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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Maléfique, de Robert Stromberg

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Date de sortie : 28 mai 2014 (1h 37min)
Réalisateur : Robert Stromberg
Acteurs principaux : Angelina Jolie, Sharlto Copley, Elle Fanning, Sam Riley
Genre : Fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : James Newton Howard

 

Je vous invite à revisiter un conte célèbre,
que vous pensez connaître…

La jeunesse de deux héros séparés par le destin.

Cinquante-cinq longues années après l’adaptation de La Belle au Bois Dormant par Disney, Maléfique nous fait revisiter le conte de Charles Perrault à travers le point de vue de la célèbre sorcière dans un film qui s’impose comme une réécriture réussie malgré le classicisme de son style fantastique. Préfigurant la volonté de Disney de faire revivre ses grands classiques dans années 2010 quatre ans après l’adaptation d’Alice au Pays des Merveilles par Tim Burton, il met en scène Maléfique comme une héroïne intéressante dans ce sens où la méchanceté ne domine par forcément ses autres sentiments. Interprétée par Isobelle Molloy et Ella Purnell durant son enfance puis par Angelina Jolie (Tomb Raider, Mr. & Mrs. Smith, La Légende de Beowulf) une fois adulte, on lui découvre un passé touchant et douloureux avec le futur roi Stéphane qui expliquent pourquoi elle lance sa malédiction à la princesse Aurore, jouée par Vivienne Jolie-Pitt (la fille d’Angelina Jolie et de Brad Pitt) puis par Elle Fanning (Babel, L’Étrange Histoire de Benjamin Button, Super 8).

« La princesse pourra sortir de ce sommeil semblable à la mort. Mais pour cela il faudra… un baiser d’amour sincère. »

Arborant une certaine prestance, Maléfique voit son charisme à son apogée lors du baptême, les effets spéciaux et les mots prononcés donnant un puissant cachet à cette séquence emblématique. Si le jeu d’actrice d’Angelina Jolie n’est pas toujours à la hauteur, notamment lorsqu’elle pleure et dans la façon parfois immature qu’elle a de se comporter, il reste globalement convaincant pour faire honneur au personnage. Sa relation avec Aurore est assez touchante dans le sens où elle la surveille et la rencontre, pour finalement s’attacher à elle jusqu’à vouloir annuler le sort. Le scénario séparant l’univers hostile et vaniteux des hommes et l’univers merveilleux et prospère des fées (Maléfique faisant partie de ce dernier), il va sans dire que les marraines refont surface, cette fois-ci sous le nom de Capucine, Florette et Hortense, cette dernière étant jouée par Imelda Staunton (Harry Potter et l’Ordre du Phénix, Alice au Pays des Merveilles). Présentées comme un trio cherchant à répandre la paix entre les deux royaumes, elles sont assez comiques et maladroites au point d’être qualifiées d’idiotes par le roi.

L’annonce d’une relation déjà ambiguë.
« Avant le coucher du soleil le jour de son seizième anniversaire, notre chère princesse à l’aiguille d’un fuseau se piquera le doigt, et tombera ainsi dans un sommeil éternel ! »

Interprété par Sharlto Copley (District 9, L’Agence Tous Risques, Oldboy), le roi Stéphane voit son traitement subir un virage à cent quatre-vingts degrés étant donné qu’il est clairement présenté comme le méchant du scénario. Sa romance avec Maléfique dans leur jeunesse est à l’origine du baiser d’amour sincère donnant du sens à l’annulation du sort, et son choix de ramener ses ailes au précédent roi plutôt que l’assassiner est un clin d’œil rappelant le geste du chasseur dans Blanche-Neige et les Sept Nains. Cet élément renforce le dramatique de la lutte finale avec une mise en pratique de la sensibilité que les fées ressentent avec le fer, le corbeau qui devient un dragon (référence au dessin animé de 1959) et la séparation définitive des deux personnages alors que le roi s’écrase dans le vide avec un joli ralenti en plongée.

De magnifiques plans alliant habilement ombres et lumières.
L’ambition démesurée du roi Stéphane.

Sous les traits de Brenton Thwaites (Dick Grayson dans la série Titans), le prince Philippe est clairement relégué au rang de personnage secondaire avec une romance assez expéditive, et surtout tournée au ridicule lorsque son baiser à la princesse ne produit aucun effet. Mais c’est pour mieux valoriser le personnage de Maléfique qui, s’en voulant de n’avoir pu revenir en arrière, réveille elle-même Aurore grâce à un baiser sur le front, rapprochant définitivement la princesse et celle qu’elle considère être sa bonne fée. Maléfique se veut donc une réécriture touchante, ancrée dans un univers merveilleux peuplé de toutes sortes de créatures fantastiques, et dont les personnages sont réinterprétés d’une manière efficace. La boucle est alors bouclée alors que l’on apprend que la narratrice de l’histoire n’était autre que la belle au bois dormant elle-même.

