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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

John Rambo, de Sylvester Stallone

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Date de sortie : 23 janvier 2008 (Koweït),
6 février 2008 (France)

Réalisateur : Sylvester Stallone
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Julie Benz, Paul Schulze, Graham McTavish
Genre : Action
Nationalité : Américain
Compositeur : Brian Tyler

Un entraînement de routine !

Vingt ans après la trilogie Rambo, et à peine plus d’un an après Rocky Balboa, Sylvester Stallone réitère sa volonté de déterrer ses séries phares avec un nouveau film sobrement appelé John Rambo, afin de rappeler le patronyme complet de son personnage. Réalisant cette fois-ci le film lui-même, il choisit le contexte du conflit en Birmanie, terriblement meurtrier depuis de très nombreuses années et pourtant étrangement tu par les médias. Rambo y croise un groupe de missionnaires chrétiens des États-Unis souhaitant l’engager pour qu’il les guide en territoire hostile le long du fleuve Saoulen. Parmi eux se trouvent principalement le docteur Michael Burnett, interprété par Paul Schulze (Y a-t-il un Parrain pour Sauver la Mafia ?, Panic Room, Zodiac), ainsi que Sarah Miller, une jeune idéaliste sous les traits de Julie Benz (Scary Scream Movie, Saw 5).

L’équipe de sauvetage !
Que serait Rambo sans une mitrailleuse dévastatrice !

Devenant rapidement une nouvelle opération de sauvetage, John Rambo se complaît dans un scénario très classique avec des personnages manquant de charisme et d’originalité, Rambo étant le seul à avoir un traitement intéressant avec son espoir ressurgissant pour l’humanité derrière ses airs de caïd accompli. Très porté sur l’action, le film est surtout marqué par une esthétique d’une violence rare, avec de nombreux coups de feu transperçant les autochtones dont des enfants, et des explosions éclatant les membres avec du sang bien rouge qui gicle abondamment. Stallone cherchait alors à faire sortir ce génocide de l’ombre en réalisant « un film sale, parce que la guerre c’est sale ». Les questions sur ses origines trouvent un nouveau chemin alors qu’il évoque la possible survie de son père, dont il semble retrouver la trace tout à la fin. Un retour sympathique mais qui n’aura pas forcément marqué les esprits.

Une violence parfaitement assumée !

Rambo III, de Peter MacDonald

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Date de sortie : 25 mai 1988 (États-Unis), 26 octobre 1988 (France)
Réalisateur : Peter MacDonald
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Richard Crenna, Marc de Jonge, Kurtwood Smith
Genre : Action
Nationalité : Américain
Compositeur : Jerry Goldsmith

L’ancien béret vert toujours au taquet !

Dernier épisode de la trilogie d’origine, Rambo III s’inscrit dans la même veine que son prédécesseur avec une partie en infiltration dans une base avant une bonne dose d’action pur jus. Le colonel Trautman s’est en effet rendu seul en mission en Afghanistan lors de l’occupation russe et s’est fait capturer par son vis-à-vis Alexei Zaïtsev, pour lequel Marc de Jonge se plaît terriblement à imiter l’accent soviétique de manière bien caricaturale. Le film vaut le détour pour ses bons passages dans lesquels Rambo s’infiltre avec un allié local et multiplie les éléments dont Hideo Kojima a pu s’inspirer pour son chef-d’œuvre Metal Gear Solid, Stallone ressemblant terriblement au personnage de Liquid Snake avec sa dégaine torse nu et ses longs cheveux.

L’agent de la CIA Robert Griggs, accompagné du colonel Trautman.
Le colonel Zaïtsev ne plaisante pas.

Rambo enchaîne les combats au corps à corps, comme celui avec le gros baraqué, ainsi que les passages d’infiltration qui le mènent tout droit dans une grotte où il est aidé par le colonel. À noter la présence de Kurtwood Smith (Staying Alive, RoboCop, Le Cercle des Poètes Disparus) en tant qu’agent de la CIA attaché à l’ambassade américaine. Délaissant l’atmosphère dramatique du premier volet et s’engouffrant toujours plus dans la propagande américaine sur les dernières années de la Guerre Froide, Rambo III n’a pas obtenu le succès escompté et Stallone y a remporté le Razzie Award du pire acteur en 1989. Il aura ensuite fallu attendre vingt ans avant que John Rambo ne ressurgisse au cinéma.

