Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Sortie 24 avril 2026 sur Netflix
Durée 1h 35min
Titre original Apex
Genre Action, Thriller
De Baltasar Kormákur
Avec Charlize Theron, Taron Egerton, Eric Bana
Nationalité Etats-Unis
Musique Hogni Eglisson
Synopsis
Alors qu'elle...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Sortie 24 avril 2026 sur Netflix
Durée 1h 35min
Titre original Apex
Genre Action, Thriller
De Baltasar Kormákur
Avec Charlize Theron, Taron Egerton, Eric Bana
Nationalité Etats-Unis
Musique Hogni Eglisson
Synopsis
Alors qu'elle...
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…
Date de sortie : 13 novembre 1987 (Amérique du Nord), 16 mars 1988 (France) Réalisateur : Paul Michael Glaser Acteurs principaux : Arnold Schwarzenegger, María Conchita Alonso, Richard Dawson, Yaphet Kotto, Marvin J. McIntyre, Jesse Ventura, Mick Fleetwood, Jim Brown, Erland van Lidth de Jeude, Gus Rethwisch Genre : Action Nationalité : Américain Compositeur : Jack T. Collis Scénariste : Steven E. de Souza Sociétés de production : Braveworld, Taft Broadcasting et Keith Barish Productions, avec la participation de HBO Budget : 27 millions de dollars
Un air de Bruce Lee dans Le Jeu de la Mort.
Librement adapté du roman éponyme de Stephen King, Running Man place Arnold Schwarzenegger (Stay Hungry, Terminator, Batman & Robin) dans la peau de Ben Richards, policier mis aux arrêts pour avoir refusé de tirer sur une foule de manifestants lors d’une émeute alimentaire. Le scénario prend place dans un futur dystopique où des États-Unis totalitaristes divertissent la population par l’intermédiaire d’un jeu télévisé où des criminels condamnés tentent de survivre face à des tueurs lancées à leurs trousses. Ce dernier est présenté par Damon Killian, interprété par Richard Dawson, qui a réellement été l’animateur du jeu télévisé Family Feud, équivalent américain d’Une Famille en Or.
Passer ni vu ni connu pour les nuls !Un adversaire qui ne rigole pas.
Tandis qu’Amber Mendez et William Laughlin, les acolytes de Richards, apparaissent sous les traits de María Conchita Alonso (Touch & Go, Colors, Predator 2) et Yaphet Kotto (Vivre et Laisser Mourir, Alien Le Huitième Passager, La Fin de Freddy), la plupart des traqueurs sont joués par toutes sortes de sportifs professionnels. Le boxeur Professeur Toru Tanaka incarne alors Subzero et sa crosse de hockey, Gus Rethwisch (Jumeaux, Le Roi Scorpion) Buzzsaw et sa tronçonneuse, le lutteur et chanteur d’opéra Erland van Lidth de Jeude Dynamo et ses circuits électriques, le catcheur Jesse Ventura (Predator, Y a-t-il un Exorciste pour Sauver le Monde, Demolition Man) Captain Freedom et sa chaîne de musculation tandis que le joueur de football américain Jim Brown (Mars Attacks, L’Enfer du Dimanche, She Hate Me) fait goûter de son lance-flammes dans le costume de Fireball.
« Hey sapin de Noël ! »« Je vais te le faire bouffer ton contrat, mais laisse un peu de place pour mon poing parce que j’ai bien envie de te l’enfoncer dans l’estomac et de te péter la colonne vertébraaale ! »
Malgré ses airs de série B aux effets spéciaux criards, le film effectue avant tout une critique acerbe de la société de consommation via la téléréalité américaine et la lobotomie des gens par la télévision, avec son présentateur qui fait de beaux discours et diffuse des vidéos truquées pour faire croire à la culpabilité de qui il désire. Un bon classique qui a subi un procès engendré par Yves Boisset, ayant jugé Running Man comme un plagiat de son film Le Prix du Danger, basé quant à lui sur une nouvelle de Robert Sheckley. Il a également inspiré Hideo Kojima pour un boss nommé Running Man dans Metal Gear 2, ainsi que The Fury dans Metal Gear Solid 3, qui se bat lui aussi à l’aide d’un lance-flammes. En outre, Sub-Zero de Mortal Kombat tiendrait son nom du personnage du film.
Date de sortie : 30 janvier 2004 (États-Unis), 14 avril 2004 (France) Réalisatrice : Patty Jenkins Acteurs principaux : Charlize Theron, Christina Ricci, Bruce Dern, Pruitt Taylor Vince, Scott Wilson, Lee Tergesen, Annie Corley Genre : Drame biographique Nationalité : Américain Compositeur : Brian Wayne Transeau Scénariste : Patty Jenkins Sociétés de production : Media 8 Entertainment, DEJ Productions, K/W Productions, Denver and Delilah Productions, Zodiac Productions Inc. Budget : 5 millions de dollars
Un premier regard qui ne trompe pas.
Thriller dramatique écrit et réalisé par Patty Jenkins (plus tard connue pour le diptyque Wonder Woman), Monster s’inspire de la vie de la tueuse en série américaine Aileen Wuornos , brillamment incarnée par Charlize Theron (L’Associé du Diable, Le Sortilège du Scorpion de Jade, Mad Max Fury Road). Prostituée qui survit depuis des années sans domicile fixe, elle finit par rencontrer Selby, interprétée par Christina Ricci (Les Valeurs de la Famille Addams, Casper, After.Life), une jeune femme peu mature issue d’une famille à l’éducation traditionnelle rigide. Elle se lient alors rapidement pour tenter d’oublier leur quotidien façon Thelma & Louise.
Un romance qui se dessine petit à petit.Des moments heureux vite contrebalancés par la violence qui s’ensuit.
Complété par tout un panel d’acteurs secondaires comme Bruce Dern (Pendez-les Haut et Court, Gatsby le Magnifique, Les Banlieusards), Lee Tergesen (Point Break, Wayne’s World, Inferno), Pruitt Taylor Vince (Sailor et Lula, L’Échelle de Jacob, Tueurs Nés) et Scott Wilson (L’Étoffe des Héros, Pearl Harbor, Le Dernier Samouraï), Monster se veut glauque et de plus en plus dérangeant malgré la romance qui s’installe entre les deux femmes. N’arrivant pas à trouver de travail, Aileen retourne en effet faire du racolage et entame une série de meurtres en cherchant à se défendre d’un client agressif.
Un faciès méconnaissable.Des gros plans qui traduisent toute la tristesse du personnage.
Récompensée par l’Oscar et le Golden Globe de la meilleure actrice, Charlize Theron livre une performance saisissante où chaque regard et chaque geste trahissent la haine viscérale d’Aileen pour un monde qui l’a toujours rejetée. Plus effacée qu’à l’accoutumée, Christina Ricci compose une Selby à la vulnérabilité troublante, jeune femme en quête d’émancipation mais encore prisonnière de ses illusions. Son interprétation subtile contraste avec la violence brute de son acolyte, leur dépendance mutuelle créant une alchimie poignante entre les deux héroïnes. Malgré un manque de profondeur psychologique sur les meurtres et une fin assez prévisible, Monster reste un film qualitatif au duo d’actrices improbable.
Date de sortie : 9 juillet 1982 (Amérique du Nord), 15 décembre 1982 (France) Réalisateur : Steven Lisberger Acteurs principaux : Jeff Bridges, Bruce Boxleitner, David Warner, Cindy Morgan, Barnard Hughes, Dan Shor, Peter Jurasik Genre : Science-fiction Nationalité : Américain Compositeur : Wendy Carlos Scénariste : Steven Lisberger Sociétés de production : Walt Disney Productions et Lisberger/Kushner Budget : 17 millions de dollars
Les premiers instants en prises de vue réelles.
Film de science-fiction réalisé par Steven Lisberger, Tron place Jeff Bridges (Stay Hungry, King Kong, Starman) dans la peau de Kevin Flynn, concepteur de jeux vidéo s’étant fait usurper son travail par Ed Dillinger, collègue devenu président de la société qui les emploie, interprété par David Warner (La Malédiction, Les Tortues Ninja II, Le Retour de Mary Poppins). En cherchant à pénétrer le système informatique d’ENCOM pour prouver sa paternité avec le jeuSpace Paranoids, il se fait dématérialiser par un laser expérimental pour devenir un personnage à part entière de son propre jeu.