Joker (2019) de Todd Phillips

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Date de sortie : 1er octobre 2019 (Lettonie), 9 octobre 2019 (France)
Réalisateur : Todd Phillips
Acteurs principaux : Joaquin Phoenix, Robert de Niro, Zazie Beetz, Frances Conroy
Genre : Drame, thriller
Nationalité : Américain
Compositrice : Hildur Guðnadóttir

« Avant je me disais que ma vie était une tragédie. Je me rends compte… que c’est une comédie ! »

À la suite de plusieurs comédies comme Road Trip, Starsky & Hutch et la trilogie Very Bad Trip, Todd Phillips choisit de s’inspirer de l’univers des comics tout en contrecarrant son genre traditionnel, considérant qu’il est devenu difficile de réaliser des comédies pertinentes, l’industrie hollywoodienne étant aujourd’hui plus sensible aux sujets dramatiques tels que l’oppression des minorités. Conservant tout de même une narration irrévérencieuse, il obtient l’opportunité de réaliser un film sur la naissance du Joker, profitant ainsi du manque de consistance de l’univers cinématographique DC et de l’annulation du long métrage centré sur l’interprétation de Jared Leto. Ayant l’audace d’imaginer sa propre version du personnage sans spécifiquement suivre les comics, allant de fait à l’opposé de la facilité commerciale de l’univers cinématographique Marvel, il met en scène Joaquin Phoenix (Her, A Beautiful Day, Les Frères Sisters) dans le rôle d’Arthur Fleck, un comédien qui peine à se démarquer et à se faire respecter à Gotham City, méprisé de tous et régulièrement agressé.

Une relation intéressante avec la voisine de palier.
Une interprétation glaçante qui montre une fois de plus que Thomas Wayne était loin d’être un bienfaiteur.

On suit alors sa descente aux enfers à la manière d’un Taxi Driver, la présence de Robert de Niro (Machete, Killer Elite, Joy) dans la peau du présentateur d’émission télévisée Murray Franklin en étant assurément un sacré clin d’œil. Le film est en effet un véritable drame dépeignant une société qui sombre dans la folie, avec une Gotham City qui croule sous les rues malfamées, accompagnées de ses métros bourrés de tags et d’agresseurs. Une fois de plus, les pauvres se retrouvent méprisés par la classe supérieure, symbolisée par l’émission « Live With Murray Franklin » et surtout par Wayne Enterprises, Brett Cullan interprétant un Thomas Wayne froid, hautain et dépréciant les gens du peuple tout en cherchant davantage de pouvoir en se présentant aux élections municipales. Le film se voit donc bien raccroché à l’univers de Batman, Bruce Wayne apparaissant même étant enfant aux côtés d’Alfred Pennyworth, joué par Douglas Hodge (Robin des Bois, Red Sparrow, Gemini Man).

« Quand j’étais petit et que je disais que je voulais faire comique quand je serais grand, tout le monde riait de moi. »

L’interprétation de Joaquin Phoenix est très juste, son personnage n’étant pas directement le Joker mais bel et bien un homme sombrant dans la folie et prenant conscience qu’il existe enfin à travers les émeutes populaires qui sévissent dans la ville. Présent durant une grande majorité des scènes, il est valorisé par de nombreux plans sur son visage montrant sa chute et son entraînement aux sourires. Vivant chez sa mère dans un immeuble au bord de l’effondrement, il obtient une certaine sympathie de sa jeune voisine Sophie Dumond, sous les traits de Zazie Beetz (Geostorm, Deadpool 2). Cependant, la narration semble montrer que de nombreuses scènes bénéfiques à son encontre ne relèvent en fait que de ses fantasmes et participent au grandissement de sa folie. Les blagues autour du revolver qu’il porte concrétisent brillamment sa future identité, tout comme ses nombreux rires aigus qu’il ne peut s’empêcher de laisser éclater pour des raisons psychiatriques. Présente qu’à certains moments, la violence sait surprendre et se montrer percutante avec des coups particulièrement francs et des giclées de sang aussi glauques que réalistes.

Face à face imminent avec le méprisable Murray Franklin.
Une scène troublante qui tissant déjà des liens malsains entre les deux personnages.