Rambo II « La Mission », de George Pan Cosmatos

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Date de sortie : 22 mai 1985 (États-Unis),
16 octobre 1985 (France)

Réalisateur : George Pan Cosmatos
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Richard Crenna, Julia Nickson-Soul, Steven Berkoff
Genre : Action
Nationalité : Américain
Compositeur : Jerry Goldsmith

Le retour de la bête, plus féroce que jamais.

Trois ans après un premier film mémorable, Rambo est exempté des travaux forcés par le colonel Trautman et retourne au Viêt Nam afin de prouver que des soldats américains sont retenus prisonniers et de les délivrer. Il y rejoint une contacte jouée par Julia Nickson-Soul, qui y fait ses débuts au cinéma près de dix ans avant son rôle dans l’adaptation de Double Dragon. L’esprit du film est bien axé sur l’infiltration et certains éléments confortent l’idée de l’inspiration pour la saga de jeux vidéo Metal Gear comme l’action de ramper, l’hélicoptère Hind et la scène de torture électrifiée dirigée par le lieutenant-colonel Podovsky, interprété par Steven Berkoff (Barry Lyndon, Octopussy, Le Flic de Beverly Hills).

Quoi de mieux qu’une fille badass pour renforcer l’intrigue !
L’art du camouflage.

Rambo excelle toujours dans la mission solitaire en neutralisant les soldats par derrière et en délivrant brillamment ses semblables. Quelques scènes clichés avec Co Bao prêtent à sourire et Stallone fait parfois preuve d’un surjeu mythique avec ses gros yeux menaçants et ses cris de psychopathe. La trame scénaristique se tient et reste dans l’esprit de la saga, le personnage de Rambo restant intéressant à suivre bien que son traitement ne soit pas aussi poussé que dans le précédent film. Une suite honorable dans la pure tradition des films d’action américains au cachet particulier des années 1980 !

Une petite séance de torture : la routine !

Rambo « First Blood », de Ted Kotcheff

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Date de sortie : 22 octobre 1982 (États-Unis),
2 mars 1983 (France)

Réalisateur : Ted Kotcheff
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Brian Dennehy, Richard Crenna, Bill McKinney
Genre : Drame, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Jerry Goldsmith

Un soldat fatigué de retour à la civilisation.

Adapté du roman First Blood de David Morrell, Rambo est une petite pépite du début des années 1980 dans laquelle Sylvester Stallone, qui s’était déjà largement fait connaître avec les trois premiers Rocky, incarne un ancien béret vert ayant vécu la guerre du Viêt Nam de plein fouet, de retour aux États-Unis afin de tenter de revivre paisiblement. En rendant visite au dernier de ses compagnons d’armes, il apprend sa mort des suites d’un cancer et reprend sa route avant d’être malmené par le shérif Will Teasle et la police locale, qui n’apprécient pas le vagabondage et encore moins la présence d’anciens vétérans de guerre, estimant qu’ils posent forcément des problèmes. Les superbes musiques de Jerry Goldsmith (La Planète des Singes, Papillon, Alien Le Huitième Passager) imposent d’emblée un ton mélancolique qui donne un cachet particulièrement dramatique au film, les policiers abusant de leur autorité pour violenter le pauvre John sans se douter du soldat à qui ils ont à faire. La violence des coups que Rambo reçoit lui rappelle les sévices qu’il a subits durant la guerre lors de très courts flashbacks qui ne font pas dans la dentelle.

La menace de trop qui réveille les instincts guerriers.
Des flashbacks de torture qui renforcent la violence du scénario.

Se sentant alors largement menacé dans sa survie, ses instincts de guerrier se réveillent et sa rébellion provoque un repli dans une forêt proche où il construit un abri et tout un tas de pièges pour neutraliser les nombreux policiers qui le traquent, ne supportant pas d’avoir été battus par un être qu’ils estiment inférieur. Tandis qu’il fait tomber un des hommes qui cherchent à le descendre depuis un hélicoptère, les autres ne pensent qu’à lui tirer dessus alors qu’il lève les bras en leur disant clairement qu’il ne veut de mal à personne. La chasse à l’homme se poursuit alors avec l’ingéniosité de Rambo qui neutralise les policiers un à un avec toutes sortes de pièges et de camouflages. Et alors que le shérif s’entête à vouloir ramener plusieurs dizaines d’hommes pour en finir, le colonel Trautman, qui a formé et commandé John durant plusieurs années, tente de l’en dissuader en lui affirmant avec une certaine touche d’humour qu’il vient sauver la police de Rambo, et non l’inverse.

