Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Sortie 24 avril 2026 sur Netflix
Durée 1h 35min
Titre original Apex
Genre Action, Thriller
De Baltasar Kormákur
Avec Charlize Theron, Taron Egerton, Eric Bana
Nationalité Etats-Unis
Musique Hogni Eglisson
Synopsis
Alors qu'elle...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Sortie 24 avril 2026 sur Netflix
Durée 1h 35min
Titre original Apex
Genre Action, Thriller
De Baltasar Kormákur
Avec Charlize Theron, Taron Egerton, Eric Bana
Nationalité Etats-Unis
Musique Hogni Eglisson
Synopsis
Alors qu'elle...
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…
Date de sortie : 26 mai 2021 (Italie, Corée du Sud, …), 23 juin 2021 (France) Réalisateur : Craig Gillepsie Acteurs principaux : Emma Stone, Emma Thompson, Paul Walter Hauser, Mark Strong Genre : Comédie « dramatique » Nationalité : Américain Compositeur : Nicholas Britell
Une enfance déjà bercée dans le mouvement.
Troisième film live sur la franchise des 101 Dalmatiens, Cruella fait office de préquel racontant le passé de la célèbre antagoniste à la fourrure noire et blanche. Des années après Glenn Close et quelques temps suite à l’interprétation de Victoria Smurfit dans la série Once Upon a Time, c’est la talentueuse Emma Stone (The Amazing Spider-Man, Birdman, La La Land) qui incarne la future Cruella d’Enfer, sous l’objectif de Craig Gillepsie (Moi, Tonya). Le film se déroule à Londres, en plein mouvement punk rock des années 1970, tandis que la jeune Estella vit de ses escroqueries avec ses acolytes Jasper et Horace, ce dernier étant joué par Paul Walter Hauser (Moi Tonya, BlacKkKlansman, Le Cas Richard Jewel).
Horace et Jasper, les mêmes qui servent Cruella dans le dessin animé.Emma Thompson à fond dans son rôle !
Rêvant de devenir créatrice de mode, elle s’arrange pour attirer l’attention de la baronne Von Hellman, interprétée par Emma Thompson (Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban, Men in Black 3, Dans l’Ombre de Mary), dont le style vestimentaire particulier n’a d’égal que le snobisme. Multipliant les apparitions toutes aussi surfaites les unes que les autres dont Estella va rapidement s’inspirer, elle est secondée par son valet John, sous les traits de Mark Strong (Kingsman Services Secrets, Shazam, 1917). D’autres personnages connus des 101 Dalmatiens sont également présents dans des rôles qu’on ne leur connaissait pas : Anita est ici une journaliste qui aide Cruella à se faire connaître tandis que Roger fait office d’avocat de la baronne.
Un costume qui commence à envoyer !Cruella is born ?
Pourvu d’une direction artistique et musicale très marquée, le film vaut fortement pour ses décors et ses costumes faisant ressortir plusieurs couleurs clinquantes, notamment mis en valeur lorsque la tenue de Cruella apparaît sous les flammes. Pour compléter les compositions de Nicholas Britell, plusieurs chansons viennent renforcer l’identité du film, comme « Call Me Cruella » du groupe de rock Florence and the Machine. S’il fait office de préquel cohérent, le scénario demeure néanmoins surfait à plus d’un titre, la méchanceté des dalmatiens et les révélations sur Estella étant d’une inspiration discutable. Restent toutefois quelques clins d’œil sympathiques comme la composition de Roger « Cruelle Diablesse » au piano ainsi que la livraison de Pongo et Perdita lors de l’épilogue, qui font directement le lien les 101 Dalmatiens.
Date de sortie : 9 juillet 2021 (2h 07min) Réalisateur : Paul Verhoeven Acteurs principaux : Virginie Efira, Daphné Patakia, Charlotte Rampling, Lambert Wilson Genre : Drame, historique Nationalité : Franco-néerlandais Compositeur : Anne Dudley
Un mentorat qui lie les deux personnages.
