise à la liberté surveillée, un bracelet électronique attaché à ses chevilles. Débutant sur une heureuse scène de vacances en famille, La Fille au Bracelet lance annonce d’emblée la couleur tandis que deux policiers viennent chercher la jeune fille de seize ans pour l’interroger.

Impuissants, les parents se rendent compte que leur fille n’est pas tout à fait celle qu’ils croyaient.
Neutre comme il se doit, le président mène les débats d’un air bienveillant.

Le parti pris du film est de faire vivre le procès au spectateur comme s’il était lui-même juré, ignorant si l’accusée est coupable ou innocente, son opinion étant remise en cause durant l’évolution des débats. Joué par Roschdy Zem (Les Hommes du Feu, Le Jeu, Roubaix une Lumière), le père de Lise est très présent et déterminant dans l’autorité bienveillante proche de la jeune fille. Plus discrète et intervenant plus tard sous les traits de Chiara Mastroianni (Non ma Fille tu n’iras pas Danser, Les Bien-Aimés, Chambre 212), Céline Bataille apporte une once d’humanité touchante dans la défense de sa fille. Tourné au palais de justice de Nantes, le film se concentre essentiellement sur le procès, le spectateur ne quittant la salle d’audience que pour quelques séquences à l’extérieur faisant avancer l’intrigue à leur façon. Le juge y est incarné par Pascal-Pierre Garbarini, avocat à Paris.

« Jules, c’est quoi ce couteau ? »
Du haut du banc de l’accusée, Lise fait acte de présence avec un stoïcisme notable.

Captivant grâce à une réalisation impeccable magnifiée par la tension provoquée par les violons de Carla Pallone, La Fille au Bracelet s’étend moins sur le meurtre que sur le mutisme de cette adolescente que personne ne semble cerner. Inconséquente, d’apparence presque innocente, son visage impassible et la fragilité enfouie derrière son masque d’indifférence provoquent toujours plus de doute, d’autant que les pièces à conviction ne tendent que vers elle. Refusant d’entrer dans le rôle qu’on attend d’une accusée, Lise assiste à son procès dans une indifférence très marquée. Elle se contente de répondre à des questions simples et ne se défend brièvement que lorsqu’elle se sent injustement attaquée. Interprétée par Anaïs Demoustier (Hellphone, Quai d’Orsay, Les Malheurs de Sophie), l’avocate générale tente en effet de la déboussoler par des questions incisives cherchant à faire éclater la vérité qu’elle imagine.

« Mademoiselle Bataille excelle en matière de dissimulation : elle a su se taire quand elle ne voulait pas s’exposer, elle a su faire parler ses proches quand elle avait besoin d’une parole à son secours. Mademoiselle Bataille avait annoncé son crime : elle avait distillé la peur chez la victime. »

« Que savons-nous des adolescents de seize ans, dix-sept ans, voire dix-huit ans ? Que savons-nous de leurs codes, de la relation qu’ils entretiennent avec leur corps ? Que savons-nous de leurs désirs, de leurs fantasmes, peut-être même de leurs blessures, de leurs chagrins ? Que savons-nous de leurs amitiés, de leurs amours ? »

À travers une histoire de vidéo dévoilant une pratique sexuelle postée sur Internet sans l’accord de l’intéressée, l’accusatrice s’accorde la liberté d’une leçon de morale visant à pointer du doigt des pratiques qui ne sont pourtant pas pénalement répréhensibles. Contestés par l’avocate de Lise, ces propos montrent qu’au-delà d’un simple procès pour meurtre, le film interroge surtout le fossé des générations en mettant en scène des adultes qui jugent des adolescents. À la suite des interventions percutantes des avocats et aux regrets exprimés par Lise, la dernière séquence montrant qu’elle s’attache son collier là où se trouvait le bracelet s’avère lourd de sens quant aux deux interprétations possibles que l’on peut en faire. Et c’est bien là toute la force du long métrage, car si l’acquittement prouve une chose, c’est bien qu’aucune preuve tangible n’a permis de faire condamner l’accusée. Mais s’il paraît plus que clair qu’elle se sent coupable, rien n’est pourtant moins sûr.