« En ville, tu fais la loi. Ici, c’est moi. Alors fais pas chier. Fais pas chier ou je te ferai une guerre comme t’en as jamais vue. »

Le protagoniste dernier arbore une personnalité mémorable avec sa paranoïa due à ce qu’il a subi pendant la guerre, mais également de par l’innocence qu’il dégage une fois revenu dans la civilisation. La proximité qu’il retrouve avec le colonel l’aide à vider son sac dans une scène pathétique où il pleure de rage en dénonçant ce qu’il a subi, les morts qu’il a dû supporter, la manière dont les gens l’ont traité à son retour(« Mais qui sont-ils pour me faire des reproches, hein ? Qui sont-ils ? Est-ce qu’ils étaient à ma place, en pleine jungle ? Ils nous jugent sans savoir de quoi ils parlent. »), son incapacité à se réadapter (« Pour moi la vie civile c’est rien. Au combat on avait un code d’honneur : tu couvres mes arrières, je couvre les tiens. Mais ici, il y a plus rien. ») et à retrouver du travail (« Là-bas je pilotais un avion de chasse, je pouvais conduire un tank, j’avais en charge un million de dollars de matériel. Mais ici, j’arrive pas à avoir un boulot de gardien de parking ! »).

« Rien n’est terminé ! Rien ! Tout continue à cause de vous. C’était pas ma guerre. C’est vous qui m’avez appelé, pas moi. Et j’ai fait ce qu’il fallait pour gagner, mais on n’a pas voulu nous laisser gagner. »
Rambo craque dans les bras de son seul semblant de famille, traumatisé par ses souvenirs.

Si la fin d’origine prévoyait qu’il se tire une balle, celle qui a été retenue l’oblige à se rendre aux autorités même s’il n’est pas vraiment coupable (« Eux ont versé le premier sang, pas moi. »), sous une musique douce rappelant l’armée qui en vient à la triste chanson « It’s a Long Road » de Dan Hill avec une reprise du thème principal en fond, dénonçant fortement le destin des pauvres soldats ayant subi l’injustice de cette guerre à cause de la mégalomanie américaine. À l’instar de Snake Plissken dans New York 1997, Rambo aura inspiré Hideo Kojima pour le personnage de Solid Snake dans Metal Gear cinq ans plus tard, pour son bandeau et sa manière de lutter seul contre tous. Richard Crenna, qui interprète le colonel Trautman, servira également de modèle pour Roy Campbell, qui supervise Solid Snake dans les extraordinaires Metal Gear 2 et Metal Gear Solid. Une des plus belles œuvres de son époque et de toute la filmographie de Sylvester Stallone !

Ça – Il Est Revenu, de Tommy Lee Wallace

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Date de sortie : 18 novembre 1990 (3h 12min)
Réalisateur : Tommy Wallace
Acteurs principaux : Tim Curry, Annette O’Toole, Dennis Christopher, Richard Masur
Genre : Épouvante
Nationalité : Américain
Compositeur : Richard Bellis

Un clown dans les égouts, rien d’inhabituel…

Adapté du roman éponyme de Stephen King par Tommy Lee Wallace (Halloween 3, Vampire vous avez dit Vampire ? 2), Ça – Il Est Revenu fait partie de ces téléfilms cultes ayant marqué toute une génération pour sa créature provoquant l’effroi, le clown Grippe-Sou joliment interprété par Tim Curry (Oliver Twist, Legend, Cluedo). Diffusé en deux parties en 1990 puis trois ans plus tard sur M6, il raconte les mésaventures d’enfants victimes d’hallucinations provoquées par la créature des égouts afin de les attirer vers elle et de les dévorer. Le casting est assez sympathique et comporte notamment Annette O’Toole (Superman III, Smallville), Dennis Christopher (le superbe serial killer de Fondu au Noir), Richard Masur (The Thing, My Girl), John Ritter (Ben Healy dans Junior le Terrible 1 et 2) et Seth Green (Scott Denfer dans la trilogie Austin Powers).

