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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Batman & Les Tortues Ninja, de Jake Castonera

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Date de sortie : 19 juin 2019 (1h 27min)
Réalisateur : Jake Castonera
Doubleurs VO : Troy Baker, Eric Bauza, Darren Criss, Kyle Mooney, Baron Vaughn, Andrew Kishino
Genre : Animation, super-héros
Nationalité : Américain
Compositeur : Kevin Riepl

Parce que tu trouves que je ressemble à une chauve-souris !?

Après Gotham by Gaslight et Batman Ninja, DC continue les adaptations particulières de l’homme chauve-souris avec un cross-over faisant venir les Tortues Ninja à Gotham City. En effet, Shredder a créé une alliance avec Ra’s Al Ghul afin de contrôler à la fois le Foot Clan et la Ligue des Assassins, en échange du mutagène transformant les gens en animal mutant. Le mélange des univers commence d’emblée avec un combat solide entre Batman et Shredder, puis un affrontement un peu plus burlesque entre le Pingouin et les quatre tortues. Bien sombre et sérieux, le film est très réussi grâce à un scénario cohérent et une coopération efficace entre les deux groupes de justiciers, le premier contact entre Batman et les tortues donnant un avant-goût combatif très appréciable de leur future relation sur le terrain.

Une rencontre d’anthologie !

Le character design rappelle les Batman à l’ancienne (malgré la couleur bleue de sa cape), les méchants étant facilement reconnaissables et les tortues ayant chacune leur personnalité propre. Leonardo suit son rôle de leader et s’énerve vite, Raphael reste solitaire et fougueux, Michelangelo le petit blagueur touche-à-tout du groupe et Donatello le plus réfléchi malgré sa boîte crânienne moins large que celle les autres. Si on ne trouve que Baxter Stockman comme autre personnage des Tortues Ninja en plus des soldats classiques, ce sont bien les ennemis habituels de Batman qui sont mis en avant. Et d’une manière bien particulière puisque Ra’s Al Ghul utilise la folie du Joker pour qu’ils mutent tous en un animal particulier et sèment la terreur à Gotham.

Que seraient les tortues sans leurs pizzas dégoulinantes de fromage ?
Batman contre le sinistre Shredder !

Ainsi, on retrouve Mister Freeze en ours polaire, Bane en guépard, Poison Ivy en plante carnivore, l’Épouvantail en corbeau, Harley Queen en chienne et le Joker en cobra. Double-Face a quant à lui deux têtes de hyènes siamoises à la place du visage pour mieux accentuer son caractère schizophrène, et Batman devient même un instant une chauve-souris mutante à l’image de son alter-ego Manbat. Les combats sont musclés, très bien animés et la violence laisse couler quelques gouttes de sang et même passer quelques meurtres durant l’infiltration à l’asile. Si Batgirl est bien présente, on ne sait pas où est Nightwing et c’est Damian Wayne qui fait ici office de Robin. Un dessin animé rafraîchissant qui met brillamment en valeur les deux univers côte à côte !

Comme s’ils ne faisaient déjà pas assez peur avant…

Hook ou La Revanche du Capitaine Crochet, de Steven Spielberg

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header hook

 

Date de sortie : 11 décembre 1991 (États-Unis), 1er avril 1992 (France)
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs principaux : Robin Williams, Dustin Hoffman, Bob Hoskins, Julia Roberts
Genre : Aventure
Nationalité : Américain
Compositeur : John Williams

Peter et sa famille.

Près de quarante ans après la popularisation de Peter Pan par Walt Disney, une suite intitulée Hook ou La Revanche du Capitaine Crochet et librement inspirée de l’œuvre de James Matthew Barrie paraît en film live sous l’objectif de Steven Spielberg (Les Dents de la Mer, Les Aventuriers de l’Arche Perdue, E.T. L’Extra-Terrestre). Interprété par Robin Williams (Popeye, Le Cercle des Poètes Disparus, Madame Doubtfire), Peter est devenu adulte, a fondé une famille, travaille comme avocat et semble avoir oublié ses aventures au Pays Imaginaire. Sous les traits de Dustin Hoffman (Papillon, Rain Man, Dick Tracy), le Capitaine Crochet se souvient quant à lui de tout et enlève les deux enfants de Peter pour le défier à nouveau. Alors que ce dernier était retourné à Londres, il retrouve sa chère Wendy, jouée par Maggie Smith (Othello, Le Choc des Titans, Sister Act), bien plus âgée que lui car ayant commencé à vieillir plus tôt.

L’emblématique Fée Clochette.
Les enfants perdus veulent s’assurer qu’il s’agit bien de Peter.