L’instabilité du personnage est fascinante à suivre tandis qu’une certaine notoriété s’abat sur lui pour finalement l’acclamer au rang de héros aux yeux des émeutiers, portant un masque de clown pour mieux annoncer le signe reconnaissable de ses futurs fidèles (à l’instar des masques utilisés dans The Dark Knight). Sa mère étant marquée par des comportement hystériques, il reste dommage que le scénario choisisse la facilité sempiternelle du parent adoptif caché comme pour justifier une partie des troubles de l’enfant. À moins qu’il s’agisse d’un énième leurre du scénario, à l’instar de la croyance d’Arthur comme quoi Thomas Wayne serait son père, ce qui lui donnerait un lien vraiment intéressant avec son futur ennemi. Si on peut reprocher à Joker quelques grossièretés issues d’une VF pourtant très correcte et une séquence bien trop expéditive pour la mort de parents Wayne, Joker reste un film de grande qualité dont on n’est pas près d’arrêter de reparler. D’aucuns diraient qu’il ferait même un candidat idéal pour précéder le futur film The Batman mettant en scène Robert Pattinson.

« J’ai passé toute ma vie sans même savoir si j’existais réellement. Eh bien oui, j’existe ! Et les gens commencent à s’en rendre compte… »

Gemini Man, d’Ang Lee

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Date de sortie : 2 octobre 2019 (1h 57min)
Réalisateur : Ang Lee
Acteurs principaux : Will Smith, Mary Elizabeth Winstead, Clive Owen, Benedict Wong
Genre : Action, science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Lorne Balfe

« Allongé sur le ventre prêt à tirer, il n’y a que dans cette position que je me sens revivre. »

Film d’action saupoudré de science-fiction, Gemini Man met en scène Will Smith (Je suis une légende, Suicide Squad, Aladdin) dans le rôle d’Henry Brogan, un tueur à gages cinquantenaire qui s’apprêtait à lâcher les armes avant de se retrouver face à un dangereux clone plus jeune que lui. Programmé pour l’assassiner par un scientifique fou et manquant surtout d’originalité interprété par Clive Owen (Sin City, Killer Elite, Valérian et la Cité des Mille Planètes), il va traquer son modèle avec un désir quasi insatiable de le remplacer dans des scènes d’action comprenant des courses poursuites tonitruantes à moto plus ou moins inspirées. Henry est secondé par une jeune étudiante qui a bien plus de capacités qu’elle veut bien l’admettre et jouée par Mary Elizabeth Winstead (The Thing, Abraham Lincoln Vampire Hunter, 10 Cloverfield Lane), puis aidé par un de ses alliés de la Defense Intelligence Agency sous les traits de Benedict Wong (Prometheus, Crazy Joe, Doctor Strange).

Une esquive digne des meilleurs films avec Steven Seagal !
Petite réunion sur la terrasse d’un café.

Si Ang Lee est connu pour la variété de des genres qu’il traite (les chorégraphies d’arts martiaux pour Tigre et Dragon, le drame avec Le Secret de Brokeback Mountain, ou encore l’aventure pour L’Odyssée de Pi), il s’aventure cette fois-ci dans le registre de la science-fiction mais s’empêtre dans un scénario terriblement convenu avec une part bien trop importante réservée à l’action. Intéressant dans ses premiers instants, le film se contente ensuite d’empiler les clichés et les scènes d’action surfaites pour montrer du vu, et surtout du revu. Certains plans restent intéressants (les deux personnages qui se voient grâce à l’angle offert par un miroir entre deux étages), mais les relations entre Brogan et Junior virent trop au mélodramatique manquant de finesse et le twist final se sent facilement venir à plusieurs kilomètres. Il reste appréciable pour sa réalisation dans une salle de cinéma immersive.

Se pourrait-il que même les caïds ayant été élevés pour être les méchants aient finalement une petite sensibilité au fond de leur cœur ? Vous avez quatre heures.

Rambo Last Blood, d’Adrian Grünberg

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Date de sortie : 25 septembre 2019 (1h 40min)
Réalisateur : Adrian Grünberg
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Paz Vega, Sergio Peris-Mencheta, Yvette Monreal
Genre : Action
Nationalité : Américain
Compositeur : Brian Tyler

Le patrouilleur du coin à la recherche de nouvelles personnes à aider.

