image 40th the legend of zelda

Date de sortie : 21 février 1986 (Japon), 15 novembre 1987 (Europe)
Développeur : Nintendo
Concepteurs : Shigeru Miyamoto, Takashi Tezuka
Genre : Action Aventure

Nationalité : Japonais
Compositeur : Koji Kondo
Système d’origine : Famicom Disk System

La sympathique gamme NES classics sur Game Boy Advance.

Saga légendaire de l’histoire du jeu vidéo, The Legend of Zelda célèbre aujourd’hui ses 40 ans. C’est en effet le 21 février 1986 que la licence débute pour accompagner la sortie du Famicom Disk System, un périphérique de la NES japonaise. Inspiré par la découverte d’une grotte au fin fond d’une forêt que Shigeru Miyamoto avait explorée à l’aide d’une lanterne, The Legend of Zelda est le représentant moderne du genre de l’action aventure proposant une quête dans une vaste contrée permettant une exploration relativement libre. Le joueur y contrôle Link, héros devant sauver la princesse Zelda des griffes du monstrueux Ganon après avoir récupéré les huit morceaux de la Triforce de la Sagesse dans autant de palais gardés par de terribles boss. Muni de son épée et de son bouclier, Link parcourt le monde d’Hyrule à la recherche de cœurs augmentant ses points de vie et trouve divers objets utiles pour avancer et combattre, tels l’arc et ses flèches ainsi que des bombes permettant de déblayer l’entrée de grottes secrètes. Culte parmi les meilleurs jeux de son époque, The Legend of Zelda obtient un sympathique remake sur Satellaview (le périphérique de la Super Famicom) avec une carte un peu moins vaste le 6 août 1995 ainsi qu’un portage sur GameCube dans la compilation The Legend of Zelda Collector’s Edition en 2003, puis sur Game Boy Advance en 2004.

L’épée comme symbole de l’importance des combats.

Le 14 janvier 1987, Zelda II The Adventure of Link change considérablement la donne avec un scénario beaucoup plus sombre faisant planer la malédiction de Ganon sur Hyrule, les sbires de ce dernier cherchant à provoquer le sacrifice de Link pour ressusciter leur maître. À une époque où plusieurs développeurs avaient l’audace de sortir un deuxième épisode très différent (Castlevania II Simon’s Quest, Super Mario Bros. 2 occidental, ou encore Final Fantasy II pour son système d’évolution), The Adventure of Link conserve la vue aérienne lors de l’exploration sur la carte du monde mais passe en vue de côté pour la majeure partie du jeu afin de tirer parti de la maîtrise du scrolling horizontal par Nintendo. Largement plus tourné action, Zelda II est d’une difficulté redoutable mais sait récompenser les joueurs qui maîtrisent son gameplay. Il met en avant l’importance des PNJ dans des villages où un sage enseigne une magie au héros (héritage de Dragon Quest et des J-RPG) et comporte six palais mémorables pour leur musique respirant l’aventure : un vrai petit bijou de game design unique dans la saga. Dépourvu de remake hormis une impressionnante transposition en vue subjective par un fan sur navigateur, Zelda II obtient les mêmes portages que son prédécesseur.

Le doré semble décidément être la couleur de la franchise.