Hook est l’occasion de retrouver l’esprit bon enfant caractéristique du style de Spielberg, avec l’émotion ressentie lors des retrouvailles et la transposition de l’univers de Peter Pan en véritable film d’aventure ayant aussi bien enfants et adultes comme public cible. La rigidité de l’esprit adulte est ici remise en question avec un Peter Banning plutôt sévère qui nie avoir vécu de telles choses et qui demande à ses enfants de grandir lorsque ceux-ci s’amusent. Arrivé au Pays Imaginaire, il est mis à l’épreuve par les enfants perdus et commence petit à petit à avoir une pensée agréable pour voler de nouveau, aidé par la Fée Clochette sous les traits de Julia Roberts (Pretty Woman, L’Expérience Interdite).

Le succulent Monsieur Mouche !
Un Crochet mémorable.

Dustin Hoffman offre une interprétation mémorable du Capitaine Crochet grâce à un costume et un comique très fidèles à la version de Disney. Son entourage est enrichi par la présence de son bras droit, l’inoubliable Monsieur Mouche, pour un des meilleurs rôles de la carrière de Bob Hoskins (Othello, Brazil, Qui veut la Peau de Roger Rabbit ?). Si le crocodile ayant mangé sa main n’est pas présent et sans doute même mort, le clin d’œil est bien là avec la statue du même animal donc le museau tombe sur Crochet à la fin de la dernière bataille. Les musiques de John Williams, grand habitué des films du réalisateur, renforcent encore plus la dimension aventure et onirique de l’œuvre. Adulé dès sa sortie, Hook est très rapidement devenu un classique du genre et un des films préférés des enfants ayant grandi pendant les années 90.

 

Simetierre (2019) de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer

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Date de sortie : 10 avril 2019 (1h 41min)
Réalisateurs : Kevin Kölsch et Dennis Widmyer
Acteurs principaux : Jason Clarke, Amy Seimetz, John Lithgow, Jeté Laurence
Genre : Épouvante
Nationalité : Américain
Compositeur : Christopher Young

Une famille tout ce qu’il y a de plus normal.

Remake du film adapté de Stephen King sorti trente ans plus tôt, Simetierre se contente de reprendre très classiquement le scénario impliquant la famille Creed dans des événements morbides autour d’un cimetière pour animaux ressuscitant ceux que l’on y enterre. Jason Clarke (Gatsby le Magnifique, Terminator Genisys, Enfant 44) y joue le rôle de Louis Creed, accompagné de sa femme Rachel, de ses deux jeunes enfants et de leur chat. Leur voisin Jud Crandall est cette fois-ci interprété par John Lithgow (Cliffhanger, La Planète des Singes Les Origines, Interstellar), personnage tout aussi étrange et inquiétant que dans le film de 1989.

De magnifiques jeux d’ombres et de lumières renforçant l’immersion.

Si, dans un premier temps, le film paraît bien trop similaire à son modèle, le remplacement de Gage par Ellie comme victime de la circulation change la donne pour la suite. Le tabou du retour à la vie est certes traité de façon similaire mais à travers la résurrection d’une petite fille en plus du chat. Les réalisateurs insistent davantage sur les actions horrifiques de cette dernière, qui rappelle certaines icônes de films d’épouvante comme L’Exorciste, Esther et Sinister. Les enfants munis de masques représentant des animaux sont cette fois-ci bien plus présents pour renforcer le sentiment de malaise via leur proximité affective avec l’animal mort. Très réussi, le gore participe à l’immersion générale, notamment avec le fantôme de l’étudiant Victor Pascow, complètement défiguré sur un côté du visage.

« Il y a quelque chose dans cette forêt, quelque chose qui fait revenir la vie. »
Les enfants au cœur de la mythologie des lieux…

Le background de Rachel Creed est étoffé concernant sa sœur malade qui hante encore ses nuits. Les flash-back la mettant en scène sont plus prenants et ses cauchemars insistent davantage sur la culpabilité qu’elle a d’avoir provoqué sa mort, notamment avec la séquence du monte-charge avec les mains sortant sur les côtés juste avant son visage, figure démoniaque non sans rappeler Sadako de la trilogie Ring. Le film vaut donc surtout pour sa deuxième moitié, les meurtres s’arrivant pas dans le même ordre et n’étant pas engendrés de la même manière. Sans parler de l’atmosphère morbide qui insiste jusqu’au bout tandis que la famille entière revient vers le pauvre petit Gage Creed alors enfermé dans la voiture par sécurité. Un remake convaincant !