Street Fighter II : la révolution d’il y a 35 ans

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image 35th street fighter ii

Date de sortie : 7 mars 1991 (Arcade),
10 juin 1992 (Super Famicom)

Développeur : Capcom
Concepteur : Yoshiki Okamoto
Genre : Versus Fighting

Nationalité : Japonais
Compositrice : Yoko Shimomura
Système d’origine : Arcade CPS1

image header street fighter ii

7 mars 1991 : une date qui fait sens pour tout gamer qui se respecte. C’était il y a 35 ans en salle d’arcade, près de quatre années après un premier épisode qui avait posé les bases malgré une jouabilité désastreuse, et à peine plus d’un an à la suite d’un certain Street Fighter ’89 devenu le nouveau mètre étalon du beat’em up sous le nom de Final Fight. Une expérience dont Capcom a su tirer profit pour imposer la révolution du versus fighting grâce à une jouabilité digne de ce nom et à pas moins de huit personnages jouables, du jamais vu pour l’époque. L’organisation Shadowlaw, dirigée par le mystérieux M. Bison, envoie en effet une invitation aux meilleurs combattants des quatre coins du monde pour participer au tournoi qu’il organise à des fins personnelles.

On retrouve ainsi un Ryu fortifié accompagné de son ami Ken, avec exactement les mêmes coups spéciaux que dans le premier opus : Hado-Ken, Sho-Ryu-Ken et Tatsumaki. S’ajoutent à eux le sumotori Edmond Honda, qui représente le Japon traditionnel en voulant prouver la valeur de son art avec ses puissants coups de poing pour compenser sa lenteur, le monstrueux Blanka capable de générer de l’électricité, le catcheur Zangief dont la palette de coups s’inspire de ceux de Mike Haggar de Final Fight, ainsi que le bonze Dhalsim, redoutable hindou cracheur de flammes et capable d’allonger ses membres. Personnages-clé du scénario, le colonel William Guile cherche à venger un de ses anciens camarades tués par Bison, tandis que l’agent d’Interpol Chun Li vient dédommager l’assassinat de son père des mains de l’effroyable dictateur. Particulièrement audacieux, le choix d’une femme parmi les personnages jouables renforce considérablement la modernité du jeu.

Un character select devenu mythique !

Si Street Fighter II est aussi mythique, c’est également pour ses quatre boss combattables uniquement après avoir vaincu tous les autres. Avant de faire face à Bison, il faut en effet en découdre avec Balrog, un boxeur fortement inspiré de Mike Tyson, le matador Vega muni d’un masque froid protégeant son visage et de longues griffes d’acier à la main gauche, ainsi que le terrible Sagat, bien décidé à se venger de Ryu, qui lui avait laissé une immense cicatrice sur le torse. La difficulté du jeu est assez corsée, mais bien équilibrée pour que le tout donne envie de retenter sa chance après une défaite. Reconnaître les techniques de chaque adversaire et essayer de les battre avec différents personnages s’avère alors être la clé de la victoire. Aussi futiles que puissent paraître les cinématiques de fin, elles font tout de même office de récompense pour un joueur parvenant à terminer l’arcade à un certain niveau de difficulté, en plus de commencer à enrichir le background de la saga.

Fort de son immense succès, et avant même son adaptation sur Super Nintendo, Street Fighter II obtient un premier upgrade le 17 avril 1992, intitulé Champion Edition. Jusqu’alors simple fantasme des fans, les quatre boss deviennent réellement contrôlables, passant alors le nombre de personnages jouables à douze. Outre une vitesse légèrement supérieure, des avatars affinés, des arènes aux couleurs plus sombres et la possibilité d’affronter son double, les coups spéciaux commencent eux aussi à évoluer. Ryu se démarque alors de Ken avec une légère amélioration du Hado-Ken, tandis que ce dernier gagne en portée pour son Dragon Punch. Street Fighter II’ Champion Edition est ensuite porté sur PC-Engine, puis sur Mega Drive dans une version permettant également de jouer à Street Fighter II’ Hyper Fighting, deuxième upgrade sorti le 17 décembre 1992.

Un casting en hausse de 50% !

Rapidement adaptée sur Super Nintendo sous le nom de Street Fighter II Turbo Hyper Fighting, cette itération donne aussi la possibilité de jouer à la Champion Edition en sélectionnant le mode normal, écopant à la fois de la même chute de framerate que The World Warrior en version PAL. Aux côtés d’une vitesse de jeu largement revue à la hausse, cette nouvelle version enrichit la palette de coups spéciaux des personnages, multipliant ainsi les possibilités en combat. Innovations aériennes tout d’abord, Ryu et Ken pouvant désormais effectuer leur Tatsumaki en hauteur, tout comme Honda et Blanka écopent d’une charge à la verticale. Outre une prise aérienne pour Guile, Chun Li gagne une boule de feu et Dhalsim peut se téléporter sur quatre points de l’écran. L’IA s’adapte naturellement à ces ajouts afin de devenir plus coriace avec l’augmentation de la vitesse de jeu.

La cultissime jaquette occidentale, qui est aussi celle du pack avec la Super Nintendo.
Une affiche stylée mettant en avant tous les personnages.