Alors que l’on croyait la saga Rambo définitivement enterrée, Sylvester Stallone remet une nouvelle fois le couvert onze ans après les événements en Birmanie. Cette fois-ci bel et bien à la retraite, notre vétéran a opté pour l’ancien ranch de son père en Arizona, profitant alors pleinement de la petite vie tranquille qu’il avait toujours recherchée. Aux côtés de sa vieille amie Maria et sa petite-fille Gabrielle, jouée par la jeune Yvette Monreal, il s’occupe d’un sous-sol qu’il a creusé lui-même sous les champs et dresse quelques chevaux. Le thème des valeurs familiales ressurgit alors que celle qu’il considère comme sa propre fille retrouve la trace de son père biologique, qui l’avait abandonnée très tôt dans son enfance, grâce à une amie vivant peu après la frontière du Mexique.

Une véritable relation père-fille se construit entre les deux personnages.
Inutile de mentir : John « Chuck Norris » Rambo sait faire parler les suspects.

Cherchant des réponses de plus en plus pressantes, elle décide de s’y rendre malgré les avertissements de Rambo, qui estime avoir suffisamment connu le personnage pour affirmer qu’on ne change pas si facilement. Et alors qu’on l’endort lors d’une soirée en boîte de nuit, le scénario se transforme en un véritable Taken dans lequel Bryan Mills John Rambo enquête sur la disparition de Gabrielle en n’hésitant pas à employer la manière forte pour arriver à ses fins. Le contexte de la guerre laisse alors place à un affrontement avec un cartel mexicain responsable d’un trafic de jeunes femmes satisfaisant de nombreux clients. Deux frères, joués par les charismatiques Sergio Peris-Mencheta et Oscar Jaenada, mènent l’organisation d’une main de fer et fichent une sacrée rouste à notre héros qui s’était étrangement présenté face à la trentaine de membres à découvert.

Les deux frères Martinez ne savent visiblement pas à qui ils ont à faire.

Différente de celle du précédent film, la violence est marquée par le traitement des humains, par les affrontements très sanglants, mais aussi par une certaine brutalité dans les propos, comme ceux du père de Gabrielle qui ne font pas dans la dentelle quant aux raisons de son abandon. Si cet épisode fait quelque part moins Rambo que les précédents, cela reste assez logique que le contexte du scénario et ça n’empêche surtout pas Rambo Last Blood d’être terriblement jouissif dans ses scènes d’action, notamment lors de la dernière où ce bon vieux John exploite une nouvelle fois son terrain pour le défendre comme s’il était en guerre. Mise en scène à la manière d’un Equalizer, elle montre un Robert McCall John Rambo en pleine possession de ses moyens afin de défoncer un à un les membres de la bande qui s’oppose à lui.

Une lame mieux forgée s’enfonce plus facilement.
Le type a été sacré champion de boxe, un ancien béret vert vétéran de guerre, il a vaincu Simon Phoenix et renversé le juge Rico : à quel putain de moment c’était une bonne idée de kidnapper sa fille !?

Pièges explosifs, démembrements, coups de fusil à pompe en pleine tête, transpercement, découpage de cheville, arrachement de cœur, une créativité digne des plus belles fatalités de la saga de jeux vidéo Mortal Kombat ! Une histoire de vengeance certes vue et revue dans l’histoire du cinéma, mais suffisamment bien mise en scène pour marquer ses instants. Si Last Blood semble bien être le dernier Rambo étant donné sa référence au titre First Blood du roman d’origine, allez savoir si Sylvester Stallone ne reviendra pas une nouvelle fois casser la figure à qui le mérite du haut de ses quatre-vingts balais.

John Rambo, de Sylvester Stallone

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Date de sortie : 23 janvier 2008 (Koweït),
6 février 2008 (France)

Réalisateur : Sylvester Stallone
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Julie Benz, Paul Schulze, Graham McTavish
Genre : Action
Nationalité : Américain
Compositeur : Brian Tyler

Un entraînement de routine !

Vingt ans après la trilogie Rambo, et à peine plus d’un an après Rocky Balboa, Sylvester Stallone réitère sa volonté de déterrer ses séries phares avec un nouveau film sobrement appelé John Rambo, afin de rappeler le patronyme complet de son personnage. Réalisant cette fois-ci le film lui-même, il choisit le contexte du conflit en Birmanie, terriblement meurtrier depuis de très nombreuses années et pourtant étrangement tu par les médias. Rambo y croise un groupe de missionnaires chrétiens des États-Unis souhaitant l’engager pour qu’il les guide en territoire hostile le long du fleuve Saoulen. Parmi eux se trouvent principalement le docteur Michael Burnett, interprété par Paul Schulze (Y a-t-il un Parrain pour Sauver la Mafia ?, Panic Room, Zodiac), ainsi que Sarah Miller, une jeune idéaliste sous les traits de Julie Benz (Scary Scream Movie, Saw 5).

L’équipe de sauvetage !
Que serait Rambo sans une mitrailleuse dévastatrice !

