La Tortue Rouge, l’amour est une île

Réalisé par Michael Dudok de Wit, Studio Ghibli, Sortie le 29 juin 2016

tortue rouge 1

Attention, chef d’œuvre ! Trouver un film d’animation dans la sélection officielle de Cannes (catégorie « Un certain regard ») n’est déjà pas monnaie courante, mais quand en plus ce film obtient le Prix Spécial Un certain regard, ça interpelle, forcément. Et si nous ajoutons que pour réaliser ce premier long métrage (remarqué pour son court « Le moine et le poisson »), le néerlandais Michael Dudok de Wit a été approché par le Studio Ghibli (faut-il rappeler que c’est dans ce studio que Miyazaki a donné vie à des mythes comme le Voyage de Chihiro ou Princesse Mononoké ?), il est facile de percevoir l’excitation autour de ce projet.

Tortue rouge 2

Un homme se retrouve échoué sur une île sauvage. Il tente de survivre, il essaie de retrouver le continent et la civilisation. Les tentatives sont multiples, le héros acharné, mais rien n’y fait, il est contraint de rester au milieu de cette nature luxuriante et des différents animaux sauvages. Jusqu’au jour où notre Robinson se retrouve nez à nez avec une tortue rouge qui va changer son existence…

Fusion x64 TIFF File

Comment expliquer ce voyage magique d’une heure vingt ? Tous les choix du réalisateur sont dans le même registre : à la fois profonds et sans fioritures. Dès les premières images, le spectateur est happé avec douceur dans un autre monde. Le graphisme est aussi simple que riche. Les teintes et les couleurs, très travaillées, touchent souvent au sublime. Le cadrage, réfléchi, propose un subtil équilibre entre les héros et la nature qui l’entoure. L’animation, minimaliste, va à l’essentiel et permet de se concentrer sur le fond. La musique, exceptionnelle, rythme un film sans dialogue avec énormément de nuances et d’intensité. Une épopée poétique à ne pas rater !

 

City Zen

Nicolas, 37 ans, du Nord de la France. Professeur des écoles. Je suis un cinéphile éclectique qui peut alterner entre blockbusters, films d’auteur, films français, américains, petits films étrangers, classiques du cinéma. J’aime quand les films ont de la matière : matière à discussion, à interprétation, à observation, à réflexion… Quelques films que j’adore pour cerner un peu mes goûts : Matrix, Mommy, Timbuktu, la Cité de la Peur, Mission Cléopâtre, Ennemy, Seven, Fight Club, Usual Suspect, Truman Show, Demain, Big fish, La Haine, La Vie est belle, Django, Rubber, Shutter Island...

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