Le fameux « Club des Ratés » !
Un costume terriblement kitsch !

Assez vieillot pour son époque voire ringardisé par la qualité d’adaptation de 2017, ce premier jet vaut quand même le coup pour le charme qu’il dégage et sa mise en scène réussie avec les nombreux flash-backs montrant l’enfance des protagonistes, que l’on voit aussi devenus adultes dès la première partie. Si la crédibilité de la grande peur que ressent le groupe d’adultes quand ils apprennent que le monstre est de retour peut laisser à désirer, la relation entre eux reste réussie et les apparitions de Pennywise sont assez variées et font leur petit effet avec son visage en plein écran et ses dents qui se plaisent à sortir de sa mâchoire.

Une esthétique gore peu présente mais suffisamment marquée.
Désormais adultes et à l’assaut de leur cauchemar !

Sa voix joviale et décalée offre un cachet certain, le doublage de Jacques Ciron (Alfred Pennyworth dans de nombreuses adaptations de Batman, le Chapelier Fou dans Alice au Pays des Merveilles) étant reconnaissable à des kilomètres. L’expression de la peur est assez correcte entre le suicide qui survient et les giclements de sang qui perdurent tout au long du scénario. L’action n’est pas vraiment valorisée et le rendu final de la créature est franchement laid, sans parler du simple coup de pschitt qui suffit défigurer son visage, mais cette adaptation de Ça reste terriblement culte pour la génération de coulrophobes qu’elle aura engendrée !

Le Roi Lion 2, de Darrell Rooney et Rob LaDuca

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Date de sortie : 27 octobre 1998 (États-Unis), 19 février 1999 (France)
Réalisateurs : Darrell Rooney et Rob LaDuca
Doubleurs principaux : Emmanuel Curtil, Aurélia Bruno, Cédric Dumond, Élizabeth Wiener
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeur : Nick Glennie-Smith

 

Rien n’est trop haut pour toi 
Tu vaincras si tu crois !

Retrouvez les héros là où nous les aviez laissés !

Tout comme Aladdin, Le Roi Lion a eu droit à une suite directement en vidéo quelques années après sa sortie. Dans la lignée de son prédécesseur, Le Roi Lion 2 débute par la naissance du futur souverain de la Terre des Lions, dévoilé aux animaux de la savane du haut du Rocher de la Fierté lors de la sympathique chanson d’introduction « Il Vit en Toi » (reprise par Tina Turner en début de générique de fin), insistant sur la présence de Mufasa dans le cœur de son fils. Et à la surprise de tous, Simba ne donne pas naissance à un fils mais à une fille du nom de Kiara (« princesse » en swahili), twist fort intéressant pour éviter que l’histoire ne se répète à l’identique. Fougueuse et aventurière comme son père au même âge, elle se plaît à échapper à la surveillance de Timon et Pumbaa en faisant ce qui lui plaît, sans spécialement rêver de devenir reine comme le montre la chanson « Nous Sommes Un ». Si Kelly Marot (VF de Jennifer Lawrence et de Sophie Turner, Kairi dans les jeux vidéo Kingdom Hearts) lui prête sa voix d’enfant, c’est Aurélia Bruno (Tagalong dans Robin des Bois, Penny dans Les Aventures de Bernard et Bianca) qui la double une fois adulte.

Rencontre avec un inconnu : le début des ennuis…
L’esprit diabolique de Zira a concocté un plan pour en finir avec Simba.

Nouvelle héroïne de la Terre des Lions, elle va connaître des mésaventures en s’éloignant un peu trop jusqu’à tomber nez à nez avec Kovu (« cicatrice » en swahili), un autre lionceau aussi rebelle que sa crinière est noire. Alors qu’ils s’amusent ensemble sans savoir qu’ils sont surveillés, leurs mères respectives surgissent des hautes herbes pour dévoiler un conflit dont on ignorait jusque-là l’existence. En effet, il se trouve que le lionceau est le fils adoptif de Scar, et que sa mère Zira (« haine » en swahili) a été bannie avec son troupeau de lionnes pour avoir jadis juré allégeance à ce dernier, qui n’est autre que son mari. Elle est notamment accompagnée de ses deux autres enfants : l’aîné Nuka (« puanteur » en swahili), maladroit et pas très malin au point d’en devenir comique, et sa jeune sœur Vitani (« bataille » en swahili) au visage aussi maléfique que celui de sa mère. En raison du décès de Madge Sinclair (la VF de Sarabi), survenu avant que la production du Roi Lion 2 n’ait commencé, la mère de Simba n’apparaît pas dans le film, tout comme Sarafina.