Le 21 novembre 1991, soit un an tout pile après la sortie de la Super Famicom, The Legend of Zelda A Link to the Past s’impose comme un des grands chefs-d’œuvre de la 16-bit de Nintendo en modernisant fortement la formule du premier épisode. Outre sa direction artistique léchée, le jeu respire l’aventure en plaçant le joueur face à la légende, qui a alors rapidement accès à une majeure partie de la carte afin de trouver les trois pendentifs menant à l’épée Excalibur avant de sauver la princesse des griffes du sorcier Agahnim. L’univers de la saga s’émancipe pour laisser place aux descendantes de sept sages scellées par Ganon et enfermées dans de nouveaux donjons à parcourir. La plus grande innovation se concrétise par l’apparition du monde des ténèbres, univers parallèle bien plus dangereux et avec une avancée différente, Link ayant le choix entre pas moins de trois palais après avoir récupéré l’objet du premier d’entre eux, ses trouvailles dans le trois autres lui donnant ensuite accès aux suivants. Les possibilités de gameplay évoluent avec de nouveaux objets comme la baguette de glace, le grappin et le marteau magique tandis que les cœurs se trouvent désormais par fragments disséminés dans les deux mondes. Porté sur Game Boy Advance en 2002, A Link to the Past obtient quelques modifications comme le remaniement de certains textes, un cri quand le personnage frappe, des énigmes permettant de gagner une nouvelle technique à l’épée ou encore un donjon inédit accessible à condition de terminer le jeu bonus multijoueur Four Swords.

La Game Boy Advance, reine des portages de jeux Super Nintendo !
On ne change pas un logo qui marche !

Le 6 juin 1993, c’est au tour de l’incontournable Game Boy de se parer de son propre épisode avec The Legend of Zelda Link’s Awakening, qui reprend de nombreux éléments de son prédécesseur pour les retranscrire dans une toute nouvelle aventure parfaitement adaptée à son support. Un scénario particulier qui prend place sur l’île de Cocolint, sans la présence de Ganon et de Zelda, bien que le boss final et la jeune Marine puissent y faire penser. La musique ayant plus que jamais sa place dans la saga, Link part à la recherche de huit instruments dans autant de palais afin de réveiller le Poisson-Rêve, qui serait à l’origine de cette étrange situation. Pourvu d’une direction artistique détaillée et d’un level design exemplaire, Link’s Awakening opte pour une exploration zone par zone avec une carte qui se dévoile petit à petit. Il met en effet un plus fort accent sur la résolution de puzzles entre chaque donjon, qu’il s’agisse d’objets à récupérer ou d’échanges à effectuer en parlant aux bons personnages. C’est aussi en 1993 que sortent pas moins de trois jeux Zelda sur la CD-i de Philips (Link The Faces of Evil, Zelda The Wand of Gamelon et Zelda’s Adventure) suite à un accord avec Nintendo, que l’on retient surtout pour des cinématiques qui n’ont d’éblouissantes que le nom. En 1998, Link’s Awakening est réédité sur Game Boy Color dans une version DX ajoutant une quête de photographies qui met à profit le Game Boy Printer et un nouveau donjon exploitant les graphismes en couleurs. Il faut ensuite attendre le 20 septembre 2019 pour qu’il effectue un retour très remarqué sur Switch dans un remake qui améliore son gameplay et remplace le photographe par un superbe éditeur de donjons, qui pourrait donner des idées pour un futur The Legend of Zelda Maker.

Passage au noir pour mieux faire ressortir la couleur dorée !

Outre l’extension Ancient Stone Tablets qui propose quelques défis dans l’univers d’A Link to the Past sur Satellaview en 1997, c’est bien The Legend of Zelda Ocarina of Time qui révolutionne la saga sur Nintendo 64 le 21 novembre 1998. Un passage à la 3D des plus emblématiques qui offre un sentiment d’exploration encore plus fort avec la plaine d’Hyrule à parcourir en chevauchant Épona, et un réalisme qui progresse grâce au système jour nuit repris de Castlevania II Simon’s Quest. La légende autour des sages est renforcée avec sept personnages liés de près au scénario et dont les noms rendent hommage aux villages de Zelda II, tandis la seconde partie du jeu est marquée par le passage à l’âge adulte avec une opposition entre lumière et ténèbres toujours présente. Certaines races sont mises en avant avec les Kokiris, les Gorons, les Zoras et les Gerudos, dont fait partie le machiavélique Ganondorf, forme humanoïde de Ganon déjà évoquée sur Super Nintendo. Le gameplay est marqué par des phases de plates-formes aux sauts automatisés, un ciblage des ennemis devenu la norme de nombreux jeux en 3D, ainsi que de nouveaux objets comme le lance-pierre, la masse des titans ou encore des flèches de glace, de feu et de lumière, l’ocarina permettant quant à lui de jouer de nombreuses mélodies devenues emblématiques dans la saga. C’est aussi à partir de cet épisode que les donjons sont davantage appelés « temples » que « palais ». En 2003, Ocarina of Time se voit porté sur GameCube avec une nouvelle version intitulée Master Quest, qui rend l’exploration des donjons particulièrement tordue. En 2011, le jeu gagne de meilleurs graphismes et une ergonomie optimisée sur Nintendo 3DS dans un sympathique remaster très agréable à jouer sur portable.