« C’est complètement naturel, comme la mort est naturelle. »

 

Le Livre de la Jungle (1967) de Wolfgang Reitherman

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Date de sortie : 18 octobre 1967 (États-Unis), 4 décembre 1968 (France)
Réalisateur : Wolfgang Reitherman
Doubleurs français : Pascal Bressy, René Arrieu, Claude Bertrand, Jean Martinelli, Roger Carel, José Bartel
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeurs : George Bruns, Walter Sheets (orchestrations), Evelyn Kennedy (montage sonore), Terry Gilkyson, Richard M. Sherman et Robert B. Sherman (chansons)

Bagheera, la panthère mentor.

Inspiré du roman éponyme de Rudyard Kipling, Le Livre de la Jungle est un grand classique des longs métrages Disney datant de 1967, avec ses dessins crayonnés qui dégagent un fort cachet, que l’on retrouve chez d’autres disneys contemporains tels Merlin l’Enchanteur, Les Aristochats et Robin des Bois. L’histoire met en avant Mowgli, un petit garçon abandonné alors qu’il n’était encore qu’un bébé, recueilli par la panthère Bagheera et confié à une famille de loups qui va l’élever jusqu’à ce qu’il doive partir pour rejoindre un village humain dans la jungle afin d’échapper à Shere Khan, le tigre qui craint les hommes et leur capacité à faire du feu. Âgé d’environ sept ans, le « petit d’homme » est souple, téméraire et cherche à apprendre à se débrouiller tout seul car il se sent trop épaulé par Bagheera, c’est pourquoi il lui préfère rapidement l’ours Baloo, bien plus cool et moins sévère.

« La patrouille des éléphants s’achemine pesamment, la trompe en avant, les oreilles au vent… »
« Aie confiannnnnnnce, crois-en moi… »

Mowgli rencontre plusieurs autres animaux pendant son petit périple : la patrouille des éléphants dirigée par le colonel Hathi et dont son fils de la taille de Mowgli fait partie, le boa Kaa qui tente de l’hypnotiser pour le dévorer, le roi Louie et sa tribu de singes cherchant à devenir un homme (les primates étant souvent considérés comme étant l’espèce la plus proche de l’homme) et la troupe de vautours qui vont l’aider entre deux jets d’humour noir. S’il a pu vieillir au niveau du rythme qui peut parfois paraître lent, Le Livre de la Jungle regorge de qualités au niveau des personnages et de leurs attributions musicales. La chanson la plus connue, « Il en faut peu pour être heureux », respire la bonne humeur que Baloo transfère à Mowgli, ce dernier la reprendra même plus tard alors que Baloo aura pour une fois quelque chose de sérieux à lui dire, tout comme le duo Baloo Bagheera à la fin. « La Patrouille des Éléphants », également réitérée plus tard, met une bonne ambiance avec sa personnalisation de l’armée mais aussi une bonne dose d’humour avec leur dégaine, l’inspection des rangs du colonel et Mowgli qui les imite.

Un peu d’eau fraîche et de verdure…
« Je suis le roi de la danse, la jungle est à mes pieds. De la puissance je suis au plus haut, pourtant je dois vous envier ! »

Kaa est sans doute un des meilleurs personnages du Livre de la Jungle, une sorte de méchant qui n’en est pas vraiment un tant il fait rire avec sa voix de lupin zozotante, ses yeux ronds en spirale et la longueur de son corps, notamment quand il n’en finit plus de tomber de l’arbre et qu’il repart comme s’il était rouillé et avec un nœud à sa queue. Sa célèbre chanson « Aie Confiance ! » illustre parfaitement son écriture à la fois drôle et traîtresse, et le tigre Shere Khan utilise même la partie de son corps qui pendouille comme sonnette pour s’adresser à lui. Très bonne également, « Être un Homme comme Vous » chantée par le roi Louie respire tout le comique du personnage, accompagnée de la course poursuite qui s’ensuit pendant laquelle chaque personnage s’empare de Mowgli l’un après l’autre, avec Baloo qui se prend des coups et Louie qui exprime clairement sa nature définitivement animale en riant de ses chatouilles.

Shere Khan et ses arguments très persuasifs…

 

Les vautours annoncent l’incertain.

Bagheera et Shere Khan sont des personnages plus sérieux qui ne chantent que pour de petites reprises. Bagheera est un peu comme un père qui veille de loin sur Mowgli en faisant attention à ce que Baloo ne lui apprenne pas n’importe quoi ; c’est pourtant ce dernier que le petit d’homme appelle « Papa ours ». Il tire parfois une tête sérieuse suivie d’une plus narquoise quand il a une remarque à lui faire (animations reprises du personnage de Kay dans Merlin l’Enchanteur), et sa voix assez grave marque bien son rôle de mentor. Shere Khan est quant à lui un méchant classique tout ce qu’il y a de plus rusé et puissant, dont le charisme sera des années après repris pour Scar dans Le Roi Lion (tout comme Bagheera peut rappeler certains lions). Ses attaques contre Baloo sont d’ailleurs particulièrement violentes et tous doivent prêter main forte à Mowgli afin qu’il s’en sorte. Il parvient cependant un peu trop rapidement à en venir à bout en attachant une branche enflammée à sa queue.