Une introduction inattendue dans un monde virtuel.Des courses où il faut éviter de se faire coincer.
Désormais sous les traits de son avatar Clu, il doit éliminer des véhicules de combat et survivre à d’étranges courses de motos auprès de ses anciens collègues Lora et Allan, incarné par Bruce Boxleitner (La Conquête de l’Ouest, Les Deux font la Paire, Babylon 5), qui apparaît de son côté sous le nom de Tron. Premier film de l’histoire du cinéma dont la conception est assistée par ordinateur pour une grande majorité de ses scènes, Tron plonge le spectateur dans un univers virtuel où l’intelligence artificielle est particulièrement avancée, à une époque où la souris à boule n’en est qu’à ses débuts. Le système informatique est en effet sous le contrôle du Maître Contrôle Principal (MCP), ancien programme d’échecs ayant développé une évolution autonome dangereusement incontrôlée.
Des retrouvailles cinglantes entre les deux acolytes.Dillinger, devenu Sark, est lui aussi soumis au MCP.
Tron marque également une étape importante dans la transformation des studios Disney au début des années 80. Héritier de classiques aux techniques novatrices comme 2001 L’Odyssée de l’Espace et Star Wars épisode IV, son utilisation avancée des effets spéciaux numériques préfigure l’apparition de Pixar. Malgré un succès mitigé, il devient un pilier du cinéma de science-fiction et se fait connaître à une toute nouvelle génération dans le jeu vidéo Kingdom Hearts II, qui consacre un monde entier à Space Paranoids. Un film culte suivi par Tron L’Héritage en 2010, la série Tron La Révolte en 2012 ainsi que Tron Ares en 2025.
Tron L’Héritage
Date de sortie : 15 décembre 2010 (Chili, Égypte), 9 février 2011 (France) Réalisateur : Joseph Kosinski Acteurs principaux : Garrett Hedlund, Jeff Bridges, Olivia Wilde, Bruce Boxleitner, Michael Sheen, James Frain, Beau Garrett, Jeffrey Nordling, Christine Adams Genre : Science-fiction Nationalité : Américain Compositeur : Daft Punk Scénaristes : Edward Kitsis et Adam Horowitz Sociétés de production : Sean Bailey Productions, LivePlanet, Prana Studios et Thomas FX Group Budget : 170 millions de dollars
Une impression de déjà-vu…
Premier film réalisé par Joseph Kosinski (Oblivion, Line of Fire, Top Gun Maverick), Tron L’Héritage arrive près de trente ans après son prédécesseur. À la suite d’une introduction se déroulant en 1989, le scénario prend place une vingtaine d’années plus tard alors que Sam Flynn, fils de Kevin sous les traits de Garrett Hedlund (Troie, Eragon, Pan), s’introduit dans les bureaux d’ENCOM pour mettre en téléchargement libre un logiciel que la société comptait rendre payant. Prévenu par Alan Bradley que quelque chose se trame dans la salle d’arcade abandonnée de son père, Sam y découvre un bureau caché où un laser l’envoie dans la Grille, un monde virtuel bien plus avancé que Space Paranoids.
Une petite partie de Windjammers ?Des retrouvailles inattendues.
Tandis que Jeff Bridges et Bruce Boxleitner reprennent leur rôle respectif de Kevin Flynn et d’Alan Bradley, le casting est complété par Olivia Wilde (Time Out, Puzzle, Le Cas Richard Jewell) qui incarne l’avatar Quorra, Michael Sheen (Kingdom of Heaven, Blood Diamond, Passengers) dans le rôle de l’excentrique Castor. On trouve également James Frain (La Vengeance de Monte-Cristo, Bleu d’Enfer, De l’Eau pour les Éléphants) qui interprète le garde du corps Jarvis ainsi qu’un caméo de Cillian Murphy (28 Jours Plus Tard, Batman Begins, Inception) dans la peau du fils d’Edward Dillinger.
Une menace encore plus sérieuse que le MCP.Les incontournables courses de motos.
L’originalité du scénario est que Kevin Flynn est cette fois-ci prisonnier du monde virtuel qu’il a créé depuis l’insurrection provoquée par Clu, son ancien avatar qui a pris le pouvoir pour diriger la Grille à son image. Bien plus moderne et accessible que son prédécesseur, Tron L’Héritage laisse une belle part à l’action mais se veut aussi bien plus mainstream dans son propos et sa narration. Davantage tourné vers le grand public, il est en outre rythmé par les compositions des Daft Punk, qui apparaissent même comme DJ dans la boîte de nuit virtuelle de Castor. Un bon film qui rend sympathiquement hommage à ce classique d’une autre époque !
Tron Ares
Date de sortie : 8 octobre 2025 (1h 59min) Réalisateur : Joachim Rønning Acteurs principaux : Jared Leto, Greta Lee, Evan Peters, Jodie Turner-Smith, Hasan Minhaj, Arturo Castro, Gillian Anderson, Jeff Bridges Genre : Science-fiction Nationalité : Américain Compositeur : Nine Inch Nails Scénaristes : Jesse Wigutow et Jack Thorne Sociétés de production : Paradox et Walt Disney Pictures Budget : 180 millions de dollars
Une nouvelle équipe face à la menace des programmes.
Sorti quinze ans après Tron L’Héritage, Joachim Rønning (Bandidas, Pirates des Caraïbes La Vengeance de Salazar, Maléfique Le Pouvoir du Mal) réalise une nouvelle suite intitulée Tron Ares, dans lequel Sam Flynn a disparu pour laisser sa place à Eve Kim, incarnée par Greta Lee (Spider-Man New Generation), qui dirige seule ENCOM après le décès de sa sœur Tess. Cherchant à développer des aides humanitaires, elles se retrouvent face à la concurrence de Julian Dillinger, petit-fils du fondateur de Dillinger Systems joué par Evan Peters (Kick-Ass, American Horror Story, X-Men Days of the Future Past), qui de son côté produit des armes militaires.
Une durée de vie bien courte dans le monde réel.Une héroïne qui se retrouve directement impliquée.
Créé par ce dernier et apparaissant sous les traits de Jared Leto (Blade Runner 2049, Une Affaire de Détails, House of Gucci), Ares est un guerrier faisant office de maître contrôle principal, présenté comme parfait et irremplaçable alors qu’il ne peut pas tenir plus de vingt-neuf minutes dans le monde réel avant d’être réinitialisé dans la Grille. Grâce à sa technologie de pointe, Dillinger peut en effet transporter l’ensemble de ses programmes vers l’extérieur, y compris Ares et son bras droit Athena, interprétée par Jodie Turner-Smith (The Neon Demon, Sex Education). Faisant parfois preuve d’un zèle excessif, il se fait régulièrement reprendre par sa mère Elisabeth, incarnée par Gillian Anderson (X-Files, Le Dernier Roi d’Écosse, Hannibal).
Un jeune dirigeant égocentrique et sa figure maternelle.Une antagoniste déterminée.
Très action et tout aussi mainstream que le deuxième épisode, Tron Ares s’éloigne un peu plus de ses prédécesseurs avec des scènes d’action encore plus présentes et un casting totalement renouvelé, Jeff Bridges effectuant un simple caméo dans le rôle de Kevin Flynn. Le thème de la conscientisation des programmes est approfondi par les sensations et les émotions ressenties Ares, dont l’empathie se développe tout au long du scénario. Rythmé par les compositions du groupe de metal industriel Nine Inch Nails, ce troisième film ne réinvente pas la roue mais propose une évolution intéressante de la saga inaugurée par Disney.