Épona et la plaine d’Hyrule à l’honneur pour le remaster 3DS.
Un fond vert unique et un masque angoissant pour cet épisode si particulier.

Après une apparition remarquée de Link et du château d’Hyrule dans le premier Super Smash Bros. en 1999, le moteur d’Ocarina of Time est rapidement mis à profit avec la sortie de The Legend of Zelda Majora’s Mask le 27 avril 2000. Conçu en à peine plus d’un an par Eiji Aonuma et Yoshiaki Koizumi sous l’impulsion de Shigeru Miyamoto, il exploite l’expansion pack de la Nintendo 64 pour une meilleure technique et ose de sérieuses contraintes dans un univers glauque à souhait. Pour éviter qu’une monstrueuse comète ne s’abatte sur Termina, Link doit arrêter Skull Kid, manipulé par le Masque de Majora, en parcourant quatre temples afin d’y libérer des colosses. Se déroulant par boucles de trois jours ayant chacun ses spécificités, le concept du jeu est stressant car il oblige le joueur à remonter le temps avant que la comète ne s’écrase afin de sauvegarder l’essentiel de sa progression. Porté sur GameCube dans la même compilation que les épisodes NES et Ocarina of Time, Majora’s Mask a lui aussi eu droit à un remaster sur 3DS en 2015. Améliorant largement ses graphismes et son ergonomie, il rend surtout le jeu plus accessible et bien plus agréable en assouplissant cette contrainte tout en maintenant ce qui fait le charme de cet opus décidément à part.

Une comète hargneuse et un Link déterminé pour embellir le remaster.
Une image en toute sobriété dominée par un bleu laissant apparaître Nayru et Veran.

Le 27 février 2001, Nintendo confie sa saga à Capcom afin de sublimer le concept commercial de Pokémon en sortant simultanément deux jeux The Legend of Zelda liés de très près mais pourtant bel et bien différents. Intitulés Oracle of Ages et Oracle of Seasons, ils reprennent le moteur graphique, le gameplay et le système d’échanges de Link’s Awakening dans deux univers parallèles ayant chacun ses spécificités. Si le premier fait naviguer Link entre deux époques ayant des conséquences l’une sur l’autre à la manière d’A Link to the Past, le deuxième joue astucieusement sur les quatre saisons pour modifier le level design et ainsi se frayer un nouveau chemin. Mais plus encore, un code secret obtenu après avoir fini un des jeux permet de commencer le second avec un scénario plus complet mettant en scène la princesse Zelda ainsi que Ganon, qui succède à la sorcière Veran ou au général Onox en guise de boss final. Si ce concept n’est pas sans rappeler celui des scénarios de Resident Evil 2 (également développé par Capcom), l’influence d’Ocarina of Time est confirmée par la présence des Arbres Bojo et des oracles Din, Nayru et Farore.

Dominée par le rouge, cette nouvelle jaquette laisse quant à elle apparaître Din et Onox.
Un épisode où tout le fun ressort du multijoueur !

