Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Sortie 24 avril 2026 sur Netflix
Durée 1h 35min
Titre original Apex
Genre Action, Thriller
De Baltasar Kormákur
Avec Charlize Theron, Taron Egerton, Eric Bana
Nationalité Etats-Unis
Musique Hogni Eglisson
Synopsis
Alors qu'elle...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Sortie 24 avril 2026 sur Netflix
Durée 1h 35min
Titre original Apex
Genre Action, Thriller
De Baltasar Kormákur
Avec Charlize Theron, Taron Egerton, Eric Bana
Nationalité Etats-Unis
Musique Hogni Eglisson
Synopsis
Alors qu'elle...
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…
Date de sortie : 23 avril 2021 (États-Unis),
12 mai 2021 (France) Réalisateur : Simon McQuoid Acteurs principaux : Lewis Tan, Hiroyuki Sanada, Joe Taslim, Jessica McNamee, Josh Lawson, Tadanobu Asano Genre : Arts martiaux, fantastique Nationalité : Américain Compositeur : Benjamin Wallfisch
Une introduction sanglante qui annonce la couleur.
Nouvelle adaptation de la saga de jeux vidéo créée par Ed Boon et John Tobias, Mortal Kombat effectue un retour remarqué après vingt-quatre ans d’absence au cinéma dans un film principalement axé sur les combats et les mises à mort en exploitant pleinement tout le gore des célèbres fatalités. Premier long métrage de Simon McQuoid, il renoue aussi avec une certaine fidélité du scénario en introduisant le massacre du village d’Hanzo Hasashi, comme l’avait déjà fait le superbe animé Mortal Kombat Legends Scorpion’s Revenge un an auparavant. Interprété par Hiroyuki Sanada (San Ku Kaï, Ring, Wolverine Le Combat de l’Immortel), le futur Scorpion se retrouve en effet rapidement dépassé par le surpuissant Sub-Zero, joué par le judoka Joe Taslim. Si sa femme et son fils sont assassinés à la manière du scénario originel, Hanzo parvient à camoufler son deuxième enfant. Mis en sûreté par Raiden, il perpétue la lignée jusqu’à donner naissance à Cole Young, un lutteur à son tour bientôt traqué par le clan Lin Kuei. Afin de protéger sa famille, il part alors à la recherche des combattants du Royaume Terre, choisis pour affronter les guerrier d’Outre Monde.
Terriblement puissant, Sub-Zero s’annonce comme l’adversaire le plus redoutable du film.Une ressemblance adéquate pour Liu Kang et Kung Lao.
Repartant de zéro pour adapter le tout premier jeu Mortal Kombat, le film fait apparaître l’ensemble de son casting, à l’exception notable de Johnny Cage, avec une ressemblance soignée pour la plupart des personnages. Outre Scorpion et Sub-Zero qui se partagent l’affiche, on trouve ainsi un Kano avec une verve toujours aussi crue (« Ça te dirait que je vienne chercher ton pauvre sombrero en forme de scie circulaire et que je te le fourre tellement loin dans le c*l que tu parleras espagnol !? »), un Raiden relativement sérieux, un Liu Kang habilement incarné par Ludi Lin (Power Rangers, Aquaman) tandis que Sonya envoie des mandales sous les traits de Jessica McNamee (Battle of the Sexes, En Eaux Troubles). Goro est cette fois-ci entièrement représenté en images de synthèse et Shang Tsung est interprété par Chin Han (The Dark Knight, Ghost in the Shell, Skyscraper). Si Kitana est absente parmi la sélection de Mortal Kombat II, on retrouve néanmoins un Kung Lao charismatique, Mileena qui ne prend même pas la peine de cacher la monstruosité de sa mâchoire, Reptile sous forme bestiale ainsi que Jax qui se fait éclater les bras par Sub-Zero avant d’en obtenir des bioniques évolutifs.
Sonya et Kano, une parfaite entente.
Pour étoffer son casting, le long métrage va même puiser dans des épisodes ultérieurs. On trouve ainsi Kabal dans son superbe costume masqué, un Reiko étrangement baraqué et bourrin avec la posture du catcheur Nathan Jones (qui joue aussi Craig Marduk dans Tekken), et même la vampire Nitara de Mortal Kombat Deadly Alliance. Pourvu d’une bien meilleure réalisation que ses prédécesseurs, Mortal Kombat soigne aussi davantage ses chorégraphies de combat et ses effets spéciaux pour mieux faire ressortir des techniques tirées du jeu vidéo, comme la téléportation de Kung Lao et le gel de Sub-Zero. Les fatalités sont très réussies entre Kano qui arrache le cœur de Reptile, Jax qui éclate la tête de Reiko avec ses poings, Liu Kang qui achève Kabal avec un superbe dragon enflammé et surtout Kung Lao qui tronçonne violemment Nitara en faisant tourner son chapeau. La version française reprend même telles quelles certaines citations emblématiques comme « Kano wins », « Finish him ! », « Flawless victory », « Fatality » et « Get over here ! » pour ajouter une touche de style.
Une manière astucieuse de suggérer la présence du prince des Shokan.Outre le gel et les éclairs, les flammes sont particulièrement bien retranscrites.
Trop concentré sur ses qualités esthétiques, le film en oublie toutefois d’étoffer son scénario, qui constitue en réalité un préquel du tournoi, Shang Tsung ayant décidé de tricher avant même son commencement. Ce dernier manque d’ailleurs de charisme à cause de son apparence et de sa posture trop commune, tout comme Raiden apparaît trop sérieux car trop calqué sur le personnage des derniers jeux. Relativement limités, les décors donnent une impression de statisme qui entrave le sentiment d’aventure, seuls quelques plans ingénieux faisant exception comme le panorama donnant sur la statue de Goro et la silhouette de Liu Kang qui ressort sur le coucher du soleil. L’affrontement entre Scorpion et Sub-Zero achève cependant le scénario avec beaucoup de talent tandis que le dernier plan promet une suite endiablée avec le plus distingué des acteurs hollywoodiens sous un sympathique remix du « Techno Syndrome » de The Immortals. Encore très perfectible, cette itération moderne de Mortal Kombat demeure toutefois plus que satisfaisante.
Dates de sortie : 22 novembre 2000 (États-Unis), 27 décembre (France) Réalisateur : M. Night Shyamalan Acteurs principaux : Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Robin Wright, Spencer Treat Clark Genre : Thriller, drame Nationalité : Américain Compositeur : James Newton Howard
Monsieur tout le monde, dans un train parmi tant d’autres.
Déjà fortement remarqué pour la réalisation de Sixième Sens, M. Night Shyamalan signe un nouveau thriller dramatique avec Incassable, dans un scénario rendant un puissant hommage aux comics et leurs univers de super-héros grâce à deux figures de personnages totalement opposés. D’une part David Dunn, incarné par Bruce Willis (L’Armée des Douze Singes, Le Cinquième Élément, Armageddon), qui se découvre un don particulier en se relevant indemne d’un violent accident ferroviaire alors que l’ensemble des autres passagers sont morts. Sans le moindre traumatisme, David Dunn entre dans une crise identitaire et se demande durant tout le film comment il peut être aussi résistant, soulever des haltères aussi lourds et ne jamais tomber malade. D’autre part Elijah Price, sous les traits de Samuel Jackson (Pulp Fiction, Jackie Brown, La Menace Fantôme), un homme souffrant depuis sa naissance d’une forme d’ostéogenèse, rendant ses os extrêmement fragiles, et lui ayant valu le surnom du « bonhomme qui casse » depuis son enfance. Fasciné par les comics depuis que sa mère l’avait envoyé en un chercher un à l’extérieur afin qu’il surmonte sa peur de sortir, il ne cesse d’admirer les pouvoirs des super-héros, dont il se sent le parfait opposé.
Part d’ombre du personnage et suggestion de sa phobie de l’eau.Capable de soulever d’insoutenables poids, David en vient à effrayer son fils.
Shyalaman utilise brillamment la technique du plan-séquence pour dévoiler les différents personnages de la scène du bébé dans une gamme variée de valeurs, ou encore pour masquer à tour de rôle chaque personnage grâce aux fauteuils du premier plan dans le train et ainsi faire ressortir les moments-clé de la scène. Outre les portions du cadre créées par le soulèvement du rideau au premier plan qui rappellent les cases d’une bande dessinée lors du sauvetage de la famille, le reflet dans le miroir est utilisé à plusieurs reprises pour montrer un personnage indirectement afin de renforcer son mal-être. C’est notamment le cas d’Elijah, d’abord enfant à travers un écran de téléviseur, puis adulte tandis qu’il apparaît dans le reflet d’une vitre protégeant un dessin. Le ton se montre d’emblée mélancolique dans la quête d’identité des deux protagonistes, qui ont du mal à s’accepter tellement ils se sentent différents des autres. La discrétion des musiques de James Newton Howard, collaborateur habituel du réalisateur, mène ensuite à des mélodies de plus en plus renversantes.
Un personnage perdu à l’équipement sophistiqué accentuant sa différence.Un petit caméo du réalisateur lors d’une séquence au stade.
Le discours d’Elijah fait douter David de sa propre nature, sa résistance surhumaine l’ayant poussé à devenir agent de sécurité afin de protéger son entourage, comme le ferait un véritable héros. Son pouvoir le rendant capable de visualiser plusieurs secondes du passé de toutes personnes avec qui il a un contact physique rend le personnage particulièrement intéressant dans ses prédictions. Le concept du point faible est également abordé (la kryptonite en référence à Superman) tandis que David se souvient avoir cru se noyer quand il était enfant, ce qui a provoqué en lui la phobie de l’eau. Sa résistance supérieure a vite fait d’attirer l’attention d’Elijah, alors à la recherche de survivants de grands désastres dans les journaux. Terriblement intrigué par cet être si différent, ce dernier s’immisce dans la vie de David en parlant à son fils pour comprendre comment quelqu’un peut avoir de telles capacités.
Un Bruce Willis très convaincant dans un rôle à des années-lumières de Die Hard.
Son point faible étant sa constitution maladive qui l’amène à se casser les jambes et à finir en fauteuil roulant, il trouve une compensation dans son intelligence hors du commun, à la manière d’un Charles Xavier chez les X-Men, un mental d’acier qui lui a permis de se maintenir en vie. De son côté, David ressent un profond malaise d’avoir été le seul survivant de l’accident, provoquant un regard incompréhensif de la part des autres jusqu’à sa propre famille. Ayant tenté d’aborder sa voisine au début du film en cachant son alliance, sa femme va jusqu’à lui demander s’il ne l’a pas déjà trompée, et son fils manque de lui tirer dessus pour lui prouver qu’il est indestructible, sa raison d’exister étant mise à rude épreuve. David est définitivement poussé vers le statut de héros alors qu’il vient en aide à une famille séquestrée : survivant à une chute dans une piscine, il est alors montré vêtu de son imperméable et d’une capuche rappelant ainsi la tenue de certains super-héros.
« Maintenant que nous savons qui vous êtes, je sais qui je suis. Je ne suis pas une erreur ! »« Dans les comics, est-ce que vous savez à quoi on reconnaît le méchant ? Il est le parfait opposé du héros. Et la plupart du temps… ILS SONT AMIS COMME VOUS ET MOI ! »
Le grand final met brillamment en opposition les deux personnages alors qu’Elijah propose à David de lui serrer la main, provoquant ainsi un flash-back bouleversant. Ayant provoqué lui-même de graves accidents grâce à une intelligence machiavélique créée par la fatalité de sa situation, Elijah ne cherchait en fait qu’à trouver un résistant en espérant inconsciemment y voir son parfait opposé afin de comprendre sa place dans le monde. Cette scène stupéfiante crée alors un parallèle entre le héros et le méchant, ce dernier se reconnaissant comme étant le parfait opposé du premier, et ce bien qu’ils soient amis comme c’est le cas dans de nombreux comics, notamment Charles Xavier et Erik Lensherr des X-Men ou encore Batman et le Joker, qui entretiennent une proximité fascinante selon les adaptations. Sous une musique d’une intensité des plus émouvantes, Samuel Jackson signe de loin un des meilleurs rôles de sa carrière avec un personnage torturé qui comprend enfin qu’il n’est pas une erreur de la nature en trouvant une personne avec qui il symbolise un équilibre, le double sens de son surnom « le bonhomme qui casse » prenant alors tout son sens. Plus qu’un excellent film, Incassable s’impose surtout comme un merveilleux hommage au monde des super-héros à travers un scénario au ton réaliste sublimé par des personnages d’anthologie.
Dates de sortie : 3 octobre 1998 (États-Unis),
1er novembre 1999 (France) Réalisateur : Oley Sassone Acteurs principaux : Paolo Montalban, Daniel Bernhardt, Kristanna Loken, Jeffrey Meek Genre : Arts martiaux, fantastique Nationalité : Américain Compositeur : Jonathan Sloate
Une nouvelle (en vérité ancienne) génération de héros !