Adaptation du livre Sœur Benedetta, entre Sainte et Lesbienne de l’historienne Judith C. Brown, Benedetta est un biopic dramatique centrée sur une nonne italienne, devenue abbesse d’un couvent avant d’être jugée pour saphisme. Réalisé par Paul Verhoeven (La Chair et le Sang, RoboCop, Basic Instinct), il place Virginie Efira (Sibyl, Police, Adieu les Cons) dans le rôle principal, accompagnée de Daphné Patakia envers qui elle va avoir une attirance de plus en plus forte. Interprétée par Charlotte Rampling (Basic Instinct 2, Assassin’s Creed, Red Sparrow), mère Felicita représente les valeurs traditionnelles de la religion tandis que le nonce apostolique, joué par Lambert Wilson (La Boum 2, Matrix Revolutions, De Gaulle), incarne l’autorité du Pape avec une poigne de fer.
Des rassemblements qui font encore plus peser le silence.« Je ne sais pas comment Dieu fait arriver les choses, je sais seulement qu’il accomplit sa volonté à travers moi. »
Faisant partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2021, finalement remporté par Titane, le film traite d’un des sujets les plus tabous de l’Église, avec le procès fait à une femme pour son homosexualité. Le rapprochement entre Benedetta Carlini et Bartolomea est en effet au cœur du scénario, la réalisation mettant un accent particulier sur la nudité et l’érotisme. Dans un XVIIème siècle ravagé par la peste, la dramaturgie des situations est évidemment de la partie et la religion vient s’y insérer avec la mention de miracles, de blasphèmes et de paroles à Jésus, qui apparaît plusieurs fois lors de cauchemars de la protagoniste.
« Des accusations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires. »Des références au Christ plus ou moins explicites.
Comme à son habitude, Paul Verhoeven est là pour choquer à travers des images qui dépeignent toute la violence l’œuvre. Outre le sang présent lors du transpercement de mains et de pieds à l’image du Christ, la peste n’épargne pas les plus protégés et les stigmates se veulent de plus en plus explicites pour toujours davantage remettre en question la toute-puissance et les principes de l’Église. Une part de surnaturel est également présente lors de passages où Benedetta s’exprime sous un ton démoniaque, comme possédée par une entité. Un film percutant qui tranche avec les univers habituels du réalisateur.
Date de sortie : 21 juin 2021 Réalisateur : Chris Palmer Doubleurs principaux : Adrien Antoine, Maurice Decoster, Françoise Cadol, Stéphane Ronchewski Genre : Animation, super-héros Nationalité : Américain Compositeur : Michael Gatt
« Enfiler un déguisement pour susciter l’effroi : quelle absurdité ! »
Adaptation du comic book éponyme de Jeph Leob, Batman The Long Halloween fait partie des longs métrages animés les plus sombres de la franchise. Le scénario prend place dans une Gotham City plus gangrénée que jamais par la pègre, notamment à travers les méfaits de la famille Falcone, Carmine n’hésitant pas à éliminer les siens sur un simple désaccord. Pour couronner le tout, un tueur masqué nommé Holiday sème la terreur en intervenant chaque jour férié pour éliminer les malfrats les uns après les autres. S’associant au capitaine James Gordon et au procureur Harvey Dent, Batman tente alors de mettre la main sur ce dangereux criminel, dont la réelle identité s’avère toujours plus mystérieuse.
« Moi qui croyais que mon travail consisterait à faire enfermer les criminels, ou du moins à les faire fuir… Je n’imaginais pas que Batman devrait jouer les enquêteurs. »« À ce qu’il paraît, le procureur Dent dissimulerait un visage bien plus sombre… Sauf qu’il n’y a la place que pour un seul meurtrier détraqué dans cette ville »
Pourvu de très jolis dessins aux contours noirs appuyés, Batman The Long Halloween est également soutenu par des compositions au ton grave qui pèsent fortement sur son ambiance. Parfois surnommé « Le Romain », Falcone est au cœur des enjeux tandis que d’autres personnages sont mentionnés pour renforcer l’intrigue, tel le jeune mafieux Salvatore Maroni. Outre la présence de Catwoman, d’autres méchants apparaissent en caméo, comme Solomon Grundy dans les égouts et Calendar Man à l’asile d’Arkham, offrant quelques indices supplémentaires sur l’enquête, à l’instar de cette fameuse tétine qui sert de silencieux.
