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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Marsupilami (2026) de Philippe Lacheau

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Date de sortie : 7 décembre 2025 (avant-première), 4 février 2026 (sortie nationale)
Réalisateur : Phiippe Lacheau
Acteurs principaux : Philippe Lacheau, Jamel Debbouze, Élodie Fontan, Tarek Boudali, Julien Arruti, Alban Ivanov, Jean Reno, Didier Bourdon
Genre : Comédie
Nationalité : Française
Compositeurs : Michaël Tordjman et Maxime Desprez
Scénaristes : Philippe Lacheau, Pierre Lacheau, Julien Arruti et Pierre Dudan
Sociétés de production : Pathé Films et BAF Prod
Budget : 28
millions d’euros

Une équipe de vainqueurs comme pas deux !

Succédant à Sur la Piste du Marsupilami sorti quatorze ans plus tôt, Philippe Lacheau (Alibi.com, Nicky Larson et le Parfum de Cupidon, Super-Héros Malgré Lui) propose une nouvelle comédie dans laquelle il incarne David, un monsieur tout le monde qui doit ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud pour conserver son travail, menacé par son patron sous les traits de Jean Reno (Le Dernier Combat, Léon, Mission Impossible). L’essentiel du film a l’originalité d’avoir pour cadre un bateau de croisière où il retrouve son ex-petite amie Tess jouée par Élodie Fontan (dernièrement remarquée dans l’adaptation en prises de vue réelles de la série Cat’s Eye), son fils Léo et son collègue Stéphane, interprété par Julien Arruti, qui enchaîne gaffe sur gaffe.

« Règle numéro un : ne jamais ouvrir le colis ! »
Des gags tout bêtes qui visent souvent juste.

Tandis que Tarek Boudali incarne un chanteur qui a bien du mal à se faire reconnaître malgré une chevelure à faire pâlir L’Oréal, Jamel Debbouze (Astérix et Obélix Mission Cléopâtre, Angel-A, Indigènes) retrouve son rôle de Pablito Camaron pour des scènes déjantées avec le bébé Marsupilami, accidentellement sorti du paquet top secret. Outre l’apparition de Didier Bourdon et de Gégard Jugnot pour quelques passages, l’humour est également accentué par la présence d’Alban Ivanov, douanier cherchant absolument à être filmé pour ses exploits, qui finissent systématiquement par une gamelle.

« ¿ Hola ! Que tal ? »
Une course-poursuite effrénée !

Divertissement familial qui exploite sobrement la célèbre créature issus de la série de bandes dessinées Spirou et Fantasio, Marsupilami multiplie les gags dans la pure tradition des comédies françaises avec un humour correctement dosé dont les situations ont bien souvent de quoi faire rire. Bien que le scénario vire au complot dramatique prévisible à des kilomètres, l’intrigue fonctionne parfaitement tellement le tout ne se prend jamais vraiment au sérieux. Petite touche personnelle du réalisateur, on retrouve quelques clins d’œil à la pop culture, dont un sympathique hommage à Dragon Ball Z durant lequel le marsupial utilise sa queue pour simuler un Kamehameha. Une bonne comédie à savourer sans modération !

Zootopie (2016) de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush

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Date de sortie : 10 février 2016 (Belgique),
17 février 2016 (France)

Réalisateurs : Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush
Comédiens de doublage : Marie-Eugénie Maréchal, Alexis Victor, Pascal Elbé, Xavier Fagnon, Claire Keim, Fred Testot, Isabelle Desplantes, Pascal Casanova
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeur : Michael Giacchino
Scénaristes : Jared Bush et Phil Johnston
Sociétés de production : Walt Disney Pictures et Walt Disney Animation Studios
Budget : 150
 millions de dollars

Un duo particulièrement bien trouvé.

Disney en images de synthèse mettant en scène des mammifères anthropomorphes, Zootopie est une comédie policière dans laquelle l’héroïne Judy Hopps devient la première lapine officier de police d’une ville habitée par toutes sortes de mammifères. Elle cherche alors à faire ses preuves en outrepassant ses fonctions de contractuelle et enquête sur la disparition d’animaux. Elle est accompagnée de Nick Wilde, un renard escroc qui ne manque pas de lui faire remarquer que chaque animal à un avenir prédéfini et qu’on ne peut pas devenir ce que l’on veut. Très réussi, le film traite de la difficulté du passage à l’âge adulte, notamment à travers l’accès à un métier et l’arrivée dans une grande ville, ainsi que de l’acceptation de chacun à l’opposé du jugement selon la taille et l’apparence.

Des clichés dans toute leur splendeur !
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L’allégorie la plus iconique du film !

Judy se retrouve vite face à toutes sortes de mammifères beaucoup plus grands qu’elle et perd en crédibilité face à ses collègues policiers, chose qui va vite changer grâce à sa détermination à toute épreuve. Zootopie est bien dosé entre sérieux, tristesse et humour, très présent à travers les clichés sur les animaux. On put citer les lapins qui ne sont bons qu’à planter des carottes, les renards qui font forcément des coups fourrés, les policiers qui ressemblent tous à des brutes comme les rhinocéros, ou encore les fonctionnaires représentés par des paresseux carrément ralentis par le temps.

Des personnages qui cachent bien leur jeu.
Une jolie référence à Breaking Bad.

/!\ SPOILERS /!\ Le scénario est prenant dès les premières minutes et l’enquête nous mène dans un méli-mélo d’idées reçues avec les animaux qualifiés de prédateurs qui redeviennent mystérieusement sauvages et donc dangereux pour les autres. L’idée de la peur est bien vue et retournée par la mise en cause de l’adjointe au maire, petite brebis en apparence innocente comparée au grand lion, qui organisait un trafic de fleurs depuis le début afin de mettre les prédateurs hors d’état de nuire. Assez long pour un disney, il n’est pas ennuyeux une seconde, la qualité de l’animation et l’écriture des personnages y étant pour beaucoup.

Scary Movie, de Keenen Ivory Wayans

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Date de sortie : 7 juillet 2000 (Amérique du Nord), 25 octobre 2016 (France)
Réalisateur : Keenen Ivory Wayans
Acteurs principaux : Anna Faris, Jon Abrahams, Shawn Wayans, Regina Hall, Shannon Elizabeth, Lochlyn Munro, Cheri Oteri, Marlon Wayans, Dave Sheridan
Genre : Parodie
Nationalité : Américain
Compositeur : David Kitay
Scénaristes : Phil Beauman, Jason Friedberg, Buddy Johnson, Aaron Seltzer, Marlon Wayans et Shawn Wayans
Sociétés de production : Wayans Bros. Entertainment, Gold/Miller Productions et Brad Grey Pictures
Budget : 19
 millions de dollars

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Une séquence d’ouverture qui annonce la couleur !