Suite à l’échec commercial de Mortal Kombat Destruction Finale, la saga tente un nouveau format avec une série télévisée de vingt-deux épisodes distribuée par Warner Bros, deux ans après la sympathique série animée Mortal Kombat Les Gardiens du Royaume. Pouvant être considéré comme un préquel des deux films si l’on excepte quelques incohérences, Mortal Kombat Conquest se concentre sur l’histoire du Kung Lao suite à sa victoire au tournoi Mortal Kombat face au sorcier Shang Tsung. D’abord envisagé pour être incarné par Mark Dacascos (qui prendra finalement ce rôle dans la saison 2 de Mortal Kombat Legacy), le jeune moine Shaolin est finalement joué par Paolo Montalban. Shang Tsung est quant à lui interprété par Bruce Locke (un des ninjas androïdes dans RoboCop 3), dont le visage rappelle fortement celui du sorcier rajeuni de Mortal Kombat II.
« Ta victoire dépendra avant tout de la confiance inébranlable que tu auras en ta force. Et d’un tantinet de chance ! »« Déchaîne ta méchanceté et ta barbarie sur le Royaume de la Terre, que j’assouvisse toute ma haine ! »
Les deux premiers épisodes devant à la base n’en constituer qu’un seul pour lancer la guerre que Shang Tsung impose à Kung Lao par simple vengeance, ils sont finalement séparés pour ne pas que leur longueur laisse croire à un film. En France, ils sont pourtant réunis et présentés comme un téléfilm lors de sa sortie en VHS, sans aucune mention de quelque série que ce soit. Un peu plus éloigné de l’univers du jeu vidéo, Mortal Kombat Conquest met alors en scène de nouveaux visages aux côtés de personnages connus. Kung Lao fait équipe avec Siro, un ancien garde du corps joué par Daniel Bernhardt (Bloodsport 2, 3 et 4), ainsi qu’avec la voleuse Taja, sous les traits de Kristanna Loken (Terminator 3, BloodRayne). Révélé en 1992 dans la série d’arts martiaux Raven, Jeffrey Meek interprète à la fois le Dieu du Tonnerre Raiden et l’Empereur Shao Kahn. S’ajoutent à eux Chris Casamassa, qui incarnait déjà Scorpion dans le premier Mortal Kombat, et la mystérieuse Vorpax, qui tente vainement de séduire Shang Tsung alors piégé dans les mines de cobalt du Royaume de Shokan.
« Il est à ta merci, il n’en peut plus : achève-le, qu’on en finisse ! »« Takeda n’existe plus : moi je suis le Scorpion ! »
Pourvu d’une réalisation à peu près correcte, le film se regarde pour la découverte des personnages inédits et pour ses combats convenables rythmés par de la techno bon enfant malgré des ralentis qui peuvent en faire un peu trop. Le budget limité se fait hélas rapidement ressentir par des effets spéciaux limités, des décors manquant de cachet et une photographie générale plutôt moyenne. La fidélité des personnages n’est pas non plus toujours très convaincante. Si Kung Lao fait office de héros classique avec un clin d’œil bienvenu à son chapeau, Raiden ne se démarque pas vraiment des humains malgré son joli costume et Shao Kahn arbore un drôle de faciès masqué quand il ne porte pas sa coiffe habituelle. La grosse voix de Benoît Allemane lui fait d’ailleurs perdre de la crédibilité en surjouant son rôle. Quant à Scorpion, sa création à base d’arachnide par la sorcellerie de Shang Tsung a de quoi laisser perplexe. Assez mitigé dans sa réalisation mais sympathique dans sa volonté de dévoiler le passé du scénario, Mortal Kombat Conquest reste surtout une curiosité à voir pour les fans de la saga de jeux vidéo d’Ed Boon et de John Tobias. Il est suivi par Mortal Kombat Final Battle, sorti l’année suivante.
« La destinée du Royaume de la Terre dépendra comme toujours de la vaillance de ses meilleurs combattants dans le plus grand des tournois, que l’on appelle Mortal Kombat. »
Dates de sortie : 21 novembre 1997 (États-Unis), 4 février 1998 (France) Réalisateur : John R. Leonetti Acteurs principaux : Robin Shou, Brian Thompson, James Remar, Talisa Soto, Sandra Hess, Lynn « Red » Williams Genre : Arts martiaux, fantastique Nationalité : Américain Compositeur : George S. Clinton
Quand tu réalises que t’es le seul duo d’acteurs à être resté…
Après le succès du premier Mortal Kombat dont la fin annonce clairement vouloir adapter la suite du scénario du jeu vidéo, un nouveau film est mis en chantier et sa conception s’annonce d’emblée chaotique avec le départ de plusieurs acteurs phares. Lassé des exigences des producteurs, Paul W.S. Anderson donne sa place à John R. Leonetti, directeur de photographie sur le précédent, qui réalise alors son premier film. Ayant senti le vent tourner sur la qualité du scénario, Christophe Lambert privilégie Beowulf est se voit remplacé par James Remar (Le Grand Tournoi, Le Fantôme du Bengale) pour jouer Raiden. Ce dernier est doublé par Ray Park lors des combats, qui lui permettra d’obtenir le rôle du populaire Dark Maul dans Star Wars La Menace Fantôme. Linden Ashby n’étant pas non plus très emballé par le scrip, c’est Chris Conrad qui interprète Johnny Cage, tandis que Bridgette Wilson est remplacée par Sandra Hess pour le rôle de Sonya. Envisagé pour incarner Jax, Michael Jay White privilégie l’adaptation de Spawn : Gregory McKinney laisse alors sa place à l’athlète Lynn « Red » Williams.
« La Terre a été créée en six jours : il en sera de même pour sa destruction ! »La reine Syndel, entourée de Rain et Ermac.
Au final, seuls Robin Shou et Talisa Soto reprennent respectivement leur rôle de Liu Kang et Kitana, tandis que Keith Coke, qui incarne Reptile dans le premier film, endosse cette fois-ci le costume de Kuai Liang, frère cadet de Sub-Zero. Pour faire face au vainqueur du Mortal Kombat, c’est l’imposant Brian Thompson (Cobra, Full Contact, Cœur de Dragon) qui incarne l’Empereur Shao Kahn. Il est accompagné par Reiner Schöne (Le Retour de Sabata, La Sanction) dans le rôle de Shinnok, Dieu Ancien très différent de celui de Mortal Kombat 4 car présenté comme le père de Shao Kahn et vêtu d’une robe noire avec apparence humaine. Les différentes versions de Mortal Kombat 3 ayant depuis introduit de nombreux autres personnages, Mortal Kombat Destruction Finale cherche maladroitement à lui rendre hommage en faisant apparaître un maximum de combattants à l’écran sur à peine plus d’1h20 de film.
« – Je t’ai tué lors d’un combat. – Tu as tué mon frère aîné. »Jax et Sonya, un duo de choc !
Certains personnages s’en sortent correctement avec une présence plus ou moins étalée sur le long du film : c’est le cas de Jade, Sheeva, Ermac, Sindel et Motaro, joué par le bodybuilder Deron McBee. D’autres apparaissent lors d’une seule séquence, la plupart du temps un combat qui ne laisse que trop peu de place pour un développement : il en est ainsi pour Baraka, Mileena, Smoke, Cyrax, Rain, Noob Saibot et Nightwolf, sous les traits du rappeur Litefoot. Susceptible de multiples résurgences dues à sa nature immortelle, Scorpion réapparaît brièvement lors d’une séquence et on peut apercevoir des clones de Reptile affronter Raiden. Dans sa volonté de placer absolument tout le monde, Mortal Kombat Destruction Finale mentionne même Kabal et Stryker comme ayant été tués par l’armée de Kahn. Au final, seuls Human Smoke, Kung Lao, Kintaro et Sektor (si l’on excepte le clin d’œil du missile tiré par Smoke) sont totalement absents des deux films.
« La mort est la seule issue : major Briggs, Sonya Blade, Shao Kahn va être ravi ! »« On se bat en arrière-plan, on se bat en arrière-plan ! »
Le scénario prend place à la seconde où se termine le premier film tandis que Shao Kahn enfreint les règles du tournoi en décidant d’envahir la Terre malgré la défaite de Shang Tsung. Les incrustations grossières annoncent rapidement les gros soucis de réalisation qui ternissent le long métrage, que ce soit au niveau des images de synthèse terriblement datées et des effets spéciaux qui sont loin de flatter la rétine. Mention spéciale aux créatures du combat final, à peine plus convaincantes que ce qui se faisait dix ans plus tôt. Les combats sont bien souvent difficiles à suivre tellement les plans vacillent en plus des ralentis abusifs et des coupes s’enchaînent. Plus drôle qu’autre chose, l’affrontement de Sonya et Jax contre Cyrax et les hommes de Kahn laisse même place à une bête imitation de duel en arrière-plan, comme en rigole si justement le Joueur du Grenier dans son excellente chronique sur les adaptations de jeux vidéo. On note également de nombreuses pirouettes et autres saltos exécutés inutilement durant les combats, comme si le long métrage cherchait à parodier les films d’arts martiaux chinois.
« Alors c’est toi le petit protégé de Raiden ? Il y avait mieux… »
S’il est plaisant de voir autant de personnages du jeu vidéo participer au film, ils sont tellement nombreux que plusieurs n’échappent pas à une mort expéditive dans des situations parfois purement prétextes à laisser plus de place aux autres. Entre Rain qui se fait exécuter par Kahn pour se venger du savon que Shinnok lui a passé (« – Est-ce que tu les as fait ramper à tes genoux avant de les détruire ? – Mais maître, j’ai cru qu’en les laissant… – Je n’ai que faire de tes excuses ! »), Sheeva qui se fait écraser par la cage où Kitana était prisonnière (on a franchement vu mieux comme « fatalité ») et Noob Saibot qui est projeté du corps d’Ermac (clin d’œil grossier à la doublure du personnage) pour une apparition de seulement quelques secondes, la sous-exploitation se fait clairement ressentir. Les répliques nanardesques vont également bon train entre Kitana qui retrouve Syndel (« – Mère, vous êtes vivante ! – Oui mais toi, tu vas mourir !! ») et Jax qui tente d’apaiser les tensions en jouant les blacks rigolos (« Allons ça va sûrement s’arranger si on en parle ! »). Et que dire du « nouveau look » de Raiden, qui devient blond aux cheveux courts en renonçant à ses pouvoirs divins.
« Tu crois que tu vas battre Shao Kahn alors que contre moi tu n’es pas assez fort !? »« – Kitana !? – Tu rêves !! »
Mais malgré tous ses défauts qui le rendent beaucoup moins bon que son prédécesseur, Mortal Kombat Destruction Finale est loin d’être aussi mauvais que ce que sa réputation laisse entendre. Bien que le jeu d’acteur soit inégal, l’esprit de la saga est respecté et un soin est apporté aux costumes d’une bonne partie des personnages ; même la nouvelle actrice qui joue Sonya semble avoir été choisie en cohérence avec son nouveau look de Mortal Kombat 3. Seule Sheeva est assez peu gâtée avec son visage étrangement féminisé, tandis que James Remar est loin d’atteindre le charisme de Christophe Lambert dans son interprétation de Raiden. Souvent décriée pour sa soi-disant facilité, la mort de Johnny Cage permet au contraire de surprendre le spectateur avec l’assassinat inattendu d’un héros principal et d’ainsi laisser davantage de place aux autres personnages. La fidélité des coups spéciaux est également présente avec Kitana qui fait goûter de ses éventails tranchants, le cri fracassant de Syndel, le filet et les grenades de Cyrax ou encore le clone gelé de Sub-Zero. Quant au côté bestial initié par Nightwolf, il rappelle les animalités au même titre que la transformation en dragon de Liu Kang, la claque technique en moins.
Mortal Kombat II ne laissait pas encore apparaître toute la monstruosité du personnage…Quand t’arrives encore à glisser un dernier personnage à deux minutes du dénouement final !
Bien que l’enchaînement des combats en apparence aléatoires fasse très « adaptation de la map de Final Fantasy » tel que le suggère Karim Debbache dans son épisode de Crossed dédié à Mortal Kombat, le scénario suit une logique en réalité simple consistant à placer des adversaires envoyés par Shao Kahn sur les différents chemins des héros. Certains affrontements sont toujours rythmés par de la bonne techno d’époque telles que « Fire » du groupe Scooter face au robot Smoke. Les libertés prises sur le scénario rendent par ailleurs Shao Kahn plus humain, de par sa fraternité avec Raiden (bien que cet élément de scénario soit trop peu exploité) mais aussi par son visage souvent montré à découvert. Brian Thompson avait décidément bien la gueule pour ce rôle, et tout l’acting de série B qui va avec. Mais puisqu’il est « tout aussi essentiel de profiter d’un film pour ce qu’il nous offre, [bien qu’] il arrive qu’il n’ait rien d’autre à offrir qu’une expérience sociale agréable », Mortal Kombat Destruction Finale peut se savourer comme un bon moment à passer en tant que fan de la saga, rien que pour tout le défilement de personnages connus qu’il tient à mettre en scène.
