Demolition Man, de Marco Brambilla

 

Date de sortie : 7 octobre 1993 (États-Unis), 2 février 1994 (France)
Réalisateur : Marco Brambilla
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Wesley Snipes, Sandra Bullock, Rob Schneider
Genre : Action, science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Elliot Goldenthal

« Tu vas regretter ça le restant de ta vie, c’est à dire deux secondes ! »

Film d’anticipation parmi les plus cultes des années 1990, Demolition Man place Sylvester Stallone (Rambo, Cobra, Cliffhanger) dans la peau de John Spartan, un sergent de police aux méthodes bien trempées devant faire face à une prise d’otages menée par le psychopathe Simon Phoenix, interprété par Wesley Snipes (Jungle Fever, New Jack City, Les Blancs ne Savent pas Sauter). Mais suite à une explosion causant la mort de ces derniers, Spartan est condamné à soixante-dix ans de cryogénisation pour homicide par imprudence, considérant qu’il doit adoucir ses méthodes en subissant un lavage de cerveau qui devrait faire en sorte qu’il ne représente plus aucun danger pour son entourage. Le scénario bondit ensuite de 1996 à 2032 avec l’évasion de Phoenix, pourtant condamné à perpétuité, qui profite d’une visite médicale dévoilant que ses pulsions agressives sont toujours présentes.

Rob Schneider, immédiatement reconnaissable avec sa tête de vainqueur !
Un duo de choc !

Les scénaristes ont alors imaginé une mégalopole californienne fictive nommée San Angeles, plongée dans une société aseptisée où prononcer des injures est pénalement répréhensible (« Vous avez une amende d’un crédit pour infraction au code de moralité du langage ! ») et dans laquelle les policiers n’ont plus de réelle pratique car la violence n’existe plus, comme l’atteste la désinvolture d’un certain Erwin, joué par Rob Schneider (Maman j’ai Encore Raté l’Avion). Tandis qu’un criminel à l’ancienne comme Simon Phoenix est en cavale, la seule solution est d’offrir à John Spartan une libération conditionnelle afin qu’il l’arrête lui-même. Il fait alors équipe avec la lieutenante Lenina Huxley, interprétée par la jeune Sandra Bullock, qui signait son premier rôle phare avant des films comme Speed et Le Droit de Tuer. Précurseur dans la dénonciation d’un certain formatage de la société, Demolition Man montre en effet un résultat possible de la bienséance excessive qui consiste à interdire tout ce qui ne ressemble pas de près ou de loin à un Bisounours.

« Merci beaucoup, tronche de m*rde, casse-c***lles, p*tain de salop****, d’enc**** de machine à la mords-moi l’nœud… plus besoin de coquillages. »
Faire l’amour à distance, vous en rêviez ?

Proche de la société occidentale du XXIème  siècle (« Le monde est peuplé de couilles molles, c’est un remake de la petite maison dans la prairie avec des genres de pédales en robe longue. »), la manière de vivre à San Angeles va jusqu’à se montrer nostalgique de la fin du XXème siècle, comme en atteste le comportement de Lenina, qui affiche des posters de films des années 1980 dans son bureau en plus d’être fascinée par son coéquipier. Cette dernière estimant elle-même qu’il est dégoûtant de faire l’amour par transfert de fluides, il est désormais d’usage de le faire par ordinateurs interposés, ce qui n’est pas sans rappeler une certaine façon de faire à distance dans le film P.R.O.F.S. De même, de mystérieux coquillages remplacent étrangement le papier toilette, les interprérations sur la manière de les utiliser ayant nourri des débats pendant plus de vingt-cinq ans avant que Stallone ne dévoile quelques détails. Demolition Man s’imose alors sans nul doute une des œuvres les plus marquantes de sa filmographie !

Emmanuel Delextrat

Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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