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xavier dc

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Une passion depuis tout petit, qui a grandi avec les films de De Funès et Bourvil que ma grand-mère me faisait découvrir. J’ai toujours aimé cet univers... Leonardo Dicaprio ou Tom Hanks ont contribué à me faire rêver année après année. J’ai écrit au lycée un court-métrage dans le cadre de l'option "audio-visuel", puis on s’est attelé à le réaliser. Je suis passé par la caméra - devant ou derrière, du casque-son à la perche. Toutes les étapes étaient plaisantes à faire et cela a confirmé que je voulais continuer dans cet univers car c’est le mien tout simplement, c’est la ou je me sens bien. Le futur je ne le vois que dans le cinéma. J’ai toujours voulu être acteur, quand je vois un film, il y a toujours un rôle ou je me dis : "tiens, j’aurais aimé être ce personnage !" Ce sont bizarrement rarement les 1er rôles que je trouve les plus intéressants. J’ai écris un scénario pour un jour, si je perce, pouvoir le réaliser... après avoir passé quelques années à apprendre avant bien évidement ! J'ai tourné dans un court métrage du réalisateur Florian Hessique qui avait pour titre "je ne dirai plus jamais je t'aime" dont la photo est d'ailleurs tirée. J'ai figuré dans la web série"Germains germaines" dont les réalisateurs sont maintenant des amis... Et je suis preneur de tous projets ! Le cinéma, il n’y a pas une journée sans que j’en parle ; ça fait tout simplement partie de moi ! une citation de Marin Scorcese m'aide à avancer chaque jour "Je faisais mon chemin mais le cinéma était une obsession".

Les étoiles restantes

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Alexandre, trentenaire un peu paumé, décide de se lancer dans la vie active. Loris, son colocataire misanthrope, travaille sur une « méthode universelle pour réussir sa vie » et Patrick, son père, décide d’arrêter sa chimiothérapie. Jusqu’ici tout va mal mais c’est sans compter l’arrivée de Manon…

Les étoiles restantes est à mes yeux un OVNI dans le cinéma français d’aujourd’hui. Un cinéma qui se recycle avec ses comédies dont on ne voit plus la fin et dont on se lasse éperdument. Evidemment chaque année sort de rares exceptions qui viennent contredire mon propos. Des réalisateurs tels que Quentin Dupieux ( Réalité, Rubber) qui à chaque fois pour ne citer que lui nous embarque dans un autre univers. Les étoiles restantes c’est typiquement le film que j’aurai aimé réalisé. Typiquement le cinéma français vers lequel je cherche à me diriger.

C’est au niveau du ton décalé du film par le biais de ses personnages que celui ci a pour moi, tout son charme. C’est cet univers que j’aime également quand j’écris. Loic Paillard réalisateur du film déjà à l’oeuvre sur des cours métrages tels que Her name is crazy ou encore pour ne citer que lui «  Et on mangera des fleurs (pieds nus sur des orties) que je vous conseille voir bien évidement. Il signe ici son 1er long métrage qu’il a lui même écrit. J’ai eu la chance de le rencontrer avec l’équipe du film, et donc pu apprendre des tas de choses sur le film. Le film dure à peu près 1H20 il a tourné ce film en deux semaines. L’écriture du scénario lui a prit 3 mois. C’est très peu de temps de tournage et d’écriture mais la qualité est là, je suis impressionné.

Ce qui m’a frappé tout au long de ce film, c’est la poésie qui s’en dégage. Que ce soit dans les dialogues, les personnages ou leurs situations, les personnages sont toujours amenés avec énormément de tendresses, de poésies. Le protagoniste principal Benoit Chauvin a des ressemblances avec Matthieu Almaric dans ses débuts sous la direction de Despechlin (comment j’ai raté ma vie sexuelle, Les fantômes d’Ismael) Je lui souhaite de réussir tout autant. Je le souhaite à tout le casting car en plus d’une histoire incroyablement bien écrit, son casting remplit de « jeunes » acteurs donnent le meilleur d’eux mêmes et s’emparent de leurs personnages. On a juste à se laisser hypnotiser par ce que l’on voit à l’écran et se laisser bercer.

Nous avons notre protagoniste principal qui se demande ou est sa place dans la société. Un autre joué par Sylvain Mossot qui cherche une méthode pour réussir sa vie, son personnage et celui de Marika Soyer qui joue la vendeuse de nuages sont certainement les deux personnages secondaires les plus perchés du film pour notre plus grand bonheur. D’ailleurs une scène les réunissant tous les deux m’a fait écrouler de rire si vous voyez le film je suis sur que vous saurez laquelle je veux parler. On a un père joué par Jean Fornerot qui stoppe sa chimiothérapie et profite du temps qui lui reste. Une jeune femme qui répare les gens joué par Camille Claris. Je l’a trouve incroyable…

 » Tu sais quand on écoute la mer dans un coquillage, bah en fait, c’est notre corps qu’on entend. Alors je me dis qu’on doit pas tous entendre la même mer ».

Voilà une citation du film, un passage. Il y a une faille, une fragilité touchante chez ses personnages qui en oublie simplement de vivre. D’être heureux. J’ai été ému presque aux larmes à plusieurs reprises. Je pense que le film marche par sa simplicité, pour moi c’est une qualité. Un film qui touchera les jeunes comme les moins jeunes. Un film générationnel qui, la semaine dernière, fêtait ses 10 000 entrées il a eu le prix du jury au Champs elysées film festival 2017. 10 000 entrées pour  un film de cette qualité j’trouve que c’est peu payé alors je vous invite vraiment si vous en avez l’occasion à le voir. Par rapport à un gros film, celui ci a besoin de chacun d’entre vous pour vivre. Vivre le plus longtemps possible et avoir je le souhaite, la reconnaissance qu’il mérite. Les prix qu’il a reçu le sont déjà…On y parle de la vie, la maladie, la mort, les relations dont les relations amoureuses et le sens de la vie.

Une belle réalisation, des acteurs investis, une émotion permanente. Un film fort. Un petit bijou. Je suis impatient de voir  ce que feront par la suite ses acteurs, et ce réalisateur mais ce qui est sur c’est que je suivrai ça de très près! Peut être qu’un jour je travaillerai avec eux, qui sait. Ne passez pas à côté.

 

 

La promesse de l’aube

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De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre Mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie

De: Eric Barbier Avec: Pierre Niney, Charlotte Gainsbourg, Pawel Pulchaski, Didier Bourdon, Jean Pierre Daroussin.. Genre: Drame Durée:

J’ai eu la chance de pouvoir voir ce film en avant première au CGR TOURS CENTRE en présence du réalisateur Eric Barbier, du producteur du film et de l’un des jeunes acteurs jouant Romain Gary pendant l’adolescence Nemo Schiffman. Une avant première c’est toujours un peu plus qu’une simple séance pour moi c’est la chance de pouvoir côtoyer des gens des métiers qui me font rêver. La chance de les rencontrer, avoir des anecdotes sur un film, de mieux cerner ce que voulait montrer le réalisateur à l’écran.. De rentrer au coeur de leur travail.. C’est encore mieux quand on a aimé le film. Et je vais commencer par là: j’ai adoré ce film.