« Vous ne pouviez pas savoir : il vous manque encore trop d’éléments… »
Personnage habitué aux comportements schizophrènes, Harvey Dent est ici présenté comme un bon père de famille, proche de sa femme et de sa fille malgré une certaine obsession pour coincer Falcone. L’explosion de sa maison et sa venue à l’hôpital laissent croire que son visage a été touché pour donner lieu à l’apparition de Double Face, alors qu’il n’en est rien. Si les interventions du Joker sont toujours aussi exquises, les accusations convergent tout aussi efficacement vers le jeune Alberto Falcone, dont la haine pour son père ne cachait finalement rien de criminel. Comme The Dark Knight Returns en son temps, Batman The Long Halloween fait de sa première partie une franche réussite qui donne immédiatement envie de connaître la seconde !
The Long Halloween Part Two
Date de sortie : 27 juillet 2021 (États-Unis), 25 août 2021 (France) Réalisateur : Chris Palmer Doubleurs principaux : Adrien Antoine, Philippe Catoire, Maurice Decoster, Vincent Violette Genre : Animation, super-héros Nationalité : Américain Compositeur : Michael Gatt
Carmine Falcone plus que jamais en ligne de mire.
À la suite d’une première partie virevoltante, le long Halloween poursuit ses massacres tandis que l’étau se resserre quant à l’identité du mystérieux Holiday. Un scénario marqué par la tourmente de Bruce entre son ensorcellement par Poison Ivy, une vision de la mort de ses parents suite à une exposition des toxines de l’Épouvantail (toujours doublé par l’excellent Vincent Violette) et son ami Harvey Dent qu’il suspecte d’être coupable. Très présent à l’instar de sa femme Gilda, le procureur sombre de plus en plus dans la schizophrénie, une voix malveillante résonnant dans son esprit pour lui faire commettre les pires atrocités.
Jervis Tetch et Jonathan Crane, quoi de mieux pour Halloween ?
Le background des personnages s’étoffe notamment à l’occasion de flashbacks, l’un d’entre eux dévoilant des liens intéressants entre les passés de Carmine Falcone et de Bruce Wayne (« Dans la vie, qui trouve garde ! »). Les relations se complexifient tandis que Salvatore Maroni flirte avec Sofia Falcone, cette dernière se sentant de plus en plus infantilisée par son père. D’autres antagonistes connus apparaissent tels qu’un Chapelier Fou de petite taille, le Pingouin, le Joker et bien sûr Double Face, Harvey se faisant asperger le visage d’acide par Maroni lors d’un témoignage au tribunal.
Une version bien connue de la concrétisation de Double-Face.« On ne peut rien contre eux Jimbo, pas à la régulière. Ce qu’il faut, c’est rejoindre leur rang pour les vaincre selon leurs règles ! »
Tandis que la mise en scène des meurtres se veut toujours plus inventive (Luigi Maroni en pleine gorge, Carla Falcone dans l’ascenseur), Holiday finit par se dévoiler sous l’identité de Gilda Dent. Un secret bien gardé camouflant un lourd passé aux côtés d’Alberto Falcone, qui endossait le costume dans la première partie. Assez classique, le film reste de grande qualité grâce à sa bonne réalisation. Son scénario symbolise quant à lui l’arrivée des super-vilains à Gotham et la fin de la criminalité à l’ancienne des familles mafieuses. La scène post-générique semble annoncer un futur projet alors que Flash et Green Arrow viennent frapper à la porte du manoir le soir d’Halloween.
Date de sortie : 22 avril 2021 (Russie), 16 juin 2021 (France) Réalisateur : Guy Ritchie Acteurs principaux : Jason Statham, Holt McCallany, Jeffrey Donovan, Scott Eastwood Genre : Thriller, action Nationalité : Américano-britannique Compositeur : Christopher Benstead
En colère, c’est le mot !