Devenant rapidement une nouvelle opération de sauvetage, John Rambo se complaît dans un scénario très classique avec des personnages manquant de charisme et d’originalité, Rambo étant le seul à avoir un traitement intéressant avec son espoir ressurgissant pour l’humanité derrière ses airs de caïd accompli. Très porté sur l’action, le film est surtout marqué par une esthétique d’une violence rare, avec de nombreux coups de feu transperçant les autochtones dont des enfants, et des explosions éclatant les membres avec du sang bien rouge qui gicle abondamment. Stallone cherchait alors à faire sortir ce génocide de l’ombre en réalisant « un film sale, parce que la guerre c’est sale ». Les questions sur ses origines trouvent un nouveau chemin alors qu’il évoque la possible survie de son père, dont il semble retrouver la trace tout à la fin. Un retour sympathique mais qui n’aura pas forcément marqué les esprits.

Une violence parfaitement assumée !

Rambo III, de Peter MacDonald

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Date de sortie : 25 mai 1988 (États-Unis), 26 octobre 1988 (France)
Réalisateur : Peter MacDonald
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Richard Crenna, Marc de Jonge, Kurtwood Smith
Genre : Action
Nationalité : Américain
Compositeur : Jerry Goldsmith

L’ancien béret vert toujours au taquet !

Dernier épisode de la trilogie d’origine, Rambo III s’inscrit dans la même veine que son prédécesseur avec une partie en infiltration dans une base avant une bonne dose d’action pur jus. Le colonel Trautman s’est en effet rendu seul en mission en Afghanistan lors de l’occupation russe et s’est fait capturer par son vis-à-vis Alexei Zaïtsev, pour lequel Marc de Jonge se plaît terriblement à imiter l’accent soviétique de manière bien caricaturale. Le film vaut le détour pour ses bons passages dans lesquels Rambo s’infiltre avec un allié local et multiplie les éléments dont Hideo Kojima a pu s’inspirer pour son chef-d’œuvre Metal Gear Solid, Stallone ressemblant terriblement au personnage de Liquid Snake avec sa dégaine torse nu et ses longs cheveux.

L’agent de la CIA Robert Griggs, accompagné du colonel Trautman.
Le colonel Zaïtsev ne plaisante pas.

Rambo enchaîne les combats au corps à corps, comme celui avec le gros baraqué, ainsi que les passages d’infiltration qui le mènent tout droit dans une grotte où il est aidé par le colonel. À noter la présence de Kurtwood Smith (Staying Alive, RoboCop, Le Cercle des Poètes Disparus) en tant qu’agent de la CIA attaché à l’ambassade américaine. Délaissant l’atmosphère dramatique du premier volet et s’engouffrant toujours plus dans la propagande américaine sur les dernières années de la Guerre Froide, Rambo III n’a pas obtenu le succès escompté et Stallone y a remporté le Razzie Award du pire acteur en 1989. Il aura ensuite fallu attendre vingt ans avant que John Rambo ne ressurgisse au cinéma.

Rambo II « La Mission », de George Pan Cosmatos

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Date de sortie : 22 mai 1985 (États-Unis),
16 octobre 1985 (France)

Réalisateur : George Pan Cosmatos
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Richard Crenna, Julia Nickson-Soul, Steven Berkoff
Genre : Action
Nationalité : Américain
Compositeur : Jerry Goldsmith

Le retour de la bête, plus féroce que jamais.

Trois ans après un premier film mémorable, Rambo est exempté des travaux forcés par le colonel Trautman et retourne au Viêt Nam afin de prouver que des soldats américains sont retenus prisonniers et de les délivrer. Il y rejoint une contacte jouée par Julia Nickson-Soul, qui y fait ses débuts au cinéma près de dix ans avant son rôle dans l’adaptation de Double Dragon. L’esprit du film est bien axé sur l’infiltration et certains éléments confortent l’idée de l’inspiration pour la saga de jeux vidéo Metal Gear comme l’action de ramper, l’hélicoptère Hind et la scène de torture électrifiée dirigée par le lieutenant-colonel Podovsky, interprété par Steven Berkoff (Barry Lyndon, Octopussy, Le Flic de Beverly Hills).

Quoi de mieux qu’une fille badass pour renforcer l’intrigue !
L’art du camouflage.

Rambo excelle toujours dans la mission solitaire en neutralisant les soldats par derrière et en délivrant brillamment ses semblables. Quelques scènes clichés avec Co Bao prêtent à sourire et Stallone fait parfois preuve d’un surjeu mythique avec ses gros yeux menaçants et ses cris de psychopathe. La trame scénaristique se tient et reste dans l’esprit de la saga, le personnage de Rambo restant intéressant à suivre bien que son traitement ne soit pas aussi poussé que dans le précédent film. Une suite honorable dans la pure tradition des films d’action américains au cachet particulier des années 1980 !