Date de sortie : 11 septembre 2025 (Amérique du Nord), 1er novembre 2025 (France) Réalisateur : Francis Lawrence Acteurs principaux : Cooper Hoffman, David Jonsson, Mark Hamill, Garrett Wareing, Charlie Plummer, Judy Greer, Josh Hamilton Genre : Triller dramatique Nationalité : Américain Compositeur : Jeremiah Fraites Scénariste : J. T. Mollner Sociétés de production : Vertigo Entertainment et Media Capital Technologies Budget : 20 millions de dollars
Le lancement des hostilités.
Réalisé par Francis Lawrence (Je suis une Légende, Red Sparrow, Hunger Games La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur) d’après le roman éponyme de Stephen King, Marche ou Crève est un thriller dystopique dans lequel des adolescents doivent participer à une compétition mortelle annuelle diffusée à la télévision. Celle-ci consiste en une longue marche à un rythme minimal sans interruption jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’un seul survivant, les candidats trop à la traîne qui ont reçu plus de trois avertissements étant immédiatement fusillés façon Squid Game par des militaires qui surveillent le convoi. Chacun a sa propre motivation, l’unique vainqueur pouvant obtenir le vœu de son choix.
Le début d’une très longue (et douloureuse) marche.Des règles strictes et sans filet.
Essentiellement composé de jeunes acteurs d’une vingtaine d’année avec peu d’expérience, le casting comporte à la fois Cooper Hoffman (Licorice Pizza), David Jonsson (Alien Romulus), Garrett Wareing (Independance Day Resurgence) et Charlie Plummer (Moonfall). S’ajoutent à eux Judy Greer (Carrie La Vengeance, Jurassic World, Halloween) et Josh Hamilton (Lance Hornsby de The Walking Dead) dans le rôle des parents du personnage principal, ainsi que Mark Hamill (Star Wars, Kingsman Services Secrets, Life of Chuck), totalement méconnaissable en tant que major qui dirige la marche.
Un public pouvant s’avérer perturbateur.Des séparations déchirantes.
Proche d’un Running Man pour son épreuve mortelle sous les yeux d’un public, Marche ou Crève est un film tout ce qu’il y a de plus classique mais à la réalisation suffisamment solide pour tenir en haleine jusqu’au bout. Le scénario repose fortement sur les dialogues entre les participants, les amitiés qui se créent et le comportement abusif de certains, tous les prétextes étant tolérés pour faire basculer les autres. L’épreuve s’avère avant tout mentale tandis que la violence se veut explicite et sanglante à pratiquement chaque mort. Si les dernières minutes peuvent surprendre, on peut regretter que la fin soit aussi expéditive au lieu de creuser davantage la psychologie des personnages principaux.
Date de sortie : 20 octobre 1985 (Japon), septembre 1986 (Amérique du Nord), septembre 1987 (France) Fabricant : Sega Concepteur : Masami Ishikawa
Génération de console : Troisième Nationalité : Japonaise Unités vendues : 17,8 millions
Fin de production : 2003
Meilleure vente : Alex Kidd in Miracle World (4,2 millions)
La guerre des consoles à l’ère 8-bit
Des valeurs sûres de l’Arcade pour entamer les hostilités.
Console succédant à la SG-1000 qui marquait l’entrée de Sega sur le marché des consoles de salon, la Master System commémore ses 40 ans aujourd’hui. Concurrente plus sérieuse pour la NES de Nintendo, elle se veut plus performante graphiquement mais avec un processeur sonore faiblard et une manette peu ergonomique, le bouton de pause étant directement présent sur la console, à proximité du reset. Sa particularité est qu’elle est à la fois capable de lire des cartouches et des cartes de jeu, ces dernières étant moins coûteuses mais ayant moins de mémoire. Le 20 octobre 1985, soit quelques semaines après le raz-de-marée Super Mario Bros. et la sortie de la NES en Amérique du Nord, la Master System paraît d’abord au Japon sous le nom de Sega Mark III avec un line-up composé de deux jeux tirés de l’Arcade : le jeu de course de motos Hang-On ainsi que Teddy Boy Blues, jeu de plates-formes dans lequel un enfant armé d’un pistolet doit survivre dans divers labyrinthes remplis de monstres.
L’année se termine avec le jeu de réflexion Pit Pot où le héros doit retrouver une princesse kidnappée dans un labyrinthe, le simulateur de combat aérien F-16 Fighting Falcon issu du MSX, les shoot’em up Satellite 7 et TransBot ainsi que les jeux de sport Great Soccer, Great Baseball et Super Tennis. En 1986 paraissent d’autres adaptations des salles d’arcade : le beat’em up My Hero et ses niveaux qui se répètent à l’infini, le shoot’em up coloré Fantasy Zone et le shoot’em up vertical multi-véhicules Action Fighter. S’ajoutent à eux le jeu de tir vers le fond de l’écran Comical Machine Gun Joe, le jeu de plates-formes Ghost House où l’on contrôle un jeune chasseur de vampires, le jeu de catch Pro Wrestling et le beat’em up Black Belt, héritier de Kung-Fu Master originellement sorti sous la licence Hokuto no Ken.
La Master System arrive en Occident
Un lancement américain solide qui montre toute la variété disponible.
En septembre 1986, la Master System arrive en Amérique du Nord avec un line-up composé de Hang-On, Teddy Boy, My Hero, Ghost House, Fantasy Zone, le shoot’em up en hélicoptère Choplifter, le jeu de chasse au light gun Safari Hunt et le jeu de labyrinthe Snail Maze. L’année 1986 se poursuit avec un portage du jeu micro-ordinateurs Spy versus Spy, les jeux de sport Great Golf et Great Ice Hockey, le jeu de course World Grand Prix et surtout Alex Kidd in Miracle World, jeu de plates-formes devenant rapidement l’ambassadeur de la machine, dans lequel le héros affronte les boss au Pierre-feuille-ciseaux. On note aussi le portage de deux jeux d’arcade : le Space Harrier de Yu Suzuki et le run’n gun Ninja Princess, devenu The Ninja suite à quelques modifications. S’ajoutent à deux le shoot’em up spatial Astro Warrior, le run’n gun Asura devenu Rambo First Blood Part IIen Amérique du Nord puis Secret Command en Europe ainsi que l’exclusivité japonaise High School Kimengumi, adaptation du manga Le Collège Fou Fou Fou.
Toujours inédite en Europe en 1987, la Master System continue sa lancée avec le run’n gun Quartet, le jeu d’action plates-formes futuriste Zillion, les jeux de course tirés de l’arcade Enduro Racer et Out Run, le casse-briques Woody Pop et un portage du jeu de plates-formes Wonder Boy, premier d’une longue lignée sur la machine. Outre les jeux de sport Great Baseball, Great Volleyball et World Soccer, Sylvester Stallone est une nouvelle fois à l’honneur avec le jeu de boxe Rocky, adaptation dans laquelle on affronte ses rivaux Apollo Creed, Clubber Lang et Ivan Drago, issus des quatre premiers films. S’ajoutent à eux le jeu de plates-formes réflexion Penguin Land, le beat’em up Kung-Fu Kid en hommage à Kung-Fu Master, un jeu d’action aventure adapté du deuxième film tiré du manga Sukeban Deka ainsi qu’Anmitsu Hime, jeu de recherche un peu tordu devenu Alex Kidd High-Tech World lors de sa sortie occidentale. Cette période marque également l’arrivée de cinq titres inédits au Japon, dont une adaptation du classique SOS Fantômes et quatre jeux de tir exploitant le light gun : Shooting Gallery, Marksman Shooting & Trap Shooting, Gangster Town qui se déroule à Chicago dans les années 1920 ainsi que Missile Defense 3-D, qui accompagne la sortie de lunettes 3D compatibles avec la machine.
La conquête européenne
Une ludothèque qui s’émancipe de jour en jour.
Tandis que la NES est disponible dans une majorité de pays européens depuis déjà un an, la Master System n’arrive en Europe qu’en septembre 1987, peu avant la parution tardive de sa concurrente en France. Si son line-up est incertain, il peut au moins compter sur Hang-On, Ghost House, Choplifter, Fantasy Zone, Black Belt, The Ninja, Pit Pot et Astro Warrior auxquels s’ajoutent Snail Maze et Safari Hunt, directement inclus dans le premier modèle de la console. L’année 1987 se termine alors avec le jeu d’action aventure en vue aérienne Aztec Adventure, le shoot’em up Zaxxon 3-D lui aussi compatible avec les lunettes de Sega ainsi que quatre jeux de shoot issus de l’Arcade : Bank Panic et ses réflexes façon western, le run’n gun en vue aérienne Alien Syndrome, le grand classique After Burner ainsi que Global Defense, initialement appelé Strategic Defense Initiative.