Comédie cultissime réalisée par Keenen Ivory Wayans, Scary Movie perpétue toute une génération de teen movies dans la lignée d’American Pie avec un humour potache qui parodie le scénario de Scream en y incluant des éléments de nombreux autres films eux aussi tournés en dérision. Le casting se compose d’acteurs encore novices dont les personnages ont une consonance proche de ceux qu’ils imitent. L’héroïne Cindy Campbell jouée par Anna Faris (Lost in Translation, Le Secret de Brokeback Mountain) ressemble par exemple à une Sidney Prescott écervelée dont le nom fait référence à Neve Campbell tandis que Shannon Elizabeth (American Pie, Love Actually, Cursed) incarne une certaine Buffy en clin d’œil à la série télévisée ayant fait connaître Sarah Michelle Gellar.

Une belle équipe de vainqueurs.
« J’ai un secret à te dire… je vois des morts partout ! »

Outre Carmen Electra (Frères de Sang, Starsky & Hutch, Sexy Movie) qui interprète la victime bimbo de l’introduction du nom de Drew en référence à Drew Barrymore, la journaliste Gail et le policier Dwight sont respectivement caricaturés par Cheri Oteri (Menteur Menteur, Inspecteur Gadget, Southland Tales) et Dave Sheridan. On trouve également Jon Abrahams (La Maison de Cire, Non-Stop) dans le rôle de Bobby Prinze, Regina Hall (Ally McBeal, Super Héros Movie, O’Dessa) pour la black Brenda qui parle tout fort, Lochlyn Munro (Impitoyable, Le Bazaar de l’Épouvante, Dracula 2001) pour Greg Phillipe, Kurt Fuller (Running Man, SOS Fantômes 2, Wayne’s World) pour le shérif qui aime se faire prendre en photo en slip ainsi que Shawn Wayans (Les Frères Wayans, Spoof Movie) et Marlon Wayans (Donjons & Dragons, Requiem for a Dream, Ladykillers), tous deux frères du réalisateur.

Un personnage dégénéré qui en fait parfois trop.
Un délire un peu trop appuyé.

Tournant principalement Scream en dérision avec son tueur habillé comme Ghostface qui tente d’effrayer ses victimes par téléphone avant de s’en prendre à elles, Scary Movie reprend aussi quelques passages de Scream 2, notamment le meurtre au cinéma et le couteau à travers le mur des toilettes qui devient un glory hole, ainsi que la vidéo testamentaire de Scream 3 au début du générique de fin. Le film incorpore aussi plusieurs éléments de Souviens-Toi l’Été Dernier entre l’homme renversé par accident, le pacte du silence et le tueur armé d’un crochet. Outre un caméo de l’ acteur principal de la série Dawson James Van Der Beek, on peut également repérer une référence à Halloween quand Cindy voit le tueur qui l’observe par la fenêtre de l’école, Sixième Sens lorsque Shorty dit qu’il voit des morts partout, Usual Suspects lors de la scène finale et même Matrix durant le combat au ralenti entre Cindy et le tueur.

« – Si tu vois Bobby, dis-lui que je l’aime. – Ok, si je vois Bobby, je lui dis que je l’aime ! »
Une mise en scène en total décalage.

Pourvu d’une bonne réalisation, Scary Movie reste toutefois convenu au niveau de son scénario et a tendance à enchaîner ses scènes un peu trop vite, rythmées par des morceaux de rap qu’on aurait préféré oublier. Si plusieurs dialogues et situations (Drew qui se fait percuter en voiture par ses propres parents, Buffy qui continue de jacasser après s’être fait décapiter, le comique de répétition autour de l’homosexualité de Ray) font mouche, d’autres se montrent lourdingues et puérils (la photo dans les vestiaires, Shorty qui le tueur qui crient « ÇA VAAAAA !!? » au téléphone, Doofy qui s’invente une vie sexuelle avec son aspirateur) tandis que l’écriture ne vole pas toujours très haut, sans parler de la référence un peu trop gratuite à Shining. Inégal de temps à autre, il demeure un bon film parodique dont le successeur sublime totalement la formule.

Xbox 360 : déjà 20 ans pour la console de Microsoft !

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image header xbox 360

Date de sortie : 22 novembre 2005 (Amérique du Nord), 2 décembre 2005 (Europe), 10 décembre 2005 (Japon)
Fabricant : Microsoft
Concepteurs : Jay Allard et Boyd Multerer
Génération de console : Septième

Nationalité : Américaine
Unités vendues : 84 millions
Fin de production : 20 avril 2016
Meilleure vente : Kinect Adventures (24 millions)

Une console en avance sur son temps

image line up xbox 360
Un lancement solide pourvu de nombreux jeux exclusifs.

Première console de salon de la septième génération, la Xbox 360 sortait il y a 20 ans. Parue seulement quatre ans après la première Xbox et déjà un an après la Nintendo DS et la PlayStation Portable, elle prend alors une avance confortable sur ses concurrentes, la PlayStation 3 et la Wii, qui n’arriveront qu’un an plus tard. Conservant une architecture similaire à un PC avec un disque dur de 20 Go pour installer certains jeux et sauvegarder les parties, elle démocratise rapidement les manettes sans fil, classiquement rechargeables avec des piles. Le 22 novembre 2005, la Xbox 360 paraît d’abord en Amérique du Nord avec un très large line-up composé de vingt-huit jeux, dont sept exclusivités auxquelles s’ajoutent des portages des FPS PC Call of Duty 2 et Quake 4. Le lancement est alors fortement marqué par le jeu de snowboard Amped 3, le survival action Condemned Criminal Origins, une variante de FIFA 06 nommée FIFA 06 En Route pour la Coupe du Monde, le jeu de course Project Gotham Racing 3 ou encore Ridge Racer 6, une première sur console Xbox.