Ayant renoué avec son style fétiche dans The Gentlemen, Guy Ritchie poursuit sa lancée en reprenant Jason Statham dans un remake survolté du Convoyeur. Ce dernier y incarne Patrick Hill, fraîchement recruté comme transporteur de fonds chez Fortico, une entreprise venant d’essuyer deux décès lors d’un braquage. Faisant équipe avec Bullet, interprété par Holt McCallany (Fight Club, Abîmes, Sully), il démontre rapidement ses capacités avec plusieurs tirs bien placés en un temps record. D’autres coéquipiers dont Jackson, joué par Jeffrey Donovan (J. Edgar, Sicario, The Good Criminal), le suspectent alors d’être bien plus que celui qu’il prétend.
Centre de toutes les attentions…« Mets-toi à genou et dis-moi que tu m’aimes ! »
Après Arnaques, Crimes et Botaniques, Snatch et Revolver, le duo Statham Ritchie fonctionne à merveille, fort d’une réalisation de pointe et d’un jeu d’acteur de très bonne facture. Outre la présence d’Andy Garcia (Le Parrain 3, L’Enjeu, La Mule) dans le rôle du facilitateur, c’est bien le charismatique Scott Eastwood (Gran Torino, Fury, Snowden) qui offre au spectateur un antagoniste mémorable grâce à son talent. Déjà à l’œuvre dans The Gentlemen, Christopher Benstead renforce quant à lui l’intrigue et la tension avec des compositions d’une intensité saisissante.
Un plan large des plus réussis !Scott Eastwood magistral !
Loin des films d’action standard, Un Homme en Colère constitue une des meilleures interprétations de Jason Statham. Sa maîtrise du combat et des cascades est fortement mise en valeur par les plans du réalisateur, qui s’avère toujours aussi efficace dans son style de narration alternant entre l’action présente et le briefing qui précède. Narration également caractérisée par une violence assumée qui s’illustre avec de jouissives giclées de sang contre le mur. Un thème de la vengeance vu et revu, mais du très grand Guy Ritchie !
Dates de sortie : 14 avril 2004 (1h38min) Réalisateur : Nicolas Boukhrief Acteurs principaux : Albert Dupontel, Jean Dujardin, François Berléand, Claude Perron Genre : Drame, policier Nationalité : Français Compositeur : Nicolas Baby
Troisième film de Nicolas Boukhrief, Le Convoyeur est un policier dramatique dans lequel Alexandre Demarre, interprété par Albert Dupontel (Bernie, La Maladie de Sachs, Le Créateur), entame sa première journée dans une société de transport de fonds ayant été victime de violents braquages. Il est accompagné par Jean Dujardin, dans un de ses tout premières rôles un an avant Brice de Nice, ainsi que par François Berléand (Le Transporteur, Mon Idole, Les Choristes). Logeant en hôtel en demandant qu’on ne fasse pas le ménage dans sa chambre, Alexandre est tout le temps aux aguets, comme l’indiquent les nombreux plans sur ses yeux d’illuminé. Le casting est également composé d’Aure Atika, Claude Perron et Nicolas Marié, ces deux derniers ayant déjà secondé Dupontel dans plusieurs autres films.
Toujours au top, Dupontel prouve une nouvelle fois ses talents avec un jeu d’acteur très soutenu, son personnage participant fortement à la tension dramatique du film. La réalisation de grande qualité aide d’autant plus le spectateur à s’immerger dans ce polar, à la recherche du traître qui semble informer les braqueurs. Entre échanges de substances illicites, convulsions et rixes entre collègues, la narration se veut de plus en plus violente et les séquences d’action explosent, avec des images choquantes et des pointes de sang de plus en plus fréquentes. Un drame à la française réussi et singulier pour sa réalisation et son thème particulier.
Dates de sortie : 22 décembre 1995 (États-Unis), 14 février 1996 (France) Réalisateur : Renny Harlin Acteurs principaux : Geena Davis, Matthew Modine, Frank Langella, Patrick Malahide Genre : Aventure Nationalité : Américain Compositeur : John Debney
Un rapprochement qui se voit venir à des kilomètres !