Dates de sortie : 13 juillet 1995 (Argentine et Israël), 25 octobre 1995 (France) Réalisateur : Paul W.S. Anderson Acteurs principaux : Robin Shou, Cary-Hiroyuki Tagawa, Christophe Lambert, Linden Ashby, Bridgette Wilson Genre : Arts martiaux, fantastique Nationalité : Américain Compositeur : George S. Clinton
« Liu, l’âme de ton frère est à moi : tu seras le prochain ! »
Quatrième adaptation cinématographique américaine d’un jeu vidéo, Mortal Kombat est aussi le plus rapide à voir le jour en film étant donné que le jeu vidéo d’origine date du 8 octobre 1992. Réalisé par Paul W.S. Anderson plusieurs années avant son massacre de la saga Resident Evil, il reprend librement le scénario du premier jeu de la franchise tout en conservant une grande fidélité dans la représentation des personnages. Interprété par le champion d’arts martiaux Robin Shou (que l’on retrouve en tant que Gen dans Street Fighter La Légende de Chun Li), Liu Kang cherche ainsi à venger son jeune frère tué par le sorcier Shang Tsung, organisateur du tournoi Mortal Kombat. Incarné par l’illustre Cary-Hiroyuki Tagawa (Les Aventures de Jack Burton dans les Griffes du Mandarin, Dans les Griffes du Dragon Rouge, Soleil Levant), ce dernier prend un malin plaisir à diriger les événements avec un jeu d’acteur d’une justesse inespérée pour ce rôle.
Liu Kang, héros malgré lui, de retour auprès des moines Shaolin.« Vous devez vous acquitter d’une mission sacrée : je vous ai choisis pour défendre le royaume de la terre dans un tournoi qui s’appelle Mortal Kombat. »
Star française du film, Christophe Lambert (Highlander, Le Sicilien, Fortress) joue ici le rôle de sa vie avec sa mythique interprétation du Dieu du Tonnerre Raiden, connue et reconnue pour ses éclairs sortant des yeux, sa verve provocatrice et son fameux rire reconnaissable entre mille. Johnny Cage étant inspiré de Jean-Claude Van Damme, l’acteur belge est dans un premier temps envisagé pour l’incarner mais il se trouve déjà pris par l’adaptation de Street Fighter. Brandon Lee ayant accidentellement trouvé la mort sur le tournage de The Crow, c’est Linden Ashby (Wyatt Earp) qui est choisi pour interpréter l’acteur arrogant, et le moins qu’on puisse dire est qu’il a parfaitement la gueule et la dégaine pour ça (« C’est là que tu dois tomber… »). D’abord prévue pour être incarnée par Cameron Diaz ou Sharon Stone, le lieutenant Sonya Blade est finalement jouée par Bridgette Wilson, déjà remarquée dans Last Action Hero aux côtés d’Arnold Schwarzenegger.
Christophe Lambert au sommet de sa carrière !« Salut ma belle, je t’ai beaucoup manqué !? »
Tueur invétéré, Kano est recruté par Shang Tsung afin de provoquer le spectacle en battant Sonya, qui recherche ardemment ce dernier pour l’assassinat de son ancien coéquipier. Le jeu d’acteur de Trevor Goddard rend le personnage délicieusement beauf et machiste, sans parler du doublage de Mario Santini (déjà derrière plusieurs voix de la série animée Batman, comme le détestable Boss Biggis) qui renforce encore plus sa nature de mâle alpha (« – Abandonne ma belle, je connais tous tes coups spéciaux ! – Tu connais celui-là !? »). On le remarque notamment lors d’une scène où il s’empiffre en dialoguant avec Goro, colosse à quatre bras et champion en titre du tournoi faisant office de sous-boss dans le jeu vidéo. Véritables symboles de la saga, Scorpion et Sub-Zero voient leur background annihilé par la mainmise de Shang Tsung, qui les place de surcroît dans le même camp face à Johnny Cage et Liu Kang dans des combats remarqués. S’ajoutent à eux le ninja Reptile, clin d’œil au personnage caché du premier jeu, qui apparaît d’abord en créature saurienne avant d’en découdre dans l’Outre-Monde.
« Scorpion et Sub-Zero, de redoutables ennemis ! »« Sers-toi de l’élément qui donne la vie ! »
Afin d’anticiper sur la suite du scénario, le réalisateur emprunte même deux personnages à Mortal Kombat II : Jax, coéquipier actuel de Sonya que l’on aperçoit sur les premières minutes du film, mais surtout la princesse Kitana, jouée par Talisa Soto (Permis de Tuer), que l’on voit à l’œuvre lors d’un combat mais qui fait avant tout office de guide face au sorcier tout en ne laissant pas Liu Kang indifférent. Tourné pour partie en Thaïlande, dont on retient notamment l’emblématique temple bouddhiste Wat Chai Watthanaram, le film arbore un certain charme esthétique bercé par une techno omniprésente lors des combats. Les compositions discrètes des jeux vidéo laissent place au thème musical mythique du groupe The Immortals avec l’excellent « Techno Syndrome », qui représente à lui seul toute l’essence de Mortal Kombat.
« Les lunettes que tu as cassées coûtaient cinq cents dollars, ducon ! »
Si la réalisation générale est plus que correcte et laisse place à de bonnes chorégraphies de combat, certaines scènes d’action restent assez mal filmées avec de nombreuses coupes provoquant un manque de lisibilité. L’utilisation des ralentis est plutôt réussie et les effets spéciaux sont assez inégaux : si les apparitions et les disparitions sont matérialisées par des rendus vraiment vieillissants, le gel, les flammes et les éclairs sont du plus bel effet. Le souci de fidélité va jusqu’à la réalisation de coups spéciaux tirés du jeu vidéo lors d’affrontements devenus cultes, allant des coups de pied aériens à répétition de Liu Kang à la projection aux pieds de Sonya, en passant par le serpent à rallonge de Scorpion et le coup de poing porté à l’entrejambe de Goro par Johnny Cage, directement emprunté à Frank Dux dans Bloodsport. Le film limite son niveau de violence avec très peu de sang mais s’octroie quelques clins d’œil aux fatalités avec Scorpion qui laisse apparaître son crâne, Shang Tsung qui aspire l’âme d’adversaires vaincus et Liu Kang qui embroche ce dernier en le projetant dans le vide.
Un faciès de hargneux dont seul Tagawa a le secret !« Écrasante victoire ! »
Le jeu d’acteur est maîtrisé du début à la fin dans un style série B complètement assumé par des punchlines de haut calibre (« – Regarde-moi ça, ce joli joujou me rappelle de bien jolis souvenirs. – Pourquoi ? C’est le couteau que t’as planté dans le dos de ta mère ? »), des répliques irrésistibles (« On dirait que la star a fait une touche ! ») et plusieurs clins d’œil comiques comme l’autographe que laisse Johnny Cage après avoir vaincu Scorpion. Le cliffhanger annonçant l’arrivée de Shao Kahn suivi des yeux brillants de Raiden et de la mise en position de combat des personnages achèvent de rendre ce film terriblement culte et provoquent une véritable envie de voir la suite à son époque. Imparfait mais d’une fidélité étonnante, Mortal Kombat reste à ce jour une des meilleures adaptations de jeu vidéo au cinéma.
« – Ô humains ridicules, je viens prendre vos âmes ! – Ça, ça m’étonnerait ! »
Date de sortie : 12 décembre 2000 (États-Unis),
9 octobre 2002 (France) Réalisateur : Curt Geda Doubleurs : Didier Cherbuy, Patrick Messe, Daniel Lafourcade, Patrick Béthune Genre : Animation, super-héros Nationalité : Américain Compositeur : Kristopher Carter
« C’est comme ça qu’on pratiquait à mon époque ! »
Long métrage tiré de la série animée Batman la Relève pour laquelle il peut servir de conclusion, Le Retour du Joker marque la réapparition du plus grand ennemi de Batman pourtant censé être mort depuis une quarantaine d’années. Bruce Wayne restant mystérieux quant à la longue disparition du Joker, Terry McGinnis, nouveau porteur du costume, mène l’enquête afin d’en savoir plus, notamment auprès de Barbara Gordon, ancienne Batgirl et nouvelle commissaire de Gotham City. Ses recherches le mènent rapidement à de terribles révélations concernant Tim Drake, le troisième Robin, à la suite duquel Bruce s’était interdit de reprendre un partenaire. De son côté, ce dernier annonce son retour à la tête de sa compagnie et se retrouve face à Jordan Price, qui semble lié à des vols commis par le gang des Jokerz. Pourvu d’une animation de grande qualité, Le Retour du Joker a aussi marqué pour la noirceur de son scénario, sans doute inspiré par l’assassinat de Jason Todd (le précédent Robin) dans les comics.
Une vision quasi horrifique qui montre toute la noirceur du Joker.
Un flashback révèle en effet que Tim Drake avait été torturé puis drogué par le Joker afin qu’il devienne une version junior de ce dernier. Tim ayant tué le Joker dans un dernier accès de volonté, il est confié au docteur Thompkins et Batman lui interdit formellement de reprendre la lutte à ses côtés, tout comme Bruce prive un moment Terry de son costume de peur qu’il ne lui arrive la même chose. Également caractérisée par l’empoisonnement de Bruce au gaz toxique et par la Batcave ravagée par des rires tagués en rouge,la violence subit plusieurs censures. Au lieu d’être tué par Tim Drake, le Joker chute par exemple dans des câbles électriques et plusieurs séquences, comme la torture de Robin et celle où Barbara mentionne l’enterrement clandestin du Joker et la recherche du corps d’Harley Quinn, sont purement et simplement supprimées. Le passage durant lequel le Joker plante un couteau dans la jambe de Batman est aussi retirée malgré son importance car elle explique pourquoi Bruce Wayne se déplace ensuite avec une canne.
« Après ce dernier acte de cruauté du Joker, nous avions tous changé, allant de compromis en déceptions. »Un face-à-face déconcertant.
Assez surprenante pour son époque, l’intrigue se veut tout aussi ingénieuse avec la renaissance du Joker dans le corps et l’esprit de Tim Drake par l’intermédiaire d’une puce électronique placée près de son cerveau. Battant le Joker en tournant son égo en dérision comme jamais Bruce n’avait su le faire, Terry démontre sa légitimité à porter le costume et offre un combat des plus plaisants à suivre. Le film utilise l’humour jusqu’au bout tandis que les jumelles des Jokerz sont libérées de prison par leur grand-mère Harley, qui leur passe un savon en les traitant de dévergondées. Porté par les doublages de Didier Cherbuy pour Terry, de Patrick Messe (Hagrid dans les cinq premiers Harry Potter) pour Bruce et de Daniel Lafourcade qui retranscrit efficacement la folie du Joker, Batman la Relève Le Retour du Joker s’inscrit dans la parfaite continuité qualitative des longs métrages animés Warner.
« Ce n’est pas Batman qui fait de toi quelqu’un de valable : ce serait plutôt l’inverse. »
Date de sortie : 22 mars 1996 (Japon),
1er août 1996 (Europe) Développeur : Capcom Concepteurs : Shinji Mikami, Tokuro Fujiwara
Genre : Survival Horror Nationalité : Japonais Compositeur : Takashi Niigaki
Système d’origine : PlayStation
À mes nombreux(ses) ami(e)s et camarades que j’ai eu la chance de connaître via toutes sortes de communautés (forums JVC, groupes Facebook, rassemblements à la Japan Expo) et avec qui je partage encore aujourd’hui de très bons moments d’échanges autour de Resident Evil !
Signifiant « danger biologique », le titre originel ne peut être conservé aux États-Unis car il appartient déjà à un groupe de hard metal. Le premier opus se passant dans un manoir infesté par le mal, il est alors renommé Resident Evil pour impacter le public occidental.
Ce 22 mars 2026 marque les 30 ans d’une des sagas les plus marquantes de l’histoire du jeu vidéo. À l’origine pensé pour être une suite spirituelle de Sweet Home, un jeu conçu par Tokuro Fujiwara en 1989 sur Famicom et adapté du film japonais éponyme, Resident Evil profite finalement de la puissance de la PlayStation pour entériner les bases du genre du survival horror. Inspiré par Alone in the Dark pour son ambiance et par la saga des zombies de Georges Romero pour son principal bestiaire (les chiens, corbeaux et autres plantes n’étant pas sans rappeler la saga Ghosts’n Goblins), il propose d’emblée deux scénarios distincts avec les emblématiques Chris Redfield et Jill Valentine, membres d’élite de la police à la recherche de leurs homologues disparus dans un étrange manoir au beau milieu d’une forêt. Après avoir œuvré sur des jeux Disney pour le compte de Capcom, Shinji Mikami réutilise l’idée de l’inquiétante demeure infestée de créatures avec des portes fermées à clé, un inventaire limité avec munitions et soins à gérer, ainsi que des objets à pousser lors de certaines énigmes. Des mécaniques déjà présentes dans Sweet Home, mais aussi dans son précédent jeu Goof Troop, jouable en coopération comme c’était d’abord prévu pour Resident Evil !
Un gros plan histoire qu’on se souvienne bien de ce fameux personnage absent du jeu final, mais sans doute inspiré d’Ash d’Evil Dead !