 

Pourtant la pression face à un tel film a du être énorme mais c’est là la magie du cinéma, à aucun moment on ne sent ce poids à l’écran. Tout passe magnifiquement bien. La Promesse de l’aube est un roman autobiographique de Romain Gary paru en 1960 dont Eric Barbier rend véritablement grâce. Pour avoir lu le roman je pense pouvoir dire que si Romain Gary pouvait voir cette adaptation il en serait très fier, mais c’est une vision personnelle que je me fais car j’ai vraiment été touché par cette oeuvre.

Alors je ne vais pas être très objectif ceux qui me connaissent me savent un amoureux de Pierre Niney.. Je pense sincèrement qu’il est le plus grand acteur de sa génération, c’est celui qui arrive à me fait rire ou à me faire pleurer sur chacun de ses films. Qu’il fasse des comédies légères comme Five ou qu’il aille dans des registres plus sérieux avec par exemple Frantz ou L’odyssée je le trouve toujours impérial. Eric Barbier lui propose alors un rôle de son ampleur, et à lui de montrer toute la complexité de ce personnage, il m’a bouleversé. Peut être qu’un jour j’aurai l’honneur de le rencontrer et de lui dire toute mon admiration pour lui. Peut être même de travailler avec lui, faut rêver. La voix off du film se permet de reprendre des passages entiers de texte provenant du roman. Avec ce film c’est un voyage qui vous ait proposé, car le film vous fera clairement parcourir le monde. Son enfance difficile en Pologne, confronté à l’antisémitisme, puis sur la Côte d’Azur. En passant par des plans sublimes dans le désert, les moyens sont mit pour que vous en preniez plein la vue et c’est réussi.

 

Eric Barbier c’est le réalisateur des films: Le serpent ou Le dernier diamant film dont je garde un très bon souvenir avec la délicieuse Bérénice Béjo. Avant toute chose qu’est ce qu’est ce que La promesse de l’aube si ce n’est une grande histoire d’amour ?. Le film ne serait rien sans celle ci. Une histoire d’amour entre une mère et son fils. Un amour passionnel, comme celui de toute mère. Un amour pour ce fils qui deviendra obsessionnel, au point qu’elle lui demandera d’assouvir ses fantasmes. Elle lui promet un très grand avenir, et il n’est pas question qu’il en soit autrement pour lui. Finalement se sera pour elle, et uniquement pour rendre fière sa mère qu’il fera en sorte d’être toujours à la hauteur de ce qu’elle aurait souhaité pour lui..

En mère dévouée et passionnée Charlotte Gainsbourg y met toutes ses tripes et moi qui ne l’a vénère pas à mon sens elle livre la, l’une de ses plus belles performances et m’a scotchée tout le long du film. Elle vole clairement ses scènes et quand elle est avec Pierre Niney les deux sont tellement délicieux à l’écran que le plaisir n’en est que redoublé..

 

Elle le voulait écrivain à succès, il le deviendra. Mais aussi ambassadeur. Ou héros des forces aériennes. Ses nombreux talents, il les utilisera avant tout pour lui procurer de la fierté. Rarement la seconde guerre aura été aussi bien filmée dans un film français. C’est un film à gros budget, il vise large public, il a du souffle, de belles reconstitutions, l’épique est au rendez vous. Sur le tournage ça devait être un travail de titan à l’écran, on est impressionné.

Il reste que si je devais faire mon râleur à un moment ou un autre je dirai que même si l’émotion était bien là, j’aurai aimé qu’à certains moments de tensions, il pose encore un peu plus sa caméra.  Pour que cette émotion reste encore un peu plus longtemps à l’image. On est ému avec ce film mais on rit beaucoup également. On rit quand il nous parle de son combat contre Hitler, on rit quand il évoque ses conquêtes avec sa mère. Au final ce qui est touchant d’un bout à l’autre c’est de voir les yeux admiratif de cette mère peu importe les situations et son combat pour l’a satisfaire. Toute la complexité de l’homme Romain Gary est difficile à amener dans un film mais celui ci essaie d’en montrer le plus possible et le plus honnêtement possible. C’est peut être pour cela que le film marche sur moi.

Après Aurevoir là haut film français qui redorait le cinéma français que j’avais pu également voir en avant première en la présence d’Albert Dupontel..

Voilà que La promesse de l’aube film que j’attendais tout autant que j’attendais qu’Au revoir là haut c’est à dire avec une excitation folle et des espoirs immenses vient combler ma fin d’année.

Plus de 20 ans montré à l’écran. Des acteurs prestigieux et des seconds tout aussi bons comme:

Jean Pierre Daroussin (Erreur de la banqe en votre faveur, Le bureau des légendes), Didier Bourdon (Les nuls, Les profs 2), Une musique prenante, des décors somptueux. Voilà un film qui mérite de faire du bruit et de faire son chemin. Le genre de film français que je soutiendrai toujours, en plus de cela le film à une durée de plus de deux heures, qui est rare pour un biopic et permet d’en tirer le meilleur. Plus de deux heures de films qui passent en un instant.

Allez voir ce film !

 

 

 

 

Mother !

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La relation d’un couple est mise en péril quand l’arrivée d’invités inattendus vient perturber leur quotidien. Genre: Drame, épouvante Durée: 2H05

Il y aura forcément un peu de spoiler dans cette critique. Difficile de faire autrement. Mother! des mains de Darren Arronofsky avait tout pour être une oeuvre des plus farfelues et de quoi visait l’excellence. Le réalisateur a ses thèmes récurrents comme celui de l’obsession, de la mort, de la résurrection. Requiem for a dream reste son chef d’oeuvre celui qui l’a réellement révélé au grand public. Il a aussi réalisé le plus moyen Noé, et le puissant The fountain ainsi que Black Swann.. Mother! est un vrai plaisir de cinéphile, un film unique qui a le plaisir de raconter jusqu’au bout son histoire, un film ou le réalisateur à travers sont scénario ne vous explique pas tout ce qui se passe et vous laisse à votre propre interprétation. Darren Arronofsky m’a ébloui j’étais subjugué par le raffraichissement d’une oeuvre aussi unique à l’écran et à ses plans de caméra, le grain de son image. On ajoute à cela des comédiens exceptionnels, voilà la formule gagnante qu’est Mother!.

Je comprends que les avis divergent sur ce film, et je pense que le réalisateur et tous ceux qui ont travaillés autour de ce projet en avaient également conscience. Que le film ferait polémique cela n’a rien d’étonnant quand aujourd’hui la plupart des films sont calibrés, doivent tous rentrer dans un cadre. Mother! s’émancipe de tout cela, leur dit NON et nous fait savoir, que le cinéma ça peut être ça aussi.. Je ne peux qu’être admiratif.

On pourrait parler pendant des heures des acteurs, ils sont divins.. Jennifer Lawrence (Hunger Games, American Bluff) tout autant que son compagnon à l’écran Javier Bardem (No country for old men) sont totalement saisissant. Deux acteurs oscarisés. J’ai été happé par ce duo et le réalisateur en couple avec son actrice principale y capte chaque émotion, chacune de ses réactions. Il l’a sublime à la caméra comme sa muse et garde un regard inquiet sur son protagoniste principal.

Elle est la femme amoureuse, aimante. Il est l’artiste constamment en besoin d’admiration. Les mots employés dans le film sont très important pour comprendre ou va le film, ainsi, Javier Bardem en couple dans le film avec Jennifer Lawrence lui rappelle sans cesse qu’elle est La vie, qu’elle a amenée la vie dans cette maison. Tandis que pour lui, l’artiste, on parle de créations.. Les hommes et femmes se rassemblant en masse pour le prendre en photo avoir des autographes, le vénérant littéralement. Ca donne des indices fondamentaux au final du film. Les métaphores sont magnifique. J’ai trouvé le lien du couple avec le coeur de la maison sublime, voilà une magnifique idée qui retranscrite à l’écran prend tout son sens.