Le feu, seul point faible du tigre.
« Ne t’occupe pas de ces créatures, elles attirent toujours les pires embêtements ! »

À côté de toutes ces chansons, il ne faut pas oublier l’élégie des vautours sur l’amitié, bien marquante pendant ce passage assez triste, ainsi que celle de la petite fille tout à la fin, très émouvante malgré le grotesque cliché que ses paroles décrivent tant sa voix est pleine de vie et de sincérité. Mowgli est alors déboussolé de voir un autre humain pour la première fois, qui plus est une fille, pour qui il semble avoir un certain coup de cœur bien qu’il hésite à aller la rejoindre, à la fois par peur et à cause de l’attachement qu’il a pour la jungle et ses compagnons. Beaucoup de richesse dans ce Livre de la Jungle, qui aura également été marqué par la mort de Walt Disney peu avant sa sortie. De loin un des meilleurs disneys de son époque !

Un duo emblématique !

After – Chapitre 1, de Jenny Gage

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Date de sortie : 17 avril 2019 (1h 46min)
Réalisateur : Jenny Gage
Acteurs principaux : Josephine Langford, Hero Fiennes-Tiffin, Dylan Arnold, Shane Paul McGhie
Genre : Thriler romantique
Nationalité : Américain
Compositeur : Justin Caine Burnett

La petite fille modèle dont le quotidien va être bouleversé…

Adapté du roman éponyme écrit par Anna Todd cinq ans plus tôt, After est un thriller romantique dans la lignée d’un Cinquante Nuances de Grey pour ses thématiques autour de l’attachement féminin à un homme dérangé et ténébreux. Débuté par une simple fanfiction sur la plateforme Wattpad, il met en scène de jeunes étudiants tout juste sortis du lycée à la recherche de leur identité affective. Josephine Langford (qui avait déjà fait une apparition dans le film I Wish) y joue Theresa Young, l’archétype de la jeune fille mignonne, timide et innocente qui débarque sur le campus universitaire au milieu de filles plus âgées et provocatrices du haut de leurs accoutrements sexy. Son petit ami Noah, interprété par Dylan Harnold (Girls Only, Halloween), fait tellement gamin et discret qu’on croirait qu’il s’agit de son frère ou d’un simple ami.

Mais qu’est-ce que je fais encore avec un looser pareil ? En plus, il est plus jeune que moi…
Pourquoi continuer à travailler alors qu’on peut sortir avec une belle tenue aguicheuse ?

Sous les traits d’Hero Fiennes-Tiffin (Tom Jédusor jeune dans Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé), Hardin Scott est quant à lui l’archétype du bad boy cherchant à se construire une réputation en séduisant un grand nombre de filles sans jamais s’attacher, ses meilleures armes étant son regard ténébreux, son arrogance provocatrice et son indispensable blouson de cuir. Évidemment, Tessa va être fortement attirée par sa personnalité pourtant si détestable et tout remettre en cause jusqu’à tromper son copain avec qui sa mère, jouée par Selma Blair (Scream 2, Sexe Intentions, Hellboy), lui avait pourtant promis un avenir tout tracé. Derrière ses airs de fausse romance édulcorée pour adolescents, le film traite de thématiques relationnelles intéressantes qui reflètent bien des maux de la société du XXIème siècle. En effet, le scénario fait se confronter deux éducations diamétralement opposées : d’une part la fille tout innocente qui croit bien faire en laissant sa mère l’ayant quasiment élevée seule) décider à sa place, et d’autre part le mec qui enchaîne les conquêtes avant de mettre fin à ses soi-disant relations par un simple claquement de doigt en s’imaginant que ça le rendra plus fort et qu’il a le pouvoir de tout contrôler.

Qui pourrait résister à un bad boy pareil !?
Rien de tel que des citations des Hauts de Hurlevent et d’Orgueil et Préjugés pour attiser l’excitation.

En parallèle de cette critique de l’état sentimental de la société actuelle, le film pose la question de la difficulté des rapports aux autres à travers l’exemple des filles en manque de sensation qui se sentent obligées de délaisser leur copain (souvent qualifié de trop gentil ou de pas assez mature comme semble l’être Noah) en préférant un bad boy tatoué qui, en apparence seulement, semble bien plus adulte et téméraire. Bien que Tessa reconnaisse avoir trahi Noah, elle le mentionne étrangement comme étant son meilleur ami, amalgame révélateur qui pose bien des questions sur la frontière entre amour et amitié (et qui pourrait même expliquer le fait qu’elle n’ait jamais eu de relations sexuelles avec ce dernier, Hardin constituant sa première expérience lors de séquences torrides qu’on ne voit qu’au cinéma). Excessivement classique, prévisible et commercial, After vaut essentiellement pour les thématiques qu’il ose illustrer à travers ses personnages.