Les premières suites commencent aussi à arriver avec Zillion II, Fantasy Zone II et Fantasy Zone the Maze, au game design fortement inspiré de Pac-Man. Outre le jeu de course à deux roues en vue aérienne Alex Kidd BMX Trial ou encore Parlour Games qui combine billard, bingo et fléchettes, de nouveaux jeux de rôle font leur apparition avec Miracle Warriors Seal of the Dark Lord issu du PC-8801 et surtout Phantasy Star, paru le surlendemain du premier Final Fantasy sur NES. C’est aussi à cette même époque que sort la PC-Engine, nouvelle concurrente fabriquée par NEC, dont les graphismes se rapprochent déjà de ce qui se fera sur 16-bit. Parmi les 315 jeux sortis sur Master System, seuls 44 restent inédits en Europe, ce dernier territoire ayant de nombreuses exclusivités grâce à l’important succès que la machine y a trouvé.
Une fin prématurée au Japon
Un panel de jeux très variés !
Tandis que la Master System trouve largement son public en Occident, la Sega Mark III vit ses derniers instants durant l’année 1988. Elle y obtient encore quelques exclusivités japonaises comme le shoot’em up avec déplacement rotatif central Galactic Protector, le jeu de course Super Racing en vue aérienne, le jeu de baseball Nekkyuu Koushien, un jeu d’aventure tiré du manga Tensai Bakabon, le jeu d’aventure Hoshi wo Sagashite dont l’univers de science-fiction rappelle Phantasy Star ainsi que Megumi Rescue, jeu similaire à un casse-briques avec un personnage à faire rebondir vers des gens à sauver au niveau des fenêtres d’un immeuble en feu. De nouvelles adaptations de l’arcade voient le jour, c’est notamment le cas d’Argos no Juujiken, version japonaise du jeu d’action plates-formes Rygar, ainsi que Solomon no Kagi Oujo Rihita no Namida, version nipponne du jeu de plates-formes réflexion Solomon’s Key.
On trouve aussi des portages pour le beat’em up Double Dragon, les shoot’em up R-Type et Thunder Blade, les jeux de plates-formes Alex Kidd The Lost Stars et Bubble Bobble, ainsi que les jeux d’action plates-formes Captain Silver, Shinobi et Wonder Boy in Monster Land. La ludothèque s’émancipe encore avec le jeu de labyrinthe Maze Hunter 3-D, les shoot’em up Space Harrier 3-D, Blade Eagle 3-D et le premier de la saga Aleste, renommé Power Strike en Occident. Outre le jeu d’action plates-formes futuriste Cyborg Hunter, le genre obtient une dimension aventure avec l’excellent Kenseiden ainsi que SpellCaster, adaptation du manga Kujaku-O qui alterne les phases d’action et de recherche. Là où Lord of the Sword se rapproche de Zelda II avec sa vue de profil, deux autres jeux d’aventure se rapprochent davantage du premier avec une vue aérienne : Golvellius Valley of Doom, issu du MSX, et Ys The Vanished Omens, originaire du PC-88.
Alors que la Mega Drive paraît au Japon le 29 octobre 1988, la Sega Mark III obtient son dernier jeu le 4 février 1989 avec le shoot’em up vertical Bomber Raid, assurant alors une transition générationnelle immédiate. Mais la Master System continue d’obtenir des exclusivités occidentales en 1988 avec le rail-shooter sous-marin Poseidon Wars 3-D, les jeux de tir à l’écran Rescue Mission et Rambo III qui exploitent le light phaser, une adaptation du jeu d’arcade Rampage, le jeu de Mahjong solitaire Shanghai, le jeu d’aventure éducatif Where in the World Is Carmen Sandiego ? et une adaptation du Monopoly. C’est aussi en 1989 que la console de Sega arrive au Brésil.
Date de sortie : 6 octobre 1990 (Japon), 26 avril 1991 (Amérique du Nord),
juin 1991 (France) Fabricant : Sega Concepteur : Hiroshi Yagi
Génération de console : Quatrième Nationalité : Japonaise Unités vendues : 10,62 millions
Fin de production : 30 avril 1997
Meilleure vente : Sonic the Hedgehog 2 (400 000 unités)
La première incursion de Sega sur console portable
Un lancement timide aux jeux toutefois qualitatifs.
Concurrente de la Game Boy sortie un an et demi plus tard, la Game Gear de Sega célèbre ses 35 ans aujourd’hui. Équivalente d’une Master System portable, elle se veut plus performante que sa concurrente avec davantage de puissance graphique, la présence de couleurs et un rétroéclairage constant. De réels avantages qui contrastent avec la grande fragilité des composants de la console, l’obsolescence prématurée de ces derniers pouvant provoquer un manque de lisibilité ainsi que l’absence des sons et des musiques. Ses capacités étant énergivores, les six piles qui nécessitent son alimentation font péniblement atteindre deux heures d’autonomie à la console.
Le 6 octobre 1990, la Game Gear arrive au Japon au prix de 19 800 yens avec trois jeux tout droit sortis des salles d’arcade : le jeu de labyrinthe Pengo, le puzzle-game Columns et le jeu de course Super Monaco GP, ces deux derniers étant des portages des adaptations Master System. L’année 1990 se termine l’Action-RPG Dragon Crystal, le simulateur de combat aérien G-LOC Air Battle, spin-off d’After Burner, ainsi que plusieurs exclusivités japonaises : Taisen Mahjong HaoPai, le war game Zan Gear, un portage Master System du premier Wonder Boy, puis les jeux de réflexion Shanghai II et Soukoban. C’est aussi à cette même époque que la Super Famicom, nouvelle console de salon de Nintendo qui renforce considérablement la position du concurrent sur le marché. On peut également nommer la PC-Engine GT, version portable de la console de NEC.
Une ludothèque qui se forge petit à petit
Des classiques qui s’imposent.
L’année 1991 débute avec un portage de Pac-Man, le jeu d’action plates-formes Psychic World issu du MSX, le casse-briques Woody Pop, le jeu de Mahjong Shikinjou et trois jeux de sport : Super Golf ainsi que les jeux de baseball The Pro Yakyuu ’91 et Batter Up Gear Stadium par Namco. Assez présents sur Game Gear, les puzzle-games jouent la carte de la variété avec le shooter en vue aérienne Pop Breaker, un caméo du vaisseau Opa-Opa de Fantasy Zone dans Kinetic Connection, des cases à recouvrir dans Slider et des chemins à agencer pour une boule dans Junction.
Outre le jeu de divination House of Tarot et le jeu de stratégie avec robots Head Buster, la machine s’émancipe avec un portage du jeu de combat de véhicules Chase HQ, le casse-briques avec niveaux ascendants Devilish, une superbe adaptation 8-bit du jeu de plates-formes Disney Castle of Illusion ainsi qu’un Shinobi exclusif. Le 26 avril 1991, la Game Gear paraît en Amérique du Nord au prix de 150 dollars avec Columns, Super Monaco GP et G-LOC Air Battle. Il faut attendre juin 1991 pour que la portable sorte enfin en Europe avec un line-up composé de Columns, G-LOC Air Battle, Wonder Boy et Castle of Illusion.
L’année continue ensuite avec des exclusivités japonaises issues de l’arcade comme Mappy, Rastan et The Berlin Wall, jeu de plates-formes à écrans fixes proche de Space Panic. Parmi elles se trouvent aussi les shoot’em up Magical Taruruto-kun et GG Aleste, le RPG Eternal Legend et le jeu de plates-formes Wagyan Land, portage Famicom basé sur des mini-jeux et le shiritori. Les shoot’em up ne sont pas en reste avec Halley Wars, des portages de Space Harrier et Fantasy Zone ainsi que Galaga ’91, premier épisode de la saga paru sur console portable, renommé Galaga 2 lors de sa sortie européenne.