Une petite séance de torture : la routine !

Rambo « First Blood », de Ted Kotcheff

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Date de sortie : 22 octobre 1982 (États-Unis),
2 mars 1983 (France)

Réalisateur : Ted Kotcheff
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Brian Dennehy, Richard Crenna, Bill McKinney
Genre : Drame, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Jerry Goldsmith

Un soldat fatigué de retour à la civilisation.

Adapté du roman First Blood de David Morrell, Rambo est une petite pépite du début des années 1980 dans laquelle Sylvester Stallone, qui s’était déjà largement fait connaître avec les trois premiers Rocky, incarne un ancien béret vert ayant vécu la guerre du Viêt Nam de plein fouet, de retour aux États-Unis afin de tenter de revivre paisiblement. En rendant visite au dernier de ses compagnons d’armes, il apprend sa mort des suites d’un cancer et reprend sa route avant d’être malmené par le shérif Will Teasle et la police locale, qui n’apprécient pas le vagabondage et encore moins la présence d’anciens vétérans de guerre, estimant qu’ils posent forcément des problèmes. Les superbes musiques de Jerry Goldsmith (La Planète des Singes, Papillon, Alien Le Huitième Passager) imposent d’emblée un ton mélancolique qui donne un cachet particulièrement dramatique au film, les policiers abusant de leur autorité pour violenter le pauvre John sans se douter du soldat à qui ils ont à faire. La violence des coups que Rambo reçoit lui rappelle les sévices qu’il a subits durant la guerre lors de très courts flashbacks qui ne font pas dans la dentelle.

La menace de trop qui réveille les instincts guerriers.
Des flashbacks de torture qui renforcent la violence du scénario.

Se sentant alors largement menacé dans sa survie, ses instincts de guerrier se réveillent et sa rébellion provoque un repli dans une forêt proche où il construit un abri et tout un tas de pièges pour neutraliser les nombreux policiers qui le traquent, ne supportant pas d’avoir été battus par un être qu’ils estiment inférieur. Tandis qu’il fait tomber un des hommes qui cherchent à le descendre depuis un hélicoptère, les autres ne pensent qu’à lui tirer dessus alors qu’il lève les bras en leur disant clairement qu’il ne veut de mal à personne. La chasse à l’homme se poursuit alors avec l’ingéniosité de Rambo qui neutralise les policiers un à un avec toutes sortes de pièges et de camouflages. Et alors que le shérif s’entête à vouloir ramener plusieurs dizaines d’hommes pour en finir, le colonel Trautman, qui a formé et commandé John durant plusieurs années, tente de l’en dissuader en lui affirmant avec une certaine touche d’humour qu’il vient sauver la police de Rambo, et non l’inverse.

« En ville, tu fais la loi. Ici, c’est moi. Alors fais pas chier. Fais pas chier ou je te ferai une guerre comme t’en as jamais vue. »

Le protagoniste dernier arbore une personnalité mémorable avec sa paranoïa due à ce qu’il a subi pendant la guerre, mais également de par l’innocence qu’il dégage une fois revenu dans la civilisation. La proximité qu’il retrouve avec le colonel l’aide à vider son sac dans une scène pathétique où il pleure de rage en dénonçant ce qu’il a subi, les morts qu’il a dû supporter, la manière dont les gens l’ont traité à son retour(« Mais qui sont-ils pour me faire des reproches, hein ? Qui sont-ils ? Est-ce qu’ils étaient à ma place, en pleine jungle ? Ils nous jugent sans savoir de quoi ils parlent. »), son incapacité à se réadapter (« Pour moi la vie civile c’est rien. Au combat on avait un code d’honneur : tu couvres mes arrières, je couvre les tiens. Mais ici, il y a plus rien. ») et à retrouver du travail (« Là-bas je pilotais un avion de chasse, je pouvais conduire un tank, j’avais en charge un million de dollars de matériel. Mais ici, j’arrive pas à avoir un boulot de gardien de parking ! »).

« Rien n’est terminé ! Rien ! Tout continue à cause de vous. C’était pas ma guerre. C’est vous qui m’avez appelé, pas moi. Et j’ai fait ce qu’il fallait pour gagner, mais on n’a pas voulu nous laisser gagner. »
Rambo craque dans les bras de son seul semblant de famille, traumatisé par ses souvenirs.