Que serait une romance digne de ce nom sans une emblématique scène aquatique ?

Simetierre (1989) et sa suite, de Mary Lambert

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L’adaptation d’origine

 

Date de sortie : 17 janvier 1990 (1h 42min)
Réalisateur : Mary Lambert
Acteurs principaux : Dale Midkiff, Denise Crosby, Fred Gwynn, Brad Greenquist
Genre : Épouvante
Nationalité : Américain
Compositeur : Elliot Goldenthal

Un cimetière tout ce qu’il y a de plus normal…

Adaptation du roman éponyme de Stephen King paru six ans plus tôt, Simetierre raconte l’histoire de la famille Creed venant s’installer dans la campagne du Maine. Près de leur maison se trouve un petit chemin menant à un cimetière d’animaux domestiques bâti sur d’anciennes terres sacrées indiennes. Le couple est composé d’une femme et d’un jeune médecin assez rigide, ainsi que de deux jeunes enfants, Gage et Ellie, et leur chat gris. La dangerosité des lieux est montrée d’emblée avec l’étroitesse de la route et les immenses camions qui y passent, le petit Gage manquant de se faire renverser en étant comme attiré par quelque chose.

« Chacun enterre ses morts. »

Leur seul voisin, le vieux Jud Crandall, renforce la mythologie macabre des lieux en racontant les origines du cimetière, mal orthographié sur la pancarte car il s’agissait de jeunes enfants qui enterraient leurs animaux écrasés. Le film traite alors du tabou du retour à la vie, avec les morts successives du chat et du jeune garçon, qui sont ressuscités grâce à un enterrement dans une arrière-zone du cimetière décorée d’une traînée de pierres comme pour mettre en scène une sorte de rite. L’évidence finit par arriver : le chat réapparaît mais avec une odeur putride et une certaine agressivité, ses yeux brillant en doré sous certains plans. La narration devient alors de plus en plus gore, en plus de l’étudiant Victor Pascow qui revient hanter l’esprit de Louis Creed avec son cerveau apparent.

Attention, chat méchant !
Chucky, le retour.

Gage revient lui-même dans la maison avec des plans suggestifs ne laissant par apparaître le haut de son corps, l’intensité du suspense étant efficacement maintenu par les musiques du film, frissonnantes grâce à l’utilisation de chœurs d’enfants. Son comportement mélangeant psychopathie et émotions infantiles rappelle en partie la figure de Chucky, sorti l’année précédente. La folie clôt brillamment ce scénario perturbé avec une nouvelle résurrection à l’orbite coagulante et une embrassade passionnelle renforçant l’envie de tuer. Un bon classique de l’épouvante !

La relation passionnelle à travers le gore !

 

 

La suite inédite

 

Date de sortie : 24 février 1993 (1h 36min)
Réalisateur : Mary Lambert
Acteurs principaux : Anthony Edwards, Edward Furlong, Clancy Brown, Jared Rushton
Genre : Épouvante
Nationalité : Américain
Compositeur : Mark Governor

Un protagoniste badass !

Dans la droite lignée de son prédécesseur, Simeterre 2 met en scène deux nouvelles familles avec une bande d’enfants vivant non loin du fameux cimetière d’animaux. Interprété par le jeune Edward Furlong, qui avait fait ses débuts avec le rôle de John Connor dans Terminator 2, Jeff Matthews emménage avec son père vétérinaire suite à la mort accidentelle de sa mère lors d’un tournage. La mise en scène de l’électrocution avec des gros plans saccadés et douteux annonce d’emblée le côté série B du film et une esthétique toujours aussi sanglante. Jeff sympathise avec Drew de la famille Gilbert, dont le beau-père Gus, joué par Clancy Brown (Highlander), utilise son statut de shérif pour se comporter de manière autoritaire, méprisante et de plus en plus violente avec ce dernier.

Coucou, tu me reconnais ?

Le film montre davantage l’histoire du point de vue des enfants, Jeff et Drew étant malmenés par un groupe de jeunes dirigés par un caïd sous les traits de Jared Rushton (Big, Chérie j’ai rétréci les Gosses), reconnaissable avec sa face insolente et sa boucle d’oreille en forme de croix. Le retour à la vie est cette fois-ci traitée de manière plus léger, mais avec un côté dramatique qui maintient son effet. Après le chien, c’est le shérif lui-même qui perd la vie avant d’être ressuscité et de devenir le principal prédateur des lieux. Il devient alors un dangereux personnage entre l’homme et le zombie, tantôt comique au point de laisser tomber le repas de sa bouche en riant, tantôt sérieux du haut de son regard un poil dérangé.