Tandis que l’univers de la saga s’émancipe dans Super Smash Bros. Melee avec la possibilité d’incarner Zelda, Link Enfant et Ganondorf ainsi qu’avec un superbe remix du thème des palais de Zelda II, A Link to the Past est réédité sur Game Boy Advance le 2 décembre 2002 aux côtés d’un nouvel épisode se jouant uniquement en coopération. Intitulé Four Swords, il nécessite entre deux et quatre Game Boy Advance connectées et consiste en de simples puzzles à élucider à plusieurs dans des niveaux linéaires afin de sauver Zelda des griffes du sorcier Vaati. Le 18 mars 2004, The Legend of Zelda Four Swords Adventures embellit le moteur d’A Link to the Past sur GameCube et propose de nombreux niveaux à parcourir seul ou à plusieurs avec le même type de gameplay. Un mode compétitif permet notamment de se battre dans cinq arènes en utilisant des Game Boy Asvance comme manettes, qui servent aussi d’écran quand le joueur rentre dans certaines zones. En 2011, le premier Four Swords est réédité en téléchargement sur 3DS avec un mode solo permettant au joueur de contrôler simultanément deux Link. Il comporte également de nouveaux niveaux reprenant les graphismes des premiers épisodes de la saga.

Si Four Swords 3DS avait eu droit à une boîte…
Le retour du fond doré !

Le 13 décembre 2002, la saga tente un revirement avec The Legend of Zelda The Wind Waker, qui tranche fortement avec ses prédécesseurs pour sa direction artistique en cel shading et sa navigation sur une Hyrule submergée mettant à profit le contrôle du sens du vent. S’il a divisé les joueurs à sa sortie, cet épisode unique regorge de qualités à commencer par une jouabilité soignée, un univers dépaysant et un sentiment d’aventure fortement marqué par les voyages en bateau. On y retrouve également Tingle, petit homme vêtu de vert qui verra pas moins de trois jeux à son effigie entre 2006 et 2009 sur Nintendo DS : Tingle’s Rosy Rupeeland, Tingle’s Balloon Fight et Ripened Tingle’s Balloon Trip of Love. En 2013, The Wind Waker est remasterisé sur Wii U afin de booster les ventes de la machine. En plus des graphismes en haute définition et d’une bonne exploitation du gamepad pour gérer l’inventaire, il est désormais possible d’accélérer les voyages et même de naviguer librement sans tenir compte du sens du vent.

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Des couleurs bien plus vives pour mieux faire ressortir le bleu de la Wii U.
Link au sommet !

Au détour d’une invitation en tant que personnage jouable dans la version GameCube de SoulCalibur II en 2003, Link repasse par la case Game Boy Advance le 4 novembre 2004 pour un épisode exclusif intitulé The Minish Cap. Également développé par Capcom, il met de nouveau le héros face à Vaati dans une Hyrule peuplée de petits êtres invisibles à l’œil nu. Pouvant rapidement se transformer en Minish, Link traverse alors de somptueuses zones magnifiquement retranscrites en deux dimensions et parcourt une carte rappelant les belles heures de la Super Nintendo. Les clins d’œil aux épisodes précédents sont nombreux (les fragments du bonheur, le petit garçon au nez qui coule, les précis d’escrime) et de nouveaux objets comme le pot magique, le bâton sauteur et les griffes de taupe participent au renouvellement du gameplay.

Quand Link s’énerve, son bonnet sort le bec !
Loup argenté d’un côté, Link doré de l’autre.