1991 se termine avec des titres variés comme le jeu de mini-golf Putt & Putter, le jeu de boxe George Foreman’s KO Boxing, le Tactical-RPG Crystal Warriors, le puzzle-game Popils The Blockbusting Challenge et le jeu d’action Factory Panic, dans lequel le joueur doit relier des bandes transporteuses pour envoyer des marchandises aux personnes qui font la queue à l’extérieur d’une usine. Des jeux d’envergure commencent alors à arriver sur la machine avec Ninja Gaiden inédit, une version 8-bit très appréciable de Sonic the Hedgehog, le jeu de plates-formes The Lucky Dime Caper mettant en scène Donald Duck et le jeu d’action aventure Ax Battler, issu de la saga Golden Axe.
Date de sortie : 22 décembre 1999 (Amérique du Nord), 15 mars 2000 (France) Réalisateur : Miloš Forman Acteurs principaux : Jim Carrey, Danny DeVito, Courtney Love, Paul Giamatti, Vincent Schiavelli, Peter Bonerz, Jerry Lawler Genre : Comédie dramatique Nationalité : Anglo-germano-américano-japonais Compositeur : R.E.M. Scénaristes : Scott Alexander et Larry Karaszewski Sociétés de production : Universal Pictures, Mutual Film Company, Jersey Films et Cinehaus Budget : 52 millions de dollars
Un homme de spectacle atypique !
En pleine reconversion dans la comédie dramatique à la fin des années 90 avec les cultissimes Disjoncté et The Truman Show, Jim Carrey passe sous l’objectif de Miloš Forman (Vol Au-Dessus d’un Nid de Coucou, Amadeus, Valmont) dans un biopic sur la vie du comique américain Andy Kaufman. Un personnage particulier cherchant à se démarquer des gags conventionnels sur scène, sorte de mise en abyme de Jim Carrey lui-même à cette période. Alors qu’il dupe tout le monde en troquant son homme étranger avec une belle imitation d’Elvis Presley, Kaufman attire l’attention de son futur agent George Shapiro, joué par Danny DeVito (Batman Returns, LA Confidential, Virgin Suicides).
Un comédien de grand talent.Danny DeVito, toujours dans les bons coups.
Alors que ce dernier lui décroche le rôle du mécanicien Latka Gravas dans la série Taxi, aux côtés de DeVito lui-même et de Christopher Lloyd (Retour vers le Futur, Qui veut la Peau de Roger Rabbit, La Famille Addams), Kaufman surprend encore son public en s’associant au chanteur Tony Clifton, qu’il incarne en réalité sur scène en accord avec son partenaire créatif Bob Zmuda, sous les traits de Paul Giamatti (Donnie Brasco, Il faut Sauver le Soldat Ryan, La Planète des Singes). Alors qu’il multiplie les émissions entre Saturday Night Live ou encore Fridays sur ABC, dont le directeur est interprété par l’iconique Vincent Schiavelli (Taking Off, Ghost, Demain ne Meurt Jamais), Kaufman se lance dans le catch auprès du lutteur professionnel Jerry Lawler, incarné par lui-même. Après avoir entamé une relation avec la lutteuse Lynne Marguiles, incarnée par la chanteuse Courtney Love, un cancer du poumon lui est diagnostiqué, aboutissant à un final tragique.
Une frontière entre fiction et réalité qui s’amenuise.Un artiste unique en son genre.
Man on the Moon se révèle alors bien plus qu’un simple biopic : c’est une plongée vertigineuse dans l’art de la performance, où la frontière entre réalité et fiction tend à s’effacer. Miloš Forman, avec une mise en scène à la fois tendre et décalée, capture l’essence d’un artiste inclassable, obsédé par l’idée de bousculer les attentes du public, quitte à se perdre dans ses propres illusions. Entre rire et mélancolie, le film interroge la quête d’authenticité dans un monde où tout n’est que spectacle et laisse une impression durable, comme un rêve éveillé dont on ne sort pas tout à fait indemne. Une œuvre à part, aussi particulière que son sujet, qui résonne longtemps après le générique.
Date de sortie : 13 septembre 1985 (Japon), 18 octobre 1985 (Amérique du Nord), 1er septembre 1986 (Europe) Développeur : Nintendo Concepteurs : Shigeru Miyamoto, Takashi Tezuka
Genre : Plates-formes Nationalité : Japonais Compositeur : Koji Kondo
Système d’origine : Famicom
La révolution du side scrolling
Une évolution qui bouleverse l’histoire.
Apparu pour la première fois dans Donkey Kong sous le nom de Jumpman avant de devenir l’antagoniste de Donkey Kong Jr. et de faire équipe avec Luigi dans l’iconique Mario Bros. sur borne d’arcade, Mario passe définitivement au stade supérieur le 13 septembre 1985 avec Super Mario Bros. sur Famicom. Souhaitant aller au-delà des écrans fixes de Donkey Kong tout en conservant l’idée des écrans successifs du Pitfall d’Activision, son concepteur Shigeru Miyamoto exploite le système de défilement horizontal déjà présent dans des jeux comme Pac-Land pour instaurer ce qui devient le nouveau standard à suivre durant plus d’une décennie. Marquant le début de la plus grande saga de jeux de plates-formes de l’histoire tout en faisant de Mario la mascotte de Nintendo, Super Mario Bros. innove fortement par sa structure ouverte et intuitive avec des niveaux variés utilisant ingénieusement la palette de couleurs limitée de la machine pour créer des environnements distincts. L’immersion est également renforcée par les effets sonores et les mélodies composées par Koji Kondo, le thème principal devenant iconique de manière instantanée. Il est en outre possible pour un second joueur d’y incarner Luigi, frère de Mario déjà apparu dans Mario Bros, de manière alternée avec ce dernier.
Super Mario Bros. introduit des mécaniques devenues incontournables comme les power-up (le champignon qui fait grandir, la fleur qui permet d’envoyer des boules de feu, l’étoile qui rend momentanément invincible), la difficulté progressive, les niveaux thématiques (plaine, sous-sol, aquatique, château) et les boss de fin de monde avec la première apparition de Bowser. Tortue mutante cracheuse de flammes, ce dernier a en effet enlevé la princesse Peach, que Mario doit délivrer en parcourant huit monde de quatre niveaux qui se terminent à chaque fois par un château avec affrontement. Pourvu d’un gameplay très précis à base de sauts avec un personnage capable de courir, le jeu innove aussi par des chemins secrets menant à des warp zones qui propulsent le joueur à un niveau bien plus avancé. Phénomène culturel immédiat, Super Mario Bros. s’impose comme un best-seller relançant l’industrie du jeu vidéo après le krach de 1983 et imposant la console de salon comme un objet de divertissement incontournable dans les foyers.
Deux Super Mario Bros. 2 pour le prix d’un
Deux jeux radicalement différents.
Après le succès fulgurant de Super Mario Bros, il était impensable de ne pas faire perdurer la licence. Et alors que The Legend of Zelda inaugure le périphérique Famicom Disk System le 21 février 1986, Super Mario Bros. 2 arrive le 3 juin de cette même année avec un simple mode solo mais Luigi jouable d’emblée. Si Mario est plus maniable et court plus vite, Luigi a l’avantage de sauter plus haut mais se montre plus difficile à contrôler à cause de son importante distance de freinage. Composé de huit mondes principaux eux aussi pourvus de quatre niveaux, le jeu reprend l’exacte structure de son prédécesseur avec les mêmes musiques et des graphismes légèrement plus détaillés. La différence majeure vient de sa difficulté, qui augmente de manière exponentielle au fil des niveaux. Ces derniers comportent désormais des champignons empoisonnés, des warp zones piégées qui renvoient le joueur en arrière et des rafales de vent qui dévient sa trajectoire.