Clancy Brown, le délire incarné !
Un rendu gore qui ne faiblit pas…

Les morts et les résurrections s’enchaînent alors, avec des meurtres allant jusqu’au broiement d’un visage avec la roue tournante d’un scooter. Les perturbations des personnages sont également mis en avant, notamment grâce à des scènes de cauchemar dans lesquelles un être proche est parfois montré dans une posture à caractère sexuelle, avec le chien qui surgit au réveil, ses yeux rouges brillant dans le noir de manière inquiétante. Jeff est particulièrement marqué par la mort de sa mère, et ce jusqu’à la fin alors qu’il semble comme ensorcelé par les événements macabres, dont la réapparition de sa mère dans une attitude défiant toute apparence. Une suite classique et honorable comme on en voit souvent dans le cinéma d’horreur.

« On dirait que t’es à court de munitions ;D »

 

Dumbo (2019) de Tim Burton

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Date de sortie : 27 mars 2019 (1h 52min)
Réalisateur : Tim Burton
Acteurs principaux : Colin Farrell, Danny DeVito, Michael Keaton, Eva Green
Genre : Fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Danny Elfman

Un cirque dans la tourmente.

À la suite d’un Big Eyes au style particulier et d’un Miss Peregrine et les Enfants Particuliers assez peu convaincant, Tim Burton revient à ses fondamentaux avec son traitement habituel d’une créature repoussée par tous pour ses difformités. Il choisit pour cela la figure de Dumbo, popularisée par Walt Disney pas moins de soixante-dix-huit ans auparavant, dont il reprend l’intrigue tout en enrichissant le background par sa touche personnelle. Ce retour aux sources est notamment marqué par le retour de deux de ses anciens acteurs fétiches qui ne s’étaient pas retrouvés sur un même tournage depuis le chef-d’œuvre Batman Returns : Michael Keaton (Beetlejuice, Batman) dans le rôle de V.A. Vandevere, businessman opportuniste cherchant à racheter le cirque en difficulté par tous les moyens, et Danny DeVito (Mars Attacks, Big Fish) dans le rôle du propriétaire Max Medici.

Dumbo particulièrement attendrissant.
Michael Keaton toujours magistral dans ses rôles les plus véreux.

Tim Burton reprend également Eva Green (Dark Shadows, Miss Peregrine et les Enfants Particuliers) pour jouer la trapéziste Colette Marchant accompagnant Vandevere afin de dompter Dumbo. Mais c’est pourtant bien Colin Farrell (Dans l’Ombre de Mary, Les Proies, Les Veuves) qui est mentionné en premier pour son interprétation d’Holt Farrier, un soldat veuf de retour de la guerre et père de deux jeunes enfants travaillant dans le cirque. Si madame Jumbo accouche cette fois-ci réellement de son petit, on trouve surtout de nombreuses similitudes avec l’histoire d’origine, à commencer par le regard et les barrissements terriblement tristes de Dumbo, qui provoque une émotion autrement plus intense que chez son modèle.

Cette esthétique de regard torturé terriblement réussie !
La prestance d’Eva Green à nulle autre pareille.

Et tandis qu’il commence à voler bien plus rapidement, le scénario ne s’arrête pas là et continue de plus belle avec l’arrivée de Vandevere, dont la moustache et la mèche semblent montrer qu’il s’agit d’une caricature de Walter Elias Disney en plus du cynisme dont le personnage fait preuve. Si Timothée est bien présent sous forme de petite souris qui ne parle pas et reconnaissable avec son accoutrement rouge, ce sont surtout les deux enfants qui sortent le petit éléphant de sa solitude. Le casting est enrichi d’un banquier joué par Alan Arkin (Edward aux Mains d’Argent) aux soldes de Vandevere et de plusieurs personnages d’une troupe bien solidaire, dont un Hindou sous les traits de Roshan Seth (Indiana Jones et le Temple Maudit, Street Fighter L’Ultime Combat).

Pour l’amour d’un petit animal.
Des retrouvailles fracassantes !