Après un report d’un an qui n’a fait qu’amplifier son attente, The Legend of Zelda Twilight Princess arrive le 19 novembre 2006 pour le line-up de la Wii et la retraite de la GameCube. Successeur spirituel d’Ocarina of Time, il en reprend l’essence avec une plaine d’Hyrule renvoyant aux forêts, aux Gorons et au Zoras à dos d’une Épona depuis laquelle il peut combattre. La détection de mouvement est alors mise à profit pour les coups à l’épée et l’utilisation de certains objets comme l’arc et le grappin. Si des objets toujours plus novateurs comme l’aérouage, le boulet, le bâton Anima font leur apparition, le gameplay est surtout enrichi par la métamorphose de loup. Non sans rappeler Okami sorti quelques mois plus tôt, elle permet à Link de creuser, d’utiliser son odorat et bien sûr de combattre d’une toute nouvelle manière. Accompagné de l’attachante Midona, le joueur traverse des édifices mémorables tels la Tour du Jugement, le manoir des Pics Blancs où habite le yéti, un nouveau Temple du Temps et l’envoutante Célestia. Un an plus tard, un spin-off nommé Link’s Crossbow Training accompagne la sortie du Wii Zapper, un accessoire permettant d’utiliser le wiimote et le nunchuck comme un fusil pour tirer en plein écran. En 2016, Twilight Princess ressort également dans une version HD avec quelques ajouts sympathiques sur Wii U.

La réédition ou l’occasion inespérée d’imaginer une nouvelle couverture.
La colorisation bat son plein avec cette sympathique jaquette majoritairement dominée par l’eau.

Le 23 juin 2007, Nintendo tente de faire évoluer la saga sur Nintendo DS avec The Legend of Zelda Phantom Hourglass. Considéré comme une suite de The Wind Waker, il exploite efficacement les deux écrans et se joue au stylet aussi bien pour les déplacements que pour les attaques. S’il est toujours plaisant de naviguer sur une large étendue d’eau, l’univers se veut moins palpitant et les donjons moins inspirés. Le Temple du Roi des Mers, qu’il faut retraverser plusieurs fois en temps limité, s’avère notamment de plus en plus pénible. Moins convaincant que ses prédécesseurs, il obtient néanmoins une suite intitulée Spirit Tracks le 7 décembre 2009, qui choisit cette fois-ci de relier les zones par des voies de chemins de fer. Amusant durant quelques voyages, le concept montre rapidement ses limites et la Tour des Dieux tente péniblement de faire oublier les écueils de Phantom Hourglass avec une collaboration entre Link et l’esprit de Zelda enfermée dans une armure. Entre ces deux épisodes, Super Smash Bros. Brawl troque son Link Enfant contre le Link Cartoon de The Wind Waker en plus d’ajouter le Pont d’Ordinn et le Vaisseau Pirate comme nouvelles arènes.

La SNCF s’excuse de son retard et souhaite un joyeux quarantenaire à la saga !
Du doré +++ et un Link qui en jette !

Le 18 novembre 2011, The Legend of Zelda Skyward Sword compte bien exploiter le Wii Motion Plus pour parfaire l’aventure de cet unique épisode exclusif à la Wii. Revenant aux origines de la chronologie de la saga, il place Link comme habitant de l’île volante de Célesbourg devant chevaucher une créature volante afin de retrouver Zelda et d’anéantir les ténèbres dans le monde du dessous. Accompagné de la déesse Fay, il se retrouve face à Ghirahim, un monarque cherchant à libérer l’Avatar du Néant, entité à l’origine du terrible Ganon. Malgré une direction artistique travaillée et un univers original, Skyward Sword peine à convaincre à cause de sa jouabilité pénible et de ses situations qui manquent de renouvellement. Le Wii Motion Plus montre en effet ses limites par une surexploitation de l’utilisation de l’insecte volant et une précision anecdotique dans le maniement de l’épée. Les puzzles n’en finissent plus de puiser dans tout ce qui a déjà été fait et les zones parcourues manquent globalement de vie. Un jeu sur lequel Nintendo a beaucoup travaillé, qui comporte beaucoup de qualités mais ces dernières se marient mal entre elles. Un jeu au bilan mitigé dont la réédition Switch de 2021 permet de redécouvrir l’aventure sans passer par la détection ce mouvement.

Une affiche qui montre efficacement les concepts du jeu.