Si la fin d’origine prévoyait qu’il se tire une balle, celle qui a été retenue l’oblige à se rendre aux autorités même s’il n’est pas vraiment coupable (« Eux ont versé le premier sang, pas moi. »), sous une musique douce rappelant l’armée qui en vient à la triste chanson « It’s a Long Road » de Dan Hill avec une reprise du thème principal en fond, dénonçant fortement le destin des pauvres soldats ayant subi l’injustice de cette guerre à cause de la mégalomanie américaine. À l’instar de Snake Plissken dans New York 1997, Rambo aura inspiré Hideo Kojima pour le personnage de Solid Snake dans Metal Gear cinq ans plus tard, pour son bandeau et sa manière de lutter seul contre tous. Richard Crenna, qui interprète le colonel Trautman, servira également de modèle pour Roy Campbell, qui supervise Solid Snake dans les extraordinaires Metal Gear 2 et Metal Gear Solid. Une des plus belles œuvres de son époque et de toute la filmographie de Sylvester Stallone !

Ça – Il Est Revenu, de Tommy Lee Wallace

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Date de sortie : 18 novembre 1990 (3h 12min)
Réalisateur : Tommy Wallace
Acteurs principaux : Tim Curry, Annette O’Toole, Dennis Christopher, Richard Masur
Genre : Épouvante
Nationalité : Américain
Compositeur : Richard Bellis

Un clown dans les égouts, rien d’inhabituel…

Adapté du roman éponyme de Stephen King par Tommy Lee Wallace (Halloween 3, Vampire vous avez dit Vampire ? 2), Ça – Il Est Revenu fait partie de ces téléfilms cultes ayant marqué toute une génération pour sa créature provoquant l’effroi, le clown Grippe-Sou joliment interprété par Tim Curry (Oliver Twist, Legend, Cluedo). Diffusé en deux parties en 1990 puis trois ans plus tard sur M6, il raconte les mésaventures d’enfants victimes d’hallucinations provoquées par la créature des égouts afin de les attirer vers elle et de les dévorer. Le casting est assez sympathique et comporte notamment Annette O’Toole (Superman III, Smallville), Dennis Christopher (le superbe serial killer de Fondu au Noir), Richard Masur (The Thing, My Girl), John Ritter (Ben Healy dans Junior le Terrible 1 et 2) et Seth Green (Scott Denfer dans la trilogie Austin Powers).

Le fameux « Club des Ratés » !
Un costume terriblement kitsch !

Assez vieillot pour son époque voire ringardisé par la qualité d’adaptation de 2017, ce premier jet vaut quand même le coup pour le charme qu’il dégage et sa mise en scène réussie avec les nombreux flash-backs montrant l’enfance des protagonistes, que l’on voit aussi devenus adultes dès la première partie. Si la crédibilité de la grande peur que ressent le groupe d’adultes quand ils apprennent que le monstre est de retour peut laisser à désirer, la relation entre eux reste réussie et les apparitions de Pennywise sont assez variées et font leur petit effet avec son visage en plein écran et ses dents qui se plaisent à sortir de sa mâchoire.

Une esthétique gore peu présente mais suffisamment marquée.
Désormais adultes et à l’assaut de leur cauchemar !

Sa voix joviale et décalée offre un cachet certain, le doublage de Jacques Ciron (Alfred Pennyworth dans de nombreuses adaptations de Batman, le Chapelier Fou dans Alice au Pays des Merveilles) étant reconnaissable à des kilomètres. L’expression de la peur est assez correcte entre le suicide qui survient et les giclements de sang qui perdurent tout au long du scénario. L’action n’est pas vraiment valorisée et le rendu final de la créature est franchement laid, sans parler du simple coup de pschitt qui suffit défigurer son visage, mais cette adaptation de Ça reste terriblement culte pour la génération de coulrophobes qu’elle aura engendrée !

Le Roi Lion 2, de Darrell Rooney et Rob LaDuca

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Date de sortie : 27 octobre 1998 (États-Unis), 19 février 1999 (France)
Réalisateurs : Darrell Rooney et Rob LaDuca
Doubleurs principaux : Emmanuel Curtil, Aurélia Bruno, Cédric Dumond, Élizabeth Wiener
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeur : Nick Glennie-Smith

 

Rien n’est trop haut pour toi 
Tu vaincras si tu crois !

Retrouvez les héros là où nous les aviez laissés !