Travaillant d’arrache-pied pour sortir la version ultime de son jeu, Capcom voit dans un premier temps ses ambitions à la baisse pour concurrencer l’arrivée imminente de Fatal Fury Special. Le 14 septembre 1993, Super Street Fighter II inaugure le CP System II avec une nouvelle introduction impressionnante durant laquelle Ryu envoie un Hado-Ken en plein écran sous une musique surpuissante respirant l’esprit de la saga. Sous-titré The New Challengers, ce troisième upgrade apporte principalement, comme son nom l’indique, quatre nouveaux personnages aux styles et à la nationalité plus exotiques. On trouve ainsi le Hongkongais Fei Long, sosie parfait de Bruce Lee à l’instar de Liu Kang dans Mortal Kombat, de Dragon dans World Heroes ou encore de Law dans le futur Tekken. Le Jamaïcain Dee Jay pratique un kickboxing rythmé par la musique tandis que le Mexicain Thunder Hawk est un lutteur à la carrure impressionnante cherchant à se venger de Shadawlaw, qui a détruit son village et fait subir un lavage de cerveau à sa femme Julia (la légende raconte qu’elle serait jouable dans Street Fighter Alpha 3).

De nouveaux avatars au charisme étincelant.
Sur Mega Drive, la couverture maîtrise l’art du teasing.

Une deuxième héroïne fait son apparition en la personne de Cammy, une jeune et séduisante agent secret britannique à l’allure militaire et souffrant d’amnésie, ce qui lui procure une place assez importante dans le scénario. Outre une forte hausse de charisme des avatars, des musiques remixées, des décors recolorés, huit palettes de couleurs différentes pour les costumes et des fins retravaillées, les coups spéciaux évoluent encore et toujours, à commencer par le Hado-Ken bien plus impressionnant de Ryu et du Dragon Punch enflammé de Ken. Certains personnages obtiennent de nouveaux types de charge (Blanka, Balrog, Vega, Bison) tandis que Zangief devient bien plus plaisant à manier grâce à de nouvelles prises super stylées. Les combos sont désormais clairement renseignés et comptabilisés par des points. Porté sur Mega Drive et Super Nintendo, le jeu se voit enrichi d’un mode Group Battle proposant plusieurs combats à la suite en versus (en réalité déjà présent dans Street Fighter II’ Champion Edition sur Mega Drive), et surtout d’un excellent mode tournoi (issu de la Tournament Edition de l’arcade) qui permet de s’affronter jusqu’à huit joueurs avec un classement précis prenant en compte les poules des perdants.

Un énorme SUPER annonciateur de nombreuses améliorations.
Un design bien discutable pour cette affiche qui respire le nanar des années 80.

Le 8 mars 1994 marque la sortie de la version la plus aboutie du jeu, sous le nom de Super Street Fighter II X Grand Master Challenge au Japon. Après une nouvelle intro montrant Chun Li et Cammy avec son niveau en arrière-plan en plus du même Ryu qui jette une flamme à l’écran sous une musique plus subtile, le joueur a le choix entre trois vitesses, celle de base étant déjà plus rapide que dans la précédente version. Un rééquilibrage est réalisé sur l’ensemble du casting (Honda reste par exemple immobile durant ses mille poings et ces derniers ne durent que quelques secondes) tandis que les coups spéciaux se font toujours plus nombreux. Ken voit notamment ses coups de pied s’affiner pour être plus proches de son style, Dhalsim obtient une yoga flame vers la diagonale haut avant, Chun Li et Dee Jay gagnent une charge verticale aux pieds tandis que Balrog peut terminer ses charges horizontales par un balayage au poing ou une feinte au crochet. Déjà présent dans Art of Fighting et Fatal Fury 2, le système de furies permet de porter un impact surpuissant basé sur un coup spécial du personnage, moyennant le remplissage d’une jauge et la réussite d’une manipulation complexe, comme deux quarts de tour à la suite ou une charge alambiquée.

Hedge l’a dit : si la PS1 a inventé quelque chose, c’est bien les chargements !

L’ombre mystérieuse de l’introduction dévoile aussi un nouveau personnage d’importance, jouable via un code et combattable en arrivant face à Bison sous certaines conditions. Basé sur le gameplay et l’animation de Ryu, le redoutable Akuma ajoute à ses coups une téléportation horizontale à deux vitesses vers l’avant et l’arrière, ainsi qu’une boule de feu en l’air qui va vers la diagonale bas avant. S’il ne possède pas encore de furie, on peut en avoir un aperçu avec le redoutable Shun Goku Satsu qu’il assène à Bison. Si 2X n’a eu aucune adaptation sur les consoles 16-bit, il a tout de même été porté sur 3DO, Amiga CD-32 et même PC. Il sort également dans la compilation Street Fighter Collection sur Saturn et PlayStation en 1997, qui souffre de nombreux chargements et d’une forte lenteur en PAL. Outre une ressortie sur les Dreamcast japonaises, un portage a lieu sur Game Boy Advance en 2001, avec une interface plus épurée, des musiques remixées, des avatars plus modernes et la possibilité de débloquer Akuma et Shin Akuma, une variante encore plus consumée par le Satsui no Hado, en cumulant des points.