 

Trahison… disgrâce…
l’esprit du mal est gravé sur sa face !

 

Une posture mémorable !

Si le premier film s’inspire largement d’Hamlet de Shakespeare, c’est à Roméo et Juliette du même auteur que Le Roi Lion 2 fait écho. Il est en effet question de deux familles rivales, les habitants de la Terre des Lions et ceux des Terres Interdites. Et une fois devenus adultes, les deux protagonistes tombent amoureux l’un de l’autre malgré la haine opposant leurs familles respectives. Côté chansons, la qualité est clairement à la baisse : on retient tout de même la noirceur de Zira dans « Mon Chant d’Espoir », mais surtout l’amertume de « L’Un des Nôtres » pour le terrible rejet qui s’abat sur Kovu alors banni de la Terre des Lions, assez bien symbolisé par la vitesse du dézoom sur Simba regardant sévèrement vers l’écran du haut du Rocher du Lion. Restent la sympathique « À Upendi » pendant laquelle Rafiki chante joyeusement l’amour aux deux tourtereaux (reprise en deuxième partie de générique de fin par Wes Madiko), ainsi que la romance de « L’Amour nous Guidera ».

Ce n’est pas vraiment ce qu’on appelle le charisme incarné…

À l’instar des suites d’Aladdin, L’Honneur de la Tribu fait partie des meilleurs prolongements des classiques Disney mais tout en souffrant d’un manque de perfectionnisme, à commencer par une animation correcte mais bien éloignée de celle utilisée au cinéma. Si les nouveaux personnages sont bien en phase avec le scénario, ils manquent clairement de charisme comparés aux autres et notamment à Scar, en plus de tomber comme un cheveu sur la soupe étant donné qu’en toute cohérence, ils auraient dû être au moins mentionnés dans le premier film. Il est également dommage que Kiara et Kovu grandissent si vite, ils n’ont pas vraiment le temps d’être développés durant leur enfance. Enfin, le fait que Kovu ne soit pas mentionné comme le fils biologique de Scar pose question étant donné leur ressemblance, tandis que l’intérêt d’un parallèle avec la théorie supposant que Mufasa et Scar ne sont pas de véritables frères semble plus que limité. Un film agréable qui prolonge efficacement le plaisir !

Wedding Nightmare, de Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin

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Date de sortie : 28 août 2019 (1h 36min)
Réalisateurs : Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin
Acteurs principaux : Samaa Weaving, Adam Brody, Henry Czerny, Nicky Guadagni
Genre : Épouvante, comédie
Nationalité : Américain
Compositeur : Brian Tyler

Une si belle innocence…

Habitués aux films d’horreur avec V/H/S, The Baby et 666 Road, Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin de la team Radio Silence récidivent avec Wedding Nightmare, thriller décomplexé dans lequel une jeune mariée interprétée par Samara Weaving doit jouer à un jeu dit traditionnel pour être acceptée dans sa belle famille. Il a fallu qu’elle tombe sur « cache-cache » pour que la partie se transforme en une véritable chasse à l’homme (mais sans John Woo… ni Jean-Claude Van Damme), la tradition familiale disposant que si par le plus grand des hasard c’est ce jeu-là qui était tiré au sort, la nouvelle venue devait être traquée puis sacrifiée suite à un rituel avant l’aube, sans quoi la famille serait anéantie.

Une famille tout ce qu’il y a de plus normal…
Un terrain de jeu stimulant.

Non sans rappeler la saga American Nightmare, ce concept macabre rassemble sept membres familiaux (sans compter les enfants !) allant du bon père de famille un peu trop porté sur la religion au jeune marié qui ne sait plus ce qu’il doit faire, en passant par la vieille tante lugubre et le gendre qui cherche encore comment fonctionne son arbalète. Parmi les acteurs notables, on trouve Adam Brody (Mr & Mrs Smith, Scream 4, Shazam !), Henry Czerny (Mission Impossible, La Panthère Rose, L’Agence Tous Risques) et Nicky Guadagni (Cube, Silent Hill). Doté d’une narration des plus classiques et d’un scénario sympathique mais pas si original, le film se laisse regarder grâce à une bonne réalisation et à une intrigue proposant des scènes de tension efficaces.