Du côté de Rareware, Kameo Elements of Power s’impose comme un jeu d’action aventure ambitieux tandis que Perfect Dark Zero concrétise le grand retour de Joanna Dark, très attendu depuis sa première apparition sur Nintendo 64. Existant depuis le 6 novembre 2004 en Amérique du Nord, le Xbox Live Arcade est lui aussi agrémenté de nouveaux jeux exclusifs comme Bankshot Billiards 2, le shoot’em up Geometry Wars Retro Evolved qui succède au mini-jeu inclus dans Project Gotham Racing 2, le puzzle-game Hexic HD qui se démarque du Hexic de 2003 développé par Alexey Pajitnov et le jeu de gestion Outpost Kaloki X, version améliorée d’Outpost Kaloki. Le Xbox Live Arcade se pourvoit aussi de nombreux jeux déjà existants comme les puzzle-games Bejeweled 2 et Zuma, le shoot’em up multidirectionnel Mutant Storm Reloaded ainsi que des portages ou remasters des jeux d’arcade Gauntlet, Joust et Smash TV, ce dernier profitant d’un mode en ligne inédit.

Le line-up est également complété par plusieurs jeux récemment sortis sur PlayStation 2, GameCube et Xbox. On trouve ainsi des versions en haute définition de Madden NFL 06, NBA 2K6, NBA Live 06, NHL 2K6, Tiger Woods PGA Tour 06, Gun, Need for Speed Most Wanted, Tony Hawk’s American Wasteland et l’adaptation du King Kong de Peter Jackson. Le 2 décembre 2005, la Xbox 360 arrive en Europe avec un line-up plus sobre mais bien fourni avec quinze jeux parmi les vingt-huit américains : Amped 3, Call of Duty 2, Condemned Criminal Origins, FIFA 06 En Route pour la Coupe du Monde, Kameo Elements of Power, Perfect Dark Zero, Project Gotham Racing 3, Quake 4, Gun, Madden NFL 06, NBA Live 06, Need for Speed Most Wanted, King Kong, Tiger Woods PGA Tour 06 et Tony Hawk’s American Wasteland.

Le 10 décembre 2005, le Japon accueille la machine de manière bien plus tiède avec seulement six jeux donc quatre en commun avec les autres territoires : FIFA 06 En Route pour la Coupe du Monde, Need for Speed Most Wanted, Perfect Dark Zero et Ridge Racer 6. S’ajoutent à eux le party-game exclusif au Japon Every Party et Tetris The Grand Master Ace, dérivé d’une série de jeux originaires de l’Arcade. L’année 2005 se termine alors rapidement avec quatre jeux Xbox Live Arcade : les adaptations de jeux traditionnels Hardwood Backgammon, Hardwood Hearts et Hardwood Spades, mais surtout Wik and the Fable of Souls, jeu de plates-formes issu du PC où le personnage utilise sa langue comme un grappin. Outre le jeu de catch exclusif au Japon Wrestle Kingdom, la saga Dead or Alive s’impose avec un quatrième épisode au mode histoire plus abouti et cinq nouveaux personnages : le jeune protégé de Gen Fu Eliot, la geisha Kokoro, la lutteuse Lisa surnommée La Mariposa, le clone de Kasumi Alpha-152 ainsi que Spartan-458, issue de Halo, à débloquer.

 

La Xbox 360 gagne du terrain

image 2006 xbox 360
Une année charnière durant laquelle Microsft gagne de bonnes parts de marché.

Tandis que la PlayStation 2 de Sony continue de faire carton plein, la Xbox 360 prend de l’avance sur ses futures concurrentes en se parant de bons jeux exclusifs dès 2006. Elle est notamment la première à accueillir Rainbow Six Vegas et s’impose rapidement comme la console des jeux de tir avec deux titres majeurs. Si Lost Planet propose une gestion de la chaleur dans un scénario se déroulant sur une planète glaciale, Gears of War devient une nouvelle saga phare de Microsoft grâce à un univers postapocalyptique maîtrisé et à un gameplay précis qui popularise fortement le système de couverture. Dans un autre registre, Capcom lance le premier jeu de la saga Dead Rising, dans lequel le journaliste Frank West doit enquêter dans un centre commercial infesté de zombies à affronter avec toutes sortes d’armes. On trouve aussi le tout premier Saints Row, alternative de Grand Theft Auto axée sur la guerre de gangs, qui comprend une barre de respect, un mode multijoueur et une personnalisation du personnage principal.

Successeur de Morrowind, Oblivion s’impose comme le quatrième épisode des Elder Scrolls tandis que la machine accueille son premier RPG japonais avec Blue Dragon, Hironobu Sakaguchi étant à la production et Akira Toriyama au character design. Outre Kengo Zero qui vient conclure la saga de combats au sabre, Tenchu Z commence à tuer la franchise à petit feu en se contentant de simples missions répétitives sans réel scénario avec un ninja lambda envoyé par Rikimaru. Il reste toutefois bien meilleur que Bomberman Act Zero et ses personnages futuristes sans saveur, mais pas aussi aguicheur que Dead or Alive Xtreme 2, qui réunit les combattantes de la saga de Tecmo en petite tenue pour divers activités sportives sur une île paradisiaque. Le ping-pong reste toutefois réservé au surprenant Table Tennis, unique représentant du genre développé par Rockstar.

Un certain nombre de jeux sortent également sur Xbox 360 en parallèle des consoles de sixième génération avec l’avantage d’un affichage en haute définition. C’est notamment le cas du GTA-like Just Cause, des jeux de tir Call of Duty 3 et Ghost Recon Advanced Warfighter, des jeux d’infiltration Hitman Blood Money et Splinter Cell Double Agent, mais aussi de Tomb Raider Legend, qui marque un joli relancement de la franchise par Crystal Dynamics. Hormis les jeux annuels Need for Speed Carbon et Tony Hawk’s Project 8, Sonic the Hedgehog rate complètement son reboot et s’inscrit comme un des pires jeux développés par Sega. Alors que la PlayStation 3 arrive le 11 novembre 2006, une rude concurrence débute avec l’arrivée des ports HDMI, permettant de brancher les machines en haute définition sur des écrans modernes grâce à un câble qui remplace la classique prise péritel. Sortie le 29 avril 2007, la Xbox 360 Elite constitue le premier modèle de console Microsoft à en comporter.

Running Man (1987) de Paul Michael Glaser

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Date de sortie : 13 novembre 1987 (Amérique du Nord), 16 mars 1988 (France)
Réalisateur : Paul Michael Glaser
Acteurs principaux : Arnold Schwarzenegger, María Conchita Alonso, Richard Dawson, Yaphet Kotto, Marvin J. McIntyre, Jesse Ventura, Mick Fleetwood, Jim Brown, Erland van Lidth de Jeude, Gus Rethwisch
Genre : Action
Nationalité : Américain
Compositeur : Jack T. Collis
Scénariste : Steven E. de Souza
Sociétés de production : Braveworld, Taft Broadcasting et Keith Barish Productions, avec la participation de HBO
Budget : 27
 millions de dollars

Un air de Bruce Lee dans Le Jeu de la Mort.