Le 22 novembre 2013, Nintendo effectue un retour aux sources exceptionnel sur Nintendo 3DS avec l’étonnant The Legend of Zelda A Link Between Worlds, qui tire parti de la 3D stéréoscopique pour des puzzles pensés verticalement dans les donjons. Présenté comme une suite d’A Link to the Past, il se déroule sur la même carte avec une progression très différente qui déroute brillamment les connaisseurs de l’épisode Super Nintendo. Si les objets s’avèrent rapidement disponibles afin de permettre au joueur de se rendre au palais de son choix dès la seconde partie du jeu, la réelle nouveauté de gameplay réside dans la transformation en peinture murale, qui multiplie les possibilités de déplacement. Avec son nouveau monde des ténèbres exquis de bout en bout, A Link Between Worlds a en réalité tout de l’excellent remake qu’on peut attendre d’une pointure comme A Link to the Past.

Link toujours au premier plan pour en découdre dans Super Smash Bros.
Si là ça ne bastonne pas, c’est qu’on n’y connaît rien !

Tandis qu’un ambitieux épisode se fait attendre sur Wii U, Nintendo multiplie les apparitions de la saga en 2014 à commencer par Super Smash Bros. 4, qui voit la Vallée Gerudo et la Locomotive des Dieux arriver comme arènes dans la version 3DS, ainsi que Célesbourg dans la version Wii U. À la même période, The Legend of Zelda puise dans Dynasty Warriors pour aboutir à un beat’em up survolté nommé Hyrule Warriors dans lequel le joueur combat des hordes d’ennemis avec différents héros. Un jeu très agréable qui obtient un upgrade 3DS en 2016 puis une version ultime sur Switch en 2018. Pour faire patienter les fans avant l’arrivée du futur épisode principal, Nintendo reprend le principe multijoueur de Fours Swords avec The Legend of Zelda Tri Force Heroes. Sorti sur 3DS le 22 octobre 2015, il permet la coopération jusqu’à trois joueurs dans niveaux sympathiques mais qui raclent pas mal les fonds de tiroir de la saga. Jouable en solo avec trois Link à contrôler, ses puzzles ne sont pas toujours palpitants malgré un univers graphique et musical plutôt soigné.

Mais où ont-ils donc enterré le quatrième !?
La liberté totale enfin retrouvée !

Le 3 mars 2017 marque l’arrivée de la Switch avec The Legend of Zelda Breath of the Wild comme fer de lance parallèlement à une version Wii U qui tient relativement bien la route. Nouvelle révolution depuis Ocarina of Time, ce nouveau jeu mise sur un open world gigantesque et terriblement dépaysant à explorer grâce à un gameplay qui met l’accent sur l’escalade et les interactions, sublimées par une direction artistique à couper le souffle. Offrant un sentiment de liberté incroyable, il revient tellement aux origines de la saga qu’il en change profondément la formule, avec de nombreux objets jetables et des palais bien plus courts pour laisser place à de nombreux sanctuaires truffés de puzzles à résoudre. Déconcertant à plus d’un titre, Breath of the Wild entame une nouvelle série de jeux se déroulant dans son univers. Outre l’apparition de la Tour du Prélude comme nouvelle arène dans Super Smash Bros. Ultimate en 2018, Hyrule Warriors effectue son retour en 2020 avec L’Ère du Fléau, préquel permettant de contrôler des personnages comme Link, Zelda, Impa et les quatre prodiges en plus de phases gameplay à bord des créatures divines. Un jeu défoulant qui ne brille pas vraiment par son intrigue, toujours aussi convenue avec une association des peuples d’Hyrule pour sceller le fléau Ganon.

Une suite ambitieuse avec des airs de redite.