Souvenez-vous bien que ce n’est qu’un jeu…
La blonde contre-attaque !

L’esthétique est fortement imprégnée par le gore, les meurtres s’enchaînant à vitesse grand V et les giclées de sang se veulent de plus en plus courantes, le tout étant saupoudré par de nombreux extraits de musiques classiques très fortement mis en avant parle compositeur Brian Tyler, déjà derrière la soundtrack du sympathique Escape Game. Assez grave et sérieux de base, le scénario se prend de moins en moins au sérieux et plonge dans la surenchère et l’absurdité totales sur la fin. S’il s’agit d’un style comme un autre avec une héroïne qui devient une véritable warrior maniant (presque) parfaitement les armes, il reste dommage de voir passer autant d’insultes en réaction à l’horreur vécue. Un pur divertissement tout à fait honnête !

Le guide complet du légendaire Kid Icarus a besoin de vous !

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L’Écureuil Noir est de retour avec un guide complet de Kid Icarus, légende oubliée de la NES sortie en 1986 pourtant censée combiner les mécaniques de jeux des sempiternels Mario, Zelda et Metroid. Et son auteur n’est pas n’importe qui, souvenez-vous : la chaîne Nolife, l’émission Hidden Palace, … c’est bien du Docteur Lakav qu’il s’agit ! Il avait d’ailleurs remixé la musique cultissime de ce grand classique pour s’en servir comme générique.

Toujours est-il qu’il reste cinq jours avant la fin de la campagne Ulule, et nous comptons sur les amateurs pour partager en masse, voire contribuer s’ils sont intéressés, sachant que le guide est déjà terminé et qu’il sera envoyé en même temps que le guide des Zelda Oracles. Bien sûr, le titre est jouable sur le Nintendo Switch Online, et même sur la NES Mini sortie il y a deux ans. Si le nom de Pit ne vous dit toujours rien, sachez qu’il est présent dans la série Super Smash Bros, aux côtés de la déesse Palutena, redoutable quand elle est maîtrisée en tournoi. Et quelque chose me dit que tu auras un bon de réduction si tu contribues à la campagne, il suffit de suivre ce lien : https://fr.ulule.com/kid-icarus/

Date de sortie : 19 décembre 1986 (Japon), 1er juillet 1987 (États-Unis), 15 février 1987 (Europe)
Développeur : Nintendo
Concepteurs : Gunpei Yokoi, Satoru Okada
Genre : Action-RPG

Nationalité : Japon
Compositeur : Hirokazu Tanaka
Console : Nintendo Entertainment System

 

 

 

Edward aux Mains d’Argent, de Tim Burton

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Date de sortie : 14 décembre 1990 (États-Unis), 10 avril 1991 (France)
Réalisateur : Tim Burton
Acteurs principaux : Johnny Depp, Winona Ryder, Dianne Wiest, Vincent Price
Genre : Comédie dramatique, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Danny Elfman

Une simple et unique vision du monde extérieur.

Entre ses deux Batman, Tim Burton revient sur un projet plus personnel avec une mélancolie fantastique très marqué. Premier rôle de Johnny Depp chez l’illustre réalisateur, qui l’a fait connaître au grand public six ans après son passage dans Les Griffes de la Nuit, Edward aux Mains d’Argent conte la triste histoire d’un être créé mais qui, n’ayant pu être terminé, a des cicatrices sur le visage et des lames de ciseaux en guise de mains. Alors qu’une représentante en cosmétiques entre dans son ténébreux manoir, elle perturbe son quotidien en l’emmenant dans le monde extérieur pour le faire vivre parmi les autres et exposer ses talents. Créature emblématique de l’imagination de Tim Burton, Edward arbore un regard et une posture torturé par la tristesse et la solitude, associant ainsi définitivement le réalisateur au mouvement gothique. Sa coiffure est inspirée par celle de Robert Smith du groupe The Cure, à qui Burton avait proposé d’écrire les musiques du film.