Librement adapté du roman éponyme de Stephen King, Running Man place Arnold Schwarzenegger (Stay Hungry, Terminator, Batman & Robin) dans la peau de Ben Richards, policier mis aux arrêts pour avoir refusé de tirer sur une foule de manifestants lors d’une émeute alimentaire. Le scénario prend place dans un futur dystopique où des États-Unis totalitaristes divertissent la population par l’intermédiaire d’un jeu télévisé où des criminels condamnés tentent de survivre face à des tueurs lancées à leurs trousses. Ce dernier est présenté par Damon Killian, interprété par Richard Dawson, qui a réellement été l’animateur du jeu télévisé Family Feud, équivalent américain d’Une Famille en Or.

Passer ni vu ni connu pour les nuls !
Un adversaire qui ne rigole pas.

Tandis qu’Amber Mendez et William Laughlin, les acolytes de Richards, apparaissent sous les traits de María Conchita Alonso (Touch & Go, Colors, Predator 2) et Yaphet Kotto (Vivre et Laisser Mourir, Alien Le Huitième Passager, La Fin de Freddy), la plupart des traqueurs sont joués par toutes sortes de sportifs professionnels. Le boxeur Professeur Toru Tanaka incarne alors Subzero et sa crosse de hockey, Gus Rethwisch (Jumeaux, Le Roi Scorpion) Buzzsaw et sa tronçonneuse, le lutteur et chanteur d’opéra Erland van Lidth de Jeude Dynamo et ses circuits électriques, le catcheur Jesse Ventura (Predator, Y a-t-il un Exorciste pour Sauver le Monde, Demolition Man) Captain Freedom et sa chaîne de musculation tandis que le joueur de football américain Jim Brown (Mars Attacks, L’Enfer du Dimanche, She Hate Me) fait goûter de son lance-flammes dans le costume de Fireball.

« Hey sapin de Noël ! »
« Je vais te le faire bouffer ton contrat, mais laisse un peu de place pour mon poing parce que j’ai bien envie de te l’enfoncer dans l’estomac et de te péter la colonne vertébraaale ! »

Malgré ses airs de série B aux effets spéciaux criards, le film effectue avant tout une critique acerbe de la société de consommation via la téléréalité américaine et la lobotomie des gens par la télévision, avec son présentateur qui fait de beaux discours et diffuse des vidéos truquées pour faire croire à la culpabilité de qui il désire. Un bon classique qui a subi un procès engendré par Yves Boisset, ayant jugé Running Man comme un plagiat de son film Le Prix du Danger, basé quant à lui sur une nouvelle de Robert Sheckley. Il a également inspiré Hideo Kojima pour un boss nommé Running Man dans Metal Gear 2, ainsi que The Fury dans Metal Gear Solid 3, qui se bat lui aussi à l’aide d’un lance-flammes. En outre, Sub-Zero de Mortal Kombat tiendrait son nom du personnage du film.

Monster (2004) de Patty Jenkins

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Date de sortie : 30 janvier 2004 (États-Unis), 14 avril 2004 (France)
Réalisatrice : Patty Jenkins
Acteurs principaux : Charlize Theron, Christina Ricci, Bruce Dern, Pruitt Taylor Vince, Scott Wilson, Lee Tergesen, Annie Corley
Genre : Drame biographique
Nationalité : Américain
Compositeur : Brian Wayne Transeau
Scénariste : Patty Jenkins
Sociétés de production : Media 8 Entertainment, DEJ Productions, K/W Productions, Denver and Delilah Productions, Zodiac Productions Inc.
Budget : 5
 millions de dollars

Un premier regard qui ne trompe pas.

Thriller dramatique écrit et réalisé par Patty Jenkins (plus tard connue pour le diptyque Wonder Woman), Monster s’inspire de la vie de la tueuse en série américaine Aileen Wuornos , brillamment incarnée par Charlize Theron (L’Associé du Diable, Le Sortilège du Scorpion de Jade, Mad Max Fury Road). Prostituée qui survit depuis des années sans domicile fixe, elle finit par rencontrer Selby, interprétée par Christina Ricci (Les Valeurs de la Famille Addams, Casper, After.Life), une jeune femme peu mature issue d’une famille à l’éducation traditionnelle rigide. Elle se lient alors rapidement pour tenter d’oublier leur quotidien façon Thelma & Louise.

Un romance qui se dessine petit à petit.
Des moments heureux vite contrebalancés par la violence qui s’ensuit.

Complété par tout un panel d’acteurs secondaires comme Bruce Dern (Pendez-les Haut et Court, Gatsby le Magnifique, Les Banlieusards), Lee Tergesen (Point Break, Wayne’s World, Inferno), Pruitt Taylor Vince (Sailor et Lula, L’Échelle de Jacob, Tueurs Nés) et Scott Wilson (L’Étoffe des Héros, Pearl Harbor, Le Dernier Samouraï), Monster se veut glauque et de plus en plus dérangeant malgré la romance qui s’installe entre les deux femmes. N’arrivant pas à trouver de travail, Aileen retourne en effet faire du racolage et entame une série de meurtres en cherchant à se défendre d’un client agressif.

Un faciès méconnaissable.
Des gros plans qui traduisent toute la tristesse du personnage.

Récompensée par l’Oscar et le Golden Globe de la meilleure actrice, Charlize Theron livre une performance saisissante où chaque regard et chaque geste trahissent la haine viscérale d’Aileen pour un monde qui l’a toujours rejetée. Plus effacée qu’à l’accoutumée, Christina Ricci compose une Selby à la vulnérabilité troublante, jeune femme en quête d’émancipation mais encore prisonnière de ses illusions. Son interprétation subtile contraste avec la violence brute de son acolyte, leur dépendance mutuelle créant une alchimie poignante entre les deux héroïnes. Malgré un manque de profondeur psychologique sur les meurtres et une fin assez prévisible, Monster reste un film qualitatif au duo d’actrices improbable.

Tron trilogie : la science-fiction selon Disney

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Tron

 

Date de sortie : 9 juillet 1982 (Amérique du Nord), 15 décembre 1982 (France)
Réalisateur : Steven Lisberger
Acteurs principaux : Jeff Bridges, Bruce Boxleitner, David Warner, Cindy Morgan, Barnard Hughes, Dan Shor, Peter Jurasik
Genre : Science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Wendy Carlos
Scénariste : Steven Lisberger
Sociétés de production : Walt Disney Productions et Lisberger/Kushner
Budget : 17
 millions de dollars

Les premiers instants en prises de vue réelles.