En 1996, ce jeu est une véritable claque pour bien des joueurs habitués à la 2D plus innocente et colorée de la Super Nintendo et de la Mega Drive. Un tel réalisme dans un univers aussi crédible et sérieux, c’était du jamais vu pour un jeu vidéo, on se croyait dans un véritable film à l’image de la mythique séquence d’introduction pourtant relativement kitsch. Cette impression est renforcée par l’ouverture progressive des portes, qui masque les temps de chargement lors du passage d’une pièce à une autre, sans oublier le sentiment de huis clos provoqué par les angles de caméra suggestifs et le hors-champ qui participent autant à l’insécurité du joueur que la jouabilité particulière du titre et les sauvegardes limitées. Les embranchements multiples, les scènes alternatives, les documents écrits et la présence d’un traître viennent considérablement renforcer son scénario à l’apparence basique. Alternant entre des bruissements efficaces et des cordes pincées au timbre grave, les musiques participent elles aussi à l’instauration une atmosphère angoissante.
Un jeu non fini mais testable grâce à une rom !Une version sur laquelle a fantasmé toute une génération de joueurs, pour finalement pas grand-chose…
Succès retentissant, Resident Evil devient la nouvelle poule aux œufs d’or de Capcom et une suite est inévitablement mise en chantier sous la direction d’Hideki Kamiya, futur papa de Devil May Cry, Viewtiful Joe, Okami et Bayonetta. D’abord victime d’un développement houleux qui aboutit au désormais célèbre Resident Evil 1.5, le deuxième épisode se fait attendre et son prédécesseur obtient plusieurs rééditions pour faire patienter les fans. Tout d’abord sur Saturn avec quelques remaniements et un mode battle axé sur le scoring, puis sur PlayStation dans une excellente Director’s Cut incluant de nouveaux angles de caméra, une progression repensée via une nouvelle disposition des objets-clés ainsi qu’un CD de démo permettant de jouer à une version bêta de Resident Evil 2. Une version Game Boy Color avait même été développée en bonne partie avant d’être annulée à cause de son rendu audacieux, mais bien trop ambitieux pour la machine. Outre le remake de 2002 traité quelques paragraphes plus bas, le premier Resident Evil est également ressorti à l’occasion de ses dix ans de la saga dans une mouture Nintendo DS appelée Resident Evil Deadly Silence. Cette dernière propose de nouvelles énigmes et des phases d’action exploitant le tactile de la console, une alternative surprenante pour la recherche d’un des objets-clés ainsi qu’un sympathique mode en coopération.
Voilà ce qu’on peut appeler une jaquette qui déchire !Une pochette plus sobre laissant apparaître un crâne blanc sur fond noir, le titre ressortant toujours en rouge.
Le 21 janvier 1998, le tant attendu Resident Evil 2 débarque enfin sur PlayStation avec un nouveau duo de héros, le jeune policier Leon S. Kennedy et Claire Redfield, partie à la recherche de son frère Chris dans une Raccoon City en pleine pandémie. Troquant le manoir par un ancien musée reconverti en commissariat, le jeu reprend la formule de son aîné en apportant de larges améliorations : graphiques d’abord, mais aussi au niveau de la souplesse des contrôles, et une vitesse de déplacement qui diminue au fil des blessures reçues. Mieux encore, chaque personnage possède un scénario alternatif qui permet de visiter des lieux inédits et de se confronter à Mr. X, créature imposante qui préfigure le futur Nemesis. Le scénario étoffe largement celui du premier opus avec des révélations sur la création du Virus T, responsable des transformations en zombie et de la création des monstrueux lickers, mais aussi sur le dangereux Virus G, créé par le docteur William Birkin et sa femme Annette pour Umbrella.
Une jaquette américaine qui insiste sur l’œil tout en dévoilant la partie d’un visage.
Les personnages d’importance se multiplient avec leur fille Sherry, la mystérieuse Ada Wong dont la robe rouge et les collants ne laissent pas Leon indifférent, le dérangé capitaine Brian Irons et l’énigmatique Hunk Death, soldat chargé de ramener le virus G dans un scénario à débloquer. S’imposant parmi les meilleures ventes de la PlayStation, Resident Evil 2 est rapidement réédité dans une version Dual Shock compatible avec les manettes analogiques de la console et agrémenté du mode extreme battle, permettant de faire du scoring en reparcourant les zones du jeu avec quatre personnages, dont un Chris Redfield spécialement remodélisé pour l’occasion. Le jeu est ensuite porté sur Nintendo 64 en 1999 avec des graphismes affinés, plusieurs documents inédits et l’ensemble des cinématiques en images de synthèse compressées pour tenir dans la cartouche. D’autres versions existent également sur Dreamcast, GameCube et même sur la Game.com de Tiger, sans parler des essais réalisés pour la Game Boy Advance.
Non, cette version n’est jamais sortie, mais ç’aurait pu être sympa.La célèbre créature au cœur des événements.
À l’origine prévu pour sortir au line-up japonais de la Dreamcast, le troisième jeu de la saga est finalement repoussé de plus d’un an tandis qu’un autre épisode est mis en chantier pour la PlayStation. Envisagé comme un Resident Evil 1.9 par Mikami, il est finalement nommé Resident Evil 3 pour des raisons marketing et sort le 22 septembre 1999. Faisant directement suite au premier Resident Evil avec Jill Valentine qui doit fuir les rues infestées de créatures, il se déroule également en deux temps, juste avant et après les événements de Resident Evil 2, avec en clin d’œil un court passage au commissariat. Reprenant le moteur graphique de ce dernier, il ne comporte qu’un seul scénario mais mérite largement son chiffre 3 pour toutes ses singularités, à commencer par la présence de Nemesis, qui poursuit le joueur de manière bien plus dangereuse et imprévisible que Mr. X, et dont les apparitions laissent deux choix distincts pouvant influencer sur la suite.
Un véritable point d’étape pour la saga.Une jaquette « très » légèrement différente.
Outre des emplacements alternatifs de certains objets, des munitions à créer grâce à des combinaisons de poudre et des énigmes aussi variées que qualitatives, Resident Evil 3 vaut aussi pour ses nouveaux personnages enrichissant le scénario de la saga et ses lieux emblématiques comme le beffroi, le parc et l’hôpital, dans lequel on retrouve les terribles hunters. Son mode mercenaires améliore considérablement ceux de ses prédécesseurs et le jeu gagne en rejouabilité avec les épilogues obtenus après chaque fin. Ces derniers donnent l’occasion d’avoir des nouvelles de huit personnages encore vivants depuis les débuts de la saga et donnent un premier niveau d’indications sur les scénarios à venir : il en découle notamment une volonté des protagonistes d’en finir avec Umbrella. Après un succès bien mérité, Resident Evil 3 est porté sur PC, Dreamcast et GameCube sans évolution majeure.
Un excellente épisode mettant enfin Claire aux côtés de son frère Chris !
Le 3 février 2000, le quatrième épisode de la saga débarque enfin en exclusivité Dreamcast pour profiter des possibilités de la nouvelle génération. Baptisé Resident Evil Code Veronica, il prend place sur une île mystérieuse dans laquelle Claire Redfield se retrouve prisonnière après avoir infiltré le laboratoire parisien d’Umbrella. Toujours à la recherche de son frère, elle fait face à un décor des plus macabres : prison avec traces de tortures, camp d’entraînement militaire, résidence glauque recelant de terribles secrets, … l’univers de ce jeu est un immense régal. La jouabilité est assouplie et les plans fixes laissent place à des environnements en 3D avec des travellings qui suivent le joueur de manière stressante, comme Mikami l’avait déjà expérimenté avec Dino Crisis. Les visages des personnages ayant largement gagné en polygones, ils gagnent en crédibilité malgré des scènes qui, aujourd’hui, surfent du côté du kitsch. Pourvu de très bonnes énigmes et d’une exploration de qualité optimale favorisant l’envie de retourner fouiller un lieu où un accès demeurait bloqué, il est parfois considéré comme un spin-off à cause de son absence de numéro et d’une médiatisation moins importante.
Gros plan sur le visage de Claire, où tout ressort encore une fois des yeux.
Resident Evil Code Veronica demeure pourtant un des opus les plus importants de la saga et son atmosphère malsaine renforce considérablement son scénario. Ce dernier marque l’apparition des jumeaux Ashford, dont la famille est liée à la création d’Umbrella, mais aussi le retour inattendu d’Albert Wesker, revenu d’entre les morts avec des capacités surhumaines pour une nouvelle confrontation avec Chris Redfield, que le joueur contrôle après une première incursion dans la base secrète d’Umbrella en Antarctique. Avec plus d’un million de jeux écoulés, Resident Evil Code Veronica demeure comme cinquième meilleure vente de la Dreamcast, mais reste cinq fois moins vendu que ces prédécesseurs, la console de Sega ayant bien du mal à s’imposer face à ses concurrentes. Le jeu est alors porté sur PlayStation 2 un an plus tard, puis sur GameCube dans des versions bénéficiant de nouvelles cinématiques (déjà présentes dans la version Kanzenban, sortie uniquement au Japon sur Dreamcast) qui explicitent le retour fracassant de Wesker. Pour le cinquième anniversaire de la saga, certaines versions sont même accompagnées du célèbre « Wesker’s Report », compte-rendu autobiographique du rôle qu’il a joué durant les événements des quatre premiers jeux.
Une Jill à tout faire sur mesure pour Marvel super Capcom 2 !Pas de doute, l’image renvoie bien à du Resident Evil !
Une semaine avant cet épisode exceptionnel paraît Resident Evil Surviror, premier d’une série de spin-off exploitant le G-Con 45, pistolet permettant de tirer directement vers l’écran comme dans un rail shooter. Ce dernier jeu PlayStation s’en distingue cependant par un déplacement du personnage directement par le joueur, avec des chemins alternatifs appréciables et un environnement familier pour la saga. Loin d’être aussi mauvais que ce qui est parfois colporté, le jeu pèche cependant par une importante lenteur et doit être terminé d’une traite car une sauvegarde oblige le joueur à repartir du début en lui laissant simplement ses soins et ses munitions. En 2001, Resident Evil Survivor 2 sort dans les salles d’arcade et propose cinq niveaux issus des environnements de Resident Evil Code Veronica. Une fois le compte à rebours terminé, Nemesis intervient pour achever le joueur, sa présence étant un clin d’œil au fait qu’à la base, la créature devait être présente dans cet épisode, censé être le véritable Resident Evil 3. Porté sur PlayStation 2 la même année, le jeu ne fait pas sensation mais reste tout à fait sympathique malgré les critiques qui lui incombent.
Un bon vieux Beretta et quelques balles : simple et efficace !Une bouée de sauvetage ensanglantée, très rassurant…
Fin 2001, une nouvelle tentative est finalisée sur Game Boy Color avec Resident Evil Gaiden, épisode non canonique se déroulant à bord d’un bateau avec Leon et Barry Burton. S’adaptant tant bien que mal aux contraintes de son support, il tire son épingle du jeu grâce à une progression en vue aérienne et à des affrontements en vue à la première personne avec une jauge pour gérer le tir. Il s’avère cependant vite répétitif et serait victime d’un bug qui complexifie l’avancée avec de nombreux ennemis qui réapparaissent. L’année suivante marque un véritable tournant pour la saga, qui est d’abord adaptée en romans par Stephani Danelle Perry avec pas loin de sept tomes entre 2002 et 2004. Rendant hommage aux jeux par leur qualité d’écriture et une fidélité qui impose le respect malgré quelques inexactitudes, l’auteure américaine se permet également deux scénarios inédits : Resident Evil La Crique de Caliban avec Rebecca Chambers, et Resident Evil Aux Portes de l’Enfer où les héros se rendent dans un nouveau laboratoire selon les informations de Trent, personnage exclusif aux romans, très intéressant mais malheureusement sous-exploité dans les derniers tomes.
Une superbe série de romans aux visuels très rétro !« Je m’appelle Alice, et je me souviens de tout… »
Tandis que l’annonce d’un remake du premier Resident Evil illustré dans des magazines n’en finit plus de faire baver les joueurs, la saga est adaptée au cinéma par Paul W.S. Anderson (qui avait déjà fait ses preuves dans la superbe adaptation de Mortal Kombat) avec Milla Jovovich dans le rôle d’un nouveau personnage rappelant Jill Valentine. Terriblement décevant pour sa fidélité très limitée au matériau d’origine, ce premier film reste cependant un bon cru d’épouvante qui reprend efficacement certains éléments de la saga. Si ses deux premières suites restent convenables pour quelques personnages et situations, les trois suivantes empilent les clichés, ralentis et autres combats nanardesques avant de sagement s’arrêter pour laisser place à Johannes Roberts en 2021 qui, avec Resident Evil Bienvenue à Raccoon City, propose une adaptation bien plus fidèle mais qui commet fait l’erreur de chercher à adaptation les deux premiers Resident Evil en à peine deux heures. Si la série télévisée de 2022 se montre elle aussi bien éloignée du jeu vidéo, elle reste un divertissement correct avec Lance Reddick dans le rôle d’Albert Wesker, personnage intéressant dont le seul défaut est de s’appeler Wesker tant il n’a pas grand-chose à voir avec l’antagoniste de la saga.
Une affiche relativement sobre faisant ressortir la nouvelle police d’écriture.