Si certains sauts requièrent une extrême précision au point d’obliger le joueur à rebondir sur un ennemi volant pour ne pas tomber dans le vide, les plantes Piranha rouges font leur apparition tandis qu’on peut croiser des Paratroopas dans certains niveaux sous-marins ou encore des Bloups volants dans des niveaux classiques. Pour pimenter le tout, Super Mario Bros. 2 propose un neuvième monde caché pour qui parvient à terminer le jeu sans utiliser aucune warp zone, ainsi que les mondes A, B, C et D si le jeu est parcouru huit fois de suite, avec des variantes de niveaux globalement plus difficiles. À l’opposé d’un Zelda II qui ose fortement le changement avec une action qui passe d’une vue aérienne à une vue de côté, Super Mario Bros. 2 est finalement considéré comme trop similaire à son prédécesseur pour une sortie occidentale, sa difficulté légendaire étant également jugée inadaptée pour un tel public.
Alors que la licence Mario commence à s’émanciper au-delà de l’industrie du jeu vidéo avec le long métrage animé Super Mario Bros. The Great Mission to Rescue Princess Peach, sorti en VHS dans des quantités très limitées au Japon, il est rapidement question que l’Occident ait son propre Super Mario Bros. 2. Pour cela, Nintendo choisit de se baser surYume Kojo Doki Doki Panic, un jeu de plates-formes dans l’univers des Mille-et-Une Nuits paru en 1987, dans lequel les quatre personnages jouables sont remplacés par Mario, Luigi, Toad et Peach avec chacun ses capacités. Si Mario est le plus équilibré, Luigi saute plus haut mais ramasse les objets lentement, Toad saute moins haut mais se montre le plus fort tandis que Peach est la plus faible mais elle peut planer quelques secondes en utilisant sa robe. Sorti le 9 octobre 1988 et composé de vingt niveaux découpés en sept mondes, le jeu contraste fortement avec le premier Super Mario Bros. par un gameplay consistant à jeter des projectiles sur les ennemis pour les vaincre. Il peut s’agir de légumes, d’objets ou d’ennemis eux-mêmes, leur sauter dessus ne suffisant plus à les écraser.
Il est désormais possible de se concentrer pour effectuer un grand saut, d’emprunter des échelles et des portes menant à de nouvelles zones, de faire exploser certaines surfaces avec des bombes et de gagner jusqu’à deux points de vie supplémentaires en trouvant des champignons dans un monde parallèle, accessible en créant une porte grâce à une potion magique. L’univers se veut en effet très différent et porté sur l’onirisme, Mario devant se sortir d’un mauvais rêve dans lequel il a été plongé. De nombreuses créatures créées pour l’occasion deviennent iconiques pour la saga : c’est par exemple le cas du mystérieux Shy Guy, Phanto qui nous poursuit quand on attrape une clé ou encore Birdo, boss présent dans pratiquement chaque fin de niveau à qui il faut renvoyer trois fois l’œuf qu’il nous projette. Pourvu de graphismes bien plus détaillés et de musiques enchanteresses, Super Mario Bros. 2 met en scène des boss de fin de monde uniques en leur genre comme Mowser la souris, Tryclyde le serpent à trois têtes, Fryguy la boule de feu géante, Clawgrip le crabe et Wart le crapaud, responsable du somme de Mario. Un excellent jeu unique en son genre ayant marqué toute une génération !
La NES à son paroxysme
Une pépite qui reste encore de très loin un des meilleurs épisodes à ce jour.
Le 23 octobre 1988, la saga passe un cap phénoménal avec l’arrivée de Super Mario Bros. 3, qui sublime totalement la formule du premier épisode avec de nouveaux éléments de gameplay et de nombreux niveaux répartis en huit mondes sur autant de cartes à la progression semi-linéaire. Fortement attendu au point d’éclipser la Mega Drive de Sega qui paraît six jours plus tard, ce troisième épisode sort dans un premier temps du scénario habituel avec sept contrées à délivrer, leurs rois ayant été métamorphosés en créatures par les sbires de Bowser. La mise en scène se veut originale avec une séquence théâtralisée dès l’introduction et des graphismes qui exploitent la NES comme jamais. Les nouvelles transformations de Mario constituent la principale innovation du titre. Toujours capable de courir, il peut gagner en vitesse puis s’envoler sous le forme d’un raton-laveur. Plus tard, le costume de Tanooki lui permet en plus de se transformer quelques secondes en statue invulnérable tandis qu’il peut vaincre plus de types d’ennemis habillé en Frère Marteau.
En se promenant sur une carte, on a parfois le choix entre plusieurs niveaux tout en pouvant accéder à des maisons en forme de champignon octroyant un objet aléatoire au joueur. De nombreux objets comme des champignons, des fleurs, des feuilles et des étoiles peuvent ainsi être stockés dans une réserve utilisable avant de commencer un niveau. Un autre moyen de gagner un objet est d’affronter les Frères Marteau qui se promènent aux alentours dans une petite zone dédiée. Parmi les nouveaux objets, on trouve aussi des nuages permettant de passer à travers un niveau sur la carte, des ailes P pour s’envoler à volonté mais aussi des flûtes cachées faisant le même son que dans The Legend of Zelda. Variantes des warp zones, elles permettent de se téléporter bien plus loin dans le jeu, ce qui est bien utile vu la durée de l’aventure et l’absence de pile de sauvegarde dans la cartouche.
Les cartes comportent aussi des mini-jeux permettant de gagner des vies, à base de roulette ou de cartes à retourner, tandis qu’il est possible de faire apparaître des maisons champignons secrètes et des bateaux remplis de pièces d’or selon le score obtenu ou le nombre de pièces ramassées. Bien plus varié que ses prédécesseurs, Super Mario Bros. 3 multiplie les passages remplis de pièces et permet de gagner de nombreuses vies en obtenant des cartes à rassembler à chaque fin de niveau. La coopération à deux joueurs se trouve alors bien plus poussée car il n’est plus nécessaire que Mario et Luigi terminent tous deux chaque niveau. Il est notamment possible de s’affronter dans des arènes rappelant le jeu d’arcade Mario Bros. et même de se voler des cartes obtenues en fin de niveau, le perdant laissant sa place à l’autre joueur.
Pour remplacer les châteaux de Bowser, chaque niveau comporte une ou plusieurs forteresses dans lesquelles apparaissent les Boo, fantômes qui se figent et arrêtent de poursuivre le personnage quand il les regarde de face. Le gardien des lieux est à chaque fois Boom Boom, un Koopa plus puissant nécessitant d’être touché trois fois pour être vaincu. Arrivé au château de chaque monde, le niveau final se déroule sur un bateau volant à défilement automatique, truffé de canons, de chalumeaux et d’ennemis cachés dans le sol. Chacun des sept bateaux est gardé par un sbire de Bowser, dont le nom est toujours tiré d’un musicien célèbre : on trouve alors Larry Koopa, Morton Koopa, Wendy O. Koopa, Iggy Koopa, Roy Koopa, Lemmy Koopa et Ludwig von Koopa. Il faut alors attendre le huitième monde pour que Peach soit enlevé par Bowser et terminer l’aventure en terrassant ce dernier.
En 1989, Mario multiplie ses apparitions animées avec une première série de trois OAV de quinze minutes inspirée des contes traditionnels Momotarō, Issun-bōshi et Blanche-Neige. La série The Super Mario Bros. Super Show propose quant à elles cinquante-deux épisodes à la qualité d’animation discutable tandis que la série The Adventures of Super Mario Bros. 3 en comporte deux fois moins l’année suivante. C’est aussi en 1989 que le film Vidéokid l’Enfant Génial effectue la promotion de Super Mario Bros. 3 en le montrant en avant-première lors de l’épreuve finale peu avant sa sortie américaine. Un grand chef-d’œuvre ayant fortement marqué l’histoire de la machine !
Les débuts sur Game Boy
À la rencontre de Daisy dans le royaume de Sarasaland.