Film de science-fiction réalisé par Steven Lisberger, Tron place Jeff Bridges (Stay Hungry, King Kong, Starman) dans la peau de Kevin Flynn, concepteur de jeux vidéo s’étant fait usurper son travail par Ed Dillinger, collègue devenu président de la société qui les emploie, interprété par David Warner (La Malédiction, Les Tortues Ninja II, Le Retour de Mary Poppins). En cherchant à pénétrer le système informatique d’ENCOM pour prouver sa paternité avec le jeu Space Paranoids, il se fait dématérialiser par un laser expérimental pour devenir un personnage à part entière de son propre jeu.

Une introduction inattendue dans un monde virtuel.
Des courses où il faut éviter de se faire coincer.

Désormais sous les traits de son avatar Clu, il doit éliminer des véhicules de combat et survivre à d’étranges courses de motos auprès de ses anciens collègues Lora et Allan, incarné par Bruce Boxleitner (La Conquête de l’Ouest, Les Deux font la Paire, Babylon 5), qui apparaît de son côté sous le nom de Tron. Premier film de l’histoire du cinéma dont la conception est assistée par ordinateur pour une grande majorité de ses scènes, Tron plonge le spectateur dans un univers virtuel où l’intelligence artificielle est particulièrement avancée, à une époque où la souris à boule n’en est qu’à ses débuts. Le système informatique est en effet sous le contrôle du Maître Contrôle Principal (MCP), ancien programme d’échecs ayant développé une évolution autonome dangereusement incontrôlée.

Des retrouvailles cinglantes entre les deux acolytes.
Dillinger, devenu Sark, est lui aussi soumis au MCP.

Tron marque également une étape importante dans la transformation des studios Disney au début des années 80. Héritier de classiques aux techniques novatrices comme 2001 L’Odyssée de l’Espace et Star Wars épisode IV, son utilisation avancée des effets spéciaux numériques préfigure l’apparition de Pixar. Malgré un succès mitigé, il devient un pilier du cinéma de science-fiction et se fait connaître à une toute nouvelle génération dans le jeu vidéo Kingdom Hearts II, qui consacre un monde entier à Space Paranoids. Un film culte suivi par Tron L’Héritage en 2010, la série Tron La Révolte en 2012 ainsi que Tron Ares en 2025.

 

Tron L’Héritage

 

Date de sortie : 15 décembre 2010 (Chili, Égypte), 9 février 2011 (France)
Réalisateur : Joseph Kosinski
Acteurs principaux : Garrett Hedlund, Jeff Bridges, Olivia Wilde, Bruce Boxleitner, Michael Sheen, James Frain, Beau Garrett, Jeffrey Nordling, Christine Adams
Genre : Science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Daft Punk
Scénaristes : Edward Kitsis et Adam Horowitz
Sociétés de production : Sean Bailey Productions, LivePlanet, Prana Studios et Thomas FX Group
Budget : 170
 millions de dollars

Une impression de déjà-vu…

Premier film réalisé par Joseph Kosinski (Oblivion, Line of Fire, Top Gun Maverick), Tron L’Héritage arrive près de trente ans après son prédécesseur. À la suite d’une introduction se déroulant en 1989, le scénario prend place une vingtaine d’années plus tard alors que Sam Flynn, fils de Kevin sous les traits de Garrett Hedlund (Troie, Eragon, Pan), s’introduit dans les bureaux d’ENCOM pour mettre en téléchargement libre un logiciel que la société comptait rendre payant. Prévenu par Alan Bradley que quelque chose se trame dans la salle d’arcade abandonnée de son père, Sam y découvre un bureau caché où un laser l’envoie dans la Grille, un monde virtuel bien plus avancé que Space Paranoids.

Une petite partie de Windjammers ?
Des retrouvailles inattendues.

Tandis que Jeff Bridges et Bruce Boxleitner reprennent leur rôle respectif de Kevin Flynn et d’Alan Bradley, le casting est complété par Olivia Wilde (Time Out, Puzzle, Le Cas Richard Jewell) qui incarne l’avatar Quorra, Michael Sheen (Kingdom of Heaven, Blood Diamond, Passengers) dans le rôle de l’excentrique Castor. On trouve également James Frain (La Vengeance de Monte-Cristo, Bleu d’Enfer, De l’Eau pour les Éléphants) qui interprète le garde du corps Jarvis ainsi qu’un caméo de Cillian Murphy (28 Jours Plus Tard, Batman Begins, Inception) dans la peau du fils d’Edward Dillinger.

Une menace encore plus sérieuse que le MCP.
Les incontournables courses de motos.

L’originalité du scénario est que Kevin Flynn est cette fois-ci prisonnier du monde virtuel qu’il a créé depuis l’insurrection provoquée par Clu, son ancien avatar qui a pris le pouvoir pour diriger la Grille à son image. Bien plus moderne et accessible que son prédécesseur, Tron L’Héritage laisse une belle part à l’action mais se veut aussi bien plus mainstream dans son propos et sa narration. Davantage tourné vers le grand public, il est en outre rythmé par les compositions des Daft Punk, qui apparaissent même comme DJ dans la boîte de nuit virtuelle de Castor. Un bon film qui rend sympathiquement hommage à ce classique d’une autre époque !

 

Tron Ares

 

Date de sortie : 8 octobre 2025 (1h 59min)
Réalisateur : Joachim Rønning
Acteurs principaux : Jared Leto, Greta Lee, Evan Peters, Jodie Turner-Smith, Hasan Minhaj, Arturo Castro, Gillian Anderson, Jeff Bridges
Genre : Science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Nine Inch Nails
Scénaristes : Jesse Wigutow et Jack Thorne
Sociétés de production : Paradox et Walt Disney Pictures
Budget : 180
 millions de dollars

Une nouvelle équipe face à la menace des programmes.

Sorti quinze ans après Tron L’Héritage, Joachim Rønning (Bandidas, Pirates des Caraïbes La Vengeance de Salazar, Maléfique Le Pouvoir du Mal) réalise une nouvelle suite intitulée Tron Ares, dans lequel Sam Flynn a disparu pour laisser sa place à Eve Kim, incarnée par Greta Lee (Spider-Man New Generation), qui dirige seule ENCOM après le décès de sa sœur Tess. Cherchant à développer des aides humanitaires, elles se retrouvent face à la concurrence de Julian Dillinger, petit-fils du fondateur de Dillinger Systems joué par Evan Peters (Kick-Ass, American Horror Story, X-Men Days of the Future Past), qui de son côté produit des armes militaires.