Tim Burton renoue avec son savoir-faire d’antan : l’ambiance se veut bien plus sombre et grave que dans le film de 1941, avec un accent particulièrement mis sur le rejet de l’être différent, rappelant d’autant plus son cachet du début des années 1990. L’inversion des rôles d’adjuvant et d’antagoniste entre Michael Keaton et Danny deVito est d’autant plus surprenante que les mélodies de Danny Elfman subliment encore plus le côté fantastique de l’œuvre. Seul bémol : le film reste encore trop gentillet et il aurait été appréciable que le scénario reste tragique jusqu’au bout, pour marquer encore plus le fatalisme du personnage à la manière d’un Edward ou d’un Pingouin. Une très belle revalorisation de ce grand classique par un réalisateur de talent !

 

Dumbo (1941) de Ben Sharpsteen

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Date de sortie : 23 octobre 1941 (1h 04min)
Réalisateur : Ben Sharpsteen
Doubleurs français : Camille Guérini, Maurice Nasil, Zappy Max, Germaine Kerjean
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeurs : Ned Washington (paroles), Frank Churchill et Oliver Wallace (musique), Edward H. Plumb (orchestrations)

La fameuse légende des cigognes livreuses de bébés…

Quatrième classique d’animation Disney, Dumbo reprend le concept du Vilain Petit Canard avec un éléphanteau raillé par ses semblables pour la grandeur anormale de ses oreilles. Basé sur le roman pour enfants éponyme d’Helen Aberson paru deux ans plus tôt, sa production avait été engagée dans l’idée de compenser les faibles recettes de ses deux prédécesseurs, Pinocchio et Fantasia, pourtant tellement adulés des années plus tard, ce qui explique sa brièveté (64 minutes), la simplicité de son scénario et le sentiment d’inachevé qu’il peut laisser après un visionnage complet. L’histoire prend place en Floride, alors que des cigognes livrent leurs bébés aux animaux d’un cirque. Mais une éléphante, madame Jumbo, ne reçoit le sien qu’après le départ du cirque par une cigogne égarée, pour encore plus marquer sa différence. Moqué par les autres mères, il est rapidement surnommé Dumbo, assimilant le nom de sa mère avec l’adjectif « dumb », qui signifie « stupide » en anglais. Rapidement séparé de cette dernière, il est alors confronté seul au reste du monde, ce qui n’est pas sans rappeler le personnage de Babar, jeune éléphant apparu dix ans plus tôt ayant des problématiques similaires.

« Mon tout petit… »
Sans aucun doute la recherche de contact la plus touchante du scénario.

La tristesse est sans doute le sentiment le plus marqué au souvenir d’une telle œuvre. Symbolisée à elle seule par la chanson « Mon tout petit », elle pointe du doigt la bêtise des gens dans la norme incapables d’accepter les personnes différentes, notamment en ce qui concerne les handicaps physiques. Si elle atteint son paroxysme avec l’emprisonnement de la mère de Dumbo dans un wagon suite à la soi-disant folie dont elle a fait preuve en cherchant à la protéger, la joie et la lumière sont bien plus présentes dans le reste du film, notamment à travers d’autres chansons comme « Voici le messager » et « Voir voler un éléphant ». Sorte de quête initiatique, le film montre d’abord les pérégrinations de son héros pour mieux le voir réussir en se servant de son prétendu handicap comme un atout pour devenir l’animal numéro un des spectacles du cirque. Dumbo prend notamment confiance en sa capacité à voler grâce à la symbolique de la plume, dont son ami la souris Timothée se sert pour l’aider à oser.

Un air de Stromboli ?
Toute ressemblance avec un fameux personnage de la future Boîte à Musique serait fortuite.

D’autres passages plus graves font également la qualité du film, comme la chanson « On doit dresser le chapiteau », mais surtout « La marche des éléphants », avec ses animaux roses et difformes sortis tout droit d’un effet de drogue. Si Dumbo rejoint Pinocchio sur ces deux derniers points (le personnage allié servant de  conscience et la consommation nocive qui fait tourner la tête), il s’en rapproche également par sa narration atypique et le sentiment d’œuvre inachevée qu’il peut laisser derrière lui. Car oui, le film est vraiment court et se termine façon très happy end dès lors que Dumbo apprend à voler, ce qui est d’autant plus dommage car c’est à partir de ce passage-là que commence son réel potentiel, comme l’a d’ailleurs très bien compris le remake live de Tim Burton. S’il est loin de faire partie des meilleurs disneys parmi les longs métrages animés numérotés, il figure parmi les plus emblématiques et représentatifs d’une époque contemporaine à la seconde guerre mondiale où tout restait encore à faire au niveau de l’animation.

« Voir voler un éléphant ! »

After.Life, d’Agnieszka Wojtowicz-Vosloo

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Date de sortie : 18 juillet 2012 (1h 44min)
Réalisateur : Agnieszka Wojtowicz-Vosloo
Acteurs principaux : Christina Ricci, Liam Neeson, Justin Long, Chandler Canterbury
Genre : Thriller horrifique
Nationalité : Américain
Compositeur : Paul Haslinger

Christina Ricci au cœur de son élément.