Suite aux succès de grands classiques comme Robin des Bois Prince des Voleurs et Hook au début des années 90, les longs métrages de cape et d’épée ont le vent en poupe et c’est un nouveau film de pirates qui sort sous la direction de Renny Harlin (Le Cauchemar de Freddy, Die Hard 58 Minutes pour Vivre, Cliffhanger Traque au Sommet). Se déroulant dans les Caraïbes du XVIIème siècle, il est porté par Geena Davis (La Mouche, Beetlejuice, Thelma et Louise), qui y incarne la pirate Morgan Adams à la recherche d’un trésor familial face aux méthodes peu scrupuleuses de son oncle Dawg, sous les traits de par Frank Langella (Président d’un Jour, Brainscan, Junior). Prévu pour être joué par Michael Douglas, le voleur William Shaw est finalement interprété par Matthew Modine (Birdy, Full Metal Jacket, Memphis Belle) pour un duo d’anthologie.
Une aristocratie sublimée par le doublage de Jacques Ciron.« Une bouche de moins à nourrir ! »
Vendu comme esclave à Port Royal, il est en effet le seul à pouvoir déchiffrer le latin sur la carte menant au trésor tant convoité. Mais tandis que Dawg s’allie aux Anglais pour capturer Morgan et récupérer l’or, les combats à l’épée fusent et les tirs au canon produisent des flammes et des explosions du plus bel effet tant la réalisation est soignée. Les décors sont de grande qualité, notamment au niveau des navires, et les plans naturels offrent un cachet particulier à L’Île aux Pirates malgré son univers convenu. Les musiques du talentueux John Debney (Hocus Pocus, Mort Subite, Menteur Menteur) sont quant à elles particulièrement magnifiées par l’orchestre symphonique de Londres.
Une leçon d’anatomie qui pourrait bien chavirer.Une bataille qui n’y va pas de main morte.
L’implication des acteurs fait partie des grands points forts du film, entre la charismatique Geena David qui frappe avec une murène quand elle n’a pas son sabre et un Frank Langella totalement badass sous ses faux airs de Sean Connery. Mais malgré des qualités évidentes, L’Île aux Pirates est surtout connu pour son grand échec critique et commercial ayant entraîné la faillite du studio Carolco Pictures. Son budget avait en effet explosé suite à un changement de direction provoquant la reconstruction de nombreux décors, à plusieurs accidents de tournage et à la recherche tumultueuse d’un nouvel acteur principal. Avec près de cent millions de dollars de déficit, il fait partie des films ayant subi le plus de pertes au box-office
Règlement de comptes en famille !Une situation non sans rappeler L’Empire Contre-Attaque !
D’autres facteurs peuvent expliquer cet échec, à commencer par une sortie repoussée à la période de Noël, alors peu propice au visionnage d’un film d’aventure aussi ensoleillé. Et outre le fait que d’autres longs métrages ayant une héroïne comme personnage principal se sont montré peu vendeurs, L’Île aux Pirates s’est également retrouvé face au succès de Jumanji, sorti une semaine avant, et le même jour que d’autres films comme Nixon, Mort Subite, ou encore Dracula Mort et Heureux de l’être. Ayant largement été réhabilité depuis, il reste un bon classique du genre devant lequel se délecter sans aucune modération.
Date de sortie : 22 mai 1996 (États-Unis),
23 octobre 1996 (France) Réalisateur : Brian De Palma Acteurs principaux : Tom Cruise, Emmanuelle Béart, Jon Voight, Jean Reno Genre : Action, espionnage Nationalité : Américain Compositeur : Danny Elfman
Une équipe de choc !
Trente ans après la célèbre série américaine au générique retentissant (à l’occasion reprise par Adam Clayton et Larry Mullen du groupe U2), Mission Impossible s’exporte au cinéma pour débuter une longue saga de films, dont le premier se retrouve sous l’objectif de Brian De Palma (Scarface, Les Incorruptibles, Outrages). En tête d’affiche, Tom Cruise (Top Gun, Des Hommes d’Honneur, Entretien avec un Vampire) y incarne Ethan Hunt, un agent de l’IMF (Impossible Missions Force) chargé d’appréhender un espion ennemi dans une ambassade américaine de la ville de Prague. Interprété par Jon Voight (Macadam Cowboy, Délivrance, Heat), son supérieur Jim Phelps est rapidement confronté à la méfiance de la CIA qui, persuadée qu’un traître se cache dans son équipe, envoie d’autres agents pour les éliminer.