Une durée de vie bien courte dans le monde réel.
Une héroïne qui se retrouve directement impliquée.

Créé par ce dernier et apparaissant sous les traits de Jared Leto (Blade Runner 2049, Une Affaire de Détails, House of Gucci), Ares est un guerrier faisant office de maître contrôle principal, présenté comme parfait et irremplaçable alors qu’il ne peut pas tenir plus de vingt-neuf minutes dans le monde réel avant d’être réinitialisé dans la Grille. Grâce à sa technologie de pointe, Dillinger peut en effet transporter l’ensemble de ses programmes vers l’extérieur, y compris Ares et son bras droit Athena, interprétée par Jodie Turner-Smith (The Neon Demon, Sex Education). Faisant parfois preuve d’un zèle excessif, il se fait régulièrement reprendre par sa mère Elisabeth, incarnée par Gillian Anderson (X-Files, Le Dernier Roi d’Écosse, Hannibal).

Un jeune dirigeant égocentrique et sa figure maternelle.
Une antagoniste déterminée.

Très action et tout aussi mainstream que le deuxième épisode, Tron Ares s’éloigne un peu plus de ses prédécesseurs avec des scènes d’action encore plus présentes et un casting totalement renouvelé, Jeff Bridges effectuant un simple caméo dans le rôle de Kevin Flynn. Le thème de la conscientisation des programmes est approfondi par les sensations et les émotions ressenties Ares, dont l’empathie se développe tout au long du scénario. Rythmé par les compositions du groupe de metal industriel Nine Inch Nails, ce troisième film ne réinvente pas la roue mais propose une évolution intéressante de la saga inaugurée par Disney.

Marche ou Crève, de Francis Lawrence

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Date de sortie : 11 septembre 2025 (Amérique du Nord), 1er novembre 2025 (France)
Réalisateur : Francis Lawrence
Acteurs principaux : Cooper Hoffman, David Jonsson, Mark Hamill, Garrett Wareing, Charlie Plummer, Judy Greer, Josh Hamilton
Genre : Triller dramatique
Nationalité : Américain
Compositeur : Jeremiah Fraites
Scénariste : J. T. Mollner
Sociétés de production : Vertigo Entertainment et Media Capital Technologies
Budget : 20
 millions de dollars

Le lancement des hostilités.

Réalisé par Francis Lawrence (Je suis une Légende, Red Sparrow, Hunger Games La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur) d’après le roman éponyme de Stephen King, Marche ou Crève est un thriller dystopique dans lequel des adolescents doivent participer à une compétition mortelle annuelle diffusée à la télévision. Celle-ci consiste en une longue marche à un rythme minimal sans interruption jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’un seul survivant, les candidats trop à la traîne qui ont reçu plus de trois avertissements étant immédiatement fusillés façon Squid Game par des militaires qui surveillent le convoi. Chacun a sa propre motivation, l’unique vainqueur pouvant obtenir le vœu de son choix.

Le début d’une très longue (et douloureuse) marche.
Des règles strictes et sans filet.

Essentiellement composé de jeunes acteurs d’une vingtaine d’année avec peu d’expérience, le casting comporte à la fois Cooper Hoffman (Licorice Pizza), David Jonsson (Alien Romulus), Garrett Wareing (Independance Day Resurgence) et Charlie Plummer (Moonfall). S’ajoutent à eux Judy Greer (Carrie La Vengeance, Jurassic World, Halloween) et Josh Hamilton (Lance Hornsby de The Walking Dead) dans le rôle des parents du personnage principal, ainsi que Mark Hamill (Star Wars, Kingsman Services Secrets, Life of Chuck), totalement méconnaissable en tant que major qui dirige la marche.

Un public pouvant s’avérer perturbateur.
Des séparations déchirantes.

Proche d’un Running Man pour son épreuve mortelle sous les yeux d’un public, Marche ou Crève est un film tout ce qu’il y a de plus classique mais à la réalisation suffisamment solide pour tenir en haleine jusqu’au bout. Le scénario repose fortement sur les dialogues entre les participants, les amitiés qui se créent et le comportement abusif de certains, tous les prétextes étant tolérés pour faire basculer les autres. L’épreuve s’avère avant tout mentale tandis que la violence se veut explicite et sanglante à pratiquement chaque mort. Si les dernières minutes peuvent surprendre, on peut regretter que la fin soit aussi expéditive au lieu de creuser davantage la psychologie des personnages principaux.

Master System : l’emblématique console de Sega célèbre ses 40 ans

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Date de sortie : 20 octobre 1985 (Japon), septembre 1986 (Amérique du Nord), septembre 1987 (France)image console master system
Fabricant : Sega
Concepteur : Masami Ishikawa
Génération de console : Troisième

Nationalité : Japonaise
Unités vendues : 17,8 millions
Fin de production : 2003
Meilleure vente : Alex Kidd in Miracle World (4,2 millions)

 

La guerre des consoles à l’ère 8-bit

image master system line up
Des valeurs sûres de l’Arcade pour entamer les hostilités.

Console succédant à la SG-1000 qui marquait l’entrée de Sega sur le marché des consoles de salon, la Master System commémore ses 40 ans aujourd’hui. Concurrente plus sérieuse pour la NES de Nintendo, elle se veut plus performante graphiquement mais avec un processeur sonore faiblard et une manette peu ergonomique, le bouton de pause étant directement présent sur la console, à proximité du reset. Sa particularité est qu’elle est à la fois capable de lire des cartouches et des cartes de jeu, ces dernières étant moins coûteuses mais ayant moins de mémoire. Le 20 octobre 1985, soit quelques semaines après le raz-de-marée Super Mario Bros. et la sortie de la NES en Amérique du Nord, la Master System paraît d’abord au Japon sous le nom de Sega Mark III avec un line-up composé de deux jeux tirés de l’Arcade : le jeu de course de motos Hang-On ainsi que Teddy Boy Blues, jeu de plates-formes dans lequel un enfant armé d’un pistolet doit survivre dans divers labyrinthes remplis de monstres.