Le 22 mars 2002, le remake de Resident Evil paraît en exclusivité GameCube et inflige une claque magistrale grâce à ses plans précalculés époustouflants. Souvent nommé Resident Evil Rebirth depuis l’appellation que Julien Chièze a empruntée à un célèbre trailer du jeu pour le magazine Joypad, il métamorphose totalement l’épisode d’origine sorti jour pour jour six ans plus tôt en incorporant de nouvelles énigmes, de nouvelles armes et surtout en assurant un réagencement des lieux qui perturbe la progression des connaisseurs. Si les contrôles restent du même acabit, les mécaniques de jeu évoluent avec des armes d’autodéfense et des cadavres à brûler pour éviter que les zombies se relèvent avec une agressivité accrue. Le scénario est enrichi par des scènes bien plus cinématographiques et gagne un pan entier avec l’histoire de l’architecte du désormais nommé manoir Spencer, dont la fille Lisa a été sujette à des expériences. De loin le remake le plus acclamé de l’histoire du jeu vidéo, il est porté sur Wii fin 2008, sur consoles HD en 2014 puis sur Switch en 2019 avec une adaptation pour les écrans en 16/9ème. Publié sur le site internet japonais de la saga pour accompagner la sortie du remake, le second « Wesker’s Report » revient quant à lui sur les recherches entreprises par Wesker sur le Virus T dans le Laboratoire Arklay.
La collection Archives accompagnée des sublimes compilations PS4 et Switch !Les parasites en lumière et un zéro barré qui ressort fortement.
Initialement prévu pour la Nintendo 64, Resident Evil Ø arrive finalement le 12 novembre 2002 en exclusivité GameCube et réutilise le moteur du remake dans un superbe préquel où le joueur incarne Rebecca Chambers la veille des événements des montagnes Arklay. Piégée à bord d’un train, elle y rencontre Billy Coen, un fugitif accusé de plusieurs meurtres avec lequel elle doit coopérer pour s’en sortir. Le jeu innove par un système permettant de switcher entre les deux personnages afin d’avancer dans un level design brillamment agencé pour l’occasion. Les coffres de rangement disparaissent au profit de la possibilité de déposer des objets au sol pour davantage de réalisme. Si ce choix peut paraître alourdissant, il est plutôt efficace pour qui sait bien s’organiser, contrairement aux déplacements des personnages et à la hitbox, qui eux gagnent en lourdeur. Le scénario met en lumière les recherches sur le Virus T de James Marcus, cofondateur d’Umbrella ayant travaillé de près avec William Birkin et Albert Wesker, dont le centre de recherches constitue le principal lieu à explorer. Moins apprécié que ses prédécesseurs, Resident Evil Ø est également porté sur Wii en 2008, sur Xbox One et PlayStation 4 en compilation avec Resident Evil Rebirth début 2016, puis dans une nouvelle compilation Switch en 2019.
Une multitude de bras pour illustrer les hordes de zombies.La grande époque des jaquettes sur fond blanc, avec une cible rappelant la compatibilité avec le G-Con 2.
En 2003, la série des Surviror effectue son retour avec Resident Evil Dead Aim, qui succède au sympathique Dino Stalker, dérivé de la saga Dino Crisis nommé Gun Survivor 3 au Japon. Bien plus abouti que les précédents, il prend place à bord d’un navire de croisière avec un personnage en vue à la troisième personne, qui passe en vue subjective pour viser et tirer. Alors que Resident Evil 4 peine à trouver une formule innovante à la suite des ventes décevantes des pourtant excellents épisodes GameCube, Capcom tente un nouveau concept avec Resident Evil Outbreak, qui consiste à gérer la survie de plusieurs personnages ayant chacun leurs spécificités. Des missions rafraîchissantes ont alors lieux dans divers lieux emblématiques de Raccoon City comme le J’s Bar, l’hôpital et l’université. En 2004, Resident Evil Outbeak File #2 réitère l’expérience avec de nouveaux niveaux, tels le zoo et son éléphant zombie, mais aussi le commissariat de Resident Evil 2 remodélisé pour l’occasion. Bien trop en avance sur leur temps, ces deux spin-off s’avèrent rapidement pénibles à cause d’une jouabilité bancale, d’une IA catastrophique pour les deux partenaires et de chargements intempestifs lors de chaque passage d’une pièce à une autre.
Une forêt dégarnie pour mieux faire ressortir le rouge et un sympathique steelbook sur PlayStation 2.Une sombre forêt au bout de laquelle la menace semble attendre…
Après de nombreuses versions bêta non fructueuses, l’une d’entre-elles ayant donné naissance à l’excellent Devil May Cry, Resident Evil 4 sort enfin le 11 janvier 2005 en exclusivité GameCube et s’apprête à profondément bouleverser la saga. On y retrouve Leon, engagé par le gouvernement américain pour sauver la fille du président, Ashley Graham. Il se retrouve alors dans un bourg espagnol face à une nouvelle forme de créatures, les Ganados, bien plus dangereux que de simples zombies, avant de traverser un château et une île infestés de piège. Loin des standards habituels de la saga, Resident Evil 4 est un jeu terriblement clivant. Si sa caméra à l’épaule et ses décors en full 3D permettant la localisation des tirs révolutionnent à eux seuls le genre du Third Person Shooter, il se veut tellement porté sur l’action au détriment du scénario et de l’épouvante qu’il déçoit fortement une grande partie des fans, qui comprennent alors que Resident Evil ne sera plus jamais comme avant.
« HI ! HI ! HA ! HA ! Thank you !! »La même jaquette que sur PS2, mais en blanc, parce que Wii !
Bien heureusement, la qualité de son gameplay et toutes ses innovations le placent parmi les meilleurs jeux de son époque, avec une influence directe sur des titres comme Gears of War, qui innove à son tour avec le système de couverture l’année suivante. Un chamboulement nécessaire pour relancer la saga qui se vend rapidement jusqu’à dépasser les dix millions d’exemplaires en combinant toutes ses éditions. Fin 2005, Resident Evil 4 est porté sur PlayStation 2 avec des graphismes légèrement inférieurs mais une toute nouvelle vision de l’histoire avec le mode separate ways, dans lequel le joueur incarne la sulfureuse Ada, chargée de s’emparer de l’échantillon de Las Plagas pour le compte de Wesker. Mi 2007, le jeu est toujours aussi populaire et se voit porté sur PC et Wii, avec un gameplay à la wiimote permettant au joueur de tirer vers l’écran. Après plusieurs portages dématérialisés sur les consoles HD, une dernière édition physique arrive en 2016 pour l’Europe, sur PlayStation 4 et Xbox One.
Des poids lourds de la Wii avec de nouveaux scénarios et une belle refonte en attendant les remakes.« You will regret this my lady, that I promise… »
Fin 2007, tandis que le très attendu Resident Evil 5 est en plein développement, Nintendo continue sa mainmise sur la saga avec Resident Evil The Umbrella Chronicles, rail shooter exploitant les capacités de la wiimote. Un véritable régal qui reprend les passages-clés de Resident Evil Rebirth, Resident Evil Ø et Resident Evil 3 (notamment le commissariat avec Nemesis à nos trousses) dans des séquences où le joueur tire sur tout ce qui bouge. De nouveaux scénarios s’imbriquent alors pour l’occasion, révélant notamment ce qu’a vécu Rebecca dans le manoir avant l’arrivée de l’équipe Alpha des STARS, la résurrection de Wesker dans le laboratoire et la fuite d’Ada à la fin de Resident Evil 2. Un scénario final dévoile même la chute d’Umbrella tandis que Jill et Chris attaquent enfin leur forteresse. Deux ans plus tard, Resident Evil The Darkside Chronicles reprend le même concept avec des séquences cette fois-ci issues de Resident Evil 2 et Resident Evil Code Veronica, leurs graphismes améliorés préfigurant ainsi les futurs remakes déjà largement espérés à l’époque. Un tout nouveau scénario dévoile également la rencontre entre Leon et Krauser, ainsi que la manière dont ce dernier s’est laissé succomber par les pouvoirs du virus.
Le bundle européen contenant le Wii Zapper pour approfondir l’expérience.Oubliez les films de Paul W.S. Anderson : ces longs métrages animés sont canon et de bien plus haute qualité !
Fin 2008, la piètre qualité des films live est balayée d’un revers de main par Resident Evil Degeneration, premier d’une série de longs métrages en images de synthèse, qui renoue ici avec le duo formé par Leon et Claire dans un sympathique scénario se déroulant dans un aéroport et chronologiquement situé entre Resident Evil 4 et 5. Fin 2012, Resident Evil Damnation remet en scène Leon dans de superbes affrontements face à de puissantes armes biologiques en Europe de l’Est, le scénario se déroulant cette fois-ci entre Resident Evil 5 et 6. En 2017, un troisième film d’animation intitulé Resident Evil Vendetta marque le retour de Rebecca aux côtés de Chris et de Leon dans une nouvelle histoire sur fond d’attaque terroriste, située entre Resident Evil 6 et 7. En 2021, le scénario effectue un retour en arrière avec Resident Evil Infinite Darkness, série animée de quatre épisodes se déroulant un an après Resident Evil Degeneration, dans laquelle Leon et Claire enquêtent sur une cyberattaque liée à un incident biologique à la Maison-Blanche. Un histoire peu palpitante à la technique convenue qui marque toutefois une rupture idéologique entre les deux personnages, Claire annonçant ouvertement à Leon que son costume d’agent américain ne lui va pas du tout. Datant quant à lui de 2023, Resident Evil Death Island réunit les cinq principaux protagonistes des films animés, marquant alors la première réapparition de Jill Valentine depuis son lavage de cerveau par Wesker.
Des propositions plus récentes qui savent tirer leur épingle du jeu.Le graal de l’époque avant la douche froide.
Le 5 mars 2009 signe l’arrivée du messie Resident Evil 5, blockbuster en puissance de la septième génération sorti à la fois sur PlayStation 3 et Xbox 360, une première à l’époque. Ayant pour héros Chris Redfield, il inaugure la coopération à deux joueurs avec le personnage de Sheva Alomar, membre de la division africaine du BSAA, nouvelle organisation à laquelle appartient Chris, cinq ans après la chute d’Umbrella. Marquant plus que jamais la lutte contre le bioterrorisme, il se situe en pleine Afrique tandis qu’une vente d’armes biologiques au marché noir semble cacher une menace bien plus grande. Quatre ans après la révolution Resident Evil 4, son successeur en reprend la formule avec des déplacements assez rigides et une part d’action tellement prononcée qu’elle constitue pratiquement les trois quarts des passages du jeu. La grande majorité des situations se résume en effet à une succession de zones à traverser en tirant sur toutes sortes d’ennemis plus agressifs les uns que les autres.
La classe incarnée, Wesker est sans doute ce qui sauve le plus Resident Evil 5 du naufrage.Un lien de parenté évident entre ces deux pochettes.
À une époque où il paraît encore impensable qu’un nouveau jeu majeur d’une saga aussi légendaire puisse être raté, Resident Evil 5 se vend par palettes à cause de l’attente qu’il a engendrée, mais déçoit terriblement les fans de la saga pour son non-respect des fondamentaux de la série. Entre surdose de soleil et de tirs à tout-va, les mécaniques de survival sont au point mort et l’horreur n’est présente que sur le visage désespéré des joueurs, à qui l’on semble avoir vendu un énième Call of Duty alors qu’ils voulaient un Resident Evil digne de ce nom. Comble de l’ironie : le jeu se veut bien plus plaisant à deux joueurs. Si Resident Evil 5 a tout de même son honneur sauf, c’est bien grâce à son scénario qui, bien que noyé dans ce maëlstrom d’action, révèle de superbes flashbacks sur la disparition de Jill et sur l’implication d’Oswell E. Spencer, fondateur historique d’Umbrella. Wesker y effectue un retour fulgurant qui sauve le jeu du naufrage pour la prestance qu’il incarne, même si l’inspiration de ses chorégraphies pour Matrix commence un peu trop à se voir.
Variante du manoir du premier Resident Evil, le lieu de vie de Spencer ne manque pas de cachet.Une jaquette dont la laideur n’a d’égale que la piètre qualité du titre.
Succès commercial indéniable mais intérêt ludique violemment critiqué par les joueurs, Resident Evil 5 ressort dans une Gold Edition l’année suivante après la parution de deux contenus additionnels. « Perdus dans les Cauchemars » dévoile l’épisode durant lequel Jill et Chris infiltrent le manoir où vit Spencer dans une ambiance rappelant fortement celle du premier jeu, tandis que « Une Fuite Désespérée » propose de jouer l’évasion de Jill en ayant le bon goût de situer l’action de nuit pour contenter les joueurs écœurés des rayons du soleil.En 2011, Capcom pousse le vice jusqu’à ressortir les seuls modes mercenaires des deux derniers épisodes principaux dans un jeu au prix fort nommé Resident Evil The Mercenaries 3D, en espérant combler le vide des premiers mois de la Nintendo 3DS. Fiasco mérité, cette erreur de la nature se fait rapidement oublier à l’arrivée de Resident Evil Revelations début 2012, épisode qui démontre brillamment les capacités de la jeune portable en plus de commencer à faire revenir la saga vers un gameplay axé survival horror, dans une ambiance sombre à bord d’un somptueux bateau avec pour la première fois des doublages français. Porté sur Xbox 360, PlayStation 3 et Wii U l’année suivante puis sur PlayStation 4, Xbox One et Switch en 2017, il ne fait pas le même effet technique sur grand écran.