Les fameux facemakers dont John Woo abuse un chouïa dans Mission Impossible 2.Un huis clos de grande qualité.
Les assassinats s’enchaînent tandis qu’Ethan tente de résoudre la situation aux côtés de Claire, la femme de Jim, jouée par Emmanuelle Béart (La Belle Noiseuse, L’Enfer, Nelly et Monsieur Arnaud). Le scénario tourne alors rapidement vers de l’espionnage amenant à dérober une disquette contenant la véritable liste des agents infiltrés en Europe centrale. Ethan recrute alors d’anciens agents désavoués afin de mener sa mission à bien : s’ajoutent alors Franz Krieger, pilote aux méthodes musclées interprété par Jean Reno (Nikita, Les Visiteurs, Léon), ainsi que Luther Stickell, brillant informaticien sous les traits de Ving Rhames (L’Échelle de Jacob, Le Sous-Sol de la Peur, Pulp Fiction).
La scène dont on se souvient forcément même des années après !Une tension palpable entre les personnages pour renforcer l’intrigue.
Digne d’un James Bond avec ses traîtres à foison, son chewing-gum explosif et son facemaker permettant d’imiter le visage de n’importe qui, Mission Impossible est une réussite grâce aux talents de Brian De Palma, qui embellit ce blockbuster plutôt convenu par de nombreux plans de qualité confirmant sa maîtrise de la caméra. Malgré un scénario pas toujours facile à cerner, le film se suit naturellement et vaut aussi pour la variété de ses scènes, qu’il s’agisse d’action (la superbe séquence du train) ou d’infiltration (l’emblématique passage où Ethan se faufile par le plafond pour récupérer les données sans déclencher l’alarme). Bien que fortement exagéré sur son action finale, ce premier Mission Impossible remplit son contrat et offre un bel avenir à la saga avec son fort succès commercial rapportant plus de 450 millions de dollars au box-office.
Date de sortie : 11 février 2021 (Brésil, Singapour, Taïwan), 19 mai 2021 (France) Réalisateur : Tim Story Acteurs principaux : Chloë Grace Moretz, Michael Peña, Ken Jeong, Colin Jost Genre : Comédie, animation Nationalité : Américain Compositeur : Christopher Lennertz
Toute situation est faite pour être démolie !
Près de vingt ans après le long métrage animé mettant en scène les personnages de cartoon Tom et Jerry, le duo effectue son grand retour au cinéma dans un film mêlant animation et prises de vue réelles. Touchant décidément à toutes sortes de productions, Chloë Grace Moretz (Suspiria, Greta, Shadow in the Cloud) y incarne une jeune femme dont le talent d’improvisation lui permet d’obtenir un emploi dans un hôtel newyorkais en subtilisant le CV d’une autre candidate. Elle se retrouve alors confronté au gestionnaire d’un important mariage sous les traits de Michael Peña (World Trade Center, Ant-Man, La Mule), avec qui elle va devoir collaborer en plus de gérer les pérégrinations des deux mammifères.
Un rôle principal qui sied parfaitement à Chloë Grace Moretz.Le bull-dog est évidemment de la partie !
Kayla est en effet chargée de chasser Jerry en s’alliant avec son frère ennemi Tom, qui décroche lui-même un poste à l’hôtel. Pourvu d’une animation bien maîtrisée et d’un humour grand public réussi, le film marie efficacement les codes du cinéma avec l’incrustation de personnages dessinés pour en faire une bonne comédie grand public. Les gags habituels des courts métrages Tom & Jerry font toujours mouche et Chloë Grace Moretz confirme ses talents d’actrice en s’adaptant parfaitement au genre de la comédie. À noter que contrairement au long métrage animé de 1992, les deux héros ne parlent pas et ne s’allient que vers la fin. On trouve également un caméo de Droopy, personnage phare de Tex Avery. Un film idéal pour le retour du cinéma !