Après une trilogie Super Mario Bros. des plus percutantes sur NES, il est temps pour Nintendo de se tourner vers l’avenir avec de nouvelles machines à l’horizon. Le 21 avril 1989 sort la Game Boy, héritière des Game & Watch qui s’impose comme la première console portable grand public à accueillir des cartouches interchangeables. Parmi les quatre jeux de son line-up se trouve Super Mario Land, nouvel épisode dans lequel le plombier quitte le Royaume Champignon pour Sarasaland, contrée dont les niveaux sont inspirés de l’Égypte antique, du Triangle des Bermudes, de l’Île de Pâques et de la Chine antique. Il doit y secourir une nouvelle princesse, Daisy, enlevée par un extraterrestre du nom de Tatanga. Il s’agit du premier jeu de la saga pour lequel Shigeru Miyamoto ne fait pas partie de l’équipe de développement, la réalisation étant confiée à Satoru Okada, connu pour ses travaux sur Metroid et Kid Icarus.
Arrivé seulement six mois après Super Mario Bros. 3, Super Mario Land contraste fortement avec ce dernier. Le jeu servant de démo technique pour le lancement de la Game Boy, console monochrome aux capacités limitées pour assurer les ventes et limiter les coûts de production, il donne le sentiment d’un retour en arrière avec une réalisation sommaire, seulement douze niveaux et deux power-up. On ne trouve en effet que le champignon qui fait grandir et une balle rebondissante qui remplace les boules de feu, en plus des vies représentées par des cœurs et de l’étoile qui rend momentanément invincible sous un remix de la deuxième partie du « Galop Infernal d’Orphée aux Enfers » de Jacques Offenbach.
Rapide à parcourir et relativement facile, Super Mario Land a le mérite de proposer une ambiance différente grâce aux compositions d’Hirokazu Tanaka et des mondes qui possèdent leur propre bestiaire. On retrouve toutefois l’équivalent des Goomba, des Koopa qui explosent une fois écrasés, des plantes Piranha et des Bill Ball. Chaque boss est différent et le jeu varie les plaisirs avec deux phases de shoot’em up, sous l’eau puis dans l’espace. Les niveaux ont aussi la particularité de s’achever par deux portes, réussir à atteindre celle en hauteur permettant de participer à un stage bonus pour gagner des vies ou un power-up. Alors que la Game Boy s’impose rapidement tandis que la NES continue d’enchaîner les hits en 1990, Mario commence à se diversifier avec Doctor Mario, puzzle-game commun aux deux machines dans lequel le joueur doit détruire des virus rouges, bleus et jaunes en les alignant avec des pilules de même couleur.
L’apparition de Yoshi
Jamais la plateforme 2D n’avait atteint un tel niveau !
Le 21 novembre 1990, tout bascule avec la sortie de la très attendue Super Famicom, dont le line-up se compose du jeu de course futuriste F-Zero et de Super Mario World, la quatrième aventure principale du plombier. Arborant une direction artistique encore différente et un rehaussement graphique conséquent, il réalise l’exploit d’aller encore plus loin que Super Mario Bros. 3 avec une forte évolution de sa formule. Les mondes ne sont plus séparés en plusieurs cartes, mais forment une grande et unique carte reliant les niveaux entre eux à travers plusieurs chemins possibles. Mieux encore, certains niveaux possèdent une clé et une serrure menant à une sortie alternative qui débouche bien souvent sur un niveau secret. Le gameplay évolue lui aussi avec un système d’envol amélioré : la feuille laisse sa place à la plume, qui offre une cape à Mario lui permettant de s’élancer dans les airs de manière plus fluide et sur une certaine durée avec un peu de pratique.
Si les costumes de Tanooki et de Frère Marteau disparaissent, la principale innovation reste l’apparition de Yoshi, petit dinosaure servant de monture à Mario, capable de l’éjecter et d’avaler certains ennemis. Il sert également de point de vie supplémentaire car une collision le fait fuir sans que Mario subisse de dégât. Il obtient en outre une capacité spéciale selon la couleur de la carapace de tortue qu’il avale : une verte se recrache telle quelle, une rouge permet de cracher trois boules de feu, une jaune effectue un petit séisme à chaque atterrissage et une bleue permet de s’envoler momentanément. La réserve d’objets sur la carte disparaît aussi au profit de la capacité de stocker un seul objet utilisable au moment souhaité pendant un niveau.
Si les forteresses sont toujours présentes avec un quatuor de tricératops sur plateformes tournantes en guise de boss, les maisons hantées deviennent les principaux niveaux intermédiaires avec des énigmes à résoudre pour trouver le bon chemin et de nombreuses sortes de fantômes, dont un Boo de grande taille servant de boss caché. Les bateaux volants sont quant à eux remplacés par des tours gardées par les sbires de Bowser, que l’on affronte dans un ordre différent et selon des configurations bien plus variées. Regorgeant de secrets, la carte cache en outre quatre interrupteurs de couleur permettant de faire apparaître des blocs dans les niveaux. Si les jaunes servent à obtenir un champignon et les verts une plume, ils facilitent l’accès à certaines zones et peuvent permettre de trouver plus facilement la Star Road, environnement secret dans lequel trouver la sortie secrète de chaque niveau est nécessaire pour avancer et ainsi atteindre le Special World, qui regroupe les niveaux les plus difficile du jeu.
Parvenant à surpasser le pourtant exceptionnel Super Mario Bros. 3, Nintendo atteint déjà un certain aboutissement en faisant de Super Mario World un chef-d’œuvre ultime encore inégalé aujourd’hui. En plus de la série animée éponyme de treize épisodes sortie en 1991, Yoshi permet à Mario de se diversifier toujours plus en apparaissant dans tout un tas de jeux à son effigie. Porte-étendard des puzzle-games, il est par deux fois à l’affiche sur NES et Game Boy avec Mario & Yoshi et Yoshi’s Cookie, ce dernier ayant également droit à une version Super Nintendo. On le retrouve également dans le jeu de tir Yoshi’s Safari, qui exploite tant bien que mal le Super Scope de la machine.
Date de sortie : 11 septembre 1994 (Mexique, Corée du Sud), 26 octobre 1994 (France) Réalisateur : Quentin Tarantino Acteurs principaux : John Travolta, Samuel Jackson, Bruce Willis, Uma Thurman, Ving Rhames, Harvey Keitel, Tim Roth, Christopher Walken Genre : Drame, gangster Nationalité : Américain Compositeur : aucun Scénariste : Quentin Tarantino Sociétés de production : Jersey Films, A Band Apart et Miramax Budget : 8 millions de dollars
« Peut-être que ta méthode de massage diffère de la mienne, mais je t’assure que toucher les pieds d’une fille et lui glisser la langue dans le sanctuaire des sanctuaires, c’est vraiment pas du même ordre. »
Tenant son nom des pulp magazines connus pour leur violence graphique et leurs dialogues acerbes, Pulp Fiction met principalement en scène John Travolta (Grease, Blow Out, Staying Alive) et Samuel Jackson (True Romance, Une Journée en Enfer, Incassable) dans le rôle de Vincent Vega et Jules Winnfield, deux malfrats chargés de récupérer une mystérieuse mallette pour leur patron Marsellus Wallace, joué par Ving Rhames (Outrages, L’Échelle de Jacob, Mission Impossible). La qualité d’écriture ne se fait pas attendre avec des dialogues succulents durant leur chemin en voiture, animés par des débats sur les massages des pieds des femmes et les variétés de burgers sous l’entraînante « Jungle Boogie » de Kool & The Gang. La scène où Jules et Vincent s’incrustent chez les mecs ayant volé la mallette symbolise à elle seule toute la violence, le comique et la psychopathie (la citation de la Bible apprise par cœur sans en comprendre le sens « juste parce que ça en jette ») de l’œuvre.