« Dans les précédents épisodes de Resident Evil Revelations… »Une jaquette bien trop alléchante pour un jeu tout juste passable.
L’année 2012 se veut particulièrement prolifique pour la saga. Outre Resident Evil Revelations et les films Retribution et Damnation explicités plus haut, elle s’émancipe avec un manga en cinq tomes nommé Resident Evil Marhawa Desire. Se déroulant entre Resident Evil 5 et 6, il met Chris à l’enquête dans une étrange école privée où un danger biologique d’ampleur est sur le point d’éclater. Trois ans plus tard, une autre série de mangas, Resident Evil Heavenly Island, place cette fois si Claire sur la piste d’une île suspecte où se déroule un étrange concours de survie entre mannequins et belles actrices. Successeur spirituel des Resident Evil Outbeak, Resident Evil Operation Raccoon City tente quant à lui d’allier action et nostalgie en réinterprétant maladroitement les événements liés au déploiement du virus dans Raccoon City. S’il est plaisant de reparcourir des lieux connus (bien qu’on ne les reconnaisse pas vraiment) en jouant des soldats de l’USS ou des Forces Spéciales, choisir de soutenir Leon ou de le liquider moyennant trois tonnes de balles dans sa carcasse semble tout de même relever d’un délire plutôt peu inspiré.
Des mangas stylés aux dessins macabres qui sortent vraiment de l’ordinaire.Comment ça une girafe !?
Le 2 octobre 2012, Resident Evil 6 sort sur une Xbox 360 et une PlayStation 3 en fin de vie dans une formule cherchant désespérément à contenter tout le monde. Le jeu met en avant trois duos dans autant de campagnes différentes, suivies d’une quatrième réservée à Ada. Une première axée action avec Chris et son coéquipier Piers, une deuxième plutôt survival avec Leon et sa binôme Helena, puis une troisième intermédiaire réunissant deux protagonistes bien plus intéressants. On incarne ainsi Jake Muller, fils adoptif d’Albert Wesker, et Sherry Birkin, fille de William Birkin que l’on n’avait pas revue depuis Resident Evil 2. Un épisode généreux marquant la première rencontre entre Leon et Chris, mais qui privilégie un peu trop la quantité au détriment de la qualité, ses phases de jeu et son game design se montrant particulièrement inégaux. Plaisant à jouer aussi bien en solo qu’en coopération, il perd également la saga dans un scénario à l’échelle improbable où les incohérences soulignent le manque de renouvellement de Capcom. On en retient néanmoins la collaboration symbolique entre Jake et Sherry, enfants des deux scientifiques les plus dangereux ayant failli anéantir le monde à cause de leurs expériences. Comme ses deux prédécesseurs, Resident Evil 6 est porté en solo sur PlayStation 4 et Xbox One en 2016, puis dans une édition trilogie sur Switch en 2019.
Une rencontre d’anthologie !Un nouvel œil mystérieux dont la réelle identité a de quoi provoquer des frissons !
À la suite du succès critique mitigé du dernier épisode, Capcom entre dans une période de transition afin de renouveler sa formule, tant au niveau du gameplay que du scénario, ce dernier étant devenu indigeste. En 2015 sort en premier lieu Resident Evil Revelations 2, d’abord sous un format épisodique peu pertinent, puis rapidement en édition physique complète. Il marque le retour de Claire en duo avec la jeune Moira, fille de Barry Burton, ce dernier étant également jouable dans une histoire en parallèle où il est accompagné de Natalia, une petite fille mystérieuse capable de voir certains ennemis invisibles. Si le système de duos fonctionne bien, les phases de jeu sentent le déjà-vu et le titre ne brille pas par sa technique. Le gameplay reste cependant correct et le scénario dévoile subrepticement un personnage que les joueurs avaient eu le temps d’oublier depuis son teasing dans un document du premier contenu additionnel de Resident Evil 5. Prenant enfin la relève de son défunt frère, la surprenante Alex Wesker, femme rappelant fortement Alexia Ashford pour sa psychologie machiavélique et sa transformation monstrueuse, se dévoile enfin au grand jour. Un potentiel scénaristique que l’on espère retrouver de toute urgence dans un futur épisode de la saga !
Alex Wesker, une superbe antagoniste que les fans n’attendaient plus !Call of Duty : Umbrella Corps Edition…
Outre l’oubliable Umbrella Corps qui rate une nouvelle incursion multijoueur en se basant sur le mode commando de Resident Evil Revelations en 2016, la saga effectue enfin un retour digne de ce nom au genre du survival horror avec Resident Evil 7, qui tente une nouvelle approche avec une vue à la première personne. Sorti le 24 janvier 2017 sur PlayStation 4 et Xbox One, il fait le choix d’un protagoniste plus proche des archétypes de la saga Silent Hill : un simple citoyen nommé Ethan Winters à la recherche de sa femme Mia, disparue dans une mystérieuse forêt qui cache une maison abandonnée. Un synopsis qui n’est pas sans rappeler celui du premier Resident Evil tout comme sa direction fait aussi écho à Resident Evil 4 pour son changement de cap, son scénario qui semble à part et accessoirement sa sortie en début d’année. Une immersion également proche de celle d’un Outlast avec l’exploration d’un manoir dans lequel le joueur doit rechercher de quoi se défendre et ouvrir les nombreuses portes fermées en récoltant des clés à emblèmes thématiques dans un inventaire aux emplacements limités. Le retour des coffres interconnectée dans les salles de sauvegarde fait vraiment plaisir à voir et les énigmes subliment cette ambiance de folie rappelant fortement celle du manoir Spencer.
Deux éditions de base et un joli fourreau lenticulaire pour Resident Evil 7.Une édition Gold mettant l’accent sur le visage d’Eveline.
Une excellente première moitié mais une expérience générale ternie par la seconde, bien plus linéaire et moins palpitante. Largement pensé pour la réalité virtuelle, Resident Evil 7 arbore de fait un niveau graphique plus proche de celui d’une PS3 avec une résolution PS4 : en dehors des alentours du manoir qui sont diablement bien mis en valeur par la direction artistique, le jeu n’est pas vraiment un modèle de prouesse graphique. Le bestiaire s’avère également bien pauvre à cause d’un unique type de créature qui mute en plusieurs variantes, heureusement contrebalancé par des boss bien plus inspirés bien que très inégaux. Malgré une grande satisfaction globale, Resident Evil 7 laisse une étrange impression de reboot non avoué tandis que la présence de Chris Redfield, qui vient en aide à Ethan en tant que membre d’Umbrella avec une apparence plus que douteuse, renforce ce sentiment d’incohérence générale avec les précédents épisodes. Un scénario enrichi de plusieurs contenus additionnels, dont les forts sympathiques « Not a Hero » et « La Fin de Zoé » présents dans la Gold Edition, et sublimé par l’intensif thème musical « Go Tell Aunt Rhody », aperçu dès la démo introductive du menu principal.
Une jolie maquette collector vendue séparément du jeu.Leon et Claire de retour dans un remake tout juste exceptionnel !
Le 25 janvier 2019, une attente de très longue date est enfin comblée avec la sortie d’un remake de Resident Evil 2 sur PlayStation 4 et Xbox One. Plus de vingt ans après l’épisode originel, les lieux emblématiques que sont le commissariat, les égouts et le laboratoire secret d’Umbrella sont sublimés par des graphismes à la pointe et un choix de gameplay en full 3D avec vue à l’épaule qui favorise énormément l’immersion sans omettre l’essence d’une angoisse profonde. Croiser le moindre zombie au détour d’un couloir n’avait pas été aussi flippant depuis bien longtemps, surtout avec un comportement imprévisible dû aux patterns difficiles à cerner. Outre un passage inédit avec Sherry et une séquence revisitée avec Ada, l’exploration se veut différente et joue avec notre connaissance du jeu d’origine, l’enrichissement du level design permettant toujours plus de possibilités. Malgré une bande-son discrète, l’ambiance est saisissante et l’omniprésence de Mr. X à certains moments du jeu rend l’exploration terrifiante. S’il est regrettable que les scénarios bis n’aient pas été réalisés avec le même soin qu’en 1998, ce remake inespéré s’avère être une franche réussite jusqu’à devenir le nouveau standard du survival horror moderne en vue à la troisième personne.
Comment ne pas succomber à ce collector pensé comme un coffre de la saga contenant une belle figurine et de magnifiques répliques des clés du capitaine !Une pochette orientée action avec un Carlos méconnaissable et un Nemesis déjà prêt à en découdre.
Le 3 avril 2020, alors qu’une terrible pandémie ravage notre chère planète à raison d’au moins trois morts et demi par jour (un record dans l’histoire de l’humanité), l’ambiance est toute trouvée pour se lancer dans le remake de Resident Evil 3. Très différent du jeu d’origine, il fait le choix de repenser tout le level design de Raccoon City avec des passages très rapides dans des lieux emblématiques comme le restaurant, la station essence ou encore l’entrepôt dans lequel Dario se planque. Seul le générateur est mieux mis en avant grâce à une séquence corsée durant laquelle il faut remettre l’alimentation en évitant de nombreux ennemis. Après une heure passée dans la ville, une première déception peut envahir les connaisseurs, qui se rendent rapidement compte que Capcom n’a pas jugé utile de sublimer des lieux comme le beffroi, le parc et l’usine de traitement des eaux, qui font pourtant toute la singularité du jeu d’origine. L’introduction des personnages est également expéditive : là où Mikhail gagne en charisme, Nicholai est trop rapidement grillé comme le traître de l’équipe et Brad meurt comme un simple figurant sans laisser de suspense quant à l’arrivée de Nemesis. De nombreux objets-clés passent également à la trappe et les énigmes s’élèvent au nombre incroyable de deux.
Un collector similaire au précédent pourvu d’une grande figurine de Jill.Un magnifique livre écrit par Bruno Rocca pour les 25 ans de la saga.
Pour autant, le remake reste très réussi pour ce qu’il propose avec son passage en ville court mais intense, son retour au commissariat bien mieux scénarisé avec Carlos, son nouveau laboratoire et surtout son hôpital totalement refait et autrement plus flippant. Une séquence dans les égouts a également été ajoutée avec de nouvelles créatures sensibles aux flammes, les hunters gamma, dont la gueule rappelle celle du grave digger. Moins omniprésent qu’en 1999, Nemesis n’effraie plus autant mais est bien plus agréable à affronter lors de combats où il change plusieurs fois de forme. Les esquives peu prévisibles du jeu d’origine sont bien plus claires dans leur enclenchement et permettent ainsi des combats de boss à l’action bien plus assumée. Si Resident Evil 3 Rebirth peut ainsi décevoir pour tout ce qui a été retiré, il reste un très bon jeu pour ses nouveautés bienvenues. Le scénario est valorisé par la petite phrase finale de Jill, qui en conclut que c’est plus l’avidité des hommes qu’un simple virus qui est en cause de toutes ces morts. Malheureusement absent, le mode mercenaires est remplacé par un mode en ligne nommé Resident Evil Resistance, dans lequel des survivants doivent s’échapper d’une zone dirigée par un mastermind qui leur envoie des créatures.
Un très bon épisode correctement dosé entre survival et action !
Le 7 mai 2021, Resident Evil Village arrive parmi les premiers jeux ambitieux de la neuvième génération de consoles portée par la PlayStation 5 et la Xbox Series. Dans la droite lignée de Resident Evil 7, il parvient à maintenir la qualité de la formule tout au long de l’aventure qu’il propose, le village servant de hub central menant à différentes zones-clés, notamment le château habité par la charismatique Alcina Dimitrescu. S’il rappelle fatalement Resident Evil 4 pour ces deux lieux, son marchand ambulant et sa mallette, il reste bien un survival horror avec seulement quelques passages plus action. Convenu mais efficace, le level design reste bien élaboré pour que le joueur puisse redécouvrir des lieux déjà visités en y ouvrant de nouvelles portes. Les armes sont nombreuses et le bestiaire particulièrement étoffé, les lycans s’adaptant finalement très bien à l’esprit de la saga.
Le traditionnel coffre collector.Un steelbook sobre inédit en France.
Si l’on peut regretter que le château soit assez court, les autres lieux conservent une identité appréciable et permettent de varier les décors, notamment le lac et l’usine. Le manoir Beneviento reste le plus jouissif d’entre eux grâce à son game design qui rappelle Silent Hill. Les boss se montrent variés et l’utilisation d’armes comme le sniper permettent une approche discrète des plus plaisantes. Côté scénario, Resident Evil Village effectue un lien correct avec son prédécesseur tout en restant éloigné du scénario principal de la saga. Si la partie du jeu avec Chris dévoile un lien étonnant entre Spencer et Miranda, elle aurait mérité d’être mieux amenée au lieu de tomber comme un cheveu sur la soupe. Mettant ainsi fin à l’histoire d’Ethan Winters, Resident Evil Village reste un très bon cru qui montre une fois de plus que la saga est capable de se réinventer au niveau du gameplay et de son univers.
Le grand retour de Leon dans la forêt brumeuse !