Date de sortie : 21 octobre 2003 (États-Unis) Réalisateur : Curt Geda Doubleurs : Bruno Carna, Véronique Desmadryl, Jacques Ciron, Philippe Peythieu Genre : Animation, super-héros Nationalité : Américain Compositrice : Lolita Ritmanis
Après Batgirl et Catwoman, voici Batwoman. À quand Catgirl ?
Tandis que les longs métrages animés Batman continuent de développer l’univers des séries d’animation dont ils sont issus, Curt Geda (Superman L’Ange de Métropolis, Batman La Relève, Le Retour du Joker) revient en 2003 sur Batman The New Adventures pour lui octroyer un film inédit intitulé La Mystérieuse Batwoman. Classique mais toujours aussi bien animé, il a la particularité d’introduire un personnage encore inédit à l’écran : Batwoman, qui est ici un personnage différent de celui des comics. Le scénario met Batman et Robin face à un trafic d’armes que le Pingouin camoufle dans une fabrique de jouets en association avec Rupert Thorne, qui n’était pas encore apparu dans les épisodes de Batman The New Adventures. Mis à mal par l’arrivée de l’énigmatique justicière, ils engagent alors Bane qui, tout comme le spectateur, tente de démasquer l’identité de Batwoman tout au long du film.
Des antagonistes convenus qui laissent place à de bien meilleurs éléments d’intrigue.
Reprenant le style artistique de 1997, le long métrage apporte une touche rétro tout en étant moderne avec la chanson dance-pop « Betcha Never » interprétée par Cyndi Almouzni dans le club du Pingouin. Pour les besoins du scénario, plusieurs personnages viennent renforcer l’intrigue à commencer par Carlton Duquesne, père de famille qui coopère secrètement avec les malfrats. Sa fille Kathleen se lie alors à Bruce tandis que Roxanne Ballantine, une ingénieure travaillant pour Wayne Enterprises, attire la suspicion de Batman. En parallèle, l’agent Sonia Alcana accompagne Bullock dans l’enquête autour des chargements d’armes et de Batwoman. En outre, un caméo téléphonique de Barbara Gordon vient confirmer que cette dernière entretient bien une relation avec, Bruce comme cela est déjà plus que suggéré dans certains épisodes de Batman La Relève.
Trois pour le prix d’une, assez innovant pour l’époque.
Centré autour du mystère de l’identité de la nouvelle justicière, le scénario voit tout son intérêt dans la mise en œuvre de son intrigue, avec des situations dans lesquelles une des suspectes est montrée en même temps qu’une intervention de Batwoman afin de balayer les soupçons à son encontre. Un procédé malin qui, sept ans après Scream, dévoile qu’il s’agit en fait de trois femmes à la corpulence similaire qui agissent l’une après l’autre avec chacune un mobile personnel. Mis à part au niveau de la voix française de Bruno Carna (La Ligue des Justiciers, Static Choc) qui ne sied pas vraiment à Bruce Wayne, La Mystérieuse Batwoman remplit son contrat et enrichit efficacement le background de Batman The New Adventures, moins d’un an avant la sortie de la série animée The Batman, qui revient sur les premières années de l’homme chauve-souris.
Date de sortie : 22 juin 1955 (États-Unis), 14 décembre 1955 (France) Réalisateurs : Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske Doubleurs principaux : Barbara Tissier, Guillaume Lebon, Gérard Hernandez,
Roger Carel Genre : Animation, romance Nationalité : Américain Compositeur : Oliver Wallace
Naissance d’une toute nouvelle princesse !