Le travail sur chaque son dans la maison y est également remarquable, tout ce que le réalisateur a fait sur ce film est une nouvelle fois impressionnant. Moi qui n’aime pas les thèmes religieux voilà que le film ne m’a aucunement dérangé. Le sentiment d’étouffement à l’écran est maximalisé pour qu’on puisse se sentir isoler avec Jennifer Lawrence.

Les humains sont donc montrés dans leur pires aspects on montre que quoi qu’il arrive, même en leur tendant la main, ils ne respectent jamais rien. Leur côté animal renforcé. Dans une scène absolument fantastiques ou des bombardements secouent la maison et ou des personnes sont pris en esclavage, le réalisateur montre toutes les horreurs de l’homme depuis le commencement et c’était impressionnant.

Car je ne peux parler d’autre chose sans réellement  sans spoiler d’avantage. Je m’arrêterai là, à regret.. Nul doute que pour moi cette oeuvre se retrouvera parmi mes préférées. Il est déconseillé cependant à un public plus adepte à des comédies ou des blockbusters qui ne serait pas un vrai cinéphile de voir ce film, tant il vous laissera dubitatif. Une certaine violence également est montré à l’écran. Un cinéma comme on en voit peu, un cinéma comme j’aimerai en voir bien plus souvent.

 

 

 

ATOMIC BLONDE

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L’agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s’associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

Cet été doit finir je n’en peux plus.. Les blockbusters se montrent les uns après les autres et comme il est devenu risqué de produire quelque chose de neuf, chacun d’entre eux nous ressert les mêmes enjeux à la manière des marvel et de leur univers étendu. On a eu le droit tout de même à de terribles choses cette année: comme un Roi Arthur détonnant dans son action et sa musique mais détruisant tout le mythe et les personnages cultes. Un Kong skull island manquant d’épaisseur au niveau des personnages et de son intrigue malgré un monstre plutôt bon. Ghost in the shell qui s’avère un très bon divertissement mais qui comparé à son animé ne va pas aussi loin dans la psychologie de son personnage et de la philosophie sur l’univers qui les entourent. L’ambition était toujours là mais comme tout est calibré, la liberté pour faire un de ses films est quasi inexistante et le tout devient moyen. Je pourrai continuer ainsi avec un Pirates des caraibes juste là pour le pognon et qui en plus d’être aussi mauvais que le précédent continue à enterrer le personnage de Jack Sparrow inadmissible. Un Spiderman sans saveur, juste une pièce rajoutée sans grand intérêt. Valérian univers magique pour scénario vide. Et un The Circle qui aurait pu être intéressant mais qui n’exploite absolument rien de ce qu’il nous tend, et en plus joue sans cesse sur les clichés. Mon dieu la détresse de cet été. La tour sombre s’avère être l’un des derniers blockbusters de l’été et le pire de tous. Je le salue donc de loin. Il existe cependant de bons blockbusters: La planète des singes suprématie en est la preuve.

Atomic Blonde se situe donc là après que mon cerveau est failli lâché a bien des reprises j’ai cependant survécu. Désolé pour ceux que cela peinera. Aux vues des bandes annonces je n’avais pas de doutes sur ce que serait Atomic Blonde du moins celles ci ne m’en laissait rien paraître et effectivement je n’ai pas eu de surprises mais au moins j’ai eu ce que j’en attendais et rien que pour ça, ce film méritait une critique. Le film ne démérite pas, il envoie sévère. Il ne ménage pas son actrice principale Charlize Theron (Monster, Mad Max fury road)qui bon sang de bon soir même avec l’âge reste un sex symbol et qui a une classe folle en plus d’être la brillante actrice que l’on connaît. Elle est l’alter égo au féminin de notre charismatique Jonh Wick. On retrouve ce style néon vachement à la mode et qui n’est pas pour me déplaire, j’adore ce que cela amène à l’image.. Je suis à chaque coup séduit, je l’étais avec Drive, Neon Demon, John Wick.. Je l’ai été également avec celui ci.  Les femmes ont enfin l’air d’être l’avenir d’Hollywood et des films à gros budgets, Jenifer Lawrence avait déja donné la voix avec Hunger Games, Wonder Woman a prouvé que les femmes fortes pouvait susciter de l’intérêt et j’en suis ravi Atomic Blonde continue de confirmer cette approche.

A ce niveau là on peut vraiment saluer Sofia Boutella qui joue une espionne également. Actrice française qui en mettez plein la vue dans Kingsman Services secrets avec ses scènes d’actions à couper le souffle. Vous avez pu l’a voir en la Momie aux côtés de Tom Cruise et maintenant là voila dans ce film. J’avais déjà adoré son charisme dans Kingsman, alors l’a retrouver été un réel plaisir. J’ai hâte de suivre son parcours, il est prometteur elle dégage vraiment quelque chose et Hollywood se l’arrache.

Le film se veut être un film d’espionnage mais échoue à le rendre captivant à ce niveau car son scénario est trop classique. La scène d’interrogatoire nous permet de revenir sur une mission de notre agent qui va raconter son histoire. Nous ne vivons pas l’action avec elle, les événement sont passés, Nous voyons facilement les choses venir et en cela on arrive à un point qui m’a fâché. La faiblesse des rôles masculins, alors d’accord les deux hommes jouaient par John Goodman (The Artist,Cloverfield Lane) et Toby Lee Jones ( Captain America, Sherlock) ne sont pas les plus important. James Mc Avoy lui est censé aidé notre agent au cours de sa mission et celui ci malgré encore une performance hallucinante de son acteur m’a paru pas assez exploité. Idem pour Eddy Marsan (Sherlock Holmes)même si celui ci détient probablement le personnage masculin le plus intéressant.

La musique, la playlist fonctionne à merveille. Cela devient une mode mais rare sont les films qui l’a maîtrise d’un bout à l’autre, j’ai trouvé d’un point de vue tout à fait personnel toujours, que c’était réussit.

Le silence est important également dans un film pour moi et celui manque clairement de ses petits instants. Les scènes d’actions ont une classe et un punch fou, les plans séquences sont dingues. Je me suis régalé.

Malheureusement ce n’est pas neuf, c’est dans la lignée de ce qui se fait actuellement tel que l’est John Wick.. Donc je suis pas ébloui par le film, mais des femmes badass on en veut encore, des tas..

Le film ne néglige pas le côté humain de son personnage avec des scènes de sexes endiablés, osés mais qui apporte toujours un peu plus au personnage. En l’occurence ici à ses besoins et plaisirs.

Tout le long j’ai pensé à mon actrice favorite Jessica Chastain (Zero Dark Thirty, A most violent year) qui aurait été elle aussi formidable. Allez savoir pourquoi je pensais à elle..

Concluons.

Un scénario dont on ne tire aucune surprise mais qui tient debout d’un bout à l’autre, un duo féminin d’une classe folle. Un Berlin restauré plutôt plaisant. Une playlist aux petits oignons et de l’action de la vraie !. Allez le voir !. 1H50 de plaisir.