L’année se termine avec le jeu de réflexion Pit Pot où le héros doit retrouver une princesse kidnappée dans un labyrinthe, le simulateur de combat aérien F-16 Fighting Falcon issu du MSX, les shoot’em up Satellite 7 et TransBot ainsi que les jeux de sport Great Soccer, Great Baseball et Super Tennis. En 1986 paraissent d’autres adaptations des salles d’arcade : le beat’em up My Hero et ses niveaux qui se répètent à l’infini, le shoot’em up coloré Fantasy Zone et le shoot’em up vertical multi-véhicules Action Fighter. S’ajoutent à eux le jeu de tir vers le fond de l’écran Comical Machine Gun Joe, le jeu de plates-formes Ghost House où l’on contrôle un jeune chasseur de vampires, le jeu de catch Pro Wrestling et le beat’em up Black Belt, héritier de Kung-Fu Master originellement sorti sous la licence Hokuto no Ken.

 

La Master System arrive en Occident

image amerique du nord master system
Un lancement américain solide qui montre toute la variété disponible.

En septembre 1986, la Master System arrive en Amérique du Nord avec un line-up composé de Hang-On, Teddy Boy, My Hero, Ghost House, Fantasy Zone, le shoot’em up en hélicoptère Choplifter, le jeu de chasse au light gun Safari Hunt et le jeu de labyrinthe Snail Maze. L’année 1986 se poursuit avec un portage du jeu micro-ordinateurs Spy versus Spy, les jeux de sport Great Golf et Great Ice Hockey, le jeu de course World Grand Prix et surtout Alex Kidd in Miracle World, jeu de plates-formes devenant rapidement l’ambassadeur de la machine, dans lequel le héros affronte les boss au Pierre-feuille-ciseaux. On note aussi le portage de deux jeux d’arcade : le Space Harrier de Yu Suzuki et le run’n gun Ninja Princess, devenu The Ninja suite à quelques modifications. S’ajoutent à deux le shoot’em up spatial Astro Warrior, le run’n gun Asura devenu Rambo First Blood Part II en Amérique du Nord puis Secret Command en Europe ainsi que l’exclusivité japonaise High School Kimengumi, adaptation du manga Le Collège Fou Fou Fou.

Toujours inédite en Europe en 1987, la Master System continue sa lancée avec le run’n gun Quartet, le jeu d’action plates-formes futuriste Zillion, les jeux de course tirés de l’arcade Enduro Racer et Out Run, le casse-briques Woody Pop et un portage du jeu de plates-formes Wonder Boy, premier d’une longue lignée sur la machine. Outre les jeux de sport Great Baseball, Great Volleyball et World Soccer, Sylvester Stallone est une nouvelle fois à l’honneur avec le jeu de boxe Rocky, adaptation dans laquelle on affronte ses rivaux Apollo Creed, Clubber Lang et Ivan Drago, issus des quatre premiers films. S’ajoutent à eux le jeu de plates-formes réflexion Penguin Land, le beat’em up Kung-Fu Kid en hommage à Kung-Fu Master, un jeu d’action aventure adapté du deuxième film tiré du manga Sukeban Deka ainsi qu’Anmitsu Hime, jeu de recherche un peu tordu devenu Alex Kidd High-Tech World lors de sa sortie occidentale. Cette période marque également l’arrivée de cinq titres inédits au Japon, dont une adaptation du classique SOS Fantômes et quatre jeux de tir exploitant le light gun :  Shooting Gallery, Marksman Shooting & Trap Shooting, Gangster Town qui se déroule à Chicago dans les années 1920 ainsi que Missile Defense 3-D, qui accompagne la sortie de lunettes 3D compatibles avec la machine.

 

La conquête européenne

image europe 1987 master system
Une ludothèque qui s’émancipe de jour en jour.

Tandis que la NES est disponible dans une majorité de pays européens depuis déjà un an, la Master System n’arrive en Europe qu’en septembre 1987, peu avant la parution tardive de sa concurrente en France. Si son line-up est incertain, il peut au moins compter sur Hang-On, Ghost House, Choplifter, Fantasy Zone, Black Belt, The Ninja, Pit Pot et Astro Warrior auxquels s’ajoutent Snail Maze et Safari Hunt, directement inclus dans le premier modèle de la console. L’année 1987 se termine alors avec le jeu d’action aventure en vue aérienne Aztec Adventure, le shoot’em up Zaxxon 3-D lui aussi compatible avec les lunettes de Sega ainsi que quatre jeux de shoot issus de l’Arcade : Bank Panic et ses réflexes façon western, le run’n gun en vue aérienne Alien Syndrome, le grand classique After Burner ainsi que Global Defense, initialement appelé Strategic Defense Initiative.

Les premières suites commencent aussi à arriver avec Zillion II, Fantasy Zone II et Fantasy Zone the Maze, au game design fortement inspiré de Pac-Man. Outre le jeu de course à deux roues en vue aérienne Alex Kidd BMX Trial ou encore Parlour Games qui combine billard, bingo et fléchettes, de nouveaux jeux de rôle font leur apparition avec Miracle Warriors Seal of the Dark Lord issu du PC-8801 et surtout Phantasy Star, paru le surlendemain du premier Final Fantasy sur NES. C’est aussi à cette même époque que sort la PC-Engine, nouvelle concurrente fabriquée par NEC, dont les graphismes se rapprochent déjà de ce qui se fera sur 16-bit. Parmi les 315 jeux sortis sur Master System, seuls 44 restent inédits en Europe, ce dernier territoire ayant de nombreuses exclusivités grâce à l’important succès que la machine y a trouvé.

 

Une fin prématurée au Japon

image 1988 master system
Un panel de jeux très variés !

Tandis que la Master System trouve largement son public en Occident, la Sega Mark III vit ses derniers instants durant l’année 1988. Elle y obtient encore quelques exclusivités japonaises comme le shoot’em up avec déplacement rotatif central Galactic Protector, le jeu de course Super Racing en vue aérienne, le jeu de baseball Nekkyuu Koushien, un jeu d’aventure tiré du manga Tensai Bakabon, le jeu d’aventure Hoshi wo Sagashite dont l’univers de science-fiction rappelle Phantasy Star ainsi que Megumi Rescue, jeu similaire à un casse-briques avec un personnage à faire rebondir vers des gens à sauver au niveau des fenêtres d’un immeuble en feu. De nouvelles adaptations de l’arcade voient le jour, c’est notamment le cas d’Argos no Juujiken, version japonaise du jeu d’action plates-formes Rygar, ainsi que Solomon no Kagi Oujo Rihita no Namida, version nipponne du jeu de plates-formes réflexion Solomon’s Key.