L’art de repenser les jaquettes à chaque nouvelle réédition.
Retour aux sources pour cette 15th Anniversary Edition !

Pour les quinze ans de la saga, une nouvelle version voit le jour sous le nom d’Hyper Street Fighter II, également présent dans la compilation Street Fighter Anniversary sur PlayStation 2 et Xbox, qu’il partage avec Street Fighter III Third Strike. Cette mouture a la particularité de mettre à disposition les différentes versions des seize personnages, de The World Warrior à 2X. Si les combattants des versions les plus anciennes ont fatalement moins de coups, ils frappent bien plus fort pour compenser. En 2008, le jeu obtient également un remake sobrement nommé Super Street Fighter II Turbo HD Remix sur Xbox Live Arcade et PlayStation Network, accompagné de graphismes redessinés en haute définition mais en conservant les musiques à l’identique. Il est depuis disponible en physique sur la compilation Capcom Digital Collection de la Xbox 360. Les nouveaux graphismes n’atteignant pas le charme du jeu d’origine en plus de bouleverser les hitbox, il est possible de jouer avec les sprites de 1994 mais en conservant les nouveaux décors.

Avec toutes ces rééditions, il fallait bien passer par la case remake.
Le retour du roi sur console Nintendo !

Il faut ensuite attendre le trentième anniversaire de la saga pour voir apparaître une dernière version en exclusivité Switch. Intitulée Ultra Street Fighter II The Final Challengers, elle ajoute deux personnages inédits au sein de Street Fighter II : Evil Ryu, version maléfique du personnage principal, et, plus étonnant, le Violent Ken créé à l’occasion du cross-over SNK versus Capcom SVC Chaos. Plus pratique que dans HD Remix, on peut librement switcher entre les versions old school et remaster pour les graphismes et les musiques. Le mode en ligne est un gros atout de cette nouvelle version avec un système de classement et des requêtes de combat tandis que le mode arcade fait office de salle d’attente. Un dramatic battle fait son apparition afin de jouer à deux, aux côtés d’un autre joueur ou d’une IA, face à Evil Ryu, Violent Ken, Bison et Shin Akuma. Les deux personnages partagent la même barre de vie et un seul KO mène au game over, ce qui apporte un challenge intéressant malgré la pauvreté du contenu. Un dernier mode sympathique s’intitule la Voie du Hado et consiste à battre des sbires de Bison qui viennent vers l’écran en vue à la première personne en effectuant les coups spéciaux de Ryu via la détection de mouvement, le tout sur le moteur graphique de Street Fighter IV. Assez rudimentaire et pas toujours très maniable, il reste agréable le long de ses cinq stages avec sa possibilité de personnaliser les statistiques de Ryu via des points d’expérience. En 2018, les principales versions de Street Fighter II sont de nouveaux jouables dans Street Fighter 30th Anniversary Collection sur PlayStation 4, Xbox One et Switch.

La magnifique édition de Pix’n Love.
Un magnifique album d’images détaillant les coups de chaque personnage.

L’influence de Street Fighter II est telle qu’il a été de nombreuses fois copié par la concurrence avec l’explosion du genre dans les années 1990, à commencer par SNK et ses Fatal Fury et Art of Fighting, aboutissant rapidement à la naissance de son concurrent principal : The King of Fighters. En 1994, Street Fighter II est même adapté en long métrage animé faisant le lien avec le futur Street Fighter Alpha, puis l’année suivante en une superbe série animée de vingt-neuf épisodes exploitant les personnages de manière plus poussée. Après une parodie remarquée dans l’adaptation cinématographique de Nicky Larson où Jackie Chan revêt de costume de Chun Li, un film d’anthologie voit également le jour fin 1994, mettant en vedettes Guile et Bison sous les traits de Jean-Claude Van Damme et Raul Julia dans un scénario à l’américaine bien plus réaliste et militaire. Avec un tel héritage encore très présent aujourd’hui, comment ne pas considérer Street Fighter II comme le meilleur jeu de combat de tous les temps ?

Des adaptations de qualité, signe de la grande popularité de la licence.