 

 

 

 

 

 

 

 

La tour sombre de Nikolaj Arcel

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Notre monde n’est pas le seul… « La Tour sombre », l’ambitieux et monumental cycle romanesque de Stephen King, l’un des plus célèbres auteurs au monde, est enfin adapté au cinéma. Le dernier Pistolero, Roland Deschain (Idris Elba), est condamné à livrer une éternelle bataille contre Walter O’Dim, alias l’Homme en noir (Matthew McConaughey), qu’il doit à tout prix empêcher de détruire la Tour sombre, clé de voûte de la cohésion de l’univers. Le destin de tous les mondes est en jeu, le bien et le mal vont s’affronter dans l’ultime combat, car Roland est le seul à pouvoir défendre la Tour contre l’Homme en noir…

Pauvre Stephen King ! On a réduit ton oeuvre à néant. Hollywood est incapable de se rénover, d’enfin adapter quelque chose de nouveau, un vrai blockbuster qui sortirait du lot. Une adaptation des romans de Stephen King quand même ça fait rêver sur le papier… Ca m’a fait rêver.. Ca m’a fait rêver encore quand j’ai appris le casting ! Pourtant, des adaptations de cet auteur il y en a eu de très bonnes, comme quoi avec un peu d’ambition tout est possible. Ici on ne parle pas de nouvelles ou de romans facilement adaptable. On parle d’un vrai univers comme celui de Tolkien pour « Le seigneur des anneaux ». Quelque chose qui touche au sacré et qu’on qualifie d’inadaptable. J’ai décroché quand j’ai vu les bandes annonces. J’ai compris qu’on serait face à une arnaque totale quand j’ai su le temps du film : 90 minutes pour mettre en oeuvre un univers comme celui ci ! Il fallait sacrément être culotté pour croire que cela pouvait être faisable. Quand je pense que le projet fut un temps entre les mains de JJ Abrams et Damon Lindeloff les créateurs de Lost. (Damon Lindeloff aussi créateur de The Leftovers série que j’admire.) Ces deux mecs ont un talent monstre et auraient pu faire quelque chose de grandiose.. (Petite apparté Damon Lindeloff voudrait adapter Watchmen en série pour HBO laissez le faire !!. Donnez lui les moyens, il serait parfait aux commandes..)

En sortant de ce film j’ai eu l’impression qu’on m’avait frappé le crâne à la truelle tellement le moment que je venais de passer me donnait mal à la tête. J’étais sidéré de voir un film aussi insipide, aussi creux, inintéressant au possible et qui ne raconte rien. A l’heure ou je vous écris cette critique je ne comprends d’ailleurs toujours pas. J’ai vraiment pouffé de rire à certains moments (ce qui est rare pour moi) mais j’ai assisté à un désastre visuel et dans les dialogues. En plus d’être absolument niais au possible et mou… Les décors et les effets spéciaux paraissent venir d’une vieille série B en fin de vie ou de l’époque de la jeunesse de ma grand mère. C’est d’un laid absolu et en plus quand l’action est amenée, la caméra se déplace tellement vite qu’elle en devient illisible.

Ceux qui voudraient des réponses en fin de film n’en auront aucune. La tour est en gros l’équilibre des mondes. La machine permettant de fragiliser celle-ci grâce aux enfants, on ne comprend pas comment elle fonctionne. Et pourquoi les enfants doivent faire ce qu’ils font pour la fragiliser. Ce n’est jamais expliquée car au final on s’en fout totalement. Les personnages sont sous-exploités (et encore le mot est faible). Hormis un jeune homme insupportabl, nous avons deux grandes stars Idris Elba (The Wire, Mandela un long chemin vers la liberté) et Matthew McCaunoghey (Dallas buyer club, Interstellar) qui sont la seule raison pour laquelle je me suis déplacé en salle. J’adore Matthew Mc Caunoghey. Reste que pendant tout le film, Idris Elba joue du flingue sans jamais nous impressionner ou que le réalisateur ne le rende épique. Matthew McCaunoghey veut détruire le monde sans jamais qu’on en connaisse le moindre raison. On me dit que des scénaristes sont intervenus pour écrire ce film dont le réalisateur lui même. On ne le croirait à aucun moment. Au secours quoi ! c’est affligeant au possible. Je n’ai jamais compris comment avançait l’histoire, hormis que je ne l’ai jamais vu démarrer. Il n’y a aucun enjeu, j’ai cherché à me pendre une dizaine de fois, sans trouver le matériel nécessaire. J’ai donc dû continuer à suivre cet interminable film qui parle sans cesse pour ne rien dire. On supplie pour que le final arrive et quand celui ci vient, la conclusion pitoyable achève un film qui n’aura été qu’un désastre depuis son commencement. Au mois y’a pas à se dire à ce niveau là, les bonnes surprises ne se sont jamais pointées. On ne s’attache à aucun des personnages, on ne frissonne à aucun combat, je crois que rarement dans un blockbuster je n’ai vu une action aussi inutile. Dois -e vraiment continuer à mettre en avant ce chef-d’oeuvre ?

On doit à Stephen King des oeuvres qui ont connu un succès fou une fois adaptées : La ligne verte ou Under the dome qu, à sa sortie tv, avait beaucoup fait parler.. Shining de Stanley Kubrick.. Je vous conseillerai bien d’autres de ses écrits comme Danse macabre ou bien Tout est fatal.. Les 7 tomes de ses romans sont un régal pur et simple et il est fascinant de voir l’écrivain s’amuser avec un anti héros prêt à tout pour arriver à ses fins. Lui, le roi de la terreur, surfe dans le monde du heroic fantasy en y imposant son univers, son style. Prêt de 40 années passées à les écrire… et seul reste Randal Flag, le fameux homme en noir, incarnation du mal absolu, qui plane sur toutes ses oeuvres pour notre plus grand plaisir.  Les sept volumes de La tour sombre se lisent avec un plaisir et une facilité déconcertante. Autant dire que le film n’a aucun rapport, c’est un saccage absolu, un gâchis monumental à une oeuvre magistrale. Lisez les livres, fuyez le film.

 

Valerian et la cité des mille planètes

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Nous sommes en 2740. Valérian et Laureline sont deux agents spatio-temporels. À bord de leur vaisseau « l’Intruder », ils sillonnent l’espace et le temps afin d’accomplir les différentes missions que leur confie le Pouvoir Central. Cette nouvelle aventure les emmène sur la station orbitale « Alpha » qui abrite 17 millions d’individus venant des quatre coins de l’univers. Près de 8000 espèces différentes y échangent leurs connaissances et leurs savoirs, leurs technologies et leurs pouvoirs. Le pire endroit pour mener une enquête..

 

Que dire de Mr Besson certains me disent à chaque fois que je ne l’aime pas et que du coup je démolis à chaque fois ses films. Hors déjà j’aimerai énormément les aimer et je ne les démolis pas c’est juste un avis personnel. La dernière fois que j’ai  pris plaisir devant un Besson j’étais petit et je découvrais Le cinquième élément. Je ne l’ai jamais revu depuis. Par la suite j’ai bien évidement vu ses très bons Subway, Nikkita ou Leon. Puis vint la trilogie Taxi dont je ne suis simplement le client et qui ne m’intéresse pas. Ainsi que des films comme Malavita ou Lucy qui auraient pu promettre de bonnes choses, mais non. Non, non, non. Surtout Lucy le sujet était extrêmement intéressant mais ça va pas du tout et ce dès les premières minutes ou elle se fait menotter par son ami plus qu’étrange. C’est illogique et par la suite, les capacités de sa protagoniste principal ne servent qu’à amener de l’action. Je l’appelle volontairement Lucy au pays des méchants chinois. Il n’y a que vers la fin ou elle se met à exploiter son « pouvoir » et qu’on l’a voit remonter le temps. Là oui enfin ils utilisent intelligemment ce qu’elle est. Seulement c’est trop tard au moment ou ça arrive le film ne peut plus être sauver.