Profitant de l’immense succès de la Switch, Nintendo revient aux amours de la 2D en 2019 avec un nouveau spin-off reprenant cette fois-ci le gameplay de Crypt of the NecroDancer. Dénommé Cadence of Hyrule, il peut être déroutant pour un habitué de la saga mais s’avèretrès prenant dans ses déplacements au rythme de la musique et ses jolis graphismes 16-bit se montrent des plus agréables. Le 12 mai 2023, soit plus de six ans après Breath of the Wild, la suite tant attendue arrive enfin avec The Legend of Zelda Tears of the Kingdom. Se déroulant de longues années plus tard, il offre au joueur le plaisir de reparcourir la même carte agrémentée de plusieurs archipels célestes et de redoutables abîmes. La quête principale se caractérise par la résolution de violentes intempéries auprès des Gorons, Zoras, Gerudos et autres Piafs avec une météo plus rude, des donjons bien plus complexes et de dangereux miasmes qui neutralisent les cœurs de celui qui y touche. Les anciens pouvoirs laissent place à l’Emprise, qui permet de déplacer et de confectionner toutes sortes d’objets par collage, l’Infiltration pour s’introduire dans un plafond et émerger au-dessus, l’Amalgame pour associer un objet à une arme et la Rétrospective qui inverse temporellement les déplacements de certains mécanismes. Tears of the Kingdom est toutefois loin d’être aussi impressionnant que son aîné. Malgré des innovations pertinentes, il se montre très similaire à ce dernier et s’étend bien trop sur la durée, au risque de provoquer la lassitude du joueur.

Un retour à la 2D avec Zelda à l’honneur.

Le 26 septembre 2024, soit cinq ans après le remake exemplaire de Link’s Awakening, la saga effectue son retour dans une formule à l’ancienne modernisée sous le nom de The Legend of Zelda Echoes of Wisdom. Pour la première fois dans la saga principale, il propose d’incarner la princesse Zelda à la recherche de Link et du roi d’Hyrule qui ont été aspirés par des failles maléfiques. Très agréable sur ses premières minutes, le jeu laisse une bonne place à l’exploration sur une carte pouvant rappeler celle d’A Link to the Past. La principale nouvelle mécanique vient d’un sceptre magique permettant de générer des copies d’objets et d’ennemis pour se défendre, ou d’accéder à de nouvelles zones. Si la forme d’épéiste à temps limité permettant d’attaquer à l’ancienne s’avère satisfaisante, elle fait aussi quelque part perdre son identité aux innovations du gameplay, qui se raccroche finalement à sa formule classique. Une peste Mojo propose en effet de mélanger divers ingrédients pour concocter des smoothies ayant des effets comme recharger des cœurs, augmenter la défense, résister au froid et accélérer certains déplacements. Non dépourvu de qualités, The Legend of Zelda Echoes of Wisdom reste loin de constituer une aventure aussi intense que celle des meilleurs épisodes. Très facile, il compose avec des musiques assez timides et manque de moments forts, son scénario restant vraiment anecdotique. Si incarner Zelda est un réel plaisir, le personnage est sans grande personnalité tant elle ressemble à un équivalent féminin de Link qui ne parle pas, là où elle brillait plusieurs fois par ses actes et ses répliques dans le passé. Un bon jeu qui rate le coche de devenir une grande référence de l’action aventure à l’ancienne.

Jamais une console n’avait accueilli autant d’épisodes !
Une jaquette de plus qui claque.

Le 5 juin 2025, Nintendo passe enfin à la neuvième génération avec la Switch 2, qui accueille des versions rehaussées de Breath of the Wild et Tears of the Kingdom dès son lancement. Alors qu’un troisième Hyrule Warriors intitulé Les Chroniques du Sceau paraît le 6 novembre 2025, la saga principale vogue vers de nouveaux horizons avec un film en prises de vue réelles prévu pour le 7 mai 2027. Mettant en scène les acteurs britanniques Benjamin Evan Ainsworth et Bo Bragason sans les rôles de Link et Zelda, sa réalisation est confiée à Wes Ball, connu pour la trilogie du Labyrinthe ainsi que La Planète des Singes Le Nouveau Royaume. Saga majeure de Nintendo, The Legend of Zelda n’a pas fini de nous en mettre plein la vue avec plus de vingt jeux principaux et de nombreux spin-off.


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Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

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