De bien jolis taillages dont seul Edward a le secret.
Main-d’œuvre jusqu’à l’intérieur d’une école.

Derrière le comique des nombreuses situations mettant Edward dans l’embarras se cachent en réalité les thèmes de l’exclusion et de la découverte de soi. Car si son talent pour la sculpture des feuillages fait l’unanimité, les maladresses provoquées par ses ciseaux et la moquerie des habitants vont le rendre difficilement adaptable à l’impitoyable vie en société. Si la dramaturgie met vraiment du temps à se mettre en place, le background du personnage se développe à travers des flashbacks mettant en scène son inventeur, interprété par le brillant Vincent Price, connu pour ses rôles dans des films horrifique comme L’Homme au Masque de Cire, La Mouche Noire, Vincent (le premier court métrage de Tim Burton) ainsi que le célèbre monologue de la chanson « Thriller » de Michael Jackson.

Un dernier rôle emblématique pour Vincent Price au cinéma.
L’inévitable coulée de sang au bout des lames…

Le personnage d’Edward sait se montrer très attachant lorsque ses premiers sentiments apparaissent à l’égard de la lycéenne Kim, interprétée par Winona Ryder (Beetlejuice, Dracula, Frankenweenie 2012), qui est la seule personne à réellement le traiter comme un humain et non comme une bête de foire. Les musiques de Danny Elfman, surtout présentes dans les premières et dernières minutes, subliment le pathétique et la fatalité du personnage, notamment provoqués par la violence qui survient vers la fin. À l’instar de futurs films comme Ed Wood, Big Fish ou encore Big Eyes, Edward aux Mains d’Argent se veut finalement être un film très particulier, avec une atmosphère glauque qui se traduit davantage par un univers réaliste mettant en avant le jugement des personnes que par une esthétique gothique et monstrueuse.

Anna, de Luc Besson

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Date de sortie : 10 juillet 2019 (1h 59min)
Réalisateur : Luc Besson
Acteurs principaux : Sasha Luss, Helen Mirren, Luke Evans, Cillian Murphy
Genre : Thriller, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Éric Serra

Une vendeuse de poupées parfaitement inoffensive…

Thriller classique et efficace réalisé par Luc Besson (Le Dernier Combat, Malavita, DogMan), Anna met en scène la jeune Sasha Luss (déjà apparue dans Valérian) dans la peau d’une femme russe utilisée par le KGB pour toutes sortes de missions dans lesquelles elle joue le rôle de plusieurs personnages pour arriver à ses fins, d’où le parallèle avec les matriochkas, ces poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Entre la vendeuse de poupées sur le marché russe, le top model parisien, la tueuse italienne et la fine joueuse d’échecs, Anna cache parfaitement son jeu pour se sortir de la spirale infernale dans laquelle on l’a embrigadée.

Le chef du KGB serait lui aussi un grand amateur d’échecs !
Quand la CIA s’en mêle de force…

D’abord formée par Alexander Tchenkov, interprété par Luke Evans (Dracula Untold, La Fille du Train, La Belle et la Bête), et sous les ordres de la très exigeante Olga sous les traits d’Helen Mirren (Benjamin Gates et le Livre des Secrets, Red, Casse-Noisette et les Quatre Royaumes), elle va peu à peu jouer à l’agent double en travaillant pour la CIA, dirigée par un personnage joué par le talentueux Cillian Murphy (Batman Begins, Sunshine, Inception). Après un Lucy controversé par ses véracités scientifiques douteuses, Besson parvient à quelque chose de plus simple en mettant en avant une nouvelle héroïne sans chercher à trop en faire.

L’espionnage nécessite toujours des relations utiles.
Une réalisation très propre.

La narration est agréable et claire tandis que l’intrigue est fort bien ficelée par des retours en arrière qui nous en apprennent davantage sur le passé. L’ambiance à risques des services secrets se fait bien ressentir avec une tension palpable et des scènes d’action dynamiques. Si la réalisation évite de s’éparpiller dans une mise en scène trop complexe, le jeu d’acteur suit le même cours en proposant des personnages classiques mais qui ont leur petit background pour les rendre intéressants. Non sans rappeler le très bon Red Sparrow, Anna est un réel bon film à la hauteur du savoir-faire de Luc Besson, Sasha Luss se montrant très convaincante avec ses airs de Léa Seydoux.