Europacorp le studio de cinéma français créé par Luc Besson ou il est producteur me laisse autant dubitatif par ce qu’il propose il y eu les Transporteurs, je ne suis pas le client. Un mélange de Taxi et de l’action.. Il y a eu Colombiana on reste dans les thèmes qu’il aime mais qu’il réutilise à l’infini, la vengeance d’une enfant face à la mort de ses parents qui va s’entraîner pour tuer les responsables. Banlieue 13 qui n’est qu’un succédé d’action, sans réel scénario donc que je déteste. Il y a les Takens qui montrent bien que tant que l’argent rentre on peut trouver n’importe quelle justifications pour en faire une suite, aberrant.. Heureusement Europacorp ne fait pas que ça et ressort des comédies comme Les petits mouchoirs de Guillaume Canet ou I love you Phillip Morris..

Cependant j’aime l’homme. Le passionné. Celui qui jeune et sans qualifications est allé sur des plateaux de tournages faire ses preuves, pour devenir ce qu’il est devenu. J’aime l’homme pour avoir découvert de nouveaux talents comme à pu l’être Natalie Portman, j’aime l’homme pour son école de cinéma qu’il a créé, démesurée à son image. Alors après ce petit résumé ma foi assez long. Le retour à la SF est il une bonne chose pour Luc Besson.? Je m’étais dis que si déjà son univers était beau visuellement du début à la fin et qu’il ne me ferait pas décroché à un moment par une baisse de rythme je serai satisfait. Je fermerai les yeux sur le scénario. C’est à présent chose faite, j’ai pris une claque visuelle devant ce film, j’ai pris plaisir à le voir. J’ai donc envie de le défendre face à une presse américaine qui l’a massacré. Le film n’est clairement pas la catastrophe annoncée, Il ne fait pas pire que Marvel qui mise sur des enjeux minimalistes et sur une action omni présente pour en camoufler le vide scénaristique. Valerian ne fait pas mieux, c’est dommage qu’aujourd’hui on prenne toujours le spectateur pour un idiot. Considérant qu’il est incapable de réfléchir plus de deux minutes et apporter un vrai plus à leurs oeuvres. La science fiction quant elle le veut à prouvée qu’elle pouvait être intelligente et rester un très bon divertissement.  Prenez l’exemple de District 9, Blade Runner, Premier contact. Les fils de l’homme..

La réalisation est généreuse et peuplée de richesses. Les créateurs des effets spéciaux que sont la WETA ont fait un travail incroyable, des créatures de toutes sortes prennent vie et nous bluffe par la technologie d’aujourd’hui. Luc Besson avait été appelé par le créateur de la BD pour qu’il en fasse un film à l’époque du cinquième élément mais face à la difficulté de créer tout un univers celui ci avait refusé. Avatar lui a rouvert les portes. Depuis 10 ans celui ci aspirait donc à faire ce film. C’est donc un projet fait dans la patience qui propose ici son meilleur. Le film s’avère être le plus cher du cinéma français et je comprends à présent pourquoi mais c’est totalement justifié. De ce fait, son échec au box office américain est injustifiable.

Le duo principal est plutôt intéressant. J’ai aimé leur relation tel qu’elle était traitée dès le départ. On ne cache pas leur amour l’un pour l’autre. Lui crève d’envie de l’avoir en tant qu’épouse tandis qu’elle en joue et ne compte pas être une proie si facile. Ce qui fait d’elle le personnage le plus fort. Le casting est charmeur et charmant. Cara Delevingne (La face cachée de Margot, Anna Karenine) tire son épingle du jeu dans ce film et Dane Dehaan (Chronicle, Life after Beth) fait un très bon taff mais j’ai plus de mal de le voir dans un rôle pareil, là ou je trouve les univers sombres lui vont tellement bien. C’est à se demander comment le titre ne soit pas Valerian et Laureline tant celle ci partage autant de temps à l’écran que celui ci. En commandant nous avons le très bon Clide Owen (Les fils de l’homme, Shadow Dancer)  ou des apparitions d’ Ethan Hawcke (Boyhood, Prédestination) ou d’Alain Chabat (Didier, Réalité) sympathiques bien qu’inutiles.

 

Un rôle extrêmement secondaire pour une Rihanna au plus haut niveau de son sex appeal. Bien qu’elle ne soit qu’une actrice débutante on sent qu’elle s’est donnée de sa personne pour incarner au mieux le personnage. Le show est extraordinaire et je ne rêvais qu’une chose que l’écran prenne vie pour la rejoindre mais son jeu est encore limité. J’espère qu’elle aura d’autres occasions sur des films pour s’améliorer et peut être avoir sa place également dans le cinéma. « Le personnage de Bubble a été travaillé à partir des indications de Luc Besson. Il nous a fait jouer avec les codes de la femme transformiste et danseuse. Nous avons pris des stéréotypes de la mythologie de la femme fatale blonde, de l’artiste de cabaret, etc… C’est une gamme de costumes extrêmement précise et préparée, pour une artiste de music-hall qui sait se transformer et se mettre en scène dans chacune de ses chansons et de ses apparitions en public. » 

Celle ci s’est exprimée: « Il vérifiait mon maquillage, me donnait son avis sur chaque tenue, et me demandait comment je me sentais. Si quelque chose ne me plaisait pas, il était ouvert à la discussion parce qu’il voulait que je m’attache au personnage de Bubble, que je me mette dans sa peau. Je débute dans le monde du cinéma, et du coup, Luc s’est montré très patient et je l’en remercie. Il sait exactement comment s’y prendre pour obtenir la prestation qu’il attend de vous ».

Luc Besson explique son choix:

Rihanna n’a pas peur des caméras, et elle se produit devant des milliers de spectateurs. Mais elle m’a dit : ‘Je suis une actrice débutante et si je veux apprendre, il faut que je travaille avec quelqu’un de bon’. Sa franchise m’a beaucoup touché, parce que si elle m’avait dit : ‘Je suis une superstar, ne me filme pas sous cet angle’, qu’est-ce que j’aurais pu y faire ? Elle a bien écouté mes conseils, s’est beaucoup appliquée, et ça a été un plaisir de travailler avec elle ». En femme fatale celle que je considère comme l’une des plus belles femmes du monde, est évidement un super choix.
Si je devais conclure je dirai qu’en terme de divertissement pur, Valerian et la cité des milles planètes est une réussite absolue dont on ne doit pas bouder le plaisir. Tous les moyens ont été mit en place pour que ce film puisse visuellement exister et qu’on puisse rêver. Le rêve est permanent. L’enchantement présent. Il aurait manqué juste plus de profondeur et peut être plus de surprises pour moi au niveau du scénario pour être combler au maximum. Valerian c’est beaucoup d’ambition au service de.. Ben pas grand chose. Le problème c’est que l’histoire est oubliée rapidement pour des sous intrigues qui appauvrissent l’oeuvre. Les 40 premières minutes sont d’une créativité raffraichissante et bienvenue, le film retombe plus terre à terre par la suite. Reste que devant un film pareil je suis admiratif du travail accompli et que la BD qui a inspiré les films Star Wars prend vie sous nos yeux. La réalisation est maîtrisée. Besson défi et fait aussi bien qu’Hollywood. FONCEZ !.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La colle

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Un lycéen de 16 ans est coincé dans une boucle spatiotemporelle et revit sans arrêt deux heures de colle en compagnie de Leila, dont il est secrètement amoureux…Durée: 1H30 Genre: Comédie.