Tout comme Aladdin, Le Roi Lion a eu droit à une suite directement en vidéo quelques années après sa sortie. Dans la lignée de son prédécesseur, Le Roi Lion 2 débute par la naissance du futur souverain de la Terre des Lions, dévoilé aux animaux de la savane du haut du Rocher de la Fierté lors de la sympathique chanson d’introduction « Il Vit en Toi » (reprise par Tina Turner en début de générique de fin), insistant sur la présence de Mufasa dans le cœur de son fils. Et à la surprise de tous, Simba ne donne pas naissance à un fils mais à une fille du nom de Kiara (« princesse » en swahili), twist fort intéressant pour éviter que l’histoire ne se répète à l’identique. Fougueuse et aventurière comme son père au même âge, elle se plaît à échapper à la surveillance de Timon et Pumbaa en faisant ce qui lui plaît, sans spécialement rêver de devenir reine comme le montre la chanson « Nous Sommes Un ». Si Kelly Marot (VF de Jennifer Lawrence et de Sophie Turner, Kairi dans les jeux vidéo Kingdom Hearts) lui prête sa voix d’enfant, c’est Aurélia Bruno (Tagalong dans Robin des Bois, Penny dans Les Aventures de Bernard et Bianca) qui la double une fois adulte.

Rencontre avec un inconnu : le début des ennuis…
L’esprit diabolique de Zira a concocté un plan pour en finir avec Simba.

Nouvelle héroïne de la Terre des Lions, elle va connaître des mésaventures en s’éloignant un peu trop jusqu’à tomber nez à nez avec Kovu (« cicatrice » en swahili), un autre lionceau aussi rebelle que sa crinière est noire. Alors qu’ils s’amusent ensemble sans savoir qu’ils sont surveillés, leurs mères respectives surgissent des hautes herbes pour dévoiler un conflit dont on ignorait jusque-là l’existence. En effet, il se trouve que le lionceau est le fils adoptif de Scar, et que sa mère Zira (« haine » en swahili) a été bannie avec son troupeau de lionnes pour avoir jadis juré allégeance à ce dernier, qui n’est autre que son mari. Elle est notamment accompagnée de ses deux autres enfants : l’aîné Nuka (« puanteur » en swahili), maladroit et pas très malin au point d’en devenir comique, et sa jeune sœur Vitani (« bataille » en swahili) au visage aussi maléfique que celui de sa mère. En raison du décès de Madge Sinclair (la VF de Sarabi), survenu avant que la production du Roi Lion 2 n’ait commencé, la mère de Simba n’apparaît pas dans le film, tout comme Sarafina.

 

Trahison… disgrâce…
l’esprit du mal est gravé sur sa face !

 

Une posture mémorable !

Si le premier film s’inspire largement d’Hamlet de Shakespeare, c’est à Roméo et Juliette du même auteur que Le Roi Lion 2 fait écho. Il est en effet question de deux familles rivales, les habitants de la Terre des Lions et ceux des Terres Interdites. Et une fois devenus adultes, les deux protagonistes tombent amoureux l’un de l’autre malgré la haine opposant leurs familles respectives. Côté chansons, la qualité est clairement à la baisse : on retient tout de même la noirceur de Zira dans « Mon Chant d’Espoir », mais surtout l’amertume de « L’Un des Nôtres » pour le terrible rejet qui s’abat sur Kovu alors banni de la Terre des Lions, assez bien symbolisé par la vitesse du dézoom sur Simba regardant sévèrement vers l’écran du haut du Rocher du Lion. Restent la sympathique « À Upendi » pendant laquelle Rafiki chante joyeusement l’amour aux deux tourtereaux (reprise en deuxième partie de générique de fin par Wes Madiko), ainsi que la romance de « L’Amour nous Guidera ».

Ce n’est pas vraiment ce qu’on appelle le charisme incarné…

À l’instar des suites d’Aladdin, L’Honneur de la Tribu fait partie des meilleurs prolongements des classiques Disney mais tout en souffrant d’un manque de perfectionnisme, à commencer par une animation correcte mais bien éloignée de celle utilisée au cinéma. Si les nouveaux personnages sont bien en phase avec le scénario, ils manquent clairement de charisme comparés aux autres et notamment à Scar, en plus de tomber comme un cheveu sur la soupe étant donné qu’en toute cohérence, ils auraient dû être au moins mentionnés dans le premier film. Il est également dommage que Kiara et Kovu grandissent si vite, ils n’ont pas vraiment le temps d’être développés durant leur enfance. Enfin, le fait que Kovu ne soit pas mentionné comme le fils biologique de Scar pose question étant donné leur ressemblance, tandis que l’intérêt d’un parallèle avec la théorie supposant que Mufasa et Scar ne sont pas de véritables frères semble plus que limité. Un film agréable qui prolonge efficacement le plaisir !