Basic Instinct, de Paul Verhoeven

Date de sortie : 20 mars 1992 (Amérique du Nord), 8 mai 1992 (France)
Réalisateur : Paul Verhoeven
Acteurs principaux : Sharon Stone, Michael Douglas, Jeanne Tripplehorn, George Dzundza, Wayne Knight
Genre : Thriller érotique
Nationalité : Américain
Compositeur : Jerry Goldsmith

Le rôle emblématique de la carrière de Sharon Stone.

Réalisé d’une main de maître par Paul Verhoeven (La Chair et le Sang, RoboCop, Benedetta), Basic Instinct est un thriller érotique ayant propulsé la carrière de Sharon Stone (Total Recall, Mort ou Vif, Casino) pour son rôle de Catherine Tramell, soupçonnée du meurtre de son amant assassiné à coups de pic à glace dans des circonstances proches de celles qu’elle décrit dans un de ses romans. Interprété par Michael Douglas (Black Rain, La Guerre des Rose, Une Lueur dans la Nuit), le policier Nick Curran se charge d’enquêter sur elle malgré ses accès de violence et son passé judiciaire complexe.

Le talentueux Michael Douglas face à une Jeanne Tripplehorn très convaincante.
La fameuse scène du croisement de jambes, parodiée dans La Cité de la Peur.

Secondé par des collègues joués par George Dzundza (Voyage au Bout de l’Enfer, Chasseu rBlanc, Cœur Noir) et Wayne Knight (JFK, Jurassic Park, Space Jam), ce dernier subit en effet les nombreuses provocations de sa suspecte tout au long du film, qu’il s’agisse de séduction explicite ou de courses poursuites en voiture. Pour son premier rôle au cinéma, Jeanne Tripplehorn (La Firme, Waterworld, Very Bad Things) y interprète brillamment la psychologue Beth Garner, qui apporte une complexité appréciable au déroulement et à la résolution de l’enquête.

Des plans aux reflets saisissants.
Un jeu dangereux dont l’issue pourrait être fatale.

Pourvu d’une excellente réalisation, Basic Instinct surprend dès son introduction en plongeant le spectateur dans un scénario haletant porté par le talent de ses deux acteurs principaux. Chaque plan est minutieusement travaillé avec une bonne dose d’érotisme et de violence, laissant apparaître les formes de son héroïne, un pic à glace en plein visage ou encore Nick qui laisse parler ses pulsions sexuelles. Jerry Goldsmith (Rambo, Medicine Man, Mulan) parvient à sublimer chaque passage par des compositions inquiétantes qui favorisent le suspense quand elles ne montent pas crescendo pour intensifier l’action. Marqué par un plan final percutant, Basic Instinct reste un des films les plus qualitatifs de son réalisateur et signe une des plus belles interprétations de Sharon Stone, qui crève l’écran à chaque instant.

Emmanuel Delextrat

Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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