Le réalisateur de cette comédie est à l’oeuvre de Tamara ou d’Amour et Turbulences. J’ai vu Tamara et je n’ai vraiment pas accroché et je n’ai pas vu Amour et Turbulences donc on partait quand même moyennement convaincu. Seul l’envie de retrouver l’actrice Karidja Touré m’a donné l’envie d’aller en salle voir ce film et même si les comédies sont rarement ce que je favorise car je n’adhère peu souvent à leur humour, j’ai bien fais car sans être la comédie du siècle, ce film m’a convaincu.

J’ai retrouvé avec ce film la même énergie que j’avais vu avec Les Profs 1er du nom que PEF avait réalisé et que j’avais particulièrement aimé, j’adorais la BD et je retrouvais en eux, ses profs ratés PEF s’octroyant le meilleur personnage, le plus loufoque. La suite m’avait déçu, ne s’intéressant plus à ses profs et se délocalisant en Angleterre le film perdait toute sa saveur. La colle me  rappelle ce film car elle va au bout de son délire, et c’est ça que je trouve courageux et c’est pour ça que j’adhère ils sont dans le poussif à l’extrême. D’ailleurs si on parle toujours de Les Profs on retrouve le professeur de Chimie en concierge complètement perché, un rôle qu’il incarne avec plaisir et qui lui va plutôt bien.

Le film se base comme sur un procédé de jeux vidéos avec des levels et des retours à la dernière sauvegarde si le joueur échoue. Là ou j’ai ris c’est que moi même n’ayant pas été un bon élève souvent, mais un élève rêveur je me suis retrouvé bien trop souvent dans ses heures de colle. J’y ai retrouvé beaucoup de ce que je vivais. Les parents pourront croire que tout est exasgéré mais moi je vous dis à votre grand regret, pas tant que ça. Ca parle à tout va, ça roule des cigarettes, ça se maquille, ça s’insulte tout ça je le voyais autour de moi. Je les ai même trouvé attachant car leurs côtés loser m’a séduit à commencer par le personnage incarné par Oussama Kheddan (Cherchez la femme). 24 ans, des enfant, redoublant il me semble pour une sixième année sa classe de Terminal si je ne me trompe pas qu’importe.. Qui est un peu celui qui frappe sans arrêt et aime se faire remarquer. L’acteur joue bien son rôle, le réalisateur les voulant le plus possible dans l’improvisation et leur laissant libre cours pour utiliser leur propre langage. Du coup c’est vachement dynamique et on sent le plaisir de ses jeunes d’incarner leurs personnages respectifs. De ceux qui m’ont marqué il y a également la fille un peu bonhomme celle qui faut pas trop emmerdé interprété par Noémie Chicheporliche (La règle du jeu) ainsi que le héros du film Arthur Mazet qui s’est fait remarqué avec la web série: En passant pécho lui aussi à l’aise dans son rôle et en mec perdu il le fait très bien. Thomas VDB (Lazy company, Les Francis) c’est le pion du film, un mec qui sait pas trop pourquoi il est là mais bon il est là, visiblement c’est pas le boulot qu’il rêvait donc vaut mieux pas le contrarier.  Le fait qu’il se foute totalement de son boulot amène à des situations folles, jubilatoires à voir.

On pourrait évidement penser à un remake d’Une histoire sans fin sans toute la poésie que la version américaine offrait avec le génialissime Bill Muray. Le film ne prétend pas vouloir aller sur ce terrain là et avoue pleinement avec sa banque annonce ce qu’il est. Décadent et grossier à l’image de la jeunesse d’aujourd’hui. Par le biais du procédé du retour dans le temps qui est devenu avec le temps un classique du cinéma (Retour vers le futur, L’Effet Papillon, Edge of Tomorrow..) le réalisateur souhaite détruire les codes d’autorité qu’il peut y avoir entre le pion et ses élèves. Mettre à feu et à sang cette salle et donc au fur et à mesure que les retours dans le temps se font, le personnage principal tente des choses, se dévergonde, prend de l’assurance et se trouve. Amenant le chaos avec lui.

Reste qu’encore une fois avoir parier sur le charisme de Karidja Touré pour être la petite amie idéale du personnage principal s’avère avoir été un excellent choix tant elle incarne à la fois la féminité et la délicatesse. Depuis Bande de filles ou elle crevait l’écran ainsi que sa collègue Assa Sylla je ne me lasse pas de cette jeune comédienne qui était réapparue dans Ce qui nous lie pour un petit rôle. J’espère un jour avoir l’occasion de collaborer avec elle. Cette jeune femme s’est fait une place dans le cinéma et ce n’est pas demain qu’elle s’arrêtera. Je lui souhaite en tout cas, le talent paie.

Ce n’est pas la comédie de l’année mais  ce n’est pas pour autant une mauvaise comédie. cela permet également de voir les jeunes talents de demain ceux qui ne sont encore bien connus. Il y en a dans ce film !. Je me suis beaucoup amusé probablement car comme tous adolescents j’aurai rêvé me révolter et faire le quart de ce qu’ils se permettent. En attendant le film accomplit sa tâche de divertir son public tout en lui insufflant qu’il ne sert à rien de paraître, il suffit de rester soi même. Si vous voulez passer un bon moment et que vous avez aimé Les profs nul doute que vous aimerez La Colle.

 

 

Au revoir là-haut

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Synopsis

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire

 

Une avant première c’est toujours un moment de partage unique pour moi. Un moment ou je vais pouvoir vraiment me rendre compte de l’importance du projet pour les acteurs et le réalisateur, avoir des anecdotes inédites et rencontrer des gens pour qui j’ai énormément d’admiration. Je prépare toujours un dossier en avance, ou je parle de mon amour pour le cinéma depuis toujours, des scénarios que j’écris, de mon envie de faire partie moi aussi de cette grande famille du cinéma et de peut être un jour les revoir si un de mes tournages ou s’ils m’appellent sur l’un des leurs. Se fut le cas avec mes rencontres avec Dany Boon, José Garcia, le Palmashow, l’équipe de Babysitting, Alain Chabat.. Des rencontres que je ne suis pas prêt d’oublier.