Premier film Disney basé sur une nouvelle (Happy Dan the Whistling Dog de Ward Greene) encore non publiée à l’époque de l’achat de ses droits d’adaptation, La Belle et le Clochard constitue une étape importante dans l’histoire du studio pour plusieurs inaugurations. Il s’agit en effet de son premier long métrage à utiliser le format d’image CinemaScope et à bénéficier du son stéréo, en plus de marquer la première distribution par Buena Vista Pictures créée en 1954. Au lieu d’adapter une œuvre préexistante, Disney développe également une histoire originale autour de la nouvelle de Ward Greene. Le scénario se déroule dans le riche foyer d’un jeune couple de Nouvelle-Angleterre, lors d’un Noël durant lequel Jim offre à sa femme Darling une adorable petite chienne qu’elle baptise Lady. Devenant rapidement adulte, elle vit à travers l’amour de ses maîtres et la compagnie de chiens voisins qui deviennent rapidement les personnages principaux.
« As-tu remarqué que depuis que nous avons Lady, nous lisons de moins en moins de mauvaises nouvelles ? »Le chamboulement de toute une vie !
Six ans avant Les 101 Dalmatiens, les chiens sont alors mis à l’honneur et illustrés par l’intermédiaire de plusieurs races. Si le cocker anglais représente une certaine idée de l’aristocratie à travers Lady, Jock est un terrier écossais relativement vif à l’inverse de son compagnon César, vieux Saint-Hubert qui ne cesse de demander aux autres s’il leur a déjà parlé de son grand-père. Peg est une pékinoise largement distinguée malgré son pelage sali par la rue tandis que Clochard est volontairement un chien croisé pour mieux marquer sa différence avec Lady. Pourvu de trois séries de doublages différents, le film comporte plusieurs voix de renom comme Barbara Tissier (Anastasie dans Cendrillon, Jessie dans Toy Story 2, Ranma fille et Bambou dans Ranma ½) pour Lady, Guillaume Lebon (Aladdin dans Le Roi des Voleurs, L dans Death Note) pour Clochard, Michel Papinesch (John Smith dans Pocahontas, Mortimer dans Blake et Mortimer), Gérard Hernandez (Grand Schtroumpf, Myster Mask, Iznogoud) pour Joe le cuisinier et Roger Carel (Kaa dans Le Livre de la Jungle, Jiminy Cricket dans Pinocchio, le Chat de Cheshire dans Alice au Pays des Merveilles) pour Bull le bull-dog.
La panoplie de chiens s’élargit encore à la fourrière.Quoi de mieux que des quenottes de castor pour briser une muselière ?
Afin de maintenir la vue à sa hauteur, les plans sont réalisés à basse perspective et les visages de Jim et Darling apparaissent rarement à l’écran. Dorlotée dès sa première nuit qu’elle termine sur le lit de ses maîtres, Lady se dévoile d’emblée comme une héroïne attachante. Plusieurs événements arrivent ensuite pour illustrer l’entrée à l’âge adulte avec les thèmes du délaissement et de la jalousie. Le changement de comportement de ses maîtres à son égard annoncent rapidement la naissance d’un bébé, qui prend alors une place jusqu’ici exclusivement occupée par Lady. Le départ en voyage du couple chamboule d’autant plus ses habitudes qu’elle se retrouve à la niche avec une muselière suite à une altercation avec les terrifiants siamois de tante Sarah, venue garder le bébé, accompagnée par la chanson la plus envoutante du long métrage.
Un disney qui sait aussi passer par toutes les émotions.
Affolée par un tel traitement, elle s’enfuit de la maison et se retrouve face à trois chiens errants avant d’être sauvée par Clochard. Elle découvre alors la liberté à l’occasion d’un romantique dîner aux chandelles offert par des cuisiniers à l’accent italien un tantinet prononcé sous une belle reprise de la chanson « Belle Nuit ». Un clivage apparaît alors entre le confort de la vie domestique et la rudesse de la vie urbaine tandis que Lady est attrapée par la fourrière et apprend des choses qui ne lui plaisent pas sur celui dont elle s’est éprise. Malgré des difficultés et un passage relativement triste, le scénario se termine gaiement dans la tendresse à laquelle ses débuts nous avait habitués. Relativement critiqué malgré une qualité d’animation évidente mais grand succès critique à son époque, La Belle et le Clochard obtient une suite en 2001 directement en vidéo, ainsi qu’une adaptation live en 2019 pour la sortie de la plateforme Disney+.