Alors qu’un remake de Resident Evil Code Veronica se fait toujours attendre, c’est finalement celui de Resident Evil 4 qui arrive le 24 mars 2023. Un choix étonnant mais finalement fructueux tant le matériau d’origine est sublimé de bout en bout. Si on peut regretter que Capcom n’en ait pas profité pour en faire un authentique survival horror, parvenir à réinventer un jeu déjà révolutionnaire en son temps constitue un véritable exploit.Resident Evil 4 Rebirth se veut en effet beaucoup moins linéaire, chacune des trois zones ayant son hub central et ses différents espaces. Malgré ses nombreuses phases d’action pleinement assumées, il parvient à renouer avec l’ambiance des anciens épisodes grâce à une atmosphère bien plus terrifiante. Son gameplay est aussi adapté aux standards de son époque avec la possibilité d’effectuer des pas de côté, de bouger la caméra avec le stick droit et de tirer en se déplaçant. Le bestiaire est agrémenté de nouvelles créatures et les ennemis se savent se montrer particulièrement virulents.
De magnifiques éditions alternatives.
Le scénario est enrichi de nouveaux documents et de scènes inédites qui renforcent les liens entre les personnages, comme les retrouvailles entre Leon et Krauser qui mentionnent explicitement l’opération Javier de Resident Evil The Darkside Chronicles. Plusieurs rencontres s’effectuent aussi à des moments différents : on a en effet droit à un combat au couteau contre Krauser dès les derniers instants du château, Luis collabore plus d’une fois avec Leon tandis que Saddler n’apparaît réellement qu’au cours des dernières heures. Si Salazar se montre encore plus repoussant, Ashley est bien mieux écrite que dans le jeu d’origine et Ada s’avère étonnamment moins hostile envers Leon. Les doublages français se montrent très immersifs et offrent au marchand des répliques encore plus géniales que ses verves de l’époque. Pour un remake que l’on n’attendait pas, le pari est réussi haut le main !
La folie des Resident Evil sur PS4 !Les ruines du commissariat comme toile de fond !
Très attendu après deux épisodes très différents et une nouvelle vague de remakes, Resident Evil Requiem paraît le 27 février 2026 sur Playstation 5, Xbox Series et Nintendo Switch 2. Un retour aux sources appréciable avec deux protagonistes ayant chacun son propre gameplay. On y contrôle alors Grace Ashcroft, analyste du FBI qui s’avère être la fille d’Alyssa Ashcroft, survivante de Resident Evil Outbreak, ainsi qu’un Leon qui commence à avoir une sacrée bouteille. Cette dernière se retrouve prisonnière d’un centre de soins après avoir enquêté sur l’hôtel où sa mère a été assassinée. Un passage iconique où l’infiltration est de mise dans un dédale truffé d’énigmes et de zombies ayant gardé des attitudes obsessionnelles à base de chant, d’extinction des lumières ou d’intolérance au moindre bruit. À l’ambiance sordide se mêlent des nouveautés bienvenues comme la possibilité de collecter du sang sur les cadavres pour fabriquer des munitions, des rubans encreurs et surtout des injecteurs hémolytiques permettant d’anéantir les zombies avant leur dangereuse mutation. Grace est en outre amenée à protéger Emily, une petite fille aveugle étrangement enfermée dans une cellule, et à échapper à d’immenses créatures difformes.
Un pack alléchant réservé à la Nintendo Switch 2.
À l’opposé, les phases avec Leon se veulent bien plus action tandis que le scénario ramène le duo sur les ruines de Raccoon City, finalement pas entièrement détruite par les missiles. Si le premier passage se veut plus monotone avec un enchaînement de séquences musclées dans des décors très ternes, les ruines du commissariat se veulent bien plus palpitantes avec une bonne dose de fan service plutôt bien fichu. Leon est d’ailleurs en communication avec Sherry, les deux personnages se rappelant leurs souvenirs à ce moment de l’aventure. Assez inventif, le scénario place le joueur face à Victor Gideon, ancien chercheur ayant travaillé sur le virus T, ainsi qu’au mystérieux Zeno, membre d’une nouvelle organisation criminelle dont l’apparence rappelle indéniablement Albert Wesker. Un peu surfait au niveau des dernières volontés de Spencer et du mystérieux virus Elpis, il tient néanmoins en haleine tout du long et promet de bons passages bien flippants, comme ceux de l’orphelinat et du laboratoire. Un très bon épisode qui montre que la saga parvient toujours à se renouveler efficacement trente ans plus tard !
Une anagramme particulièrement évocatrice !
Emblématique parmi les productions Capcom au point d’apparaître dans d’autres jeux de la firme (Jill Valentine jouable dans Marvel versus Capcom 2 en 2000, puis Chris, Wesker et Nemesis dans Marvel versus Capcom 3 en 2011),Resident Evil reste la franchise la plus rentable de toute l’histoire de l’entreprise avec près de cent soixante-dix millions de ventes. Si les opus principaux ont des difficultés à renouer avec la grandeur d’antan, les remakes redorent quant à eux le blason de la saga en faisant revivre les meilleurs opus aux joueurs tout en tentant de rebooter un scénario qui en a grand besoin. Alors que des rumeurs s’envolent déjà vers un possible Resident Evil 10, les fans attendent plus que jamais un remake de Resident Evil Code Veronica, qui pourrait bien être teasé par cette étrange bouteille présente dans le bar du centre de soins. Si d’autres rumeurs mentionnent un remake pour Resident Evil 5, le premier épisode et Resident Evil Ø auraient eux aussi fière allure s’il étaient alignés avec les remakes actuels.
Date de sortie : 21 mars 2001 (Japon), 11 juin 2001 (Amérique du Nord),
22 juin 2001 (Europe) Fabricant : Nintendo
Génération de console : Sixième
Type : Console portable Nationalité : Japonaise Unités vendues : 81,51 millions
Fin de production : 31 janvier 2008
Meilleure vente : Pokémon Rubis et Saphir (16,22 millions)
À Edward Ez, dont le super ami Maxime ne cesse de chercher à tout prix à démontrer que la Game Boy Advance est la meilleure console au monde.
La Game Boy enfin à la vitesse supérieure !
Un line-up parmi les plus généreux de l’histoire de la firme.
À peine plus de deux ans après la sortie de la Game Boy Color (qui n’était en fait qu’un upgrade de la première Game Boy profitant de l’immense succès de Pokémon pour rallonger la vie de la console en améliorant son confort et ses capacités), la Game Boy Advance arrive le 21 mars 2001 pour marquer la nouvelle génération de manière bien plus significative. Concurrente directe de la WonderSwan Color de Bandai sortie quelques mois plus tôt uniquement au Japon, elle est équipée d’un processeur 32-bit et d’un écran en couleurs toujours sans rétroéclairage, son grand atout étant d’être rétrocompatible avec l’ensemble du catalogue Game Boy et Game Boy Color. Contrairement à la plupart des machines, la Game Boy Advance obtient un line-up particulièrement exhaustif dès sa sortie japonaise. Elle aussi dépourvue de son propre Mario plates-formes exclusif, elle opte dès sa lancée pour des portages de ses hits passés, à commencer par le remaster Super Nintendo de Super Mario Bros. 2 accompagné du Mario Bros. originel dans une nouvelle version intitulée Super Mario Advance. Entièrement traduite en français, cette mouture comporte plusieurs modifications comme un nouveau combat de boss face à un robot Birdo et de nouveaux défis, dont un consistant à récolter des pièces rouges bien cachées dans les niveaux.
Rappelant la sortie de la Super Nintendo, F-Zero Maximum Velocity reprend le gameplay et le mode 7 de l’épisode fondateur pour rappeler de belles sensations de vitesse aux joueurs.Kuru Kuru Kururin propose quant à lui d’incarner un oiseau pilotant un hélicoptère représenté par une hélice en vue aérienne, dans un jeu d’adresse où il faut traverser des espaces sans toucher les obstacles avec les pales de l’hélice. Outre un portage du Super Dodge Ball de la Super Nintendo, du ChuChu Rocket de la Dreamcast, un Mega Man Battle Network s’essayant au Tactical-RPG et un étrange sound novel reprenant le scénario du premier Silent Hill à la manière d’un livre dont vous êtes le héros, c’est bien le superbe Castlevania Circle of the Moon qui fait office de jeu phare du lancement pour son gameplay axé action aventure dans la droite lignée de Symphony of the Night. Marquant un retour à la 2D après un épisode en 3D intéressant mais perfectible sur Nintendo 64, il confirme la direction de la saga dans le genre du Metroidvania avec une grande carte à parcourir découpée en plusieurs zones dont l’accès nécessite l’obtention d’une capacité particulière.
Konami se montre d’ailleurs particulièrement impliqué dès le lancement de la console avec les jeux de sport ESPN Final Round Golf, J. League Pocket et Power Pro Kun Pocket 3, le Tactical-RPG Yu-Gi-Oh ! Dungeondice Monsters, mais surtout le jeu de course Konami Krazy Racers, dans lequel il est possible de jouer des personnages comme Dracula de Castlevania, Goemon de Legend of the Mystical Ninja, Gray Fox de Metal Gear, Pastel de TwinBee et Vic Viper de Gradius. En plus des jeux de course GT Advance Championship Racing et Top Gear GT Championship, le line-up comporte aussi le puzzle-game adapté de l’arcade Mr. Driller 2, le jeu de plates-formes Pinobee Les Ailes de l’Aventure, le party-game Titi et les Bijoux Magiques dans l’univers des Looney Tunes, le jeu de catch Fire Pro Wrestling, le RPG Monster Guardians et le jeu de stratégie en temps réel L’Aigle de Guerre, inspiré des batailles napoléoniennes. Parmi les exclusivités japonaises se trouvent également deux curiosités : la simulation de contrôleur aérien Boku wa Koku Kanseikan et la simulation de courses hippiques Winning Post for Game Boy Advance.
Troisième épisode de la franchise, Mario Kart Super Circuit est tellement proche de l’épisode Super Nintendo les circuits de ce dernier sont inclus dans la cartouche.Petite révolution dans le monde des visual novels, Phoenix Wright est tellement accrocheur qu’il vous arrivera même de crier « OBJECTION » dans la vraie vie !
Le 11 juin 2001, le line-up occidental élargit le catalogue de jeux avec un portage du cultissime Earthworm Jim, une adaptation efficace du premier Rayman, un Namco Museum assez avare en nombre de jeux rétro et une adaptation de Tony Hawk’s Pro Skater 2 qui s’en sort plutôt bien en optant pour une vue isométrique. On y trouve aussi Army Men Advance, le rail shooter Iridion 3D ainsi que des adaptations du jeu de plates-formes Pitfall The Mayan Adventure et du jeu de boxe Ready 2 Rumble Boxing Round 2. La Game Boy Advance commence alors rapidement à proposer du multijoueur grâce à son câble link pouvant relier quatre joueurs dans Mario Kart Super Circuit, et même jusqu’à huit dans le sympathique Bomberman Tournament. Le reste de l’année 2001 est notamment marqué par le populaire Golden Sun, RPG classique qui exploite les capacités de la console avec ses personnages imitant la modélisation en 3D lors des combats. Si le double maléfique de Mario est de retour dans un quatrième et dernier Wario Land pour un bon moment, Ace Attorney Phoenix Wright apporte un véritable souffle de nouveauté avec ses phases de recherche en point’n click alternant avec des procès durant lesquels il faut présenter les bonnes preuves au bon moment. Un jeu marquant à l’origine d’une première trilogie exclusivement japonaise qui attendra près de cinq ans avant de sortir en français dans une version remasterisée sur Nintendo DS.
Vendues séparément et au prix fort, ces nouvelles versions demeurent géniales à parcourir pour toutes les nouveautés qu’elles incorporent, et rien que pour pouvoir y rejouer en mode portable.Que les traumatisés de la version Super Nintendo soient rassurés : le jeu est désormais beaucoup plus abordable !
À l’instar de la Game Boy qui a accueilli de nombreux jeux NES dans les années 90, la Game Boy Advance fait également office de Super Nintendo portable tant les portages se sont multipliés. Trois autres Super Mario Advance remasterisent notamment Super Mario Bros. 3, Super Mario World et Yoshi’s Island avec plusieurs réajustements, une traduction française et de nouveaux niveaux encore plus retors pour ce dernier.The Legend of Zelda A Link to the Past est réédité avec le jeu bonus Four Swords exclusivement jouable à plusieurs, le terminer permettant l’accès à un donjon inédit dans la pyramide du Monde des Ténèbres. Si les trois Donkey Kong Country conservent désormais toutes les vies accumulés entre les sauvegardes, F-Zero GP Legend reprend le contenu de l’épisode fondateur tout en profitant des apports de F-Zero X et F-Zero GX. Certains jeux sont aussi remaniés pour palier une difficulté très élevée : c’est le cas de La Revanche des Schtroumpfs, qui ne limite plus le nombre de vies et dont les niveaux de la mine et du volcan sont repris de l’adaptation Game Boy.
Le run’n gun est à l’honneur avec les deux grandes références du genre.Un bon moyen de découvrir les débuts de la saga de RPG de Capcom, assez peu répandue sur le parc Super Nintendo.