J’ai toujours eu un profond respect pour l’acteur réalisateur Albert Dupontel car je trouve que c’est un acteur qui a une patte, un univers et qui s’y tient. Il se fait rare et quand il est en scène, le rôle est toujours parfait pour lui. Je m’étais personnellement régalé en le voyant incarner dans Le bruit des glaçons, le cancer de Jean Dujardin. Le duo était exceptionnel et si je devais retenir un rôle de lui jusqu’ici pour moi se serait celui ci. En tant que réalisateur Albert Dupontel a réalisé Bernie, Le créateur, Président, 9 mois ferme, Enfermés dehors.. Des films qui sont provocateurs et totalement décalés. Il ose, pour moi ça compte beaucoup et ça mérite le respect. Tous ses films ont beau avoir un univers très particulier, ils restent profondément humains. En tant qu’acteur sur d’autres films je vous dirai simplement de voir Deux jours à tuer pour vous rendre compte que le comédien est absolument incroyable. Un acteur rare, exigeant, qui aime les rôles torturés et complexes. Vous pouvez également voir sa première reconnaissance du métier dans Un héros très discret, puis par la suite dans des films comme Le convoyeur, Un long dimanche de fiançailles, Fauteuil d’orchestre, Le grand soir.. Alors que vaut ce Au revoir là haut ?.

Avant de commencer à dire quoi que ce soit j’aimerai remercier ma directrice pour m’avoir parlé du livre j’aurai vu l’adaptation sans connaître le roman autrement et j’aurai loupé quelque chose car j’incite vraiment à mon tour, tous ceux que le film pourrait intéresser et d’autres à lire Au revoir là haut qui est magnifiquement écrit par Pierre Lemaître et se lit sans aucune difficulté, c’est bien le contraire on le dévore très rapidement.

On ne va pas se mentir j’ai énormément aimé ce film mais il n’égale à aucun moment la subtilité de l’écrivain. Ayant fini le livre à peine quelques heures avant de voir le film, j’avais donc une idée bien précise de ce que j’espérais soit le film. En cela, que la lecture du livre soit si fraîche a peut être était un défaut pour moi car je n’ai pas pu prendre le recul nécessaire pour apprécier les modifications faîtes. L’acteur réalisateur nous a dit que l’écriture du scénario lui avait prit tout au moins 3 semaines alors que pour ses films plus personnels il fallait plus d’un an d’écriture pour être satisfait. Il n’a eu qu’à prendre dans le roman ce qui lui paraissait essentiel et ce qu’il pensait pouvoir se passer. Le film dure 1h50 mais pour vous expliquer assez rapidement, des événements qui viennent à arriver à la 300 ème pages du livre arrive au bout de 20 minutes dans le film. Il se passe énormément de choses et le réalisateur n’a pas le temps de s’attarder, on sent à l’écriture du scénario qu’il est allé à l’essentiel. C’est le cas de bien des livres on ne peut pas les respecter à la lettre. Albert Dupontel avait envie de parler de cette histoire car elle reflète notre époque. Le salaud de l’histoire qui exploite les honnêtes gens lui fait penser à nos politiques d’aujourd’hui. Et son personnage c’est lui, c’est nous. Ceux qui en pâtissent.

Dans le livre le personnage joué par l’un de mes acteurs fétiches français Laurent Laffite est une pourriture sans nom appelé le Lieutenant Pradelle, un homme qui peuple les cauchemars de nos héros principaux, omniprésent. Imbu de sa personne, l’homme aime paraître distinguer et veut retrouver un nom, il se fou pas mal de la morale. Dans le livre il est mon personnage préféré. L’écriture est telle qu’on aime le détester autant que l’aimer. L’humour noir du livre ajoute beaucoup de charme au personnage. Dans le film l’acteur y est saisissant, le réalisateur allant expliquer que tous les matins il cirait ses chaussures, soignait au millimètre ses cheveux et sa moustache prenant un réel plaisir à camper un tel ordure. Malheureusement toutes les facettes de la personnalité de Pradelle ne sont pas mis en avant dans le film, il est beaucoup plus direct. L’humour beaucoup moins présent mais une fois  encore et ça vaudra pour tout, si on voit l’adaptation sans lire le livre on appréciera pleinement ce que l’on vivra à l’écran. Je n’ai pas trouvé de photos des actrices donc mention spéciale à elles, qui sont très impliquées je parle de Mélanie Thierry ( A perfect day)et de Emilie Dequenne (Mobius).

Le casting est excellent il faut le souligner mais j’ai trouvé l’incarnation de Niel Arrestrup en le père Péricourt remarquable, Celui qui m’a vraiment le plus marqué pour ma part, bien que sa relation avec son fils n’est pas été assez exploité pour faire monter pleinement l’émotion toujours en comparant l’adaptation au livre. Sinon on comprend très bien qu’ils ont eu des différents qui ne s’effaceront jamais.

Ma grande surprise réside dans son final totalement différent du livre et que j’ai pour ma part préféré pour nos héros, la fin de Pradelle étant pour moi plus discutable, bien qu’ayant beaucoup de sens. Oui j’aime beaucoup ce final c’est vrai. La réalisation est soignée, magnifique, les plans séquences pendant les scènes de guerre sont extrêmement bien travaillés et amplifient les conditions de vie, l’horreur de la guerre. La photographie est belle, tout est parfaitement bien retransmit et les masques dont le dernier, s’avère magnifique. Pour conclure Albert Dupontel décide de donner sa vision de cette histoire, franc et honnête il se permet même de finir de la façon qu’il considère la plus belle, le traitement des personnages trouvent moins d’ampleur dans cette version que dans le livre ou ils nous surprennent sans cesse mais qu’importe, le film est très bon, Il faudrait que je le revois à sa sortie pour pleinement savourer le moment. Il sort en Octobre je vous invite vraiment à le découvrir.

 

 

 

 

OKJA

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Pendant dix années idylliques, la jeune Mija s’est occupée sans relâche d’Okja, un énorme animal au grand cœur, auquel elle a tenu compagnie au beau milieu des montagnes de Corée du Sud. Mais la situation évolue quand une multinationale familiale capture Okja et transporte l’animal jusqu’à New York où Lucy Mirando, la directrice narcissique et égocentrique de l’entreprise, a de grands projets pour le cher ami de la jeune fille.

Sans tactique particulière, mais fixée sur son objectif, Mija se lance dans une véritable mission de sauvetage. Son périple éreintant se complique lorsqu’elle croise la route de différents groupes de capitalistes, démonstrateurs et consommateurs déterminés à s’emparer du destin d’Okja, tandis que la jeune Mija tente de ramener son ami en Corée.

Netflix a frappé fort pour le coup quand l’annonce de ce projet, premier film Netflix a avoir une projection au festival de Cannes, à s’afficher dans certains cinéma mais surtout restant une exclusivité Netflix, donc aux abonnés privant les autres.. C’est le genre d’infos qui a très vite fait polémique.. En même temps mettre dans de rares salles de cinéma un film qui a un public limité, pour une vision du cinéma qui est d’être ouvert à tous ce n’est pas ce qu’il y a de mieux..le festival de Cannes avait annoncé une modification de son règlement pour 2018, en affirmant que dorénavant, tout film souhaitant concourir en compétition devrait « préalablement s’engager à être distribué dans les salles françaises ». Parlons maintenant de son réalisateur Bong Joon Ho qui est à l’oeuvre d’un des pires films que j’ai pu voir, pour mon avis personnel, j’ai nommé: Snowpiercer, et je n’ai pas accroché à son film de monstre, The host non plus donc à la base on partait très mal. Pourtant quand j’ai lu le speech et que j’ai su qu’il serait à l’oeuvre je partais confiant, l’homme a beau ne pas m’avoir attiré dans ses oeuvres jusque là je lui reconnais sans mal pour autant, de faire du bon boulot sur ses films. Je n’attendais qu’une chose qu’il me surprenne et que je tombe enfin dans ses filets surtout qu’avec ce film et son casting je voulais être conquis. Résultat des courses: j’ai été plus que conquis j’ai été ravi, enfin.