On trouve aussi des portages pour le beat’em up Double Dragon, les shoot’em up R-Type et Thunder Blade, les jeux de plates-formes Alex Kidd The Lost Stars et Bubble Bobble, ainsi que les jeux d’action plates-formes Captain Silver, Shinobi et Wonder Boy in Monster Land. La ludothèque s’émancipe encore avec le jeu de labyrinthe Maze Hunter 3-D, les shoot’em up Space Harrier 3-D, Blade Eagle 3-D et le premier de la saga Aleste, renommé Power Strike en Occident. Outre le jeu d’action plates-formes futuriste Cyborg Hunter, le genre obtient une dimension aventure avec l’excellent Kenseiden ainsi que SpellCaster, adaptation du manga Kujaku-O qui alterne les phases d’action et de recherche. Là où Lord of the Sword se rapproche de Zelda II avec sa vue de profil, deux autres jeux d’aventure se rapprochent davantage du premier avec une vue aérienne : Golvellius Valley of Doom, issu du MSX, et Ys The Vanished Omens, originaire du PC-88.

Alors que la Mega Drive paraît au Japon le 29 octobre 1988, la Sega Mark III obtient son dernier jeu le 4 février 1989 avec le shoot’em up vertical Bomber Raid, assurant alors une transition générationnelle immédiate. Mais la Master System continue d’obtenir des exclusivités occidentales en 1988 avec le rail-shooter sous-marin Poseidon Wars 3-D, les jeux de tir à l’écran Rescue Mission et Rambo III qui exploitent le light phaser, une adaptation du jeu d’arcade Rampage, le jeu de Mahjong solitaire Shanghai, le jeu d’aventure éducatif Where in the World Is Carmen Sandiego ? et une adaptation du Monopoly. C’est aussi en 1989 que la console de Sega arrive au Brésil.

Game Gear : 35 ans pour la portable de Sega

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Date de sortie : 6 octobre 1990 (Japon), 26 avril 1991 (Amérique du Nord),
juin 1991 (France)

Fabricant : Sega
Concepteur : Hiroshi Yagi
Génération de console : Quatrième

Nationalité : Japonaise
Unités vendues : 10,62 millions
Fin de production : 30 avril 1997
Meilleure vente : Sonic the Hedgehog 2 (400 000 unités)

La première incursion de Sega sur console portable

image line up game gear
Un lancement timide aux jeux toutefois qualitatifs.

Concurrente de la Game Boy sortie un an et demi plus tard, la Game Gear de Sega célèbre ses 35 ans aujourd’hui. Équivalente d’une Master System portable, elle se veut plus performante que sa concurrente avec davantage de puissance graphique, la présence de couleurs et un rétroéclairage constant. De réels avantages qui contrastent avec la grande fragilité des composants de la console, l’obsolescence prématurée de ces derniers pouvant provoquer un manque de lisibilité ainsi que l’absence des sons et des musiques. Ses capacités étant énergivores, les six piles qui nécessitent son alimentation font péniblement atteindre deux heures d’autonomie à la console.

Le 6 octobre 1990, la Game Gear arrive au Japon au prix de 19 800 yens avec trois jeux tout droit sortis des salles d’arcade : le jeu de labyrinthe Pengo, le puzzle-game Columns et le jeu de course Super Monaco GP, ces deux derniers étant des portages des adaptations Master System. L’année 1990 se termine l’Action-RPG Dragon Crystal, le simulateur de combat aérien G-LOC Air Battle, spin-off d’After Burner, ainsi que plusieurs exclusivités japonaises : Taisen Mahjong HaoPai, le war game Zan Gear, un portage Master System du premier Wonder Boy, puis les jeux de réflexion Shanghai II et Soukoban. C’est aussi à cette même époque que la Super Famicom, nouvelle console de salon de Nintendo qui renforce considérablement la position du concurrent sur le marché. On peut également nommer la PC-Engine GT, version portable de la console de NEC.

 

Une ludothèque qui se forge petit à petit

image 1991 game gear
Des classiques qui s’imposent.

L’année 1991 débute avec un portage de Pac-Man, le jeu d’action plates-formes Psychic World issu du MSX, le casse-briques Woody Pop, le jeu de Mahjong Shikinjou et trois jeux de sport : Super Golf ainsi que les jeux de baseball The Pro Yakyuu ’91 et Batter Up Gear Stadium par Namco. Assez présents sur Game Gear, les puzzle-games jouent la carte de la variété avec le shooter en vue aérienne Pop Breaker, un caméo du vaisseau Opa-Opa de Fantasy Zone dans Kinetic Connection, des cases à recouvrir dans Slider et des chemins à agencer pour une boule dans Junction.

Outre le jeu de divination House of Tarot et le jeu de stratégie avec robots Head Buster, la machine s’émancipe avec un portage du jeu de combat de véhicules Chase HQ, le casse-briques avec niveaux ascendants Devilish, une superbe adaptation 8-bit du jeu de plates-formes Disney Castle of Illusion ainsi qu’un Shinobi exclusif. Le 26 avril 1991, la Game Gear paraît en Amérique du Nord au prix de 150 dollars avec Columns, Super Monaco GP et G-LOC Air Battle. Il faut attendre juin 1991 pour que la portable sorte enfin en Europe avec un line-up composé de Columns, G-LOC Air Battle, Wonder Boy et Castle of Illusion.

L’année continue ensuite avec des exclusivités japonaises issues de l’arcade comme Mappy, Rastan et The Berlin Wall, jeu de plates-formes à écrans fixes proche de Space Panic. Parmi elles se trouvent aussi les shoot’em up Magical Taruruto-kun et GG Aleste, le RPG Eternal Legend et le jeu de plates-formes Wagyan Land, portage Famicom basé sur des mini-jeux et le shiritori. Les shoot’em up ne sont pas en reste avec Halley Wars, des portages de Space Harrier et Fantasy Zone ainsi que Galaga ’91, premier épisode de la saga paru sur console portable, renommé Galaga 2 lors de sa sortie européenne.

1991 se termine avec des titres variés comme le jeu de mini-golf Putt & Putter, le jeu de boxe George Foreman’s KO Boxing, le Tactical-RPG Crystal Warriors, le puzzle-game Popils The Blockbusting Challenge et le jeu d’action Factory Panic, dans lequel le joueur doit relier des bandes transporteuses pour envoyer des marchandises aux personnes qui font la queue à l’extérieur d’une usine. Des jeux d’envergure commencent alors à arriver sur la machine avec Ninja Gaiden inédit, une version 8-bit très appréciable de Sonic the Hedgehog, le jeu de plates-formes The Lucky Dime Caper mettant en scène Donald Duck et le jeu d’action aventure Ax Battler, issu de la saga Golden Axe.