On trouve aussi des portages de jeux d’action, comme Contra III qui devient Contra Advance avec des niveaux repris de l’épisode Mega Drive pour remplacer ceux en mode 7, ou encore Super Ghouls’n Ghosts qui propose un mode arrangé avec des niveaux redesignés. Les jeux de plates-formes sont évidemment légion avec Aladdin qui comporte des mini-niveaux supplémentaires, ou encore la trilogie The Magical Quest, permettant au troisième d’être enfin disponible en Occident. Côté RPG, on peut noter les deux Breath of Fire, le premier bénéficiant d’une traduction française (mais aussi de gros ralentissements lors de certains combats), tout comme Tales of Phantasia qui s’exporte pour la première fois du Japon. Sega n’ayant plus sa propre console, des suites des licences phares issues de ses anciennes bécanes arrivent sur les machines Nintendo : on trouve alors les sympathiques Sonic Advance, un Gunstar Future Heroes très correct, un Revenge of Shinobi monotone qui n’a plus rien à voir avec l’épisode Mega Drive, et un Advance Guardian Heroes fortement insipide.
Street Fighter est partout, et les couvertures en jettent !Avec un « One » en gros, au cas où on penserait qu’il s’agit d’un portage de Final Fight 2 ou 3 😀
Console à succès oblige, la Game Boy Advance a également des portages de jeux PlayStation et même PlayStation 2 avec des rendus plus ou moins réussis. Si Tekken Advance simule efficacement la 3D de Tekken 3, Street Fighter Alpha 3 est visuellement très proche de la version d’origine, les musiques perdant cependant en qualité. Là où Grand Theft Auto Advance s’en sort correctement en 2D, Driver 2 est un véritable désastre technique en 3D, sans parler de Medal of Honor Underground dont la bouillie de pixels rappelle l’adaptation Super Nintendo de Wolfenstein 3D. Côté PlayStation 2, Max Payne fait partie de ceux qui s’en sortent le mieux, avec le choix d’une vue isométrique assurant une bonne fluidité et un angle d’approche différent. Les jeux originaires de l’arcade ne sont évidemment pas en reste avec Metal Slug Advance et ses niveaux inédits, un Final Fight One bien complet et Super Street Fighter II Turbo Revival tout à fait jouable mais avec des musiques et des arènes qui ne valent pas celles de la version Arcade.
Une édition qui fait toujours rêver…La gamme NES Classics européenne au complet, une collection très prisée !
Le 14 février 2003, la Game Boy Advance obtient un sacré upgrade avec un format à clapet plus compact appelé SP, équipé d’un écran enfin rétro-éclairé et d’une batterie rechargeable. Si de nombreuses éditions collector sont aujourd’hui très recherchées, une des plus belles est la version aux couleurs de la NES, sortie pour accompagner la gamme NES Classics proposant de rejouer aux grands classique de la Famicom à l’occasion de ses vingt ans. Pas moins de douze jeux ont alors été réédités en Occident comme Super Mario Bros, The Legend of Zelda, Metroid, Donkey Kong, Pac-Man, Castlevania, mais aussi des jeux moins connus des plus jeunes tels Excitebike, Ice Climber et Xevious. Le Japon obtient quant à lui pas moins de trente portages avec des jeux comme Mappy, Ghosts’n Goblins, Balloon Fight et Kid Icarus. Le 13 septembre 2005, alors que la Nintendo DS est déjà sur le marché mondial, la Game Boy Micro vient affiner la résolution de la machine dans un format mini équipé d’un écran plus petit, mais qui ne lit plus les jeux Game Boy et Game Boy Color.
Après une première carrière qui a eu bien du mal à tenir sur la durée, Wario devient la mascotte de sa propre entreprise de mini-jeux !Un super remake qui enrichit fortement le premier épisode de la saga avec deux fois plus de niveaux et des graphismes rehaussés.
Sur la première moitié des années 2000, la Game Boy Advance symbolise la quintessence de ce qui se fait sur console portable avec une ludothèque d’une grande richesse comportant des jeux variés tirés de plusieurs grandes licences. On peut alors retenir le RPG Mario & Luigi Superstar Saga, Yoshi’s Universal Gravitation dont la cartouche est équipée d’un système de reconnaissance de mouvement, l’addictif Wario Ware Mega Mini-Jeux qui redéfinit le concept de party-game, un excellent The Legend of Zelda The Minish Cap, Donkey Kong King of Swing et son gameplay très original et Kirby Nightmare in Dream Land qui remake l’épisode NES. Outre Double Dragon Advance qui enrichit fortement le premier épisode de la saga avec deux fois plus de niveaux et un Dragon Ball Advanced Adventure très punchy, Pokémon s’émancipe avec une troisième génération comprenant les versions Rubis, Saphir et Émeraude (ainsi que les remakes Rouge Feu et Vert Feuille des épisodes Game Boy), qui reste la meilleure vente de la console. Concernant les ratages, on peut nommer Mario Party Advance, dont le système qui se veut novateur est en réalité incompréhensible.
Après huit ans d’absence, Metroid renait enfin de ses cendres simultanément à son passage à la 3D sur GameCube.La grande saga de Tactical-RPG de Nintendo !
Dans le summum du classement, la saga Metroid y effectue un retour fracassant avec le mémorable Metroid Fusion et l’excellent remake Metroid Zero Mission, tandis que Fire Emblem s’exporte enfin en Occident avec The Blazing Blade et The Sacred Stones. Castlevania Harmony of Dissonance reprend de plus belle le flambeau de l’épisode PlayStation et Castlevania Aria of Sorrow sublime la formule dans une aventure le portant parmi les meilleurs jeux de la console. Kingdom Hearts Chain of Memories adapte quant à lui ingénieusement la saga de Squaresoft grâce à un système de combat utilisant des cartes, tandis que Sword of Mana continue d’enrichir le lore des Seiken Densetsu avec un remake qui métamorphose complètement l’épisode fondateur.
Une trilogie emblématique de l’excellence des jeux d’action de la machine.Comme toute console Nintendo qui se respecte, la Game Boy Advance possède aussi ses RPG culte.
La fin de vie de la Game Boy Advance est fortement marquée par la réédition des premiers Final Fantasy pour la première fois en français, notamment les cultissimes épisodes IV, V et VI sortis en très peu d’exemplaires, Final Fantasy III étant quant à lui remaké sur Nintendo DS dans une 3D chibi qui détone complètement avec ces derniers. Le 12 février 2008, la console voit la parution de son dernier jeu aux États-Unis avec Samurai Deeper Kyo. 81,51 millions de ventes plus tard, ce serait un euphémisme de dire que la Game Boy Advance a laissé un souvenir impérissable dans le cœur des joueurs.
Quels meilleurs jeux pour symboliquement prendre sa retraite ?
Date de sortie : 12 février 2020 (1h 33min) Réalisatrice : Marjane Satrapi Acteurs principaux : Rosamund Pike, Sam Riley, Anya Taylor-Joy Genre : Biopic, drame Nationalité : Britannique Compositeurs : Evgueni Galperine et Sacha Galperine
Deux scientifiques d’exception en pleine expérience.
Adaptation du roman graphique éponyme de Lauren Redniss, Radioactive est un drame biographique racontant le parcours tumultueux de Maria Skłodowska, physicienne et chimiste polonaise plus connue sous son nom marital Marie Curie pour la découverte du radium et du polonium en 1903. Porté par Rosamund Pike (Meurs un Autre Jour, Orgueils et Préjugés, Gone Girl), le film retrace les moments clés de sa vie à commencer par la rencontre avec son futur mari Pierre Curie, joué par Sam Riley (13, Maléfique), avec qui elle s’associe pour effectuer des recherches sur la radioactivité. Déjà remarquée pour sa bande dessinée Persepolis qu’elle adapte elle-même au cinéma en 2007, Marjane Satrapi retranscrit fidèlement la Belle Époque avec de superbes plans sur la ville de Paris bercée par les musiques des frères Galperine.
Une époque (pas si) lointaine où être une femme limitait fortement la crédibilité.Une tension très réussie pour cette scène au demeurant relativement connue.
Le portrait de Marie Curie met notamment l’accent sur les obstacles qu’elle rencontre, à commencer par des idées et découvertes difficiles à imposer au sein d’une société encore largement dominée par les hommes. Sa phobie des hôpitaux liée aux circonstances de la mort de sa mère ainsi que l’accident mortel de son mari renforcent un peu plus la dramaturgie de l’œuvre. Première femme à avoir reçu un prix Nobel et seule personne à avoir été récompensée dans deux domaines scientifiques distincts, elle voit cependant son image remise en cause par l’obsession qu’elle semble porter pour sa petite fiole verte, ainsi que par les conséquences de ses découvertes à l’émergence du XXème siècle.
Et si la radioactivité pouvait nuire à la santé ?Irène Curie, dans la droite lignée de sa mère.
Les critiques à son encontre sont assez vives tandis que ses derniers instants lui font entrevoir les futurs désastres du monde moderne, comme la bombe larguée sur Hiroshima en 1945 et la catastrophe nucléaire de Tchernobyl de 1986. Ces répercussions négatives sont néanmoins contrastées par son important rôle de soignante durant la première guerre mondiale, et par l’implication de sa fille Irène, joliment interprétée par Anya Taylor-Joy (Glass, Les Nouveaux Mutants, Le Jeu de Dame), dont les recherches finissent par amener à la découverte de la radioactivité artificielle. Une œuvre touchante et très juste rendant hommage à une des femmes les plus influentes de son époque.
Date de sortie : 5 mars 2021 (États-Unis), 14 avril 2021 (France) Réalisateurs : Don Hall, Carlos López Estrada, Paul Briggs et John Ripa Doubleurs français : Émilie Rault, Géraldine Nakache, Frédéric Chau, Jade Phan-Gia Genre : Animation, fantastique Nationalité : Américain Compositeur : James Newton Howard
Numérotation : 127
« Depuis des générations, notre famille s’est engagée à protéger ce joyau : aujourd’hui, c’est à toi de reprendre le flambeau. »
Principalement réalisé par Don Hall (déjà derrière le reboot de Winnie l’Ourson, Les Nouveaux Héroset Vaiana La Légende du Bout du Monde), Raya et le Dernier Dragon prend place à Kumandra, un univers imaginaire inspiré par différents pays d’Asie du Sud-Est au sein duquel humains et dragons vivaient en harmonie avant que ces derniers ne disparaissent. Le royaume est divisé en cinq tribus représentant chacune la partie du corps d’un dragon : les crocs, la griffe, le dos, la queue et le cœur. Cette dernière est dirigée par le vaillant Benja, qui entraîne sa fille Raya à devenir la gardienne du joyau du dragon, seul élément pouvant repousser une force maléfique qui avait ravagé le monde cinq siècles auparavant.
Una amitié naissante illustrant la notion de confiance en plein cœur de l’intrigue.« Nous devons choisir entre nous déchirer ou œuvrer enfin ensemble pour bâtir un monde meilleur. »
Alors préadolescente, Raya est présentée comme une héroïne droite et déterminée et se lie rapidement d’amitié avec la jeune Namaari, princesse des Crocs du Dragon, après que son père a décidé d’inviter les habitants des terres voisines afin de faire le premier pas vers une unification. Chaque tribu est ainsi présentée par l’intermédiaire de très belles séquences dessinées à la main, tranchant avec les images de synthèse tout aussi magnifiques du film. Suite à une altercation assez prévisible bien que son déclenchement puisse surprendre, le monde est de nouveau ravagé et Raya, désormais adulte, se met en quête du légendaire dernier dragon afin de restaurer l’harmonie sur la terre de Kumandra.
Déterminée à recomposer la pierre, Raya part à la recherche de chaque morceau.
Et Disney inventa le dragon-licorne…
Thématiques déjà utilisées dans de nombreux films d’animation comme En Avant, la confiance et l’entraide sont au cœur des valeurs prônées par le scénario. Bien que Raya fasse rapidement équipe avec le dragon d’eau Trois Francs Sisu, elle doit également s’allier avec des représentants de chaque terre afin de réunifier les peuples : Tong, un guerrier proche du Viking, Boun, un jeune garçon entrepreneur des rues, et Bébé Noi, un bébé pickpocket accompagné d’étranges petits animaux. S’ajoutent à eux Tuk Tuk, le tatou domestique de Raya qui grandit drastiquement et fait office de mascotte.
Une opposition qui sort tant bien que mal le scénario de son classicisme.
Malgré une réalisation de grande qualité et de très belles scènes de combat entre les deux sœurs ennemies, Raya et le Dernier Dragon peine à sortir du lot à cause d’une intrigue peu originale et de personnages relativement convenus, l’héroïne et Namaari étant les seules à dégager un réel charisme. Comique de temps à autre, Sisu est surtout alourdie par son doublage français et revêt davantage l’apparence d’une licorne flashy que celle d’un dragon, la volonté de faire vendre des produits dérivés dans l’ère du temps étant un peu trop affichée. Malgré la pétrification de la bande de héros qui apporte quelques secondes de noirceur, le happy end se veut un peu trop téléphoné. Il en reste un bon dessin animé qui saura ravir les plus jeunes et tout amateur des productions Disney.