Okja, retenez bien ce nom car il marquera à coup sur l’année 2017 moi en tout cas je l’ai reçu comme un coup de poingt en plein coeur, Okja est un film comme il en faut en 2017, dénonçant notre société de consommation et par ce fait la maltraitance commises sur les animaux. Difficile de ne pas y voir une références aux actualités récentes en France ou des vidéos des conditions atroces dont ils étaient les victimes été diffusés sur le net. Bong Joon Ho brutalise ainsi son spectateur en ne lui cachant rien. Pour moi c’est le film qui m’a fait ouvrir les yeux, difficile de ne pas se remettre en question après cette séance. Pourtant des films traitant de ce sujet il y en a eu d’autres mais aucun ne m’a fait l’effet, que m’a procuré Okja.

On a tout d’abord un contraste très net, premièrement: Le petit village de Corée ou vit la jeune Mila qui nous est montré comme un endroit paradisiaque, la nature amenant ce côté paradis terrestre. Puis on a les occidentaux qui sont surtout montré comme des personnages haut en couleur. C’était déjà le cas du personnage de Tilda Swinton dans Snowpiercer c’est de nouveau le cas avec Okja. Jake Gyllenhaal qui depuis Prince Of Persia semble avoir reprit sa carrière en main est ici en total roue libre dans un rôle de déséquilibré qui lui va à ravir. (L’homme au chapeau).  Des entreprises, des immeubles, peu de verdures, une société de personnes déshumanisées qui ne voit que le profit. Alors que ses cochons géants semblent être destinés à un funeste sort, un homme et son unité paraissent être les derniers remparts de l’humanité. Interprété par Paul Dano l’homme à la cravate.

Celui ci est décidément pour moi un acteur sensationnel, si vous ne le connaissez pas, intéressez vous à ses précédents films il est simplement hallucinant. J’aime l’émotion qu’il arrive à faire véhiculer. Son unité lutte pour la protection des animaux, qu’ils veulent qu’on considère comme des être vivants. Ils veulent faire réagir le peuple et dévoiler aux grands jours les faces cachés. Evidement il faut s’attende que l’on fasse tout pour les nuire. C’est dans le regard de son cochon Okja que le réalisateur doit miser si son regard sonne vrai alors on ressent ses émotions, toutes ses joies, toutes ses tristesses. Si cela n’avait pas fonctionné évidement le projet m’aurait beaucoup moins convaincu, le réalisateur a fait appel pour les effets spéciaux à ceux qui c’était occupé de l’Odyssée de Pi et force est de constater qu’Okja prend vie sous nos yeux attendris. La petite du film Ahn Seo-hyeon est simplement phénoménal mais ce film contient un casting qui se donne vraiment à fond et la qualité est là.

Okja est peut être classique par le biais de son histoire, cependant il cherche à faire réagir. S’il ne prend pas parti et se moque des deux camps, il tient quand même a ridiculisé l’un continuellement plutôt qu’un autre.

J’en entends qu’il lui reproche de ne pas avoir été encore plus loin dans ses propos mais de nos jours c’est courant d’être sans cesse insatisfait. Okja est de ses histoires qui bouleversent le coeur. Qui dans une scène d’horreur absolue, montre l’intelligence de ses animaux. Ceux qui ont vu le film verront probablement de quelle scène je parle mais elle m’a retournée.

Ce film m’a fait rire tout au long d’une scène de gare absolument divine. M’a ému pour son combat et son amitié avec l’enfant, m’a bouleversé par son innocence.. J’avoue j’avais la larme à l’oeil, il faut voir Okja.

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui nous lie

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Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent. De: Cédric Kaprisch Avec: Pio Marmai, François Civil, Ana Girardot, Karidja Touré.. Genres: Comédie, Drame. Durée: 1H52
Cédric Kaprisch n’en est pas à son premier film, il a en effet réalisé L’auberge espagnole, Les poupées russes ou encore Ma part du gâteau pour ne citer qu’eux. Avec ce qui nous lie il tient là un film français d’une authenticité et d’une émotion rare. Un film qui se savoure et qui prend le temps de s’installer, ça fait du bien.
La bande annonce m’avait déjà pleinement convaincue. Le film m’a énormément touché. Tout d’abord dès ses premières minutes par la beauté des images, par le biais d’un thème simple qui est le temps qui passe, le réalisateur nous montre la nature évoluée au fil des saisons et c’est magnifique à voir.
Le début du film m’a rappelé le sublime « Juste la fin du monde » de Xavier Dolan que je place comme le meilleur film de l’année 2016 avec son narrateur comme protagoniste principal qui revient après des années sans avoir vu sa famille. Contrairement à Juste la fin du monde, Ce qui nous lie est beaucoup moins austère ou oppressant et porte beaucoup de messages positifs.
Les thèmes du patrimoine, du deuil, des liens fraternels sont formidablement bien amenés, on reste sur les terres viticoles de leur famille, leur héritage pendant une période de vendange ou l’on y voit la pression et la passion. Le travail complet des viticulteurs. En cela Ana Girardot (La prochaine fois je viserai le coeur) est une meneuse « débutante », fragile mais experte dans son domaine qui doit s’imposer en groupe. Il y a le petit frère de la bande joué par François Civil que j’ai personnellement découvert dans le très bon Five. Celui qui continue l’exploitation familiale mais qui n’a franchement pas l’air dans son élément et se trouve être un piètre oenologue. Puis il y a notre personnage principal interprété par Pio Marmai (Vendeur, Nos futurs) qui lui à l’air totalement désintéressé par cet héritage et ce patrimoine dans lequel il a grandi. A ce niveau là chaque acteur excelle et donne de sa performance. La complicité des trois se ressent, ce qui en est plus agréable à l’écran. Les comédiens ont pendant toute la durée du film appris auprès de professionnels afin d’être au plus près de la réalité.
En personnage secondaire j’ai été ravi de retrouvé celle que j’avais découvert dans Bande de filles qui était son premier film et auquel j’avais tenu à féliciter par la suite. Pour le charisme et le  magnétisme qu’elle apportait à l’écran. Ainsi que sa partenaire de jeu Assa Sylla. Elle s’appelle Karidja Touré et je lui prédis une grande carrière. Une jeune actrice avec qui j’aimerai beaucoup collaborer dans les années à venir. Dans ce film elle apparaît peu mais son jeu est plein de délicatesse et reste en tête.
La musique elle, m’avait il me semble marqué. Le problème est qu’à l’heure ou je vous écris cette critique il s’est passé plusieurs jours et qu’elle m’est sortie de la tête mais sur le moment il me semble l’avoir trouvé très juste. Il y a de magnifiques scènes de flashbacks ou encore des moments ou l’antagoniste se voit petit et s’entrelace ce qui est émotionnellement un moment fort. Il y a également une scène de balançoire qui revient plusieurs fois dans le film et m’a particulièrement marqué.
Rajouté à une durée d’une heure cinquante, ce film prend le temps de raconter son histoire. Une histoire comme il peut y en avoir dans chaque famille. Une famille qui va se reconstruire face au dur labeur du travail. Une réalisation maîtrisée de bout en bout ou se rajoute une photographie magnifique sur les terres de Bourgogne.
Ce qui nous lie est pour moi un coup de coeur, un film français comme on en voit pas assez. Courrez le voir.