« Quoi c’est ton pays, ça, « Quoi » ? Fais un effort : on parle quelle langue à Quoi !? »« Si Butch se réfugie en Indochine, je veux un bonze dans chaque bol de riz prêt à lui plomber les molaires. »
La troisième grande partie de Pulp Fiction est portée par le personnage de Butch, boxeur incarné par Bruce Willis (Piège de Cristal, Le Dernier Samaritain, Hudson Hawk), recherché par Marsellus pour avoir tué un de ses hommes lors d’un match sur le ring. Une course poursuite effrénée durant laquelle il pète un câble car sa copine a laissé sa montre en or dans leur appartement. On comprend pourquoi il y tient tant lors d’une analepse où un militaire joué par Christopher Walken (Voyage au Bout de l’Enfer, Dangereusement Vôtre, Batman Returns) lui raconte étant enfant comment son père lui a gardé une montre familiale en la fourrant dans son anus pour la cacher à ses ennemis avant de la lui remettre. La violence continue de plus belle alors que Marsellus se retrouve prisonnier d’un vendeur d’armes après avoir essayé de le descendre dans sa boutique, Butch le délivrant du flic tortionnaire sous les traits de Peter Greene (The Mask, Usual Suspects), la musique de fond « Commanche » du groupe de rock The Revels assurant un décalage narratif appréciable.
« Comme y avait pas d’autres cachettes, il se l’est mise dans le c*l. Fallait avoir du courage pour le faire, se la mettre dans le c*l. »« – Que personne ne bouge et tout se passera bien ! – Si un seul d’entre vous fait un geste, bande d’enfoirés, ce sera l’exécution sommaire pour vous tous jusqu’au dernier ! »
Deux ans après un Reservoir Dogs singulier ayant servi de coup d’essai à Quentin Tarantino, le réalisateur affirme son style en exploitant de nouveau l’univers mafieux et la narration désordonnée avec Pulp Fiction, film qui fait s’entremêler plusieurs histoires avec une intrigue soutenue, truffée de dialogues poignants et de scènes violentes parfois composées de situations comiques. L’introduction annonce d’emblée la couleur alors qu’un mec interprété par Tim Roth (Rob Roy, Groom Service, La Planète des Singes) et sa copine par Amanda Plummer (The Fisher King, Le Bazaar de l’Épouvante, Nostradamus) déjeunent dans le restaurant qu’ils comptent braquer après avoir estimé qu’il serait moins risqué de s’en prendre à des banques car ses dernières s’en foutent sous prétexte qu’elles sont assurées. Le générique se lance alors sous l’iconique reprise façon pop rock de la musique folklorique grecque « Misirlou » par Dick Dale.
Un petit rôle pour Tarantino en la présence d’Harvey Keitel.
Alors que les passages se succèdent, les dernières pièces du puzzle se rassemblent par l’intermédiaire de scènes venant s’intercaler à différents moments. Après que Jules et Vincent ont récupéré la mallette, on découvre par exemple qu’un quatrième mec était planqué derrière une porte et loupe tous ses tirs avant de se faire dégommer à son tour. L’ironie du scénario se poursuit au moment où Vincent explose malencontreusement la cervelle du dernier survivant des lieux dans leur voiture, obligeant les deux lascars à se faire aider par Winston Wolf, sosie de Vito Corleone interprété par Harvey Keitel (The Two Jakes, Thelma & Louise, La Leçon de Piano). Un nettoyage assez comique durant lequel Tarantino apparaît dans le rôle d’un neveu de Marsellus Wallace, et qui explique pourquoi Jules et Vincent sont habillés comme des touristes quand ils ramènent la mallette, dont le contenu reste un mystère du début à la fin. La dernière scène du film rejoint alors brillamment la première alors qu’ils s’interposent face aux braqueurs du restaurant.
« Je me demande pourquoi on raconte des conneries et qu’on parle pour ne rien dire. Histoire de se mettre en confiance ? »« « C’est la vie » say the old folks, it goes to show you never can tell ! »
Une des scènes les plus culte se déroule alors que Vincent doit passer une soirée avec Mia Wallace, la femme de son patron interprétée par la sulfureuse Uma Thurman (Les Liaisons Dangereuses, Mad Dog and Glory, Batman & Robin), afin de lui tenir compagnie pendant son absence. Un passage dans un club durant lequel on peut apercevoir un autre acteur de Reservoir Dogs, Steve Buscemi (Darkside Les Contes de la Nuit Noire, Barton Fink, Desperado), dans le rôle du serveur déguisé en Buddy Holly. Leur dîner berce le film d’autres musiques emblématiques des années 1960 comme « Son of a Preacher Man » de Dusty Springfield, « Bullwinkle Part II » de The Centurians et surtout « You Never Can Tell » de Chuck Berry, sur laquelle ils assurent un twist des plus classieux. La reprise de « Girl, You’ll Be a Woman Soon » de Neil Diamond par le groupe de rock Urge Overkill symbolise efficacement tout le tragique du personnage de Mia, et son overdose toute la poisse du personnage de Vincent auprès du dealer incarné par Eric Stoltz (La Mouche 2, Memphis Belle, Les Quatre Filles du Docteur March), doublé par l’excellent Emmanuel Curtil. Véritable orgie de citations culte et générateur de mèmes récompensé par la palme d’or au festival de Cannes de 1994, Pulp Fiction demeure une des œuvres les plus marquantes de son époque et le meilleur film de gangsters de la carrière de Quentin Tarantino.
Date de sortie : 18 août 1989 (États-Unis),
10 janvier 1990 (France) Réalisateur : Brian De Palma Acteurs principaux : Michael J. Fox, Sean Penn, Don Harvey, John C. Reilly, John Leguizamo, Thuy Thu Le, Ving Rhames Genre : Guerre, drame Nationalité : Américain Compositeur : Ennio Morricone Scénariste : David Rabe Sociétés de production : Columbia Pictures et Art Linson Productions Budget : 22,5 millions de dollars
Un jour comme les autres dans la tension du conflit.
Ouvertement inspiré de l’incident de la colline 192 survenu en novembre 1966 pendant la guerre du Vietnam, Outrages place Michael J. Fox (Class 1984, Retour vers le Futur, Teen Wolf) dans la peau de Max Eriksson, soldat novice tentant péniblement de trouver un sens au conflit alors que les Vietcongs menacent la survie de son bataillon jusque dans le village allié où ils trouvent refuge. Dirigé par le sergent Tony Meserve sous les traits de Sean Penn (Taps, L’Impasse, The Game), il fait également équipe avec des soldats incarnés par Don Harvey (Creepshow 2, Die Hard 58 Minutes pour Vivre, Hudson Hawk), John C. Reilly (Jours de Tonnerre, Gangs of New York, Aviator) et John Leguizamo (Vengeance, Super Mario Bros, Smoke), ces deux derniers effectuant leurs grands débuts au cinéma.
Une protestation qui tourne mal.Le courage de se dresser contre les abus de ses alliés.
Alors que son ami Brownie se fait mortellement piéger par les balles ennemies durant un temps de pause, Meserve décide de kidnapper une vietnamienne jouée par Thu Thuy Le pour abuser de son corps durant leur prochaine mission. Croyant d’abord à une plaisanterie, Eriksson réalise l’horreur de la situation dans laquelle il se trouve, se retrouvant incapable d’agir malgré des convictions qui diffèrent des membres de son équipe. Même en tentant de dénoncer le viol collectif et le meurtre de la jeune femme à ses supérieurs, il se retrouve face à l’impassibilité du lieutenant Reilly, interprété par Ving Rhames (L’Échelle de Jacob, Le Soul-Sol de la Peur, Pulp Fiction), qui témoigne de toute la corruption d’un système qui cherche à éviter les ennuis en ignorant des crimes d’une certaine gravité.
Un meurtre d’une violence inouïe.Une hiérarchie qui ne souhaite pas que ça s’ébruite.
Réalisé par Brian De Palma (Scarface, Les Incorruptibles, Mission Impossible), Outrages fait partie de ces films qui traitent du pire de la condition humaine en temps de guerre. Pourvu d’une belle réalisation et d’un dramatique renforcé par les compositions mélancoliques d’Ennio Morricone (la trilogie du dollar, Mon Nom est personne, Le Professionnel), il met en lumière la violence qui a pu exister entre les soldats, le bizutage de ceux qui osent protester et la tabou des viols commis par l’armée. Un film aussi éprouvant à regarder que l’a été son tournage, durant lequel Sean Penn avait réellement pourri Michael J. Fox pour rester à fond dans son rôle.
« Vous avez fait un mauvais rêve. […] Mais c’est fini maintenant ! »