Abigail le pouvoir de l’élue d’Aleksandr Boguslavskiy par Liam et Nicolas

Abigail le pouvoir de l’élue d’Aleksandr Boguslavskiy
Pays Russie
Année 2019
Casting Tinatin Dalakishvili, Rinal Mukhametov , Eddie Marsan, …
Genre Science-fiction

 

La critique de Liam :

 

 

C’est une sympathique proposition oscillant vers le steampunk que nous propose Condor.
Un siècle après le début de la Contamination, l’humanité s’est réfugiée dans les dernières cités fortifiées, où les autorités font régner la terreur pour garder les populations sous contrôle. La jeune Abigail en est certaine : le gouvernement est à l’origine de multiples disparitions, dont celle de son père, un célèbre scientifique. Dans sa quête pour le retrouver, elle entre en contact avec la Guilde, un groupe de résistants aux dons exceptionnels. Cette rencontre va réveiller en elle un pouvoir qui va transformer le destin de l’humanité.
Les films à gros budgets russes ont rarement l’honneur d’une diffusion salle, mis à part quelques rares exceptions ou des passages en festival, et il faut avouer que si parfois on peut comprendre au vu d’un résultat largement imparfait, il y a des cas où l’on peut regretter un peu cette absence de grand écran pour eux. On peut penser cela pour cet Abigail, profitant d’un peu plus de publicité par son style SF marqué et la présence au casting d’Eddie Marsan, connu comme Lestrade dans les Sherlock Holmes de Guy Ritchie et d’autres apparitions (trop) secondaires dans divers blockbusters.

 


On sent ainsi l’ambition d’offrir un divertissement de science-fiction hautement marqué par une orientation visuelle steampunk assez attirante. Mais si visuellement, le réalisateur d’Aleksandr Boguslavskiy fait le travail, on peut regretter que le scénario ne suive pas entièrement, se calquant par instants trop dans un ancrage teen novel qui freine certaines idées malgré la personnalité de l’héroïne, incarnée par Tinatin Dalakishvili, dont la quête de son père retrouvé dans ses flash-back amène une certaine émotion dans un long-métrage pas tout à fait abouti.
C’est fort dommage car Abigail avait un certain potentiel qu’il n’atteint pas totalement. Néanmoins, le film offre un certain divertissement pas déplaisant et permettant d’entrer dans le cinéma russe par une porte grand public. De quoi ravir certains amateurs de steampunk en manque d’images du genre sur écran, même si ce n’est pas celui de la salle de cinéma…

 

La critique de Nicolas :

 

La Russie possède un cinéma un cinéma qui a trop tendance a subir un ostracisme problématique.
J’ai déjà évoqué Factory mais la Russie arrive a créer aussi des blockbusters et Abigail, le pouvoir de l’élu réalisé par Aleksandr Boguslavsky en est un bon exemple.

Le film s’inscrit dans un univers Steampunk évoquant la lutte d’une ville contre une épidémie dangereuse. Les mesures employées par celle-ci sont drastiques et sombre dans la dictature. Abigail est la fille d’un scientifique qui s’est fait arrêter par la police de la ville, elle tente de le retrouver.

Ce qui frappe d’avance est l’excellence de la direction artistique, le film possède de nombreux plans emblématiques. L’aspect technique est loin d’être parfait mais demeure respectable. Le film trouve en effet un équilibre qui permet de jouer entre effets numériques et décors et effets physiques.

L’univers du film est très intéressant et permet dès le début d’identifier sa diégèse en refusant de partir dans tout les sens ce qui n’est pas le cas de certains teen movie d’action américain. Le film embrasse cet aspect teen movie et ne tombe pas dans les soucis habituels propres à ce genre.

Les flashs backs sont également justifiés d’une manière très intéressante et dramatique. La construction du personnage de Abigail est ici réussite grâce à ce système de flash back qui va au-delà d’une simple efficacité scénaristique.

La musique est de grande qualité, elle est à la fois mélancolique et épique ce qui offre une force symbolique au film sachant qu’elle est très bien utilisée.

Abigail, le pouvoir de l’élu est loin d’être une grande œuvre cinématographique mais possède une honnêteté contaminatrice qui en fait une œuvre attachante.

Donc, loin du cynisme de certains blockbusters hollywoodiens je vous recommande fortement ce film qui sortira en dvd le 10 janvier 2020 édité par Condor Entertainment.

Nicolas Perreau
Le cinéma c'est ma vie !! J'aime beaucoup de réalisateurs, Ridley Scott, David Lynch, Bong Joo Ho, Hayao Miyazaki etc... Et mon film ultime c'est Blade Runner ! Bonne lectures de mes modestes articles !

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