Réalisé par l’américano-polonaise Agnieszka Wojtowicz-Vosloo, After.Life est un thriller horrifique qui se veut dérangeant en parlant du passage de la vie à la mort d’une manière particulière. Sous les traits de Christina Ricci (La Famille Addams, Casper, Monster), Anna subit un accident de voiture et se réveille dans une étrange pièce où un mystérieux personnage interprété par Liam Neeson (Kingdom of Heaven, Batman Begins, Taken) recoud ses blessures et maquille son visage pour la préparer à son enterrement. Ne croyant pas à sa mort, elle tente de trouver un moyen de comprendre la situation et de fuir du funérarium tandis que le directeur lui fait savoir qu’il est le seul à la voir bouger et à pouvoir communiquer avec elle. Pendant ce temps, son fiancé Paul, joué par Justin Long (Die Hard 4, Jusqu’en Enfer, La Conspiration), ne parvient pas non plus à croire à la situation et mène sa propre enquête.

« Il faut vous faire belle pour votre enterrement… »
« Tuer… mais serais-je déjà morte ? »

À la fois macabre et fantastique, After.Life oscille entre passages de la vie réelle et séquences paranormales avec quelques plans à glacer le sang. Sans égaler les classiques du genre, l’intrigue sait tenir en haleine et immerger le spectateur dans un univers glauque qui semble pourtant bien réel. Le duo créé par Christina Ricci et Liam Neeson fonctionne parfaitement grâce aux au grand talent des deux acteurs. À la manière d’un Shutter Island, le film cherche à faire douter à chaque instant de la situation. Anna est-elle réellement morte ou cherche-t-on à lui faire croire pour mieux se servir d’elle ? Le fait que Paul l’entende parfois très légèrement quand elle s’exprime de loin tendrait à dire que oui, rien n’étant moins sûr…

« C’est l’image qu’ils garderont de vous… »

 

Captain Marvel, d’Anna Boden et de Ryan Fleck

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Date de sortie : 6 mars 2019 (2h 04min)
Réalisateur : Anna Boden et Ryan Fleck
Acteurs principaux : Brie Larson, Samuel Jackson, Jude Law, Ben Mendelsohn
Genre : Super-héros, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Pinar Toprak

Chercher à faire impressionnant avec une technique vue et revue…

Personnage à l’identité tumultueuse issu de la compagnie éponyme, Captain Marvel a été le nom de plusieurs personnages dans les comics et c’est l’histoire de Carol Danvers, interprétée par Brie Larson (Scott Pilgrim, Le Château de Verre, Kong Skull Island), que les réalisateurs ont choisi de raconter. Le film commence d’emblée avec une héroïne possédant déjà ses pouvoirs, son background étant dévoilé bien plus tard à l’aide d’un flashback. On trouve Nick Fury toujours joué par Samuel Jackson (Kong Skull Island, Les Indestructibles 2, Glass), le commandant de la Starforce sous les traits de Jude Law (Spy, Le Roi Arthur La Légende d’Excalibur, Les Animaux Fantastiques 2) ainsi qu’à la tête de la race des Skrulls, le dangereux Talos interprété par Ben Mendelsohn (Rogue One, Ready Player One, Robin des Bois). Le premier écueil du film est sa concentration sur la guerre entre les Krees et les Skrulls, ces derniers ayant un design à peine meilleur que celui de Piccolo dans Dragon Ball Evolution, avec une écriture banale et des personnages manquant fortement d’originalité et de charisme.

Quoi de mieux qu’un chat pour amuser la galerie quand la narration n’est pas à la hauteur ?
Un air de Satan Petit Cœur dans Dragon Ball Evolution

Si l’affiche du film claque plutôt pas mal, Brie Larson manque de dynamisme et n’a pas une personnalité assez forte pour rendre son personnage suffisamment intéressant, là où Gal Gadot est clairement à la hauteur côté DC malgré un film Wonder Woman relativement mainstream. Le scénario de Captain Marvel manque d’intérêt et son univers ressemble à une imitation au rabais de classiques comme Star Wars, ou Mass Effect côté jeux vidéo. La technique n’a rien d’exceptionnel et l’humour laisse vraiment à désirer, mention spéciale au chat qui se balade façon vidéo YouTube random pour tout à coup dévorer ce qu’il y a en face en faisant sortir des tentacules de sa tête. Et ce n’est pas le fort sympathique hommage à Stan Lee dans le générique du film qui va le sauver de la médiocrité…

Tu les aimes, mes lentilles volcan achetées à La Fête Pétillante ?